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Introduction à l'Économie

Initiation à l’analyse économique

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INTRODUCTION A

L’ANALYSE ECONOMIQUE

DJEZOU Wadjamsse Beaudelaire


Maître de Conférences Agrégé
Introduction

Objet et Définitions
Pourquoi les prix augmentent-ils rapidement dans certains pays et plus
lentement dans d’autres ? Pourquoi les ménages utilisent ils le bois de
feu pour la cuisson ? Pourquoi étudiez-vous à l’université ? Pourquoi
certains individus sont pauvres ? Pourquoi le pays importe t-il des biens
et services ? Pourquoi la Côte d’Ivoire produit t-elle le cacao ?
Comment le produit-elle ? Pourquoi les entrepreneurs n’obtiennent ils
pas de crédit auprès des banques? Pourquoi l’Etat intervient-il dans
l’économie? Pourquoi il y a du chômage? Pourquoi certaines économies
croissent plus vite tandis que d’autres stagnent? Pourquoi des pays
enregistrent ils des déficits commerciaux importants? etc.
• Le problème économique fondamental auquel est confrontée la société
consiste à savoir comment concilier la contradiction entre le désir quasiment
illimité des individus et la rareté des ressources.
• Le principe général qui sous-tend l'économie, en particulier pour les
ressources limitées ou rares, est celui de la rentabilité. Elle consiste à
consommer un minimum de moyens en vue de réaliser un maximum de
profits.
• Les économistes étudient:
o comment les individus prennent leurs décisions (nbre d’heures
travaillées, les quantités de biens achetées, montant épargné, etc.);
o comment les individus interagissent (pour déterminer l’équilibre);
o les forces et les tendances qui affectent l’économie dans sa globalité (la
croissance du PIB, le chômage, l’inflation)
Définition
L’économie est l’étude de la manière dont la société gère ses ressources rares.
• Du grec oïkonomos, constitué d’oikos (maison) et nomos (gérer, administrer), l’économie
désigne la gestion de la maison. Etymologiquement, l'économie est l'art de bien administrer
une maison, de gérer les biens d'une personne, puis par extension d'un pays.
• Selon R. Barre : «La science économique est la science de l’administration des ressources
rares. Elle étudie les formes que prend le comportement humain dans l’aménagement de ces
ressources ; elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société
affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et illimités. »
• En tant que science sociale (ayant pour objet la société) l’économie étudie la sphère
économique de la société;
• Plus généralement, l'économie est une science sociale qui étudie la production, la répartition,
la distribution et la consommation des richesses d'une société.
• Toutefois, sa définition n'est pas consensuelle. Ses contours et son contenu varient en fonction
des auteurs et des courants de pensée.
• L’économie comme science des richesses selon l’école classique.
La science économique est définie comme la science de la richesse dans la mesure où
l’enrichissement est le but fondamental de l’individu et de la société
• L’économie comme science de l’échange marchand et des prix selon l’école
néoclassique
La science économique est la science des prix dans la mesure où elle a pour objet l’étude
des fondements de l’échange marchand.
• L’économie comme science des choix efficaces : théorie libérale au XXème siècle
Pour Lionel Robbins (1947), l’économie est la science qui étudie le comportement humain
en tant que relation entre les fins et les moyens rares à usage alternatif

Dès lors, l’économie ne se limite plus aux seules activités de production et d’échange. Par
exemple, G. Becker introduit l’analyse économique du droit, de l’éducation, de la famille,
etc.
En général, l’économie s’intéresse aux:
• objets économiques : marchandises, biens, ressources naturelles, travail, monnaies, titres, informations.
Un bien (ou service) est dit économique s’il répond aux trois caractéristiques suivantes :
o l’aptitude à satisfaire un besoin (l’utilité): Cette caractéristique est relative, elle dépend du temps et de
l’espace. Par exemple, le pétrole n’était pas un bien économique avant l’invention du moteur à explosion.
o La disponibilité : la possibilité de se procurer de ce bien en tout temps
o La rareté : Un bien qui est disponible en quantité illimitée n’est pas un bien économique. L’air, par exemple
n’est pas un bien économique puisque, bien qu’il satisfasse un besoin essentiel celui de respirer, il n’est pas
rare ; c’est un bien libre. La rareté existe parce que les agents ont des besoins illimites dans un monde a
ressources limitées.
• actes économiques : production, échange, consommation, épargne, par lesquels se créent, circulent et sont
détruits les objets économiques.
• acteurs économiques, ce sont des sujets, individuels ou collectifs, qui commettent les actes économiques en
manipulant les objets économiques. Les acteurs se caractérisent par leurs comportements à l’égard des
objets économiques
PLAN

• Introduction

• Chapitre 1 : les principes fondamentaux de l’ économie

• Chapitre 2 : la méthodologie de l’économie

• Chapitre 3 : les forces du marché

• Chapitre 4 : l’Etat dans une économie de marché


Chapitre 1

les principes fondamentaux de l’économie


Introduction
• L'économie nous aide à raisonner en termes d'alternative, à comprendre des
choix individuels et à comprendre comment certains éléments sont liés.
On peut résumer cela selon les dix (10) principes en économie que nous
répartissons en trois grandes parties
• Le comportement d’une économie reflétant le comportement des individus
qui la composent, nous débutons notre étude de l’économie par les quatre
principes de la prise de décision.
• Ensuite, nous présenterons trois autres principes qui concernent la façon
dont les agents interagissent les uns avec les autres.
• Enfin, les trois derniers principes concernent le fonctionnement de
l’économie dans son ensemble.

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1. la prise de décision
Principe 1 : Les individus font face à des arbitrages
La première leçon relative à la prise de décision peut se résumer par un adage
familier aux économistes : « il n’y a pas de repas gratuit ».
• En effet, pour obtenir quelque chose que nous aimons, nous devons généralement
abandonner quelque chose d’autre que nous aimons aussi.
• Prendre une décision signifie arbitrer entre différents objectifs.
o L’arbitrage classique est celui qui porte sur « les armes et le beurre ». Plus nous
investissons dans la défense nationale (armes) pour protéger nos frontières des
agressions extérieures, moins nous pouvons acheter de biens de consommation
(beure) afin d’augmenter notre niveau de vie à l’échelle de la nation.
o Un autre arbitrage est celui de l’efficacité et l’équité. L’efficacité signifie que la
société tire le meilleur parti de ses ressources rares (taille du gâteau). L’équité
signifie que les produits de ces ressources sont distribues de manière juste entre les
membres de la société. L’exemple de l’assurance chômage et de l’impot. Une
répartition équitable du gâteau conduit a la réduction de sa taille dans la mesure ou
un prélèvement plus important du revenu du travail décourage le travailleur. 12
Principe 2: Le coût d’une chose mesure ce à quoi on renonce pour
l’obtenir
• Puisque les individus font face à des arbitrages, la prise de décision
nécessite de comparer les coûts et les bénéfices des alternatives qui se
présentent.
• Le coût d'opportunité d'une chose mesure ce à quoi il faut renoncer
pour l’obtenir.
• Par exemple, les joueurs de football en âge d'étudier à l'université et
qui pourraient gagner des millions en abandonnant leurs études pour
jouer au niveau professionnel sont bien conscients de l'importance du
cout de l'opportunité..
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Principe 3 : Les individus rationnels raisonnent à la marge
Un décideur rationnel entreprend une action si et seulement si l'avantage
marginal de cette action est supérieur au coût marginal

Par exemple, vous avez déjà étudié quelques années à l'université et vous êtes
lassé par les études, au point que vous vous demander si cela vaut bien la
peine de poursuivre une année supplémentaire. Afin de trancher, vous devez
identifier les avantages résultant de cette année supplémentaire elle (des
salaires élevés tout au long de votre vie et l'immense joie d'apprendre) ainsi
que les coûts additionnels que vous devrez supporter (une année
supplémentaire de frais de scolarité et une année de salaire sacrifiée). En
comparant ses avantages marginaux et couts marginaux, vous pouvez
déterminer en quoi cette dernière année vaut la peine d'être effectuée.

