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Hydraulique Sénégal : Défis et Objectifs

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PARTI SOCIALISTE DU SENEGAL

CONSEIL NATIONAL DU 16 JUILLET 1983

LA POLITIQUE GÉNÉRALE DE L'HYDRAULIQUE


DU SÉNÉGAL

{ mise en œuvre )

par

M. Samba Véla DIOP


Ministre de l'Hydraulique
SOMMAIRE

INTRODUCTION

GENERALITES
I -L'ETUDE DES RESSOURCES HYDRAULIQUES 10
les objectifs
1es programnes 12
1es prob1êmes du secteur 12
II • HYDRAULIQUE RURALE 13
la situation actuelle 13
les objectifs 14
1es progranmes 15
la maintenance 16
la tarification - les comitês de ~estion
les moyens d'intervention de l•Etat

I~I- HYDRAULIQUE URBAINE


les objectifs
les prograrmaes
les problèmes du secteur

IV - ASSAINISSEMENT

les objectifs
les progranmes
les difficultês du secteur

V - HYDRAULIQUE AGRICOLE
les [Link]
les problêmes du secteur

VI • CONCLUSION

Annexe 1 - les programmes d'êtudes hydrauliques


Annexe 2 • les programmes d'assainissement
Annexe 3 - les progrannes d'hydraulique rurale
. - . . 4 • .Me$ures d'.,...._ pour la . •strte
I NT R 0 DUC T I 0 N
-----~--~----------~-~
'.

Il peut surprendre que le Conseil national revienne sur l'hydraulique


• aprês en avoir débattu il y a seulement un an, précisêment le 31 juillet 1982 •

Le volumineux rapport alors soumis â la haute instance du Parti traitait


de la politique générale d'hydraulique du Gouvernement.

Le document décrivait la situation de chacune des rêgions administratives


dans les domaines de l'approvision,.emcnt en eau et de l'assainissement. Il fixai
aussi les orientations retenues pour améliorer les ccnJttions d'alimentation des
populations, la cttltttev l'évacuation et le traitement des ~aux usées.

Les ressources en eau ont été analysées région par région au regard des

prêlêvements et des besoins futurs. Un chapitre important était consacré aux bar-
rages, aux aménagements hydroagricoles, au stockage des eaux de ruisse11ement.
Le rapport dressait également le bilan des réalisations pour illustrer le chemin
parcouru dans le secteur depuis l'indépendance avec â l'appui une rêcapftulation
des projets dégageant l'importance des tâches â accomplir jusqu'â l'an 2000.

On peut dire que dans l'ensemble ce rapport sur la politique génêrale


d'hydraulique examiné 1'année dernit!re donnaH une vue assez globale du secteur
et de ses activités.

Alors pourquoi avoir retenu de nouve~u ce thême ?


..
La récente évolution de la situation l'explique. Depuis le 31 juillet 1982
date du Conseil national, l'hydraulique n'a cessé d'occuper le devant de l'actua-
lité.

La presse, la radio et la télévision ~e sont lèrgement faites êcho de nos


préoccupations. La presse d'opposition n'ù pds été en r~ste,

Parmf'les sujets qui ont dêfrayé la ch1''0nique on peut citer

- la baisse du niveau du lac de Gt:iers et ses consêqueoces sur l'approvis1cmn~~~n,


• en eau de Dakar ;
- la lenteur dans la mise en aeuvre des grands programmes d'hydraulique runrle et
• urbainP. (pro~~. rl'urgence - prograrmre CEAO - doublement de la conduite

./.
- 3 -

• Sur Ul'l plan général la maftrise de l'eau doit perm2ttt·c~ de conduire le


pays~ l'autosuffisance alimentaire •


L'eau pour tous, en quantité et en qualit0, sera 1c facteur d{.-teminan.t
pour supprimer les causes d'insalubrité et accroHr~ le confort de l'habitat dans
les villes ét villàges.

Elle contribuera à la régrassion de~ maladies tnns, ~ssib·;es par d~faut


d'hygiène.

Elle encouragera les jeunes ruraux à se fixer dans lE·urs terroirs et â


apporter leur contribution au développement des potentialitfs agro-alimentaires.
...
Dans son magistral discours d'ouverture de la première session ordinaire
du Conseil économique et social, le 14 avril dernier, la Président Abdou Diouf
dêfinissant les objectifs économiques du Gouvernement, rappelait :

" Les objectifs généraux demeurent l'amélioration de l'a 1imentation en eau de la


population rurale par la création d'un point d'eau perman~ntt,•dans§~haqn.;agglo·
mation, ce qui exige, compte tenu du parc existant, ln réalisation de 1800 fo-
rages, le creusement de 1500 puits et le surcreusement de 4300 autres puits.
Un objectif plus précis consiste à réaliser un forag~ par chef-lieu d'arrondis-
sement, par cheftlieu de col11l!unauté rurale et par vill~r~~-centre.
Au total, l'investissement requis s'Plève à 94 milliards de francs (coût 1982)

et nous engage à un effort soutenu pendant une vingtaim.: d'années' 1•

• Avec le plan d'urgence et le programme CEAO, cettr politique, n'en déplaise


a nos détracteurs, entre dans une phase concr!te et active.

Dans le même discourss le Président Abdou Diouf déclarait, au sujet de


l'entretien et la maintenance des ouvrages hydrauliques ruraux :

" Notre option démocratique est fondfe sur 1a responsabilité et la participation.


A ces raisons de principe s'ajoute la nécessité financière et technique d'asso-
cier l'ensemble de la communauté rurale nationale à la réalisation de notre
• grand desse4i" •

./.
- 4-

••
Aussi importe t'il que les oénéficiaires des ouvrages participent a
• la gestion de l'eau ••• ( ) ••• Il conviant donc d'organiser dans les meilleurs
délais ies comités de gestion des ouvrages hydrauliques sous le contrOle du
Conseil rural ••• ( ) ••• Les usagers auront à participer au paiement des charges
d'entretien courant pour maintenir en bon état cet élément vital de leur patri-
moine constitué pour l'essentiel, gr!ce à des ressources publiques que le Gou-
vernement n'a pas le droit de gaspiller".

Beaucoup de comités de gestion sont déja sur place. les mesures sont
prises pour les généraliser. BientOt tous les forages en seront pourvus •

Dans le chapitre consacré à l'hydraulique rurale des indications plus


.. précises sont données sur ces comités •

Le mécanisme de l'entretien et de la maintenance auquel le Chef de l'Etat,


le camarade Abdou Diouf attache aussi la plus grande importance, s'articulera
autour d'un eeaamble à trois composantes :

- la direction de l'entretien et de la me.·~:1tenance ;


- les comités de gestion des forages ;
-un fond national de l'hydraulique dont l'étude sera prise en charge
par la CEAO qui a recommandé a tous les états membres d'en créer.

Lorsque ces trois constituants seront mis en place, le Sénégal disposera


d'un outil efficace pour le maintien en bon état de l'important patrimoine hydrau-
• lique qui ne cesse de s'accrottre. Du reste les b~illeurs de fonds en font une
condition pour la poursuite de leur ir4;..:r·:<.:r·t ton an mi ïieu rural.

L'hydraulique urbaine occupe une place de choix dans le rapport. Ce n'est


pas fortuit car le secteur est en pleine mouvance.

L'objectif est d'assurer, en l'an 2000, la fourniture de

- 372 000 m3/jour au Cap-Vert contre 147 000 aujourd'hui ;


.
- 97 000 m3/jour aux 37 centres de l'intérieur contre 40 000 à
l'heure actuelle.

./.
- 5-

On a beuucoup parlé ces derniers [Link] de i'ùpprovisionnement P.n eau du
• Cap-Vert. Certains journaux ont avancé les chiffres les plus fartaisistes .
D'autres ont prédit un avenir [Link] catastrophique.

Encor-e un2 fois nos d~tracteurs ont fr.::nn€:


. . à ~ôté. En effet' malgrê leur
entêtement à vouloir faire endosser au f~inistère de l'Hydraulique la responsabili
de la dégradation des conditions [Link], fore(~ est de constater que l'eau
coule toujours aux robini;tS des dakarois, que ceux.,ci ont toujours la possibilité
de faire leurs toilettes, de laver leurs linges~ de fairf leur cuisine9 même
si provisoirement les quantités mises à leur disposit~0P sont moindres.

Il faut signaler que les camrJngnes de sensibilisation menées par le


Ministère de l'Hydraulique et la SONEES ont port~ leurs fruits.

Nous devons, à cet égard, rendre hommage au civisme dont ont fait preuve
nos concitoyens en [Link] réchigner,une certaine réduction de leur con-
sommation journalière et en s'or~anisant contre les gaspillages.

Il faut également saluer l'attitude des chefs de villages riverains de


la conduite du lac de Guiers qui ont fait preuve d'un remarquable s::ns de leurs
responsabilités en veillant au respect des horairssdrouverture des bornes-fontai
ordor~nés par la SO~!EES en accord avec le Ministère de 1 'Hydraulique.

Compte-tenu des recommandations du service des eaux, des dispssttions


techniques prises, de l'état d'esprit à mettre à l'honneur des séné~alais~ nous
allons franchtr cette période critique sans trop de difficult€s.

Une certaine opposition nous a reproché de n'avoir pas su prévoir la


situation et de n'avoir rien fait pour la p~évenir.

Les pe~turbations, en définitive bien moins gr~vEs qu'on le craignait ,


nous font justice, Quant aux moyens a mettre en oeuvre peur trouver une solution
durable au problème, non seulement nous les connaissons, mais en plus nous en
avons calculé le prix.

Le barrage de Oiama en est un, le doublement de la conduite du lac de


Guiers ê9alelleat, mafs les deux sont complémentaires .

. 1.
- 6 -

Comme vous le savezt le barrage est en cours de construction pour un _
• coOt de 39 milliards FCFA et sera terminé, d'après le planning, en 1986. Pour 1~ .
doublement de la conduite nous en sommes au stade de l'achèvement de l'étude de
factlbilité. On peut d'ores et déjà estimer à 35 milliards le montant de l'inves-
tissement. Lâ réside la difficulté car aucun bailleur de fonds n'envisage de
s'engager seul dans une telle opération.

Aussi avons-nous prévu de présenter le dossier à plusieurs organismes et


Etats amis lors d'une prochaine réunion des bailleurs de fonds. La crédibilité et
le sérieux de notre pays feront le reste.

.. Le rapport donne de plus amples informations sur le projet de doublement


de la conduite de Guiers dans le chapitre consacré à l'hydraulique urbaine .
Par ailleurs on notera qu'il faudrait, jusqu'·à l'an 2000, un investissement de
l'ordre de 131 milliards dans l'ensemble du secteur urbain pour parvenir aux objec·
tifs.

l'assainissement n'a pas été oublié.

Les villes de Dakar, Rufisque et Kaolack ont surtout été citées. le cha-
pitre coocernant l'assainissement fait le point des projets les plus avancés.

La ville de Kaolack n'y figure pas. Elle a en eff~t bénéficié d'un


programme important en 1978. Son réseau et sa station d'épuration sont parfaitement
opérationnels. La difficulté réside dans le taux anormalement bas des branchements.
Mais lorsque ces branchements seront terminés, les problèmes actuels de Kaolack

deviendront de l'histoire ancienne .

