0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues5 pages

La Promesse Sacrée

Transféré par

saliffofana508
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
93 vues5 pages

La Promesse Sacrée

Transféré par

saliffofana508
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La promesse sacrée

Chapitre 1 : Les derniers mots du père

Sous le toit fragile de leur maison de terre battue, l’air était lourd d’un silence funèbre. Rémi,
encore jeune mais au cœur déjà endurci par la vie, regardait son père s’éteindre lentement.
Chaque souffle semblait un combat pour arracher quelques secondes de plus. Dans un
murmure, presque un soupir, son père prononça ces mots :​
— "Prends soin de ta mère, de tes sœurs… La famille repose sur tes épaules désormais.
Un homme est un pilier qui ne plie pas, même sous le poids du monde."​
Ces paroles se gravèrent comme une cicatrice sur son âme. La lumière vacillante de la
lampe à pétrole projetait des ombres sur les murs, comme pour rappeler que la vie de cet
homme quittait ce monde. Rémi baissa la tête, ses poings serrés, ses larmes refusant de
couler. La maison, soudain trop grande et terriblement vide, semblait respirer la douleur
avec lui.

Chapitre 2 : L'appel d'une nouvelle aventure

Les années avaient glissé sur lui comme une pluie battante, sculptant un jeune homme
solide et courageux. Rémi travaillait sans relâche pour nourrir sa famille, ses mains rudes
racontant les sacrifices silencieux qu’il avait endurés. Puis un matin, Tante Aminata, une
femme dont les yeux trahissaient une sagesse ancienne, lui dit :​
— "Rémi, il est temps pour toi de voir au-delà de ce village. Tunis t’offre des portes ouvertes
et un avenir à bâtir."​
Ces mots allumèrent une étincelle d’espoir dans ses yeux fatigués. Pourtant, partir signifiait
abandonner sa mère, ses sœurs, et surtout celle qui faisait battre son cœur. La veille du
départ, il passa des heures à contempler le ciel étoilé, comme si les constellations pouvaient
lui donner la force d’avancer. Il savait que parfois, pour protéger ceux qu’on aime, il fallait
s’éloigner. "Quand l’horizon s’ouvre, il faut y marcher même avec des chaînes invisibles."

Chapitre 3 : Les promesses sacrées

Sur un sentier poussiéreux, baigné par la lumière dorée d’un soleil couchant, Rémi se tint
face à la jeune fille qui hantait ses pensées depuis toujours. Elle était belle, le visage
illuminé par une tristesse qu’elle ne voulait pas montrer. Rémi, les yeux plongés dans les
siens, murmura avec une voix empreinte de gravité :​
— "Je te promets, peu importe le temps ou la distance, je reviendrai."​
Ces mots résonnaient comme un serment éternel, une vérité qu’il inscrivait dans les étoiles.
Elle ne répondit pas, ses lèvres tremblantes retenaient des mots inutiles. Le silence de cet
instant avait plus de poids que des discours. Le lendemain, au lever du jour, Rémi prit la
route. Chaque pas semblait arracher un morceau de son cœur. Le village, encore endormi,
s’effaçait doucement derrière lui, tandis que les paroles de son père revenaient sans cesse :
"Un homme sans parole est comme un arbre sans racines."

Chapitre 4 : Une nouvelle vie à Tunis

Tunis, une ville vibrante et effervescente, se dévoilait à Rémi comme un monde nouveau.
Les rues étaient pleines de vie, les marchés bourdonnaient de sons et d’odeurs exotiques.
Rémi trouva rapidement du travail, des emplois durs où chaque pièce gagnée était une
victoire. Il n’avait pas peur de la fatigue, ni des journées sans fin. Ses mains calleuses
parlaient pour lui, racontant son courage silencieux.​
Mariam, un jeune homme jovial qui devint son ami, s’étonnait de voir Rémi vivre dans une
solitude volontaire.​
— "Pourquoi vis-tu comme un ermite, Rémi ? La jeunesse passe comme l’eau d’une
rivière."​
Mais Rémi se contentait de sourire :​
— "Je n’ai pas besoin de plus. L’absence me tient compagnie."​
Chaque soir, il écrivait des lettres à sa famille sans jamais mentionner ses difficultés. Dans
cette ville immense, son cœur restait fidèle à une promesse faite sous un ciel plus paisible.

