APPAREILLAGES
Généralités :
On désigne sous le nom d’appareillage, l’ensemble des parties, des
méthodes, et des techniques qui ont pour but de suppléer (remplacer) par
un moyen, par une ruse, un artifice, matériel ou une fonction organique
déficiente.
Appareiller un malade sera de lui confectionner un appareil mais cela ne
s’arrête pas là.
L’appareillage se poursuit longtemps par l’adaptation et la réadaptation
fonctionnelle.
L’appareillage est un acte global, il est le fruit d’un travail d’une équipe dont
le malade fait intégrant de cette équipe
Les différents matériels qui constituent l’appareillage :
3 sortes :
_ Prothèses : (remplacer).
Les prothèses sont des appareils ou des objets destinées à remplacer une
partie anatomique absente, sa peut être un membre ou un segment du
membre (dent, œil, sein……).
_ Orthèses : (soutien).
Les orthèses ont pour but :
● Corriger les déviations : Scoliose, Genou valgum
● Soutenir les membres déficients, douloureux,
paralysies, les pseudarthroses.
L’orthèse est un traitement palliatif.
_ Aides techniques :
1
Ont pour but d un déficit fonctionnel, à la différence de la précédente, les
aides techniques ne sont pas liés au corps de l’handicap : fauteuil, canne,
cadre de marche ….
L’ensemble des moyens destinés à faciliter la vie quotidienne : L’habillage,
Les soins d’hygiène et l’alimentation.
Les matériaux utilisés aux appareillages :
L’acier :
_ Utilisation : réalisation des attelles (mentons), des articulations (les
verrous).
_ Avantage : L’acier peut être vissé, percé, soudé, forgé, moulé.
La solidarité et la résistance mécanique sont résistantes.
_ Inconvénient : lourd, froid au contact, fatigable.
Le bois
Utilisé pour l’emboiture.
Le cuir :
Plusieurs sortes.
Aluminium :
Utilisé en alliage appelé en duralumin.
Matières plastiques : (thermoplastiques).
2 Sortes :
a. Se déforme à la chaleur et redevient plus rigide au refroidissement.
Exemple : ortholène, plexiglace.
L’expérience peut être répétée.
b. Liquide qui durcisse à la chaleur mais ne se ramollisse pas au
refroidissement.
L’expérience n’est réalisable qu’une seule fois.
2
Tissus :
Jersey, feutre.
Plâtre :
Classification des appareilles :
a) Classification pathologiques des appareilles :
_ Appareilles pour poliomyélite.
_ Appareilles pour infirmité motrice cérébrale.
_ Appareilles pour paraplégiques.
b) Classification des appareilleurs :
_ Appareille court : au dessous du genou.
_ Appareille long : Au dessus du genou.
_ Appareille long avec ceinture corset.
c) Classification médicale anatomique :
_ Appareille cuisse-pied : Appareillage cruro-pédieux.
_ Appareille cuisse-jambe : Appareillage cruro-jambiers.
_ Appareille tronc-pied : Appareillage pelvi-pédieux.
d) Classification pour orthopédistes :
A3 : Attelle jambière avec une tige postérieure, qui serve de releveur du
pied.
A5 : Attelle jambière avec 2 mentons
A6 : Cruro-pédieux (mi-cuisse).
A7 : Pelvi-pédieux avec ceinture ou corset.
e) Les différents types d’appareillages :
3
Différence entre attelle pour poliomyélite, Infirmité motrice cérébrale et
paraplégique.
A_ Appareillages pour poliomyélites :
Il ya paralysie mais pas d’anesthésie.
Si l’atteinte nécessite on peut faire une table ischiatique.
S’il a mal, il va se relever.
Il faut prévenir ou corriger les déformations en plus du rôle de soutien
de l’appareillage.
L’appareillage doit suivre la physionomie (harmonie) des membres ou
du corps.
B_ Appareillages pour paraplégiques :
Il y a perte de sensibilité qui peut conduire à l’escarre, les
Déformations en traumatologies sont nulle, pas d’appui
Ischiatique.
Répartition des pressions (en élargissant les zones d’appuis).
C_ Appareillages chez les IMC :
_ Paralysie
_ Les déformations.
_ Défaut des antagonistes.
Il faut un appareillage d’autocorrection.
Caractéristiques :
L’appareillage doit être droit, il ne doit suivre l’harmonie des membres,
les ceintures ne doivent pas toucher la peau, et on demande au malade de
se corriger.
D_ Appareillages des myopathes :
4
Stade1 : Avant l’arrêt du malade de la marche, une perte de la force et un
moment il y a une force limitée, si on demande un effort, toute la force
disparaitre.
