TP : Thermodynamique et équilibres
entre phases
Encadré par:
PR. ABID Aziza
Réalisé par :
ABOUFIRASS Zayneb
ACHEQRA Hajar
ABBASSI Adam
Sommaire
Introduction générale
Matériels utilisés
Exemples des méthodes de préparation de solutions
TP1 : Mesure d’une constante d’équilibre par une méthode de
partages entre phases liquides
TP2 : Volume molaire partiel
TP3 : Le système ternaire : Eau-Chloroforme-Acide acétique
Conclusion générale
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 1
Introduction générale
On peut définir la thermodynamique de deux façons simples : la
science de la chaleur et des machines thermiques ou la science des grands
systèmes en équilibre. La première définition est aussi la première dans
l'histoire. La seconde est venue ensuite, grâce aux travaux pionniers
de Ludwig Boltzmann.
Avec la physique statistique, dont elle est désormais une partie, la
thermodynamique est l'une des grandes théories sur lesquelles se fonde la
compréhension actuelle de la matière.
Les notions de chaleur et de température sont les plus fondamentales
de la thermodynamique. On peut définir la thermodynamique comme la
science de tous les phénomènes qui dépendent de la température et de ses
changements.
On appelle phase un milieu homogène en propriétés physico-
chimiques (en particulier en composition). La matière peut se trouver sous
différentes phases : vapeur, liquide, solides (différentes phases solides
peuvent être possibles pour un même mélange, si des structures cristallines
différentes peuvent exister).
Des mélanges peuvent, dans des conditions particulières de
température et de pression, donner lieu à l'apparition simultanées de
plusieurs phases, qui tendent vers un état d'équilibre : les équilibres entre
phases sont d'une très grande importance pratique, parce les différents
constituants se répartissent en général de façon différente entre les phases,
ce qui permet de concevoir des procédés de séparation.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 2
Matériels utilisés
Bécher Ampoule à décanter Burette
Pycnomètre Balance à précision Fiole jaugée
Eprouvettes graduées
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 3
Exemples des méthodes de préparation de solutions
S'il est une opération courante dans un laboratoire de chimie, et surtout de manière
omniprésente dans la préparation de travaux pratiques, c'est la préparation de solutions.
Pureté : dans la réalité, les réactifs rarement purs à 100%. Une pureté à 99,9% ou encore à
99% change peu de choses, mais quand on est face à des substances dont la pureté est de
l'ordre de 60%, 70%, 85% ou encore 95%, c'est plus important. Soit P la pureté exprimée
en % massique.
Si la substance impure est solide ou liquide, et dont on prélève une masse :
mX = P × mX impur
nX = P × mX impur / MX = P × nX impur
Si la substance est liquide, de masse volumique ρX impur, et dont on prélève un volume :
VX = P × VX impur
mX = P × VX impur × ρX impur = P × mX impur
nX = P × VX impur × ρX impur / MX = P × mX impur / MX = P × nX impur
avec nX impur la quantité de matière de X attendue si la substance était pure (c'est-à-dire mX
impur / MX).
Au laboratoire, on peut se retrouver face à 3 types de situations, à savoir de devoir
préparer une solution :
Par dilution d'un liquide plus concentré en connaissant sa densité (ou masse
volumique)
Par dilution d'un liquide plus concentré en ne connaissant pas sa densité,
Par dissolution d'un solide.
Suivant l'application, on peut être amené à réaliser des solutions de concentrations
connues et rigoureusement précises, ou alors des solutions de concentrations connues
mais approximatives, et cela n'est alors pas critique pour la manipulation envisagée.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 4
EXEMPLE1: Iodure de potassium à 0,5 mol/L (à partir d'une solution concentrée)
Comment préparer 250 mL d'iodure de potassium (KI) à 0,5 mol/L, à partir d'une solution
de KI à 2,5 mol/L ?
Relations utiles : Cmère × Vmère = Cfille × Vfille ⇒ Vmère = (Cfille × Vfille) / Cmère
Calculs : Vmère = (0,5 × 0,250) / 2,5 = 0,05 L
EXEMPLE 2: Acide sulfurique à 36 %
Sur un flacon, la concentration est souvent donnée en pourcentage massique, par
exemple : acide sulfurique (H2SO4) à 36 %. Comment le convertir dans les différentes
unités ?
