Chap 4
Chap 4
Télécommunications
Chapitre 4
De la téléphonie fixe aux données
Enseignants
Imen BEN CHAABANE
Amine ZRIBI
1
Chapitre 1
De la téléphonie fixe aux données
La téléphonie fixe
2
Introduction
RTC
• Le transport de la voix est historiquement à
l’origine des premiers réseaux de transmission.
• Le réseau téléphonique public RTC (Réseau
Téléphonique Commuté) ou encore PSTN (Public
Switched Telecommunication Network) a
essentiellement pour objet le transfert de la voix.
• Utilisant le principe de la commutation de
circuits, le réseau téléphonique met en relation
deux abonnés à travers une liaison dédiée
pendant tout l’échange.
3
Introduction
Principe d’une liaison téléphonique
• La téléphonie a été initialement prévue pour
transmettre la voix humaine entre deux lieux
distants l’un de l’autre. Elle utilise comme support
des lignes électriques sur lesquelles transite un
courant analogue aux signaux sonores.
4
Introduction
Principe d’une liaison téléphonique
• Une liaison téléphonique élémentaire est constituée par :
– Deux dispositifs émetteur-récepteur appelés postes téléphoniques,
– Une ligne bifilaire acheminant les signaux (paire torsadée),
– Une source d’énergie électrique (E). La tension continue nécessaire
à l’alimentation des postes téléphoniques est fournie par une
source installée au central téléphonique (batterie centrale).
5
Introduction
La commutation
• À l’origine, elle était réalisée manuellement
• La commutation de circuits consiste à juxtaposer bout à bout des voies
physiques de communication, la liaison étant maintenue durant tout
l’échange.
• La numérisation de la voix a permis le multiplexage temporel des
communications.
• En mettant en relation un IT d’une trame en entrée avec un IT d’une autre
trame en sortie.
• La communication est full duplex, une bande passante de 64 kbit/s, dans
chaque sens, est donc réservée durant toute la communication.
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Introduction
La commutation
• À l’origine, elle était réalisée manuellement
• La commutation de circuits consiste à juxtaposer bout à bout des voies
physiques de communication, la liaison étant maintenue durant tout
l’échange.
• La numérisation de la voix a permis le multiplexage temporel des
communications.
• En mettant en relation un IT d’une trame en entrée avec un IT d’une autre
trame en sortie.
• La communication est full duplex, une bande passante de 64 kbit/s, dans
chaque sens, est donc réservée durant toute la communication.
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Introduction
Signaux véhiculés
• Signaux analogiques VS signaux numériques
• Les supports de transmission sont constitués de voies
numériques multiplexées. Malgré la numérisation du réseau,
la liaison des abonnés résidentiels est restée essentiellement
analogique.
• C’est le commutateur de rattachement qui réalise la fonction
de numérisation et de dé-numérisation de la voix
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Le poste téléphonique
Composants d’un poste téléphonique
• Établir une communication téléphonique c’est mettre
en relation deux terminaux téléphoniques.
• Le poste téléphonique doit remplir plusieurs fonctions,
chacune est réalisée par un organe spécifique. Le
terminal téléphonique élémentaire comporte cinq
organs
– Les crochets ou supports -- Le micro ou capteur
– Un écouteur -- Un cadran --Une sonnerie
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Le poste téléphonique
Les convertisseurs
• Le microphone : c’est un convertisseur d’énergie,
les ondes sonores entraînent la vibration d’une
membrane sensible qui provoque la création d’un
signal électrique variant au même rythme que la
voix.
• L’écouteur : il restitue sous forme acoustique
l’énergie électrique reçue, en la transformant en
énergie mécanique imposant un mouvement
vibratoire à l’air ambiant. L’écouteur est constitué
d’un haut-parleur : électro-aimant relié à une
membrane.
• Le combiné : c’est le support ergonomique sur
lequel sont montés le microphone et l’écouteur.
10
Le poste téléphonique
Les organes d’appel, d’émission
• L’abonné fait connaître à son centre de rattachement le numéro
d’identification du correspondant désiré en le composant soit sur le
cadran d’appel rotatif (ancien), soit sur le clavier numérique (actuel).
Ce dispositif transmet alors au central un signal codé.
