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Raphaël Delchevalerie

Ambroise Gaziaux
3B

La romanisation et les grands


monuments romains

Monsieur Vandenberghe
Athénée Royal d’Ath
Année 2021-2022
1

Table des matières


Introduction p. 3

I. La romanisation p. 4

Qu’est-ce que la romanisation ?

Intérêt de la romanisation pour Rome.

Avantages de la romanisation.

Désavantages de la romanisation.

II. L’économie p. 5
III. L’organisation de l’Empire p. 6

IV. Le commerce p. 7

V. La société romaine p. 8

VI. Les bâtiments p. 9-18

L’amphithéâtre

Le Circus Maximus

Le Forum

Les thermes

Les arcs de triomphe

Les théâtres

Les lieux d’habitation (insula, domus, villa)

VII. Le mode de vie p. 19

Les classes sociales

La place et le rôle de la femme

L’habillement

VIII. Glossaire p. 20
2

IX. Bibliographie et sitographie p. 21


3

Introduction
Ce dossier présente de façon générale le processus de romanisation, ses avantges
et ses inconvénients. La romanisation est un processus complexe qui a permis de
grandes avancées comme le développement économique, culturel et architectural,
et un enrichissement dans toutes les régions conquises.

Ce travail propose une description des grands ouvrages d’art romains tels que les
arcs de triomphe, les aqueducs, les théâtres, les cirques, les thermes… Tous
témoignent de la richesse et de l’avancée de la civilisation romaine. Nous nous
sommes rendu compte que cette avancée n’allait pas sans la soumission d’une partie
des populations conquises, dont une partie a malheureusement été réduite en
esclavage. Ainsi, nous décrivons les différentes classes sociales d’une société
hiérarchisée et le rôle limité des femmes dans cette société.

Les Romains se sont aussi montrés intelligents puisqu’ils ont permis aux populations
conquises de s’intégrer à l’administration et à la vie publique de l’Empire.
4

I. La romanisation
La romanisation consiste à imiter Rome partout dans le monde. Cela est dû au fait
que ce sont les anciens légionnaires qui construisent les nouvelles villes et qu’ils ne
connaissent aucun autre style architectural. Ils cherchent aussi à reconstruire le
millieu où ils ont vécu.

Les romains imposent leurs lois et leur justice dans les provinces romanisées et
les dominent politiquement et religieusement sans pour autant détruire les
sociétés soumises. Rome absorbe les cultures et les traditions locales.

L’intérêt de la romanisation pour Rome :


Pour le bon fonctionement et le contôle de l’empire, Rome à besoin de s’appuyer
sur des pouvoirs locaux pour diriger.

Le pouvoir romain se préoccupe de maintenir l’ordre et la stabilité de l’empire, la


levée de l’impôt et le bon fonctionnement de la justice.

La romanisation se traduit dans l’architecture, l’habillement ou encore les loisirs.


Dans les campagnes on construit des domaines agricoles, les villae inspirée du
modèle romain. Les populations se mettent à porter la toge. On construit les
bâtiments nécessaires au fonctionnement politique et économique romain (forum,
temple pour le culte à l’empereur…).

Les avantages de la romanisation :


D’abord il n’y a plus de rivalité entre les cités contrôlées par l’empire, il y a aussi
dans chaque ville des bâtiments publics (comme des gymnases, des temples, ou
encore des écoles), ou encore que le commerce s’est développé d’une façon si
grande que l’on peut trouver à Rome des produits d’Inde et d’Arabie en si grande
quantité qu’on a l’impression que ce sont des produits de la région.

Les désavantages de la romanisation :


La romanisation provoque une dépopulation, un manque d’hommes en Italie dû à la
pauvreté, aux impôts et au service militaire.
5

II. L’Economie
Ni Rome ni l’Italie n’ont réussi à résoudre leurs problèmes économiques. Malgré
tous les efforts des empereurs pour changer quelque chose à la situation
existante. Les propriétaires des Latifundia en laissant la terre en friche et en se
contentant de la culture viticole et de celle des olives n’ont fait qu’appauvrir
l’Italie. Rome et l’Italie devaient donc vivre aux crochets du restant de l’Empire.