1. Il faut connaître la densité d, ou la masse volumique ρ de la solution. Soit elle
est donnée sur le flacon, soit elle se mesure avec un densimètre, ou bien en
pesant 100 ml de solution sur une balance de précision. Ici, le flacon indique :
d = 1,270 soit ρ = 1,27 kg/L
2. D'après la masse volumique, on sait que 1 L de solution pèse 1270 g. Or, 36 %
de cette masse totale est constituée de molécules de H2SO4, soit mH2SO4 =
1270 × 36/100 = 457,2 g dans 1 L de solution. La concentration massique de
cet acide sulfurique est donc C' = 457,2 g/L.
3. On peut convertir C' en C grâce à la masse molaire M du soluté. Ici MH2SO4 =
98,08 g/mol. D'où la concentration molaire ou molarité, C = 457,2 / 98,08 =
4,662 mol/L.
4. L'acide sulfurique est un diacide, il est susceptible de libérer 2 moles de H+(aq)
par mole de H2SO4. On a donc la normalité N = 2 × 4,662 = 9,324 mol/L.
5. Dans 1 L de solution il y a 4,662 mol de H2SO4 et il a fallu 1270 – 457,2 = 812,8
g d'eau pure (solvant) pour faire la solution, alors la molalité est 4,662 /
0,8128 = 5,74 mol/kg.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 5
TP1 : Mesure d’une constante
d’équilibre par une méthode de
partages entre phases liquides
Les extractions sont parmi les méthodes les plus utilisées en analyse
pour séparer les mélanges. Elles reposent sur la différence d'affinité d'un
soluté entre deux phases non-miscibles entre elles. Nous donnons ici le
principe de l'extraction liquide-liquide qui permet de transférer un soluté
d'une phase liquide à une autre phase liquide non-miscible à la première.
L'extraction liquide-liquide est un procédé de séparation en génie
chimique, consistant en une extraction par transfert entre deux phases
liquides.
Aussi, contrairement à l'opération de distillation, le produit extrait
ne change pas de phase : un mélange binaire dont on veut effectuer la
séparation est mis en contact avec un troisième liquide non miscible
appelé solvant et retenu pour sa capacité à extraire préférentiellement l'un
des éléments du mélange. Après l'opération, on récupère deux phases
séparées par décantation : l'extrait formé du solvant enrichi en soluté, et le
raffinat, soit le mélange appauvri en soluté.
Cette opération, ordinaire dans l'industrie chimique, permet de
séparer des produits ayant des températures d'ébullition très voisines
(donc une distillation trop délicate) mais ayant des propriétés physico-
chimiques différentes. Au laboratoire, c'est aussi une technique de
purification très employée: dans une ampoule à décanter, les deux liquides
séparent les solutés en fonction de leur solubilité dans chaque solvant.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 6
Avantage principal :
Par fois l’utilisation de la distillation simple conduit à la dégradation de
produit final ,ou devient difficile à cause de la température proche de
couple (soluté – solvant) ou élevée qu’il faut exercer sur la solution pour
vaporiser le solvant ,pour cette raison on utilise la méthode de l’extraction
liquide – liquide au quelle on utilise un 2eme solvant ;non seulement il doit
être non miscible avec le 1er mais également caractérisé par une
T°eb minime qui permet l’extraction en toute sécurité.
Principe physico-chimique :
L'extraction liquide-liquide est une opération qui permet la séparation
d'un ou plusieurs constituants par l'utilisation de leur distribution inégale
dans deux liquides pratiquement non-miscibles.
Généralement on met en contact intime la solution d'alimentation,
contenant les constituants à séparer (solutés) avec un autre solvant appelé
solvant qui extrait préférentiellement un ou plusieurs des solutés. Le
solvant qui contient alors le ou les solutés est désigné sous le terme :
d’extrait, la solution d'alimentation ayant perdu la majeure partie de ces
mêmes constituants est appelé raffinat.
