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Décret-loi sur la sécurité sociale de 1961

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29 juin 1961. - DECRET-LOI organique de la sécurité sociale


(M.C., 1961, p. 319)

occasionnels, aux stagiaires, aux salariés à domicile, aux apprentis


CHAPITRE 1er et aux élèves des écoles professionnelles ou artisanales seront
déterminés par arrêtés du ministre du travail.]
CHAMP D'APPLICATION
Art. 3. — 1 ° Toute personne qui, ayant été affiliée au régime de
sécurité sociale pendant cinq ans au moins, dont six mois
Art.1. —1° II est institué un régime de sécurité sociale couvrant le consécutifs, à la date où elle cesse de remplir les conditions
service : d'assujettissements a la faculté de demeurer volontairement affiliée à
- des prestations en cas d'accident du travail et de maladie la branche des pensions à condition d'en faire la demande dans les
professionnelle (branche des risques professionnels); six mois qui suivent la date à laquelle son affiliation obligatoire a pris
fin. Une ordonnance du président de la République déterminera les
- des pensions d'invalidité, de retraite et de décès (branche des
modalités d'application de l'assurance volontaire prévue au présent
pensions) ;
article.
- des allocations familiales (branche des allocations familiales) ;
2° Pour l'application du présent décret-loi, les membres du personnel
- de toutes autres prestations de sécurité sociale à instituer de l'État, des provinces et des pouvoirs subordonnés engagés sous
ultérieurement en faveur des travailleurs salariés. un régime réglementaire prévoyant l'octroi de pensions ou
2° Des institutions de prévoyance peuvent être établies au sein d'allocations de retraite et d'invalidité mais qui, pour quelque cause
d'une ou de plusieurs entreprises au profit des travailleurs salariés, que ce soit, n'accomplissent pas la durée minimum de services
avec l'autorisation du ministre du travail, en vue d'accorder des ouvrant le droit à ces prestations, sont réputés avoir preste en
avantages s'ajoutant à ceux qui résultent du régime de sécurité exécution d'un contrat de louage de services, les services accomplis
sociale institué par le présent décret-loi. sous le régime statutaire, pour autant que l'État, la province ou le
pouvoir subordonné verse, avec effet rétroactif, les cotisations
Des arrêtés du ministre du Travail détermineront les conditions majorées d'un intérêt de 3,75 % l'an.
auxquelles est subordonné l'octroi de l'autorisation suivant que
l'institution fait ou non appel à une contribution des bénéficiaires,
ainsi que les règles de fonctionnement et les conditions de CHAPITRE II
liquidation de l'institution.
ORGANISATION ADMINISTRATIVE
Art. 2. [O.-L. 73 du 23 mars 1964, art. 1er. — 1 ° Sont - Concernant l'organisation administrative de l'INSS, voy. les articles
obligatoirement assujettis au régime de sécurité sociale institué par 19 à 20 de l'ordonnance 78-186 du 5 mai 1978.
le présent décret-loi, les travailleurs soumis à la réglementation
relative au contrat de louage de services, ainsi que les bateliers,
sans aucune distinction de race, de nationalité, de sexe ou d'origine, Art. 4.—1° II est créé un Institut national de sécurité sociale appelé
lorsqu'ils sont occupés en ordre principal sur le territoire national, ci-après «Institut» chargé de la gestion du régime de sécurité sociale
pour le compte d'un ou plusieurs employeurs, quels que soient la institué par le présent décret-loi. L'Institut est un établissement public
nature, la forme, la validité du contrat ou le montant et la nature de la doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière. Il est placé
rémunération. sous la garantie de l'État, et de celle des provinces pour ce qui est
2° Sont également assujettis, les marins immatriculés au Congo, du régime de compensation des allocations familiales.
engagés à bord de navires battant pavillon congolais. Toutefois des 2° II peut notamment:
accords de réciprocité pourront être conclus, ayant pour effet
a) recevoir de l'État et des collectivités publiques des avances et des
d'exclure du champ d'application du présent décret-loi les marins
subventions ;
ressortissants des pays cosignataires de ces accords et naviguant
sous pavillon congolais ou d'y inclure les marins congolais naviguant b) recevoir des dons et legs ;
sous le pavillon desdits pays. c) acquérir à titre onéreux ou aliéner tout bien meuble, et, sous
3° Sont également assujettis les salariés de l'État, des provinces et réserve de l'autorisation conjointe du ministre du Travail et du
des pouvoirs subordonnés ne bénéficiant pas, en vertu des ministre des Finances, tout bien mobilier ;
dispositions réglementaires, d'un régime particulier de sécurité d) conclure des baux relatifs à des immeubles pour les besoins de
sociale. ses
4° Peuvent, par ordonnance du président de la République, être services.
assujettis à tout ou partie du régime, même s'ils ne sont pas
3° [O.-L. 73 du 23 mars 1964, art. 2. — L'Institut est fixé dans la ville
rémunérés : les élèves des écoles professionnelles ou artisanales,
où se trouve le siège du gouvernement central et dispose des
les stagiaires et les apprentis.
agences régionales et des bureaux locaux qui seront nécessaires
5° Les modalités particulières nécessaires à l'application des aux fins de la gestion sur le plan local.]
dispositions du présent décret-loi aux travailleurs journaliers, ou

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4° L'Institut est subrogé de plein droit à la Caisse de pensions des Le président de la République règle, sur proposition du ministre du
travailleurs, au fonds des invalidités des travailleurs et à la caisse Travail, l'organisation de la tutelle et du contrôle financier.]
centrale de compensation pour allocations familiales dans tous leurs
droits et obligations. L'actif et le passif de ces organismes, qui
cessent de subsister sont repris par l'Institut. CHAPITRE III
Toutefois, aussi longtemps que la liquidation de ses comptes ne sera
pas intervenue, la caisse centrale de compensation pour allocations RESSOURCES ET ORGANISATION FINANCIÈRE
familiales constituera un organisme distinct de l'Institut national,
conformément au décret-Loi du 1er février 1961. Art. 12. — 1 ° Les ressources de l'Institut sont constituées par:
Art. 5. [O.-L. 71-021 du 26 mars 1971. art. 2. — L'Institut est a) les cotisations requises pour le financement des différentes
administré par un conseil d'administration, un comité de gestion et un branches du régime de sécurité sociale;
directeur général assisté d'un directeur général adjoint] b) les majorations encourues pour cause de retard dans le paiement
des cotisations et les intérêts moratoires ;
c) le produit des placements de fonds ;
Art. 6. [O.-L. 71-021 du 26 mars 1971, art. 3.— Le conseil
d'administration est composé de représentants de l'État, de d) les dons et legs ;
représentants des travailleurs et de représentants des employeurs. e) toutes autres ressources attribuées à l'Institut par un texte
Le comité de gestion est composé de membres choisis parmi les législatif ou réglementaire.
membres du conseil d'administration.
Le président de la République règle, sur l'organisation des 2° Les ressources de l'Institut ne peuvent être utilisées que pour
attributions et le fonctionnement du conseil d'administration et du couvrir les dépenses et les prestations prévues par les textes
comité de gestion. Ils sont notamment responsables des dommages législatifs et réglementaires régissant la sécurité sociale et les frais
matériels et moraux qu'ils causent par la divulgation des faits dont ils d'administration indispensables.
ont eu connaissance dans l'exercice de leur mandat.]
[O.-L 69-065 du 6 décembre 1969, art. 3. - 3° Chacune des branches
Art. 7. [O.-L. 71-021 du 26 mars 1971, art. 4. - Le directeur général du régime de sécurité sociale fait l'objet d'une gestion financière
et le directeur général adjoint sont nommés par le président de la distincte. Au sein de cette gestion, des comptabilités distinctes
République sur proposition du ministre du Travail. Il peut être mis fin peuvent être tenues sur décision du conseil d'administration].
à leurs fonctions dans la même forme.
Leurs attributions et leur statut personnel sont fixés par le président Le ministre du Travail détermine sur proposition motivée du conseil
de la République sur proposition dudit ministre.] d'administration de l'Institut, la part des frais d'administration à
imputer à chacune des branches.
Art. 8. [O.-L. 71-021 du 26 mars 1971, art. 5. — Les membres du
conseil d'administration et du comité de gestion, le directeur général Art. 13. — 1 ° [O.-L 68-491 du 20 décembre 1968, art. 1er. - Les
et le directeur général adjoint sont responsables, même vis-à-vis des cotisations dues à l'Institut sont assises sur l'ensemble des
tiers, de tous actes frauduleux qu'ils commettent en violation du rémunérations, telles qu'elles sont définies au Code du travail et
présent décret-loi ou des règlements pris pour son exécution. payées aux personnes assujetties.
Ils sont notamment responsables des dommages matériels et
moraux qu'ils causent par la divulgation des faits dont ils ont eu
connaissance dans l'exercice de leur mandat.] 2° Pour certaines catégories de travailleurs ou assimilés, les
cotisations peuvent être assises sur des rémunérations forfaitaires
fixées par le conseil d'administration de l'Institut et approuvées par le
Art. 9. [O.-L. 71-021 du 26 mars 1971, art. 6. — L'organisation des ministre du travail. Le ministre du Travail peut également décider que
services et le cadre organique du personnel sont fixés par le conseil pour le personnel domestique ainsi que pour les autres catégories de
d'administration, sous réserve de l'approbation du ministre du travailleurs les cotisations sont fixées d'après des classes de
Travail.] rémunérations et prescrire des modalités particulières pour le
Art. 10. [O.-L. 71-021 du 26 mars 1971, art. 7. - À l'exception du recouvrement des cotisations.]
directeur général et du directeur général adjoint, le personnel est régi 3° [O.-L. 73 du 23 mars 1964, art. 9. — Le président de la
par un statut fixé par le président de la République sur proposition du République fixe, après avis du conseil d'administration, le montant
ministre du Travail maximum des rémunérations mensuelles qui sont prises en
Il peut comprendre des agents de l'État sous statut détachés, sur de considération pour le calcul des cotisations.]
mande du conseil d'administration auprès de l'Institut. Ces agents
occupent les emplois prévus au cadre organique du personnel et Art. 14. — 1 ° Les taux de cotisation sont fixés en pourcentages des
acquièrent les mêmes titres à l'ancienneté et à l'avancement que les rémunérations soumise à cotisation, de manière que les recettes
agents attachés exclusivement à l'Institut. Leur rémunération est à totales de chaque branche permettent à la fois de couvrir l'ensemble
charge de l'Institut] des dépenses de prestations de cette branche et la partie des frais
d'administration qui s'y rapporte, et de disposer du montant
Art. 11. [O.-L. 71-021 du 26 mars 1971, art. 8. - L'Institut est soumis nécessaire à la constitution d'une réserve de sécurité et
au pouvoir de tutelle du ministre du Travail. éventuellement d'un fonds de roulement.
Le contrôle de ses opérations financières et comptables est exercé
par un ou plusieurs commissaires aux comptes.