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Principe 4 : Les individus réagissent aux incitations
Puisque les individus prennent leurs décisions en comparant les avantages et
les coûts, leur comportement peut aussi changer lorsque les coûts et les
avantages sur modifient. Cela signifie que les individus réagissent aux
incitations.

Par exemple, lorsque le prix des pommes augmente, les individus décident de
manger plus de poires et moins de pommes puisque le prix d’achat d’une
pomme est plus élevé. En même temps, les exploitants des vergers décident
d’embaucher plus d’ouvriers et de récolter plus de pommes, puisqu’il est
devenu encore plus avantageux de vendre une pomme.

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2. les interactions des agents
Principe 5 : L’échange est profitable pour tous
• l’échange entre deux économies peut améliorer la situation de chacune
de ces économies.
• L’échange permet à chaque pays (personne) de se spécialiser dans les
activités pour lesquelles il est le meilleur, qu’il s’agisse d’élevage, de
couture ou de construction. En échangeant avec les autres, les pays
(individus) peuvent accéder à une plus grande variété de biens et ce, à
un coût plus faible.

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Principe 6 : Les économies de marché sont habituellement un bon mode
d’organisation de l’activité économique.
Les marchés libres (ou décentralisés) présentent de nombreux acheteurs et vendeurs de
nombreux biens et services et tous sont intéressés au premier titre par leur propre bien être.
Cependant, en dépit d’un processus de décision décentralisé et de décideurs égoïstes, les
économies de marché s’avèrent remarquablement talentueuses dans l’organisation de
l’activité économique dans la mesure où elles assurent le bien-être économique global.
• En étudiant l’économie, vous apprendrez pourquoi les prix sont les instruments avec
lesquels la main invisible dirige l’activité économique. Les prix reflètent à la fois la
valeur que la société accorde à un bien et ce qu’il lui coûte de produire ce bien. Puisque
les ménages et les firmes se réfèrent au prix lorsqu’ils prennent leurs décisions d’achats et
de vente, ils prennent en considération, sans le savoir, les avantages et les coûts sociaux
relatifs à leurs actions. Finalement, les prix conduisent les décideurs individuels à des
situations qui, dans de nombreux cas, maximisent le bien-être de la société dans son
intégralité.

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Principe 7 : L’État peut parfois améliorer les situations de marché
Etat protecteur (police, gendarmerie, justice); Etat fournisseur de bien public, Etat correcteur des
externalités
• Si la main invisible du marché est si merveilleuse, pourquoi alors avons-nous besoin de l’État ?
Une réponse consisterait à dire que la main invisible a besoin de l’État pour la protéger.
• Les marchés ne fonctionnement que si les droits de propriété sont respectés. Un agriculteur ne
produit pas de produits alimentaires s’il s’attend à ce que ses récoltes soient volées, et un restaurant
ne servira pas de repas tant qu’il ne sera pas assuré que les clients paieront avant qu’ils ne partent.
Nous nous reposons tous sur le contrôle public et sur les tribunaux pour assurer nos droits sur les
choses que nous produisons.
• Les économistes utilisent le mot échec (ou défaillance) de marché en référence à une situation dans
laquelle le marché livré à lui-même ne réussit pas à produire une allocation des ressources efficace.
Une cause possible d’échec de marché réside dans les externalités.

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3. le fonctionnement global de l’économie
Principe 8 : Le niveau de la vie d’une économie dépend de sa capacité à produit des biens et
services
Qu’est-ce qui explique ces différences importantes dans les niveaux de vie entre les pays et au cours
du temps ?
• Tout écart de niveau de vie est attribuable aux différences de productivité des pays c’est-à-dire la
quantité de biens et services produits par chaque heure de travail.
• Dans les nations où les travailleurs sont capables de produire une grande quantité de biens et
services par unité de temps, la plupart des citoyens bénéficient d’un niveau de vie élevé,
• dans les nations où les travailleurs sont moins productifs, la plupart des citoyens connaissent des
conditions de vie plus modestes.
• De manière similaire, le taux de croissance de la productivité d’une nation détermine le taux de
croissance de son revenu moyen.
Étant donné la relation entre productivité et niveau de vie, pour doper les niveaux de vie, les
décideurs politiques doivent faire augmenter la productivité en s’assurant que les travailleurs ont un
bon niveau d’instruction, qu’ils ont les outils nécessaires pour produire des biens et services et qu’ins
ont accès à la meilleures technologie disponible.

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Principe 9 : Les prix augmentent lorsque la Banque centrale
imprime trop de monnaie
Lorsqu’une banque centrale émet de larges quantités de la monnaie
nationale, la valeur de la monnaie baisse
Dans presque tous les cas d’inflation forte ou persistante, le coupable est
le même : la croissance dans la quantité de monnaie
Ainsi, comme l’inflation impose différents coûts à la société, garder
l’inflation à un bas niveau est un objectif pour tous ceux qui font de la
politique économique.

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Principe 10 : A court terme, la société est confrontée à un arbitrage entre
inflation et chômage.
• Bien qu’il soit controversé, de nombreux économistes admettent qu'au cours d’une
période donnée, de nombreuses politiques économiques poussent l’inflation et le
chômage dans des directions opposées.
• L’arbitrage entre l’inflation et le chômage est seulement temporaire, mais il peut
aussi durer plusieurs années. La courbe de Phillips est, par conséquent, essentielle
à la compréhension de nombreux développement de l’économie. En particulier,
elle est importante pour la compréhension du cycle économique (les fluctuations
irrégulières et largement imprévisibles dans l’activité économique, telles qu’elles
apparaissent dans le nombre de personnes employées ou dans la production de
biens et services).
• Les décideurs politiques peuvent exploiter l’arbitrage de court terme entre
l’inflation et le chômage en utilisant différents instruments de politique
économique.
21
Chapitre 2

La méthodologie de l’économie
Introduction
La science est généralement assimilée à la connaissance exacte,
universelle et vérifiable. Elle est réservée aux domaines des sciences
exactes qui disposent de laboratoires pour les expérimentations. Dans
ces conditions l’absence de laboratoire et la rareté de l’expérimentation
paraissent restreindre la portée de l’économie comme science. En plus,
il y a plusieurs écoles de pensée et des théories contradictoires sur un
même sujet. Dans ce contexte, l’économie peut-elle être considérée
comme une science ? si oui quelle est la méthodologie de l’analyse
économique ?
2.1 L'approche scientifique

L’économiste utilise l’approche scientifique pour l’analyse des


faits sociaux.