Stade2 : Après l’arrêt de la marche, il faut faire un appareillage pour les
déformations, deux types : scoliose et déformation des membres.
L’appareillage comme pour les poliomyélites avec surveillance des points
d’appuis.
Orthèses des membres inférieurs :
L’appareillage d’une monoplégie flasque du membre inférieur :
L’orthèses va comprendre plusieurs éléments d’abord les deux mentons
appelés mentons latéraux appelés aussi des ferrieux.
Ces deux mentons sont solidarisés entre eux avec le membre par des
embrasses. Ils sont solidarisés avec le pied par les chaussures, avec
articulations au niveau
A_ Pieds :
Aux pieds plusieurs systèmes peuvent solidarisés les mentons latéraux et la
chaussure.
1_ Le tourillon :
_ Tourillon simple : C’est un cylindre en acier de 6 à 8 mm de diamètre de 2
à 3 cm de longueur.
Il est fixe perpendiculaire à l’attelle, et il est soudé, il pénètre dans un tube
appelé aussi coussinet appelé aussi canon, le canon est logé à l’intérieur du
talon de la chaussure.
Les mouvements de la tibio-tarsienne sont considérablement limités par la
non concordance des axes des deux articulations.
_ Tourillon télescopique : Un ressort est interposé entre l’attelle et le
tourillon donnant certaines mobilités au tourillon dans le sens vertical.
5
La tibio-tarsienne est moins bloquée, la marche en pendulaire est
améliorée, par contre la marche alternative devient difficile, car à la phase
unipodale, le sujet s’enfonce tandis que le membre qui va osciller, il
s’allonge et ne peut pas passer le pas.
_ L’étrier : A l’avantage d’élever l’articulation orthopédique au niveau de la
tibio-tarsienne, il est prescrit lorsque celle-ci est indolore.
L’étrier peut être fixé au talon de la chaussure, il peut être sans articulation,
la tibio- tarsienne est fixé, le problème déshabillage et de déshabillage
devient difficile.
B_ jambe :
_ Les mentons et les attelles suivent en gros la silhouette de la jambe
peuvent être en acier chromé de 5 mm d’épaisseur et de 20mm de
longueur légèrement incurvé, ils peuvent être en inox ou en aluminium, les
attelles sont en acier ‘(car solide).
_ Les embrasses : En général, ils sont au nombre de 4 , 2 au niveau de la
cuisse et 2 au niveau de la jambe, ils sont tout postérieur, ils peuvent être
garnis, ils peuvent servir de support et une ceinture vient allonger
l’embrasse de chaque côté.
C_ Genou :
_ D’abords absence d’articulation :
Appareil rigide long et traverse le genou, il se trouve surtout chez les
malades qui ont le squelette fragile et les sujets qui ont des graves atteintes
artéritiques des genoux, prescrit chez les jeunes enfants.
_ Articulation du genou avec flexion libre :
C’est une articulation pièce sur pièce, prescrit chez les enfants car elle est
légère.
Les articulations à charpes :
Chez les adultes et les spastiques.
6
Les indications de ces articulations :
Présentent une instabilité du genou dans les paralysés incomplète et
dissociées.
Les différentes variétés :
La fronde :
Une fronde du genou ou capuchon est destiné à éviter l’ébauche (début)
d’un flexum.
Cette fronde du genou peut être attachée à l’une des 2 attelles, elle peut
combattre soit le valgum, soit le varum.
Articulation à blocage :
Deux types d’articulations à blocage recommandé.
Le malade bloque et débloque son articulation.
Ce système de fixation avec buté antérieur (1ermoyen) et le système de
fixation avec buté postérieur (2éme moyen).
Le 3ème système de fixation le coulisseau ou le verrou canadien : c’est un
anneau qui glisse le long de l’attelle supérieur et tiendra fixée l’attelle
inférieur.
Le 4ème système c’est le blocage et le déblocage automatique :
Il ya un système de liaison entre la tibio-tarsienne et le genou :
Lorsqu’on est sur la pointe le genou se fléchit, lorsqu’on est sur le talon le
genou se verrouille en extension.
D_ La cuisse :
S’il ya une lésion de la coxa fémorale, l’embrasse supérieur présente l’appui
ischiatique au niveau de la l’articulation de la hanche une butée qui permet
la flexion.
Pour les paraplégiques :
7
L’appareillage va servir selon les niveaux de la lésion.
Exemples de types de liaisons :
Au dessous de l5 :
La racine l5 innerve le moyen fessier, extenseurs communs et propre du
gros orteil, les longs péroniers.