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2° [O.-L 92-088 du 20 août 1992, art. 1er. - les taux de la branche est autorisé à déterminer d'office et par provision le montant des
des pensions et celui de la branche des risques professionnels sont cotisations dues selon les modalités d'application déterminées par le
fixés respectivement à 7 et 1,5 % de l'assiette de cotisation.] ministre du Travail.]

3° Pour Inexécution du régime de compensation instauré en 5° [D.-L. 92-M du 20 août 1992, art. 2. — L'employeur qui ne verse
application de l'article 36, le taux de cotisation de la branche des pas les cotisations dans le délai prescrit est passible d'une
allocations familiales est fixé, pour chaque province, par le ministre majoration du montant des cotisations de 0,5 par jour de retard
du Travail sur avis favorable du conseil d'administration de l'Institut, payable en même temps que les cotisations.]
après consultation du gouvernement provincial.
6° Le paiement des cotisations et des intérêts moratoires est garanti
4° Le taux de cotisation de la branche des risques professionnels par un privilège qui prend rang immédiatement après celui qui
fixé conformément aux dispositions du paragraphe 2 du présent garantit le paiement des salaires.
article peut être majoré jusqu'à concurrence du double à l'égard d'un
employeur qui ne se conforme pas aux prescriptions des autorités
compétentes en matière de prévention des accidents du travail et 7° [D.-L. du 18 septembre 1965, art. 1er. — Le relevé de toutes
d'hygiène industrielle. Une ordonnance du président de la sommes dues à l'Institut, dûment certifié conforme par le ministre du
République, prise sur avis motivé du conseil d'administration de Travail ou son délégué, vaut titre authentique permettant les saisies
l'Institut, fixera prévues par les articles 106 et suivants du Code de procédure civile.]
les modalités d'application.
Art. 16. — 1 ° II est constitué dans la branche des risques
5° [O.-L 73 du 23 mars 1964, art. 11. — Dans la branche des risques professionnels une réserve de sécurité et un fonds de roulement.
professionnels, le président de la République peut également fixer
un taux de cotisation spécial pour les entreprises où la fréquence 2° Le montant de la réserve de sécurité ne peut être inférieur à la
des risques professionnels est sensiblement supérieure à la moyenne annuelle du total des dépenses constatées au cours des
moyenne nationale pour l'ensemble des travailleurs.] trois dernières années civiles.

6° [O.-L. 73 du 23 mars 1964, art. 11. — Le président de la 3° Le montant du fonds de roulement est égal à un sixième du total
République peut également instituer pour une région déterminée un des dépenses annuelles effectuées au cours de la dernière année
taux de cotisation plus élevé lorsqu'il est fait usage de la disposition civile écoulée.
du paragraphe 3 de l'article 21.]
4° Si le montant de la réserve de sécurité devient inférieur au
Art. 15. - 1 ° [O.-L. 92-088 du 20 août 1992, art. 2. - la cotisation de montant fixé conformément au paragraphe 2 du présent article, le
la branche des risques professionnels est à la charge exclusive de ministre du Travail propose la fixation, selon la procédure fixée à
l'employeur. La charge de la cotisation de la branche des pensions l'article 14, paragraphe 2, d'un nouveau taux de cotisation
est répartie entre l'employeur et le travailleur. La part de cette susceptible de rétablir l'équilibre de cette branche et de relever le
cotisation incombant au travailleur représente 3,5 % de l'assiette de montant de la réserve de sécurité au niveau prévu, dans un délai de
cotisation. La part patronale est égale à 3,5 %. Le barème sera établi trois ans au plus.
après consultation du conseil d’administration.]
Art. 17. — 1 ° II est constitué dans la branche des pensions une
2° L'employeur est débiteur vis-à-vis de l'Institut de la cotisation réserve de sécurité et un fonds de roulement.
totale et responsable de son versement y compris de la part mise à
la charge du travailleur et qui est précomptée sur la rémunération de
celui-ci lors de chaque paie. 2° Le montant de la réserve de sécurité ne peut être inférieur au total
des dépenses constatées au cours des trois dernières années
L'employeur ne peut récupérer à charge du travailleur le montant des civiles.
prélèvements qu'il a omis d'effectuer au moment du paiement de la
rémunération.
3° Le montant du fonds de roulement est égal à un sixième du total
des dépenses annuelles effectuées au cours de la dernière année ci-
3° La cotisation de l'employeur reste définitivement à sa charge, vile écoulée.
toute convention contraire étant nulle de plein droit. Si un travailleur
est occupé au service de deux ou de plusieurs employeurs, chacun
des employeurs est responsable du versement des cotisations 4° Si le montant de la réserve de sécurité devient inférieur au
correspondant à la rémunération qu'il paie à l'intéressé. montant fixé conformément au paragraphe 2 du présent article, le
ministre du Travail propose la fixation, selon la procédure fixée à
l'article 14, paragraphe 2, d'un nouveau taux de cotisation
4° L'employeur verse les cotisations globales dont il est responsable susceptible de rétablir l'équilibre de cette branche et de relever le
aux dates et selon les modalités fixées par arrêté du ministre du montant de la réserve de sécurité au niveau prévu, dans un délai de
Travail. trois ans au plus.

