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Diffraction et Interférences Lumineuses

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Paul Ryckelynck Mardi 3 décembre 2024 TG2

Zachari Sabau TP : Physique

Titre : Diffraction de la lumière et interférences lumineuses

I Diffraction de la lumière par une fente fine

Objectif : Déterminer l’épaisseur d’un cheveu par une mesure de la largeur de la tache centrale de
diffraction d’un faisceau laser

3. Matériel disponible

Diode laser rouge / fils calibrés / écran et papier millimétré / tableur grapheur

4. Mise en œuvre au laboratoire

4.1) Réalisation du montage

1) La lumière du faisceau monochromatique est définie par sa longueur d’onde λ dans le vide (λ ≈
650nm (702 nm précisément, comme démontré à la question 9)). Le faisceau monochromatique est
donc de couleur rouge.

2)
Fil d’épaisseur a Ecran

Premières
extinctions

Lumière
incidente

4.2) Mesure de l’écart angulaire

3) tan θ = côté opposé / côté adjacent = (d/2) / D = d / (2D)

4) L’angle θ (en radian) est petit donc tan θ ≈ θ (les valeurs sont quasiment les mêmes)
Soit lors de la diffraction de la lumière, l'angle θ = d / (2D)

5) La valeur de l’écart angulaire θ est exprimée en radian (rad)

6) θ = d / (2D) ⇔ θ = 3,55*10-2 / (2*3,0) = 5,9*10-3 rad


4.3) Influence de la largeur du fil sur la valeur de θ

7) La longueur d de la tâche centrale de diffraction semble diminuer quand l’épaisseur a du fil


augmente.

a (mm) 0,06 0,07 0,09 0,11 0,14 0,21 0,23


d (cm) 7,10 6,00 4,80 3,55 3,10 2,15 1,60
θ 1,18*10-2 1,00*10-2 8,00*10-3 5,92*10-3 5,17*10-3 3,58*10-3 2,67*10-3

On effectue le calcul suivant pour chaque valeur de θ : θ = d / (2D)

Soit pour le 1er angle : θ = 7,10*10-2 / (2*3,0) = 1,18*10-2 rad

8) Courbe représentative de θ en fonction de z (= 1/a)

La courbe θ = f(1/a) est linéaire (droite passant par l’origine du repère). L’écart données-modèle est
de 3,6%, ce qui veut dire que θ est proportionnel à 1/a et que donc θ est inversement proportionnel à
a (1/a étant l’inverse de a)

9) Le coefficient de proportionnalité (coefficient directeur de la droite de θ = f(1/a)) est égale à


7,02*10-7 m = 702 nm.

10) La longueur d’onde dans le vide du laser est égale à 702 nm.

θ = f(1/a) est une fonction linéaire, soit y = kx

On remplace y, k et x respectivement par θ, λ et 1/a

Soit θ = λ*(1/a) ⇔ θ = λ/a


4.4) Détermination de l’épaisseur d’un cheveu

11) Protocole pour déterminer l’épaisseur du cheveu

1. Prélever un cheveu et le placer tendu dans une diapositive que l’on placera sur son support afin
qu’elle ne bouge pas.

2. Dans le même temps, accrocher une feuille blanche sur le mur avec de la patafixe ; la feuille
blanche doit être située à une distance D = 3,0m de la diapositive contenant le cheveu (feuille = rôle
d’écran).

3. Eteindre les lumières pour être dans l’obscurité et pouvoir observer la figure de diffraction avec la
tâche centrale et la tâche secondaire en s’éloignant du faisceau et en respectant les consignes de
sécurité (ne pas regarder directement le faisceau laser, ne pas porter d’objets réfléchissants, fermer
les yeux si le faisceau parvient malgré tout jusqu’à l’œil).

4. Placer la diode laser juste derrière la diapositive contenant le cheveu, allumer le laser et l’ajuster
pour obtenir la figure de diffraction sur la feuille.

5. A l’aide d’une règle graduée, mesurer la longueur de la tâche centrale de diffraction d.


6. Déterminer la valeur de l’écart angulaire θ grâce à la relation θ = d / (2D).
7. Sur Regressi, entrer les différentes valeurs de « d » relevées (en m) en fonction des différentes
valeurs de « a » (en m).

Ajouter ensuite deux grandeurs calculées :


« θ » (en rad) de formule θ = d / (2D) = d/6
« z » (en m-1) de formule z = 1/a

Ensuite, tracer la courbe θ = f(1/a). A l’aide du réticule libre de Regressi, projeter la valeur de l’écart
angulaire θ sur la droite puis la reporter sur l’axe des abscisses pour trouver la valeur de 1/a.
En prenant l’inverse, déterminer a (soit a = 1/z).

La longueur du cheveu est : dcheveu = 6,45 cm soit 6,45*10-2 m.

θ = d / (2D) = 6,45*10-2 / (3*2,0) = 1,1*10-2 rad

On projette donc cette valeur de θ sur la courbe et obtient z = 15,29*103 m-1.

Or z = 1/a ⇔ a = 1/z = 1 / (15,29*103) = 6,540*10-5 m soit 65,40 µm

12) On sait que λ/a = θ = d / (2D) ⇔ λ/a = d / (2D) soit a = (λ2D) / d

Avec : θ en rad, a en m, λ en m, D en m et d en m.