Il faut signaler, pour mieux comprendre les lenteurs des travaux d'assai-
nissement, que les investissements et charges d'exploitation sont en moyenne 50 %
plus onéreux que leurs équivalents dans :le....ôom.!"ine de t '~[Link]~ion en eau potable~

C'est dire toute 1a réserve que peuvent manifester les bailleurs de fonds
lorsque des dossiers-d'assainissement leur sont présentés, fussent-ils de première
urgence.

Le montant des investissements prévus entre 1981 et 1989 s'élève à plus de-
31 milliards FCFA.

./.
- 7-
.
Nous ne pouvons terminer cette rêmémoration des objectifs sans évoquer
l'importante question des barrages.

A ce sujet les attaques ne se sont tues. Nos détracteurs ne sont plus


seulement des nationaux plus ou moins manipulés. Certaines campagnes anti-barrages
sont menées de l'étranger au nom d'un écologisme à la mode accroché aux vertus
d'un développement fondé sur des méthodes archaïques~ condamnéesr•par~1es~coridi-
tions climatiques prévalant dans notre sous-région.
~/
Camarades, selon les statistiques,, il existe plus de 2000 b~rages de
toutes tailles dans le monde dont 30 sont des ouvrages gigantesques. Qù~ils aient
contribué à quelques mutations écologiques n'est pas douteux. Certains scienti-
• fiques pensent cependant que la construction des villes et des routes, les trans-
ports terrestres, fluviaux, maritimes, aériens, l'industrialisation, les pollu-
tions de l'air et de 1 'eau, ont été incomensurablement plus agressffs sans pour
autant détruire les écosystêmes.

Nous ne parlerons pas des quelques 1200 explosions atomiques expérimen-


tales qui ont secoué la planête âepuis 1945.

En tous cas le Sénégal est plus que jamais décidé à continuer dans la voie
choisie, la seule capable d'assure~ à terme, l'autosuffisance alimentaire et la
surVie de toute une population •

Il est heureux de constater que du côté de ses partenaires mauritaniens,
guinéens, maliens et gambiens, on est tout aussi décidé à aller de l'avant •

Le Camarade Abdou Diouf disait à propos des barrages :

" Nos projets sont ambitieux, mais je suis persuadé que malgré les critiques qui
nous sont adresséesÇc} et là, les générations futures nous rendront justice et
nous remercieront d'avoir lancé de telles opérations".

Devant la fermeté de tels propos, avançons et laissons les chiens continuer


à aboyer •
.
Le coQt des barrages internationaux de DiâmŒ et Manantali, en cours de
réalisation, se monte à prês de 180 milliards FCFA. C'est le prix à payer pour
parvenir à 1~ maTtrise du fleuve Sénégal. Ne condamnons pas les générations futures
à les faire à un prix encore biên plus élevé.

- 8 -

Le chapitre relatif aux barrages dresse l'inventaire des ouvrages prévus


et fixe les coOts.

Voilà, Camarades, un tour d'horizon des activités auxquelles on aurait


pu ajouter le travail qui s'accomplit à la Direction des Etudes hydrauliques.

Le premier chapitre du rapport en traite et en dégage le caractère fon-


damenta 1:-~

Avant de terminér cette introduction, un peu longue: mais nécessaire â la


compréhension du rapport, mention est â faire de la communication en Conseil

interministériel du 20 juin dernier portant sur l'hydraulique.

les conalusions sont connues pour ~voir fait l'objet d'une large diffu-
sion.

le doaoment qui a servi de base au Conseil interministériel ne diffère


pas du rapport qui vous est soumis. Ceci est une nouvelle manifestation de 1 'atta-
chement du camarade-Secrétaire général, Chef de l'Etat, à la transparence de
l'action gouvernementale et à une bonne information de l'opinion sénégalaise •

..
.. .g •

Pays sahélien aux conditions climatiques précaires subissant une


évolution défavorable depuis une décennie, le Sénégal dispose néanmoins d'un
potentiel hydraulique sur lequel asseoir son développement :

- ressources d'un puissant système hydrographique avec les fleuves


Sênêgal et GaM>ie et le lac de Guiers ; ~/
_/
- ressources des aquifères souterrains a l'architecture . souvent
localement compliquée mais couvrant la majeure partie du pays a
l'exclusion du socle ancien au Sud Est.

L'Hydraulique a toujours occupé une place imoortante dans les prêoccupa·


tions de développement êconomique et socia19 Mais c'est depuis 2 ans qu'elle
connait un essor considérable concrétisé par la création d'un Secrétariat d'Etat
a 11 Hydraulique en janvier 1981 et son érection en Ministère plein en aoQt 1981.

Cette évolution s'illustre par un indicateur significatif : le volume


des investissements. De 1960 a 1981 les secteurs relevant du domaine de l'Hydrau-
lique ont bênéficiê de 80 milliards d'investissements.

Pour le seul 6e plan rêajustê,1ls ont êtê inscrits pour 65 milliards


sur lesquels 44 milliards sont dêj! acquis (compte non tenu des aménagements du
fleuve Sênêgal et de la SAEO).

• le domaine de l'hydraulique couvre un vaste champ d'activités étroite-


ment interdépendantes. Pour la clarté de l'exposé nous l'avons présenté selon les
répartitions sectorielles suivantes :

- Etudes hydrauliques ;
-'Hydraulique rurale ;
- Hydraulique urbaine ;
- Assainissement ;
- ~draulique agricole.
La prêsente communication rappelle les objectifs, les programmes en
cours pour leur réalisation et les mesures susceptibles de lever les :ontraintes
et d' accroi tre l'impact des opérations.

./.
• l'ETUDE DES RESSOURCES HYDRAULIQUES

La connaissance des ressources hydrauliques exploitables constitue


le fondement d'une politique rationnelle de l'eau affectant aux divers utilisateurs
l'allocation opti~1le confo~e à leurs besoins et compatible avec les ressources
disponibles.
Pendant longtemps les ressources en eaux souterraines furent consi-
dêrêes comme inépuisables et exploitées emoiriquement sans souci de leur préserva-
tion.
Pourtant ces ressources présentent une grande fragilité dOe a une
faible rêalimentatfon des nappes et, pour certaines, a un équilibre instable avec
• le biseau salé sous-jacent - fragilité accentuée par une s~cheresse persistante et
la concentration des prélêvements dans les régfors du Ca!)-Vert et de Thiês.

La prise de conscience du caractère limité des aquifères se manifesta


au début des années 70 et conduisit a la réalisation de la conduite du lac de Guiers
et au lancement d'un vaste programme d'études des nappes dans un rayon de 250 km
autour de Dakar.

Les recherches les plus r~centes ont confinmê la surexploitation de


certaines nappes et leur évolution vers une dégradation définitive par intrusion
saline.
Ce constat a mis en relief la nécess;tê profonde de contrôler l'ex-
~ ploitation des nappes et d'assurer la gestion et la prêservation des ressources.
C'est 14 la mission de la Direction des Etudes hydrauliques •

A - LES OBJECTIFS DU SECTEUR DES ETUDES HJDRAULIQUES

Les objectifs du secteur ne s'expriment pas en termes quantifiables.


Ils se confondent avec sa mission.
La Direction des Etudes hydrauliques est une structure d'aide a la
dêcision, capable de traduire en indications concrètes un ensemble complexe de
données.

./.
-11-

Il s•agit davantage d'y mettre en place des outils permanents de


• suivi, de contrôle et d'études des ressources, susceptibles de dête~iner toutes
les données a prendre en considération pour 11 êlaboration des projets d'hydrauli-
que et d'apporter tous les élênents pour la gestion des ouvrages : ~
- ~!!~.!-~2~r. . e~!!~!!~!!!~-~2~-~2!m!!! //
Les donnêes hydrogêologfques représentent un capital ~e connaisan-
ces précieux qui est consigné par le Bureau d1 inventafre des ressources hydrauli-
ques :21000 fiches sont dêjl archivées, 50.000 le seront â terme. l'examen de
l'informatisation de ce fichier est en cours.
Rappelons que l'obligation de déclaration des ouvrages hydrauliques
est inscrite dans le code de l'eau.

· ~Y!~!-~!~.r~!!2Y!~!!.b~~t2129!9Y!~
Par surveillance des stations hydrologiques.

~ ~Yi~!~~!~.r~!~2Yr~!~.bt2t:29~lQ2!S~!~
Il résulte de l'exploitation des données recueillies a diverses
sources (SONEES, exploitants divers, entreprises ••• ).
Il est compl~té par des campagnes de mesures.

soit directement, soit en collaboration avec des consultants.

- 8~~l!!~!!QO.~!~n~.!~O~b!!~.!~21Y!!!!.~2!.!~~~~~-~t2r~~!i9Y~!
Cet instrumént de synthèse doit parmettre de fournir les êlêlents
• nécessaires a la gestion des ressources en eau •

la Direction des Etudes hydrauliques intervient tout au long du pro-


cessus de mobilisation des ressources hydrauliques.

En amont elle identifie les contraintes et oriente les choix techni-


ques (choix des aquifères a capter, conditions de pompage ••• ).

Pendant la réalisation elle participe au controle technique.

En aval elle poursuit la consignation des données relatives a


l'évolution des ouvrages.
./.
- 12..

B - LES PROGRAMMES

Longtemps considêrêes comme des activités de recherche fondamentale
sans rentabilité immêdiate, les études hydrauliques furent le parent pauv~ . adu sec-
teur au plan financier. ~

Un redressement notable est en train de s'opérer, les baill~~ de


fonds lui manifestant maintenant un plus grand intérêt.

le 6e plan le retenaft pour un montant de 1.096 millions. A ce jour


les financements acquis s'êlêvent dêja a 1.909 millions.

la revue des programmes d'études est présentée en annexe n° 1.

C - LES PROBLEHES DU SECTEUR

Par la nature de ses missions, la Direction des Etudes hydrauliques


demande des financements réguliers de longue durée. Nous suggérons de systématiser
l'inscription d'un volet d'études hydrauliques dans les programmes d'investissement.
__.._________ _
2°1 la fonnation

la répartition des activités entre la Direction des Etudes hydrauli-


.. ques et les bureaux d'études extérieurs n'est pas à 1•avantage de nos services •
Dans un souci de formation des cadres du dép~rtement, nous préconi-
sons une participation obligatoire de nos services ~ la confection des études soit
par détachement d'agents auprês des consultants soit par la prise en charge d'une
tranche d'étude. soit sur la base du principe de participation ou du contrOle. Les
retombées financières en découlant serviront à les doter davantage de moyens.

Il conviendrait que les déclarations d'ouvrages hydrauliques prêvues


' par le code de l'eau rentrent dans les faits pour que le bureau d'inventeire des
ressources hydrauliques dispose d'un fichier actualisé et fiable.

./.
... 13-
.

• HYDRAULIQUE RURALE

L'approvisionnement en eau des populations rurales et du cheptel, chro-


niquement insuffisant, occasionne de longs et frêquents dêplacements pour la
recherche de l'eau, rend prtcaires les conditions de vie et de santê des ruraux
et constitue un facteur important de l'exode rural.

Le problème de l'eau demeure la prêoccupation profonde de 1a POpulation.