4bis [O.-L. 73 du 23 mars 1964, art. 10. — Lorsque l'employeur n'a Art. 18. [O.-L. 73 du 23 mars 1964, art. 12. — Pour l'exécution du
pas satisfait aux obligations prescrites à l'alinéa précédent, l'Institut régime de compensation instauré en application de l'article 36

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1 ° II est constitué dans la branche des allocations familiales une Les maladies professionnelles qui se déclarent après la date à
réserve de sécurité pour chaque province ou commune à plusieurs laquelle le travailleur a cessé d'être exposé au risque de contracter
provinces. ces maladies sont prises en charge si elles se déclarent dans les
délais indiqués sur cette liste.
2° Le montant de la réserve de sécurité constituée pour chaque
province ou commune à plusieurs provinces ne peut être inférieur à Art. 21. — 1 ° [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 2. — Les
la moyenne trimestrielle des dépenses constatées dans cette prestations à la charge de l'Institut comprennent :
province ou les provinces intéressés au cours des trois dernières a) les soins médicaux nécessités par la lésion résultant de l'accident
années civiles. du travail ;
b)en cas d'incapacité temporaire de travail, totale ou partielle,
3° Si le montant de la réserve de sécurité d'une province ou l'indemnité journalière ;
commune à plusieurs provinces est inférieur au montant fixé c) en cas d'incapacité permanente de travail, totale ou partielle, une
conformément au paragraphe 2 du présent article, le ministre du rente ou l'allocation d'incapacité ;
Travail propose la fixation, selon la procédure fixée à l'article 14,
paragraphe 3, d'un nouveau taux de cotisation susceptible de rétablir d) en cas de décès, les rentes de survivants et l'allocation de frais
l'équilibre et de relever le montant de la réserve de sécurité au funéraires.
niveau prévu, dans un délai de trois ans au plus.]
2° Le montant des indemnités journalières est versé à la victime par
Art. 19. — L'Institut effectue au moins une fois tous les trois ans son employeur, à titre d'avance remboursable par l'Institut à
l'analyse des opérations financières et les estimations actuarielles réception des pièces justificatives des dépenses.]
des différentes branches du régime de sécurité sociale.
Art. 22. — 1 ° Les soins médicaux comprennent :
Si l'analyse révèle un danger de déséquilibre financier dans une a) l'assistance médicale et chirurgicale ;
branche déterminée, il est procédé au rajustement du taux de b) les examens médicaux, radiographiques, les examens de
cotisation de cette branche selon la procédure prévue à l'article 16, laboratoire et les analyses ;
paragraphe 4 et l'article 17, paragraphe 3 du présent décret-loi. c) la fourniture de produits pharmaceutiques ;
d) l'entretien dans un hôpital ou une autre institution médicale, y
compris la nourriture habituelle fournie par l'établissement ;
e) les soins dentaires ;
f) les frais de transport de la victime du lieu de l'accident aux centres
CHAPITRE IV médicaux, à l'hôpital, à un cabinet médical et à sa résidence ;
g) la fourniture, l'entretien et le renouvellement des appareils de
RISQUES PROFESSIONNEES prothèse et d'orthopédie nécessités par l'infirmité résultant de
l'accident et reconnus indispensables par le médecin désigné ou
Art. 20. — 1 ° Est considéré comme accident du travail, quelle qu'en agréé par l'Institut.
soit la cause, l'accident survenu à un travailleur par le fait ou à 2° Les soins médicaux sont fournis par l'Institut ou par les
l'occasion du travail, qu'il y ait ou non faute de sa part. établissements choisis parmi les formations officielles et les
Est également considéré comme accident du travail l'accident formations privées agréées par les autorités administratives
survenu à un travailleur pendant le trajet de sa résidence, du lieu où régionales, auquel cas ils font l'objet d'un remboursement sur la base
il prend ordinairement ses repas, au lieu où il effectue son travail, du tarif forfaitaire établi par voie d'accord entre ces établissements et
perçoit sa rémunération, et vice versa, dans la mesure où le l'Institut.
parcours n'a pas été interrompu ou détourné pour un motif dicté par
un intérêt personnel ou indépendant de l'emploi. Il en est de même 3° [Abrogé par I'0.-L.68-491 du 20 décembre 1968, art. 3.]
des accidents survenus pendant les voyages dont les frais sont
supportés par l'employeur.
Art. 23. — 1 ° [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 4. — En cas
d'incapacité temporaire du travail dûment constatée par l'autorité
2° Les dispositions du présent décret-loi relatives aux accidents du médicale compétente, la victime a droit à une indemnité journalière
travail sont applicables aux maladies professionnelles. La date de la d'accident pour chaque jour d'incapacité, ouvrable ou non.
première constatation médicale de la maladie est assimilée à la date L'indemnité est payable suivant les modalités à fixer par le ministre
de l'accident. du Travail pendant toute la période d'incapacité de travail qui
précède la guérison complète, la consolidation de la lésion ou le
3° Une ordonnance du président de la République délibérée en décès du travailleur.]
Conseil des ministres, sur proposition du ministre du travail, établit la
liste des maladies considérées comme des maladies 2° Le montant de l'indemnité journalière est égal aux deux tiers de la
professionnelles avec, en regard, la liste des travaux, procédés et rémunération journalière moyenne de la victime. Ce montant est
professions comportant la manipulation et l'emploi des agents nocifs réduit de la moitié pendant la durée de l'hospitalisation si le
ou s'effectuant dans des conditions particulières exposant les travailleur n'a pas de charge de famille.
travailleurs de façon habituelle au risque de contracter ces maladies.

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3° La rémunération journalière moyenne s'obtient en divisant par 90 2° Sont considérés comme ayants droit :
le total des rémunérations soumises à cotisation perçues par a) la veuve monogame, non divorcée ni séparée de corps à la
l'intéressé au cours des trois mois civils précédant celui au cours condition que le mariage soit antérieur à la date de l'accident ou, s'il
duquel l'accident est survenu. Au cas où la victime n'a pas travaillé est postérieur, qu'il ait eu lieu six mois au moins avant le décès, et,
pendant toute la durée des trois mois ou que le début du travail dans dans les mêmes conditions, le veuf invalide qui vivait entièrement à
l'entreprise où l'accident est survenu remonte à moins de trois mois, la charge de la victime ;
la rémunération servant au calcul de la rémunération journalière
moyenne est celle quelle aurait reçu si elle avait travaillé dans les
mêmes conditions pendant la période de référence de trois mois. b) [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 5. — les enfants
célibataires à charge de la victime, tels qu'ils sont définis au Code du
travail.]
Art. 24. — 1 ° L'indemnité journalière est réglée aux mêmes
intervalles réguliers que le salaire; toutefois, cet intervalle ne peut
être inférieur à une semaine. Art. 28. — 1° Les rentes de survivants sont fixées en pourcentages
de la rémunération servant de base au calcul de la rente d'incapacité
permanente à raison de :
2° Sans préjudice des dispositions de l'article 50, alinéa 5, une
déchéance temporaire du droit à l'indemnité journalière peut être a) 20 pour cent pour la veuve ou le veuf ;
appliquée à l'encontre de l'assuré qui ne respecte pas les b) 15 pour cent pour chaque enfant.
dispositions réglementaires de l'assurance ou les prescriptions
médicales pour son traitement. 2° Toutefois, le montant des rentes auxquelles ont droit les
survivants de la victime ne peut dépasser 100 pour cent de la rente
Art. 25. — 1 ° En cas d'incapacité permanente et totale dûment d'incapacité totale à laquelle celle-ci avait ou aurait eu droit. Si le
constatée par le médecin désigné ou agréé par l'Institut, la victime a total des rentes calculées conformément aux dispositions du présent
droit à une rente d'incapacité totale à 85 de sa rémunération article devait dépasser cette limite, chacune des rentes serait réduite
mensuelle moyenne. Cette rémunération moyenne pourra être en proportion.
périodiquement réévaluée.
3° Le droit à la rente de veuve ou de veuf s'éteint en cas de
2° Le taux de l'incapacité permanente est déterminé d'après la remariage; dans ce cas, la veuve ou le veuf remarié a droit à une
nature de l'infirmité, l'état général, l'âge, les facultés physiques et allocation égale à 12 fois le montant mensuel de la rente.
mentales de la victime, ainsi que d'après ses aptitudes et ses
qualifications personnelles sur la base d'un barème indicatif Art. 29. — 1 ° Au cas où le bénéficiaire d'une rente d'incapacité
d'invalidité, établi par ordonnance du président de la République permanente partielle est de nouveau victime d'un accident du travail,
prise sur proposition du ministre du Travail. la nouvelle rente est fixée en tenant compte de l'ensemble des
lésions subies et de la rémunération prise comme base de calcul de
3° La rémunération mensuelle moyenne servant de base au calcul la rente précédente. Toutefois, si à l'époque du dernier accident la
de la rente d'incapacité est égale à 30 fois la rémunération rémunération moyenne de la victime est supérieure à celle qui a été
journalière moyenne déterminée selon les dispositions de l'article 23, prise comme base de calcul de la rente, la nouvelle rente est
paragraphe 3, du présent décret-loi. calculée d'après la rémunération la plus élevée.

