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SPECTROPHOTOMETRIE

D’ABSORPTION ATOMIQUE
OBJECTIFS

 Enoncer le principe de la spectrophotométrie d’absorption atomique;

 Décrire, à l’aide d’un schéma, un spectrophotomètre d’absorption

atomique;

 Citer deux types d’interférences et leur moyen de correction;

 Décrire une méthode d’étalonnage utilisée en spectrophotométrie

d’absorption atomique;

 Enumérer trois applications de la spectrophotométrie d’absorption

atomique.
PLAN

INTRODUCTION
I. PRINCIPE
II. ABSORPTION ATOMIQUE
III. INSTRUMENTATION
IV. CONDUITE DE L’ANALYSE
V. EXPLOITATION ANALYTIQUE
VI. INTERFERENCES
[Link]
INTRODUCTION

 Méthode physicochimique d’analyse élémentaire exploitant

l’absorption de lumière par les atomes à des fins essentiellement

quantitatives

 1860 : Démonstration de l’origine des raies spectrales par

KIRCHHOFF et BUNSEN

 1960 : Début de l’utilisation en analyse quantitative grâce aux

travaux de WALSH et ALKEMADE


INTRODUCTION

 Intérêts

 Sensibilité (du ppm au ppb)

 Simplicité, rapidité, sélectivité élevée

 Coût modéré de l’appareillage

 Vaste champ d’applications (70 éléments; plusieurs domaines)

 Faible prise d’essai et facilité de préparation des solutions

étalons
I. PRINCIPE

Méthode basée sur la mesure de l’atténuation d’un faisceau de

rayonnement monochromatique du domaine UV-visible lorsque celui-ci

traverse la vapeur atomique d’un élément donnée.

Dans des conditions bien déterminées, cette atténuation est proportionnelle

à la concentration en atomes.
II. ABSORPTION ATOMIQUE
Expérience de Kirchhoff : mise en évidence des phénomènes d’absorption
et d’émission

Loi de Kirchhoff: «Un atome soumis à certaines conditions d'excitation, ne peut


émettre que les rayonnements qu'il est susceptible d'absorber dans les mêmes
conditions »
II. ABSORPTION ATOMIQUE

Lorsqu’un faisceau de rayonnement polychromatique ultraviolet ou visible


traverse un milieu qui contient des atomes gazeux seules quelques
fréquences sont atténuées par absorption

Condition d’absorption: ΔE = hν

Absorption
II. ABSORPTION ATOMIQUE
II. ABSORPTION ATOMIQUE

Loi de Boltzmann

Permet de calculer la distribution d’une population atomique entre un état excité


et l’état fondamental

n = nombre d’atomes
g = poids statistiques des états atomiques
E = énergie
T = température absolue
K= constante de Boltzmann
i = état fondamental
0 = état excité
II. ABSORPTION ATOMIQUE

 Loi de Beer-Lambert

Absorbance proportionnelle au nombre d’atomes

A = kC
- A = absorbance
- k = coefficient spécifique à chaque métal
- C = concentration de l’élément
III. INSTRUMENTATION
III. INSTRUMENTATION

 Sources de rayonnement (lampes)

• Rôle: produire un rayonnement à une longueur d’onde

caractéristique de l’élément à doser (raie d’émission)

• Caractéristiques du rayonnement émis

- Intensité la plus élevée possible

- Très faible largeur spectrale


III. INSTRUMENTATION

 Sources de rayonnement
Lampe à cathode creuse (LCC)
- Tube en verre avec fenêtre de quartz ou en pyrex), rempli de
gaz inerte (Ar, Ne)

- Anode (en W, Ni, Ta ou Zr)


- Cathode creuse constitué de la forme métallique du composé à
analyser (lampe mono-élément) ou d’un alliage métallique
(lampe multi-élément)
III. INSTRUMENTATION
 Sources de radiations
Lampe à cathode creuse (LCC)

Principe de fonctionnement
III. INSTRUMENTATION

 Sources de radiations

Lampe à décharge sans électrodes (EDL)

- Tube en quartz + gaz inerte (Ar, Ne) + sel métallique

- Energie apportée par champ électromagnétique (fréquence

radio ou micro-onde)

- Largeur des raies plus faible

- Intensité de rayonnement plus élevée

- Limite de détection plus basse

- Utilisée pour l’analyse des métalloïdes (As ou Se)


III. INSTRUMENTATION

 Nébuliseur

• Transforme l’échantillon en aérosol qui sera envoyé dans la flamme

• Caractéristiques

- En acier inoxydable nébuliseur

- Produire un nébulisât homogène (bonne reproductibilité)