Chapitre 5 : La rencontre avec Adja

C’était un soir doux, le ciel teinté de rouge et d’or, lorsque Mariam, insistant, présenta Rémi
à Adja. Elle était lumineuse, avec un sourire qui semblait dissimuler des secrets. Rémi,
toujours méfiant et fidèle à ses valeurs, lui déclara dès leur première rencontre :​
— "Je suis un homme qui a donné sa parole ailleurs. Mon cœur appartient à une
promesse."​
Adja le regarda longuement, avant de répondre avec légèreté :​
— "Je ne veux ni promesses, ni enfants. Vivons sans attache, sans chaînes."​
Ces mots, simples et directs, apaisèrent Rémi. Il crut pouvoir rester distant, garder son
cœur fermé. Mais la présence d’Adja devint peu à peu une habitude réconfortante. Le
destin, souvent cruel, semblait préparer un piège silencieux. Comme le dit un vieil adage :
"Les cœurs les plus fermes sont souvent ceux qui tombent le plus bas."

Chapitre 6 : Le drame inattendu

Le vent du destin souffla plus fort que les précautions de Rémi. Une nuit, après des mois de
complicité, il se perdit dans un moment d’abandon. Adja avait promis :​
— "Je sais comment me protéger."​
Mais quelques mois plus tard, la vérité éclata comme un orage. Une grossesse. Une petite
fille, Aïcha, vint au monde. Lorsqu’il la vit pour la première fois, ses petits doigts serrant les
siens, il sentit un amour bouleversant et douloureux. Pourtant, la réalité était implacable. Les
moyens manquaient, et Adja, épuisée par la misère, finit par le rejeter.​
— "Un homme incapable n’a pas sa place ici. Pars !"​
Ses mots, durs comme des pierres, frappèrent Rémi de plein fouet. Il erra dans Tunis, l’âme
déchirée, repensant à celle qu’il avait laissée au village, à la promesse qu’il n’avait pas su
tenir. Chaque pas semblait le rapprocher d’un abîme sans fond

Chapitre 7 : L’ombre de l’abandon

Le rejet d’Adja pesa sur Rémi comme une montagne. Banni de la vie d’Aïcha, il marchait
sans but à travers les rues poussiéreuses de Tunis. Les insultes résonnaient encore :​
— "Un homme sans moyens est un homme sans nom."​
Chaque mot était une blessure ouverte. La nuit, il repensait à la petite fille, à son sourire
innocent, et son cœur se serrait. Rémi, accablé, écrivait à sa mère sans rien avouer de ses
épreuves. Dans une lettre à celle qu’il avait promis d’épouser, il hésita à tout raconter, mais
les mots restèrent prisonniers de son esprit. "Comment peut-on dire à une promesse que
l’on a failli ?"​
Ses journées devinrent une routine vide, un combat silencieux contre la honte. Même l’ami
Mariam, inquiet, ne savait plus comment l’aider. Le monde autour de Rémi continuait de
tourner, mais lui restait immobile, comme figé dans un désespoir sans fin.

Chapitre 8 : Le poids des choix

Une lettre de sa mère arriva un matin, simple mais poignante :​


— "Ton absence est longue, mon fils. Tes sœurs grandissent sans toi. Reviens si tu le peux,
nous avons besoin de toi."​
Ces mots le transpercèrent. "Revenir ? Mais avec quoi ?" se demanda-t-il. Rémi savait qu’il
avait échoué à construire un avenir, à tenir les promesses. Pourtant, l’idée de revoir sa
famille, de retrouver les visages aimés, lui donna un bref souffle d’espoir.​
Mariam, témoin de sa détresse, tenta de le convaincre de rentrer :​
— "Parfois, il vaut mieux revenir les mains vides que le cœur vide. La honte est moins
lourde que l’absence."​
Rémi réfléchit longuement. Il se trouvait à la croisée des chemins. Retourner signifiait
avouer son échec, mais rester ne ferait qu’aggraver ses tourments. Une nuit, assis au bord
de sa fenêtre, il regarda le ciel et murmura :​
— "Je dois affronter mes démons, même s’ils marchent à mes côtés."

