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République Algérienne Démocratique et Populaire

‫وزارة التعليم العــــالي والبحث العـلمي‬


Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
‫جــــــامعة حسيبة بن بوعــــــــلي بالشــــــلف‬
UNIVERSITE HASSIBA BEN BOUALI DE CHLEF
‫كــلية الهنـــدسة المـــــــــدنية والمعمـــــــارية‬
FACULTE DE GENIE CIVIL ET D’ARCHITECTURE
‫قسم الهندسة المعمارية‬
DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE

Module: VOIRIES ET RESEAUX DIVERS

Par: Dr. CHERIF TAIBA Abdellah

1ère Année master Architecture


Chapitre 03: Réseaux des eaux usées
et pluviales
1-Définition de l’assainissement
L’assainissement regroupe l’ensemble des techniques permettant l’évacuation
hydraulique des eaux usées d’une communauté. Ces eaux sont collectées à
l’intérieur des propriétés via un réseau de canalisations, puis acheminées par
gravité vers un égout collecteur, qui les dirige vers un exutoire conçu pour
préserver l’hygiène publique. Les eaux usées se classent en plusieurs catégories
-Eaux-vannes : issues des WC, elles sont polluées et présentent des débits faibles
et réguliers.
-Eaux ménagères : provenant des cuisines, salles de bains et buanderies, elles ont
également des débits faibles et réguliers.
-Eaux industrielles : utilisées dans des processus industriels, leurs débits sont
précisément définis.
Toutes ces eaux, contenant des matières organiques ou minérales en suspension ou
dissoutes, nécessitent un traitement préalable avant leur rejet dans
l’environnement.
2-Le rôle d'un réseau d'assainissement
De manière générale, dans tous les lieux habités, et particulièrement dans les zones
urbaines, il est essentiel de gérer les eaux de toutes natures. Ces eaux ne doivent pas être
laissées ruisseler de manière incontrôlée ; elles doivent être collectées, acheminées et
dirigées vers des émissaires naturels ou artificiels. Dans certains cas, elles nécessitent un
traitement et une épuration avant leur rejet définitif.
Ainsi, les principaux rôles d’un réseau d’assainissement sont les suivants :
1-Protéger les biens et les personnes contre les inondations, en assurant une gestion
efficace des eaux pluviales.
2-Protéger et préserver la santé publique, en évitant la stagnation des eaux usées, source de
maladies.
3-Préserver l’environnement, en limitant les impacts des rejets d’eaux usées sur le milieu
naturel.
3-Les réseaux d’assainissement
On indique quatre types de réseaux :
3.1 Le réseau unitaire : Il collecte à la fois les eaux usées, de pluie et de ruissellement.
Le dimensionnement est établi de façon à pouvoir évacuer, outre les débits habituels
d'eaux usées (débits de temps sec), les forts débits générés par les pluies.

Figure 3.1 : Exemple d’un réseau unitaire.


3.2 Le réseau séparatif : ce réseau est constitué d’un double réseau parallèle :
- L’un destiné à recevoir les eaux usées domestiques et éventuellement les eaux usées
industrielles aboutissant à la station d’épuration.
- L’autre destiné à recevoir les eaux pluviales, afin de les rejeter directement dans un
exutoire naturel (fossé, ruisseau, plan d’eau).

Figure 3.2 : Exemple d’un réseau séparatif.


3.3 Le réseau pseudo-séparatif : Ce réseau assure la collecte des écoulements des
toitures, des cours, des terrasses et d’espaces privés, qui sont alors raccordés au réseau des
eaux usées pour aboutir à la station d’épuration. L'avantage de ce réseau est de ne
nécessiter qu'un seul branchement pour les particuliers, tout en déconnectant une partie
des surfaces imperméables du réseau d'eaux usées. Le seul inconvénient de ce réseau est
le rejet direct au milieu naturel des eaux produites par les voiries, y compris par temps sec
(nettoyage à l'eau des rues ou des places de marché).

Figure 3.3: Exemple d’un réseau pseudo-séparatif.


