0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
74 vues29 pages

SMP1 Cours Algèb

Transféré par

ayoums ms
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
74 vues29 pages

SMP1 Cours Algèb

Transféré par

ayoums ms
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Filières Sciences de la Matière

Physiques & Chimiques


SMP – SMC

SMP1 – SMC1
F F F F F

Polycopie de cours :

ALGÈBRE
GÉNÉRALE

Pr. Nouh IZEM


Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur
Département de Mathématiques
Faculté des sciences Ibn Zohr
Table des matières

SMP1 – SMC1
1 Polynômes à une indéterminée à coefficients dans R ou C 4
1.1 L’ensemble des polynômes à une indéterminée : . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.1 Définitions : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.2 Opérations sur K[X] : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.3 Degré d’un polynôme : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Division des polynômes dans K[X] : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1 Division suivant les puissances décroissantes : . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Racines d’un polynôme : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.3 Décomposition en facteurs irréductibles : . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.4 Division suivant les puissances croissantes : . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3 Dérivation des polynômes : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3.1 Définition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3.2 Propriétés : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3.3 Remarque : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.4 Proposition : (Formule de Mac-Laurin) . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.5 Proposition : (Formule de Taylor) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.6 Théorème : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

2 Fractions Rationnelles dans R ou C 13


2.1 L’ensemble des fractions à une indéterminée : . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.1.1 Définitions : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.1.2 Exemples : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.1.3 Opérations sur K(X) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2 Décomposition en éléments simples : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.1 Définition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.2 Exemples : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.3 Proposition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.4 Exemple : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.5 Théorème de décomposition en éléments simples :(admis) . . . . . . 15
2.3 Pratique de la décomposition dans C(X) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3.1 Proposition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3.2 Application : (Avec des pôles simples) . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3.3 Application : (Avec des racines multiples) . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4 Pratique de la décomposition dans R(X) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4.1 Proposition : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.4.2 Exemple 1 : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.4.3 Exemple 2 : (Le dénominateur est puissance d’un facteur irréductible) 20

2
Pr. Nouh IZEM TABLE DES MATIÈRES

3 Espaces Vectoriels 22
3.1 Structure d’espaces vectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
3.2 Sous-espace vectoriel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.3 Combinaisons Linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
3.4 Familles Libres-Familles Liées-Bases . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

SMP1 – SMC1

Faculté des Sciences Agadir -3- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Chapitre 1

Polynômes à une indéterminée à

SMP1 – SMC1
coefficients dans R ou C

Dans ce chapitre K désigne R ou C.

1.1 L’ensemble des polynômes à une indéterminée :


1.1.1 Définitions :
On appelle polynôme à une indéterminée à coefficients dans K ou tout simplement
polynôme, toute expression algébrique de la forme
P (X) = an X n + an−1 X n−1 + · · · + a2 X 2 + a1 X + a0
avec ai ∈ K pour tout i ∈ 0, · · · , n.

ä Les scalaires a0 , a1 , . . ., an sont appelés coefficients du polynômes P .


ä X est appelé variable ou indéterminée.
ä Les termes ak X k sont appelés les monômes d’ordre k de P .
ä Si an = 1 alors le polynôme est dit normalisé ou unitaire.
ä Si an 6= 0 alors on appelle terme dominant de P le monôme an X n .

Nous Notons K[X] L’ensemble des polynômes à une indéterminée à coefficients dans K.
1.1.2 Opérations sur K[X] :
a) Addition de deux polynômes :
Soient P (X) = an X n +an−1 X n−1 +· · ·+a1 X+a0 et Q(X) = bn X n +bn−1 X n−1 +· · ·+b1 X+b0
deux polynômes de K[X], avec n ∈ N. On définit alors le polynôme P + Q par :
(P + Q)(X) = (an + bn )X n + (an−1 + bn−1 )X n−1 + · · · + (a1 + b1 )X + (a0 + b0 )
b) Multiplication de deux polynômes :
Etant donnés deux polynômes P (X) = ap X p + ap−1 X p−1 + · · · + a1 X + a0 et Q(X) =
bq X q + bq−1 X q−1 + · · · + b1 X + b0 , on définit le polynôme P · Q par :
(P · Q)(X) = cr X r + cr−1 X r−1 + · · · + c1 X + c0

4
CHAPITRE 1. POLYNÔMES À UNE INDÉTERMINÉE À COEFFICIENTS DANS R
Pr. Nouh IZEM OU C

avec
X k
X k
X
r =p+q et ck = ai b j = ai bk−i = ak−j bj , k ∈ {0, 1, · · · , r}
i+j=k i=0 j=0

1.1.3 Degré d’un polynôme :


Définition :
On appelle degré d’un polynôme P non nul, le plus grand ordre des monômes non nuls

SMP1 – SMC1
de P . On le note deg(P ) ou do P .
Si P est le polynôme nul, on convient que le degré de P est moins l’infini (−∞).
Exemples :
Soient P (X) = 1 + 4X + 3X 9 et Q(X) = X 12 − 2X 3 + 5X + 1 deux polynômes de K[X],
on a
a) deg(P ) = 9.
b) deg(Q) = 12.

Propriétés :
Soient P et Q deux polynômes de K[X]. Alors on a :
a) deg(P + Q) ≤ max(deg(P ), deg(Q)).
b) deg(P · Q) = deg(P ) + deg(Q).
c) ∀α ∈ K∗ , deg(αP ) = deg(P ).

Preuve :
Posons

n
ak X k ,
X
P = avec an 6= 0,
k=0
m
bk X k ,
X
Q = avec bm 6= 0.
k=0

a) Si n > m alors
m n
(ak + bk )X k + ak X k ,
X X
P +Q=
k=0 k=m+1

d’où
deg(P + Q) = n.
De même si m > n, on obtient deg(P + Q) = m.
n
(ak + bk )X k .
P
Si m = n alors P + Q =
k=0

Le monôme de plus haut degré dans l’expression de P + Q est (an + bn )X n

Faculté des Sciences Agadir -5- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


CHAPITRE 1. POLYNÔMES À UNE INDÉTERMINÉE À COEFFICIENTS DANS R
Pr. Nouh IZEM OU C

Ô Si an = −bn , ce monôme est nul et l’on a alors deg(P + Q) < n.


Ô Si an 6= −bn alors deg(P + Q) = n.
Donc
deg(P + Q) ≤ max(deg(P ), deg(Q)).

b) Le monôme dominant de P · Q est cm+n X m+n avec,

SMP1 – SMC1
m+n
X n
X m+n
X
cm+n = ai bm+n−i = ai bm+n−i + ai bm+n−i
i=0 i=0 i=n+1
= an bn 6= 0.
Car pour
0 ≤ i ≤ n =⇒ bm+n−i = 0
i ≥ n + 1 =⇒ ai = 0
Donc
deg(P · Q) = deg(P ) + deg(Q).
c) Claire.