En pratique l'utilisation d'un procédé liquide-liquide requiert deux
opérations successives :
une mise en contact intime des deux liquides durant un temps
suffisant à l'obtention de l'équilibre pendant lequel le ou les solutés sont
transférés de la phase d'alimentation dans le solvant ; à l'équilibre, le
rapport des concentrations du soluté dans l'extrait et le raffinat , appelé
coefficient de distribution, donne une mesure de l'affinité relative du soluté
pour les deux phases. Après leur contact, une séparation ultérieure des
deux liquides (extrait et raffinat).
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 7
Même si le principe de l'extraction liquide-liquide parait simple, sa
mise en place est assez complexe, il faut successivement choisir le soluté, le
système liquide-liquide, le procédé et enfin l'appareil qui donneront les
meilleures performances.
La solubilité :
La solubilité d'un composé ionique ou moléculaire, appelé soluté, est
la quantité maximale de moles de ce composé que l'on peut dissoudre ou
dissocier, à une température donnée, dans un litre de solvant. La solution
ainsi obtenue est saturée.
Le solvant le plus courant est l'eau. Le soluté peut être un gaz
(exemple: air dans l'eau), un liquide (exemple: alcool dans l'eau) ou un
solide (exemple: sel de cuisine NaCl dans l'eau). L'eau est l'un des solvants
les plus efficaces pour dissoudre les composés ioniques ou polaires.
La dissolution simple d'un composé est endothermique: par exemple
la dissolution de sucre (solide moléculaire) dans l'eau. Cependant, lorsque
d'autres réactions interviennent lors de la dissolution, le phénomène global
peut être exothermique: exemple la dissolution dans l'eau de l'acide
sulfurique H2SO4 est très exothermique à cause de la solvatation des ions
obtenus H3O+ et SO42–.
La miscibilité :
La miscibilité désigne usuellement la capacité de divers liquides à se
mé[Link] le mélange obtenu est homogène, les liquides sont qualifiés de
[Link], les liquides sont dits non-miscibles s'ils ne peuvent
pas se mélanger et forment un mélange hétérogène : on observe alors
plusieurs phases. Le liquide de densité plus faible sera alors placé au-dessus
de l'autre.C'est le cas par exemple de l'eau et de l'huile.
Des phases solides peuvent également former une solution solide et
présenter un caractère de miscibilité totale, partielle ou d'immiscibilité,
étudié au travers de diagrammes de phase.
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Le coefficient de partage :
L'extraction liquide-liquide repose sur la différence d'affinité d'un
soluté entre deux phases liquides non-miscibles. Considérons un soluté A
en solution dans l'eau à extraire par une phase organique non-miscible à
l'eau. Lorsque les deux phases liquides sont en contact il s'établit l'équilibre
de partage suivant pour A : Équilibre de partage d'un soluté A entre deux
phases liquides non-miscibles (aqueuse et organique).
Cet équilibre est caractérisé par une constante thermodynamique Kp
appelée le coefficient de partage.
Définition :
La distribution, ou le partage d’un soluté entre les deux phases à
l’équilibre est donnée par le coefficient de partage (ou de distribution, ou
de répartition). Cette grandeur se définit comme le rapport des teneurs
respectives en soluté dans l’extrait et le raffinat lorsque l’équilibre est
réalisé. Ce coefficient varie avec la nature des constituants en présence,
leurs concentrations et la température. Il est peu influencé par la pression.
Il est constant dans le cas de mélanges idéaux, constitués de molécules non
associées pour lesquels la loi de Raoult s’applique et lorsque les deux
liquides (diluant et solvant) sont parfaitement non miscibles.
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Exemple : l’iodure qui est soluble à la fois dans l’eau et dans CCI4 donne
lieu à l’équilibre suivant :
(1)
On définit un coefficient de partage:
Mesure d’une constante d’équilibre :
Afin d'augmenter la solubilité du di-iode dans l'eau on utilise un agent
complexant du di-iode I2 qui n'est autre que l'iodure de potassium KI.
