TROUBLES MUSCULO-
SQUELETTIQUES ET TRAVAIL
DIAGNOSTIC & PREVENTION
Pr W.BENHASSINE
UNIVERSITE MOSTEFA BENBOULAID BATNA2
Dernière mise à jour le 06/12/2020
PLAN
DEFINITION/GENERALITES
PHYSIOPATHOLOGIE
FACTEURS DE RISQUES PROFESSIONNEL
PRINCIPALES PATHOLOGIES
PREVENTION
BIBLOIGRAPHIE
DEFINITION/GENERALITES
Selon le NIOSH (1997) Les troubles Musculo-squelettiques
(TMS) sont des pathologies de l'appareil musculo-squelettique
provoqués d'abord par des contraintes biomécaniques
soutenues et / ou répétées et qui dépassent les capacités
fonctionnelles de l'opérateur à y faire face.
Ils connaissent une multitude de facteurs de risque exogènes,
liés ou non au travail et endogènes, une terminologie très
diverses et de nombreuses maladies.
Par convention, TMS oriente vers une origine professionnelle
Tous les segments du corps humains permettant sa mobilité et sa
mouvance peuvent être concernés par ces lésions.
NIOSH: National Institute of Occupational Safety and Health.
PHYSIOPATHOLOGIE
Les TMS c'est d'abord une douleur.
À l'occasion d'une hypersollicitation des structures ostéo-
articulaires, des stimuli mécaniques sont provoqués par
une augmentation des pressions au niveau de ces
structures. La douleur n'est pas brève mais persiste au-
delà du moment du mouvement ce qui suggère un
processus inflammatoire à la base de cette douleur. Cette
inflammation siège au niveau du cartilage et des
structures musculo-tendino-fibreuses de l'articulation
La douleur est un signe d'alarme qui doit intimer à
l'individu la mise au repos de l'organe endolori. Le repos
permet la cicatrisation.
C'est l'évolution naturelle de 80% des épisodes aigues.
Dans 20% des cas, la persistance de la douleur s'étend au-
delà de la durée physiologique de cicatrisation le
passage à la chronicité.
FACTEURS DE RISQUES PROFESSIONNELS
Les facteurs de risque professionnels
(FRP) identifiés jusque là sont de deux
natures :
biomécaniques
psychosociaux.
FACTEURS DE RISQUES PROFESSIONNELS
1. Facteurs biomécaniques
Les facteurs biomécaniques sont incriminés dans la genèse
des TMS chaque fois que l'étude du poste objective une
hypersollicitation au-delà des limites physiologiques de
l'appareil ostéo-articulaire du segment sans possibilité
de récupération.
Effort physique intense lors d'accomplissement d'une
tâche.
Amplitude articulaire au-delà des limites physiologiques.
Mouvement répétitifs à cadence élevée sans possibilités de
récupération.
Posture pénible prolongée : position agenouillée,
accroupie, rachis tordu, travail au dessus de l'épaule, etc.
Statique posturale maintenue.
FACTEURS DE RISQUES PROFESSIONNELS
2. Facteurs psychosociaux
Les principaux facteurs psychosociaux jusque là
identifiés sont représentés par :
la demande psychologique: efforts physiques,
mentaux et psychologiques
l'autonomie de décision: être libre dans la
réalisation de son travail
le soutien social : par les collègues et la
hierarchie (chefs)
la reconnaissance : promotion , salaire, prime
la violence au travail : harcèlement
PRINCIPALES PATHOLOGIES
Les segments anatomiques les plus
fréquemment mis en cause sont
le membre supérieur avec atteinte de
l'épaule, du poignet et du coude.
Le rachis lombaire est également siège de
diverses lésions.
PRINCIPALES PATHOLOGIES
1. Pathologies du membre supérieur
A. Syndrome du canal carpien
B. Lésions du coude (Le syndrome du
canal ulnaire)
C. Lésions de la coiffe des rotateurs
2. Rachialgies
PRINCIPALES PATHOLOGIES
1.Pathologies du membre supérieur
Les syndromes canalaires du poignet (canal
carpien et loge de Guyon),
la tendinopathie de la Coiffe des Rotateurs et
l'épicondylite (latérale et médiale)sont les
pathologies les plus rencontrées au membre
supérieur.
1.Pathologies du membre supérieur
A. Syndrome du canal carpien
Il traduit la compression du nerf médian lors de
son passage sous le ligament rétinaculaire
antérieur du carpe, à la base de la main.