1.2 Division des polynômes dans K[X] :


1.2.1 Division suivant les puissances décroissantes :
Théorème de la division euclidienne (admis) :
Soient A et B deux polynômes de K[X] tel que B(0) 6= 0. Il existe deux polynômes
uniques Q et R de K[X] tels que :
A = B · Q + R, avec deg(R) < deg(B). (∗)
Le polynôme Q est appelé quotient de la division de A par B, R est le reste, B le diviseur
et A le dividende.
L’opération permettant de passer du couple (A, B), B(0) 6= 0, au couple (Q, R) vérifiant
(∗) est appelée la division euclidienne de A par B.
Exemple :
Effectuer la division euclidienne de A = 6X 4 + X 3 + X + 1 par B = X 2 + X + 1.
On a :

6X 4 + X3 + 0X 2 + X + 1 X2 + X + 1
6X 4 + 6X 3 + 6X 2 6X 2 − 5X − 1
− 5X 3 − 6X 2 + X + 1
− 5X 3 − 5X 2 − 5X
− X2 + 6X + 1
− X2 − X − 1
7X + 2

Faculté des Sciences Agadir -6- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


CHAPITRE 1. POLYNÔMES À UNE INDÉTERMINÉE À COEFFICIENTS DANS R
Pr. Nouh IZEM OU C

D’où :
A = BQ + R, avec Q = 6X 2 − 5X − 1 et R = 7X + 2.

1.2.2 Racines d’un polynôme :


Définition :
Soient A et B ∈ K[X]. On dit que A est divisible par B ou que B divise A si le reste de la
division euclidienne de A par B est nul.

SMP1 – SMC1
B divise A ( On note B/A) ⇐⇒ ∃Q ∈ K[X] tel que : A = BQ.

Exemple :
Soient A = X 3 − 1 et B = X − 1.
Alors B divise A : A = QB avec Q = X 2 + X + 1.

Définition :
Soit P ∈ K[X]. On dit que α ∈ K est une racine de P si P (α) = 0.

Proposition :
Soient P ∈ K[X] et α ∈ K.

α est une racine de P si et seulement si (X − α)/P.

Preuve :

⇐=) Si (X − α)/P alors ∃Q ∈ K[X] tel que : P (X) = (X − α)Q(X).


d’où
P (α) = 0.Q(α) = 0.
Donc α est une racine de P .
=⇒) Supposons α est une racine de P . D’aprés le théorème de la division
euclidienne de P par (X − α), on a :

P (X) = (X − α)Q(X) + λ, λ ∈ K.

Or, P (α) = 0 =⇒ λ = 0.
d’où
P (X) = (X − α)Q(X).
Donc (X − α)/P .

Faculté des Sciences Agadir -7- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


CHAPITRE 1. POLYNÔMES À UNE INDÉTERMINÉE À COEFFICIENTS DANS R
Pr. Nouh IZEM OU C

Définition :
Soient α ∈ K, m ∈ N et P ∈ K[X].
1. α est une racine d’ordre de multiplicité m si et seulement si (X −α)m /P et (X −α)m+1
ne divise pas P .
2. Soit α une racine d’ordre de multiplicité m alors :
Ô Si m = 1, on dit que α est une racine simple de P .

SMP1 – SMC1
Ô Si m = 2, on dit que α est une racine double de P .

Ô Si m = 3, on dit que α est une racine triple de P .

Exemple :
Soit P ∈ K[X] tel que :

P (X) = (X − 1)(X − 4)2 (X + 3)5 .


• 1 est une racine simple de P .

• 4 est une racine double de P .

• −3 est une racine d’ordre 5 de P .

Théorème :(admis)
Soient P ∈ K[X] et α1 , α2 , · · · , αm des racines de P deux à deux distinctes d’ordres de
multiplicité respectifs k1 , k2 , · · · , km . Alors, il existe un polynôme Q ∈ K[X] tel que

P (X) = (X − α1 )k1 (X − α2 )k2 · · · (X − αm )km Q(X), et Q(αi ) 6= 0, ∀i = 1, 2, · · · , m.

Corollaire :
Soit P un polynôme deK[X] de degré n. Alors P ne peut pas avoir plus de n racines
distinctes.
Preuve :
Supposons que P admet n + 1 racines α1 , α2 , · · · , αn+1 . Alors, il existe un polynôme Q ∈
K[X] tel que
P (X) = (X − α1 )(X − α2 ) · · · (X − αn+1 )Q(X), Q ∈ K[X]
donc,
deg(P ) = deg((X − α1 )(X − α2 ) · · · (X − αn+1 )) + deg(Q)
≥ n + 1. Absurde !

Définition :
Soit P un polynôme de K[X] de degré n > 1. P est dit scindé sur K s’il admet n racines
dans K.

Faculté des Sciences Agadir -8- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


CHAPITRE 1. POLYNÔMES À UNE INDÉTERMINÉE À COEFFICIENTS DANS R
Pr. Nouh IZEM OU C

Exemple :
a) P (X) = X 3 − 3X 2 − X + 3 = (X − 1)(X + 1)(X − 3) est scindé sur R.

b) Q(X) = X 2 + 1 = (X − i)(X + i) est scindé sur C.

Théorème d’Alembert :(admis)


Tout polynôme de C[X] de degré n > 1 est scindé sur C.

SMP1 – SMC1
1.2.3 Décomposition en facteurs irréductibles :
Définition :
Soit P un polynôme de K[X]. P est irréductible dans K s’il n’a pour diviseurs dans
K[X] que les polynômes constants et les polynômes λP où λ 6= 0.

Théorème :(Polynôme irréductible dans C)


Un polynôme P est irréductible dans C si et seulement si deg(P ) = 1.

Corollaire :
Tout polynôme P non nul de C[X] admet une décomposition en facteurs irréductibles
du type suivant :
k
(X − λi )mi ,
Y
P (X) = λ
i=1

où {λ1 , · · · , λk } est l’ensemble des racines de P , mi est la multiplicité de λi et λ est le


coefficient du terme dominant de P .

Théorème :(Polynôme irréductible dans R)


Les polynômes irréductible de R[X] sont
• Les polynômes de degré 1.
• Les polynômes de degré 2 à discriminant strictement négatifs.
P (X) = aX 2 + bX + c avec a 6= 0 et 4 = b2 − 4ac < 0.

Exemple :
Le polynôme P (X) = X 3 + 3X 2 + 2X + 6 se décompose en facteurs irréductibles dans :
√ √
a) C[X] en (X − 3)(X + i 2)(X − i 2).

b) R[X] en (X − 3)(X 2 + 4).