3.4 Le réseau mixte : Il est constitué en partie de réseau unitaire, en partie de réseau
séparatif et/ou en partie de réseau pseudo-séparatif. C’est le système le plus souvent
rencontré dans les villes avec leurs extensions.
4 Facteurs du choix du réseau : le choix du réseau est conditionné par plusieurs facteurs
(situation, profil, débit, cout ...) et notamment par :
• La densité de population ;
• La nature des sols ;
• La présence des nappes phréatiques ;
• L’espace disponible ;
• La topographie locale ;
• les régimes des précipitations ;
• Le tracé du réseau de la voirie urbaine ;
• L’importance de l’imperméabilité des sols ;
• La réparation des quartiers résidentiels, commerciaux et industriels.
5 Critères influant sur le choix de réseau : on peut définir les critères influant sur le
choix d’un réseau de la façon suivante :

✓ Evacuer au plus bas cout possible les eaux de ruissellement;


✓ Respecter les objectifs de qualité des eaux rejetées dans le milieu naturel;
✓ Tenir compte des choix d’urbanisme et d’occupation des sols.
6 Dimensionnement des réseaux des eaux usées et pluviales
6.1 Eaux usées

6.1.1 Variation des débits des eaux usées : le calcul des débits maximaux est basé sur
l’évaluation de la quantité d’eau consommée par habitant pendant 24 heures
correspondant aux plus fortes consommations journalières de l'année, estimées ou
calculées à partir des volumes d'eau produits.

6.1.2 Nombre d'équivalent habitants (EH) : est une unité conventionnelle de mesure de
la pollution moyenne rejetée par habitant pendant un jour. Il s’exprimée en EH, autrement
dit une industrie de 100 EH pollue autant que 100 personnes. Il peut se varier suivant le
type d’élément étudié.
Tableau 3.1: Valeurs d’équivalent habitants en fonction de type de construction

Types de construction Valeur de (EH)

Usine / Atelier 1 ouvrier 1/2 EH

Bureau 1 employé 1/3 EH

Ecole 1 élève 1/3 EH

Hôtel 1lit simple 1EH, lit double 2EH

Camping- emplacement de passage 1.5 EH

Camping- emplacement résidentiels 2 EH

Caserne 1 personne 1 EH

Restaurant 1 couvert 1/4 EH

Salle de réception des fêtes 1 place 1/20 EH

Théâtre 1 place 1/30 EH

Plaine de sport 1 place 1/20 EH

Centre spécifique de soins 1 lit 1.5 EH


6.1.3 Débit moyen journalier (qm): la consommation moyenne journalière prévisible se

situe dans une marge de 200 à 250 litres par habitant et par jour. Soit un débit moyen à

évacuer : 140 l/h.j ≤ qm ≤ 170 l/h.j. On en déduit le débit moyen en prenant en compte le

nombre d'équivalent habitants : Qm = E.H*qm ou bien :

Qm : (Ceau×Nbre habitants×α)/86400

Avec :

Ceau : consommation d’eau potable

Nbre habitants : nombre des habitants

α: estimation que 70% de l'eau consommée est rejetée. α=0.7


6.1.4 Débit de pointe (Qp): à cause des activités et des modes de vie, on indique que les

débits d'eaux usées se caractérisent par des pointes à certaines périodes de la journée.

Dans ce contexte, le débit de pointe :

𝟐. 𝟓
𝐩 = 𝟏. 𝟓 +
𝑸𝒎

Qp = p*Qm

2.6.1.5 Vitesse d’écoulement des eaux usées : Manning- Strickler ont proposé en 1890

une formule empirique pour calculer la vitesse d’écoulement des eaux usées dans les

conduites comme suite :

V= Km× R2/3×I1/2
Avec :

Km : coefficient global d’écoulement qui dépend de plusieurs paramètres :

• Les caractéristiques des tuyaux : la rugosité absolue des tuyaux en service, le nombre

de joints et la façon dont ils assurent la continuité géométrique de la canalisation;

• La nature de l'effluent (ex. : eaux usées ou eaux pluviales), sa température, la

quantité de matières solides véhiculées et l'air contenu ;

• La qualité de la pose et notamment, les changements de pente qui peuvent apparaître

pendant la durée de vie de l'ouvrage ;


Tableau 3.2 : Valeurs de K en fonction de type de réseau.

