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Modélisation de la Machine Asynchrone

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

I.1 Introduction

Dans ce chapitre, nous présentons le modelé mathématique de la machine asynchrone triphasé


et de sa transformation en un système biphasé. Une représentation sous forme d’état est élaborée
à partir des lois physiques ; ensuite nous passerons à la modélisation de l’alimentation de la
machine constituée d’un onduleur de tension à deux niveaux.

Dans les pays industrialisés, plus de 60% de l’énergie électrique consommée est transformée en
énergie mécanique par des entraînements utilisant les moteurs électriques .Le modèle
mathématique d’une Machine Asynchrone (MAS) nous facilite largement son étude et permet sa
commande dans les différents régimes de fonctionnement transitoire ou permanent [5].

I.2 Définition de la machine asynchrone :

Une machine asynchrone est une machine à courant alternatif dont la vitesse du rotor et la
vitesse du champ magnétique tournant ne sont pas égales. Le rotor est toujours en retard par
rapport à la vitesse du champ statorique .La machine asynchrone est dite machine à induction car
l’énergie transférée du stator au rotor ou inversement se fait par induction électromagnétique.

Parmi les machines asynchrones, on peut distinguer deux types :

 Les machines à rotor bobiné.


 Les machines à cage.

Le moteur d’induction est tellement plus utilisé que les autres que lorsqu’on parle de
moteur asynchrone on sous-entend d’induction. La machine d’induction est caractérisée par une
armature non alimentée (rotor), parcourue par des courants induits par l’autre armature qui est
alimentée à partir d'un réseau de fréquence (stator) fs [6] .

I.3 Constitution d’un moteur asynchrone triphasé:

Un moteur asynchrone triphasé comporte deux parties principales : un stator ou inducteur et


un rotor ou induit séparés par un entrefer de faible épaisseur [7] .

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

Figure I.1 : Constitution de la machine asynchrone à cage d'écureuil[8]

I.3.1 Stator (inducteur):

C’est la partie fixe du moteur. Une carcasse en fonte ou en alliage léger referme une
couronne de tôles minces (de l’ordre de 0.5 mm d’épaisseur) en acier au silicium. Les tôles sont
isolées entre elles par oxydation ou par un vernis isolant. Le feuilletage du circuit magnétique
réduit les pertes par cycle d’Hystérésis et par courants de Foucault. Les tôles sont munies
d’encoches dans lesquelles prennent place les enroulements statoriques destinés à produire le
champ tournant. Chaque enroulement est constitué de plusieurs bobines. Le mode de couplage de
ces bobines entre elles définit le nombre de paires de pôles du moteur, donc la vitesse du champ
tournant.

Figure (I-2) : Stator d’un moteur asynchrone

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

I.3.2 Le rotor :

Tout comme le stator, le circuit magnétique rotorique est constitué de tôles d’acier qui sont,
en général de même origine que celles utilisées pour la construction du stator, le rotor de la
machine asynchrone peuvent être deux types

 Le rotor bobiné.
 Le rotor à cage d’écureuil:

Les enroulements sont constitués de barres de cuivre pour les grosses machines ou
d’aluminium pour les petits ces barres sont court-circuit à chaque extrémité par deux anneaux
comme indique sur la figure (I.3)

Figure (I.3) : Rotor à cage d’écureuil[9]

I.4 Le principe de fonctionnement du moteur asynchrone:

est basé sur l'induction des courants dans le bobinage du rotor par un champ tournant dans
l'entrefer dû à la circulation des courants polyphasés dans le stator. Ce champ tournant va créer
un couple moteur qui s'exerce sur les conducteurs des courants induits, Il provoque ainsi le
démarrage et la rotation du rotor dans le même sens que Le champ tournant [10].