Faculté des Sciences Agadir -9- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


CHAPITRE 1. POLYNÔMES À UNE INDÉTERMINÉE À COEFFICIENTS DANS R
Pr. Nouh IZEM OU C

1.2.4 Division suivant les puissances croissantes :


Théorème :(admis)
Soient A et B deux polynômes de K[X] tel que B(0) 6= 0 et n un entier strictement
positif, alors il existe deux polynômes uniques Qn et Rn de K[X] tels que :

A = B · Qn + X n+1 Rn ,


SMP1 – SMC1
deg(R) ≤ n

On effectue cette division un peu comme la division euclidienne classique, mais en écrivant
les polynômes suivant les puissances croissantes, et en cherchant à éliminer d’abord les
termes constants, puis les termes en X, etc...

Exemple :
Effectuer la division suivant les puissances croissantes à l’ordre 2 de A = 4 + X 2 par
B = 1 + X + X 2.
On a :

4 + 0X X2 1 + X + X2
4 + 4X + 4X 2 4 − 4X + X 2
− 4X − 3X 2
− 4X − 4X 2 − 4X 3
X2 + 4X 3
X2 + X3 + X4
3X 3 − X4
D’où :
A = BQ2 + X 3 R2 , avec Q2 = 4 − 4X + X 2 et R2 = 3 − X.

1.3 Dérivation des polynômes :


1.3.1 Définition :
Soit P (X) = an X n + an−1 X n−1 + · · · + a2 X 2 + a1 X + a0 un polynôme de K[X]. On
appelle polynôme dérivé de P et on note P 0 le polynôme suivant :
n

nan X n−1 + (n − 1)an−1 X n−2 + · · · + 2a2 X + a1 = kak X k−1 , Si n ≥ 1
 P



k=1
P 0 (X) = 

0, Si n = 0

1.3.2 Propriétés :
Soient P et Q deux polynômes de K[X] et λ ∈ K, on a les propriétés suivantes :
1. Si deg(P ) > 0 alors deg(P 0 ) = deg(P ) − 1.

Faculté des Sciences Agadir -10- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


CHAPITRE 1. POLYNÔMES À UNE INDÉTERMINÉE À COEFFICIENTS DANS R
Pr. Nouh IZEM OU C

2. Si P est constant alors P 0 = 0.


3. (P + Q)0 = P 0 + Q0 .
4. (λP )0 = λP 0 .
5. (P · Q)0 = P 0 · Q + P · Q0 .

1.3.3 Remarque :

SMP1 – SMC1
On définit par récurrence le polynôme dérivé d’ordre n du polynôme P , que l’on note
P (n) comme suit :
P (0) = P, et ∀k ∈ {1, · · · , n} , P (k) = (P (k−1) )0 .
Et on a le résultat suivant entre les dérivées successives de P et ses coefficients :

1.3.4 Proposition : (Formule de Mac-Laurin)


Soit P = an X n + an−1 X n−1 + · · · + a1 X + a0 un polynôme de K[X]. On a :
P (k) (0)
ak = , ∀k ∈ {1, · · · , n}
k!
En d’autres termes, si P est un polynôme de degré n alors :
P 0 (0) P 00 (0) 2 P (n) (0) n
P (X) = P (0) + X+ X + ··· + X ,
1! 2! n!
n
X P (k) (0) k
= X .
k=0 k!
Preuve :
n
ak X k .
P
Soit P (X) =
k=0
Pour tout j ≤ n, on a :
n  (j)
P (j) (X) = ak X k
X

k=0
n
ak (k(k − 1) · · · (k − j + 1)) X k−j
X
=
k=j
n
ak (k(k − 1) · · · (k − j + 1)) X k−j
X
= aj j! +
k=j+1

On en déduit que P (j) (0) = j!aj .


Plus généralement, on a la formule de Taylor pour les polynômes.

1.3.5 Proposition : (Formule de Taylor)


Soit P un polynôme de K[X] de degré n et α ∈ K. On a la relation suivante :
P 0 (α) P 00 (α) P (n) (α)
P (X) = P (α) + (X − α) + (X − α)2 + · · · + (X − α)n ,
1! 2! n!
n
P (k) (α)
(X − α)k .
X
=
k=0 k!

Faculté des Sciences Agadir -11- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


CHAPITRE 1. POLYNÔMES À UNE INDÉTERMINÉE À COEFFICIENTS DANS R
Pr. Nouh IZEM OU C

1.3.6 Théorème :
Soient P un polynôme de K[X], m ∈ N∗ et α ∈ K. Les propriétés suivantes sont
équivalentes :

1. α est une racine d’ordre m de P .

2. P (k) (α) = 0, ∀k ∈ {0, · · · , m − 1} et P (m) (α) 6= 0.

SMP1 – SMC1

Faculté des Sciences Agadir -12- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Chapitre 2

SMP1 – SMC1
Fractions Rationnelles dans R ou C

Dans ce chapitre K désigne R ou C.

2.1 L’ensemble des fractions à une indéterminée :


2.1.1 Définitions :
On appelle fraction rationnelle à une indéterminée tout couple (P, Q) de K[X] × K∗ [X]
P
de la forme Q . P est appelé numérateur, Q le dénominateur. Si P S = QR, on identifie
P
les deux fractions rationnelles Q et RS . (On dit aussi que ce sont deux représentants de la
même fraction).
Toute fraction rationnelle admet au moins un représentant irréductible (P0 , Q0 ) (c’est à
dire tel que P0 et Q0 soient premiers entre eux).
L’ensemble des fractions rationnelles est noté K(X).
P
Soit F = Q une fraction rationnelle écrite sous forme irréductible. On appelle pôle de
la fraction F tout zéro de Q. a est un pôle d’ordre m de F si et seulement si a est un zéro
de multiplicité m de Q.
2.1.2 Exemples :
X 2 − 3X + 2
a) Soit F = une fraction rationnelle. F n’est pas sous forme irréductible car
X4 − 1
X 2 − 3X + 2 X −2
F = =
X −1
4 (X + 1)(X − i)(X + i)

Les pôles de F sont −1, i et −i et ils sont tous simples.


X2 + 2
b) La fraction F = est irréductible et 1 est un pôle d’ordre 3.
(X − 1)3

2.1.3 Opérations sur K(X) :


Les règles d’addition, de soustraction, de multiplication et de division des fractions de
P R
nombres réels s’appliqueront toutes aux fractions rationnelles. Soient , deux fractions
Q S
rationnelles et soit λ ∈ K, on pose :
P R P S + QR
a)- + = ,
Q S SQ

13
Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 2. FRACTIONS RATIONNELLES DANS R OU C

P R PR
b)- × = ,
Q S SQ
P λP
c)- λ = .
Q Q

2.2 Décomposition en éléments simples :

SMP1 – SMC1
2.2.1 Définition :
Les éléments simples de K(X) sont les fractions rationnelles qui ont l’une des formes
suivantes :
1. Les monômes : an X n où n est un entier naturel.
P
2. Les fractions rationnelles avec deg(P ) < deg(Q) et Q un polynôme irréductible
Qr
de K[X] et r > 0.