Les provinces par contre connaissaient un essor considérable, sans doute devaient-
elles nourrir Rome et la France, mais jeune et dynamique elles travaillaient à leur
développement propre, irriguant, bêchant, étendant les terres agricoles,
extrayant les minerais dont leurs terres étaient riches. L’Afrique du nord
fournisseur de blé se développa d’une façon remarquable, les villes sortaient du
sol, les champs de blé se multipliaient. La France et la Gaule riches en minerais
devinrent les provinces les plus industrialisées de l’empire. La présence de l’armée
stimulait même le développement de l’agriculture, de l’industrie et du commerce
dans les parties les plus éloignées de l’Empire.
6

III. L’Organisation de l’empire


Les cités et les provinces étaient soumise à l’administration impériale qui était
fortement hiérarchisée mais plus juste et surtout plus efficace que
l’administration républicaine corrompue et impuissante.

Les provinces au nombre de 44 étaient dirigées par un légat lorsqu’il s’agissait


d’une province impériale et par un proconsul lorsque c’était une province
sénatoriale.

Les fonctionairres impériaux étaient la liaison entre Rome et les provinces et aussi
entre rome et les cités. Ils mettaient l’Empereur au courant de ce qu’il se passait,
ils assuraient donc la contuinité de l’état.

Au-dessus, il y avait l’Empereur et le Conseil du prince, organe délibératif d’où


partaient les loi, les décrets et les ordres. Le vieux sénat romain n’était plus ce
qu’il avait été. Il était continuellement renouvelé et était constitué d’amis de
l’Empereur. L’Empereur leur donnait, pour la forme des affaires anodines.

D’autres charges politiques bien plus importantes virent le jour. Comme celle du
préfet Prétoire chef des cohortes chargées de la protection de l’Empereur, du
préfet de l’Annone commis au ravitaillement, ou encore du préfet des vigiles
préposés à la lutte contre les incendies.

L’unité de l’empire était maintenue grâce à l’autorité de l’empereur et à son


administration. D’abord, l’armée solide et permanente qui stationnait aux
frontières garantissait cette unité. De plus, la même langue (le latin) était parlée
dans tout l’empire, la même monnaie utilisée (la monnaie de Rome). La colonisation
de certaines terres données aux vétérans de l’armée assurait aussi une certaine
cohésion.
7

IV. Le commerce
Si les ingénieurs et architectes étaient capables de construire des aqueducs, de
nouvelles jetées en pleine mer, de parsemer l’Empire de routes et d’œuvre d’arts,
personne ne se soucia jamais de moderniser l’agriculture et l’industrie.

L’économie était toutefois stimulée par un commerce de plus en plus intense à


travers tout l’Empire romain. Le commerce était encouragé par les besoins
immenses de l’Empire mais aussi rendu possible grâce à l’admirable réseau routier
créé par les romains. D’ailleurs, les fleuves et les rivières étaient également
exploités. Le transport fluvial était à cette époque plus économique.

Le commerce extérieur s’intensifia et donna naissance aux superbes villes de


Palmyre, Baalbek et de Pêtra, carrefour de caravanes venant de l’Arabie, de
l’Egypte et de l’Asie.

C’est grâce au commerce et aux grands profits engendrés que de telles villes ont
vu le jour. Etant donné que les routes terrestres étaient peu sûres lorsque les
Parthes partaient en guerre, on chercha des alternatives : les routes maritimes
avec la découverte des vents de la mousson permirent ainsi aux marchands de
relier en tout temps l’Asie par la mer rouge.

Ce commerce avec l’Extrême- Orient devait son importance aux produits de luxe
comme l’encens, les épices le diamants, … dont les romains étaient friands. Rome
exportait en échange le plus souvent des métaux précieux.

Carte du commerce dans l’Empire romain


8

V. La société romaine
Le jeune romain se tourne maintenant vers d’autres horizons, vers la fonction
publique où il peut exercer un travail.

L’ordre sénatorial et l’ordre équestre, selon les mêmes conditions de fortunes


existent toujours, le premier donne accès au sénat, dans le second l’empereur
choisit ses meilleurs collaborateurs et fonctionnaires. Les hauts postes du
gouvernement sont eux réservés aux chevaliers.

Les provinces romaines peuvent maintenant se vanter d’avoir une classe sociale
riche et opulente, elle dirige les cités, construit et embellit les villes, organise les
jeux et distribue des vivres. Elle a fait beaucoup pour la Romanisation en créant
chez elle ce que Rome a fait aux bords du Tibre.