En fonctionnement normal, le rotor de la machine asynchrone tourne à la vitesse de Ωr


exprimée en radians par seconde, et la force magnétomotrice produite par les courants statorique
tourne à la vitesse de synchronisme à Ωs exprimée en radians par seconde, mais la vitesse Ωr est
généralement inférieure à Ωs et on a :

Ωs = ws /p (I. 1)

Le rotor est constitué de manière à obtenir trois enroulements ayant un nombre de pôles
identique à celui du stator. Les enroulements rotoriques sont en court-circuit, la vitesse de
rotation du rotor est inférieure à Ωs et on note :
g = (Ωs − Ω)/Ωs (I. 2)

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

 Ω : Vitesse angulaire du champ magnétique

 Ω𝑠: Vitesse angulaire du stator

 Ω𝑟: Vitesse angulaire du rotor

 𝑃 : Nombre de paires de pôles.

 g: Glissement de la vitesse de rotation par apport à celle du champ tournant statorique.

I.5 AVANTAGES ET INCONVENIENTS DU MOTEUR ASYNCHRONE:

Les avantages et les inconvénients du moteur asynchrone sont assez nombreux mais les
principaux sont résumés dans le tableau suivant :

Avantages Inconvénients

-La robustesse. -Non découplage naturel.

-La simplicité de construction. -Non linéarités.

-Leurs bas coûts.

-Un rendement excellent.

TAB. I -1 : les avantages et les inconvénients de moteur asynchrone [11].

I.6 Modélisation d’une Machine Asynchrone:

I.6.1 Hypothèses Simplificatrices:[12]

Les hypothèses généralement admises dans le modèle de la machine asynchrone sont:

- l’absence de saturation et de pertes dans le circuit magnétique (l’hystérésis et les courants


de Foucault sont négligeables).
- La parfaite symétrie de la machine.
- La répartition spatiale sinusoïdale des différents champs magnétique le long de l’entrefer
(l’entrefer est constant).
- l’équivalence du rotor en court-circuit à un enroulement triphasé monté en étoile.
- L’alimentation est réalisée par un système de tensions triphasées symétriques.
- Les résistances des enroulements ne varient pas avec la température et on néglige l’effet
de peau.

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

Ainsi, parmi les conséquences importantes de ces hypothèses on peut citer :


- L’additivité du flux.
- La constance des inductances propres.
- La loi de variation sinusoïdale des inductances mutuelles entre les enroulements
statoriques et rotoriques [13].

I.6.2 Modélisation de la MAS dans le plan triphasé abc :

On a représenté au stator trois bobinages, dont les axes sont décalés de 120°, et trois autres au
rotor, parcourus chaque fois par un système de courants triphasé. Par convention, les bobinages
sont alimentés par un système de tentions triphasé sinusoïdal direct[14] .
On peut considérer la machine asynchrone triphasée comme représentée par les bobinages de
la figure (I.4)

Figure( I.4): Représentation schématique d’une machine asynchrone triphasée.

1- Partie fixe : Stator. 2- Partie mobile : Rotor. 3- Entrefer constant.

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I.6.3 Les équations de la machine asynchrone dans le référentiel (A, B, C):

La figure(I.4) donne la structure de principe de la machine asynchrone triphasée. Elle


comporte les trois enroulements statoriques et les trois enroulements rotoriques. L’angle α repère
le décalage de l’axe de la phase rotorique (O a R) par rapport à l’axe fixe de la phase statorique
(OAS).

a. Les équations électriques:

En vertu de la loi de Faraday, nous pouvons écrire :

- pour les enroulements statoriques :

dφsa dφsb dφsc


vsa = R s . isa + vsb = R s . isb + vsc = R s . isc + (I. 3)
dt dt dt

- et pour les enroulements rotoriques :

dφra dφrb dφrc


vra = R r . ira + = 0; vrb = R r . irb + = 0; vrc = R r . irc + =0 (I. 4)
dt dt dt

Ou sous forme matricielle :