A - SITUATION .~TUELLE

les 5 900 000 habitants du pays se partagent environ 240 000 m3/jour soit
une moyenne de 40 litres/jour/habitant •

Cette consommation per capita situe le Sênêgal a un niveau enviable parnrt


les pays du Tiers Monde si l'on se refêre aux rapports de 1•organisation mondiale
de la Santé: Mais elle recouvre une très forte disparité entre un sectèUr urbain
disposant quotidiennement de 110 litres par habitant dans le Cap-Vert et de
40 litres dans les centres secondaires et un secteur rural avec seulement 7 litres
par habitant et par jour.

le monde rural compte 3,5 millions d'utilisateurs dispersés sur 12 000


• villages auxquels s'ajoute un cheptel de 2 500 000 bovins, 2 800 000 ovins et
caprins, 340.000 équins et 220 000 astns.

Pour son alimentation la population rurale dispose de 182 forages êquipês


entretenus par la SOMH, de 900 puits et de 40 000 puits ou points d'eau tradition•
nels dont le quart s'assèche rêguliêrement.

Ces quelques chiffres issus des enquêtes de terrain conduites en 1981,


illustreront de maniêre significative les conditions actuelles de cette desserte

- 41 %des 4673 villages visités n'ont pas de points d'eau en service dans un
rayon de 500 mètres. A l'Est d'une ligne Dagana-Diourbel, il n'y a qu'un ouvrage
pour 800 habitants et 1 pour 2000 habitants dans le Delta.

- L'êtat des ouvrages est préoccupant : en moyenne 20% des puits sont hors
service, taux atteignant 50 % dans la région de louga.

./.

.. 14-

• - La moitiê des puits a moins de 50 cm d'eau. Seuls 8 % rêpondent a la norme de


5 md'eau.

B - OBJECTIFS DU SECTEUR ~.·/


L'équipement du monde rural en points d'eau est une priorité· qui
s'inscrit maintenant d'une maniêre indubitable sur le terrain. Avant de passer en
revue les programmes en cours, nous tracerons les objectifs globaux auxquels ils
concourent.

- Assurer aux populations rurales un minimum de 25 1/j/habitant pour respecter


l'objectif que s'est assignê le Comitê interafricain des Etudes hydrauliques
(CIEH) pour les dix années â venir.

-Multiplier les points d'eau pour ralentir le phênomêne de l'exode des popula-
tions rurales et frontalières tout en favorisant la pro~uction animale et
agricole.

-Assurer progressivement l'approvisionnement en eau de chaque villege par des


ouvrages pérennes et les êquiper de mattrfel d'exhaure adapté aux conditions
de milieu.

• • Exploiter et entretenir ces ouvrages •

Pour pourvoir toutes l~s agglomêrations d'un point d'eau permanent, 11


s'agi ra de rêa 11 ser 1800 forages, de creuser 4500 puits et d'en approfondir· 4380·
autres.

L'investissement correspondant s'élève A 94 milliards de F CFA (francs 1982)


compte non tenu des renouvellE~nts. Il demandera un effort financier soutenu
pendant une vingtaine d'années.

Au plan qualitatif les équipements d'exhaure respecteront les critêres


suivants :

- agglomêration de 200 a 500 habitants : pompes à êr·iergie humaine, animale ou


éolienne ;
- agglomération de 500 a 1000 habitants; exhaure mécanisée avec petite réserve ;


- agglomération de 1000 a 2000 habitants : exhaure mêcanisêe avec réservoir au
sol ;
- de 2000 a 5000 habitants exhaure mêcanisêe avec château d'eau et réseau
de distribution.

Pour atteindre ces objectifs le département dispose de différentes struc-


tures d'intervention :

-les services techniques centraux chargés des études et de l'exécution des


travaux ;
- les brigades de puits qui construisent et entretiennent en régie les puits
et mettent en place les équipements d'exhaure ;
- la SOMH chargêe de l'équipement, de l'entretien et de l'exploitation des forages
ruraux ;
- la SONAFOR socfétê de travaux de forages sous tutelle de notre ministère mais
dont le processus de privatisation est en train de s'achever.

C - LES PROGRAMMES

Les progranmes que conduit le f1inistêre de 1'Hydraulique sont a la hauteur



des problèmes p~sentês et de nos ambitions. Leur examen vous montrera qu'un
effort três important a êtê accompli depuis deux ans rlans l'fdentiffcation, la
• programmation et le lancement des opérations d'hydraulique •

Au cours des deux aw;tes êcoulêes, le secteur a vu la mise P.n oeuvre de


10,9 milliards alors que le 6e plan prêvoyait une somme ~quivalente pour 4 ans.

Plus significatif encore est le volume des financen~nts acquis auprès


de pays amis et d'institutions internationales ; sur un portefeuille de 43 projets
représentant 31,6 milliards, notre dêpartement dispose dêjê de 27,9 mflliardsmob1-
11sa.t>t~s dont 26,7 milliards sur ressources externes. le 6e rlan rêajustf a pris en
compte l'expansion considérable du secteur en l'inscrivant pour 31 milliards, soit
en hausse de 195 s.

Les programmes du secteur font l'objet de l'annexe n° 3 qui en présente


les éléments caractéristiques. En raison de leur im?ortance nous ne citerons ici
que deux opérations
- 16-

le programme d'urgence dont le financement, &mobiliser. porta sur la rta11-


sation de 314 ouvrages. et le programme CEAO de 250 points d•eau.

0 - LES MESURES O'ACCOMPAGHEMENT

1°/ L'ampleur de la tache a accomplir exiae une programmation rigoureuse des


actions fondées sur lesprioritês issues de la confrontation des ressources
hydrogêologiques, des besoins et de la situation des ouvrages exfst~nts.

Cela implique :

- un renforcement du service des études hydrauliques pour le doter des moyens


de cette mission ;
- une harmonisation de toutes les opérations conduites en matière d'hydraulique
rurale tant par les autres dêpartemen~minist~riels (Santê, Min1stêre du
Développement ruratt Mfnistêre du Dêveloppement social, etc ••• ) que par les O.N.G.
(Organisations Non Gouvernementales- CARITAS, UIPE, etc ••• ).

Pour une nrogrammation cohérente et un meilleur suivi des rêalisations,


la nécessftê d'associer notr~ dêpartement a ces opêrations dês ·teur initiation
est a rêaffirmer avec force.

2°/ La maintenance


La maintenance des ouvrages et des matériels d'exhaure est un objec-
tif pr1oritaire,qu1 demande une r'f:P\Inse urgente au plan de 1' organisation matê
rielle â crêer, au plan des ressources financières à mobiliser régulièrement et
au plan juridique sur le partage des responsabilit~s entre les utilisateurs et
l'Etat.

La maintenance des forages ress<'rt depuis [Link] mission de la SOtft de


Louga. Ses structures et ses moyens ne sont dêjA plus a la hauteur de sa tAche en
• raison de sa centralisation, des rêgles de gestion administratives impropres a
une actfvitê requêrant des interventions d'urgence et de moyens humains et finan-
ciers insuffisants.

On retiendra essentiellement des difficultés actuelles de la SOMH la


nêcessitê d'apporter des solutions urgentes aux problèmes humain et financier
qui s'y posent
- 17.


- renforcement des effectifs qui ont fendu de 290 â 196 agents entre 1978 et 1983 ;
soit une baisse de 32 %alors que les forages sont passés de 82 à 182 pendant
la nêne pêriode soit une augmentation de 121% ;
- renforcement des moyens financiers et matériels;
- crêation d'une caisse d'avance ; ~
- apurement des arriêrês de frais de déplacement. ~/,
Mais a terme l'organisation dela maintenance des ouvrages passe par des
rêformes d'ordre structurel.

Dans te sens le Ministêre de l'Hydraulique s'est dêjl assfgnê la refonte de


la SOMH dans le cadre d'une nouvelle direction en cours de création : la
• Direction de l'Entretien et de la Maintenance. Pour situer l'ampleur de sa mission,
il faut se pênétrer des données suivantes :

- le nombre des forages mécanisés sera de 198 en 1983, 340 en 1984, 477 en 1985.
D'ici 1985 seront install~es plus de 200 éoliennes et plusieurs centaines de
pompes manuelles;
-le coOt du m3 d'eau produit (compte tenu de l'amortissement des ouvrages) varie
de 40 a 120 frs/m3 pour les forages mêcanisês et de 110 a 220 frs/m3 pour les
forages a pompes manuelles ;
- pour les seuls forages mécanisés, la dotation annuelle pour la maintenance s'ê-
lêvera 1 3,1 milliards en 1985.

La structure de maintenance qui se mettra en place obêira aux principes


suivants :

• une dimension nationale avec des êchelons régionaux a large autonomie ;
• une large participation des \.ISagars au fo!'!ctionnement et à l' entrètien -:ta leurs
ouvrages ;
• une formule souple de re1~tions entre l'organisme de maintenance et les
ma1tres d•ouvrage en fonction de laurs ressources financières et humaines
(préparation de contrat type);
• un statut l'affranchissant de la rigiditê administrative ;

• une partie1pation a la prêparation des projets pour veiller au respect des
normes techniques et a l'homogênëitê des matêriels et pour programmer la

maintenance des nouveaux ouvrages.

./.
- 18 -

Si la maintenance des forages mécanisés focalise la majeure partie des


efforts financiers et organisationnels, il conviendra de définir également de
.. quelle structure ressortira la maintenance des puits et moyens d'exhaure non mOca-
.. nisês {éoliennes, pompes manuelles) •

Sur le plan juridique, deux mesures méritent d'être signalêes :

- le décret pcrtant organisation du Ministère de l'Hydraulique prévoyant notamment


la création d'une Direction de l'Entretien et de la Maintenance a êtê préparé.
Il devrait être prêsentê incessamment en Conseil des Ministres ;
• les statuts des Comftês villageois de gestion de forages ont étê préparés par
le Ministère de l'Hydraulique en mars dernier et soumis au Ministère de l'Inté-
rieur.

la République Fédérale d'Allemagne nous apporte un concours financier et


technique appréciable pour la restructuration de la SOMH et son renforcement en
matôriel.

3°/ la tarification - les comités de 2estion de forages

Les charges d'exploitation des forages ruraux se sont multipliées au


rythme de l'êdification de ceux-cf. Elles atteignent un montant qui les rend hors
de proportion avec les moyens de la puissance publique.

les dffficultês financiêre5 rencontrées rar le Ministère de l'Hydraulique


pour garantir le fonctionnement et l'exploitati~n des ouvrages imposeront plus
tard la mise en oeuvre d*une politique de tarification de l'eau en milieu rural
l'eau est un bien que les rur~ux ne peuvent plus considérer comme gratuit •

Le paiement au moins partiel de l'eau permettra :
• de mobiliser les ressources d'entretien et de fonctionnanent des ouvrages ;
- de renforcer au niveau des populations rurales le sens de leurs responsabilitês
vis a vis des équipements hydrauliques mis à leur disposition ;
- d'associer les usagers a la gestion de biens qui les concernent.

la tarification tiendra compte des revenus des utilisateurs et de la


destination des prélêvements (besoins hunmins, pastoraux, maratchers ••• )


./ .
.. 19-

Dês A présent une commission chargée d'étudier la participation des


lleveurs )4 la gestion des forages a proposé une contribution de leur part a hau-
teur de 10 francs/mois/tête de bétail.

Par ailleurs un projet d'arrêté fixant les modalités de participation


des usagers des forages de la SOOESP a êtê êlaborê par le Ministêre. ·du Développement
rural en mai 1983 et approuvé par le Minist~re de l'Hydraulique.