• Lorsque le combiné est soulevé les contacts se ferment. Le circuit
électrique est alors fermé, le commutateur de rattachement détecte
le courant et en déduit que l’abonné désire entrer en communication.
• De même, lors du raccroché, le commutateur détecte l’ouverture de
la boucle de courant. L’ouverture ou la fermeture de cette boucle
permet, très simplement, au commutateur de rattachement de
détecter le changement d’état du terminal (signalisation)
11
Le poste téléphonique
Les organes de réception d’appel
• La signalisation d’un appel est faite par une sonnerie mise en
marche par un courant alternatif (au travers d’un filtre).
• Lors du décrochage du combiné, le centre de rattachement
constate la fermeture du crochet, interrompt le signal d’appel
et établit la liaison.
• Une sonnerie, alimentée en 50 Hz (80 volts), alerte l’abonné
distant et l’invite à décrocher, c’est le commutateur de
rattachement qui envoie le signal 50 Hz lors d’un appel.
12
Le réseau téléphonique commuté
Les commutateurs
• Chaque client se voit attribuer un numéro
personnel. Les équipements téléphoniques sont
conçus pour pouvoir mettre en relation tous les
abonnés (télécommunication) :
– Soit en empruntant les lignes du réseau public RTC, ce sont
des communications extérieures.
– Soit au sein d’une même entreprise, il s’agit ici de
communications internes traitées par un autocommutateur
privé. L’accès au réseau public se fait alors en composant un
préfixe supplémentaire.
• A l’origine les "demoiselles du téléphone
«connectaient manuellement la ligne de
l’appelant à celle de l’appelé. Puis les
commutateurs ont évolué. Passant de
l’électrotechnique aux technologies
électroniques, puis maintenant informatiques
13
Le réseau téléphonique commuté
Les commutateurs
• Les informations de gestion des appels
téléphoniques, appelées la « signalisation »,
transitent sur un réseau parallèle spécifique : le
réseau "Sémaphore".
• Ces commutateurs constituent les différents points
ou nœuds du Réseau et Ils sont reliés par des
supports de transmission de différents types :
câbles coaxiaux, à fibres optiques, faisceaux
hertziens, satellites.
• Le RTC assure la connexion momentanée, de deux
installations terminales afin de mettre en relation
deux usagers. Ce réseau est actuellement le plus
utilisé par les particuliers pour se relier entre eux ou
à Internet. Le RTC public est très étendu, il atteint
tous les pays de la planète et compte plusieurs
centaines de millions d’abonnés.
14
Le réseau téléphonique commuté
Les commutateurs
• Il y a plusieurs type de commutateurs, chacun ayant
une fonction spécifique
– Le Commutateur à Autonomie d’Acheminement (CAA) ou
commutateur local qui permet de mettre en relation les
clients d’une même zone géographique. Ces
commutateurs traitent également les numéros d’urgence
– Un appel régional passe par le commutateur local qui
envoie un signal au commutateur régional appelé Centre
de Transit, qui permet d'écouler les communications
téléphoniques d'un CAA à un autre CAA.
– Si le numéro composé est destiné à l’international, c’est
un des trois Centres de Transit Internationaux qui traite
l’appel
15
Le réseau téléphonique commuté
Architecture du RTC
• Le réseau téléphonique a
une organisation
hiérarchique à trois
niveaux. Il est structuré en
zones, chaque zone
correspond à un niveau de
concentration et en
principe de taxation.
• Le RTC est composé de
nœuds (commutateurs)
s’échangeant des
informations au moyen de
protocoles de
communications
normalisés par les
instances internationales.
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Le réseau téléphonique commuté
Architecture du RTC
• Zone à Autonomie
d’Acheminement (ZAA), cette
zone, la plus basse de la
hiérarchie, comporte un ou
plusieurs Commutateurs à
Autonomie d’Acheminement
(CAA) qui eux-mêmes
desservent des
Commutateurs Locaux (CL).
Les commutateurs locaux ne
sont que de simples
concentrateurs de lignes
auxquels sont raccordés les
abonnés finals.
• La ZAA (Zone à Autonomie
d’Acheminement) est un
réseau étoilé, elle constitue le
réseau de desserte
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Le réseau téléphonique commuté
Architecture du RTC
• Zone de Transit Secondaire
(ZTS), cette zone comporte
des Commutateurs de Transit
Secondaires (CTS).