Pour les apprentis, les stagiaires et les élèves des écoles 2° Au cas où le bénéficiaire d'une allocation d'incapacité est de
professionnelles ou artisanales, cette rémunération est au moins nouveau victime d'un accident du travail et se trouve atteint d'une
égale à la rémunération minimum légale en vigueur dans la région à incapacité de travail supérieure à 15 pour cent, la rente est calculée
la date de l'accident. en tenant compte de l'ensemble des lésions subies et de la
rémunération prise comme base de calcul de l'allocation
d'incapacité. Si à l'époque du dernier accident, la rémunération de la
Art. 26. — 1 ° La victime d'un accident du travail atteinte d'une victime est supérieure à celle qui a été prise comme base de calcul
incapacité permanente partielle a droit à : de l'allocation, la rente est calculée d'après la rémunération la plus
a) une rente d'incapacité lorsque le degré de son incapacité est égal élevée, mais son montant sera réduit pour chacune des trois
à 15 % au moins ; premières années suivant la liquidation de la rente, du tiers du
b) une allocation d'incapacité versée en une seule fois lorsque le montant de l'allocation d'incapacité allouée à l'intéressé.
degré de son incapacité est inférieur à 15 %.
2° Le montant de la rente d'incapacité permanente partielle est, 3° Les rentes d'incapacité sont concédées à titre temporaire. Si,
selon le degré d'incapacité, proportionnel à celui de la rente à après leur liquidation, une aggravation ou une atténuation de
laquelle la victime aurait eu droit en cas d'incapacité permanente l'incapacité ou de l'invalidité est dûment constatée par le médecin
totale. Le montant de l'allocation d'incapacité est égal à trois fois le désigné ou agréé par l'Institut, il est procédé, soit sur l'initiative de
montant annuel de la rente correspondant au degré d'incapacité de l'Institut soit sur la demande du titulaire, à une révision de la rente
la victime. qui, selon le changement constaté, sera majorée à partir de la date
de l'aggravation ou réduite ou suspendue à partir du premier jour du
mois civil suivant la notification de la décision.
Art. 27. — 1° Lorsque l'accident du travail est suivi du décès de la
victime, ses ayants-droit bénéficient des rentes de survivants.
La victime ne peut refuser de se prêter aux examens médicaux
requis par l'Institut. Ces examens peuvent avoir lieu à des intervalles

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de six ois au cours des deux premières années suivant la date de la Art. 34.—1° Les allocations familiales sont dues au travailleur par
guérison apparente ou de la consolidation de la lésion et d'un an 'employeur et versées en espèces.
après e délai. Aucune révision ne peut plus intervenir après un délai
de ans suivant la date de la guérison apparente ou de la
consolidation e la lésion, si l'invalidité est due à un accident, de 10 2° Les allocations familiales prévues à l'article 31 alinéa 2 sont
ans si elle est de à une maladie et de 15 ans si elle est due à la versées par l'Institut suivant les modalités fixées par ordonnance du
silicose. résident de la République.

Art. 30. [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 6. — Lorsque 3° Les allocations familiales sont versées à terme échu et à des
l'accident du travail a entraîné le décès de la victime, une allocation intervalles réguliers ne dépassant pas trois mois; les autorités
est versée, dans la limite des frais exposés et sur production des provinciales peuvent déterminer pour les travailleurs des intervalles
pièces justificatives des dépenses, à la personne qui a pris à sa plus ourts qui ne peuvent toutefois être inférieurs à 15 jours.
charge les rais d'enterrement. Le montant de cette allocation ne peut
dépasser 0 fois la rémunération journalière minimum légale allouée 4° Les modalités de paiement des allocations familiales ainsi que la
au travailleur manœuvre de la région où a eu lieu le décès.] personne à laquelle les allocations familiales doivent être versées,
ont déterminées pour les différentes régions par arrêté du ministre
du Travail sur avis du conseil d'administration de l'Institut et des
CHAPITRE V autorités provinciales compétentes. Le ministre du travail peut
notamment décider que les allocations familiales seront versées en
ALLOCATIONS FAMILIALES principe à la mère et à une date différente de celle du versement du
alaire.
Art. 31.— 1° Les travailleurs assujettis au régi me de sécurité
sociale institué par le présent décret-loi bénéficient d'allocations Art. 35. [O.-L 68-491 du 20 décembre 1968, art. 8. — Les montants
familiales pour chaque enfant à charge, s'ils remplissent les autres journaliers des allocations familiales applicables dans chaque
conditions établies par le présent décret-loi. province sont déterminés par une ordonnance du président de la
2° Le régime de compensation établi suivant les modalités prévues République.]
l'article 36 peut étendre le bénéfice des allocations familiales aux
Art. 36. — 1 ° Une ordonnance délibérée en Conseil des ministres
bénéficiaires d'une rente d'incapacité de 66 , d'une pension ou 'une eut établir après avis du conseil d'administration de l'Institut, un
rente ou d'une pension de veuve ou de veuf. Toutefois, les régime de compensation. Dans ce cas, les allocations familiales sont
dispositions de l'article 5 du décret du 3 novembre 1959, qui forme versées par les employeurs pour le compte de l'Institut. Ces
'article 11 bis du décret du 1er août 1949 sur les accidents du travail versements e libèrent pas les employeurs de leur obligation de
t les maladies professionnelles restent d'application jusqu'à ce que verser à l'Institut es cotisations prescrites à l'article 14 et dans les
es allocations familiales soient dues aux bénéficiaires en vertu du délais prescrits en application de l'article 15, paragraphe 4 du
présent paragraphe. présent décret-loi.

Art. 32. — 1 ° [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 7. — Sont 2° Le ministre du Travail détermine par arrêté pris sur avis du conseil
considérés comme enfants à charge, les enfants célibataires, tels d'administration de l'Institut les modalités et la procédure de
u'ils sont définis au Code du travail.] remboursement, par l'Institut, des allocations versées par les
employeurs.
2° Le ministre du Travail peut, après consultation des autorités
provinciales compétentes, déterminer les régions dans lesquelles le Art. 37. [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 9. — Dans le cadre
bénéfice des allocations familiales est subordonné notamment à 'un régime de compensation, les montants des allocations
l'inscription de l'enfant au registre de l'état civil ou à l'assistance déterminés pour chaque province, n'entreront en vigueur qu'à la
régulière aux cours des établissements d'enseignement. première échéance suivant la date à laquelle il est établi par le
ministre du Travail, après avis favorable du conseil d'administration
de l'Institut, que e taux des cotisations applicables dans la province
Art. 33. — 1 ° Les allocations familiales sont calculées sur la base e est suffisant au sens des dispositions des articles 14 et 18 du
montants journaliers. présent décret-loi; le ministre du Travail peut toutefois fixer par arrêté
une autre date d'entrée n vigueur des nouveaux montants
2° Les allocations familiales sont dues pour les journées d'emploi d'allocations familiales.]
effectif et celles pour lesquelles le travailleur a droit au maintien
intégral ou partiel de sa rémunération en vertu des dispositions du
contrat de louage de services. CHAPITRE VI

3° Les allocations familiales sont liquidées d'après le nombre des PENSIONS


enfants ouvrant droit aux allocations le premier jour de chaque mois
civil Art. 38. — 1 ° [O.-L 68-491 du 20 décembre 1968, art. 10. – Le droit
à une pension de retraite s'ouvre à l'âge de 65 ans pour les ommes
et de 60 ans pour les femmes, en faveur de l'assuré qui a cessé
toute activité salariée et qui justifie d'au moins 60 mois d'assurance