La racine s1 : Innerve le grand fessier, le biceps, le triceps, les fléchisseurs
des orteils.
La racine s2 : Innerve la plante du pied, les troubles moteurs sont minime,
seul un dispositif anti steppage, les troubles sphinctériens seront au
maximum.
Si la lésion est au dessous del1 :
La racine l1 : Innerve le couturier.
La racine l2 : Innerve le psoas, les adducteurs, le droit antérieur et le
pectiné.
La racine l3 : Innerve le demi-tendineux, le demi-membraneux, le jambier
antérieur et le jambier postérieur.
Résumé :
Les troubles moteurs deviennent importants en particulier en mouvement
du genou qui ne peut plus être verrouillé, ce sujet peut marcher avec deux
grands attelles ou cannes de Schlick, pendulaire ou marche à 4 temps.
La racine D1o_D11 : Innerve le carré des lombes, les adducteurs.
La hanche n’est plus verrouillée, le rachis se déforme, un corset et une
pièce de hanche devient nécessaire.
Les grands appareils de marche :
L’appareil pour IMC : Appareil de Phelps :
8
Réalisé en métal légère, il comprend une demi ceinture postérieur rigide,
cette ceinture est légèrement oblique en bas et en arrière.
Les extrémités de cette ceinture postérieure sont légèrement posées au
dessus des épines iliaques antérosupérieure.
En avant, elle est munie d’une croix abdominale.
Cette ceinture est capitonnée, n’est pas en contact avec les téguments, elle
reste 3 à 4 travers des doigts des téguments.
Les pièces de hanche (spastique) articulation à charpes en acier ou
duralumin, et ce système de fixation au moyen de coulisseau.
Ces articulations ne permettent pas la mobilité dans le plan sagittal et
s’opposent aux mouvements d’abduction, d’adduction et de rotations.
Ces 2 attelles (mentons) sont plus ou moins courbées en tuile réglable en
longueur par un système de perforation.
Les embrasses externes se fixent à la pièce des hanches et le menton
externe au menton interne par les embrasses.
L’embrasse crural est en contact avec la peau et légèrement oblique vers le
bas et en dedans et en avant, il tient par un velcro.
L’embrasse jambière reste à deux travers des doigts des téguments et il
n’est pas fermé en avant.
Au niveau du genou :
L’appareil peut être rigide (pas d’articulation) et ceci sans inconvénient chez
les jeunes très jeunes, ou peut être articulé et dans ce cas le blocage se fait
par un coulisseau, parmi les accessoires une fronde pré rotulien empêche la
flexion du genou.
Il faut veiller à ce que la fronde soit bien être adaptée, il risque de faire une
subjugation de la rotule.
La fixation au niveau de la chaussure :
9
L’appareil est fixé à la chaussure le plus souvent par un tourillon peut être
remplacé par un l’étrier.
L’appareillage du pied :
Pour proscrire une chaussure orthopédique, il faut avoir la connaissance de
la podologie et la connaissance de la technique de la chaussure. Les
différents types de la chaussure.
Les parties constituant d’une chaussure :
A_ La tige : C’est la partie haute de la chaussure (pas de semelle ni talon).
En général, elle est faite de cuir simple.
On distingue plusieurs éléments :
_ La partie postérieure est formée par 2 quartiers qui recouvrent l’arrière
pied et la partie basse de la jambe s’il s’agit de chaussure montante.
Les 2 quartiers sont réunis entre elle par une baguette et en avant réunis
par un laçage.
Ces 2 systèmes peuvent être remplacés par des gousses latérales.
_ La partie antérieure est appelée claque prolongée sous le laçage par une
languette.
La longueur de la claque sera donc la distance entre le bout de la chaussure
et le départ du laçage.
Les types de chaussures :
10
_ Quand les quartiers recouvrent la claque comme le type de chaussure de
basquet, la mise des chaussures et la mise des orteils sont facile.
_ Quand les quartiers passent sous la claque, cette chaussure procure un
meilleur tenu de la tibio tarsienne (chaussure de cycliste).
Les renforts de la tige :
La tige est renforcée par sa partie basse : 2 pièces de cuir et rigide, en
arrière, on a un confort.
Ce confort emboite le calcanéum et le tarse.
En avant on a le bout dur qui protège les orteils d’un choc frontal,
latéralement joignant les 2 précédents (contrefort et bout dur), on a les
ailettes qui vont de l’extrémité distale des métatarsiens à l’articulation de
Schopart ; il empêche la chaussure de se casser de s’effondre de sa partie
médiane.