2.2.2 Exemples :
ä Les éléments simples de R(X) sont :
1. Les monômes : an X n où n ≥ 0.
a
2. Les fractions de la forme , (r ≥ 1) dites éléments simples de 1er espèce.
(X − b)r
aX + b
3. Les fractions de la forme , avec c2 − 4d < 0 et r ≥ 1 dites
(X + cX + d)r
2

éléments simples de 2ème espèce.


ä Les éléments simples de C(X) sont :
1. Les monômes : an X n où n ≥ 0.
a
2. Les fractions de la forme , (r ≥ 1)
(X − b)r

2.2.3 Proposition :
Soit F une fraction rationnelle écrite sous forme irréductible, il existe un unique poly-
nôme E et un unique polynôme R tels que
R
F =E+ et deg(R) < deg(Q).
Q
R
E est appelée partie entière de la fraction F et , la partie fractionnaire.
Q
Preuve :
P
Soit F = , d’aprés le théorème de la division euclidienne de P par Q, on a :
Q
P = E · Q + R, avec deg(R) < deg(Q).
Donc,
R
F =E+ et deg(R) < deg(Q).
Q

Faculté des Sciences Agadir -14- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 2. FRACTIONS RATIONNELLES DANS R OU C

2.2.4 Exemple :
a) Trouver la partie entière et la partie fractionnaire de la fraction rationnelle suivante :

P X 3 + 4X 2 − 2X − 10
= .
Q X2 − 3

La division euclidienne de P par Q donne : P = (X + 4)Q + X + 2.


d’où :

SMP1 – SMC1
P X +2
= (X + 4) + 2 .
Q X −3
La partie entière de la fraction F est le polynôme X + 4 et sa partie fractionnaire est
X +2
.
X2 − 3
X3
b) Pour F = 2 , sa partie entière est X, et on a :
X +1
−X
F =X+ ,
X2 + 1
c’est la décomposition de F en éléments simples dans R(X), mais dans C(X) on a :
!
1 1
F =X− + .
2(X + i) 2(X − i)

2.2.5 Théorème de décomposition en éléments simples :(admis)


Toute fraction rationnelle de K(X) peut s’écrire de façon unique comme somme d’élé-
ments simples de K(X).

2.3 Pratique de la décomposition dans C(X) :


2.3.1 Proposition :
P
Soient F = une fraction rationnelle à coefficients complexes, sous forme irréductible.
Q
Soit α1 , · · · , αp les pôles distincts de F , avec les multiplicités m1 , · · · , mp . Alors F s’écrit
de manière unique
λ1,1 λ1,m1 λ2,1 λ2,m2
F = E+ + ··· + m
+ + · · · +
(X − α1 ) (X − α1 ) 1 (X − α2 ) (X − α2 )m2
... (∗)
λp,1 λp,mp
+ + ··· + ,
(X − αp ) (X − αp )mp
 
p mk
X λk,j
X
= E+ 
j
.
k=1 j=1 (X − α k )

où E est la partie entière de F et λk,j sont des éléments de C. Cette écriture est appe-
lée décomposition en éléments simples de F dans C(X) et s’effectue donc de la manière
suivante :

Faculté des Sciences Agadir -15- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 2. FRACTIONS RATIONNELLES DANS R OU C

P
1. On simplifie d’abord F = si c’est possible de façon à obtenir une fraction irréduc-
Q
tible.
2. Si deg(P ) ≥ deg(Q), on effectue la division euclidienne de P par Q de façon à obtenir
P1
la partie entière E et la partie fractionnaire de F .
Q
3. On décompose le dénominateur Q de F en facteurs irréductibles. Soit Q = (X −
α1 )m1 (X − α2 )m2 · · · (X − αp )mp .

SMP1 – SMC1
4. On écrit la forme de la décomposition (∗) et on détermine les coefficients λk,j .

2.3.2 Application : (Avec des pôles simples)


Exemple 1 :
Soit F la fraction suivante :
X4 + 1
F (X) = .
X3 − 1
Comme le numérateur a un degré supérieur au dénominateur, F admet une partie entière
non nulle. Cette partie entière s’obtient en faisant la division euclidienne du numérateur
par le dénominateur :
X 4 + 1 = X(X 3 − 1) + X + 1.
Et on a
X +1
F (X) = X + 3 .
X −1
X +1
On pose alors B(X) = 3 . Pour décomposer B en éléments simples, on décompose
X −1
X 3 − 1 en facteurs de degré 1. On a,
 
X 3 − 1 = (X − 1) (X − j) X − j 2
la décomposition de B en éléments simples se fait alors sous la forme
X +1 a b c
B (X) = = + + . (2.1)
(X − 1)(X − j)(X − j )
2 X − 1 X − j X − j2
Pour déterminer a, on multiplie l’égalité (2.1) par (X − 1) :
!
X +1 b c
(X − 1)B (X) = = a + (X − 1) + .
(X − j)(X − j 2 ) X − j X − j2
En posant X = 1 dans cette égalité, on obtient
2
a= .
3
Si, de la même manière on multiplie (2.1) par X − j (resp. X − j 2 ), puis on pose X = j
(resp. X = j 2 ), on trouve
1 1
b = − et c = − .
3 3
Remarque 1. Les coefficients de B étant réels, on a B = B̄. En utilisant l’égalité (2.1) et
l’unicité du développement en éléments simples, on peut prévoir que a, sera réel et b = c̄.

Faculté des Sciences Agadir -16- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 2. FRACTIONS RATIONNELLES DANS R OU C

Proposition :
Si a est un pôle simple de F (X), alors

P (X) P (X) α S(X) P (a) P (a)


F (X) = = = + et α = = 0 ,
Q(X) (X − a)Q1 (X) X − a (X − a)Q1 (X) Q1 (a) Q (a)

où Q0 (a) étant la dérivée de Q(X) en a.