Pour le stator :

vsa Rs 0 0 isa φsa


d
v
[ sa ] = [ 0 Rs φ
0 ] . [isb ] + [ sb ] (I.5)
dt
vsa 0 0 R s isc φsc

Pour le rotor :

vra Rr 0 0 ira φra


d
[vra ] = [ 0 Rr 0 ] . [irb ] + [φrb ] (I.6)
dt
vra 0 0 R r irc φrc

D’où les formes matricielles condensées :

d
[vs ] = [R R ]. [Is ] + [φs ]
dt
{ d
(I.7)
[vr ] = [R r ]. [Ir ] + [φr ]
dt

Où :

• 𝑉𝑠𝑎, 𝑉𝑠𝑏, 𝑉𝑠𝑐 ∶ Tensions appliquées aux trois phases statoriques.


• 𝑖𝑠𝑎, 𝑖𝑠𝑏, 𝑖𝑠𝑐 ∶ Courants statoriques .
• φsa , φsb , φsc ∶ Flux au stator

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

• 𝑖𝑟𝑎, 𝑖𝑟𝑏, 𝑖𝑟𝑐 ∶ Courants rotoriques .


• φra , φrb , φrc : Flux au rotor .
• 𝑅𝑠 ∶ Résistance d’une phase statorique.
• 𝑅𝑟 : Résistance d’une phase rotorique.

b. Equations Magnétiques :

Les hypothèses simplificatrices citées antérieurement conduisent à des relations linéaires


entre les flux et les courants de la machine asynchrone, ces relations s’écrivent comme suit [15] :

φs [L ] [Msr ] is
[φ ] = [ s ].[ ] (I.8)
r [Mrs ] [Lr ] ir

s’écrivent matricielle comme suit Pour le stator et Pour le rotor :

[φs ] = [Ls ]. [Is ] + [Msr ]. [Ir ]


{ (I.9)
[φr ] = [Lr ]. [Ir ] + [Mrs ]. [Is ]

Tel que :

[φs ] = [φsa φsb φsc ]T

[φr ] = [φra φrb φrc ]T

[is ] = [isa isb isc ]T

[ir ] = [ira irb irc ]T

[Mrs ] = [Msr ]T

On désigne par :

[Ls ] : Matrice d’inductance statorique

[Lr ] : Matrice d’inductance rotorique.

[Mrs ] : Matrice d’inductance mutuelle.

Avec les matrices des inductances statoriques [𝐿𝑠] et rotoriques [𝐿𝑟] :

ls Ms Ms
[Ls ] = [Ms ls Ms ] (I.10)
Ms Ms ls

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lr Mr Mr
[Lr ] = [Mr lr Mr ] (I.11)
Mr Mr lr

Lr(s) : Inductance propre des phases rotoriques (statoriques).


Mr(s) : Inductance mutuelle entre deux phases rotoriques (statoriques).
Mrs : Inductance mutuelle ente une phase du rotor et une phase du stator.
cos(θ) cos(θ + 2π/3) cos(θ − 2π/3)
[Msr ] = [Mrs ]T = Mrs. [ cos(θ − 2π/3) cos(θ) cos(θ + 2π/3)] (I.12)
cos(θ + 2π/3) cos(θ − 2π/3) cos(θ)

θ: écart angulaire entre les axes des phases du stator « A » et du rotor « a » .

c. Equations mécaniques:

Pour avoir un modèle complet de la machine, il est nécessaire d’introduire les paramètres
mécaniques (couple, vitesse,…). L’expression décrivant la dynamique de la partie mobile de la
machine est exprimée par l’équation du mouvement suivante[15]:

dΩ
J dt = Cem − Cr − fΩ (I.13)

Tel que:

 Ω : Vitesse de la machine.
 f : Coefficient de frottement.
 J : Moment d’inertie des masses tournantes.
 Cem : Couple électromagnétique.
 Cr : Couple résistant imposé à l’arbre de la machine.