Au contact des anions iodure les molécules de di-iode peuvent former
l'anion tri-iodure I3- selon la réaction équilibrée:
(2) I2 + I- 𝐼3− (en solution aqueuse)
Cet équilibre est caractérisé par une constante d'équilibre K2, qu'on écrira:
Notons tout de suite que 𝐼 − et 𝐼3− ne sont pas solubles dans [Link] on
met en présence une solution d’iode dans CCl4 et une solution aqueuse
d’iodure de potassium, l’iode passe dans la phase aqueuse conformément à
l’équilibre (1)
Dans la phase aqueuse, l’iode est complexé sous forme de 𝐼3− équilibre
(2), et n’intervient plus dans l’équilibre (1). Cet équilibre sera déplacé dans
le sens de passage I2(CCl4) I2(aq) par présence des ions 𝐼 − dans l’eau, en
d’autre termes, la quantité totale de l’iode qui passera dans la phase
aqueuse sera augmenté par la présence des ions 𝐼 − et cela d’autant plus
que la constante K2 sera grande .On voit comment cette méthode peut
conduite à la mesure de K2.
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Montrons le quantitativement :
Soit (a) la concentration initiale de l’iode dans CCl4 et (b) celle de
l’iodure potassium dans la phase aqueuse .Les deux solutions étant
mélangées à volumes égaux, soit x la quantité totale de l’iode passée dans
la phase aqueuse lorsque l’équilibre est atteint. Si <c> représente la
concentration en 𝐼3− à l’équilibre, la concentration dans la phase aqueuse
sera x-c.
Phase organique Phase aqueuse
I2org I2aq 𝐼− 𝐼3−
Avant mélange a 0 b 0
Après mélange a-x x-c b-c C
𝑥−𝑐 𝑐
𝐾1 = 𝑒𝑡 𝐾2 =
𝑎−𝑥 (𝑥 − 𝑐)(𝑏 − 𝑐)
𝑥 − 𝐾1 (𝑎 − 𝑥)
𝑑𝑜𝑛𝑐 ∶ 𝐾2 =
𝐾1 (𝑎 − 𝑥)(𝑏 − 𝑐)
« c » sera négligeable devant b si « a » lui-même est très petit devant
« b ».alors on peut écrire sous forme différente :
𝑥
= 𝐾2 𝐾1 𝑏 + 𝐾1
(𝑎 − 𝑥)
𝑥
En portant sur un graphique des valeurs du rapport obtenues pour
(𝑎−𝑥)
différentes valeurs de b, on obtient une droite dont l’ordonnée à l’origine
est égale à K1 et la pente à K1*K2
Pour tracer ce graphique, il suffit de déterminer x en dosant la totalité de
l’iode contenue dans la phase aqueuse par le thiosulfate de sodium.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 11
Objectif du TP :
Séparation de la phase aqueuse I2aq et la phase organique I2org.
Détermination de x en dosant la totalité de l’iode contenue dans la
phase aqueuse par le thiosulfate de sodium.
𝑥
Dessiner la droite = 𝑓(𝑏).
(𝑎−𝑥)
Calcule de la constante d’équilibre K2.
Produits chimiques utilisés:
Formule Nom
CCl4 Tétrachloréthane ou tétrachlorure de carbone
I2 Di-iode
KI Iodure de potassium
NaNO3 Nitrate de sodium
Na2S2O3 Thiosulfate de sodium
Manipulation:
Les solutions qu’on va utiliser sont les suivantes :
Solution 1 : 10−2 M de I2 dans 100 ml de CCl4
Solution 2 : { 10−1 M de KI + 1 mol de NaNO3 } dans 200 ml de l’eau
Solution 3 : 1 M de NaNO3 dans 200 ml de l’eau
Solution 4 : 5.10−3 M de Na2S2O3 dans 100 ml de l’eau
Avec : M=mol/l
Le calcul des masses :
Solution 1 :
Calculons la masse de I2:
𝑚(𝐼2)
On sait que : 𝑛(𝐼2) = M(I2) et on a : n (I2)=C(I2).V(CCl4)
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 12
Donc : m (I2) = C(I2).V(CCl4). M (I2)= 10−2 . (253,809). 0,1 = 0,253 g
De même :
Solution 2 : m(KI) =3,32 g et m (NaNO3) = 16.99 g
Solution 3 : m(NaNO3) = C(NaNO3).V(H2O). M (NaNO3)=16.99 g
Solution 4 : m (Na2S2O3 ) = C(Na2S2O3).V(H2O). M (Na2S2O3)
=5. 10−3 .0,01. 158,11= 0,079 g
On prend les différentes valeurs de b suivantes :
2. 10−2 M, 4. 10−2 M, 6. 10−2 M, 8. 10−2 M
Pour obtenir ces différentes valeur, on dilue jusqu’à 100 𝒄𝒎𝟑 , 20 , 40 , 60
et 80 de la solution 2 avec la solution 3.