Le processus de participationsemet donc en marche d'une maniêre oragma-


tique. Il conviendra que notre département l'accompagne, l'encourage et le codifie.
Pour ce faire, 11 s'appuiera sur l'outil privilégié que constituent les comités
villageois de gestion de forages qui seront les interlocuteurs de l'Administration.

Ces comités de gestion se sont dêja largement mis en place. leur cr~ation
devra être étendue a tous les forages. Les statuts qui en consacrent leur exis-
tence officielle ont été soumis au Ministêre de l'Intérieur en mars 1983.
Ils en définissent les attributionset leur composition. Ils comprendront en parti-
culier un représentant de l'autorité administrative dont relêve la localité con-
cern6e et un reprêsentant du Ministêre de l'Hydraulique. Il appartiendra au comitê
de fixer les conditions de fonctionnement des ouvrages. de recueillir la partici-
pation des as~gers et d'assurer en partie les coOts de fonctionnement des ouvrages.
le Ministêre de l'Hydraulique dêfin~ra les relations a êtablir entre la Direction
de l'Entretien et de la Maintenance et les comités de gestion.

4°/ les moyens d'intervention de l'Etat

Nous avons dêja examiné le cas de la SOMH en relation avec [Link]êmes


de maintenance.

Deux autres structures méritent notre attention les brigades de ouits


et la SONAFOR.

- ~~~-gr!a~~~~-~~-QY1!~
Neuf brigades de puits relevant des services rêgionaux du Ministêre jouent
• un rôle irremplaçable dans la construction et l'entretien des puits essentielle-
:nent pour le compte des collectivités rurales. Elles sont également largement
sollicitées pour la distribution d'eau par camions-citernes et, maintenant, pour
# l'installation de matériel d'exhaure en appui l la SOMH.
Crêêes dans les années 1950-1955, ces hrigades ont connu une activitê
cyclique liêe a l'évolution de 1'êtat de leur matériel.

Aprês une relance en 1975 grâce à un prêt IDA, elles viennent â nouveau
d'être rënforcêes Par une puissante dotation en véhiculas et matêriel sur fonds
de la BOAD et par l'acquisition de deux machines defonçage mécanisé TEKNIFOR.
Un financement de 300 000 J de la ~art du FENU dotera les brigades de Louga et
de linguêre d!deux nouvelles machines de fonçage TEKNIFOR.

Actuellement, l'activitê de ces brigades reste bien en deça de-:leur f'JOten-


tiel en raison d'une insuffisance des budgets de travaux et d'une ~rosion perma·
nent'e des· ~:fectif~, les partants n'i!tant pas remplacés en r6iso~_!J,l~ge des
recrJtemeroc,. ~~

L'adoption des dispositions suivantes contribuerait à valoriser les efforts


. qui viennent d'être consentis ;cur le rééqui~ement des brigades

- accroisser:'l:nt stbstantii?1 ~u bt,;dret de travaux.


le porter de 1~4 ~i11fcns P, 1982-83 â au moins 400 millions ;
- renforcement du personne 1 d' e.cêcuti on (recrutement de 50 agents) ;
- mobfl isation d~ la contrepartie: du projet FENU de 570 000 $ ;

- amélioration des infrastructures des brigades (environ 200 millions d'investis-


sements en atelier. magasins) ;
- augmentation de la caisse d'avance allouêe aux briga1es de puits ;
- parti~ipation des brinades de puits aux travaux ffnancês par les bailleurs de
fonds ~ un niveau â convenir.
- LA SONAFOR
-----------
.
la So~1étê nationale des forages a repris ses activ1tês après une longue
crise. Un groupe d'honmes d'af,~aires sénégalo-ivoirien a constitué la Sociêtê
d 'Exp1ui tati on de 1a SOrll\rOR (S.E. S. ) , société anonyme au ca pi ta 1 de 200 mt 11 tons
dont le quart a êté versé, qui en assurera la g~rance pendant une périOde de 24
mois.

A l'issue de cette pêriode transitoire interviendra la cession des ac-


t;ons, l'Etat nê gardant que 15% du capital. Le protocole d'accord entre l'Etat
et la SES et le contrat de gérance entre la SES et la SONAFaR ont êtê sfgnês m1
1982.

Sur ces bases, ltl SONAFOR a êtê adjudicataire d'un lot de forages d'un
n;ontant rie 2 milliards FCFA du progra11111e CEAO financé par le KOWEIT et la BADEA.
Le g:-oopemant sênl!galo-tvoirien attend la notfftcatton tnrntnente du marchê pour
pr'lndre la direction de la soci~tê.

./.
21
5°/ Le Fonds national ~e l'~draulique

les actions d'h,ydraulique rurale mettent ~ ~vrc trois mouvements fi~n~


cier liês, en croissance rapide : les invesUssemeats, le service de la dette, les
charges récurrentes. IT est important que le secteur connaisse avec clartê ses
flux financiers pour qu'l terme. puisse êt~ envisagê SOR ~qu11ibre financier.
Jusqu'a prêsent la disper~fon des intervenants en rend leur appréciation très
difficile,

Les rtgles de la ~stion publique au~uelles se c~forme la mobilisation


des fonds sont incompatibles avec le caractêre industri~l des op~ratfons.

Enfin, 4 l'neure actuelle, aucun circuit financfar fle permet de drainer


les fonds affectés! l'entretien autres que ceux provenant des usagers-qui tran·
sftent par les cOM(tês de gestion.

Pour remédier 3 çette situation, il est proposé de çr~er un Fonds national


de l'"hydraultque, a vocation essentiêllement rul'ale, qui pormettra de construire
un systême financfer unita~r~. garant de la maftrise du secteur.

Le Conseil des ~nfstres de la CEAO êiargi aux ~Hntstres chargés de


l'Hydraulique a pris uoe reçommandation demtndant aux Etats de se doter d'un tel
instrument pour prendre le relais de l'Organisation pour certaines charges
remboursement du principal ·service de la dette ••• ) •

.
22

HYDRAULIQUE URBAINE

la Division de l'Hydraulique urbaine est chargée de proposer la politique


sectorielle a conduire et de veiller â son application, soit directeaent par ses
structures d•êtudes et de contrOle, soit par le biais de sa sociêtê d'exploita-
tion, la SONEES.
A • LES OBJECTIFS ~~
Les objectifs assignés au secteur demeurent 1
• - la satisfaction des besoins en eau des 37 centres actuellement gêrês par la
SONEES, dont le plus important Dakar, pose les problêmes sur lesquels nous
reviendront plus loin ;
- la qualitê des eaux distribuées en particulier â Fatick, Barnbey, Mbackê, Kaolack
Kédougou et dans les villes riveraines du Fleuve Sênêgal ;
- la régularité de la desserte ;
.. une me111etJl"'e rentab11itê financië1·e du secteur par une amêlioration des perfor-
mances de la SONEES et par une 1Ltte permanente contre les pertes en réseau
(dd 28 â 3G%) et les gaspillages.

La satisfaction de ces objectifs nêcessite un effort considérable d'inves-


tissement et une réorganisation profonde de la SONEES,

• - effort de réorganisation car la SONEES sera appelée â terme â prendre des res-
ponsabilités croissantes dans le secteur ;
- effort d'investissement car les infrastructures actuelles vétustes et saturées.
ne répondront rapidement plus aux besoins.

Quelques indicateurs traduisent l'ambition de nos objectifs :de 1981 a


1985 il est prévu la rêalisat1on de 860 km de conduites, de 26 forages. 12 sta-
tions de reprise ou traitement et de 30 000 branchements.

Les investissements du 6ême plan ont êté rêajustês en hausse a hauteur


de 14.3 milliards (contre 8,7 milliards ini~ialement). Mais pour concourir aux
objectifs, c'est 60 milliards qui devront être mobilisés avant la fin de la
décennie dont 35 pour le Cap-Vert et 110 milliards avant l'an 2000 •

./.
8/ PROGRAttKS

La revue des programmes mettra en exergue le projet prioritaire du


secteur : le doublement de la conduite du lac de Guiers.

1°/ Doublement de la conduite du lac de Guiers

L'agglomération dakaroise, ~u sens large, consomme aujourd'hui


140 000 m3/jour dont 24 000 m3 proviennent du lac de Guiers par une canalisation
rêa11sêe en 1971. Les besoins croissent au rythme annuel de 6 %. Ils atteindront
240 000 m3 par jour d•ici 1992.

Les nappes qui alimentent la ville sont actuellement exploitées au dell


du raisonnable, avec tous les risques d'intrusion d'eau salêe que cela comporte.

la seule ressource disponible en eau reste le lac de Guiers dont le


remplissage sera garanti aprês 1986 grâce au barrage de Oiama.

Dês 1985 la couverture des besoins en eau de l'agglomêration dakaro1se


deviendra prêcàire.

Le projet vise donc â doubler la conduite existante par une nouvelle



canalisation de 267 km, de 1 200 nm de diamètre,pour assurer un transit supplé-
mentaire de lOO 000 m3/j et a rêaliser les ouvrages connexes (stations de p~
page, réservoirs etc). Le projet peut être scindê en deux tranches techniquement
• homogènes :

- tranche Thiês-Dakar d'environ 10 milliards i


- tranche Ngn1th·Thiës d'environ 25 milliards.

les études de fact1b1litê et d'avant projet sommaire sont actuellement


en cours sur un financement KFW selon le schéma suivant :

- évaluation des besoins en eau du Cap-Vert ;


• - inventaire des ressources disponibles, sans exclusion. Cela entend
un effort d'imagination vers des solutions telles que le recyclage
des eaux usêes, le dessalement de l'eau de mer, etc•pour faire face
aux besoins 1 moyen tenne (aprês 19g6) ;
- diagnostic des installations existantes ;
- schêma d'alimentation et d'avant-projets.
- 24 -

L'étude sera déposée en aoOt prochain par le consultant. Les études


d'exécution démarreront ffn 1983. Le lancement de l'appel d'offres des travaux
est envisagé pour juin 1984 pour la lêre tranche et courant 1986 pour la seconde.

Ce calendrier suppose une recherche active de financement. La KFW et le


Japon ont donné un accord de principe, chacun pour 5 milliards CFA environ.
La CCCE et la BOAD ont manifesté un grand intérêt.

Il a êtê convenu avec le Mfnistêre du Plan et de la Coopération de la tenue


d'une réunion des bailleurs de fonds potentiels dês que les études seront dispo-
• nibles.

Ce projet est exceptionnel par le volume des financements 4 mobiliser ;


11 l'est aussi par les conséquences draœetiques qu'entrafnerait tout retard dans
sa réalisation : coupures sêvêres ·de la distribution, dégradation irréversible
des nappes.

Cette opération est indépendante des dispositions d1 urgence que le


M1nistêre de l'Hydraulique a prises pour pallier le déficit eneau'QUè ;cônnaft
lac de Guiers cette année.

Suite 4 un remplissage insuffisant en hivernage le plan d'eau du lac a


atteint la cOte minimum de pompage dans la dernfêre semaine de mai. Cette situa-