Type de réseau Valeurs de K

Fossé a paroi en herbe 30

Fossé a paroi en terre 40

Canalisation en maçonnerie 60

Canalisation en béton 75

Canalisation en fibre de ciment 80

Canalisation en fonte 90

Canalisation en PVC 100


R : Rayon Hydraulique égal le rapport entre la surface d’écoulement et le périmètre
mouillé comme illustre dans la figure suivante :

Figure 3.4: Calcul de rayon hydraulique pour une conduite des eaux usées.
I : Pente de la canalisation, elle dépend de réseau étudié.
6.1.6 Diamètre théorique d’une canalisation des eaux usées: le diamètre théorique est
déduit en utilisant la formule suivante :

𝟒𝟓/𝟑 × 𝐐
∅𝟖/𝟑 =
𝛑 × 𝟕𝟎 × 𝐈
Si le réseau de canalisations est construit avec soin et avec des matériaux judicieusement
choisis et très bien entretenu :

𝟒𝟓/𝟑 × 𝐐
∅𝟖/𝟑 =
𝛑 × 𝟖𝟒 × 𝐈
Avec :

Q : le débit moyen journalier ;

I : la pente de canalisation.
7 Eaux pluviales

7.1 Vitesse d’écoulement des eaux pluviales : la vitesse d’écoulement des eaux pluviales
est déterminée par la formule de Chézy comme suite :

V= Kc× R3/4×I1/2

Avec :

Kc : Coefficient de Chézy (Kc=60) ;

R : Rayon hydraulique ;

I : Pente de canalisation.

2.7.2 Débit d’écoulement des eaux pluviales : le débit d’écoulement des eaux pluviales
est calculé par l’équation suivante :

Qp= V×S= Kc× R3/4×I1/2×S


7.3 Diamètre théorique d’une canalisation des eaux pluviales : il est déterminé en
utilisant la formule suivante :

𝟒𝟕/𝟒 ×𝐐
∅𝟏𝟏/𝟒 =
𝛑×𝟔𝟎× 𝐈
Si le réseau de canalisations est bien entretenu et pourvu de bouches de décantation, en
utilisant la formule suivante :

𝟒𝟕/𝟒 × 𝐐
∅𝟏𝟏/𝟒 =
𝛑 × 𝟕𝟐 × 𝐈

-Collecteur principal, pour les grands diamètres supérieurs à ᴓ800 ;

- Collecteur secondaire, pour les diamètres compris entre ᴓ400 et ᴓ800 ;

- Collecteur tertiaire, pour les diamètres inférieurs ou égaux à ᴓ300


8 Types des matériaux constituant les conduites : Les conduites peuvent être construites
par différents matériaux :
• Ciment ;
• Amiante-ciment ;
• Bois ;
• Plomb ;
• Cuivre ;
• Tôle d'acier ;
• Fonte ;
• Béton ;
• Plastique.
D’autre part, Les matériaux les plus couramment employés dans le domaine
d'assainissement sur lesquelles le projeteur peut effectuer un choix sont :
✓ Le béton ;
✓ L'amiante-ciment (AC) ;
✓ Les tubes plastiques (PVC).
9 Ouvrages d’annexes : les ouvrages d’annexes sont divisés en deux parties essentielles :
9.1 Les ouvrages courants : ce type d’ouvrage est constitué par tous les dispositifs de
raccordement, d'accès, de réception des eaux usées et d'engouffrement des eaux
pluviales comme suite :
9.2 Les branchements : ils sont utilisés dans le but d’amener les eaux usées et pluviales
des particuliers dans le réseau urbain. Ils sont constitués par :
Boite de branchement ou fosse réceptrice ;
Une canalisation jusqu'à la conduite principale ;
9-3Emplacement des canalisations
-Dans les rues de moins de 15 mètres de
largeur, les conduites sont généralement
installées dans l’axe de la chaussée.
-Dans les rues plus larges, il est souvent
nécessaire de poser un égout sous chaque
trottoir.
-Dans un système séparatif, une seule
canalisation d’eaux pluviales est généralement
posée en fouille commune avec une
canalisation d’eaux usées.

Figure 2.5: Schéma de principe d’un réseau des eaux pluviales.