On prend 4 fioles de 100 ml numérotés de 1 à 4.
Et on verse chacune de ces nouvelles solutions dans chacune de ces fioles :
Fiole 1 : contient 20 ml de la solution 2 et 80 ml de la solution 3
Fiole 2 : contient 40 ml de la solution 2 et 60 ml de la solution 3
Fiole 3 : contient 60 ml de la solution 2 et 40 ml de la solution 3
Fiole 4 : contient 80 ml de la solution 2 et 20 ml de la solution 3
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 13
Séparation de la phase aqueuse I2aq et la phase organique I2org :
Etape 1 :
On introduit 20 ml de cette nouvelle solution existante dans la Fiole 1 et 20
ml de la solution 1 dans une ampoule à l'aide d'un entonnoir à liquide.
Etape 2 :
Après avoir bouché l'ampoule, on la tient retournée, à deux mains, et on
agite énergiquement. Pour extraire le soluté de façon optimale, il faut
atteindre l'équilibre de partage précédent. Or si on laisse le contenu de
l'ampoule sans agitation, l'interface entre les deux phases est très faible et
la diffusion du soluté d'une phase vers l'autre est lente. L'agitation
énergique de l'ampoule permet d'augmenter cette interface et d'atteindre
l'équilibre plus rapidement.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 14
Il faut prendre soin de dégazer entre chaque agitation pour éviter une
surpression dans l'ampoule. En effet, l'équilibre de mélange peut être
exothermique et entraîner une légère augmentation de température dans
l'ampoule. Cela provoque une vaporisation du solvant le plus volatil qui met
l'ampoule sous pression.
Etape 3 :
Il faut déboucher l'ampoule lorsqu'on la repose sur son support, toujours
pour éviter une surpression. On doit ensuite laisser décanter les phases.
Il arrive parfois que des gouttes de la phase la moins dense adhèrent le long
de la paroi de l'ampoule, au sein de la phase la plus dense. On peut les
décrocher manuellement en introduisant une baguette de verre dans
l'ampoule ou bien en la faisant tourner sur son axe en tenant le tube entre
ses mains.
Etape 4 :
On récupère ensuite les deux phases séparément : la phase aqueuse est
en générale plus dense que les phases organiques, à l'exception des
solvants chlorés. Si on a un doute, on peut introduire une goutte d'eau dans
l'ampoule et suivre son trajet.
On recommence l'extraction de la phase aqueuse avec une nouvelle
fraction de phase organique. Une fois l'extraction terminée, on réunit
toutes les phases organiques pour le séchage.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 15
Dosage :
On prend la phase organique I2org et on la dose en versant la solution 4
placée dans la burette.