I.7 Modèle de Park

I.7.1 présentation du modèle

La représentation de Park représente la projection des trois phases (a,b,c) de la machine sur un
repère biphasé orthogonal (d,q,0) (Figure(I.5)) où d est l’axe directe, q l’axe en quadrature et 0
l’axe homopolaire (axe supplémentaire) perpendiculaire au plan (d,q).

En plus des simplifications considérées dans la modélisation triphasée, dans le modèle de Park
la machine est supposée électriquement et magnétiquement équilibrée[16]

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

Figure(I.5) : principe de la transformation de Park applique à la MAS [17]

A partir de la conservation des forces magnétomotrices et des puissances dans les différents
référentiels, le passage d’une représentation triphasée dans le repère (a,b,c) à une représentation
biphasé dans le repère orthogonal (d,q,0) ; est réalisé en utilisant la matrice de transformation
[P] de Park.

I.7.2 Matrice de Park Direct :

Pour le passage du système triphasé vers le système biphasé, on a les équivalents suivants :

[Vdq0 ] = [P(θ)][Vabc ]
{ [idq0 ] = [P(θ)][iabc ] (I.14)
[φdq0 ] = [P(θ)][φabc ]

La matrice de transformation de Park est définit comme suit :

cos(θ) cos(θ − 2π/3) cos(θ − 4π/3)


[P(θ)] = √ [−sin(θ) −sin(θ − 2π/3) −sin(θ − 4π/3)]
2
(I.15)
3 1 1 1
√2 √2 √2

I.7.3 Matrice de Park Indirect (Inverse) :


Dans le cas d’un passage inverse, on à :

[Vdq0 ] = [P(θ)]T [Vabc ]


{ [idq0 ] = [P(θ)]T [iabc ] (I.16)
[φdq0 ] = [P(θ)]T [φabc ]

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

La matrice de transformation de Park inverse est définit comme suit :

1
cos(θ) −sin(θ)
√2
2 1
[P(θ)]T = √ cos(θ − 2π/3) −sin(θ − 2π/3) (I.17)
3 √2
1
[cos(θ − 4π/3) −sin(θ − 4π/3)
√2]

En désignant par :
θs : L’angle électrique entre l’axe d et le stator.
θr :L’angle électrique entre l’axe q et le rotor.

a. L'application aux équations électriques:

Pour le stator en applique les transformations de Park à l’équation (I. 15) on obtient :


vsd = R s isd + dtsd − ωs φsq
{ dφsq (I.18)
vsq = R s isq + dt − ωs φsd

Pour le rotor en applique les transformations de Park à l’équation (I. 15) on obtient :


vrd = R r ird + dtrd − (ωs − ω)φrq = 0
{ dφrq (I.19)
vrq = R r irq + dt + (ωs − ω)φrd = 0

On a :

dθs
= ωs : Vitesse angulaire des axes (d ,q) dans le repère statorique.
dt

dθr
= ωr : Vitesse angulaire des axes( d ,q )dans le repère rotorique.
dt


Et = ωs − ωr = ω = PΩ
dt

b. L'application aux équations des flux :

Pour la réduction de la matrice des inductances les transformations proposées établissent les
relations entre les flux d’axe d , q , o et les flux d’axes a , b , c :
[φs ]d,q,0 = [P(θs )][φs ]a,b,c et [φs ]d,q,0 = [P(θs )][φs ]a,b,c
En développant les expressions des flux, elles deviennent :
Stator :
𝛗𝐬𝐝 = Ls i𝐬𝐝 + Mird
{𝛗 = L i + Mi (I.20)
𝐬𝐚 s 𝐬𝐪 rq

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

Rotor :
𝛗𝐫𝐝 = Ls i𝐬𝐝 + Mird
{𝛗 = L i + Mi (I.21)
𝐫𝐪 s 𝐬𝐪 rq

Avec :

Ls = l𝐬 − Ms : L’inductance cyclique statorique.

Lr = l𝐫 − Mr : L'inductance cyclique rotorique.