• Il n’y a pas d’abonnés reliés
directement aux CTS
(Commutateurs de Transit
Secondaires).
• Le réseau étant
imparfaitement maillé
lorsqu’un CAA (Commutateur
à Autonomie
d’Acheminement) ne peut
atteindre directement le CAA
destinataire, ils assurent le
brassage des circuits
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Le réseau téléphonique commuté
Architecture du RTC
• Zone de Transit Principal
(ZTP), cette zone assure la
commutation des liaisons
longues distances.
• Chaque ZTP (Zone de Transit
Principal) comprend un
Commutateur de Transit
Principal (CTP). Au moins un
Commutateur de Transit
Principal (CTP) est relié à un
Commutateur de Transit
International (CTI).
• Le réseau étant partiellement
maillé, plusieurs itinéraires
sont généralement possibles
pour atteindre un abonné
19
Le réseau téléphonique commuté
La boucle locale
• La boucle locale est la partie
comprise entre le client et le
centre local de rattachement du
réseau de Tunisie Télécom. On Sous-répartiteur
distingue 3 zones essentielles :
• La partie "Branchement"
• La partie "Distribution"
• La partie "Transport".
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Le réseau téléphonique commuté
La partie branchement
• C’est la partie reliant les clients aux points de
raccordement. Ces liaisons sont réalisées avec
des câbles en cuivre. Une ligne est composée
d’une paire de fils transmettant la voix et les
données sous forme de signaux électriques.
• Généralement, les logements particuliers et les
petits immeubles accueillent une paire de fils
de cuivre par ligne posée directement sur leur
façade, tandis que la plupart des immeubles
disposent d’une gaine technique chargée de
recevoir les câbles de chaque résident et d’une
armoire technique regroupant les connexions.
• La connexion n’est pas toujours possible par
câble. Par exemple, en zone montagneuse, on
utilise la transmission radio. Des équipements
émettent et reçoivent les communications par
faisceau hertzien : c’est la boucle locale radio.
21
Le réseau téléphonique commuté
La partie distribution
• C’est la partie des câbles de moyenne capacité,
qui relient les points de raccordement à un Sous-
Répartiteur.
La partie Transport
• La partie transport, est la partie qui connecte
chaque Sous- Répartiteur à un Répartiteur via un
câble de forte capacité.
• Chaque paire de cuivre correspondant à un client
est reliée au répartiteur (jusqu’à une distance de
quelques km). Le répartiteur reçoit l'ensemble des
lignes d'usager et les répartit sur les équipements
d'usager du central téléphonique grâce à une
"jarretière
• Le répartiteur est donc un dispositif passif de
câblage centralisant les lignes de la zone de
desserte du Centre à Autonomie d'Acheminement
(CAA) et assurant la correspondance entre une
ligne et un équipement téléphonique.
• Les CAA sont capables de mettre eux-mêmes les 22
clients en relation.
Etablissement d’un appel téléphonique
Raccordement d’un abonné
• L’usager est raccordé au réseau via une URA (Unité de Raccordement
d’Abonnés). Le commutateur de raccordement assure les fonctions de
réception et de mémorisation de la numérotation (Enregistreur), celle-ci est
analysée et traduite par un traducteur qui va définir les conditions de
taxation et déterminer le routage.
• Enfin, le sélecteur recherche une ligne disponible et affecte les ressources
(circuits ou IT).
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Etablissement d’un appel téléphonique
Mise en relation de 2 abonnés
• La mise en relation de deux abonnés répond à un
protocole qui organise le dialogue entre les terminaux
d’usager et le réseau.
• Elle comporte deux ensembles de mécanisme. Le
premier
• correspond à un échange d’information hors
communication destiné à établir celle-ci ou à libérer
les ressources, c’est la signalisation. Le second est la
communication téléphonique proprement dite.
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Etablissement d’un appel téléphonique
Mise en relation de 2 abonnés
25
Etablissement d’un appel téléphonique
Mise en relation de 2 abonnés
• Lorsque le téléphone n'est pas décroché, il est soumis à une tension
continue d’environ 48 V venant du central
• Au repos, l'impédance présentée par le poste est associée au circuit de
sonnerie dans lequel est inséré un condensateur qui empêche la
circulation d'un courant continu. Dans l’attente d’un appel, les postes
étant soumis à une tension continue ne consomment aucun courant.