tion conjoncturelle exceptionnelle a appelê un ensemble de mesures pour limiter
• les perturbations du services de l'eau dans le Cap-Vert qui est dêtafllê en annexe
no 4. On retiendra essentiellement que le déficit découlant de cette interruption
porte su,. 24 000 m3/j soft 17 % de la consonaation. Les contraintes fqJOsêes aux
consommateurs resteront largement dans les limites du supportable.

2°/ Alimentation en eau des I.c.s •



Il s'agit d'alimenter en eau le complexe industriel des ICS a Tatba pour
un dêbft de 12 000 m3 par jour dont 9 000 •3/j a partir de 5 forages et 3 000 ml/j
• par prêlêvement sur la conduite du lac de Guiers et d'assurer l'approvisionnement
en eau des villages riverains.

Le financement est assurê par un prit des Communautés Européennes.


Les marchés, passés pour un montant de 2,3 milliards, sont en cours d'exêcut1on.
L'opêratfon sera achevêe en dêcembre 1983.
- t)h_ -
Lv

3°/ Doublew~nt de la conduite Point B/Mamelles

La saturation des conduites rend difficile le remplissage des rêservoirs


desservant le nord de la presqu'tle du Cap-Vert. Le projet vise a les doubler et
a renforcer les capacitês de pompa?e de l'usine des eaux du point B.

les études ont êtê financées par le r.!'c. Un financement de 1,1 milliard
est recherché. le projet est étroitement liê au doublement de la conduite du lac
de Guiers.

4°/ Adduction d'eau des li-,;·~ centres secondaires

Ce projet comprend :

- un volet technique : réalisation,renouvellement et renforcement des réseaux de


Ziguinchor, Oiourbel, Bambey, Mbackê, Linguêre, Fatick, Louga, Kaolack, Thiês,
Kolda, Tambacounda ;
- un volet juridique et institutionnel transformation de la SONEES en société
nationale i
- un volet ~tudes et appui technique : assistance a la SONEES, études d'un schêma
directeur de l'Hydraulique rurale, êtude des eaux usées.

En application é1 la décision de transférer la responsabilité du secteur


â la SONEES, celle-ci ex~ercera, pour la première fois avec ce projet, la maitrise
d'oeuvre coq>lête d'une :)pération.

• Un groupe de tra·1a1l interministériel a dêj! êlaborê un projet de loi


portant rêforme de la SO !EES et un projet de dêcret portant approbation d~ statuts
La Cour Suprême a approuvé ces textes le 6 mai 1983. le projet da cahier de charges
est en voie d'achèvement.

Au plan technique les études d'exêcution sont três avancées.

les appels d'offres devraient intervenir dês la mise en place du prêti


dêbut 1984 •

Le projet s'êlêve a 13,3 mitliards dont 12,35 sur prêts BIRD-IDA et CCCE
et 0,95 sur ressources internes.

./.
- 26 -

5°/ Approvisionnement en eau E2table de Saint-Louis

Le projet consiste à renouveler les installations de captage de Dakar-Bango,


à reprendre et étendre le réseau urbain.

Les études d'exécution viennent de s'achever. L'appel d'offres pour les tra~
vaux sera 1ancé en septembre procita in ..

Le financement des études et des travaux est assuré par un prêt de la KFW
de 2,4 milliards FCFA.

1
6°/ Amélioration des réseaux des centres de 1 intérieur:
n

- Tambacounda vi~nt d'être doté d'un réservoir de 500m3 en 1982 sur Budget national
d'Equipement (96 millions) ;
- un programme de travaux pour renforcer le réseau de Richard-Toll prévoit la réali-
sation d'un château d'eau de 300m3 et 1 'édification d'une station de traitement
de 500m3/jour. Il est financé par le Budget nétional d'Equipement pour 150 millions
Le marché est en cours d'exécution ;
-l'appel d'offres pour la station de traitement de Bake1 a été 1ancé en mai dernier
enfin mentionnons que la SONEES realï~>: dn,'i:·~l:t:'Y,•:;~ LCt!i environ L5 milliard de
travaux sur 1es fonds de travaux et de teno~: \ti?< 1e;ner' •=.

Cl LES PROBLEI'IES DU Sff:TEUR

1°/ La tarification de l'eau


.
Depuis leur entrée en vigueur le 1er novembre 1977 les tarifs pratiqués par
la SONEES ont subi une seule hausse de 8% en juillet 1980. L'évolution des coûts
nécessite à l'évidence un important réajustement sans lequel l'équilibre financier
du secteur ne sera plus assuré.

le Ministère de l'Hydraulique et la SONEES ont entrepris une refonte de tarif


visant à rétablir cet équilibre tout en satisfaisant les nouveaux objectifs de la
politique de l'eau en milieu urbain.

C'est ainsi que la nouvelle tarification visera à


-assurer, sans subvention, l'équilibre financier du secteur de l'hydraulique urbaine
et gel'assainissement par intégration dans le prix de l'eau, des frais d'exploita-
tion et d'amortissement des réseaux d'alimentation et d'assainissement ;
... ?7 -

15 rrm ;
- encoura9er ies t-cor,--;tt:k<t p;H~ 1 'wdcrtior: d'uf'le tranch;:: dis~
les consomat 'ons exces::. ives ;
faire participer les bènêf ~-'investisse·
ment (taxe d•exhaure).

La tarification proposée distingue trois catê~ories d~abonnês

- les abonnés ordinaires ,


les Communes (pour les bornes fontaines) ;
- les maralchers.

Elle comporte 5 tarifs dont une trancbe soda le ildaptr)p 'tJX [Link]
consommateurs (moins de 20 m3/bimestre).
L'intégration des comrosantes du prix du m3 d'eau dvr:~ on a retenu le
principe conduirait â une hausse de l'ordre de 80% sur le co'1t moyen actuel :
vouloir assurer simultanêment l'êquilibre financier du secteur clc 1 'eau pot~lble
et de celui de 1 'assainissement gr~verait de façon excessiv--= , ,;; :A. de 1 'eau.
j

Pour atténuer 1a hausse et en re:nener le taux _,u nimum compat!Jiile


avec une saine gestion de la SONEES il a êtê convenu que l'ar· .rtî : .. ment des ins-
tallations rurales et des infrastructures d'assainissement r> ·~v·· ed t ;Jas encore
comptabilisé dans le prix de l'eau.

la nouvelle grille tarifaire fera l'objet d'une cc.>Jm:..:nic;;:10n en Conseil


des Ministres.

retarder 1 application conduirait la SONEES à l 'ë,~~r:'-syvie et rendrait


1
En
délicate la négociation des grands proJets avec les baiîh::ï.WS ·':' fends.

2°/ le transfert des compétences a la SONEES


La décision a étê prise de transfêrer 1a responsab: t:; ,_. ·.·:;~ secteurs de
l'hydraulique urbaine et de l'assainissement à la SONEES. le b·"'r.:::-·el~t s'opérera
sur une période de cinq ans pour êviter une perturbation d: ... ~ 1 '::·-~ivité de la
sociêtê •

Nous avons dêjâ évoqué le travail accompli par 1c gr :;- · do travail


interministériel qui a orooosé les textes essentiels et cmi r;...,,,,- ~r. 1•:: cahier
des charges de la SONEES.

.. '28 -

Cette redistribution des taches va dans le sens d'une plus grande respon-
sabilisation des organes d'intervention par le bênêfice d'une large autonomie.

Il est bien entendu qu'un tel transfert ne saurait remettre en cause les
prérogatives de l'Etat en matière de politique de l'eau nf son rôle dans les prises
de décisions dont les conséquences le concernent : garantie d'emprunt, tarification,
êquilibre entre la recherche de rentab11itê et la notion de service public, etc •••

3°/ Les crêances de la SONEES sur le secteur 21Jblfc '\J1


Le solde des crêances rêciproqu~s de la SONEES et de la clientêle publique,
• en défaveur de la SONEES, la met dans une situation de trésorerie difficile •
Au 31 mai 1983, les 3,92 milliards de créances publiques se répartissaient
c011111e suit :
Etablissements publics 0,49 milli~rd
Muni ci pa li tês 2,02 milliards
Administrations 1,41 milliard

Par ailleurs, la SONEES devait 3,17 milliards a la Caisse autonome d'amor-


tissement au titre de la redevance de 43 [Link]/m3.
Le processus d'apurement des comptes entre l'Etat et la société a dêj&
êté engagé. Mais le problème le plus préoccupant concerne les arriérAs des muni-
cipalités.
Il aopartient a l'Etat de prendre toutes les mesures appropriêes pour que
les Communes s'en libêrent rapidement et prévoient a l'avenir des inscriptions
budgétaires suffisantes pour la couverture régulière des factures de le SONEES.

4•1 L~alimentation des maralchers

Les prêlêvernents d'eau sur un réseau urbain ~ux ressources limitées â des
fins agricoles posent avec acuité le problème de la concurrence entre la consomma-
tion humaine et la consommation mara,chère {1 ha de maratchage équivaut a lo con-
sommation de 1250 habitants).
4

Il devient nécessaire de pratiquer une politique plus restrictive à l'égard


des maratchers.

./.
- 29 -

A S S A I N I S S E ME N T

Si l'on se rêfêre à la définition de 1'Organisation rtmdiale de la


Santé, l'assainissement comprend l'ensemble des actions visant 4 améliorer et!
contrôler tous les facteurs qui, dans le milieu ohysique où évolue l'homme, sont
susceptibles d'influencer défavorablement son développement physiologique et sa
santé.
11 ressort de cette définition que l'assainissement n'est pas rêduc-
tfble a la seule dimension t~chniqLe relevant de notre dêpart~~nt mais est l'affaf·
re de nombreux autres intervenants : services de santê et d'hygiène, services muni-
cipaux et populations •••

Les actions d'assainissement exigent des investissements lourds,


générateurs de charges récurrentes importantes (23 frs/m3). Elles ne reçoivent pas
toujours la priorité qu'elles méritent du fait d'une rentabilité difficile a ~valuer.
C'est l'absence de ces investissements qui provoquent des nuisances inacceptables et
des charges pour la collectivité •

A - LES OBJECTIFS OU SECTEUR

les orientations de notre politique 4 moyen terme demeurent les


suivantes
·poursuite des infrastructures d'assainissement de l'agglomération
dakaroise et des capitales régionales : évacuation et traitement
des eaux usêes, collecte des caux pluviales (Priorité restant aux
eaux usêes)
- mise en application ~ Dakar et d~ns les capitales régionales des
actions préconisées par l'étude réalisée sur l'élimination des
déchets solides ;
• rla1isation des études de plan directeur d'assainissement de certains
centres secondaires (Bambey, Mbackê, Kolda, Linguêre, Fatick) •
.
• Promotion d'un assainissement en milieu rural par une politique d'(~u­
cation sanitaire et l'encouragement~ l'aménagement d'ouvrages sani-
taires familiaux.

./.
- 30 -

Les techniciens des agents de l'hydraulique, de l'equipement rural


et de l'assainissement de Khombole appuieront ce programme ;
- mise en place d'une rêglementation fondée sur des normes d'assainisse-