3
M = Msr : L’inductance mutule cyclique entre le stator et le rotor.
2

c. Equation mécanique:

L’étude des caractéristiques de la machine asynchrone fait introduire de la variation non


seulement des paramètres électrique (courant, tension, flux) mais aussi des paramètres
mécanique (couple, vitesse) l’équation du mouvement définie comme suit:

dΩ
J dt = Cem − Cr − fΩ (I.22)

En substituent l’expression du couple électromagnétique nous déduisons l’équation mécanique


suivant:

dΩ M
J dt = [1.5 ∗ P L (φrd isa − φra isd ) − Cr − fΩ] (I.23)
r

I.8 Choix du référentiel :

L’étude analytique du moteur asynchrone à l’aide de la transformation de Park, nécessite


l’utilisation d’un référentiel qui permet de simplifier au maximum les éprissions analytiques.
Il existe différentes possibilités pour le choix du repère d’axes (d ,q) qui se fait en fonction du
régime de fonctionnement (régime transitoire ou permanant) d’une part et d’autre part a la
technique de commande[13].

I.8.1 Référentiel lié au stator :


Ce référentiel, appelé souvent stationnaire, est mieux adapté pour travailler avec les
grandeurs instantanées et caractérisé par la relation suivante[18] :

dθs dθr dθ
=0 et = = −ω
dx dx dx

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I.8.2 Référentiel lié au rotor :


Ce référentiel est intéressant pour les problèmes des régimes transitoires où la vitesse de
rotation est considérée comme constante et caractérisé par la relation suivante [19]:

dθr dθs
=0 et =ω
dt dx

I.8.3 Référentiel lie au champ tournant:

Dans ce référentiel on a :

dθs dθr
= ωs et = 𝜔𝑠 − 𝑃Ω
dt dx

Ce référentiel n’introduit pas des simplifications dans la transformation des équations


électriques.
Dans notre étude le modèle a été exprimé dans le repère (d ,q) lié au champ tournant[20].

I.9 Représentation d’état du modèle de la machine asynchrone:

Cette représentation dépend a priori de plusieurs choix :

1. référentiel de représentation.
2. variables d’états.
3. grandeurs de commande avec le type d’alimentation.

Le choix du référentiel de représentation du modèle est conditionne par les objectifs que l’on
veut atteindre Plusieurs variables d’états de la machine peuvent être choisies. Par conséquent
plusieurs variantes pour le choix du vecteur d’état sont possibles.
Le modèle utilisé où tous les grandeurs électriques sont toutes exprimées dans le repère (d - q), et
qui est donné par :

[𝑋̇] = [𝐴][𝑋] + [𝐵][𝑈] (I.24)

Avec:

𝑇
[𝑈] = [𝑣𝑠𝑑 𝑣𝑠𝑞 0 0] ∶ 𝑉𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑎𝑛𝑑𝑒.
{ 𝑇
[𝑋] = [𝑖𝑠𝑑 𝑖𝑠𝑞 𝜑𝑟𝑑 𝜑𝑟𝑞 ] = [𝑥1 𝑥2 𝑥3 𝑥4 ]𝑇 ∶ 𝑉𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑’é𝑡𝑎𝑡.

Ou :
[A]: Matrice d’évaluation.
[𝐵]: Matrice de commande.

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

A partir de l’équation (I.21) on obtient l’équation suivante :

𝜑 𝑀
𝑖𝑟𝑑 = 𝐿𝑟𝑑 − 𝐿 𝑖𝑠𝑑
𝑟 𝑟
{ 𝜑𝑟𝑞 𝑀 (I.25)
𝑖𝑟𝑞 = 𝐿 − 𝐿 𝑖𝑠𝑞
𝑟 𝑟

En remplaçants les expressions des courant 𝑖𝑟𝑑 et 𝑖𝑟𝑞 de l’équation (I.21) par leurs valeur dans
les équations (I.20), on obtient :
𝑀
𝜑𝑠𝑑 = 𝜎𝐿𝑠 𝑖𝑠𝑑 + 𝐿 𝜑𝑟𝑑
𝑟
{ 𝑀 (I.26)
𝜑𝑠𝑞 = 𝜎𝐿𝑠 𝑖𝑠𝑞 + 𝜑𝑟𝑞
𝐿𝑟