Preuve :

SMP1 – SMC1
Q(X) est divisible par X − a, donc

P (X) P (X) α
F (X) = = = + G(X),
Q(X) (X − a)Q1 (X) X −a

P (a)
avec α = [(X − a)F (X)](a) = . De plus, Q0 (X) = Q1 (X) + (X − a)Q01 (X) alors
Q1 (a)
P (a) P (a)
Q1 (a) = Q0 (a). Finalement, α = = 0 .
Q1 (a) Q (a)

Exemple 2 :
Décomposer dans C(X) la fraction rationnelle suivante :

P (X) X2 + 1
F (X) = = .
Q(X) (X − 1)(X + 2)(X − 2)

Comme deg(P ) < deg(Q), la partie entière est nulle et la décomposition de F en éléments
simples se fait alors sous la forme

X2 + 1 a b c
F (X) = = + + .
(X − 1)(X + 2)(X − 2) X −1 X +2 X −2

P (1) 2
1 est un pôle simple donc a = = − , où Q1 (X) = (X + 2)(X − 2).
Q1 (1) 3
P (−2) 5
−2 est un pôle simple de F (X) donc b = = ,où Q2 (X) = (X + 2)(X − 1).
Q2 (−2) 12
P (2) 5
2 est un pôle simple de F (X) donc c = = .
Q3 (2) 4
Ici, Q3 (X) = (X − 1)(X + 2).
Finalement :
X2 + 1 2 5 5
=− + + .
(X − 1)(X + 2)(X − 2) 3(X − 1) 12(X + 2) 4(X − 2)

2.3.3 Application : (Avec des racines multiples)


Soit
4
F (X) = .
(X 2 − 1)2
Comme le numérateur est de degré inférieur à celui du dénominateur, la partie entière de
F est nulle.

Faculté des Sciences Agadir -17- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 2. FRACTIONS RATIONNELLES DANS R OU C

Comme
(X 2 − 1)2 = (X − 1)2 (X + 1)2 ,
F se décompose sous la forme
a b c d
F (X) = + + + . (2.2)
X − 1 (X − 1)2 X + 1 (X + 1)2

Comme −1 est racine double du dénominateur, on peut opérer de deux façons :

SMP1 – SMC1
Méthode par identification :
En multipliant (2.2) par (X +1)2 et en faisant X = −1 dans l’égalité trouvée, on obtient

d = 1.
1
En faisant passer dans le premier membre de (2.2) on obtient une fraction qui se
(X + 1)2
simplifie par X + 1 :

1 −X 2 + 2X + 3 X −3
F (X) − = =−
(X + 1) 2 (X − 1) (X + 1)
2 2 (X + 1)(X − 1)2

On obtient donc :
X −3 c a b
− = + + (2.3)
(X + 1)(X − 1)2 X + 1 X − 1 (X − 1)2

En multipliant (2.3) par X + 1 et en faisant X = −1 on obtient : c = 1.


En opérant de la même manière pour X − 1, on obtient b = 1 et a = −1.

Méthode par division en suivant les puissances croissantes :


Pour déterminer c et d on pose X + 1 = T : (2.2) s’écrit alors, après multiplication par
le dénominateur de F (X) :

4 = (T − 2)2 (d + cT ) + T 2 (−2a + b + aT ). (2.4)

On voit alors que l’on peut déterminer d et c en faisant une division suivant les puissances
croissantes du polynôme 4 par le polynôme (T − 2)2 = 4 − 4T + T 2 . On obtient alors :

4 = (4 − 4T + T 2 )(1 + T ) + T 2 (3 − T ).

En comparant avec (2.4), on obtient d = 1 et c = 1. On a aussi −2a + b = 3 et a = −1 qui


donne a = −1 et b = 1.

2.4 Pratique de la décomposition dans R(X) :


Dans C(X) les fractions rationnelles se décomposent en éléments simples du premier espèce.
Dans R(X) certains éléments simples de la décomposition d’une fraction peuvent être du
deuxième espèce. En effet, on a le résultat suivant :

Faculté des Sciences Agadir -18- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 2. FRACTIONS RATIONNELLES DANS R OU C

2.4.1 Proposition :
P
Soient F = Q une fraction rationnelle à coefficients réels, sous forme irréductible.
Soit la décomposition suivante en produit de facteurs irréductibles du dénominateur Q =
p q
(X − ak )rk (X 2 + bk X + ck )sk . Alors F s’écrit de manière unique :
Q Q
λ
k=1 k=1
   
p rk q sk
X λk,j X X X dk,j X + ek,j 
F = E+ 
j
+ 
j
. (∗∗)
k=1 j=1 (X − αk )
2
k=1 j=1 (X + bk X + ck )

SMP1 – SMC1
En énumérant,
λ1,1 λ1,r1 λ2,1 λ2,r2
F = E+ + ··· + + + · · · +
(X − α1 ) (X − α1 )r1 (X − α2 ) (X − α2 )r2
...
λp,1 λp,rp
+ + ··· + ,
(X − αp ) (X − αp )rp
d1,1 X + e1,1 d1,s1 X + e1,s1 d2,1 X + e2,1 d2,s2 X + e2,s2
= + 2 + ··· + + + · · · +
(X + b1 X + c1 ) (X 2 + b1 X + c1 )s1 (X 2 + b2 X + c2 ) (X 2 + b2 X + c2 )s2
...
dq,1 X + eq,1 dq,sq X + eq,sq
+ 2 + ··· + ,
(X + bp X + cp ) (X 2 + bq X + cq )sq

où E est la partie entière de F et où les λk,j , dk,j , ek,j sont des éléments de R. Cette
écriture est appelée décomposition en éléments simples de F dans R(X) et s’effectue donc
de la manière suivante :
P
1. On simplifie d’abord F = si c’est possible de façon à obtenir une fraction irréduc-
Q
tible.
2. Si deg(P ) ≥ deg(Q), on effectue la division euclidienne de P par Q de façon à obtenir
P1
la partie entière E et la partie fractionnaire de F .
Q
p q
(X − ak )rk (X 2 + bk X +
Q Q
3. On décompose Q en facteurs irréductibles. Soit Q = λ
k=1 k=1
ck )sk .
4. On écrit la forme de la décomposition (∗∗) et on détermine les coefficients λk,j , dk,j
et ek,j .

2.4.2 Exemple 1 :
X3 + 1
Soit D (X) = .
X (X − 1) (X 2 + 1)2
Le facteur (X 2 +1) du dénominateur n’est pas réductible, c’est à dire ne peut se décom-
poser comme produit de facteurs du premier degré. Dans ces conditions la décomposition
en éléments simples sera de la forme
a b cX + d eX + f
D (X) = + + 2 + . (2.5)
X X − 1 X + 1 (X 2 + 1)2

Faculté des Sciences Agadir -19- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 2. FRACTIONS RATIONNELLES DANS R OU C

Pour déterminer a, il suffit de multiplier (2.5) par X et faire X = 0 : On obtient

a = −1.