9.4 Les regards de visite : ils permettent l'accès aux canalisations pour l’entretien et les
curages et ils assurent la ventilation de réseau.
a- Recommandations d’implantation des regards de visite :
• Ils doivent être installés à chaque changement de direction ;
• Ils doivent être installés à chaque changement de pente ;
• Ils doivent être installés à chaque changement de section ;
• Ils doivent être installés aux jonctions de plusieurs collecteurs ;
La distance entre deux
regards:
-35 à 50 m en terrain
accidenté.
-50 à 80 m en terrain plat.

Figure 3.5: Exemple de


regards de visite.
9.5 Les bouches d'égout: Elles servent à l'introduction des eaux pluviales et de lavage des
chaussées et elles assurent aussi la ventilation du réseau. Il existe différentes types des
bouches d’égout : à avaloir, a grille (plate et concave), siphoïdes et d’engouffrement.

(a) (b)

(c) (d)

Figure 3.6: Types des bouches d’égouts (a) à avaloir, (b) à grille (c) siphoïdes (d) engouffrement.
9.6 Capacité d’absorption d’une bouche d’égout : elle dépend de nombreux facteurs
dont les principaux sont :
• Les caractéristiques intrinsèques de bouche d’égout (type, géométrie, forme et
disposition de chaque barreau, surface d’absorption, ...) ;
• Le contexte d’installation (géométrie du caniveau, présence de bavette, pente
transversale et pente longitudinale, positionnement par rapport à l’écoulement, ...).
D’autre part, le débit absorbé par les bouches d’égout est influencé par différents
paramètres :
• Qamont, le débit amont ;
• W, la largeur de la grille ;
• L, la longueur de la grille ;
• h, la hauteur d’eau ;
• β, un paramètre adimensionnel supposé décrire la géométrie de la grille ;
• Sl, la pente longitudinale ;
• St, la pente transversale.
9.7 Les déversoirs d’orage

a- Définition : (Chocat 1997) a défini le déversoir d’orage : « il est un ouvrage permettant


le rejet direct d’une partie des effluents au milieu naturel lorsque le débit à l’amont dépasse
une certaine valeur. Les déversoirs d’orage sont généralement installés sur les réseaux
unitaires dans le but de limiter les apports au réseau aval et en particulier dans la station de
traitement des eaux usées en cas de pluie ».

Figure 3.7: Schéma de fonctionnement du déversoir d’orage.


b-Types des déversoirs d’orage : il existe plusieurs types du déversoir d’orage
notamment : les déversoirs à seuil latéral, à double seuil latéral et le déversoir avec
ouverture de radier.

Figure 3.8: Exemples de déversoir d’orage.

Emplacement de déversoir d’orage : ils peuvent placer :

• Avant la station d’épuration pour la régularisation du débit ;


• Au milieu du réseau pour réduire les diamètres des collecteurs.
10-Étapes de la conception d’une étude d’assainissement: La conception d’un réseau

d’assainissement suit généralement les étapes suivantes :

1-Établissement de la vue en plan du réseau : cela inclut le tracé des collecteurs, des

regards et des boîtes de branchement sur le plan.

2-Délimitation des zones élémentaires : cette étape consiste à diviser le réseau en sous-

sections élémentaires, de l’amont vers l’aval.

3-Calcul des débits élémentaires : une méthode de calcul est appliquée pour déterminer

les débits pour chaque zone, suivie de l’assemblage des différentes zones étudiées.

4-Réalisation des profils en long : cette étape permet de fixer les pentes des conduites.

5-Dimensionnement des collecteurs : vérifier si le réseau est dimensionné pour

fonctionner correctement. 6-Réalisation des avant-métrés et du détail estimatif du

projet : préparation des quantités et estimation des coûts.


11Aménagement du lit de sable
Les conduites doivent être installées sur un lit de sable d’une épaisseur minimale de 10 cm,
soigneusement nivelé conformément aux altitudes du profil en long. Ce lit de pose doit
être constitué de sable contenant au moins 12 % de particules de taille inférieure à 0,1 mm.
En cas de terrain instable, des travaux spécifiques deviennent nécessaires, tels que :
-La réalisation d’un béton de propreté,
-La mise en place de berceaux en béton,
-Ou l’installation de dalles de répartition pour stabiliser l’assise des conduites.

Figure 3.9 : Coupe


transversale d’une tranchée

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