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ou de période assimilées au cours des 40 derniers trimestres civils,


précédant celui au cours duquel il a atteint l'âge d'admission la 2° Est considéré comme invalide le travailleur qui, par suite de
pension. maladie ou d'accident, subit une diminution permanente de ses
capacités physiques ou mentales le rendant inapte à gagner un tiers
L'âge normal d'admission au bénéfice d'une pension de retraite est de la rémunération qu'un travailleur ayant la même formation peut se
provisoirement fixé à 55 ans. Il sera reculé d'un an à l'expiration de procurer par son travail.
chaque période de trois années suivant le 1er juillet 1968, sauf avis
contraire du conseil national du travail statuant après enquête sur 3° La pension d'invalidité prend effet soit à la date de consolidation
'évolution démographique du pays, et qui commencera de la lésion ou de stabilisation de l'état de l'assuré, soit à l'expiration
obligatoirement ses travaux dans le courant du douzième mois d'une période de six mois consécutifs d'incapacité, si, d'après l'avis
précédant l'expiration de chaque période de trois ans.] du médecin désigné ou agréé par l'Institut, l'incapacité durera
probablement encore six autres mois au moins.
2° [O.-L 78-008 du 29 mars 1978. — Le montant annuel de la
pension de retraite est égal à autant de 60ème de la rémunération 4° L'état d'invalidité doit être certifié par un médecin désigné ou
mensuelle moyenne que l'assuré compte de mois d'assurance sans agréé par l'Institut.
pouvoir être inférieur à 50 du salaire minimum légal annuel le plus
levé de la première catégorie (premier échelon) de la classification
générale des emplois en vigueur à Kinshasa. 5° Le montant de la pension d'invalidité est calculé d'après les
mêmes règles que celui de la pension de retraite sous réserve des
dispositions des paragraphes 6 et 7 du présent article.
3° L'assuré qui, ayant atteint l'âge d 'admission au bénéfice d'une
pension de retraite et ayant cessé toute activité salariée, compte
moins de 60 mois d'assurance ou de périodes assimilées au cours 6° Les mois civils compris entre la date de prise d'effet de la pension
des 40 derniers trimestres civils, bénéficie d'une allocation unique d'invalidité et celle à laquelle le bénéficiaire aura accompli sa 55 ème
égale à dix fois le montant annuel de la pension de retraite à laquelle année sont assimilés à des mois d'assurance.
il aurait eu droit cri raison de la durée de son assurance s'il avait 7° La rémunération mensuelle moyenne s'obtient en divisant par 36
rem- le total des rémunérations soumises à cotisations perçues par
pli ces conditions de stage, sans qu'il soit fait application des l'intéressé au cours des 36 derniers mois d'assurance. Si l'assuré
dispositions du paragraphe 2° du présent article relatives au montant compte moins de 36 mois d'assurance, la rémunération mensuelle
minimum de la pension. moyenne s'obtient en divisant le total des rémunérations soumises à
cotisation perçues par l'intéressé depuis le début de l'emploi par le
nombre de mois d'assurance.
Toutefois, l'allocation unique ne peut être inférieure à la moitié de la
pension annuelle minimale.
8° La pension d'invalidité est suspendue pour autant que le
bénéficiaire exerce une activité substantielle lucrative ou salariée.
4° La rémunération mensuelle moyenne s'obtient en divisant par 60 Elle est suspendue à la date à laquelle l'intéressé n'est plus
le total des rémunérations soumises à cotisations perçues par considéré comme invalide au sens du paragraphe 2, du présent
l'intéressé au cours des 60 derniers mois d'assurance. Si l'intéressé article. Elle est remplacée par une pension de retraite de même
compte moins de 60 mois d'assurance, la rémunération mensuelle montant lorsque le bénéficiaire atteint l'âge d'admission au bénéfice
moyenne s'obtient en divisant le total des rémunérations soumises à d'une pension de retraite.
cotisation perçues par l'intéressé depuis l'entrée à l'assurance par le
nombre de mois d'assurance. Toutefois, le ministre du Travail peut,
après avis du conseil d'administration, fixer d'autres dispositions pour 9° [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 11.—Le titulaire d'une
le calcul de la rémunération mensuelle moyenne.] pension d'invalidité a droit à la fourniture, à l'entretien et au
renouvellement des appareils de prothèse et d'orthopédie, prothèse
dentaire exceptée, nécessités par l'état d'invalidité et reconnus
Art. 39. — L'assuré atteint d'une usure prématurée de ses facultés indispensables par le médecin désigné ou agréé par l'Institut, ainsi
physiques ou mentales dûment constatée par le médecin désigné ou qu'au règlement des frais de transport et des indemnités de
agréé par l'Institut le rendant inapte à exercer une activité salariée déplacement.]
conforme à ses aptitudes, peut demander à bénéficier à partir de
l'âge de 55 ans d'une pension anticipée dont le montant est calculé
selon les mêmes règles que celui de la pension de retraite. 10° [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 11. — Les prestations
visées au paragraphe 9° du présent article sont fournies par l'Institut
ou par les établissements choisis parmi les formations officielles et
Art. 40. — 1° L'assuré qui devient invalide avant d'atteindre l'âge les formations privées agréées par les autorités administratives
d'admission au bénéfice d'une pension de retraite, a droite une régionales auquel cas ces prestations sont remboursées par l'Institut
pension d'invalidité s'il justifie d'au moins 36 mois d'assurance ou de dans les conditions fixées par voie d'accord entre ces établissements
périodes assimilées au cours des 20 derniers trimestres civils et l'Institut.]
précédant immédiatement celui au cours duquel il est devenu
invalide. Au cas où l'invalidité est due à un accident, le droit à la
pension est, nonobstant les périodes d'assurance ou assimilées, Art. 41. — 1 ° En cas de décès d'un titulaire d'une pension
reconnu à la victime à condition qu'elle ait occupée un emploi d'invalidité ou de retraite ou d'une assurance qui, à la date de son
assujetti à l'assurance à la date de l'accident et qu'elle ait été affiliée décès, aurait eu droit à une pension de retraite ou, s'il avait été
à l'Institut avant la date de l'accident. invalide, à une pension d'invalidité, ses ayants droit ont droit à une
pension ou à une allocation de survivants.

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des dispositions du paragraphe 2° de l'article 38 relatives au montant


2° Sont considérés comme ayants droit : minimum de la pension.]
a) la veuve monogame, non divorcée ni séparée de corps à la
condition que le mariage soit antérieur d'au moins six mois au décès, 4° Le droit à la pension de veuve s'éteint en cas de remariage; dans
ce délai n'est pas requis en cas de décès résultant d'un accident, à ce cas, la veuve remariée a droit à une allocation unique égale à 12
la condition que le mariage soit antérieur à l'accident ; fois le montant mensuel de sa pension.
b) [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 12. — les enfants 5° La pension de veuve est suspendue pour autant que la
célibataires à charge, tels qu'ils sont définis au Code du travail.] bénéficiaire exerce une activité lucrative substantielle.

Art. 42. — 1° L'étude des possibilités d'établissement d'un régime B. 1° Les enfants du défunt ont droit à une allocation unique
généralisé de pensions de survivants sera entreprise dès la mise en d'orphelin répartie entre eux en parts égales.
vigueur du présent décret. Elle portera, par priorité, sur le régime
applicable aux orphelins.
2° Le montant de l'allocation d'orphelin est égal à 25 pour cent, 50
pour cent, 75 pour cent ou 100 pour cent du montant de l'allocation
2° L'étude des charges résultant de la mise en vigueur : de veuve selon que le nombre d'enfants bénéficiaires est de 1, 2, 3
a) du régime applicable aux orphelins ; ou plus. Ce montant est doublé s'il n'y a pas une veuve ayant droit à
une pension ou à une allocation de veuve.
b) du régime applicable aux veuves ;
sera confiée à un groupe de travail dont la composition et la
compétence seront fixées par ordonnance du président de la
République. CHAPITRE VII