On va prendre la mesure du volume versé de la solution 4 (thiosulfate)
lorsque la coloration de l’iode I2org a pratiquement disparu ( càd : La
dernière goutte de la solution 4 pour laquelle la coloration de l’iode est
pratiquement disparue )
Le volume versé de la solution 4 qu’on a mesuré pratiquement est :
v=10,2 ml
on détermine la valeur de x pour v=6,2 ml
5.10−3 𝑣
On a : 𝑥= ×
2 𝑉𝑃
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 16
Avec : 𝑽𝑷 = 10 ml le volume pratique de la phase organique I2org
L’applications numérique donne : x=1,55× 10−3 M
Calculons f(b) avec b=2. 𝟏𝟎−𝟐 M
On a :
𝑥
f(b)= avec : a=10−2
𝑎−𝑥
L’applications numérique donne : f(b)=0.183
Après on va faire les mêmes étapes pour les autres fioles ( 2 , 3 , 4 ) , et on
trouve les résultats suivants :
Fiole 1 Fiole 2 Fiole 3 Fiole 4
v(solution 4)
6,2 7,3 7,9 10,13
en ml
x(en M) 1,55. 10−3 1,825. 10−3 1,975. 10−3 2,5325. 10−3
b (en M) 2. 10−2 4. 10−2 6. 10−2 8. 10−2
f(b) 0,183 0,223 0,246 0,339
𝒙
Dessiner la droite = 𝒇(𝒃) :
(𝒂−𝒙)
courbe f(b) =𝑥/(𝑎−𝑥)
0,4
0,35
0,3
0,25
f(b)
0,2
0,15
0,1
0,05
0
0 0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09
b
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 17
Commentaire :
Normalement la trace de la fonction 𝑓(𝑏) doit être sous forme
d’une droite mais puisque les mesures ne sont pas exactes on a obtenu
la forme ci-dessus
Le calcul de la constante d’équilibre K2 :
On a :
𝑥
= 𝐾2 𝐾1 𝑏 + 𝐾1 avec : K1=1,1. 10−2
(𝑎−𝑥)
Donc :
𝑥
− 𝐾1
(𝑎 − 𝑥)
𝐾2 =
𝐾1 𝑏
Application numérique : Par exemple pour : b=6. 10−2 M On a : f(b)= 0,246
D’où : K2=356.0606 𝑀−1
Conclusion :
L’extraction liquide – liquide reste l’une des méthodes utilisées au labo
malgré qu’elle présente quelques inconvénients tels que l’épuration ne
soit pas vraiment à 100%
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 18
TP2 : Volume molaire partiel
Objectif du TP :
Détermination du volume molaire partiel de solution de NaCl, en
fonction de la concentration à partir de mesures de densité
effectuées à l’aide des pycnomètres.
Manipulation :
Pour étudier les volumes molaires partiels du sel NaCl (soluté) de M2=58,44
g/mol et de l’eau (solvant) en fonction de la composition à 25 °C et sous
pression atmosphérique.
A l’aide de la balance à précision on mesure la masse des 4
pycnomètres (Volume de chaque pycnomètre 50 cm3) vide et sec en
gramme.
On les remplit après avec de l’eau distillée et on mesure la masse
(Remplir jusqu'à effleurement et on élimine les bulles).
Dans des Béchers, on prépare 4 solutions de différentes masses de
sel (2, 4,8 et 12 g) dans 100 cm3 de solution aqueuse.
On remplit les pycnomètres avec les solutions préparées et on
mesure à la fin la masse des pycnomètres remplit de la solution en
gramme.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 19
Résultats expérimentaux:
Masse de solution contenue dans le pycnomètre en gramme= Masse
du pycnomètre remplit de solution en gramme - Masse du
pycnomètre vide et sec en gramme.
Masse volumique de la solution en g/cm3= Masse de solution
contenue dans le pycnomètre en gramme / Le volume de la solution
préparée.
Pycnomètre 1 2 3 4
Masse de soluté dans 100
cm3 de solution en 2 4 8 12
gramme
Masse du pycnomètre vide
24,16 24,53 25,6 25,52
et sec en gramme
Masse du pycnomètre
remplit de l’eau distillée 75,11 75,22 74,32 74,74
en gramme
Masse du pycnomètre
remplit de solution en 76,03 76,43 76,60 78,6
gramme
Masse de solution
contenue dans le 51,87 51,9 51 53,08
pycnomètre en gramme
Volume du pycnomètre en
50 50 50 50
cm3
Masse volumique de la
1,037 1,038 1,02 1,061
solution en g/cm3
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 20
La formule permettant de calculer la molalité :
m (mol/kg)= n (soluté)/masse de solvant
Masse de solvant = ρ*V =1*100=100 g ; M(NaCl) =58,44 g/mol
n1 =2/58.44 =0.034 mol
n2=4/58.44=0.068 mol
n3=8/58.44=0.134 mol
n4=12/58.44=0.205 mol
Calcul du volume molaire apparent du soluté :
ρ (g/cm3) : Masse volumique de la solution.
Ρ0 (g/cm3) : Masse volumique du solvant (Eau) = 1 g/cm3.