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2.1.1 Approche scientifique (l’économie comme une science)

• La démarche suivie par les sciences consiste à décrire, expliquer et prévoir les faits afin
d’orienter l’action humaine. L’analyse scientifique commence par des hypothèses et doit
se prolonger par des expérimentations. Selon Karl Popper (1963), une proposition est
scientifique lorsqu’elle peut être réfutée c’est-à-dire quand il est possible de la
confronter aux faits. Toutefois, ce critère peut être remis en cause car l’expérimentation
peut se révéler impossible dans certaines sciences dures. Par exemple, le clonage humain
ou les essais nucléaires.
• Dès lors, même si l’expérimentation est difficile en économie, elle peut être
considérée comme une science de par sa démarche méthodologique rigoureuse.
• L’essence de la science c’est la méthode scientifique et toute discipline qui applique une
méthodologie qui fait appel à l’expérimentation, à la mesure et à l’estimation pour
atteindre son objectif peut être considérée comme une science. En effet, la manière de
penser des économistes exige une approche analytique et objective. Au fil du temps, les
économistes vont introduire les instruments d’analyse tels que les statistiques, les
mathématiques et l’économétrie. Dès lors, l’économie sera considérée comme science et
ce sera la fin des controverses.

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2.1.2 les étapes de la demarche scientifique

Pour élaborer des lois, l’économiste suit une démarche scientifique qui passe par les étapes
suivantes :
• La phase d’observation des phénomènes économiques qui est fournie par l’économie
descriptive et par la statistique.
• La phase d’abstraction. L’abstraction est une opération qui consiste à isoler certains éléments
essentiels en négligeant les autres. Il s’agit de simplifier la réalité en dissociant les aspects
essentiels des aspects secondaires.
• La phase déductive comprend l’élaboration des hypothèses
• L’élaboration des lois par un raisonnement causal.
• La phase de vérification de la théorie qui consiste à confronter la théorie à la réalité pour tester
sa pertinence. La vérification de la théorie peut être réalisée par l’utilisation des séries statistiques
et des modèles mathématiques et/ou économétriques. Si la théorie est vérifiée par les faits, elle est
acceptée sinon elle est rejetée.
• La scientificité de l’économie repose sur la démarche hypothético-déductive qui fait un aller-retour
entre élaboration théorique et confrontation au réel.
De façon schématique, on peut représenter les étapes de la démarche scientifique comme suit :
Exemple illustratif : comprendre le rôle de l’Etat dans l’économie ivoirienne.
• On commence par former des séries statistiques sur les dépenses et les recettes
de l’Etat et du produit global sur une longue période. On trace l’évolution globale
de ces grandeurs.
• Ensuite on établira un lien possible entre le produit d’une part et les dépenses
et les recettes d’autre part.
• On formule une hypothèse pour comprendre la nature de ce lien. Par exemple :
les taxes découragent l’investissement privé.
• On en déduit une loi : l’élargissement de la taille de l’Etat est nuisible à la
croissance économique, si l’on admet que les dépenses sont financées par les
taxes et que l’investissement est le moteur de la croissance.
• A partir de cette loi, on élabore une théorie libérale de la croissance selon
laquelle toute intervention de l’Etat est défavorable à la croissance.
• La vérification de cette théorie repose sur la construction d’un modèle
économétrique de croissance qui lie l’évolution du produit à celle des éléments
qui contribuent à sa formation : le capital, le travail et les dépenses publiques
Y = F (K, L, G). Les tests statistiques nous permettent de mesurer la contribution de
chaque facteur à la croissance ; si ces tests montrent que les dépenses publiques
contribuent négativement à la croissance, on admet que la théorie est acceptable
puisqu’elle permet de comprendre la nature de la croissance de l’économie
ivoirienne.
2.1.3 les éléments constitutifs d’une théorie

Toute théorie comporte les éléments suivants :


• Un ensemble de variables dans la phase d’observation des faits
• Une ou plusieurs hypothèses sur les liens unissant les variables
• Un ensemble de théories ou de lois que l’on veut vérifier au moyen
d’un modèle.
Les variables
• Les théories s’élaborent à partir des variables. Une variable, telle que le prix par exemple, est une
grandeur pouvant prendre différentes valeurs possibles. Il existe plusieurs distinctions possibles
entre les différentes variables : Variables endogènes ou induites et variables exogènes ou
autonomes (indépendantes) :
• Dans un modèle, certaines variables sont considérées comme des données, par exemple celles
relatives à des périodes antérieures, celles résultant de décisions des pouvoirs publics (taux de
taxation, déficit budgétaire), celle décrivant l’environnement international (prix du pétrole); ce sont
les variables exogènes. Les variables exogènes proviennent généralement d’autres modèles, d’une
autre étude ou encore d’une autorité (Etat, extérieur, groupe social) ; dans ce dernier cas, on parle
de variables instrumentales ou de variables de commande ou encore de politique économique.
• D’autres variables, qui se déduisent par le fonctionnement et la résolution du modèle, sont dites
endogènes.
• Une variable endogène est une variable expliquée dans le cadre de la théorie alors qu’une variable
exogène est déterminée par des éléments indépendants de la théorie et influe sur les variables
endogènes.
Les hypothèses
• Dans l’élaboration des théories, la formulation des hypothèses
constitue l’étape cruciale. Une hypothèse est un énoncé qui cherche à
expliquer comment deux variables sont liées entre elles. C’est à ce
niveau qu’apparaît le premier effort d’abstraction qui se manifeste par
l’élaboration des relations fonctionnelles fondamentales dans toute
science. En économie, l’offre (q) est fonction croissante du prix p ; q =
q(p) ; plus le prix des pommes de terre augmente plus l’agriculteur est
incité à produire plus de pomme de terre.
Les modèles
• Un modèle économique est une représentation schématique de l’économie ou
d’une partie de celle-ci. Il s’agit d’un énoncé explicite de définitions, d’hypothèses
relatives au comportement et des suppositions que l’on utilise ; il est généralement
construit pour vérifier une théorie.
• Concrètement, la mise en jeu simultanée de plusieurs relations constitue un
modèle. Ces modèles visent à simuler, de la façon la plus complète et la plus fidèle
possible, le fonctionnement infiniment complexe des économies modernes. Ils
répondent en particuliers aux préoccupations des pouvoirs publics, désireux de
comprendre comment combiner au mieux les différents objectifs, le plus souvent
contradictoires, qu’ils se fixent (réduire la hausse des prix, le chômage, le déficit
extérieur, accroître la consommation, la production, etc.) et désireux de tester les
effets des mesures économiques envisagées (variation des impôts et des
cotisations sociales, variation du taux d’intérêt, dévaluation, etc.) ou d’événements
prévisibles (hausse des prix des matières premières, etc.).
On peut distinguer quatre types de modèles :
• Les modèles descriptifs qui décrivent les phénomènes réels sans rien préjuger de leur
explication, ou de leur prévision, ou d’une quelconque action sur leur évolution. Cette
description peut se faire d’un point de vue quantitatif et qualitatif.
• Les modèles explicatifs se proposent d’expliquer non seulement la régularité suggérée par les
modèles descriptifs mais aussi les enchaînements de cause à effet qui se constatent entre les
phénomènes.
• Les modèles prévisionnels utilisent les résultats obtenus dans l’analyse descriptive et
explicative des faits. Ils reposent essentiellement sur l’extrapolation du passé fondée sur une
constance structurelle des phénomènes.
• Les modèles décisionnels cherchent à dégager les mesures à entreprendre en vue d’obtenir un
résultat désiré. Le point de départ de ces modèles est donc subjectif et ne relève donc pas de la
science, mais d’une certaine conception éthique, qui pour l’économiste apparaît comme une
donnée. Mais une fois explicitées les données d’ordre subjectif, les modèles décisionnels
relèvent de la science et leur construction obéit aux mêmes principes généraux que les autres
modèles.
2.2 l’approche méthodologique des phénomènes
économiques
L’économiste utilise l’approche scientifique pour l’analyse des faits
sociaux sous l’angle microéconomique ou macroéconomique a partir
d’outils économiques (le diagramme de flux circulaire, la frontière des
possibilités de production). Il adopte également une démarche positive
ou normative.
2.2.1 Le diagramme de flux circulaire
• le diagramme est une représentation schématique de l’organisation de
l’économie.
• Il permet de représenter simplement toutes les transactions économiques
entre les ménages et les entreprises.
• Les décisions sont prises par les ménages et les firmes.
• Les ménages et les firmes interagissent sur le marché des biens et services
(les ménages sont des acheteurs et les firmes sont des vendeurs) et sur le
marché des facteurs de production (les firmes sont des acheteurs et les
ménages sont des vendeurs).
• Les flèches en trait fin représentent les flux monétaires et les flèches en
gras représentent les flux de facteurs de production et de biens et services