• Lorsque l’on décroche le combiné du poste, le commutateur se ferme, alors
le poste présente une impédance assez faible et consomme un courant
continu de l’ordre de 40 mA, signalant ainsi son souhait au central d’établir
une communication, c’est la prise de ligne.
26
Etablissement d’un appel téléphonique
Mise en relation de 2 abonnés
• Lorsque l’appelant décroche le
combiné, le réseau (le
commutateur de rattachement)
détecte la fermeture de la boucle
de courant
– Il envoie à l’usager l’invitation à
numéroter (signal à 440 Hz). Dans
le même temps, il arme une
temporisation
– Le demandeur n’effectuant aucune
opération, à l’échéance du
compteur (Timer, de 15 à 20
secondes) le commutateur de
rattachement inhibe le poste en lui
envoyant la tonalité d’occupation
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Etablissement d’un appel téléphonique
Mise en relation de 2 abonnés
• Activation de la sonnerie
– Après que l’abonné du poste A ait composé le numéro du correspondant (B),
le RTC via les commutateurs va acheminer l’appel, puis actionne la sonnerie
du poste B par l’intermédiaire du dernier central autocommutateur local.
– Pour activer la sonnerie, le central envoie vers le poste B un signal sinusoïdal
de fréquence environ 50 Hz et de tension de 50 à 80 V efficaces par rafales,
activé pendant environ 2 secondes et désactivé pendant environ 4 secondes.
Ce signal est superposé à la tension continue de 48 V.
– Le décrochement du poste B établit un courant continu d’environ 40 mA dans
la ligne. Alors, le central RTC supprime la sonnerie et met en liaison les deux
correspondants. Lorsque la liaison est établie, on a une ligne point à point.
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Etablissement d’un appel téléphonique
Mise en relation de 2 abonnés
• Transmission de la voix
– Contrairement au système audio de haute fidélité, dont les bandes passantes sont
comprises entre 20 Hz et 20 kHz, le téléphone opère dans la bande de 300 Hz à 3,4
kHz.
– En effet l’énergie vocale humaine se situe en grande partie dans cette gamme de
fréquences, ce qui permet d’obtenir une conversation fiable
– (mais sans être excellente). C’est surtout cette limitation de bande passante qui fait
que l’on a du mal à saisir la différence au téléphone entre « b », « p » et « d ».
• La communication s‘effectue en full-duplex, elle est bidirectionnelle
• Pendant la phase de communication, les commutateurs supervisent la
communication pour détecter le raccrochage de A ou de B.
• Si un des 2 raccroche, la liaison est libérée (ou relâchée), c’est la phase de
libération qui à nouveau met en œuvre la signalisation. La taxation est aussi
arrêtée.
29
Etablissement d’un appel téléphonique
La numérotation
• Le numéro d’abonné correspond à l’identification
du point d’accès au réseau (prise terminale).
• L’adresse est du type hiérarchique
216
71
30
Etablissement d’un appel téléphonique
La numérotation
• Il existe trois types de numérotation:
– La numérotation décimale ou analogique
– La numérotation fréquentielle
– La numérotation numérique
• La numérotation décimale
– Ce procédé de numérotation par impulsions est utilisé par les téléphones à cadran rotatif (poste à
disque) et par certains modems. Dans ce cas, le courant continu est interrompu un nombre de fois
correspondant au chiffre envoyé, générant ainsi des impulsions à « 0 », une impulsion pour le chiffre 1,
deux impulsions pour le chiffre 2, et ainsi de suite… jusqu’à dix impulsions pour le chiffre 0.
– Chaque impulsion dure 100 ms, soit 33,3 ms pour la ligne fermée (présence de courant) et 66,7 ms pour
la ligne ouverte. Pour composer le 1, il faut 100 ms ; pour faire le 2 il faut 200 ms, ainsi de suite jusqu’au
0 où il faut 1 s.
– Un intervalle de temps d’au moins 200 ms doit séparer 2 trains d’impulsions. Ce principe ancien est lent.