Dans les chaussures orthopédiques, ces 2 pièces de renfort postérieur
peuvent être renforcées par des barres métalliques ou en plastique.
B_ La semelle et le talon :
La semelle : La plus profonde, celle qui est en contact avec la plante du pied,
c’est la 1ère semelle, elle est réalisée en cuir épais fixé sur la tige par la très
pointe.
La très pointe déborde sur toute le pourtour de la semelle, entre la 1 ère et la
2ème semelle, on a une partie dur appelée cambrions, c’est une pièce de cuir
dur appelé ou parfois en plastique ou même en acier qui soutien la
courbure des métatarsiens et le talon.
Les chaussures sur lesquelles, on peut fixer soit l’étrier ou tourillon.
Ils sont remis dans un 1er temps livrés à l’orthopédiste qui fixe le tourillon ou
l’étrier.
Ils sont remis au cordonnier pour poser la 2ème semelle.
11
Le talon : Il est fait de cuir disposé en couche superposé dans la chaussure,
on peut mettre une semelle en liège qui va servir à corriger un
raccourcissement ou rattraper une déformation.
La semelle en liège peut être interne au dessus de la 1ère semelle (à
l’intérieur de la chaussure), il est alors recouvert d’un cuir très souple, peut
être externe, habiller sur les bords de cuir que celui qui servit à la tige.
L’appareillage des pieds dans les paralysies :
La paralysie de sciatique poplité interne entraine une chute de pied sous
l’influence de son poids, il est facile à corriger, on fait appel à des petits
appareils.
C’est une attelle jambière ou attelle 3 ou attelle 5 (jambiers avec 2
mentons), soit une demi-attelle (un seul menton chez les filles).
C’est une appareille avec un dispositif légère avec un dispositif anti
steppage, dans cette appareille :
● Soit laissé libre la flexion dorsale et plantaire.
● Soit bloqué la flexion plantaire en cas d’équinismes.
Appareillage dans le raccourcissement :
La correction d’un raccourcissement varie en fonction de son degré jusqu’à
1 cm, une talonnette interne suffit, s’il ya une compensation qui dépasse 1
cm, il faudra compenser le talon jusqu’à 2 cm, on peut soulever le talon en
couche de cuir sous le talon.
La semelle doit être soulevée pour éviter d’exagérer l’équin.
La tige de la chaussure doit être haute pour assurer le maintien de la
chaussure.
Les chaussures orthopédiques et les sandales :
Dans les déformations plantaires, on doit étudier les rapports du pied et la
chaussure avec le sol.
12
Dans les déformations plantaires, le cuir de la chaussure doit être de bonne
qualité.
Les semelles et les talons de la chaussure doit être ouvert jusqu’aux orteils
de façon qu’il peut se mettre et les enlevés facilement.
Quand-t-il ya des troubles de la sensibilité au niveau des pieds, les
chaussures doivent être adaptées et seront recouvert à l’intérieur d’un cuir
souple et doux pour prévenir les escarres.
En cas d’utilisation de sandalettes, la chaussure doit être plus large.
Relations entre les composantes :
Pour corriger les relations du pied et la chaussure, on utilise des brides en T
ou des brides en Y.
On peut utiliser des points releveurs de l’arche plantaire et on peut trouver
des housses pour corriger un raccourcissement.
Déformations de la voute plantaire :
Le pied plat :
S’accompagne toujours d’un pied valgus.
Dans la semelle, on met une barre au niveau de la tête des métatarsiens, en
plus on utilise un coin supinateur postérieur et un coin pronateur antérieur,
et la mise de la barre retro capitale sa permet de lever l’arche transversale.
Conclusion :
Pied plat associé au valgus ou valgus tout court, barre retro capitale et un
coin supinateur postérieur.
Le pied creux :
Dans le pied creux, on met une barre retro capitale au niveau de
l’articulation de Lisfranc et on complète par une tige de Harington valable
pour les petits talus.
13
Les cors :
A la région plantaire, les cors sont souvent provoqués par les troubles de
l’arche antérieure.
Un petit coussin perforé, s’il est bien placé et le temps voulu, il le fait
disparaitre.
Talalgie :
On utilise une matière souple pour étaler l’appui, on peut soulever le talon.
On soulève le talon, on utilise un plan incliné de mousse, la base de cette
mousse de 2 à 4 cm s’écrasant à 50% et allant jusqu’à à la marche des
métatarses.
Le contact chaussure-sol :
La correction de la chaussure avec le sol ne peut pas corriger la
déformation.
On peut mettre une barre retrocapitale.
On peut fabriquer le bas de la chaussure en forme du bas du bateau.
14
…
15
16