On peut opérer de la même manière pour obtenir b et on trouve


1
b= .
2

SMP1 – SMC1
En multipliant par (X 2 + 1)2 et en faisant X = i, on obtient

i3 + 1
= ei + f.
i(i − 1)

Le premier membre se simplifie et donne i . On obtient donc

e = 1 et f = 0.
X
En faisant passer dans le premier membre l’élément simple , on obtient une
(X 2
+ 1)2
fraction qui se simplifie par X 2 + 1 :
X 1 a b cX + d
D (X) − = = + + 2 .
(X 2+ 1) 2 X(X − 1)(X + 1)
2 X X −1 X +1

Il suffit alors d’utiliser la multiplication par X 2 + 1 et de faire de nouveau X = i pour


obtenir c et d :
1 i−1
ci + d = = .
i(i − 1) 2
donc
1 1
c= et d = − .
2 2
Remarque 2. On peut aussi multiplier les deux membres de l’égalité (2.5) par X et en
faisant tendre X vers +∞. On obtient ainsi la relation

a + b + c = 0.

2.4.3 Exemple 2 : (Le dénominateur est puissance d’un facteur


irréductible)
Soit
2X 7 + X 6 − X 3 + 3
F (X) = .
(X 2 + X + 1)3
X 2 + X + 1 est un polynôme irréductible dans R. La décomposition de F (X) en éléments
simples s’écrira sous la forme :
aX + b cX + d eX + f
F (X) = E(X) + + + .
X2 2
+ X + 1 (X + X + 1) 2 (X + X + 1)3
2

Faculté des Sciences Agadir -20- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 2. FRACTIONS RATIONNELLES DANS R OU C

En multipliant cette égalité par (X 2 + X + 1)3 , on constate que eX + f est le reste de la


division de 2X 7 + X 6 − X 3 + 3 par X 2 + X + 1. On obtient

2X + 3.

Le quotient de cette division est 2X 5 − X 4 − X 3 + 2X 2 − 2X. Si l’on divise ce quotient par


X 2 + X + 1, on obtient comme reste cX + d. Cela donne

SMP1 – SMC1
−7X − 5.

Le quotient de cette deuxième division est 2X 3 − 3X 2 + 5. Si l’on divise de nouveau ce


quotient par X 2 + X + 1, on obtient comme reste aX + b = 3X + 10, et comme quotient
la partie entière
E(X) = 2X − 5.
On a donc finalement
3X + 10 −7X − 5 2X + 3
F (X) = 2X − 5 + + 2 + .
2
X + X + 1 (X + X + 1)
2 (X + X + 1)3
2

Cette méthode s’appelle la méthode des divisions euclidiennes successives.

Faculté des Sciences Agadir -21- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Chapitre 3

SMP1 – SMC1
Espaces Vectoriels

Dans tout le chapitre K = R ou C.

3.1 Structure d’espaces vectoriels


Définition 1.
On appelle espace vectoriel sur K (on note K−e.v) un ensemble non vide muni de deux
lois + et ·.
• + est la loi de composition interne définie par :
+ : E × E −→ E
(x, y) 7→ x + y

• · est la loi de composition externe définie par :


· : K × E −→ E
(λ, x) 7→ λ · x

Telles que :
1. (E, +) est un groupe commutatif (abélien), c-à-d :
(a). ∀x, y, z ∈ E, (x + y) + z = x + (y + z). Associativité
(b). ∃0 ∈ E tel que ∀x ∈ E, x + 0 = x = 0 + x. 0 élément neutre de E
(c). ∀x ∈ E, ∃x0 ∈ E tel que x + x0 = 0 = x0 + x x0 élément symétrique de x
(d). ∀x, y ∈ E, x + y = y + x. Commutativité
2.
(a). ∀α ∈ K, ∀x, y ∈ E, α · (x + y) + z = α · x + α · y.
(b). ∀α, ∀β ∈ K, ∀x ∈ E, (α + β) · x = α · x + β · x.
(c). ∀α, ∀β ∈ K, ∀x ∈ E, (αβ) · x = α · (β · x).
(d). ∀x ∈ E, 1K · x = x.
Les éléments de E sont appelés vecteurs. Les éléments de K sont appelés des scalaires.
L’élément neutre de E est noté 0E . Le symétrique de x0 est noté −x.

22
Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 3. ESPACES VECTORIELS

Exemples 1.

+ R2 muni des lois suivantes :


(x, y) + (x0 , y 0 ) = (x + x0 , y + y 0 )
λ(x, y) = (λx, λy), ∀λ ∈ R

est un espace vectoriel.

SMP1 – SMC1
+ Rn muni des lois suivantes :
(x1 , · · · , xn ) + (y1 , · · · , yn ) = (x1 + y1 , · · · , xn + yn )
λ(x1 , · · · , xn ) = (λx1 , · · · , λxn ), ∀λ ∈ R

est un espace vectoriel.


Proposition 1.
Soit E un K−e.v, on a les propriétés suivantes :
1. 0 · x = 0E , ∀x ∈ E.
2. −x = (−1) · x, ∀x ∈ E.
3. (−α) · x = −(α · x), ∀x ∈ E, ∀α ∈ K.
4. α · x = 0E =⇒ α = 0 ou x = 0E

3.2 Sous-espace vectoriel


Définition 2.
Soit E un K−e.v et soit F un sous-ensemble de E, on dit que F est un sous-espace vectoriel
de E si F est un espace vectoriel.

Proposition 2.
Soit E un K−e.v et soit F un sous-ensemble de E, F est un sous-espace vectoriel de
E si et seulement si :
(a). F 6= ∅
(b). ∀x, y ∈ F, x+y ∈F
(c). ∀λ ∈ K, ∀x ∈ F, λx ∈ F
Remarque 3.

1. Les deux conditions (b) et (c) peuvent être remplacés par :

∀λ, µ ∈ K, ∀x, y ∈ F, λx + µy ∈ F

ou
∀λ ∈ K, ∀x, y ∈ F, λx + y ∈ F

Faculté des Sciences Agadir -23- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 3. ESPACES VECTORIELS

2. Tout K−s.e.v F est lui même un K−e.v, alors 0E ∈ F . En effet, comme F 6=, il
existe u ∈ F . D’où :
0·u∈F
Donc 0E ∈ F
Exemples 2.
+ Soit E un K− espace vectoriel. {0E } et E sont des s.e.v de E.
+ F = {0} × R = {(0, x); x ∈ R} et G = R × {0} = {(x, 0); x ∈ R} sont deux s.e.v de

SMP1 – SMC1
R2 . En effet, pour F on a :
a. F 6= ∅ car (0, 1) ∈ F
b. ∀(0, x), (0, y) ∈ F, (0, x) + (0, y) = (0, x + y) ∈ F
c. ∀λ, ∀(0, x) ∈ F, λ(0, x) = (0, λx) ∈ F
Proposition 3.
Soit E un K− espace vectoriel, (Fi )i∈I une famille de s.e.v de E alors F = ∩i∈I Fi est un
sous-espace vectoriel de E.
Preuve :
• F 6= ∅ car 0E ∈ Fi , ∀i ∈ I.
• Soient (x, y) ∈ F 2 , (α, β) ∈ K2 , on a :
x, y ∈ Fi , ∀i ∈ I.
D’où αx + βy ∈ Fi , ∀i ∈ I. (car Fi est un s.e.v de E) Donc αx + βy ∈ F . Et
parsuite F est un s.e.v de E.
Remarque 4.
En particulier, pour toute partie A de E, l’intersection de tous les s.e.v de E contenant A
est un s.e.v de E contenant A. C’est le plus petit s.e.v de E contenant A. On l’apppelle le
s.e.v de E engendré par A. Il se note vect(A).