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38
• On peut suivre le circuit, dans l’économie, d’une pièce de monnaie a travers
ce flux circulaire.
• Imaginons que vous disposez de 1000 FCFA pour acheter un plat dans un
restaurant de votre quartier (marche des B&S). Lorsque ce billet va dans la
caisse enregistreuse du restaurant, il devient un revenu pour son
propriétaire. Cependant, cette somme ne reste pas longtemps chez le
propriétaire du restaurant car il l’utilise pour acheter des intrants sur le
marché des facteurs de production. Par exemple, le propriétaire peut
l’utiliser pour payer le loyer du local dans lequel il est installé ou pour payer
le salaire de ses employés. Dans chacun des cas, cette somme entre dans le
revenu de certains ménages et, une fois encore, il retourne dans la poche de
quelqu’un. A ce point, l’histoire du flux circulaire de l’économie
recommence une fois encore.
• Le diagramme de flux circulaire présenté est un modèle simple de
l’économie. En tant que tel, il est utile au développement d’idées de
base se rapportant au fonctionnement de l’économie. Il permet une
compréhension basique de la manière dont l’économie est
organisée. Du fait de sa simplicité, le diagramme de flux circulaire est
utile à garder en mémoire lorsque l’on pense à la façon dont les
pièces de l’économie s’ajustent les unes aux autres.
• Mais, en même temps, il nous dispense de certains détails qui
pourraient être pertinents à d’autres fins. Un modèle de flux circulaire
plus complexe et plus réaliste inclurait, par exemple, le commerce
international (le reste du monde). Ceci serait utile si nous voulons
comprendre ces aspects.
2.2.2 La frontière des possibilités de production (FPP)

La plupart des modèles économiques, contrairement au diagramme de


flux circulaire qui est visuel (modèle descriptif), utilisent l’outil
mathématique. Ici, nous nous intéressons à l’un des modèles du genre
les plus simples, appelé la frontière des possibilités de production et
nous explorons comment ce modèle illustre des idées économiques de
base.
Elle représente les diverses combinaisons possibles de production
compte tenu de la quantité de facteurs et de la technologie disponible.
Elle montre pour chaque niveau de production d’un bien la quantité
maximale de l’autre bien qui peut être produite.

41
• A l’échelle de l’ensemble du pays, la courbe des possibilités de choix traduit
les choix offerts à un pays quant à l’usage de ces ressources rares.
• Supposons que le pays décide de produire, en plus des pommes de terre,
des ordinateurs.
• Si ce pays consacre ses ressources pour produire uniquement des pommes
de terre, la quantité maximale qu’il peut produire est, par exemple, de 4
tonnes. Alors que si toutes les ressources étaient utilisées pur produire
seulement des ordinateurs, la production maximale serait, par exemple, de
10 000 ordinateurs; ce sont alors les situations extrêmes.
• Il y a également des situations intermédiaires qui sont résumées dans le
tableau suivant appelé tableau des possibilités de production :
• La courbe montre que l’économie est en situation de plein emploi puisqu’elle utilise toutes ses
ressources pour produire des ordinateurs et/ou des pommes de terre.
• En dessous de la courbe des possibilités de production, l’économie n’a pas utilisé pleinement toutes
ses ressources, on dit qu’elle est en situation de sous-emploi ou d’inefficience. Il en résulte alors du
chômage parce que le travail est une ressource qui est utilisée pour produire ces deux biens.
• Alors qu’au-dessus de la courbe des possibilités de production, les combinaisons de biens (pommes
de terre, ordinateurs) ne peuvent pas être réalisées avec les ressources existantes.
• En passant de A à B, pour pouvoir produire 1 millier de kg de pommes de terre supplémentaire,
cette économie doit renoncer à produire mille ordinateurs, sinon il est impossible de produire à la
fois 10 000 ordinateurs et 1 millier de kg de pommes de terre puisque les ressources sont rares.
Produire plus d’un bien oblige l’économie à renoncer à produire une partie de l’autre bien ; la
raison étant la rareté des ressources qui oblige à faire des choix.
• En passant de D à E, pour pouvoir produire mille kg de pommes de terre de
plus, il faut renoncer à produire 4 milles ordinateurs. Par conséquent le coût
des pommes de terre ou encore le coût relatif des pommes de terre en termes
des ordinateurs est croissant : c’est la loi des coûts relatifs croissants. Ainsi,
le coût des pommes de terres en termes des ordinateurs ou encore le taux de
substitution est le rapport de la quantité à laquelle on renonce (les
ordinateurs) à la quantité qu’on obtient (pommes de terre).
• Par conséquent pour produire des quantités supplémentaires d’un bien,
l’économie doit renoncer à produire des quantités toujours croissantes de
l’autre bien. C’est la loi des coûts croissants qui trouve son explication
dans la loi des rendements décroissants.
Relation entre la loi des rendements décroissants et la loi des coûts croissants

Le tableau nous permet de mettre en évidence la relation entre la loi des rendements décroissants et la loi des
coûts croissants. On considère deux secteurs (un secteur agricole et un secteur industriel) et deux biens (des
pommes de terre et des ordinateurs); Supposons que cette économie dispose de 15 travailleurs et d’une superficie
de terre fixe et qu’à chaque fois, on enregistre un transfert de travailleurs du secteur industriel vers le secteur
agricole.