La compression du nerf médian peut être causée
par :
un rétrécissement de la taille du canal carpien :
une augmentation de la taille du nerf et / ou des
tendons :
1.Pathologies du membre supérieur
un rétrécissement de la taille du canal
carpien :
affections dégénératives (ostéophytes) des os du carpe,
des cals de fractures, des luxations
maladies inflammatoires : Polyarthrite Rhumatoïde.
une augmentation de la taille du nerf et /
ou des tendons :
Épaississement de la gaine des muscles fléchisseurs à cause
de mouvements répétés, maladies inflammatoires, maladies
métaboliques (hypothyroïdie) ou rarement infections ou
tumeurs.
Épaississement du nerf médian pour cause de neuropathie,
affection métabolique (diabète, insuffisance rénale) et
rarement les infections et les tumeurs.
A. Syndrome du canal carpien
Les travaux et métiers exposants :
Boulangers,
Travail sur chaîne de montage,
Couture,
Finissage,
Nettoyage et transformation de la viande, de
la volaille et du poisson.
Saisie de données,
Cliniquement les signes subjectifs sont
précoces, la présence de signes objectifs
signe la gravité des lésions.
A. Syndrome du canal carpien
Les signes subjectifs: Les signes objectifs :
Engourdissements ou picotements Perte de la sensibilité des
de la main et des trois premiers doigts de la pince (pouce index)
doigts (du pouce au majeur) entrainant difficulté à saisir un
Douleur de la paume de la main et objet même léger.
du poignet irradiant vers les doigts, Perte de la sensibilité au
l'avant-bras parfois jusqu' à l'épaule. toucher fin, grossier puis au
Intolérance au froid. chaud et froid (risque
Aggravation des symptômes la d'accidents de brûlures)
nuit, lors de certaines activités Diminution de la force
(conduite de véhicule, utilisation du Syndrome de Raynaud.
téléphone), professions (vibrations),
et chez la femme (menstruations,
derniers mois de grossesse et après
accouchement).
A. Syndrome du canal carpien
Les examens complémentaires :
Pour rechercher une cause:
Radiographie du poignet
Échographie
IRM,
bilan biologique (diabète, hypothyroïdie,
rhumatisme).
Pour confirmer l'atteinte du nerf médian et
évaluer la gravité :
EMG
échographie.
A. Syndrome du canal carpien
L'évolution se fait vers la disparition spontanée de la
douleur dans 20% cas d'où l'intérêt de ne pas
précipiter le traitement chirurgical.
Le traitement médical repose sur l'immobilisation et
le traitement anti-inflammatoire (AINS puis
infiltrations et corticoïdes par voie générale si crise
hyperalgiques.
Le syndrome du canal carpien n'est pas reconnu
comme maladie professionnelle par la législation
algérienne.
1.Pathologies du membre supérieur
B. Lésions du coude
Les lésions qui peuvent toucher le coude pour cause
professionnelle sont :
Les tendinopathies (épichondiliens latéraux et
médiaux),
les neuropathies : syndromes canalaires du nerf
ulnaire et du nerf radial.
Hygromas du coude
Arthrose microtraumatique.
B. Lésions du coude Le syndrome du canal ulnaire
Le syndrome du canal ulnaire (syndrome de la gouttière
épitrochléo-olécrânienne) est le plus fréquent des
TMS du coude mais il reste une pathologie rare mal
investiguée.
La neuropathie compressive du nerf ulnaire au coude
survient après des efforts physiques nécessitant des
mouvements répétitifs de flexion du coude. Au cours
de la flexion complète du coude, le volume de la
gouttière épithrochléo-olécrânienne diminue de
moitié, le nerf ulnaire s'allonge de 1cm et sa pression
intraneurale est multipliée par 3 à 90° de flexion et
par six à 120° de flexion.
B. Lésions du coude Le syndrome du canal ulnaire
Cliniquement, le diagnostic du syndrome du nerf ulnaire est
retenu devant :
Paresthésies du 5e doigt, du bord interne du 4e doigt, la
face dorsale et palmaire du bord ulnaire de la main.
Douleur ne débordant jamais l'avant bras, du coude, ne le
dépassant jamais vers l'épaule.
L'atteinte motrice est plus tardive avec apparition de
l'amyotrophie des interosseux et d'une griffe ulnaire.
L'examen physique permet d'objectiver:
l'atteinte sensitive par le test de Weber
l'atteinte motrice par le signe de Froment, le 5e doigt est en
abduction (signe de Wartenberg).
Le "crossing finger test", croisement du médius sur l'index
est difficile. La palpation permet de rechercher le signe de
Tinel
B. Lésions du coude Le syndrome du canal ulnaire
Le traitement médical est astreignant (surtout la nuit)
lorsqu'il repose sur l'orthèse.
Les autres alternatives thérapeutiques sont les analgésiques,
l'électrophysiothérapie, le courant continue, les
ionisations, les ultrasons ont une action anti œdémateuse,
enfin l'injection locale de corticoïdes.
Hygiène de vie : éviter le croisement des bras, les longues
flexions du coude.