31
Etablissement d’un appel téléphonique
La numérotation
• La numérotation fréquentielle
– Le DTMF est un procédé de numérotation qui
génère des sonorités codées, il doit émettre des
fréquences spécifiques dans la gamme 300 Hz –
3400 Hz. Mais si l’on attribue une fréquence
simple à chaque chiffre, un sifflement peut
provoquer une erreur de numérotation !
– Ce problème d’interférence est résolu
simplement, par l’émission de deux fréquences
simultanées par chiffre. Il est très peu probable
que deux fréquences spécifiques, dont les
valeurs sont premières entre elles, soient
présentes à l’arrière plan du microphone
pendant la numérotation.
– Ces fréquences sont normalisées au plan
international (norme UIT-T-Q.23).
– Sur le clavier du téléphone, en appuyant sur une
touche, on émet les deux tonalités
correspondant à l’intersection de l’axe horizontal
et de l’axe vertical. 32
Chapitre 1
De la téléphonie fixe aux données
33
Introduction
• Besoins : Haut Débit au dernier kilomètre et à bas prix
– Fibre optique trop onéreuse
– Fin du monopole de téléphonie locale: compétition entre les câblo-
opérateurs, les opérateurs longue distance et les fournisseurs d’accès
Internet (FAI). Les opérateurs ont donc cherché des solutions pour
répondre à la concurrence du câble.
Une seule solution : doper le réseau téléphonique existant.
Comme toutes les autres technologies situées sur le créneau des réseaux à
hauts débits, les technologies xDSL doivent pouvoir répondre à des
exigences pour un transfert efficace de données qui sont :
- la bande passante requise,
- le temps de transfert,
- le taux d’erreur,
- la variation du délai de transmission (problème du jitter ou gigue
correspondant à un décalage temporel entre les cellules successives de la
même source).
35
Les technologies xDSL
• En fonction de la distance séparant l'abonné de son central
téléphonique, les paires de cuivre peuvent supporter des débits allant de
1.5 Mbits/s à 10 Mbits/s, c’est à dire capables enfin de transporter de la
vidéo.
• Les techniques xDSL mixent sur une simple paire téléphonique des
trafics de voix, de données et d’images. Une liaison xDSL comporte
plusieurs canaux, par exemple la technique ADSL met en œuvre 3
canaux : un canal voix traditionnel et deux canaux multimédia.
– La vitesse
– La distance
– Le débit entre le flux montant et le descendant
36
Les technologies xDSL
37
Les technologies xDSL
• ADSL (Asymetric DSL) :
- Supporte simultanément sur une paire de cuivre le service téléphonique de
base et des flux de données numériques à haut débit.
- Mode de transmission asymétrique
- Débits:
de 1,5 Mb/s à 8 Mbit/s dans le sens descendant
de 16 kb/s à 640 kbit/s dans le sens inverse
- Préservation du canal de voix, il est donc possible de téléphoner tout en
« surfant sur le web».
- Utilisations:
- Multimédia par Internet,
- Applications interactives du type vidéo à la demande (VOD)
38
Les technologies xDSL
• SDSL (Single line DSL) :
- Version monoligne de HDSL: une seule paire torsadée supporte le
service téléphonique et la transmission E1/T1
- Utilisation: Toute application demandant des accès symétriques
Le SDSL est tout à fait adapté à la visioconférence, aux travaux en
groupe sur réseaux LAN interconnectés
39
Les technologies xDSL
• VDSL (Very High bit-rate DSL) :
- Désignation commune à toutes les déclinaisons DSL à très large
bande offrant un débit réseau vers abonné de 13 Mbit/s à 51 Mbit/s,
selon une distance de raccordement inversement proportionnelle à
ces calibres.
- Le débit de 51 Mb/s est offert pour une distance de 300m
- Cette variante xDSL vise à compléter une infrastructure FTTC
(Fiber To The curb), mais cette architecture hybride ne fleurit guère
dans les réseaux de distribution des opérateurs, à l’inverse de
HDSL ou ADSL.
- pourra s’appliquer à l’interconnexion d’immeubles ou de boucle de
raccordement complémentaire à une infrastructure de type FTTC,
ainsi qu’à la télévision haute définition TVHD.