• la production agricole s’effectue selon la loi des rendements décroissants puisque chaque travailleur nouveau
provenant du secteur industriel contribue à la production agricole mais avec un rendement marginal
décroissant; le premier permet d’augmenter la production de 20 unités alors que le deuxième ne concourt à
l’augmentation de celle-ci que de 10 unités, la contribution du dernier travailleur n’étant que d’une unité.
Quelle est l’influence de ce transfert de la main d’oeuvre sur le coût relatif des produits agricoles (les pommes de
terre) en termes de produits industriels (les ordinateurs).
• En passant de A à B, le transfert du premier travailleur de l’industrie à l’agriculture permet d’accroître la
production agricole de 20 unités supplémentaires contre une renonciation d’une unité de production industrielle
• 20 unités de produits agricoles coûtent alors 1 unité de produits industriels ou
encore 1 unités de produits agricoles coûtent 1/20 d’unités de produits industriels.
• Mais en passant de B à C, le transfert du deuxième travailleurs de l’industrie à
l’agriculture permet d’obtenir 10 unités supplémentaires de produits agricoles
contre une baisse d’une unité de produits industriels. 1 unité de produits agricoles
coûte alors 1/10 unité de produits industriels.
• Au fur et à mesure qu’un travailleur nouveau quitte l’industrie à l’agriculture, le
coût relatif d’une unité de produits agricoles en termes d’unités de produits
industriels est croissant.
• L’explication de la croissance des coûts réside dans la décroissance des
rendements puisque plus on introduit des travailleurs sur une superficie de terre
limitée, plus la productivité de ces travailleurs est faible. La décroissance des
rendements des travailleurs est due également au fait que ces travailleurs
proviennent de l’industrie et ne sont pas donc qualifiés en agriculture. Il s’ensuit
alors un coût relatif de plus en plus croissant.
• La frontière des possibilités de production montre un arbitrage entre la
production de différents biens à un moment donné du temps.
• Mais cet arbitrage peut se modifier au cours du temps. Par exemple, si
une avancée technologique dans l’industrie informatique permet
d’augmenter le nombre d’ordinateurs qu’un travailleur peut produire par
semaine, l’économie peut alors produire plus d’ordinateurs pour un nombre
donné de pommes de terre.
• Finalement, la frontière des possibilités de production se déplace vers la
droite, comme le montre la figure ci-après.
• Du fait de cette croissance économique, la société pourrait faire évoluer sa
production du point F au point G, bénéficiant de plus de pommes de terre et
de plus d’ordinateurs.
• La frontière des possibilités de production rend compte, de façon
simple, d’une économie complexe pour mettre en lumière et pour
clarifier certaines idées de base.
• Elle permet d’illustrer certains concepts clés notamment la rareté,
l’efficacité, l’arbitrage, le coût d’opportunité et la croissance
économique. Ces idées reviendront de manière récurrente tout au
long de votre cursus sous des formes différentes.
53
2.2.3 Approche positive et normative

Quand les économistes essaient d'expliquer le monde ils sont des


scientifiques mais quand ils essaient de changer le monde ils se posent
en hommes politiques. Ces deux postures relèvent de deux approches
différentes de l’ économie notamment l’approche positive et l’approche
normative.

54
• L’économie positive s’interroge sur le pourquoi des choses afin de
comprendre pourquoi les choses et les comportements sont ce qu’ils sont.
Elle concerne ce qui est, ce qui était ou ce qui sera. Elle tente de décrire le
monde tel qu'il est.
• L’économie positive met en œuvre une démarche scientifique. En effet, elle
émet des hypothèses de comportement des agents économiques pour
déduire des conséquences relatives à l’évolution des variables mesurables
qui seront confrontées aux variables observables. L’évolution des
statistiques et des mathématiques permet de tester empiriquement les
hypothèses théoriques.
• Les questions qui relèvent de l’économie positive sont du genre : Quelles
politiques gouvernementales pour réduire le chômage ? ou Quelles
politiques économiques pouvant maîtriser l’inflation ?
• L’économie normative cherche à dire ce que doivent être les choses
et les comportements. Elle est liée aux systèmes philosophiques,
culturels et religieux. Elle essaie de décrire le monde tel qu'il devrait
être.
• Il s’agit d’un jugement de valeur en appréciant ce qui est bien de ce
qui est mal.
• Les questions qui révèlent de l’économie normative sont du genre :
Devrait-on se préoccuper davantage du chômage plutôt que de
l’inflation ?
• Le scientifique ne produit de l’information que sur ce qui est. Le débat sur ce que doit
être dépend des objectifs et des priorités. Or ces objectifs relèvent des jugements de
valeur et sont totalement subjectifs. Ainsi, l’approche positive relèverait de la science.
• En utilisant la démarche positive, on peut résoudre tout désaccord en faisant appel aux
faits. Ce qui n’est pas le cas avec la démarche normative.
• Ainsi lorsqu’il survient un désaccord sur un énoncé normatif tel qu'il est mal de voler ou
il est immoral de boire du vin on ne peut régler ce différend par un simple recours aux
faits, il faut donc utiliser des techniques différentes de celles utilisées par l’analyse
positive telles que la consultation populaire pour répondre à la question normative:
devrait-on subventionner l’éducation ? ou devrait-on lutter contre le Sida ?
• Concrètement, la science économique peut expliquer comment on lutte contre
l’endettement. Mais, elle ne peut pas dire s’il faut le faire ou s’il faut donner la priorité à
d’autres objectifs. Si l’économiste donne son avis, ce n’est que subjectif dépendant d’un
jugement de valeur et non le résultat d’une analyse scientifique.
2.2.4 Approche microéconomie et macroéconomie

L’analyse économique peut se faire à différents niveaux. Nous avons la:


• Microéconomie qui s’intéresse aux agents économiques individuels.
Exemple: marché des produits, ménages, etc.
• Macroéconomie qui étudie les phénomènes économiques d’ensemble.
Exemple : inflation, chômage, croissance, etc.

58
• La microéconomie est la branche de l’économie qui analyse le comportement des unités
individuelles considérées comme libres et isolées à propos des opérations de production de
consommation, d’investissement et d’épargne.
• La microéconomie part du postulat de la rationalité des actes individuels et aboutit a démontrer
l’existence d’un équilibre général qui dans certaines conditions est en même temps un optimum de
rendement social. On considère deux acteurs. Les consommateurs qui repartissent leurs revenus
entre différents achats compte tenu du système de prix de façon a en tirer le maximum de
concentrations et les producteurs qui veulent maximiser leurs produits en jouant sur le choix des
facteurs de production.
• La confrontation entre offre et demande individuels de chaque produit se fait sur un marché et
aboutit à définir pour chaque produit le prix d’équilibre.
• Il existe un système de prix tel que l’équilibre est réalisé sur tous les marchés et si la concurrence
est pure et parfaite, cette situation est considérée comme optimum de Pareto.
• La microéconomie sert de référence à l’idéologie qui rejette toute intervention de l’Etat ou du
moins réduire celle-ci à la fonction de gendarme chargé de maintenir la concurrence entre les
producteurs.