Chapitre 9 : Le retour au village

Le voyage de retour fut long, chaque kilomètre rallongeant ses pensées. Les souvenirs du
village, des rires de ses sœurs et de sa mère, l’assaillaient comme un torrent. Lorsqu’il
arriva, le village semblait inchangé, mais son cœur, lui, était un champ de ruines. Sa mère,
debout sur le seuil de leur maison, l’accueillit avec des larmes silencieuses.​
— "Te revoilà, mon fils."​
Il baissa la tête, incapable de soutenir son regard. Ses sœurs, grandies, se jetèrent dans
ses bras. Mais celle qu’il avait promise, elle, resta à distance. Rémi sentit le poids de ses
erreurs. La nouvelle de son enfant avait traversé les frontières du silence, portée par des
murmures. Elle le regarda et lui dit :​
— "Tu m’avais promis de revenir… mais avec quel cœur reviens-tu aujourd’hui ?"​
Les mots tombèrent comme un couperet. Rémi s’effondra ce soir-là, pleurant dans les bras
de sa mère. "Pardonne-moi…", répétait-il dans un souffle brisé.

Chapitre 10 : Le combat pour la rédemption

Les jours suivants furent difficiles. Rémi travaillait du matin jusqu’au soir pour aider sa
famille, comme pour racheter ses erreurs. Il réparait la maison, s’occupait des champs,
portant sur ses épaules le poids d’un silence qu’il ne pouvait briser.​
Un soir, sous le manguier où il avait fait sa promesse, il retrouva celle qu’il aimait. Elle resta
silencieuse un long moment avant de murmurer :​
— "Je ne t’ai jamais oublié, Rémi. Mais l’amour est-il encore possible quand la confiance
est morte ?"​
Rémi, la voix tremblante, répondit :​
— "Je n’ai pas su être l’homme que je devais être. Mais je veux devenir celui que tu
mérites."​
Elle ne répondit pas, laissant ses mots suspendus dans l’air lourd du crépuscule. Cette
nuit-là, Rémi décida qu’il ne pouvait pas réparer le passé, mais qu’il pouvait reconstruire
l’avenir, pierre par pierre.

Chapitre 11 : Le pardon d’un père

Les jours devinrent des semaines. Rémi travaillait dur, prouvant par ses actes qu’il n’était
plus le même homme. Lentement, la confiance se reconstruisit. Sa mère, qui l’observait,
murmura un jour :​
— "Ton père serait fier de toi, Rémi. Un homme n’est pas celui qui ne tombe jamais, mais
celui qui se relève toujours."​
Ces paroles réchauffèrent son cœur. Un matin, il reçut une lettre d’Adja. Elle lui annonçait
qu’Aïcha posait des questions sur lui. Le cœur battant, Rémi décida d’écrire à sa fille.​
— "Je suis ton père. Peut-être que je n’ai pas su être à la hauteur, mais je t’aime. Chaque
jour, je vis pour devenir digne de toi."​
Il scella la lettre avec espoir, sachant que même les plus petites graines de pardon peuvent
donner naissance à de grands arbres.

Chapitre 12 : La lumière après les ténèbres

Les années passèrent. Rémi avait reconstruit sa vie, non sans peine. Il vivait humblement,
entouré de sa famille. Un jour, une silhouette apparut au village. C’était Adja, tenant la main
d’une petite fille aux grands yeux curieux : Aïcha. Rémi, figé par l’émotion, s’agenouilla
devant elle. La petite fille s’approcha timidement et demanda :​
— "Tu es mon papa ?"​
Les larmes roulèrent sur ses joues.​
— "Oui, ma fille. Et je suis là pour toi."​
Adja regarda Rémi avec douceur. Elle murmura :​
— "Je vois que tu as changé, Rémi. Peut-être que le temps guérit vraiment les blessures."​
Le soleil se couchait lentement, baignant le village dans une lumière dorée. Rémi sentit
enfin la paix l’envahir. La vie lui avait pris beaucoup, mais elle lui rendait maintenant ce qu’il
avait cru perdu : l’amour d’une fille et la rédemption d’un homme.

Vous aimerez peut-être aussi