40
Les technologies xDSL
• Comparaison des différentes technologies xDSL
LES TECHNOLOGIES DSL
Mode de Distance
Technologie Définition Débit Download Débit Upload
transmission maximale
High data rate 1.544 Mbps 1.544 Mbps
HDSL Symétrique 3.6 km
DSL 2.048 Mbps 2.048 Mbps
Single line
SDSL Symétrique 768 Kbps 768 Kbps 3.6 km
DSL
Asymmetric
ADSL Asymétrique 1.544 -8 Mbps 16 -640 Kbps 5.4 km
DSL
Rate Adaptive
RADSL Asymétrique 0.6 -7 Mbps 0.128 -1 Mbps 5.4 km
DSL
Very high data
VDSL Asymétrique 13 -51 Mbps 1.544 -2.3 Mbps 1.3 km
DSL
* canal montant ou liaison montante, précise le sens du flux des données, de l’abonnée vers le réseau.
*canal descendant ou liaison descendante : du réseau vers l’abonnée.
41
La technologie ADSL
Historique de l’ADSL
• Chronologie
– 1987 : Développé par les laboratoires BellCore
– 1994-1999 : Expérimentations par France Télécom
– 1999 : Première commercialisation par France Télécom
• Dans le monde :
– 2001 : environ 10 millions abonnés
– 2003 : plus de 72 millions abonnés
– 2006: 173 millions d’abonnées
42
La technologie ADSL : Principe
Notion de paire de cuivre
– Utilisation de la paire téléphonique de cuivre
La liaison ADSL s'installe par dessus la ligne téléphonique d'abonné.
Coté abonné, il faut installer:
– un filtre ADSL
– un modem ADSL
43
La technologie ADSL : Principe
Notion asymétrie de la ligne
3 canaux de transmission (multiplexage)
Flux montant : Emission des données
Canaux
Flux descendant : Réception des données numériques
Canal analogique : RTC
Voix Internet
Liaison
téléphonique
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La technologie ADSL : Principe
45
La technologie ADSL : Principe
46
La technologie ADSL : Principe
Technique de modulation DMT ou OFDM: Discret Multi Tone ou Orthogonal Frequency
Division multiplexing
• Normalisé par l’ANSI, DMT a été Choisie comme modulation standard de l’ADSL.
• Division de la bande passante de 0 à 1,104 MHz en 256 sous-canaux de 4,3125KHz de
bande passante. Dernière sous-porteuse se situe à une fréquence de 1,1MHz.
• La plupart des systèmes DMT n’utilisent que 249 ou 250 sous-canaux pour véhiculer
l’information.
• Les sous-canaux qui ne sont pas utilisés pour le transfert des données utilisateurs servent
à transmettre des informations nécessaires à la gestion du réseau et à la mesure de
performances.
•DMT Permet de gérer les sous-canaux individuellement. En mesurant la qualité de chaque
sous canal (à la mise en service d’une liaison) et en allouant un nombre de bits par canal
basé sur la qualité de ce canal, DMT optimise le signal transmis sur chaque ligne ( évite
d'utiliser des zones de la bande passante où l'atténuation du signal est trop importante)
47
La technologie ADSL : Fonctionnement
FAI
Signal téléphonique
Entrée de ligne Filtres
Enfichables
Signaux Voix et ADSL
Signal ADSL
Interface USB
Modem ADSL
49
La technologie ADSL : Fonctionnement
• Le MOdulateur-DEModulateur (Modem): module un ensemble de signaux de fréquence
appartenant à une plage 26-1100 kHz pour transporter les données "internet" (sans interférer
avec la bande de fréquence utilisée par la voix (0,3-3,4 kHz).
• Le DSLAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexer): est l’équipement relié au client ADSL
via la paire de cuivre ADSL. Il récupère les flux "voix" et "internet". Les flux "voix" sont aiguillés
vers le RTC et les flux "IP" vers le BAS en empruntant le réseau de collecte, le réseau ATM.
Le DSLAM est capable de traiter de 800 à 2500 clients simultanément.
• Le réseau ATM (Asynchronous Transfert Mode): permettant dans notre exemple de transférer
sur une même ligne des données et de la voix. ATM est le réseau de collecte de la chaîne ADSL.
50
La technologie ADSL : Fonctionnement
• Le BAS (Broadband Access Server): Concentre le trafic remontant venant des DSLAM.