Solution 1 2 3 4
ρ (g/cm3) 0.5187 0.519 0.51 0.5308
1/ ρ 1.927 1.926 1.96 1.883
1/ ρ -1/ ρ0 0.927 0.926 0.96 0.883
m (mol/kg) 0.00034 0.00068 0.00136 0.00205
√m 0.0184 0.026 0.0368 0.0452
1000/m 2.94.106 1.47.106 0.735.106 0.487.106
1000/m ( 1 / ρ -
2.72.106 1.36.106 705.6.103 430.02.103
1/ ρ0)= A
M2/ρ=B 112.66 112.6 114.58 110.09
φ =A+B 2.72.106 1.36.106 705.71.103 430.13.103
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 21
Le tracé de φ en fonction de √m
3000000
2500000
2000000
1500000
1000000
500000
0
:
Commentaires:
La courbe représente l’évolution du volume molaire apparent du
soluté en fonction de la racine carrée de la molalité, tq le volume
diminue tandis que la racine carrée de la molalité croit. Cette courbe
nous aide à déduire la pente dφ/d√m qui nous aide dans le calcul
des volumes molaires partiels ainsi que φ0 (m=0).
Ainsi on déduit que pour les solutions d’électrolytes simples on
trouve que les quantités molaires apparentes varient linéairement
avec √m Cette propriété est en accord avec la théorie de Debye-
Huckel pour les solutions diluées.
La valeur de dφ/d√m à partir de la pente :
dφ/d√m = -32.80*106
La valeur de φ0 en m=0 :
φ0=3.5*106
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 22
Calcul de V1 et V2 :
On les calcule à l’aide des formules suivantes :
V1=18.069-(m/55.5)*( √m /2)*(dφ/d√m )
V2= φ0+3√m /2*(dφ/d√m )
Solution 1 2 3 4
m 0.00034 0.00068 0.00136 0.00205
V1 19.91 23.293 32.857 45.449
V2 2.59*106 2.22*106 1.68*106 1.27*106
Le tracé de V1 en fonction de m :
50
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0
0 0,0005 0,001 0,0015 0,002 0,0025
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 23
Le tracé de V2 en fonction de m :
2500000
2000000
1500000
1000000
500000
0
0 0,0005 0,001 0,0015 0,002 0,0025
Commentaires :
Ces deux courbes représentent l’évolution des volumes molaires
partiels du solvant V1 et du soluté V2 en fonction de la molalité, tq
le volume molaire partiel du solvant croit quand la molalité croit le
contraire pour le volume molaire partiel du soluté, il diminue
quand la molalité croit.
On a pu calculer les volumes molaires partiels à l’aide d’une
grandeur annexe : Le volume molaire apparent du soluté, puisque,
parfois la méthode qu’ on a vu dans le cours qui permet le calcul
du volume molaire partiel ne sera plus retenue comme dans notre
cas car nous ne pouvons pas déterminer la valeur du volume de la
solution avec une précision convenable, ainsi, on a palié cette
difficulté tout on utilisons la grandeur du volume molaire
apparent .
Conclusion :
A travers ce TP on a pu déterminer le volume molaire partiel de
solution de NaCl, en fonction de la concentration à partir de mesures
de densité effectuées à l’aide des pycnomètres.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 24
TP3 : Le système ternaire :
Eau-Chloroforme-Acide acétique
Représentation graphique des mélanges ternaires :
Il y a plusieurs façons de représenter des mélanges à 3 constituants :
diagramme triangulaire équilatéral, diagramme triangulaire rectangle,
diagramme de distribution, diagramme de sélectivité, diagramme de
Janecke.
Représentation triangulaire :
La présence des trois constituants dans le mélange liquide, le soluté B
et les deux constituants A et C, nous conduit à adopter une présentation
graphique au moyen des triangles équilatéraux.
Chaque sommet représente un constituant pur A, B ou C. Sur chaque côté
du triangle on peut indiquer la composition des mélanges binaires (entre 0 %
et 100 %) A-B, B- C, A- C. Chaque point au cœur du triangle représente un
mélange ternaire A-B- C. Il s'agit donc de positionner le point représentatif
en fonction de la proportion de chaque constituant sachant que % A + % B +
C % = 100 %.