DISPOSITIONS COMMUNES
3° En ce qui concerne plus particulièrement le régime applicable aux
orphelins le groupe de travail remettra son rapport au ministre du
Travail dans un délai de trois mois au maximum à partir de sa Art. 44. — Le ministre du Travail détermine par arrêté les modalités
création. de l'affiliation des employeurs et des travailleurs, de la perception
des cotisations, de la liquidation et du service des prestations, ainsi
que les obligations qui incombent aux employeurs et aux travailleurs
4° Le ministre du Travail transmettra ledit rapport avec ses avis à dans le fonctionnement du régime de sécurité sociale.
une commission désignée par lui et composée de représentants de
son département, des ministères des finances et des affaires
économiques et des représentants des travailleurs et des Art. 45. — 1 ° Sont assimilés aux périodes d'assurance ou d'emploi,
employeurs. Elle aura pour mission d'apprécier la capacité, pour les périodes pendant lesquelles le travailleur a droit à l'indemnité
l'économie du pays, de supporter les charges nouvelles calculées journalière d'accident prévue à l'article 23 du présent décret-loi et
par le groupe de travail; ses travaux seront soumis pour décision celles pendant lesquelles, en vertu des dispositions du décret-loi sur
finale au conseil des ministres. le louage de services, l'employeur est tenu de lui fournir des soins
médicaux.
Si l'instauration du nouveau régime était jugé possible dans
l'immédiat, la commission serait convoquée à nouveau au plus tard 2° L'expression «mois d'assurance» désigne tout mois civil au cours
dans un délai d'un an. Cette procédure pourra, en cas de duquel l'assuré a occupé pendant 15 jours au moins un emploi
conclusions défavorables de la commission, se répéter autant de fois assujetti à l'assurance. Les modalités d'application sont arrêtées par
que l'exigera la solution définitive du problème. le ministre du Travail, qui peut également définir d'autres critères
pour la détermination du mois d'assurance.
Art. 43. — jusqu'à l'instauration du régime général de pensions de
survivants, le régime transitoire suivant est instauré : Art. 46. — 1 ° Les rentes et les pensions sont liquidées en montants
mensuels; le droit à une mensualité est déterminé d'après la situation
du bénéficiaire au premier jour du mois civil correspondant.
A 1 ° la veuve a droit à une pension de veuve si, à la date du décès
de son mari, elle a atteint l'âge de 50 ans ou si elle est invalide.
2° Le versement des rentes et des pensions s'effectue une fois par
mois ou par trimestre. Le conseil d'administration de l'Institut peut
2° [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 12. — Le montant de la déterminer dans quelles régions et sous quelles conditions les
pension de veuve est égal à 40 pour cent du montant de la pension prestations sont versées mensuellement. Il peut également arrêter
de retraite ou d'invalidité à laquelle le défunt avait ou aurait eu droit, d'autres modalités de versement des prestations.
compte tenu des dispositions du paragraphe 2 de l'article 38 relatives
au montant minimum de la pension.]
Art. 47. — 1 ° Le droit aux indemnités journalières d'accident, aux
allocations familiales et aux allocations funéraires est prescrit par un
3° [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 13.— La veuve qui ne an.
réunit pas les conditions prévues au paragraphe 1 ° du présent
article a droit à une allocation unique de veuve dont le montant est
égal à douze fois le montant mensuel de la pension de retraite ou 2° [O.-L. 75-028 du 19 septembre 7975.— Le droit aux pensions,
d'invalidité à laquelle le défunt avait ou aurait eu droit, compte tenu rentes et allocations de retraite, d'invalidité, d'incapacité ou de
survivants est prescrit par dix ans; toutefois, les arrérages des rentes

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ou des pensions ne sont pas versés pour une période antérieure rééducation qui sont à sa disposition, ou n'observe pas les règles
excédant 6 mois.] prescrites pour la conduite des bénéficiaires de prestations.]

Art. 48. — Le titulaire d'une rente d'incapacité ou d'une pension Art. 51. - 1 ° [D.-L. du 1er septembre 1965, art. 1er. - Le contrôle de
d'invalidité, qui a besoin de façon constante de l'aide et des soins l'application par les employeurs et les travailleurs des dispositions du
d'une tierce personne pour accomplir les actes de la vie courante, a présent décret-loi et de ses mesures d'exécution est assuré par les
droit à un supplément égal à 50 pour cent de sa rente ou pension. inspecteurs du travail.

Art. 49. — Les prestations de sécurité sociale ne peuvent être L'Institut peut désigner au sein de son personnel des contrôleurs
saisies et ne sont cessibles que pour dettes contractées envers le chargés d'exécuter ce contrôle; leur statut sera défini par le président
fonds d'avance ou envers un organisme public pour l'acquisition ou de la République. Ils seront désignés avec l'approbation du ministre
la construction d'habitation, ou pour cause d'obligation alimentaire du Travail et de la Prévoyance sociale.
prévue par la loi ou par la coutume. Elles ne sont saisissables et
cessibles qu'à concurrence d'un cinquième, dans le premier cas et
d'un tiers dans le second cas. L'insaisissabilité et l'incessibilité des 2° Les contrôleurs de l'Institut sont habilités à procéder à toutes
prestations ne peuvent être invoquées contre l'Institut pour faire vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution de
obstacle à la récupération des paiements obtenus indûment par le prestations à un travailleur ou à ses ayants droit. Ils jouissent
bénéficiaire. Les allocations familiales sont incessibles et notamment, munis des pièces justificatives de leur qualité, dont la
insaisissables. forme est déterminée par le ministre du Travail et de la Prévoyance
sociale, du droit de libre entrée et du droit de libre visite, entre le
lever et le coucher du soleil sur les chantiers et dans tous les locaux
Art. 50. — 1 ° Si, à la suite d'un accident du travail ou d'une maladie d'une entreprise autres que ceux qui sont affectés exclusivement au
professionnelle, la victime a droit simultanément à une rente logement privé de l'employeur ou de ses préposés.
d'incapacité permanente et à une pension d'invalidité, cette dernière
est réduite du montant de la rente d'incapacité permanente.
Ils peuvent interroger les travailleurs, notamment pour connaître
leurs nom, adresse et rémunération, y compris les avantages en
2° Si, à la suite du décès d'un travailleur résultant d'un accident de nature dont ils bénéficient, et le montant des retenues effectuées sur
travail ou d'une maladie professionnelle, les survivants ont droit leur salaire au titre des cotisations de la sécurité sociale.
simultanément à une rente et à une pension de survivants, cette
dernière est réduite du montant de la rente de survivants.
Ils peuvent consigner leurs observations soit sur le livre de paie, soit
sur un registre dont le ministre du Travail et de la Prévoyance sociale
3° Sans préjudice des dispositions des alinéas 1 et 2 ci-dessus, en pourra prescrire la tenue à cet effet.
cas de cumul de deux ou plusieurs prestations allouées en vertu des
dispositions du présent décret-loi, le titulaire a droit à la totalité de la
prestation dont le montant est le plus élevé et à la moitié de l'autre Ils transmettent dans le délai de quinze jours, à l'agence dont ils
ou des autres prestations. relèvent, un rapport circonstancié de leurs enquêtes.

4° Le cumul des allocations familiales est interdit. 3° Les employeurs et leurs préposés sont tenus de prêter leur
concours aux agents de contrôle et de leur présenter sans
déplacement, tous documents qui leur sont demandés comme
5° [O.-L 68-491 du 20 décembre 1968, art. 14. — Le droit aux nécessaires à l'exercice du contrôle.
prestations n'est pas reconnu:
a) lorsque l'éventualité a été provoquée par une infraction à la 4° Les oppositions ou obstacles aux contrôles effectués par les
réglementation sur la sécurité sociale; contrôleurs de l'Institut sont passibles des mêmes sanctions que
b) lorsque l'éventualité a été provoquée par une faute grave et celles prévues en ce qui concerne l'inspection du travail.]
intentionnelle de l'intéressé.]
Art. 51 bis. — [D-L. du 1er septembre 1965, art. 2. — Les
6° [O.-L 68-491 du 20 décembre 1968, art. 14. — Nonobstant les contrôleurs de l'Institut ont qualité d'officiers de police judiciaire.
dispositions du paragraphe précédent, en cas de décès de
l'intéressé visé par lesdites dispositions, ses survivants ont droit à la
moitié du montant des prestations prévues par le présent décret-loi Lorsqu'ils sont munis des pièces justificatives prévues au 2° de
pour l'éventualité considérée.] l'article 51, et dans les conditions prévues au même paragraphe, ils
ont compétence sur toute l'étendue du territoire de la République,
7° [O.-L 68-491 du 20 décembre 1968, art. 14. — Le droit aux pour dresser, en cas d'infraction aux dispositions de la législation sur
prestations peut être suspendu : la sécurité sociale, des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve du
a) aussi longtemps que le bénéficiaire ne se trouve pas sur le contraire.]
territoire national, sous réserve des obligations convenues aux
termes de conventions internationales ;
Art. 52. — 1 ° Un fonds d'action sanitaire et sociale est créé auprès
de l'Institut et alimenté par une fraction de la majoration de retard
b) lorsque l'intéressé néglige, sans raison valable, d'utiliser les perçue à l'encontre des employeurs qui ne versent pas les
services médicaux et services connexes, ainsi que les services de cotisations en temps utile, ainsi que, le cas échéant, par certains
prélèvements à effectuer sur d'autres recettes de l'Institut.