- Absence de mémoire du nébuliseur

- Rendements de nébulisation généralement faibles


III. INSTRUMENTATION

 Atomiseurs à flamme
III. INSTRUMENTATION

 Types de flammes

-Température des flammes dépend du mélange combustible/carburant


- Mélange air/acétylène plus utilisé

Combustible/comburant Température /°C

Gaz – Air 1700 – 1900


Gaz – O2 2700 – 2800
H2 – Air 2000 – 2100
H2 – O 2 2550 – 2700
C2H2 – Air 2100 – 2400
C2H2 – O2 3050 – 3150
C2H2 – N2O 2600 - 2800
III. INSTRUMENTATION

 Atomiseurs électrothermiques

- Constitué d’un four en graphite chauffé par effet joule

- Programme thermique adapté à chaque élément et à chaque milieu

- Désolvatation (90-200°C)

- Pyrolyse (300-700°C)

- Minéralisation (500-1300°C)

- Atomisation (1000-2900°C) en quelques secondes par passage du

courant qui élève la T° (2000 à 3000°C)


III. INSTRUMENTATION

 Atomiseurs électrothermiques

• Sensibilité très élevée

• Faibles volumes d’échantillon (5- 20 µl)

• Méthode assez longue (plusieurs minutes)

• Interférences plus importantes qu’avec la flamme (molécules

non dissociées, fumées, particules…)


III. INSTRUMENTATION

 Monochromateur: prisme ou réseau

• Raies présentes dans la lumière de la source :

- Raies de l’élément à doser

- Raies du gaz de remplissage

- Raies d’éventuelles impuretés

- Raies de l’atomiseur (flamme)

• Le monochromateur élimine toute la lumière ayant une λ différente de

celle de travail
III. INSTRUMENTATION

 Détecteur: tube photomultiplicateur

• Mesure les intensités lumineuses nécessaires au calcul des absorbances

• Différents signaux à traiter

- Intensité incidente

- Intensité émise par l’atomiseur

- Intensité émergente

• Mesures permettant la correction des absorptions non spécifiques

Absorbance spécifique = Absorbance totale - Absorbance non spécifique


IV. CONDUITE DE L’ANALYSE

 Echantillonnage
 Représentativité
 Homogénéité
 Précautions d’usage afin d’éviter toute contamination des
échantillons à analyser
- Utiliser une verrerie propre (en plastique)
- Utiliser des réactifs de qualité analytique
- Eviter tout contact des échantillons avec des récipients
métalliques
- Conserver les échantillons à analyser au réfrigérateur ou au
congélateur
IV. CONDUITE DE L’ANALYSE
 Minéralisation : permet de libérer le métal de ses combinaisons
organométalliques
 Voie sèche
- Calcination de l’échantillon dans un four porté vers 450°C;
- Poursuite calcination jusqu'à obtenir des cendres gris blanc
- Reprise du résidu par de l'acide chlorhydrique 1N
 Voie humide (plus employée)
- Mise en solution de l’échantillon dans un milieu acide (acide nitrique,
acide fluorhydrique, acide chlorhydrique et eau oxygénée)
- Chauffage avec une plaque chauffante ou avec un minéralisateur par
micro-ondes (plus rapide)
- Efficacité minéralisation = fonction (pression et température)
V- EXPLOITATION ANALYTIQUE

Basée sur les mêmes principes que pour l’absorption moléculaire

Etalonnage externe

Etalonnage interne

Méthode des ajouts dosés → matrice complexe ou


inconnue
VI. INTERFERENCES

 Superposition de raies

- Rares (raies d’émission des lampes à cathodes creuses sont très

étroites)

- Observées si raies de deux éléments sont distants de moins de 0,01

nm : cas du vanadium (308,211nm) et de l’aluminium (308,215 nm)

- Correction par choix d’une autre raie (309,27 nm pour Al)

 Dispersion du rayonnement par les oxydes stables de Zr, de Ti, de W


VI. INTERFERENCES

 Absorption du rayonnement

- Par les molécules non dissoutes, fumées, particules (absorption non

spécifique);

- Faire un prétraitement de l’échantillon (séparation sur colonne,

chélation, précipitation) ou une optimisation de la minéralisation

- Ajout de modificateurs de matrice (NH4NO3 pour éliminer NaCl)

ou d’analyte (Palladium pour analyser le Pb ou le Cd)


VI. INTERFERENCES

 Formation de composés peu volatils avec l’analyte diminuant son

atomisation (diminution de l’absorbance )