Proposition 4.
Soit E un K− espace vectoriel, F1 , F2 deux s.e.v de E. La somme de F1 , F2 noté par
F1 + F2 = {x ∈ E/∃(x1 , x2 ) ∈ F1 × F2 : x = x1 + x2 }
= {x1 + x2 /(x1 , x2 ) ∈ F1 × F2 }
est un s.e.v de E.
Preuve :
• F1 + F2 6= ∅ car 0 = 0 + 0 ∈ F1 + F2 .
• Soient (x, y) ∈ (F1 + F2 )2 , il existe (x1 , x2 ) ∈ F1 × F2 et (y1 , y2 ) ∈ F1 × F2 tels que
x = x 1 + x2 et y = y1 + y2
On a alors
x + y = (x1 + x2 ) + (y1 + y2 )
= (x1 + y1 ) + (x2 + y2 ) ∈ F1 + F2
| {z } | {z }
∈F1 ∈F2

Faculté des Sciences Agadir -24- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 3. ESPACES VECTORIELS

• Soient λ ∈ K et x ∈ F1 + F2 , alors il existe (x1 , x2 ) ∈ F1 × F2 tel que : x = x1 + x2 .


On a :

λx = λ(x1 + x2 )
= (λx1 ) + (λx2 ) ∈ F1 + F2 .
| {z } | {z }
∈F1 ∈F2

Et parsuite F1 + F2 est un s.e.v de E.

SMP1 – SMC1
Remarque 5.

1. Si F1 ∩ F2 = {0E } alors on dit que la somme est directe et on note F1


L
F2
L
2. Si E = F1 F2 alors on dit que F1 et F2 sont supplémentaire dans E.
Proposition 5.
Soient E un K− espace vectoriel, F1 , F2 et F3 trois s.e.v de E. Les propriétés suivantes
sont vérifiées :

(a). F1 + F2 = F2 + F1 (b). F 1 ∩ F2 = F2 ∩ F1
(c). F1 ⊂ F1 + F2 (d). F1 ∩ F2 ⊂ F1
( (
F1 ⊂ F3 F3 ⊂ F1
(e). =⇒ F1 + F2 ⊂ F3 (f ). =⇒ F3 ⊂ F1 ∩ F2
F2 ⊂ F3 F3 ⊂ F2
(g). F1 ⊂ F2 =⇒ F1 + F3 ⊂ F2 + F3 (h). F1 ⊂ F2 =⇒ F1 ∩ F3 ⊂ F2 ∩ F3
(i). F1 + F1 = F1 (j). F1 ∩ F1 = F1
(k). F1 + {0E } = F1 (l). F1 ∩ {0E } = {0E }
(m). F1 + E = E (n). F1 ∩ E = F1
(o). (F1 + F2 ) + F3 = F1 + (F2 + F3 ) (p). (F1 ∩ F2 ) ∩ F3 = F1 ∩ (F2 ∩ F3 )

Proposition 6.

1. A ⊂ B =⇒ vect(A) ⊂ vect(B).
2. A s.e.v de E ⇐⇒ vect(A) = A.
3. vect(vect(A)) = vect(A).
4. vect(A ∪ B) = vect(A) + vect(B).

3.3 Combinaisons Linéaires


Définition 3.
Soit E un K− espace vectoriel et soit {u1 , · · · , un } un ensemble de vecteurs de E. Le vecteur
u = α1 u1 + α2 u2 + · · · + αn un où α1 , · · · , αn n scalaires est appelé combinaison linéaire de
u1 , u2 , · · · , un à coefficients dans K.

Faculté des Sciences Agadir -25- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 3. ESPACES VECTORIELS

Exemples 3.

+ Soit (x, y) ∈ R2 , on a :
(x, y) = x(1, 0) + y(0, 1).
Tout vecteur de R2 est combinaison linéaire de (1, 0) et (0, 1).

+ De même (x1 , · · · , xn ) de Rn est combinaison linéaire de (1, 0, · · · , 0), (0, 1, 0, · · · , 0),

SMP1 – SMC1
· · · , et (0, 0, · · · , 0, 1).
Proposition 7.
Soit E un K− e.v et soit {x1 , · · · , xn } un système de vecteurs de E. L’ensemble F des com-
binaisons linéaires du système {x1 , · · · , xn } est un sous espace vectoriel de E. F est appelé
s.e.v engendré par {x1 , · · · , xn }. On dit aussi que {x1 , · · · , xn } est un système générateur
de F ou que {x1 , · · · , xn } engendre F . F est défini par :

F = {α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn avec (α1 , · · · , αn ) ∈ Kn }


= {u ∈ E / ∃(α1 , · · · , αn ) ∈ Kn tel que u = α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn }

Preuve :
• F 6= ∅ car x1 ∈ F ; x1 = 1x1 + 0x2 + · · · + 0xn
• F ⊂ E. En effet, on a :

u ∈ F ⇒ ∃(α1 , · · · , αn ) ∈ Kn tel que u = α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn

x1 , · · · , xn ∈ E ⇒ α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn ∈ E car E est un K− e.v

• Soient u = α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn ∈ F et v = β1 x1 + β2 x2 + · · · + βn xn ∈ F pour
tout αi ∈ K et βi ∈ K, on a :

u + v = α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn + β1 x1 + β2 x2 + · · · + βn xn
= (α1 + β1 )x1 + (α2 + β2 )x2 + · · · + (αn + βn )xn

d’où u + v ∈ F
• Soient u = α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn ∈ F et λ ∈ K, on a :

λu = λ(α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn ) = (λα1 )x1 + (λα2 )x2 + · · · + (λαn )xn ∈ F

Donc F est un sous-espace vectoriel de E.


Exemples 4.

+ R2 est engendré par {(1, 0), (0, 1)}.


+ Rn est engendré par {(1, 0, · · · , 0), · · · , (0, 0, · · · , 0, 1)}.
Remarque 6.
1. Un système générateur n’est pas unique.
2. Le système {(2, 1), (3, 1)} est aussi un système générateur de R2 .