59
• La macroéconomie c’est l’étude du fonctionnement des systèmes économiques
caractérisée par le regroupement des acteurs en sous ensemble suivant leur
fonctionnement principal et la mise en relation du flux économique circulant entre
ces sous ensemble. La macroéconomie traite généralement de l'économie d'un
pays. Les agrégats correspondent aux actes économiques essentiels tels que la
production, la consommation, l'épargne, les importations, et les exportations.
• On peut préciser entre ses flux les conditions d'équilibre et les caractères de cet
équilibre par les grandeurs économiques comme le taux de chômage, l’inflation,
etc.
• Une étude dynamique débouche sur les théories de la croissance, des fluctuations
et des crises. L'action de l'Etat est prépondérante en macroéconomie car c'est le
seul agent qui a des objectifs au niveau du système et les moyens d'en modifier le
fonctionnement (par le biais politique budgétaire, l'information au public, etc.).

60
2.2.5 L’optimisation
L’économie peut être définie comme l’étude de choix. Les économistes partent généralement du principe que les
individus font des choix en essayant d’adopter la meilleure option réalisable étant donné l’information
disponible.
• Effectuer un choix optimal implique donc de faire de multiples compromis. Par exemple, comment comparer
deux appartements, dont l’un présente l’avantage d’offrir un loyer plus bas et l’autre, un temps de transport du
domicile au lieu de travail plus court ? comment allez-vous déterminer celui qui présente un meilleur choix
pour vous ?
• On peut utiliser le principe d’optimisation pour analyser tout choix auquel est confronté un agent économique.
Par exemple, le choix du nombre de kilomètres que vous pouvez courir lors d’un entrainement ou le nombre
d’années d’études que vous ferez.
Plusieurs techniques différentes permettent d’appliquer le principe d’optimisation. En voici deux, qui donnent
des réponses identiques :
• La première technique consiste a calculer la valeur totale de chaque option réalisable. L’option choisie est
celle ayant la plus grande valeur totale.
• La seconde technique, qualifiée d’analyse marginale, consiste a exploiter les différences entre les options
réalisables et trouve la meilleure option en analysant ces différences.
• Comme ces deux techniques aboutissent à des réponses identiques, vous pouvez choisir celle qui est la mieux
adaptée à un problème particulier.
2.2.5.1La technique d’optimisation selon la valeur totale

Pour effectuer le choix selon cette technique de la valeur totale, trois


étapes sont nécessaires. Il s’agit de:
• traduire tous les coûts et bénéfices en une unité de mesure commune,
comme les FCFA par mois.
• Calculer le bénéfice net total de chacune des options.
• Choisir l’option qui offre le bénéfice net plus élevé.
Exemple: vous avez a choisir entre 4 appartements situes a des différents endroits et a différentes distances de votre lieu de travail. On
suppose que le loyer diminue a mesure qu’on s’eloigne du lieu de travail. Le tableau résume les coût de transport et coût de location,
exprimés dans une unité de mesure commune (en supposant un coût d’opportunité du temps de 1000FCFA/ heure)
Comment le choix se modifie t-il lorsque le cout d’opportunite du
temps change? Il passe de 1000 a 1500 Fcfa/heure

Temps de transport coût de transport Loyer Coût total : loyer + temps de


Appartement (heure/ mois ) (FCFA/ mois) (FCFA/ mois ) transport (FCFA/ mois)

Très près 5 heures 7500 118000 125500

près 10 15000 109000 124000

Loin 15heures 22500 103000 125500

Très loin 20 heures 30000 100000 130000


• Lorsque coût d’opportunité du temps augmente de1000fcfa/heure à
1500/heure, l’employé qui fait la navette a davantage intérêt à choisir
un appartement qui réduit le temps passé dans les transports. Le choix
optimal passe donc d’un appartement relativement abordable, avec un
temps de transport plus long (l’appartement «loin») à un appartement
relativement cher, avec le temps de transport plus court (appartement
«près»).
2.2.5.2 La technique de l’analyse marginale
• L’optimisation selon l’analyse à la marge décompose un problème d’optimisation
en prenant en compte la manière dont les coûts et les bénéfices changent quand,
par hypothèse, on passe d’une option à une autre.
• Un calcul coût bénéfice qui porte sur la différence entre une option réalisable et
une autre option réalisable porte le nom de l’analyse marginale.
Pour effectuer un choix selon l’approche marginaliste, les étapes suivantes sont a
considérer:
• Traduire tous les coûts et bénéfices en une unité de mesure commune, comme des
FCFA par mois.
• Calculer les conséquences marginales du passage d’une option à la suivante.
• Appliquer le principe d’optimisation à la marge en choisissant la meilleure option,
soit celle qui tend à améliorer la situation si l’on l’adopte et à la détériorer si on y
renonce.
• On peut décomposer le problème en étudiant les coûts marginaux liés à un aménagement plus loin
du centre-ville. A quel moment est-il préférable d’arrêter de s’éloigner du centre-ville.

Appartement Coût de transport coût de transport Coût de Coût de Coût total Coût total marginal
marginal location location
marginal

Très près 5000 - 118000 - 123000 -

près 10000 5000 109000 9000 119000 -4000

Loin 15000 5000 103000 -6000 118000 -1000

Très loin 20000 5000 100000 -3000 120000 2000


• La dernière colonne du tableau (Coût total marginal) contient l’information nécessaire pour optimiser nos
choix. En commençant par le haut de la colonne, on peut réfléchir de la manière dont chaque
« déménagement» qui éloigne un peu plus du centre-ville affecte l’employé.
• Le premier déménagement, de l’appartement «Très près» à «près» a un coût marginal de -4000fcfa/mois ; il
permet donc de réduire les coûts. Ce déménagement vaut la peine
• Le deuxième déménagement de l’appartement « près » à « loin », a un coût marginal de -1000fcfa/ mois. Il
permet donc également de réduire le coût et en vaut aussi la peine.
• Le troisième déménagement de l’appartement «loin» à «près», a un coût marginal de 2000fcfa/ mois. Ce
déménagement n’en vaut pas la peine, car il entraîne une hausse des coûts.