En rapportant ces dernières relations dans (I-18) et (I-19), on aboutira aux systèmes d'équations
d'états suivant:
𝑑𝑖𝑠𝑑 1 1 𝑀2 𝑀 𝑀
= 𝜎𝐿 𝑉𝑠𝑑 − (𝜎𝑇 + 𝜎𝐿 ) 𝑖𝑠𝑑 + 𝜔𝑠 𝑖𝑠𝑞 + 𝜎𝐿 𝜑𝑟𝑑 + 𝜔 𝜎𝐿 𝜑𝑟𝑞
𝑑𝑡 𝑠 𝑠 𝑠 𝐿𝑟 𝑇𝑟 𝑠 𝐿𝑟 𝑇𝑟 𝑠 𝐿𝑟
𝑑𝑖𝑠𝑞 1 1 𝑀2 𝑀 𝑀
= 𝜎𝐿 𝑉𝑠𝑞 − 𝜔𝑠 𝑖𝑠𝑑 − (𝜎𝑇 + 𝜎𝐿 ) 𝑖𝑠𝑞 − 𝜔 𝜎𝐿 𝜑𝑟𝑑 + 𝜎𝐿 𝜑𝑟𝑞
𝑑𝑡 𝑠 𝑠 𝑠 𝐿𝑟 𝑇𝑟 𝑠 𝐿𝑟 𝑠 𝐿𝑟 𝑇𝑟
𝑑𝜑𝑟𝑑 𝑀 1
(I.27)
=𝑇 𝑖𝑠𝑑 + (𝜔𝑠 − 𝜔)𝜑𝑟𝑞 − 𝜑𝑟𝑑
𝑑𝑡 𝑟 𝑇𝑟
𝑑𝜑𝑟𝑞 𝑀 1
= 𝑖 − (𝜔𝑠 − 𝜔)𝜑𝑟d − 𝜑𝑟𝑞
{ 𝑑𝑡 𝑇𝑟 𝑠𝑞 𝑇𝑟

Avec :

[𝐴] = [𝐴1 ][𝑋] + [𝐴2 ][𝑋][𝜔𝑠 ] + [𝐴3 ][𝑋][𝜔] (I.28)

On aura :

1/𝜎𝐿𝑠 0 0 0
1/𝜎𝐿𝑠 0 0
[𝐵] = [ 0 ]
0 0 0 0
0 0 0 0

𝑎1 0 𝑎2 0 0 1 0 0 0 0 0 𝑎3
0 𝑎1 0 𝑎2 −1 0 0 0 [𝐴 ] 0 0 −𝑎3 0
[𝐴1 ] = 𝑀 0 − 1 0 ; [𝐴2 ] = [ 0 ]; 3 = [ ]
𝑇 𝑇 𝑟 𝑀 𝑟 1
0 0 1 0 0 0 −1
[0 0 −𝑇 ] 0 0−1 0 0 0 1 0
𝑇𝑟 𝑟

I.10 Alimentation de la MAS:

I.10.1 Onduleur de tension:

L'onduleur de tension triphasé (figure (1.6)) permet l'échange d'énergie entre une source de
tension continu et une charge inductive triphasée. Il est constitué de trois bras utilisant des

Université d'El-Oued 2022 page 15


Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

interrupteurs à trois segments, bidirectionnels en courant et commandés à l'amorçage et au


blocage, Les interrupteurs peuvent être réalisés, suivant la puissance à contrôler, avec des
transistors, des IGBT ou des GTO associés à une diode en antiparallèle pour obtenir la
réversibilité en courant [21].

figure (1.6) : Schéma d’un onduleur de tension triphasé

I.10.2 Modélisation de l'onduleur de tension:

Les’ hypothèses simplificatrices :


 La commutation des interrupteurs est instantanée,
 La chute de tension aux bornes des interrupteurs est négligeable, supposés idéalisés,
 La charge est équilibrée couplée en étoile avec neutre isolé.