Travaux et métiers exposants :
Conducteurs professionnels,
Industrie de la chaussure,
Constructions de jouets, musiciens professionnels,
Travail utilisant des outils vibrants à main
Sportifs.
C. Lésions de la coiffe des rotateurs
Désignées sous le terme de "épaule douloureuse", les tendinites de la
coiffe des rotateurs d'origine mécanique et dégénérative, relèvent d'un
surmenage fonctionnel de l'épaule (hypersollicitation) et sont les
seules à avoir une origine professionnelle.
On désigne par la coiffe des rotateurs la convergence sur la tête humérale
des tendons de 4 muscles rotateurs :
Les rotateurs externes : sus épineux, sous épineux et petit rond
Le rotateur interne : sous scapulaire.
Le long biceps qui est soumis aux mêmes contraintes.
La coiffe des rotateurs est sollicitée tout particulièrement lors :
Mouvements d'antépulsion et d'abduction faits avec force
(soulèvements de charge)
Positions prolongées, bras levés au dessus de l'épaule et de la tête.
Mouvements de rotation interne ou externe du bras répétitifs avec
déploiement de force.
C. Lésions de la coiffe des rotateurs
Cliniquement, on
distingue deux stades :
stade de tendinite
simple
le stade de tendinite
acromio-trochitérien.
Stade de tendinite simple :
Signes cliniques :
Douleur de l'épaule, spontanée ou lors des mouvements
Mobilité passive normale - Mobilité active douloureuse mais non
limitée
La palpation et la mise en tension contrariée réveillent de la
douleur
Les tests de JOBE (sus-épineux), de PATTE (sous-épineux) du
sous-scapulaire et le PALM UP test (long biceps) sont positifs.
Diagnostic différentiel se pose avec toutes les pathologies non
professionnelles :
Tendinites calcifiantes.
Pathologie du bourrelet, des bords antérieur et postérieur de la glène.
Attente capsulaire ou ligamentaire
Pathologie acromio-claviculaire.
Omarthroses.
Syndromes canalaires de l'épaule.
Douleur d'origine cervicale.
Stade de tendinite simple :
Examens complémentaires : indispensables à ce
stade pour confirmer le diagnostic,
Radiographie standards : n'est utile que pour
éliminer certains diagnostics
Échographie : idem
IRM : seul examen susceptible de montrer les
zones tendineuses inflammatoires.
b. Stade de la tendinite avec conflit acromio-trochitérien
diagnostic clinique plus facile.
En plus des signes du stade précédent, on
note :
Signe de Neer : douleur lors de
l'élévation assistée du bras avec parfois
sensation d'accrochage pénible et
impression de ressaut à 100° d'élévation.
Signe de Hawkins : bras en élévation
antérieure à 90°, coude fléchi à angle
droit, l'abaissement de l'avant bras
accentue la rotation interne et déclenche
une douleur vive.
b. Stade de la tendinite avec conflit acromio-trochitérien
Examens complémentaires :
Radiographie standard : confirme le diagnostic en objectivant des
signes indirects : -
ostéocondensation et petites irrégularités du Trochiter et de
l'extrémité inférieure de l'acromion (conflit).
petit décalage supérieur de la tête humérale (clichés abduction
contrariée).
Échographie : confirme le diagnosticArthrographie et arthro-scan
: fuite du produit de contraste vers l'espace sous deltoïdien. Elle a
surtout d'indication pré-opératoire.
IRM : d'indication pré-opératoire.
b. Stade de la tendinite avec conflit acromio-trochitérien
Traitement
Stade de tendinite simple :
mise au repos de l'épaule,
traitement médicamenteux (antalgique, AINS, infiltrats
corticoïdes, physiothérapie sédative),
kinésithérapie (renforcement des muscles abaisseur de
l'épaule).
Prévention des récidives :
- éviction des contraintes professionnelles (difficile pour
certains métiers).
- réorientation professionnelle après 40 ans.
b. Stade de la tendinite avec conflit acromio-trochitérien
Traitement
Stade de conflit acromio trochiterien
Traitement médicamenteux
Acromiomectomie antérieure décompressive
Adaptation du poste
Stade de rupture
Réparation chirurgicale
Aucun espoir de reprise d'une activité d'une profession
à risque
b. Stade de la tendinite avec conflit acromio-trochitérien
Complications
Enraidissement de l'épaule par ornarthrose ou par capsulite rétractile.
Ornarthrose : complication la plus fréquente
La mobilité articulaire est altérée, la gène est considérable pour les
gestes de la vie quotidienne: se raser, se coiffer,
Radiologie standard: ascension de la tête humérale qui est ovalisée,
ostéophytose polaire inférieure et de la cavité glénoïde.
L'évolution : impotence complète du membre.
Traitement : antalgiques et prothèse de l'épaule.