Démixtion :
Lorsque plusieurs composés dans un mélange sont partiellement
miscibles et qu'un composé en solution a dépassé sa limite de solubilité, on
observe le phénomène démixtion. Plusieurs phases de compositions
différentes se forment.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 25
Objectifs du TP :
Représenter graphiquement l’isotherme de solubilité du système
ternaire : eau-chloroforme-acide acétique.
Déterminer la courbe de distribution de l’acide acétique entre le
chloroforme et l’eau.
Appliquer la règle des phases aux divers mélanges.
Vérifier les théorèmes des points alignés et de la règle du levier,
après avoir démontrés.
Manipulation :
Selon le tableau ci-dessous, on part d’abord de mélanges chloroforme +
acide dans les proportions indiquées et on ajoute à la burette X Cm3 d’eau
de la façon à obtenir un trouble persistant après vive agitation et traduisant
l’apparition d’une deuxième phase.
Puis on part d’un mélange acide + eau dans les proportions indiquées et on
ajoute à la burette X Cm3 de CHCL3 de façon à obtenir de même un louche
persistant.
Echantillon 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
3
Acide Cm 0 5 7.5 10 15 12.5 12.5 10 7.5 0
Chloroforme
5 5 5 5 5 0.5 0.4 0.3 0.3 0.1
Cm3
Eau Cm3 0.1 0.3 0.3 0.4 0.5 12.5 15 15 25 25
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 26
Calcul des masses :
𝜌 𝑚
On a d = = => m=d* V *ρeau
𝜌𝑒𝑎𝑢 𝑉𝜌𝑒𝑎𝑢
macide = dacide*Vacide* ρeau
mCHCL3 = dCHCL3*VCHCL3*ρeau
meau = deau*Veau*ρeau
mT= macide+ mCHCL3+ meau
Calcule du pourcentage massique :
%meau=(meau/mT)*100
%macide=(macide/mT)*100
%mCHCL3=(mCHCL3/mT)*100
Exploitation des résultats :
Volume en Cm3 Mélange en g % en poid
Mélange Acide CHCL3 Eau Acide CHCL3 Eau mT Acide CHCL3 Eau
1 0 5 0.1 0 7.5 0.1 7.6 0 98 2
2 5 5 0.3 5.245 7.5 0.3 13.045 40.2 57.5 2.3
3 7.5 5 0.3 7.867 7.5 0.3 15.66 50 47 1.9
4 10 5 0.4 10.5 7.5 0.4 18.4 57 40.7 2.1
5 15 5 0.5 15.73 7.5 0.5 23.73 66 31 2.1
6 12.5 0.5 12.5 13.11 0.75 12.5 26.36 50 2.7 47.3
7 12..5 0.4 15 13.11 0.6 15 28.71 45.6 2.08 52.3
8 10 0.3 15 10.5 0.45 15 25.95 40.4 1.7 57
9 7.5 0.3 25 7.867 0.45 25 33.317 23.61 1.35 75.03
10 0 0.1 25 0 0.15 25 25.15 0 0.6 99.4
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 27
La courbe binodal
A l’aide du logiciel tableur Microsoft Excel on a pu tracer le diagramme
triangulaire équilatéral, après, on utilisant Paint on a tracer les différents
points expérimentaux pour avoir notre courbe binodal .
Conclusion :
A travers ce TP on a pu Représenter graphiquement l’isotherme
de solubilité du système ternaire : eau-chloroforme-acide acétique,
Et déterminer la courbe de distribution de l’acide acétique entre le
chloroforme et l’eau.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 28
Conclusion générale
Lors de ses travaux pratiques, on a pu appliquer tout ce qu’on a
vu théoriquement lors des séances de cours .De plus, on a su
comment manipuler le matériel ainsi que les produits chimiques au
sein du laboratoire et les différentes précautions qu’on doit prendre
lors de la pratique. On a pu également exploiter tous les mesures
effectuées lors des manipulations pour réaliser des graphes et les
interpréter.
PREMIERE ANNEE GENIE DES PROCEDES DE L’ENERGIE ET DE L’ENVIRONNEMENT 29