• On ne peut donc conclure que l’appartement «loin» est l’optimum c’est-à-dire la meilleure option réalisable.
Passé de «près» à «loin» améliore la situation de l’employé. Mais passé de «loin» à «Très loin» détériore la
situation de l’employé. L’appartement «loin» est le seul qui respect la propriété suivante : Déménage dans cet
appartement améliore la situation de l’employé et s’en éloigner détériore la situation de ce dernier. Autrement
dit, l’appartement «loin» a l’avantage d’être la meilleure option que ses «voisins».
• L’objectif de l’employé est de se sentir le mieux possible et à l’optimum, il ne peut faire mieux.
• En résumé, considérons, par exemple, deux options de vacances dans le même
hôtel à Miami : un séjour de 4 jours contre un séjour de 5 jours. Supposons que
vous deviez choisir l’une des deux options. Si on utilise l’optimisation selon la
valeur totale, on évalue le bénéfice net total d’un séjour de 4 jours et on le
compare au bénéfice net total d’un séjour de 5 jours. On pourrait également
considérer uniquement les différences entre ces deux séjours. Autrement dit on
pourrait uniquement considérer les coûts et bénéfices d’une journée
supplémentaire (selon la marge). On optera pour des vacances de 5 jours si le
bénéfice de la cinquième journée dépasse son coût. Pour choisir entre les options 4
et 5 jours, on n’a pas nécessairement besoin de s’intéresser aux quatre premiers
jours, vue qu’ils sont communs aux deux séjours. On se focalisera sur la seule
chose qui les différencie : le cinquième jour
Chapitre 3

les forces du marche: l’offre et la demande


Introduction
• La société doit trouver un moyen ou un autre pour décider quoi produire, comment produire et pour qui produire.
• Les économies de presque l’ensemble des pays reposent longuement sur les marchés et les prix pour affecter les ressources entre
utilisations alternatives.
• Pour savoir comment un évènement ou une politique affecte l’économie, il faut savoir comment il ou elle influencera l’offre et la
demande. En effet, l’offre et la demande constituent les forces qui animent les économies de marche.
• L’interaction entre la demande (le comportement des acheteurs) et l’offre (le comportement des vendeurs) détermine la quantité de
bien produite et le prix auquel elle est achetée et vendue.
• Nous nous intéressons a la façon selon laquelle les acheteurs et les vendeurs se comportent et interagissent les uns avec les autres. En
d’autres termes, comment les acheteurs et les vendeurs s’adaptent à l’évolution des prix des biens et services ? Comment le prix affecte-
t-il les décisions des acheteurs, tels que les ménages, et celles des vendeurs ? Comment les décisions des acheteurs et des vendeurs
déterminent elles conjointement le prix ?
3.1 Marché et concurrence
• Les termes offre et demande font reference au comportement des individus en interaction au
sein des marchés.
• un marché est defini comme un groupe d’acheteurs et de vendeurs d’un bien ou d’un service
particulier. Les marchés prennent de nombreuses formes. Un marché peut avoir un emplacement
physique ou non. Il peut etre plus ou moins organisé. Il peut etre concurrentiel ou pas.
• Nous étudierons ici les marchés dans lesquels tous les échanges sont volontaires à des prix
flexibles déterminés par les forces du marché (comparativement aux prix fixés par le
gouvernement).
• Les prix servent de mécanisme de sélection visant à encourager les échanges commerciaux entre
les vendeurs qui peuvent produire des biens à bas coût et les acheteurs qui accordent beaucoup
de valeur à ces biens.
• Si tous les vendeurs et tous les acheteurs se voient proposer le même prix, ce dernier est nommé le prix du
marché.
• Dans un marché parfaitement concurrentiel, (1) les vendeurs vendent tous un bien ou un service identique
et (2) tout acheteur ou vendeur individuel n’est pas à lui seul suffisamment puissant pour influer le prix du
marché. Cela indique que les acheteurs et les vendeurs sont tous preneurs de prix. En d’autres termes, ils
acceptent le prix du marché et ne peuvent pas négocier un meilleur prix.
• Bien que très peu de marchés (voir aucun) soient parfaitement concurrentiels, les économistes tentent de
comprendre ce type de marchés car:
o de nombreux marchés s’en approchent;
o Si les vendeurs ont des biens quasiment identiques et que la plupart des acteurs du marché font face à
beaucoup de concurrence, alors le modèle parfaitement concurrentiel offre une bonne approximation de la
manière dont fonctionnent les marchés réels.
3.2 la demande: comment les acheteurs se comportent-
ils?
Commencons l’étude du marché par l’analyse du comportement des
acheteurs ou consommateurs.
• Ce comportement est décrit par la relation entre le prix du bien et la
quantité de ce bien que les acheteurs sont disposés à acheter.
• A un prix donné, la quantité de biens ou de service que les acheteurs sont
disposés à acheter s’appelle la quantité demandée.
• Lorsque le prix d’un bien augmente (panini) avez-vous tendance à en
acheter moins ou plus? Considérons le cas suivant.
• Le tableau de demande révèle que notre étudiant augmente la quantité de biens
qu’il achète lorsque le prix du bien diminue toutes choses égale par ailleurs;
• La courbe de demande représente la relation entre le prix et la quantité du bien
demandée (toutes choses égale par ailleurs).
• Il existe une relation inverse entre le prix du bien et la quantité demandée; c’est
la loi de la demande : la quantité demandée augmente lorsque le prix diminue
(toutes choses égale par ailleurs).
• La courbe de demande peut également être utilisée pour calculer la disposition à
payer du consommateur.
• La disposition à payer est le prix le plus élevé qu’un acheteur est disposé à payer
pour obtenir une unité supplémentaire d’un bien.
• Par exemple, l’étudiante est disposée à payer 140 pour sa 150e unité du bien. En
d’autres termes, l’étudiante est prête à payer 140 fcfa pour une unité
supplémentaire sachant qu’il dispose déjà de 149 unités. Par contre, elle est
disposée à payer seulement 130 fcfa pour une unité supplémentaire s’il possède
déjà 199 unités.
• Plus la quantité de biens dont elle dispose déjà est élevée, moins elle sera disposée à
payer une unité supplémentaire.
• Il existe une relation inverse entre la disposition de l’etudiante à payer pour obtenir 1
unité supplémentaire et la quantité qu’elle possède déjà.
• Cela illustre le concept dit du bénéfice (utilité) marginal(e) décroissant(e) : plus on
consomme un bien, moins on est disposé à payer pour obtenir 1 unité supplémentaire.
• Le lien entre l’utilité et la disposition à payer (votre disposition à payer représente la
valeur que vous portez au bien)
la courbe de demande agrégée
• Pour analyser le fonctionnement des marchés, nous devons
déterminer la demande de marché c’est a dire la somme de toutes les
demandes individuelles pour le bien. C’est le processus de
l’agrégation des courbes de demande individuelle.
Prenons le cas de 2 acheteurs
• Sur les tableaux de demande, la demande agrégée est obtenue en
additionnant la quantité demandée à chaque prix sur chacun des
tableaux de demande individuelle.
• De même, les courbes de demande sont agrégées en additionnant la
quantité demandée à chaque prix sur chacune des courbes de demande
individuelle.
De facon plus realiste, la courbe de demande a cette allure non lineaire.
• A l’intersection, la disposition des acheteurs à payer (hanteur de la
courbe de demande) est égale au prix du marché.
• Les acheteurs continuent d’acheter le bien tant que leur disposition à
payer est supérieure au prix du bien.
• En dessous, ils n’ont plus intérêt à acheter davantage de bien car leur
disposition a payer est inferieure au prix du marché.
Les déplacements de la courbe de demande
• la courbe de demande décrit la relation entre le prix et la quantité demandée en maintenant constant les autres
facteurs «toutes choses égales par ailleurs»;
• Ce qui veut dire que cette courbe peut être influencée par d’autres variables comme les gouts, les revenus, les prix
des biens proches, les anticipations, le nombre d’acheteurs, etc.
• la différence entre «déplacement de la courbe de demande» et un «mouvement le long de la courbe de demande».
• La courbe de demande se déplace seulement lorsque la quantité demandée change à un prix donné. Les
déplacements se font soit vers la gauche soit vers la droite;
• le changement dans le prix du bien entraine un mouvement le long de la courbe de demande sans déplacement
de la courbe;
• Pour un bien normal, une hausse du revenu pousse les acheteurs à acheter davantage ce bien; ce qui déplace la
courbe de demande vers la droite (le prix du bien restant constant);
• Pour un bien inférieur, la hausse des revenus déplace la courbe de demande du bien vers la gauche (le prix du
bien restant constant);
• Deux biens sont substituts lorsque la hausse du prix de l’un entraîne
un déplacement vers la droite de la courbe de demande de l’autre;
• Deux biens sont compléments lorsque la baisse du prix de l’un
entraîne un déplacement vers la droite de la courbe de demande de
l’autre.
• Lorsque le nombre d’acheteurs augmente, la courbe de demande se
déplace vers la droite. Et lorsque le nombre d’acheteurs diminue, la
courbe de demande se déplace vers la gauche.
3.3 L’offre: Comment les vendeurs se comportent ils ?