ment clairement dêfinies ;
- recherche, en liaison avec les autres dêpartements concernés, sur la
réutilisation des eaux usêes et l'étude de techniques d1 êpuratfon
adaptées a nos conditions de milieu.

B - LES PROGRAMMES

Quelques indicateurs globaux traduisent l'effort a consentir en matiêre


d'assainissement : le 6e plan réajusté a retenu 7,5 milliards pour le secteur. Mais

c'est 31,3 milliards d'investissement qui seront nécessaires entre 1981 et 1989 pour
remplir les objectifs fixés sur lesquels 99 milliards sont acquis dont 4.1 milliards
pendant le 6e plan. Le tiers do ces investissements sera consacrê a l'agglomération
dakaroise.
D'ici a 1985 seront rêalfsês 175 ~ de collecteurs, 6 stations d'épu-
ration, 12 stations de relèvement, 50 édicules publics.

Mais rappelons le, le meilleur indicateur sera la diminution du taux


des maladies d'origine hydrique.

La revue des programmes est prêsentêe en annexe ne 2.

C • LES DIFFICULTES OU SECTEUR



1°/ L1 fncitation aux branchements
--------~--~--------------·--

Les infrastructures d'assainissement ne remplissent leur rôle que si


les usagers domiciliés le long des collecteurs s•y raccordent. Or la faiblesse du
taux de branchement que t•on enregistre constitue un problème prêoccupant a plu-
sieurs titres :
- on assiste d'une part a une sous exploitation notable d'investisse-
• ments onêreux et 1 la persistance des nuisances occasionnOes par les dêversements
incont~lês d'eaux usêes sur les chaussêes ;

./.
- 31 -

- on observe d'autre part une dêgradation rapide des installations dOes


4 des conditions anormales da fonctionnement.

L'exemple de Kaolack est êdifiant à cet êgard.


Une premiêre tranche d'un réseau d'assainissement eaux usées - eaux pluviales a êtê
rêalisée en 1982 pour un montant de 2,3 milliards dont 1 milliard sur budget national.
Les infrastructures comportent 28 km d~ collecteurs, 3 stations de relêvement, une
station d'épuration.
Or a l'heure actuelle seuls 2% des usagers concernés se sont raccordês
au rêseau.
L'usage montre que l'incitation aux branchements par le biais de sub-
ventions de l'Etat et de la commune (allant respectivement jusqu'a 50 1 et 35% du
coOt) se heurte a la difficulté de dêgager les fonds prévus.

Le remède à cet état de fait consistera désormais â inclure le montant


des branchements dans le volume de l'investissement et à le retenir progressivement
~ux usagers sur leur facture d'eau potable.

Les réseaux de collecte des eaux pluviales à Dakar et dans les capitales
regionales ne sont pas placés dans des conditions normalesde fonctionnement du fait
d'un encombrement des avaloirs et des êvacuateurs par les dêchets solides et le sable
des trottoirs et accotements.

le curage régulier des collecteurs par la commune et la SONEES n'est


qu'un pis aller onereux. La solution définitive passe par un programme de stabili-
sation des trottoirs dan~ les zones urbanisées et par l'organisation de l 1 êvacuat1on
des ordures mênagêres que les communes devraient s'engager a conduire. avec plus
d'efficacité.
3°/ L'entretien des rêseaux - leur financement
-------~-----------------------·----------
Deux problèmes app~ra1ssent :
- les ressources limitêes interdisent un entretien régulier des réseaux ;
-la dualitê de l'intervention de la SONEES pour les réseaux enterrés
et de celle de la commune pour les réseaux ouverts est source d'1n-
cohêrences.
- 32-

11 est proposé que l'entretien de l'ensemble des rêseaux incombe a la


• SONEES selon des modalitês a dêfinir entre elle et les communes.

Il est prévu, en application de la nouvelle tarification, d'inclure


les charges d'exploitation dans le prix de l'eau potable et d'assurer la couverture
du service de la dette contractée au titre de l'assainissement par une surtaxe d'as-
sainissement.

Il a dêja êté mentionné qu'on surseoira 1 la perception de cette taxe


• pour ne pas gréver de façon excessive le prix de l'eau, l'Etat continuant a assurer
le service de la dette du secteur par le biais de la Caisse autonome d'amortissements.

les programmes d'assafnisseme~t ne porteront leur ple;n effet que dans


On cadre juridique limitant i la source la pollution des effluents •

Le ministêre de l'Hydraulique procêde actuellement a la refonte du projet
de code de l'assainissement pour le mettre en harmonie avec les codes de l'eau, de
l'hygiène, 'de l'urbanisme et de l'environnement.

L'éducation des populations aux problèmes de salubrité devrait occuper


une place plus importante dans la politique globale d'assainissement ; 1'êducation
est une mesure d•accompagnement nécessaire à la limitation de la pollution a la source
·et â l'utilisation rationnelle des infrastructures par les collectivités.

Cette action s'appuyera sur les organismes politiques et les services


techniques spêcialisês •

..
33_

H Y 0 R A UL I Q U E A G R 1 C 0 L E

Le ~inistêre de l'Hydraulique, par le biais de la Direction de l'Equi-


pement rural s'emploie a promouvoir les opérations hydroagricoles concourant â la
politique vivriêre du pays : identification et conduite des programmes d'études et
de travaux d'infrastructures.

L'activftê de notre département se situe en amont des utilisateurs de


ces infrastructures. Il a pour mi~sion de mettre a leur disposition les ouvrages garan-
tissant la p~ction et. la fourniture da l'eau nêcessah-e 1 l'irrigation.

A - LES PROGRAMMES

Par leur incidence sur l'économie régionale, par le volume des finance-
ments mis en oeuvre. les aménagements relevant de l'OMVS méritent une mention parti-
culière.

D 1 A MA

• Cet ouvrage vise le double objectif d'arrêter la remontée des eaux salêes
et de relever le plan d'eau amont pour réduire la hauteur de pompage et garantir la
présence d'eau douce pour les cultures de contre-saison.

Le barrage comprend :
• une digue en gabions circulaires de palplanches barrant le fleuve sur 430 rn, prolon-
gée par un endiguement en rive droite de 2 km ;
- un évacuateur de crue en béton de 180 m ;
- une écluse de 175 m X 13 m ;
- une piste d'accês de 18 km.

le coQt des travaux s'êlêve a 39 milliards de [Link]. Le calendrter


. d'exécution est respectê. L•ouvrage sera achevé en AoQt 1986 •
Le grave problême ! rêgler, présentement, est la substitution du silex
de Tatba au baSalte par l'entrepreneur pour des raisons de prix de revie~t •

./.
-34. -

MA NA NT A l I

Il s'agit d'un barrage en bêton et enrochements de 60 mètres de


hauteur et de 1.432 mètres de longueur en crête.

Manantali est un barrage réservoir d'une capac1tê de 11 milliards de


m3 dont 8 milliards utilisables. qui régularisera le dêbit du fleuve a 300 ml/seconde.
Il a pour rôle de rendre permanente la navigabilité jusqu'a Kayes, d'assurer l'irri-
gation de 250.000 ha au Sêntgal et d'autoriser une production hydro-êlectrfque annuelle
de 800 millions de KWH a partir de 1990.
(A titre indicatif le Slnêgal consommara a cette date entre 1.200 et 1.500 GWH).

l'investissement financier s'êlêve A 140 milliards sans la centrale


hydro-êlectrtque. Les travaux ont dêbutê fin 1982 et suivent un cours satisfaisant,
les problêmes de pa1ecnents de l'entref)rise ayant !tê rêsolus.

Demeure en suspens 1e problème de la tarification ferroviaire pour


laquelle la rêgie des Chemins de fer a prêsentê des propositions 1 l'OMVS.

les amênagements du fleuve ont fait l'objet d'une clef de répartition


entre les 3 Etats-membres. Le Sênêgal participera· a hauteur de 46,36 1 des coOts
totaux, le Malt 36.95 S, la Mauritanie 16,69 %.

la mattrise d'oeuvre des aménagements du fleuve revient 1 l'OMVS. Notre


dêpartement les suit toutefois avec attention en animant un comité national de
1•0MVS·OMVG qui constitue l'instance nationale de rêflexton sur ces opêrations et est
l'interlocuteur des deux organismes.

la mission de ce comitê interministériel devient primordiale mainte·


nant que s •ouvre 1a pêriode de 1•"après barrage''. La va 1orisation des investisse-
ments rêalisês risque de buter sur les obstacles trop souvent cités : faiblesse du
rythme des amênagements des terres, manque d'information et de sensibilisation des
pOpulations riveraines, fntêgration de la protection de 1•envtronnement dans le
• schéma d'aménagement de la vallêe •

Ce comitê national de coordination peut contribuer largement a les


aplanir en catalysant la réflexion et dynamisant l'action. Pour qu'il ass~~~e ce rôle

./.

35

il conviendra au préalable d'officialiser son existence par un texte et de le


doter des moyens de sa mission. Un projet de décret en ce sens est en cours de
préparation. La tache prioritaire de ce comité sera de veiller a ce que la gestion
des ouvrages dont l'êtude va être engagée par l'OMVS, réponde aux objectifs
nationaux.

L'OMVG poursuit activement les êtudes de base du bassin (êtudes cartogra-


phiques. êtudes socio-êconomiques et d'environnement, êtudes pêdologiques) et
conduit parallèlement l'êtude des infrastructures ainsi que des aménagements
hydra-agricoles :
- êtudes du pont barrage anti-sel de Balingho financées pour 1,35 millions
UCE par les Communautés Européennes. En cours depuis fin 1982 ;
- études de factibilitê des aménagements hydre-agricoles lfês a Balingho,
financêes par le C.E.E. pour 500 000 UCE. l'adjudicataire vient·d'être

dêsignê. Cette étude vérifiera l'existênce des 24 000 ha irrigables 1
partir du rêset~voir de BaHngho ;
·étude de fact1b1litê du barrage réservoir de Kêkrêti. En cours sur un
financement de 2 millions de $ de la KfW. Elles s•achêveront fin 1983.
Cette étude devra confirmer la factfb11itê des 29 000 ha irrigables a
• partir de l'ouvrage •

• Ces ouvrages seront complêtês en territoire guinéen par les,barrages du


haut bassin dont le programme est en cours de définition.

l'OMVG a êlaborê un plan ci•actton qui a êtê examinê par les experts des
bailleurs de [Link] lors des réunions tenues â Dakar du 16 au 20 mai 1983. Ces
réunions préparaient la tenue d'une confêrence des bailleurs de fonds fixêe a
janvier 1984, dont le pr·incipe a êtê agrêé par toutes les institutions. La mission