Faculté des Sciences Agadir -26- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 3. ESPACES VECTORIELS

3.4 Familles Libres-Familles Liées-Bases


Définition 4.
Soient E un K− e.v et soit x1 , x2 , · · · , xn n vecteurs de E.
1. On dit que la famille (ou le système) {x1 , x2 , · · · , xn } est libre (ou linéairement in-
dépendant) si et seulement si :
n

SMP1 – SMC1
n
X
∀(α1 , α2 , · · · , αn ) ∈ K , αi xi = α1 x1 +α2 x2 +· · ·+αn xn = 0E =⇒ α1 = α2 = · · · = αn = 0.
i=1

2. Un système qui n’est pas libre est appelé système lié (ou linéairement dépendant).
{x1 , x2 , · · · , xn } est lié si et seulement si :
n
∃(α1 , α2 , · · · , αn ) ∈ Kn \ {(0, 0, · · · , 0)},
X
αi xi = α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn = 0E .
i=1

Exemples 5.

+ Dans R4 , les vecteurs X1 = (1, 0, 1, 2), X2 = (0, 1, 1, 2), X3 = (1, 1, 1, 3) sont linéai-
rement indépendants. En effet, soient (α1 , α2 , α3 ) ∈ R3 tels que :

α1 X1 + α2 X2 + α3 X3 = 0R4

On a 
α1 + 0 + α3

 = 0
0 + α2 + α3 = 0


α1 X1 + α2 X2 + α3 X3 = 0R4 ⇐⇒


 α 1 + α2 + α3 = 0
2α1 + 2α2 + 3α3 = 0

On obtient : α1 = α2 = α3 = 0
+ R2 , les vecteurs X1 = (1, 1), X2 = (2, 1), X3 = (−1, 0) sont linéairement dépendants.
+ Toute famille contenant le vecteur nul est liée.
+ Deux vecteurs sont linéairement dépendants si et seulement si l’un d’entre eux est un
multiple de l’autre (colinéaires).
Remarque 7.

1. Toute famille contenant le vecteur nul est liée.


2. Deux vecteurs sont linéairement dépendants si et seulement si l’un d’entre eux est un
multiple de l’autre (colinéaires). Plus généralement, nous avons le résultat suivant :
Proposition 8.
Un système {x1 , x2 , · · · , xn } d’un K− e.v E est liée si et seulement si un au moins d’entre
eux est combinaison des autres.
Preuve :

Faculté des Sciences Agadir -27- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 3. ESPACES VECTORIELS

• (⇒) {x1 , x2 , · · · , xn } est lié =⇒ ∃(α1 , α2 , · · · , αn ) ∈ Kn \ {(0, 0, · · · , 0)} non nul tel
que α1 x1 + α2 x2 + · · · + αn xn = 0E supposons que c’est αi qui est non nul. Alors
1
xi = − (α1 x1 + · · · + αi−1 xi−1 + αi+1 xi+1 + · · · + αn xn )
αi
Donc xi est combinaison des autres.
• (⇐) Supposons que xi = β1 x1 + · · · + βi−1 xi−1 + βi+1 xi+1 + · · · + βn xn ) avec βi ∈ K
donc β1 x1 + · · · + βi−1 xi−1 − xi + βi+1 xi+1 + · · · + βn xn ) = 0 Le coefficient de xi est

SMP1 – SMC1
−1 6= 0 donc le système {x1 , x2 , · · · , xn } est lié.
Définition 5.
On appelle base d’un R− e.v E toute famille B = {x1 , x2 , · · · , xn } qui est à la fois libre et
génératrice.
Exemples 6.
     
(a)− Les vecteurs de e1 = 1, 0, · · · , 0 , e2 = 0, 1, · · · , 0 , · · · , en = 0, · · · , 0, 1
constituent une base de Rn . On l’appelle base canonique de Rn .
(b)− La famille F = {X1 , X2 , X3 } où X1 = (1, 1, 0), X2 = (1, 0, 1) et X3 = (0, 1, 1) est
une base de R3 . En effet, soit X = (x, y, z) ∈ R3 , on a :

α1 + α2 = x


α1 X1 + α2 X2 + α3 X3 = X ⇐⇒ α1 + α3 = y


α2 + α3 = z
α1 = 12 (x + y − z)





⇐⇒  α2 = 21 (x − y + z)

α3 = 21 (−x + y + z)

On en déduit que la famille F est génératrice. Elle est également libre car on a :
α1 X1 + α2 X2 + α3 X3 = 0R3 ⇐⇒ α1 = α2 = α3 = 0
Théorème & Définition 1.
Soit B = {u1 , u2 , · · · , un } une base d’un K− e.v E. Alors pour tout vecteur X de E, il
existe un n−uplet unique (x1 , x2 , · · · , xn ) ∈ Kn tel que :
X = x1 u1 + x2 u2 + · · · + xn un .
Les scalaires x1 , x2 , · · · , xn sont appelés les composantes (ou les coordonnées) du vecteur
X dans la base B.
Démonstration :
Comme B est génératrice, tout vecteur X de E est une combinaison linéaire des ui , donc
il existe x1 , x2 , · · · , xn ∈ K tels que
X = x1 u1 + x2 u2 + · · · + xn un .
De plus, s’il existe y1 , y2 , · · · , yn ∈ K tels que X = y1 u1 + y2 u2 + · · · + yn un . Alors, on a :
n
X
(xi − yi )ui = (x1 − y1 )u1 + (x2 − y2 )u2 + · · · + (xn − yn )un = 0E .
i=1

On en déduit que xi = yi , ∀i = 1, · · · , n compte tenu de la liberté de B.

Faculté des Sciences Agadir -28- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur


Pr. Nouh IZEM CHAPITRE 3. ESPACES VECTORIELS

Théorème & Définition 2.


Soient B = {u1 , u2 , · · · , un }, L = {v1 , v2 , · · · , vm } et G = {w1 , w2 , · · · , wp } des familles de
vecteurs d’un K− e.v E. Si B est une base de E, L est libre et G est génératrice. Alors, on
a:
m≤n≤p
En particulier, toutes les bases de E ont le même nombre d’éléments. Ce même nombre
s’appelle la dimension de E. On la note dim E. Par convention, on pose dim E = 0 si
E = {0E }.

SMP1 – SMC1
Théorème 1.
Soient E un K− e.v de dimension n. Alors on a :
1. Toute famille libre de n vecteurs de E est une base de E.
2. Toute famille génératrice de n vecteurs de E est une base de E.
3. Si F est un s.e.v de E, alors on a :
F ⊂ E et si dim F = dim E alors F = E.

Faculté des Sciences Agadir -29- Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur

Vous aimerez peut-être aussi