Le dépeuplement de l’Italie, l’épuisement de la classe sénatoriale les besoins de


l’administration impériale ou de l’armée encouragent les provinciaux à s’engager
aux services de l’état qui leur permettait ainsi qu’à leurs enfants une ascension
sociale. Ceci fait aussi partie de la romanisation.

Pour les humiliores, les plus humbles et les plus pauvres, les travailleurs de toutes
sortes, la situation n’était pas enviable. Ils étaient toujours exploités, mais que
pouvaient-ils faire d’autre ? L’écart séparant les pauvres des riches était toujours
aussi important. Il ne leur reste plus qu’à vivre de la générosité de l’état en
émargeant à l’assistance publique. Ils devaient s’entasser dans des grandes
bâtisses sans confort avec d’autres familles. Certains, du moins dans les provinces,
parvenaient parfois à s’enrichir suffisamment pour rejoindre dans la bourgeoisie.
9

VI. Les Bâtiments :


L’amphithéâtre
L’amphithéâtre romain est un grand édifice public ovale avec des escaliers à
marches organisés autour d’arènes pour des spectacles de gladiateurs, de chasses
au gibier ou de batailles navales très particulières.

Contrairement aux cirques et aux théâtres, héritiers de leurs équivalents grecs


antiques, l’amphithéâtre était un monument de la naissance du monde romain,
utilisé pour accueillir des spectacles qu’ils avaient inventés et qui étaient soutenus
par l’Evergétisme officiel. Ces performances sont principalement des batailles
cérémonielles associées aux enterrements au quatrième siècle avant JC.
Progressivement, les spectacles s’affranchissent de ces rituels et deviennent plus
complexes et codifiés, tandis que les lieux où ils se déroulent s’organisent en une
zone de confrontation entourée d’un espace où le public peut apprécier le spectacle
dans de bonnes conditions. Ainsi les premiers amphithéâtres consistaient en une
arène entourée d‘une cavéa datant de l’époque républicaine, ils sont devenus
monumentaux à l’époque impériale.

Quelque 230 amphithéâtres ont été découverts dans l’Empire romain. Les premiers
d’entre eux ont été construits en Italie, mais au cours des deux premiers siècles
après JC ils se sont répandus dans tout le monde romain, avec des différences de
vitesse et d’intensité en fonction de la culture locale.

S’ils n’ont pas survécu à la chute de l’empire romain en tant que monument
d’exposition, certains d’entre eux ont été transformés en forteresse au moyen
âge, d’autres ont été abandonnés et été utilisés comme carrières de pierre. Au
21ème siècle de nombreux vestiges subsistent.

(Arène de Nîmes, France)


10

Un premier type d’amphithéâtre est qualifié de plein ou massif. Dans ces édifices
la cavéa est non pas portée par des murs rayonnants et des voûtes, mais par un
remblai incliné de l’extérieur de l’amphithéâtre vers l’arène, sur une petite colline.
L’amphithéâtre est construit tout en haut de la colline. Les spectateurs doivent
s’assoir directement sur les pentes herbeuses, mais le remblai peut également
accueillir des tribunes en bois. La maçonnerie est réduite au strict minimum : au
mur de l’arène, le mur extérieur, les galeries des accès « vomitoires », également
inclus dans le remblai, quelques murs de soutènement rayonnant qui délimitaient
des caissons destinés à recevoir le remblai et des cages d’escaliers, des escaliers
externes plaqués contre la façade de l’amphithéâtre permettant d’accéder à la
partie supérieure de la cavéa.

Le deuxième type d’amphithéâtre, qui représentait la plupart des amphithéâtres


du monde romain, était l’amphithéâtre à mur et voûte rayonnante. La cavéa est
alors soutenue par un ensemble de maçonnerie, l’opus caementicium, qui dessine un
ensemble de fondations assez légères, sur lesquelles reposent les différentes
couches. Une galerie de circulation circulaire - Deux au Colisée et à l’amphithéâtre
de Capoue – permet aux spectateurs d’accéder aux vomitoires et aux escaliers
menant à l’arène.

Le Colisée de Rome

Le plus ancien de ces monuments semble être l’amphithéâtre romain de Statilius


Taurus, inauguré en en 29 AV JC.

En 64 AP JC l’amphithéâtre de Néron a été détruit dans l’incendie de Rome. Les


détails et l’emplacement exact de sa construction nous sont encore inconnus, mais
on sait qu’il s’agissait bien d’une structure creuse avec des socles en bois dans la
partie supérieure de la cavéa. Cette structure creuse a été utilisée pour les
théâtres romains plus tôt.
11

Enfin dans plusieurs cas la construction combine les deux types de construction.
Comme l’amphithéâtre des Saintes dans le sud-ouest de la France au nord de
Bordeaux.