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Art. 55. — 1 ° II est institué, au chef-lieu de chaque province, une


2° Sur proposition du conseil d'administration de l'Institut, le ministre commission provinciale de sécurité sociale, comprenant au moins un
du Travail détermine par arrêté la fraction de la majoration de retard représentant des employeurs et un représentant des travailleurs
à affecter à ce fonds et sur avis conforme du conseil d'administration choisis au sein des organisations les plus représentatives et un
autorise les prélèvements à effectuer sur les recettes de l'Institut médecin autre que celui de l'Institut.
sous la condition que les réserves de sécurité des différentes Elle est chargée :
branches après prélèvements ne soient pas inférieures aux montants a) de statuer sur les recours introduits contre les décisions de
minimums indiqués aux articles 16,17 et 18 du présent décret-loi. l'Institut accordant, refusant ou réduisant les prestations ;
3° Les ressources du fonds d'action sanitaire et sociale peuvent être b) de donner son avis, à la demande de la commission nationale de
utilisées par l'Institut à : sécurité sociale visée au paragraphe suivant sur les questions
a) toute action de prévention générale, de prévention des accidents relatives à l'interprétation et à l'exécution du présent décret-loi et sur
du travail et des maladies professionnelles et de réadaptation des toutes autres questions relatives à la sécurité sociale ;
invalides, en particulier par la réunion et l'utilisation des statistiques
et des résultats des recherches portant sur les risques
professionnels ainsi que par les campagnes pour le développement c) de donner son avis, soit de sa propre initiative, soit à la demande
des mesures de prévention et de réadaptation ; du gouvernement provincial compétent, sur toute question relative au
régime des allocations familiales institué par le présent décret-loi.

b) la création de centres d'action sanitaire et sociale en vue


notamment de la protection maternelle et infantile, de la lutte contre 2° II est institué auprès du ministre du Travail une commission
les endémies, de la diffusion de l'hygiène et du service des soins nationale de sécurité sociale composée d'un magistrat d'une cour
médicaux ; d'appel, président, d'un représentant du ministre du Travail, de
représentants des travailleurs et des employeurs et d'un médecin
autre que celui de l'Institut.
c) l'aide financière ou la participation à des institutions publiques ou
privées agissant dans les domaines sanitaire et social et dont
l'activité présente un intérêt pour les assurés et les bénéficiaires des Elle est chargée :
prestations de sécurité sociale. a) de statuer sur les appels interjetés par les assurés, les
bénéficiaires ou l'Institut contre les décisions prises par les
commissions provinciales ;
4° Les ressources du fonds d'action sanitaire et sociale provenant de
prélèvement,, effectués sur les recettes de la branche des
allocations familiales de chaque province doivent servir b) de donner son avis soit d'initiative, soit à la demande du ministre
exclusivement aux activités du programme d'action sanitaire et du Travail, sur les questions relatives à l'interprétation et à
sociale dans les limites de cette province. l'exécution du présent décret-loi et sur toutes autres questions
relatives à la sécurité sociale.
Art. 53. — Lorsque l'événement ouvrant droit à une prestation
prévue aux chapitres IV et VI est dû à la faute d'un tiers, l'Institut doit 3° Les commissions provinciales sont tenues de se conformer aux
verser à l'assuré ou à ses ayants droit les prestations prévues par le décisions rendues en appel par la commission nationale ainsi qu'aux
présent décret-loi. avis interprétatifs émis par cette dernière ci approuvés par le ministre
du Travail.
L'assuré ou ses ayants droit conservent contre le tiers responsable le
droit dé réclamer, conformément an droit commun, la réparation du 4° Les modalités de désignation des membres et les conditions de
préjudice causé. L'Institut est subrogé de plein droit à l'assuré et à fonctionnement des commissions nationale et provinciale de sécurité
ses ayants droit pour le montant des prestations octroyées ou des sociale sont réglées par ordonnance du président de la République.
capitaux constitutifs correspondants. Les dispositions des articles 5, paragraphe 3, et 6, paragraphe 2
sont applicables aux membres de ces commissions.
L'employeur, ses préposés et les salariés ne sont considérés comme
des tiers que s'ils ont provoqué intentionnellement l'accident ou la
maladie. CHAPITRE VIII

SANCTIONS
Le règlement amiable intervenu entre le tiers responsable et l'assuré
ou ses ayants droit ne peut être opposé à l'Institut que s'il avait été
invité à participer à ce règlement. Art. 56. — Toute convention contraire aux dispositions du présent
décret-loi est nulle de plein droit.
Art. 54. — L'assuré ou le bénéficiaire peut introduire, auprès des
commissions provinciales de sécurité sociale visées à l'article 44, Art. 57. — 1 ° L'employeur qui ne s'est pas conformé aux
paragraphe 1, un recours contre les décisions de l'Institut relatives à prescriptions du présent décret-loi et de ses mesures d'exécution est
l'octroi, au refus des prestations ou à leur montant. La procédure de passible d'une amende de 100 à 500 francs. S'il a été condamné
recours sera déterminée par ordonnance du président de la antérieurement pour des infractions au présent décret-loi, l'amende
République. est portée au double de ces montants.

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L'amende est appliquée autant de fois qu'il y a d'assurés pour l'empire des anciennes législations.
lesquels une ou plusieurs infractions ont été commises, sans que le
total des amendes puisse dépasser 50.000 francs. Ce maximum est
porté à 100.000 francs pour l'employeur qui a fait l'objet 3° En attendant la conclusion d'accords bilatéraux ou multilatéraux,
antérieurement d'une condamnation pour des infractions au présent le ministre du Travail déterminera par arrêté les conditions dans
décret-loi. lesquelles peuvent être prises en considération les périodes
accomplies à l'étranger par les travailleurs de nationalité congolaise
tant pour le calcul du montant des prestations que pour la
2° Toute personne qui fait sciemment des déclarations inexactes détermination de la période de services ouvrant le droit aux
dans le but de bénéficier ou de faire bénéficier des prestations est prestations.
passible d'une amende de 2.000 à 5.000 francs. Ces montants sont
doublés lorsqu'il s'agit d'une personne qui a déjà été condamnée
antérieurement pour d'autres déclarations inexactes faites dans le Art. 61. — Pour l'application des dispositions du présent décret-loi,
même but. En outre, elle est tenue de verser à l'Institut à titre de les périodes suivantes sont prises en considération comme des
réparation civile le double des sommes indûment payées par celui-ci périodes d'assurance et assimilées :
du fait de ces déclarations. Les cotisations indûment versées à a) les périodes d'assurance inscrites aux registres et tous autres
l'Institut sur base de déclarations sciemment mensongères, restent documents pouvant être tenus par l'Institut ;
acquises à l'Institut.
b) les périodes d'emploi accomplies avant le 1er janvier 1957,
3° Le tribunal saisi doit en outre ordonner le paiement des déclarées par les employeurs à la Caisse de pensions des
cotisations personnelles et patronales arriérés, celui des intérêts travailleurs conformément aux dispositions de l'article 92 du décret
moratoires ou de la majoration prévue à l'article 15 paragraphe 5, du 6 juin 1956, organisant un régime de pensions des travailleurs
ainsi que celui de la réparation civile prévue à l'alinéa précédent. pour autant qu'il s'agisse de périodes accomplies au service de
l'employeur qui a établi la déclaration ;
Art. 58. — L'action publique et l'action civile résultant d'une infraction
de l'employeur ou de son préposé aux dispositions sanctionnées par c) les périodes d'emploi inscrites aux livrets de travail et certifiées par
l'article 57 sont prescrites après cinq années révolues à compter du l'employeur ;
jour de la cessation du contrat et vis-à-vis de l'employeur qui détient
encore tout ou une partie des cotisations prélevées sur la paie des d)sous réserve de preuves suffisantes, les périodes d'emploi
salaires, en application du présent décret-loi, après cinq années accomplies avant le 1er janvier 1957, consignées par les employeurs
révolues à compter du jour du transfert de ces cotisations à l'Institut sur la base des déclarations des travailleurs et signalées à la caisse
national. conformément aux dispositions de l'article 92 du décret du 6 juin
1956 susvisé ;
Les actes qui interrompent la prescription de l'action publique
interrompent aussi la prescription de l'action civile et réciproquement. e) les périodes d'emploi pour lesquelles d'autres modes de preuves
seront acceptés par l'Institut.