effectuêe en avril-mai 1983 par le Prêsident en exercice du Conseil des Ministres
de l'OMVG auprês des bailleurs de fonds a largement contribué A leur sensibilisa-
• tion •
L'entrée de la Rêpublique de Guinée et bientôt celle de la Gutnêe·81ssau
dans l'OMYG ont confêrê une dimension rêgionale nouvelle! l'Organisation qui
conduira a un rêêxamen de la stratégie da mise en valeur du bassin •

./.
-36 -

Pour parfaire la cohérence des aménagements et les 1ntêgrer dans un


schOma rationnel valorisant a moindre coQt le potentiel de la vallêe, l'OMVG conduira
une ~tude globale explorant toutes les hypothêses de fonctionnement hydraulique de
chaque ouvrage puis des ouvrages dans leur ensemble aux moyens de modêles mathêmati·
ques qui lèveront toutes les interrogat•ons relatives a leur compatibilité.

le rôle de la Direction dt l'Equipement rural v1s a vis de l'OMYG est


le même que celui dêcrit pour 1•0MVs. Mention a dêjl êtê faite du projet de création
d'un Com1tê national permanent de coordination avec l'OMVS et 1'OMVG.

Objectif : aménagement de 12.000 ha de bas fonds dont 6.000 ha de terres salêes~


f

Aprês des retards dOs a la mobilisation de la première tranche de la


contrepartie, le chantier du barrage d'Affiniam a dêmarrê. Une mission chinoise arri-
vera en juin 1983 et réalisera l'[Link] du chantier au cours du 2e semestre de
1983. Les travaux débuteront en janvier 1984 pour s'achever en 1986. Ils assureront
la crêation de 525 emplois d1 ouvr1ers et de manoeuvres.

L'ouvrage a êtê rêêvaluê a 6.5 milliards de [Link] ; la contrepartie


totale reprêsentera 2,3 milliards. Les termes de références de l'êtude des aména-
~ gements de terres ont êtê dressés par la Direction de l'Equipement rural.

Le coQt des êtudes est êvaluê a 300 millions de [Link], dont 100 cnt
êtê inscrits au Budget National d'Equipement 1982-83. Le Ministêre du Plan et de la
Coopération a êtê saisi pour la recherche urgenta du complément~

Ces projets ont donnê lieu A des êtudes de factibilitê positives. Le


Ministre du Plan et de la Coop~ration a retenu d'organiser A notre demande une réunion
des bailleurs de fonds sur les projets de la rêg1on casamançaise.
Initialement conçus comme des opérations de récupération des terres de
mangroves par barrage ant1·se1, ces projets ont êtê rêorientês vers la valorisation

des terres douces de versants en raison de la dégradation de la pluvfomêtr1e modifiant
./.
-37 -

profondément les paramètres physiques du milieu.

Ils portent essentiellement sur des actions agriçoles intêgrêes complê·


t~es par la mattrise de l'eau au moyen de retenues co111naires. Ils prêvofent néan-
moins, en seconde phase. des opêratfons de rêcupêration de terres salêes dans des
proportions bien plus modestes.

Balla reçoit la prioritê par la densitê de la population et ses conditions ~iques


favorables. La premiêre tranche du projet porte sur l'exploitation de 5.23G ha de
terres douces requêrant 6,3 milliards de [Link].

~~beul vise en le phase a la mise en valeur de 6.600 ha de terres douces pour


6,4 milliards de [Link].

Une êtude financ~e par le F.A.C. a suscité l'intêrêt de la C.E.E. wt


envisage d'apporter son concours a une ~pêration de cette nature.

O)jectifs : irrigation de 2.000 ha nets a partir des eaux de la Gambie, dont une
première phase d'expérimentation et de recherche.

--
CoOt : 4.200 millions de [Link] dont 420 millions pour la le phase.
L'etude du schême d'amênagement gênêrale est achevêe. Celle du ~ir~·
-llê[Link] pilote débutera incessa~m~ent (SONED).
• le financement du projet est â chercher •

Objectifs : tirer partie du plan d'eau de Diama pour irriguer la basse vallêe du ~
les termes de rêfêrences d'une êtude estimêe a 195 millions de f~CP;A
ont êtê êlaborês en commun par la Direction de l'Equipement rural et les servtces
du Ministêre du Uêveloppement rural. La requête sera soumise au RAC.

./.
- 38 -

• Objectifs : protection anti-sel de 700 ha rOpartis sur 2 vallêes au moyen de ponts-


......... ._._... ~-

bo,rrages routiers.
Les êt· des~ en cours d'exêcution par la SONED sur financement du Budget
-,ational d'Eq!iipement [Link]~vêes en juin 1984.

·3 ~ lES f:K~BtEMES DU SECTEUR

les pro;ets d'amên1gements hydro-agr1coles relêvent d'une approche



,flur~disciplir;aire intêgrant dan; une conception globale de multiples facteurs tecbni-
-j~Ae~ et socio-êconomiques. Leur contrOle par la puissance publique doit faire 1 'objet
~·une attention rigoureuse de la part de tous les services concernês.A ce titre, la
Jirection de l'Equipement rural peut apporter une large contribution au processus
d'<"'aboration des prt:jets hydro·agricoles.

Une telle concertation lors de la préparation des programmes rêgionaux


serait en outre rarante d 1 u~e hiêrarchisation rationnelle des projets fondês·sur des
critères [Link]~s et économiques objectifs.

Nous retrouvons· le probUme dêjâ êvoquê pour les êtudes hydrauliques.


Les œdJences des t.ai11curs de! fonds et les contraintes budgétaires font que les êtudes

de projets sont confiêes â des bureaux extérieurs. Pour remédier â une situation frus-
trante et peu formatrice pour ses jeunes ingénieurs, le Ministère de l'Hydraulique
pêse en permanence pour que ses cadres puissent prendre en charge une partie des êtudes
en association av~c les consultants retenus.

L'application de cette doctrine exige qu'elle soit prise en compte lors


des nêgociations des conventions de ffnanc~nt. Elle exige parallêlement un renforce-
men·l: des moyens du Dêpartement pour rendre crédibles ses services auprês des bailleurs
de fonds. Cette r;~sure connatt un début d'application â la Direction des Etudes hydrau-
H(!aes nt à la D~rett;tion de l'Hydraulique urbaL~ et rurale.
- 39 -

0 N C L U S._.,.I... 0__ N
_____________
C _

Le point qui a été fait dans le présent r·apr;ort mntr·~ la détermination


avec laquelle l'action se poursuit suivant les ';ignes directrices de la résolu-
tion générale adoptée par le Conseil nationcl de ,jui1let 1982 sur 1a politique
générale d'hydraulique du Gouvernement.

Point n'est besoin (Pen fah·e 1r.;.:~.1Ppè1 ri (~~ rev2r:ir -:u;· les dOcisions
du récent Conseil ·[Link]ét·iel r·:"'ise:-; peut 1ss :Jr:~c·:s0i~, ~es corplé~tS>t, en
renforcer les mesures d'accomp . .:gnemr:nt ;~ h 1•.Jmi-":;·c ch~ i 'm:Dî:j···ü~r1ce co:~crèt9.

Une fo~s de plus la prioril2 de ···~~~~èt··(~u1~~:;<J·: ~·L·~;:Ie: t: \:?té mL:c "n ex~H·gue

• pour confirmer la volonté de rattr·ape:· ~~.:1 ·~rn~ gn;;.· IAE~:..:rG pt.r raj1pDV't 2.1J se::teur
urbain.

En partictJ1ier les i;,stru:Uons o~;t tté rl'n0:N-=1ées (!'J mn'istèrr~ de


l'Hydraulique d'accélérer· ~a m·lse en oeu-.n~c c;es granôs prognmmes c'byc:~·nl.l1ique;:
destinés au monde rurnl (p:--ogramrr:e: sp.édal - [Link]~ CEt\0) tout en maintenant
l'effort en faveur ces vil'!es d-3i1S le doma.;no ée l'aj::rrovü;itJnnemf:r.t en uu cerne
dans celui den!lass~~i:~isse~;1ent.

Il a fallu à cet égard, mener de longues ct la~m~ieu!:es régocii'lt"io:·;s ::cm"


trouver les financerr:c~ts nécessait·es. rt1is il ne f~ut pa:; se cèchar qt.:,:• irl difo7 ·!~·
culté majeure, au stade oQ nous e~ scr;me:"i, rl1side da:ï5 la n:obi1isatiP.r: r?::f,·,.~bv2
des fonds.

Pour y aider le Chef de 1 'Etnt, a dans le~ conclusions~ 1'~s~l~ ~.


Conseil intenninistériel, particu1H~rement insisté $Ul' if'. no::r::;s·H:(~ .~·t' .:p~·L::
traitement des dossiers dans les circuits admin·ist~"atlfs d'é!r,!.,...,.'::·:;;·1 o:-: . :1:·:·r',.
niveau comme a~aelui des bailleurz de fond~ •


.. Af'\ ..

A N H E XE I

LES PROGRAMMES D'ETUDES HYDRAULIQUES


1°/ Hrd~auligue villageoise Nord Sênêgal

Objectifs : inventaire exhaustif des points d'eau des régions de Diourbel.


Louga, et Fleuve. Dêffnition des ressources et besoins, élabora-
tion d'une polfttque participative des populations ;
réalisation d'un programme de travaux ccmprenant 35 recrêusements
de puits, 6 puits neufs, 23 forages.

-
CoOt : 400 millions CFA couverts par FAC-CCCE.
L'inventaire a êtê achevé par le groupe BRGM-SONED.
.
les travaux ont dêmarrê en janvier 1983 •

2°/ Etudes des possfbilftês de stockage des eaux de ruissellement

Cette êtude a êtê partagée en 3 tranches :

lêre tranche : elle couvre 25 000 1cm2 au Sud de l 1 1soyête 800 •· f1nancêe pour
250 millions par la RAO et 60 millions par le Budget national
d'Equipement.
la BAD a ffn1lement agrêé loufs-8erger conne adjudicataire.

2ê-.e tranche : êtude ffnancne par 1'Italie pour 300 millions,


marchê en eot~rs d'approbation.

3ême tranche : non ffnancêe soumise au FED.

3°/ Renforcement des services rr~têorologiques et hydrologiques

Objectifs : il s'agit du volet national d'un programme rêgfonal portant sur


le suivi de 80 stations hydrologiques.

Un premier financement de 122 millions du FAC, 90 millions du PNUD et


34 millions du Budget national d'Equipement ~ êtê mis en oeuvre de 1977 1 1981.
~e deuxième phase est en cours d'exécution. Son financement de 1,6 million de J
est couvert a 50 % par 1'Of+1-PNUD. Le solde fait 1'objet de recherche •

./.
• 4°t Gestion et erotect1on des ressources en eau souterraine
Objectif : - mfse en place d•une cellule d1 êtude pour une gestfon rationnelle
• des ressources ;
... ê[Link] d'un pro!}ranme de protection et de renforcement des
nappes (technique de r·echarge artffic'felle) ;
- poursuite des observations piêzomêtriques.

-CoOt : 2,2 Millions de ~ dont 0,5 accordés par le PNUD et 1,7 par la Banque
fslanrtque de Développement.

Le projet est opêratfonnel deptlis janvier 1982.

5°t Reconnaissance de ~a n~r;pe profonde au droit de Ta!b~

ObJet : [Link] du maestrfchtfen a Tatba pour la desserte en eau


du compleYe ~es I.C.S.

CoDt 225 millions CFA financés par le FED (150) et la BIRD (75).
l'êtude a donnê lieu 4 une simulation par modèle mathêmatique.
Elle vierot de s'achever.

6°1 Etude de la nappe fl'.aestrichtienne


11 s'agit de dCi"inir les ressources exploitables de cet aquifêre, ses
relations avec les autr··:!s nappes et d'élaborer un modêle d'exploitation •

Il est prêvu dr s1~J~J1er son fonctionnement par modêle mathématique.

• -CoOt : 600 milF>ns CFA dont 147 millions ont reçu un accord de principe