L’état des interrupteurs, supposés parfaits peuvent être définit par trois grandeurs booléennes
de commande Si (𝑖 = 𝑎, 𝑏, 𝑐):
• Si = 1 le cas ou l’interrupteur de haut est fermé et celui d’en bas ouvert.
• Si = 0 le cas ou l’interrupteur de haut est ouvert et celui d’en bas fermé.
Dans ces conditions on peut écrire les tensions 𝑉𝑖𝑜 en fonction des signaux de commande Si
et en tenant compte du point fictif "o".

On a, donc:

Les tensions composées sont données par :

𝑈𝑎𝑏 = 𝑉𝑎𝑛 − 𝑉𝑏𝑛


{ 𝑈𝑏𝑐 = 𝑉𝑏𝑛 − 𝑉𝑐𝑛 (I.29)
𝑈𝑐𝑎 = 𝑉𝑐𝑛 − 𝑉𝑎𝑛

Université d'El-Oued 2022 page 16


Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

𝑉𝑎𝑜 , 𝑉𝑏𝑜 𝑒𝑡 𝑉𝑐𝑜 sont les tensions de sortie de l'onduleur par rapport a la référence ''o'' les tensions
des phases sont données par :

𝑉𝑎𝑛 = 𝑉𝑎𝑜 − 𝑉𝑛𝑜


{𝑉𝑏𝑛 = 𝑉𝑏𝑜 − 𝑉𝑛𝑜 (I.30)
𝑉𝑐𝑛 = 𝑉𝑐𝑜 − 𝑉𝑛𝑜

𝑉𝑛𝑜 : est la tension de neutre de la charge par rapport au point ''o''.

On a :( 𝑉𝑎𝑛 + 𝑉𝑏𝑛 + 𝑉𝑐𝑛 = 0)

Donc on tire :

1
𝑉𝑛𝑜 = 3 (𝑉𝑎𝑜 + 𝑉𝑏𝑜 + 𝑉𝑐𝑜 ) (I.31)

En remplace (I.31) dans (I.30) on obtient :

2 1 1
𝑉𝑎𝑛 = 3 𝑉𝑎𝑜 − 3 𝑉𝑏𝑜 − 3 𝑉𝑐𝑜
1 2 1
𝑉𝑏𝑛 = − 3 𝑉𝑎𝑜 + 3 𝑉𝑏𝑜 − 3 𝑉𝑐𝑜 (I.32)
1 1 2
𝑉𝑐𝑛 = 𝑉𝑎𝑜 − 𝑉𝑏𝑜 + 𝑉𝑐𝑜
{ 3 3 3

les équations instantanées des tensions simples en fonction des grandeurs de commande :

𝑉𝑎𝑛 2 −1 −1 𝑆𝑎
𝐸
[𝑉𝑏𝑛 ] = 3 [−1 2 −1] [𝑆𝑏 ] (I.33)
𝑉𝑐𝑛 −1 −1 2 𝑆𝑐

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Chapitre I : Modélisation de la Machine Asynchrone

I.11 Conclusion:

Dans ce chapitre, nous avons étudié la modélisation de la machine asynchrone triphasée. Cette
modélisation nous a permis d'établir un modèle mathématique de cette machine dont la
complexité a été réduite moyennant un certain nombre d'hypothèses simplificatrices. Ainsi, nous
avons utilisé la transformation de Park et le système d'équation d'état de la machine. Puis, on a
abordé la modélisation da la partie d’alimentation.

Dans cette partie, la machine fonctionne dans son régime nominal, pour pouvoir contrôler la
machine dans son fonctionnement dynamique, le chapitre suivant est concerné à la commande de
la MAS.

Université d'El-Oued 2022 page 18

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