L’amphithéâtre des Saintes


12

Le Circus Maximus.
Le val Murcia (entre le Palentin et l’Aventin) était à l’époque monarchique réservé
aux courses de chars, et plus particulièrement de quadriges. Ce n’est qu’au
deuxième Siècle après Jésus Christ que l’on se préoccupe de munir le grand cirque
de structures en maçonnerie. D’autres améliorations furent apportées
principalement par Jules César et Auguste.

Les vestiges toujours visibles aujourd’hui datent de l’époque de Trajan (début du


2ème siècle après Jésus Christ) qui entreprit la rénovation du cirque après quelques
incendies et en développa la capacité (250000 spectateurs).

Théâtre de compétitions très appréciées par les Romains, le Circus Maximus avait
la forme d’une ellipse (dont l’un des petits côtés était rectiligne) et possédait des
grands gradins, des stalles de départ pour les chevaux (Carceres) et une arène
centrale (la Spina) autour de laquelle les chars tournaient et où étaient disposés,
entre autres, les sept œufs et sept dauphins qui servaient à compter les tours
parcourus.
13

Le Forum Romanum :
Le forum romain est la place la plus ancienne de Rome, construit vers -550, le
forum romain est devenu le centre de la cité impériale, la population s’y retrouvait
pour des activités politiques, religieuses et économique. On y rendait aussi la
justice. On peut le comparer à l’agora dans les cités-états grecques.

Il est traversé par la Via Sacra, la plus ancienne et la plus célèbre des rues de
Rome.

On y trouvait de nombreux édifices, comme le temple de Vesta où brulait une


flamme qui ne devait jamais s’éteindre (symbole de la déesse Vesta, déesse du
foyer) et dont s’occupaient les Vestales ou encore l’arc de Titus construit peu
après la mort de Titus en 81 après Jésus Christ, pour commémorer la prise de
Jérusalem et encore plein d’autres monuments (temples, arc, Basilique, etc).
Plusieurs empereurs l’agrandirent de nouvelles places, comme Trajan, dont le
forum en briques rouges est le mieux conservé de nos jours. La partie réservée
aux marchés regroupe sur plusieurs étages des commerces et des entrepôts, cela
à un petit air de nos centres commerciaux modernes.

(forum romain vu depuis les musées du Capitole)


14

Les aqueducs
Les aqueducs romains formaient un vaste réseau d’adduction d’eau constitué de
canaux artificiels qui convergeaient vers la ville antique de Rome et assurait son
approvisionnement en eau potable. Au fil des siècles, ils ont été améliorés et
construits en plus grand nombre pour accueillir l’approvisionnement en eau des
populations croissantes et des structures nécessitant une grande quantité d’eau
pour fonctionner (thermes, monarchie).

Au fur et à mesure que la puissance romaine grandissait, la construction de


l’aqueduc se répandit dans toute la péninsule italienne puis dans toutes les
provinces de l’Empire. Contrairement à d’autres bâtiments, les structures
d’aqueducs les plus impressionnantes n’étaient pas à Rome mais dans des provinces
(pont du Gard, aqueduc de Ségovie ou encore celui de Carthage qui fait plus de 100
km de long). Cependant le réseau d’aqueducs de Rome est resté unique, en taille,
en capacité et en complexité.

A la fin du 1er siècle, la capacité maximale du réseau était de près de 1 million de


mètres cubes par jour pour la ville soit près de 1000 litres d’eau par habitant
chaque jour.

Dans la plupart de leurs tracés, les anciens aqueducs romains étaient des canaux
artificiels fermés qui transportait l’eau d’une hauteur vers une destination en
contre-bas. Ces passages sont souvent assez longs et larges pour qu’une personne
puisse passer, avec une largeur moyenne de 1 m et une hauteur de 2 m. Des bornes
(cippi) sont placées périodiquement le long du parcours pour matérialiser les
passages souterrains non visibles en surface et signaler les zones protégées le
long de l’aqueduc.

Le pont du Gard
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Les thermes
Ces lieux de cuves thermales permettaient au quotidien aux romains de se laver,
faire du sport et restent un lieu privatisé des rendez-vous d’ordres
professionnels.