Pour avoir une vision complète du marché, il nous faut également étudier le
comportement des vendeurs car c’est l’interaction des acheteurs et des
vendeurs sur un marché qui détermine le prix du marché.
• A un prix donné la quantité de biens ou services que les vendeurs sont
disposés à payer s’appelle la quantité offerte.
• Lorsque le prix d’un bien augmente (panini) les vendeurs ont-ils tendance à
offrir davantage ou non? Considérons le cas suivant
• Le tableau d’offre montre que la firme augmente la quantité de bien
offerte lorsque le prix du bien augmente.
• La courbe d’offre de la firme indique la quantité offerte à des prix
différents.
• Il existe une relation positive entre le prix du bien et la quantité offerte;
c’est la loi de l’offre selon laquelle, dans la plupart des cas, la quantité
offerte augmente lorsque le prix augmente (toutes choses égales par
ailleurs).
• Tant que le producteur du bien parvient au moins à couvrir ses cout
marginaux, il devrait être disposé à fournir une unité supplémentaire de
bien;
• C’est la disposition à vendre, c’est-à-dire le prix le plus bas qu’un vendeur
est disposé à accepter pour vendre 1 unité supplémentaire d’un bien.
• La hauteur de la courbe d’offre correspond au cout marginal de
l’entreprise.
• Lorsqu’une entreprise est en quête d’optimisation la disposition à vendre
est identique au cout marginal de production.
L’offre agregee
• Tout comme la demande agregee, l’offre agregee est la somme des
offres de tous les producteurs.
• La courbe d’offre du marché est la somme des courbes d’offre
individuelle de tous les vendeurs potentiels. Elle représente la relation
entre la quantité totale offerte et le prix du marché, toutes choses
égales par ailleurs.
• La courbe d’offre du marché a une pente positive.
Les déplacements de la courbe d’offre

• Tout comme la courbe de demande, la courbe d’offre se déplace lorsque certaines variables
changent. Il s’agit des prix des facteurs, la technologie, les anticipations et le nombre de vendeurs.
• La courbe d’offre se déplace seulement lorsque la quantité offerte change à un prix donné.
• Le changement dans le prix du bien entraîne seulement un mouvement le long de la courbe
d’offre.
• Tout changement dans les prix des inputs déplace la courbe d’offre
• Une hausse du prix de l’input déplace la courbe d’offre du bien vers la gauche. En d’autres termes,
le prix du bien restant constant, la quantité de bien offerte diminue. En revanche une baisse du prix
du bien déplace la courbe d’offre vers la droite.
• Tout changement technologique déplace également la courbe d’offre.
3.4 l’offre et de la demande ensemble: l’équilibre du
marché
• Comment les acheteurs et les vendeurs réagissent- ils entre eux ?
Quel est le prix qui s’établit sur le marché ? Quelles quantités sont
échangées sur le marché ?
• Toutes ces questions trouveront réponses en combinant les courbes
de demande et d’offre.
• Sur un marché concurrentiel, le prix du marché est le point auquel la courbe
de demande croise la courbe d’offre
• ce point d’intersection est l’équilibre concurrentiel.
• Le prix situé à ce point d’intersection s’appelle prix d’équilibre concurrentiel,
qui est le prix auquel la quantité offerte est égale à la quantité demandée. A ce
prix, il existe un acheteur pour chaque unité offerte sur le marché.
• La quantité située au point d’intersection s’appelle quantité d’équilibre
concurrentiel. C’est la quantité qui correspond au prix d’équilibre concurrentiel.
• Lorsque le prix du marché est au-dessus du prix d’équilibre, la
quantité offerte excède la quantité demandée, créant une offre
excédentaire.
• Dans le cas contraire, on a une demande excédentaire. Dans
l’exemple de la courbe, la demande excédentaire est de 44-30= 14.
Le déplacement des courbes de l’offre et de demande en situation
d’équilibre concurrentiel
• Lorsqu’un évènement est a l’origine de déplacement de l’une de ces courbes, l’équilibre du marche se
modifie.
• Cette analyse est la statique comparative car elle consiste a comparer deux situations: un équilibre
initial et un nouvel équilibre.
• La question est de savoir comment un choc (positif ou négatif) influence la quantité et le prix
d’équilibre?
• Trois étapes doivent être observées pour analyser l’effet d’un évènement sur le marche.
o Savoir si l’évenement affecte t-il l’offre ou la demande ou les deux a la fois?
o Savoir la direction dans laquelle les courbes se déplacent;
o Comparer le nouvel et l’ancien équilibre
• Un choc négatif sur l’offre se traduit par un déplacement de la courbe d’offre vers la gauche; ce qui
entraine une hausse du prix d’équilibre et une baisse de la quantité d’équilibre.
• Un choc positif sur l’offre se traduit par un déplacement de la courbe d’offre vers la droite; ce qui
entraine une baisse du prix d’équilibre et une hausse de la quantité d’équilibre.
• Lorsque la courbe de demande se déplace vers la gauche et la courbe
d’offre se déplace vers la droite, le prix d’équilibre concurrentiel
diminue toujours (𝑃2 est toujours inferieur à 𝑃1 ).
• Mais, la quantité d’équilibre concurrentiel peut diminuer (𝑄2 inferieur
à 𝑄1 sur le graphique [a]); rester inchangée (𝑄2 égale à 𝑄1 sur le
graphique [b]); ou augmenter (𝑄2 supérieure à 𝑄1 sur le graphique
[c]).

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