Université Paris-Sud 11
Math 201 1er semestre 17/18
Examen du 19 décembre 2017
Durée : 3h. Documents, calculatrices et smartphones interdits.
Le barème est susceptible d’être modifié mais donne des ordres de grandeur.
1 Partie algèbre
Exercice 1 (6 points). On considère la suite (xn )n∈N définie par x0 = 1, x1 = 1 et la
relation de récurrence :
∀n ∈ N, xn+2 = 2xn+1 + 3xn .
0 1 xn
Soit la matrice A = et Xn = .
3 2 xn+1
1
1) Montrer que Xn = An pour tout n ∈ N.
1
2) Déterminer D diagonale et P inversible telles que D = P −1 AP . Préciser P −1 .
3) En déduire l’expression de An puis celle de xn en fonction de n.
Exercice 2 (4 points). On munit R3 de son produit scalaire usuel. On considère le
sous-espace vectoriel F engendré par v1 = (1, 0, 1) et v2 = (0, 2, 1).
1) Déterminer une base orthonormée (u1 , u2 ) de F . Calculer alors la projection orthogo-
nale de u = (−4, 1, 1) sur F .
2) En déduire min ku − wk pour u = (−4, 1, 1).
w∈F
Exercice 3 (12 points). On munit l’espace vectoriel R3 de son produit scalaire usuel.
On considère l’endomorphisme f : R3 → R3 dont la matrice dans la base canonique B0 de
R3 est donnée par :
−1 1 1
A = M (f, B0 ) = 1 −1 1 .
1 1 −1
1) Calculer le polynôme caractéristique PA (x) de A et montrer qu’il s’annule pour deux
valeurs entières de x. On les appelle λ1 et λ2 avec λ1 < 0 < λ2 .
2) Vérifier que v1 = (1, −1, 0) est un vecteur propre de f associé à λ1 . Déterminer une
base orthonormée (u1 , u2 ) de Eλ1 avec u1 colinéaire à v1 . (On pourra éventuellement
d’abord déterminer v2 pour que (v1 , v2 ) soit une base de Eλ1 puis se servir du procédé de
Gram-Schmidt.)
3) Pourquoi sans calcul supplémentaire peut-on maintenant affirmer que f est diagonalis-
able sur R ?
4) Déterminer un vecteur u3 de norme 1 appartenant à l’espace propre Eλ2 et vérifier que
B = (u1 , u2 , u3 ) est une base orthonormée de R3 .
5) Donner la matrice P de passage de B0 à B. Pourquoi la matrice P est-elle une matrice
orthogonale ? Donner la matrice P −1 AP .
6) Pour trois réels a, b et c, calculer kau1 + bu2 + cu3 k2 puis kf (au1 + bu2 + cu3 )k2 en
1 Tournez la page S.V.P.
fonction de a, b et c. En déduire que pour tout vecteur v dans R3 , on a kf (v)k ≤ 2kvk.
7) Montrer également que, pour tout vecteur v de R3 ,
−2kvk2 ≤ hf (v), vi ≤ kvk2 .
2 Partie analyse
√
sin( t) 1
Exercice 4 (6 points). Soit f définie sur ]0, +∞[ par f (t) = ln 1 + 2 .
t t
1) Donner un équivalent simple de ln(t2 + 1) − ln(t2 ) en 0+ . En déduire un équivalent
simple de f (t) en 0+ .
2) Montrer que ln(1 + x) ≤ x pour tout x ≥ 0. (On pourra étudier les variations de
g(x) = x − ln(1 + x).) En déduire une majoration simpleZ de |f (t)| pour tout t > 0.
+∞
3) Etudier alors la convergence de l’intégrale impropre f (t) dt.
0
X x
Exercice 5 (11 points). Soit la série de fonctions fn où fn (x) = .
1 + n2 x2
n≥1
X
1) Montrer que fn converge simplement sur [0, +∞[. On peut donc définir sur [0, +∞[
n≥1
+∞
X
la fonction somme de la série S = fn .
n=1 X
2) a) Etudier les variations de la fonction fn sur [0, +∞[. En déduire que fn ne converge
n≥1
pas normalement sur [0, +∞[. X
b) Montrer cependant que, pour a > 0 fixé, fn converge normalement sur [a, +∞[.
n≥1
c) Montrer alors que S est continue sur ]0, +∞[.
3) Montrer que S est de classe C 1 sur ]0, +∞[. Pour cela, on pourra montrer que, pour
1
a > 0 fixé quelconque, on a pour tout n ≥ 1 et tout x ∈ [a, +∞[, |fn0 (x)| ≤ 2 2 .
n a
1 X p
p 1
4) Montrer que, pour tout p dans N∗ , on a S ≥ ≥ . En déduire que S
p p 2 + n2 2
n=1
n’est pas continue en 0.
X n2 + n − 1
Exercice 6 (4 points). On considère la série entière xn .
n!
n≥0
1) Montrer que le rayon de convergence de cette série entière est R = +∞.
2) a) Trouver des réels a, b et c tels que n2 + n − 1 = an(n − 1) + bn + c pour tout n ∈ N.
+∞ 2
X n +n−1 n
b) En déduire que x = P (x)ex où P (x) est un polynôme du second
n!
n=0
degré qu’on déterminera.