Donc a = (7,02*10-7 * 2*3,0) / 6,45*10-2 = 6,5*10-5 m soit 65 µm

On remarque que les valeurs obtenues graphiquement et par calcul sont sensiblement identiques.
13) On détermine les incertitudes sur a, d et D

• Incertitude sur D :

D est mesurée avec une règle graduée en cm. Donc ΔD = 1 grad/2 = 1cm/2 = 0,5 cm = 0,5 *10-2 m

• Incertitude sur d :

d est mesurée avec une règle graduée en mm. Donc Δd = 1 grad/2 = 1mm/2 = 0,5 mm = 0,5*10-3 m

• Incertitude sur a :

On sait que Δa/a = ΔD/D + Δd/d donc Δa = a(ΔD/D + Δd/d)

Soit Δa = 6,5*10-5 ( (0,5 *10-2 / 3,0) + (0,5*10-3 / 6,45*10-2) ) = 6,2*10-7 m

Donc a = 6,5*10-5 ± 6,2*10-7 m

⇔ a = 6,5*10-5 ± 0,062*10-5 m

⇔ a = (6,5 ± 0,1)10-5 m

On en déduit l’encadrement sur a suivant : 6,4*10-5 m < a < 6,6*10-5 m

II. Interférences lumineuses

Objectif : Réaliser l’expérience d’interférence lumineuse à l’aide des fentes de Young.

3) Mise en œuvre au laboratoire

On éclaire les fentes d’Young pour une valeur de b =200 µm et pour différentes valeurs de
D comprises entre 1 et 2 m environ :

D (cm) 110 125 140 155 170 185


i (mm) 3,55 4,20 4,55 4,95 5,50 5,85

On éclaire les fentes d’Young pour une valeur de D = 2,0 m et pour différentes valeurs de b :

b (µm) 200 300 500


i (mm) 6,60 4,50 2,60

On éclaire les fentes d’Young en faisant varier la longueur d’onde λ avec D = 1,0 m et b = 200 µm :

λ (nm) 633 532 436 589


i (mm) 3,2 2,7 2,2 3,00

1) On trace les différentes courbes :


• Courbe représentative de i = f(D)

i = f(D) est une fonction linéaire croissante.


L’écart relatif trouvé (d’après Regressi) est de 1,8%. Etant inférieur à 5%, il y a donc proportionnalité
entre i et D. Soit l’interfrange i augmente quand la distance D (distance fente d’Young-écran)
augmente. (i = k*D)

• Courbe représentative de i = f(λ)


i = f(λ) est une fonction linéaire croissante.
L’écart relatif trouvé (d’après Regressi) est de 0,35%. Etant inférieur à 5%, il y a donc proportionnalité
entre i et λ. Soit l’interfrange i augmente quand la longueur d’onde λ du laser augmente. (i = k*λ)

• Courbe représentative de i = f(b)

De par l’allure de la courbe, on remarque que i = f(b) n’est pas


une fonction linéaire.
En modélisant quand même la courbe (modèle linéaire), on trouve
un écart relatif de 64%. Etant considérablement supérieur à 5%, il
n’y a donc pas proportionnalité entre i et b. Soit l’interfrange i
diminue quand la largeur des fentes d’Young b augmente.
• Courbe représentative de i = f(1/b) = f(w)

i = f(1/b) = f(w) est une fonction linéaire croissante.


L’écart relatif trouvé (d’après Regressi) est de 1,2%. Etant inférieur à 5%, il y a donc proportionnalité
entre i et 1/b (ou w). Soit l’interfrange i augmente quand l’inverse de la largeur des fentes d’Young
1/b (ou w) augmente. (i = k x 1/b)

2) D’après les résultats, on en déduit que l’expression correcte de l’interfrange i dans le cas de
l’expérience des fentes d’Young est l’expression d.

Soit i = λ x D / b.

En effet, les courbes i = f(D) et i = f(λ) sont des fonctions linéaires croissantes donc la distance D entre
les fentes de Young et l’écran, et la longueur d’onde λ du laser sont proportionnelles à l’interfrange i
(i = k*D pour i = f(D) et i = k*λ pour i = f(λ)).

Ainsi, λ et D sont au numérateur.

De plus, la courbe i = f(1/b) est une fonction linéaire croissante donc la largeur des fentes d’Young b
est inversement proportionnelle à l’interfrange i (car i = f(b) présente un écart relatif trop élevé pour
affirmer une proportionnalité entre i et b (64% >> 5%)).

Ainsi, b est au dénominateur.

On obtient finalement : i = (λ*D) 1/b

⇔ i = (λ*D) / b
4) Détermination de la longueur d’onde et de son incertitude

On détermine expérimentalement un encadrement de la longueur d’onde du laser avec le logiciel


GUM_MC.

• Pour l’écartement b des deux fentes d’Young, la précision fournie par le constructeur est de
p = 10% :

Soit u(b) = (p*mesure) / (100* √3) = (10*200*10-6) / (100*√3) = 1,2*10-5 m

• La mesure de D a été réalisée à l’aide du mètre ruban. C’est une incertitude de type B liée à la
précision du ruban :

Soit u(D) = 1 grad / 2 = 0,5 cm = 0,5*10-2 m

• La détermination de l’interfrange i a été réalisée à partir d’une mesure à la règle graduée. C’est
une incertitude de type B liée à la précision de la règle graduée :

Soit u(i) = (1 grad / 2) / 10 = 1 grad / 20 = 0,05 mm = 0,05*10-3 m

On entre les valeurs dans le logiciel :

Le logiciel nous donne une valeur de la longueur d’onde du laser : λ = 660*10-9 m soit 660 nm.
Cela correspond bien à une couleur rouge.

En choisissant : Ecriture finale (1 chiffre sur incertitude) pour un intervalle de confiance à 95%, on
obtient l’incertitude sur λ. u(λ) = 8*10-8 m.

Donc λ = (66 ± 8)*10-8 m.


En analysant le diagramme à barre et le tableau, on remarque que la précision
de p = 10% du constructeur est ce qui apporte la plus grande contribution à
l’incertitude de λ (contribue à 98%)

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