2.1.
Le contexte enlesRD
acquis du passé ». C’est dans ce contexte et « consciente de l’importance d’une
agriculture ef cace pour
Dans un document intitulé «Stratégie une amélioration
de coopération rapide desindicatif
et programme conditions de vie d’une
2003-2007 », lalarge majorité
Communauté
fi
européenne soulignede laque
population que la Commission
« la République Démocratique européenne
du Congo continue
(RDC)de estmobiliser ses différents
profondément marquée outils
par
nanciers pour la relance du secteur agricole en RDC
les années de guerres qui ont succédé à presque 40 ans de mauvaise gouvernance, de saccage de
fi
»
l’économie du pays EnetRDC, près de 70%forcée
de privatisation de la population
d’un secteur vit publique
en milieu inef
rural cace
et l’agriculture constituelasouvent
et prédateur....Vu situationla
principale source de revenus de ces familles. Le pays est unanimement
du pays, l’ampleur des problèmes ainsi que les montants à disposition, cette stratégie ne peut avoir qu’une reconnu comme
doté
vision à court terme d’énormes
pour potentialités
pallier les problèmesagronomiques
les plus urgents tout en essayant de préserver et de
Malheureusement, la succession
rentabiliser les acquis du passé ». C’est dans ce contexte de guerres,et «de pillages, de
consciente devols, l’insécurité
l’importance et les
d’une agriculture
déplacements de population ont précarisé les ruraux et rendu dif cile
ef cace pour une amélioration rapide des conditions de vie d’une large majorité de la population que la la pratique de
fi
l’agriculture,
Commission européenne ce quide
continue aggrave les ses
mobiliser conditions
différentsde vie déjànanciers
outils très dif ciles
pourdela la population
relance du secteur
fi
agricole en RDC ». La population rurale est condamnée à une agriculture de subsistance caractérisée par une
productivité extrêmement faible, des coûts de commercialisation exorbitants et des marchés
quasi-inexistants
Les principales contraintes qui frappent le secteur agricole sont à la fois d’ordre exogène et
endogène
Parmi les facteurs exogènes, il convient de souligner que les politiques économiques
appliquées par les différents Gouvernements qui se sont succédé depuis plusieurs
décennies ont toujours privilégié le secteur minier et un approvisionnement du pays à partir
d’importations alimentaires à bas prix. L’aide alimentaire justi ée par la paupérisation accrue
fi
de la population congolaise est encore venue accentuer l’in uence négative de ces
fl
politiques sur l’activité agricole locale
L’accès aux marchés représente le problème le plus important à résoudre. En effet,
l’agriculture familiale trouve de moins en moins de débouchés sur les marchés locaux ainsi
que sur le marché national et international
Le marché local en milieu rural est caractérisé par une demande solvable très réduite où les
transactions commerciales sont peu nombreuses suite à la faible monétarisation de
l’économie locale centrée sur l’autoconsommation
Sur le marché national, la production du pays est concurrencée par l’importation de produits
agricoles moins chers car le plus souvent représentés par des sous-produits issus
d’agricultures intensives, subventionnées et parfois importés de façon peu réglementaire
En n, les prix des cultures d’exportation traditionnelles ont connu depuis plusieurs décennies
fi
une chute drastique sur les marchés mondiaux pour se situer le plus souvent à des niveaux
tels que le travail familial de l’exploitant agricole n’est plus rétribué à sa juste valeur
Le faible niveau de la productivité est le résultat d’une multitude de facteurs endogènes dont
les principaux sont liés au caractère extensif de l’agriculture avec un niveau technique peu
avancé, au manque d’intrants de qualité (semences, outils,...) et à l’absence de crédit
agricole. Dans certaines régions du pays, ces facteurs sont encore accentués par la
dégradation de la fertilité des sols et par les attaques parasitaires
.
En outre, lorsque les producteurs sont capables de générer un surplus, la commercialisation
de ce surplus pose d’immenses problèmes
.
Les dif cultés qui grèvent considérablement la structure de coût pour la mise en marché des
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produits sont d’abord liées au mauvais état des infrastructures de transport. Les routes ne
sont praticables que sur certains axes et dans les régions ayant béné cié d’une réhabilitation
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partielle des infrastructures routières et des dessertes agricoles. Compte tenu de l’état du
réseau et du prix du carburant, le coût du transport routier est toujours élevé. Les transports
uviaux sont en plein développement mais les moyens restent insuf sants : l’état général de
fl
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la otte et les tracasseries administratives ralentissent considérablement les rotations
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La pression scale, que ce soit de la scalité formelle ou informelle, représente une autre
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contrainte majeure au développement des échanges. Le système scal et para scal est
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particulièrement complexe car il se caractérise par une superposition de règlements et de
textes conduisant à une multiplicité des impôts et à des possibilités d’interprétations
divergentes et contradictoires des dispositions légales, se traduisant notamment par une
scalité indirecte en cascade et cumulative et une scalité régionale et locale foisonnante. Il
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convient de remarquer que le peu d’activités productives constitue souvent l’unique source
de revenus pour les pouvoirs publics et pour leurs représentants, civils ou militaires