Une visite aux bains publics romains consiste à traverser toute une série de salles :
ils commençaient par se changer dans l’apodyterium (vestiaires), puis faisaient une
activité physique de leur choix, puis ensuite prenaient un bain froid (frigidarium)
suivi d’un bain tiède (tepidarium), puis d’un bain chaud (caldarium). Pour se laver,
ils s’enduisaient le corps d’huile puis le raclaient avec un strigile (racloir en métal).
Puis la première phase du parcours se terminait avec un passage dans l’étuve (salle
pour transpirer et purifier le corps). Lors d’une seconde phase, le romain faisait
le parcours inverse jusqu’au bain froid pour resserrer les pores de la peau et
fortifier le corps.

Les thermes n’étaient pas mixtes mais les femmes accédaient aux bains par des
salles réservées en périphérie du bâtiment central. Par contre, les citoyens de
tout rang social s'y côtoyaient de manière indifférenciée.

Les premiers thermes étaient chauffés par braseros, mais à partir du premier
siècle après JC des systèmes de chauffage plus sophistiqués furent utilisés tel
que le chauffage par sol (hypocauste) alimenté par des fours à bois (prafurniae).
Les énormes feux des fours envoyaient l’air chaud en-dessous des planchers
surélevés sur des poteaux étroits (pilae).

Thermes de Caracalla, Rome, Italie


16

Les Arcs de triomphe


Un arc de triomphe, plus généralement arc monumental, était une structure libre
monumentale qui enjambait une voie et utilisait une forme architecturale d’arcs à
un ou plusieurs passages en arc. Ce type d’ouvrage était l’un des éléments les plus
caractéristiques de l’architecture romaine et servait à commémorer des généraux
victorieux ou des événements importants comme la mort d’un membre de la famille
royale, l’intronisation d’un nouvel empereur ou une nouvelle fondation.

On distingue trois types d’arc :

- L’arc en plein ceintre qui est constitué de deux énormes colonnes maçonnées
soutenues par une base, reliée par un arc, surmonté d’un entablement et d’un
attique avec une inscription dédicatoire. Les colonnes qui ont un rôle de soutien
dans la plupart des bâtiments ont ici un rôle tout à fait décoratif, placées sur la
surface extérieure du bâtiment.

Arc de titus : arc simple à une baie

- L’arc triomphal peut également se composer de trois ouvertures en arc.

Arc d’Orange
17

- L’arc triomphal peut aussi se composer de quatre ouvertures en arc.

Arc de Septime Sévère

Les théâtres
Un théâtre romain antique était à l’origine une structure temporaire en bois dans
les premiers siècles de la République, construit au milieu du 1er siècle AP JC. Son
architecture est le résultat de l’évolution des premiers théâtres grecs dans le sud
de l’Italie. Les premiers exemples, les théâtres de Pompée et de Marcellus à Rome,
instaurèrent une forme nouvelle, différente du modèle grec ouvert, le théâtre
était un monument fermé sur lui-même, dans lequel l’étagement de gradins
hémicirculaire rejoint un bâtiment de scène, luxueusement décoré. La technique
de construction, l’utilisation de voûtes rayonnantes pour soutenir les tribunes,
permettait de construire sur un terrain plat et évitait de s’adosser sur une colline
comme les théâtres grecs le faisait.

Contrairement aux théâtres grecs antiques, le théâtre romain était un bâtiment


fermé : Le théâtre grec offrait au public le paysage environnant derrière la scène,
tandis que le mur de scène entourait le théâtre romain et l’élevait à la même
hauteur que la cavea. D’autre part, le demi-cercle de la tribune était soudé à la
fenêtre et aux murs de scène, tronquant l’orchestre en demi-cercle. Aussi les plus
petits théâtres appelés Odéons, avaient un toit qui les fermait partiellement.