La poursuite d'une activité exigeant l'utilisation de l'épaule est
exclue.
b. Stade de la tendinite avec conflit acromio-trochitérien
Complications
Enraidissement de l'épaule par ornarthrose ou par capsulite rétractile.
Complications
Capsulite rétractile : complication rare souvent attribuée au tratement
chirurgicale ou acromioplastie ;
Signes d'une algodystrophie de l'épaule : enraidissement complet
progressif, douleur importante rebelle au traitement,
Scintigraphie : Hyperfixation
Radiologie : déminéralisation inhomogène loco-régionale,
Arthrographie : rétraction capsulaire;
Diagnostic différentiel avec toutes les autres capsulites rétractiles,
Traitement : médical, physiothérapie et rééducation.
2. Rachialgies
Le rachis présente trois courbures, deux lordoses cervicale
et lombaire et une légère cyphose dorsale. Les points les
plus vulnérables sont représentés par les commencements
de ces segments : C1-C2, D12-L1 et L5-S1.
Les rachialgies sont des douleurs du rachis qui concernent
les trois segments cervical, dorsal et lombaire et qui se
distinguent selon le siège de la douleur, en
Cervicalgie : de C1 à la charnière C7-D1
Dorsalgie : de C7-D1 à la charnière D12-L1
Lombalgie : de D12-L1 à L5-S1.
Les plus fréquentes des rachialgies sont les lombalgies
suivies des cervicalgies.
2. Rachialgies
Dans les rachialgies, la douleur peut irradier vers la région
cervicale : les cervico-scapulalgies (douleur irradiant du
rachis cervical au mignon de l'épaule et à la jonction
scapulo-trapézienne) ou bien vers le membre supérieur :
cervicobrachialgies (douleur radiculaires correspondant
au territoire de C5-C6, C6-C7 et C7D1).
Le diagnostic consiste d'abord :
à écarter une cause grave ou secondaire : cancer, tumeurs, fracture,
maladies inflammatoires ou dégénératives etc.
puis à confirmer la rachialgie commune due à un épuisement
fonctionnelle.
Les examens complémentaires notamment radiologiques
ne se corrèlent pas à la symptomatologique clinique ni à sa
gravité.
2. Rachialgies
Les causes des rachialgies sont représentées par la fatigue
musculaire (cause la plus fréquente) et les lésions du disque.
La fatigue musculaire est due au maintien de posture prolongée
(de plus de 20 mn pour le membre supérieur) se traduit au
début par un picotement, brulures, puis douleur à type de
crampes qui rend difficile voire impossible la poursuite du
travail. la tension musculaire entrainerait une baisse du flux
sanguin qui serait à l'origine des crampes et en cas de
prolongation, des lésions de types déchirures.
Les lésions du disque : sont secondaires à des
compressions excessives ou répétées du disque
intervertébral. Elles sont dues aux manutentions
manuelles et à la conduite de véhicules.
PREVENTION
1. Législation
2. Prévention technique
A. Prévention primaire
B. Prévention secondaire
C. Prévention tertiaire
REVENTION
1. Législation :
Seuls les lésions osseuses du coude et du poignet
provoquées par les vibrations sont reconnues maladies
professionnelles (MP 68).
REVENTION
2. Prévention technique
La prévention des TMS se situe à trois niveaux :
La prévention primaire évite l'exposition au risque, elle est
surtout conceptuelle et doit agir sur le projet dés la phase de
réflexion.
La prévention secondaire a pour objectif de diminuer la
prévalence des TMS et leur gravité en agissant sur les facteurs
de risques les plus fréquemment en cause.
La prévention tertiaire qui signe l'échec des deux premières, a
pour but de réinsérer les travailleurs rendus handicapés par la
gravité es TMS en agissant sur le poste.
Bibliographie
Benhassine W. Lombalgies et facteurs de risque psychosociaux - thèse de Doctorat [Livre]. -
université de Batna : [s.n.], 2011.
Catilina P. Roure-Mariotti M.-C. Médecine et Risques au Travail. Guide du médecin en milieu de
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Fouquet B. Roquelaure Y., Hérisson C. Cervicoscapulalgies professionnelles [Livre]. - [s.l.] : Elsevier
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Fouquet B. Roquelaure Y., Hérisson C. Coude et pathologies professionnelles [Livre]. - [s.l.] :
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Hérisson C. Fouquet B. Rachis lombaire et pathologies professionnelles [Livre]. - Paris : Masson,
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Hoppenfeld S. Examen clinique des membres et du rachis [Livre]. - Paris : Masson, 2006 5éditin
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Malchaire J Evaluation et prévention des risques lombaires: classification des méthodes [Article] //
Médecine du travail & Ergonomie. - 2001. - 2 : Vol. XXXVIII. - pp. 53-66.