• Répartie les flux "internet" sur le réseau ATM en direction des DSLAM auxquels sont rattachés les
clients.
• Coté tronc IP, il analyse des paquets IP, et effectue le routage vers les fournisseurs d’accès via le
Réseau Backbone de Collecte Interne (RBCI).
• Par ailleurs, le BAS est le point d’entrée vers les serveurs d’authentification, d’autorisation, de
comptage et de taxation.
• Le Réseau Backbone de Collecte Interne (RBCI): permet d’acheminer les flux IP venant du
BAS vers le FAI via des routeurs. Ceux-ci analysent l'en-tête des paquets inséré par le
protocole IP afin de les aiguiller sur le port de sortie concerné. Le choix du port de sortie est
réalisé par l'intermédiaire d'une table de routage.
• Le PAS (Plate-forme d’Accès aux Services): Assure l’identification et la facturation
51
La technologie ADSL : Les évolutions
L’ADSL2+ :
• L’ADSL2+ est l’ADSL de deuxième génération.
• Le concept de cette nouvelle norme est de doubler le spectre de fréquence et
donc la bande passante.
• Les équipements de la chaîne restent toutefois compatibles.
• autorisera un débit allant jusqu'à 16 Mbit/s pour le canal descendant pour les
clients proches
• Dans le sens montant (upstream), le débit restera sensiblement le même, soit
1Mbit/s.
52
La technologie ADSL : Conclusion
Les avantages de l’ADSL
• Coûts
Utilisation de l’existant
Équipements utilisés peu coûteux
• La connexion est permanente et la ligne téléphonique est libérée
53
La technologie ADSL : Conclusion
54
Chapitre 1
De la téléphonie fixe aux données
55
Next Generation Networks (NGN)
• Les réseaux traditionnels de téléphonie fixe des opérateurs
historiques
• Sont basés sur la commutation de circuits entre les lignes
• Sont basés sur une structure hiérarchique des commutateurs selon des zones
d’appels.
• Le réseau téléphonique cohabite avec un ou plusieurs réseaux dédiés au
transport de données (dont celui utilisé pour la fourniture des services haut-
débit DSL).
• L’idée de passage à une architecture NGN du cœur de réseau fixe
des opérateurs s’inscrit dans une logique de réduction des coûts
• Objectif: le passage à une infrastructure basée sur IP pour le
transport de flux, voix ou données, et pour toute technologie
d’accès (DSL, FTTC, FTTH, RTC, Wifi, etc.).
• Cette transformation permet d’améliorer la performance,
d’optimiser les coûts et faciliter le développement de nouveaux
services. 56
Next Generation Networks (NGN)
• Nouvelle architecture
57
Du DSLAM au MSAN
• Multi-Service Access Node (MSAN)
• Une technologie télécoms d’accès qui permet de rapprocher les
équipements des clients y compris pour les services offerts à
des débits plus élevés.
• Un équipement qui constitue un point d’entrée unique vers les
réseaux d’accès des opérateurs.
• A la différence d’un DSLAM, dont le matériel ne peut supporter
que des cartes permettant de proposer des services de type
xDSL, un MSAN peut supporter des cartes POTS, RNIS, Ethernet,
FTTX, etc
• Ainsi, au sein d’un seul et même module de matériel,
l’opérateur peut déployer toutes les technologies d’accès
envisageables sur son réseau.
58
Du DSLAM au MSAN
• Le MSAN peut offrir deux catégories de services :
• Broadband, qui exploite une large bande, il s’agit
principalement des services triples play.
• Narrow band basée sur une architecture NGN, il s’agit de la voie
sur IP, RNIS, etc
• Le MSAN fournit aussi le service d’IPTV en adoptant la
technologie de multicast contrôlable
• Généralement la modernisation des réseaux et l’introduction des
architectures NGN fait que les opérateurs historiques installent des
MSAN dits outdoor ou externes au niveau des sous répartiteurs.
• Ils ont ainsi déplacé les commandes de dégroupage des
répartiteurs généraux vers les sous répartiteurs à part le
dégroupage concernant les zones radiales, qui est toujours assuré
au niveau des MSAN indoor.
59
Merci pour votre attention
60