La tribune était accessible par divers passages et escaliers intérieurs


(vomitoires). Dans la plupart des théâtres, le mur de scène, généralement très
imposant était la partie la plus grande de l’édifice ; il s’agissait d’un objet décoratif
composé de plusieurs rangées de colonnes et de niches superposées et doté d’une
multitude de statues. Enfin, l’organisation de la décoration d’un théâtre variait
selon la localisation de celui-ci dans les différentes provinces du territoires
romains.
18

Théâtre romain de Palmyre

Les lieux d’habitation


Les insula:
Ce sont les immeubles d’habitations. À Rome, certains atteignaient 7 étages et
près de 400 locataires y habitaient. Les plus riches occupaient les étages du bas,
ceux qui n’avaient pas le choix logeaient sous les toits où il n’y a pas de vitres aux
fenêtres, pas de cuisine ni de toilettes. On faisait alors ses besoins dans un pot
de chambre que l’on vidait dans des endroits prévus à l’extérieur ou on se rendait
alors dans les latrines publiques qui pouvaient accueillir jusqu’à 50 personnes pour
les plus grandes. Les immeubles étaient souvent en mauvais état, beaucoup
s’effondraient et les incendies étaient fréquents.

Les domus:
C’était une maison privée où vivaient les Romains les plus riches. On y entrait par
un vestibule (vestibulum) pur rejoindre l’atrium (cour intérieure autour de laquelle
étaient situées les principales chambres). Les domus étaient décorées de
mosaïques, de peintures et de meubles.

Les villas:
C’était une grande demeure mais à la campagne. Il s’agissait généralement d’une
ferme mais cela pouvait être aussi une résidence secondaire qui ressemblait à une
domus.
19

reconstitution d’insulae romaine


20

VII. Le mode de vie


Les classes sociales
a) Les patriciens étaient de riches citoyens. Ils possédaient des terres et
dominaient politiquement et militairement.

b) Les plébiens ou la plèble (beaucoup étaient marchands ou artisans), certains


d’entre eux étaient riches mais ils n’avaient pas autant de pouvoir que les
patriciens, surtout au début de la République.

c) Il y a également des citoyens très pauvres qui dépendaient de la charité des


patriciens.

d) Les non-citoyens recouvrait toute une population allant des étrangers aux
esclaves. Un pélégrin était un étranger libre qui vit dans l’Empire. Il avait des
droits mais pas comparables à ceux d’un citoyen romain. Il y avait une importante
population d’esclaves, après les conquêtes près de la moitié de la population
romaine était composée d’esclaves. Il s’agissait des prisonniers de guerre ou de
pirates, mais aussi d’enfants abandonés ou nés de parents esclaves. Ils n’avaient
aucun droit mais dans certaines maisons ils étaient traités comme des membres
de la famille.

Place et rôles de la femme:


Elles étaient dépéndantes des hommes. Elles avaient des droits limités : elles ne
pouvaie,t pas voter, être élue, hériter ou écrire un testament. Le rôle des femmes
est surout de mettre au monde les enfants et de s’occuper de la vie familiale. On
appellait la mère de famille la matrone.

Habillement des Romains:


Il y avait plusieurs types de tuniques qui différaient en fonction de la classe
sociale et du sexe. Les femmes portaient la stola (longue robe à plis). Les citoyens
de la Rome antique eux portaient la toge (long vêtement en laine épaisse)
essentiellement pour les hommes.
21

Glossaire
Cavéa : partie du théâtre ou de l’amphithéâtre romain où s’asseyait les
spectateurs.

Cohortes : corps d'infanterie, constitué de centuries, qui formait la dixième


partie de la légion romaine.

Ellipse : figure de forme ovale.

Empereur : détenteur du pouvoir suprême, dans l'Empire romain.

Evergétisme : le fait d’offrir des événements publics comme des spectacles, des
banquets ou encore des bâtiments publics.

Friche : terre non cultivée.

Latifundia : grande villa romaine.

Légat : gouverneur de province, sous l'Empire romain.

Parthes : peuple de l'Antiquité. Installés dans des régions qui sont actuellement
en Iran.

Proconsul : nom donné aux anciens consuls qui recevaient le gouvernement d'une
province romaine.

Remblai : opération de terrassement consistant à rapporter des terres pour


faire une levée ou combler une cavité.

Vesta : déesse du foyer chez les Grecs et les Romains.

Vestale : prêtresse de Vesta, vouée à la chasteté et chargée d'entretenir le feu


sacré.

Vomitoire : large passage qui servait à évacuer la foule (d'un théâtre, d'un
amphithéâtre).
22

Bibliographie
Roberto Cassanelli, Massimiliano David, Emilio de Albentiis et de Annie Jacques,
Fragments de la Rome antique, Editions Hazan, Paris, 1999.

Christian Papeians, Arts et civilisations Rome, Editions Artis-Historia, Bruxelles,


1989.

Sitographie
Wikipedia :

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Youtube :

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Autres:

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