CHAPITRE IX
Art. 62. [O.-L. 75-028 du 19 septembre 1975.— Pour les travailleurs
DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES qui, avant le 1er juillet 1960, ont été immatriculés à la Caisse de
pensions des travailleurs, les mois de service accomplis avant le 1er
janvier 1957 en exécution d'un contrat de travail ou d'engagement
Art. 59. — Les dispositions de l'article 4, paragraphe 4, du présent fluvial, sont pour moitié de leur nombre total, assimilés aux mois
décret-loi ne peuvent avoir pour effet de conférer à l'Institut ni droit ni d'assurance, dans l'application de l'article 23, paragraphe 3, de
obligation découlant des assurances effectuées au Ruanda-Urundi l'article 38, paragraphe 2 et de l'article 40, paragraphe 7, du présent
sous réserve des dispositions d'un règlement ultérieur entre la décret-loi. Toutefois, il ne sera pas tenu compte des mois de
République du Congo et le Ruanda-Urundi pour la répartition des services qui sont pris en considération pour l'ouverture du droit aux
patrimoines de la Caisse de pensions des travailleurs et du fonds prestations prévues par un autre régime d'assurance obligatoire et
des invalidités des travailleurs. pour la détermination de leur montant.

Art. 60.—1° Pour l'application des dispositions du présent décret-loi, Pour l'application du présent article, le terme «services» doit être
l'assujettissement à l'assurance instituée pour les travailleurs par la entendu au sens du Code du travail.]
législation antérieurement applicable sur le territoire de la
République du Congo, est pris en considération au même titre que
l'assujettissement au régime de sécurité sociale institué par le Art. 63. [Abrogé par l'O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 16.]
présent décret-loi.
Art. 63bis. — 1 ° [O.-L. 73 du 23 mars 1964, art. 16. — En cas de
2° Toutefois, pour l'application des articles 23, paragraphe 3, 25, variation sensible du niveau général des salaires, il est procédé à un
paragraphe 3,38, paragraphe 4 et 40, paragraphe 7, sont assimilées ajustement des pensions et des rentes, en vue de maintenir la
aux périodes d'assurance, les périodes de service accomplies avant relation entre le niveau général des prestations et le niveau général
la date d'entrée en vigueur du présent décret-loi en exécution d'un des salaires.
contrat de louage de services conclu sous l'empire du décret-loi du
1er février 1961, ou d'un contrat de travail ou d'emploi conclu sous

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2° Au préalable, il doit être procédé à l'examen de la situation


financière de la branche des pensions et de celle des risques Art. 68. — 1 ° Si l'accident du travail est survenu, ou si la maladie
professionnels pour déterminer si les ressources financières de professionnelle est médicalement constatée avant la date d'entrée
chaque branche permettent l'ajustement des pensions et des rentes. en vigueur du présent décret-loi, les dispositions de la législation en
vigueur avant cette date restent d'application.
3° Le président de la République, après avis du conseil
d'administration, détermine les modalités de l'ajustement des 2° Les prestations prévues au chapitre VI (pensions) du présent
pensions et des rentes en cours de paiement et, le cas échéant, des décret-loi sont liquidées en vertu de la législation applicable avant la
pensions et des rentes nouvelles, y compris le relèvement du plafond date d'entrée en vigueur des dispositions de ce chapitre si la
des cotisations. personne ayant réuni toutes les conditions requises pour l'ouverture
du droit à ces prestations a adressé sa demande à l'Institut avant
Si l'examen visé au paragraphe précédent montre que l'ajustement cette date.
des prestations n'est pas possible sans augmentation du taux de la
cotisation, le président de la République fixera un nouveau taux de Art. 69. —1° L'Institut est exempt de tous impôts et taxes.
cotisation et sa répartition entre les travailleurs et les employeurs, la
mesure étant applicable soit à la date du réajustement, soit à une
date ultérieure. Toutefois, dès que les dépenses d'une branche 2° [O.-L. 68-491 du 20 décembre 1968, art. 17. - Les prestations
atteignent ses recettes, l'augmentation du taux de la cotisation doit prévues par le présent décret-loi sont exonérées de tous impôts. Les
être effectuée à partir du 1er jour du trimestre suivant celui où cette pièces de toute nature, requises pour l'obtention de ces prestations,
insuffisance de recette a été constatée.] sont exonérées de tous droits; elles sont établies et délivrées
gratuitement et sans frais.]
Art. 63ter. [O.-L. 73 du 23 mars 1964, art. 16. — Les montants
mensuels des pensions et des rentes doivent être arrondis à la 3° L'Institut ainsi que les assurées et les employeurs dans leur
dizaine de francs supérieure la plus proche. Toutefois, le ministre du correspondance avec celui-ci jouissent de la franchise postale.
Travail peut, après avis du conseil d'administration, fixer d'autres
modalités d'arrondissement.] Art. 70. — 1 ° Le présent décret-loi entre en vigueur le premier juillet
1961, sous réserve des dispositions qui suivent.
Art. 64. — Nonobstant les dispositions de l'article 37, le mode de
calcul des allocations familiales applicable immédiatement avant 2° Les dispositions du chapitre II du présent décret-loi relatives à
l'entrée en vigueur du présent décret-loi reste applicable après l'organisation administrative et les dispositions de l'article 55 du
l'entrée en vigueur du présent décret-loi jusqu'à ce qu'il soit procédé présent décret-loi relatives à l'institution et à la désignation des
à la détermination des montants des allocations familiales membres des commissions nationales et provinciales de sécurité
conformément aux dispositions des articles 33, 34 et 37 du présent sociale entrent en vigueur à une date antérieure fixée par arrêté du
décret-loi. ministre du Travail.

Art. 65. — Les taux de cotisation de la branche des allocations Art. 71. — 1 ° Sont abrogées, à la date d'entrée en vigueur des
familiales applicables à partir de la date d'entrée en vigueur du dispositions du présent décret-loi, les dispositions des décrets
régime de compensation doivent être déterminés par le ministre du suivants :
Travail, selon la procédure prévue à l'article 14, paragraphe 3, au
moins un mois avant cette date.
a) au 1er août 1949 organisant la réparation des dommages
résultant des accidents de travail et des maladies professionnelles
Art. 66. — 1 ° La réparation des dommages résultant des accidents ainsi que les textes qui l'ont modifié ou complété ;
du travail et des maladies professionnelles survenus avant la date
d'entrée en vigueur du présent décret-loi dans les entreprises
affiliées aux mutuelles et caisses communes d'assurance est à la b) du 26 mai 1951 relatif aux allocations familiales ainsi que les
charge de ces organismes. textes qui l'ont modifié et complété ;

2° L'affiliation des employeurs ou des entreprises mutuelles et c) du 6 juin 1956 organisant un régime des pensions ainsi que les
caisses communes d'assurance prend fin à la date d'entrée en textes qui l'ont modifié et complété ;
vigueur des dispositions du présent décret-loi relatives aux risques d) du 19 février 1957 organisant un régime d'allocations des
professionnels. invalidités ainsi que les textes qui l'ont modifié et complété ;

3° La reprise des rentes des travailleurs et de leurs survivants à e) du 20 décembre 1945 relatif à la réparation des accidents du
l'égard des mutuelles et caisses communes pour les accidents du travail survenus aux non-indigènes ;
travail et les maladies professionnelles survenus avant la date
f) du 28 mars 1957 relatif aux maladies professionnelles des non-
d'entrée en vigueur du présent décret-loi doit faire l'objet d'un accord
indigènes.
entre ces organismes et l'Institut sous réserve de l'approbation du
ministre du travail.

Art. 67. [Abrogé par l"O.-L 73 du 23 mars 1964, art. 17.}

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2° Toutefois, les dispositions suivantes concernant les subventions à


charge du Trésor, sont maintenues pour les montants indiqués ci-
dessous :
- art. 35 du décret du 6 juin 1956pourun montant de 335 millions ;
- art. 25 du décret du 19 février 1957 pour un montant de 250
millions.

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