- Cas des ions SO42- ou PO42- réagissant avec le Ca lors de son dosage

- Correction en travaillant à haute Température;

- Correction par utilisation de réactifs complexant (ions Sr2+ ou La2+

pour minimiser l’interférence de PO42- dans le dosage du Ca)

- Correction par ajout d’agents protecteurs formant avec l’analyte des

espèces stables et volatiles (EDTA , hydroxy-8-quinoléine…)


VI. INTERFERENCES

 Ionisation

- Conduit à des erreurs par défaut car le spectre d’un métal M # du

spectre de l’ion M+ ;

- Très faible si le comburant est l’air mais appréciable si O2 ou N2O

- Obéit à la loi d’action de masse (c’est un équilibre)

M M+ + e-

- Correction par addition d’un tampon d’ionisation qui augmente la

concentration en e- de la flamme (sels de K ou de Cs)


VI. INTERFERENCES

 Viscosité

- Absorbance plus élevée si viscosité faible

- Etalonnage par la méthode des ajouts dosés


V. INTERFERENCES

 Résumé des interférences chimiques


VII. APPLICATIONS

 Industrie pharmaceutique: matières premières

 Biologie : Ca, Mg, Cu, Zn, Pb, Cd,

 Domaine agroalimentaire : métaux lourds dans les aliments

 Environnement : pollution marine, air et sol

 Toxicologie : métaux lourds dans les liquides biologiques


SPECTROPHOTOMETRIE D’EMISSION
ATOMIQUE
OBJECTIFS

 Enoncer le principe de la spectrophotométrie d’émission atomique;

 Décrire, à l’aide d’un schéma, un spectrophotomètre d’émission

atomique;

 Citer deux types d’interférences et leur moyen de correction;

 Décrire une méthode d’étalonnage utilisée en spectrophotométrie

d’émission atomique;

 Enumérer trois applications de la spectrophotométrie d’émission

atomique.
PLAN

INTRODUCTION
I. PRINCIPE
II. INSTRUMENTATION
III. APPLICATIONS
I. PRINCIPE

Méthode basée sur la mesure de l’intensité du rayonnement émis par des


atomes initialement portés à un état excité lors du retour à l’état fondamental.
Cette intensité est proportionnelle au nombre d'atomes d'élément émetteur.

I = KC

I = intensité du rayonnement émis (raie de résonnance)


K = constante
C = concentration de l’élément
II. INSTRUMENTATION

Schéma d’un photomètre de flamme


II. INSTRUMENTATION

 Atomiseurs à flamme (SEA de flamme ou photométrie de flamme)

- Dosage du Na, du K, du Li et du Ca (mélange air/propane)

- Mise en œuvre rapide et facile

- Faible ionisation des atomes

- Utilisation de filtres pour sélectionner la longueur d’onde au lieu

d’un monochromateur
II. INSTRUMENTATION

 Atomiseurs à plasma (ICP-OES)

• Plasma = mélange gazeux conducteur totalement ionisé contenant

des cations (Ar) et des électrons et électriquement neutre

• Plasma créé par un champ électromagnétique à haute fréquence

produit par une bobine d’induction alimenté par un générateur

haute fréquence

• Température du plasma variable entre 3000 et 10000 K


II. INSTRUMENTATION

Torche à plasma à couplage inductif


II. INSTRUMENTATION

 Atomiseurs à plasma

• Températures 2 à 3 fois plus élevées qu’avec les flammes

les plus chaudes

• Profil de T° relativement uniforme

• Atomisation et excitation de la plupart des éléments

• Faibles interférences chimiques

• Ionisation faible ou inexistante


III- APPLICATIONS
Limites de détection des méthodes pour quelques éléments (ng/ml ou ppb)

Elément Absorption de Absorption Emission de Emission ICP


flamme électrothermique flamme
A1 30 0,005 5 2
As 100 0,02 0,0005 40
Ca 1 0,02 0,1 0,02
Cd 1 0,0001 800 2
Cr 3 0,01 4 0,3
Cu 2 0,002 10 0,1
Fe 5 0,005 30 0,3
Hg 500 0,1 0,0004 1
Mg 0,1 0,00002 5 0,05
Mn 2 0,0002 5 0,06
Na 2 0,0002 0,1 0,2
Ni 5 0,02 20 0,4
Pb 10 0,002 100 2
Sn 20 0,1 300 30
Zn 2 0,00005 0,0005 2
INSTRUMENTS

AA140 (Varian)

AA-6300 (Shimadzu)

Analyst 800 (Perkin Elmer)

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