du FAC e• du F~O et 200 mfllions de la BIRD.

7°t Synthêse ~ydro~o 1c ;:igue êvo1ut iv~

Objet : êlaboration d'un outfl d'orientation des programmes sous forme


d'une synth~se perman2nte de l'êtat cles ressources en eau.
CoOt : 75 millions en 3 ans a ~chercher •

sot Aahêvement des inv~ntaires des ressources et besoins en eau dans les rêgfons
du Sêr.êaal-Orie~tal, Casamance~~ Cao-Vert

-CoOt : 155 millions CFA a rect.~rcher.


.t.
- 42 -

9°/ Etude gydrogêolostgye de la bordure Sud Est du Ferlo

~ : 350 millions CFA 1 rechercher.

10°/ Etude hydrogêolog1gue de la bordure orientale du bassin sêdimentaire


du Sênêsal or;ental

CoOt : 381 millions CFA 1 rechercher.

CoOt : 400 mi 11 tons CFA 4 rechercher.

1•


.. 4J •

ANNEXE II

LES PROGRAMMES D'ASSAINISSEMENT

1°/ Assainissement de D'kar et de ses environs

- Objectif : 40 ~ de canalisation ;
- 3 stations de pompage ;
- 1 station d'épuration de 100 000 équivalents-habitants ;
- 6500 branchements a l'égout.

• -
- CoQt : 5 450 millions CFA.

- Financement : FAD : 4 200 millions ;


SENEGAL : 1 170 mi~~:~ns .

La prêsêlection des entreprises est te~1nêe. Les travaux démarreront


au dêbut de 1984 et dureront 18 mois.

2°/ Construction du cana1 de la Gueule tapée

Objectif : - reconstn tfon et couverture du canal ;


- dotation e la SONEES en équipement d'entretien.

Ce projet constitue lë Jhase ffnale de l'assainissement de la baie de Soumbê-


dioune qui rendra fonctfc 1elles les infrastructures dêjl rêaltsêes ;

-CoQt : 2 000 millions lCquis sur le Sème FED~


.. Les dossiers d'exêcuti 1 sont prêts et approuvés par le FED. L'appel d'offres
est 1nminent.

3° cl Cana 1 du Front de Te -e
-
Objet : construction • canal de collecte d'eau pluviale et de la route du
Front de Terr~
~ 2 000 million~.

, Financement :

• Accord de principe du Fonds saoudien pour 1 milliard. Le solde a êtê


proposé a l'OPEP.
./.
• 4~.-

4°/ Assa1n1s.:;ement de Saint-Louis

- Objet : assai ni ssement eaux usêes et Jlwle1••

-
- CoOt : 8 000 millions.

Financet~ent en nêgoctation avec 1'Italie pour rêduire une contrepartie


excessive.

Les êtudes d'exêcutfon sont en cours.

5°/ Assainissement de Ziguincho~ - Diourbel - Ta~counda

Le plan directeur de l'assainissement des eaux usêes et pluviales de


ces villes est achevê. Le Ministêre du Plau et de la Coopération recherche les
financements êvaluês a :

- Ziguinchor 2 700 millions ;


... Ofourbel 2 300 mill ions ;
• Tambacounda 2 300 millions.

6°/ Assainissement de Thiês

- Ob~et : eaux usêes et pluviales.


- CoOt : 4 500 mil lions.
- Financement : p~t italien et contrepartie sênêgalaise
travaux en cours, fin prévue en décembre 1984.

7°/ Traitement et reclcla92 des déchets solides de Dakar

-~jet : ~onstruction d'une usine d'incfnêrat1on.


- CoOt : 5 000 nri111ons.
-
.. Financement : requête introduite auprês de l'aide italienne pour un 1110nta1
de 476 millions p~Jr les études de faetibi11tê.

8°/ Plan directeur d'assainissement des centres secondàires et ê~ydes de.


recyclage des eiZIP;t usêes

' Ces êtudes d'un cent de 150 millions ont reçu un accord de principe
de 1' IDA.

·'·
... 45-

• 9°/ Assainissement de Rufisgue

Une c011111ission technique a dêfin1 un p·fan d'urgence pour Rufisque


comportant :

- le nettoiement des rigole.s et caniveaux. et couverture de ceux-ci ;


- la finition des travaux dêj! entrepris et suspendus ;
- A moNen terme. êtablissement d'un plan directeur d'assainissement.
Le coOt de ces opérations s'êlève a 400 millions qui devraient être
co-financés par la commune del'Etat.

10°/ Assainissement rural des villages riverains de la conduite du lac de Guiers

- Objet : doter les v111ageois de latrines (400) et de fosses d'incfnêration


d'ordures (35).

-~gOt : 30 millions.
- Finance~ : KFW
- Exécution : en cours.

11°/ Autres erojets ponctuels

Ce sont les actions ponctuelles d'assainissement menées dr1ns les centres


secondaires et les zones péri-urbaines {êcncu1e~ put:. 1ic~ • .1ssahissomnt pluvial).
Elles sont financées par le ~NE ou le \:'Af'tlf'.: J•c:H·.:q .. t!;.'1! r::,, '~i"'ôso~·.
Montant total 82/83 • 140 millions.
.. tt) -

• A N N E X E II!

LES PROGRAMMES D'HYDRt~ULIQUE RURA~


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r1 Progr~~ _c_~E.A·;o.

ObJesttfs : • réalisation de 250 points d'eau dont 160 au Sénégal Oriental,


50 dans le Fleuve, 21 sur Louga et 19 dans les régions de Diourbel~
Sine-Saloum et Casamance. Ils se répartissent en 152 forages de
types divers et 98 puits ;
• - tourn i t•1re de 251 pompes dont 189 ma nue 11 es , 61 pompes a JJK>teur
~t 1 pompe solaire •


Financement : 11 s'élève a 5,93 milliards, déja acquis, dont

• Fonds koweitfen : 3,55


• BADEA : 1,75
• Sênêgal : 0,60.

l'appel d'offres a êtê dêpoufllê. ta SONAFOR ~alfsera 2 des 3 lots de


forages. les marchês passeront incessamment â la , ,CA. Les travaux devraient
démarrer fin jufn.l983 •


Une première tranche de 200 branchemt:P;·:.- , 1 ~ '•1'':,,-_-. r.;r,~,,"·;.-.;;' prw la KFW
est achevêe. Le rel •quat a penn1s de lance,-, une ciet;Xii'mti tr;:w.c/1~ de branchements
portant sur 16 villages entre Thiês et [Link]. Travaux en vo-fe d'achêvement.

Jo/ Progratm: JAPJN II

Objëctif~: êquipement de 7 forages existants (2 au Sine-Saloum, 3 au


~énêgal-Oriental, 2 en Casamance).
Montant : 750 millions de F CFA sous forme de subvention.

Les êtudes d'exécution sont achevêes. L'appel d'offres sera lancé 1nces-
~amment. Les travaux dureront 12 mois •

./.
4°/ Programme 21 forages-~1ts FED

. - 21 puits stériles seront transformAs en forages-puits ;


" localisations : 2 sur Thiês, 9 sur D1ourbe1, 10 sur Louga ;
- coat : 700 millions de F CFA provenant d'un reliquat de fonds STABEX
1981.

le dêpou111ement de l'appel d'offres est achevê. Les travaux démarreront


courant juin.

ObJectifs : rêalisatfon de 7 forages-puits, 9 forages êquipês et 2 antennes



dans les rêgfons de Louga et du Sine-Saloum.
Montant : 2 milliards de F CFA •

les ouvrages ont êtê fmplantês en mars 1983. Le marché a êtê notifiê.
Les travaux demarreront courant juin 1983.

6•/ Programme suisse

pbjectifs : équipement de 4 forages ruraux (réservoirs, pompes, abreuvoirs)


Montant 480 millions de F CFA dont 320 sur crêdit mixte suisse st 160
sur préfinancement UNEFICO.

Deux ouvrages initialement prêvus (Talf et ThiarQny) seront ffnancês par


• le SNE.• le partenaire suisse s'êtant dêsfstê.

lës travaux sont três avancês pour Thiênaba, Tatf et Lama. Madina et
Ndiafatte [Link] démarrés fin juillet.

Il a pour objet la fourniture de 100 pompes ! balancier sur un financement


de 2 millions de dollars de l'OPEP.

le matêriel est entièrement 11vrê. Sa mise en place est en cours (régions


de Casamance, Diourbel, et Sine-Saloum). Il serft1t opportun de dégager un finance-
• ment de 5 millions F CFA pour l'aménagement des sites devant recevoir les motopompes.
.. 4p -

.. Un crêd1t argentin: de 2,37 nrf111ards e pends l'acquis'ftfon de 200 ~es


êolfennes, 300 pompes manuelles, 130 motopompes et 2 compresseurs.

Le matériel est entiêrement livrê ; 80 êoliennes sont dêjl installêes.


les I)C)q)es motorisêes !ont en cours d'installation par la SCMI.

go1 Progra11111e britann1<-,'2!!

La Grande Breta]ne vient de dormer son accord pour le financement de


1'êquipement de 10 fort;;es dans la zone nord, le creusement et l•êquipement
de di-~. autres en Casan~:mce.

Une mission britannique est arrivêc a Dakar en mai 1983 pour la réalisa-
tion des êtudes d'exêcution.

10°/ Programme FENU

Il a pour objet le [Link] des moyens de fonçage de puits dans la


rêg1on de Louga per la fourniture de d~ux at€.ders mêcanisês de havage et des
moyens logistiques afférents.

Le coOt de 3,050 millions de dollars sera couvert pour 2,48 millions de


dollars par le FENU et pour 0,57 millions de dollars par le Sénégal.

La signature de la convention aura lieu dês que la contrepartie aura étê


inscrite au BNE.

11°1 Progy:anr. BNE 81-82

Il porte sur la réalisation de 11 forages, dont 1 a Mpal et 10 en zone


mêdiane, et la remise en êtat de 3 autres dans les rêgions de Oiourbel et du
Sine-Saloum. Les 11 forages ont êtê.achevês fin 1982. L'appel d'offres pour les
trois autres se~a lancê incessamment.
.. 12°/ Progranme d,~·urszence de 1'hydrault~

Mention p~rticuliè~e doit ltre faite de ce programme d'une ampleur sans


orêcêdent QUi conduira a 18 réalisation de 235 forages et la construction de 314
êquipements d'exhaure répartis sur l'ensemble du territoire a l'exclusion du
./.
- 4g -
.
Cap-Vert : il assurera l'approvisionnement en eau de

- 46 chefs lieux d'arrondissement;
- 198 chefs lieux de cofi111Unautês rurales ;
- 60 gros villages 3
- 10 villages frontaliers.

Il a êtê scindé en 4 tranches de travaux. Le volume de financement 1


mobiliser s'êlêve a 15 milliards dont la majeure partie est acquise :
• - Fonds saoudien : 57,7 milliards F CFA {57 MRyals)
- Gouvernement saoudien : 2,73mi11fards F CFA ( 7,797 ~ J)
• - Fonds koweitien = 1,80 milliards F CFA (5,133 MJ)
-Italie: 3,0 milliards F CFA
• KFW: 1,52 milliard F CFA

Pour le volet subvention, 1e GGuvcrrcment saoudien a demandê a la GTZ


(Office de Coopération allemande) de conduire le projet pour son compte. La mis-
sion GTZ, installée 4 Dakar depuis avril dernier a cet effet. doit dêposer son
rapport en septembre.

Pour le volet pr~t, le Fonds saoudien a proposê une prêsê1ect1on a lui


soumettre mais la CNCA a suggêrê de procêder a un appel d'offres.

La participation de l'Italie est encore en négociation ; celle de la kFW


est subordonnêe a la réorganisation préalable de la maintenance •

Signalons enfin que la mission de la BOAD de passage a Dakar, fin avril
1983 a donnê son accord de principe pour une participation 4 hau~r de 1,5 mril-
liard.

Pour que cette revue des projets soft complête, nous citerons rapid~nt
les projets qui viennent de s'achever ou dont l'achèvement est imminent:

- Programme STABEX de 1,5 milliard portant en particulier sur la rêa11sat1on de


18 forages "marteau fond de trou", sur 1' êqu1 pement de 14 forages et sur
l'extension de 11 réseaux ;
• -Programme BOAD pour l'équipement de 10 fora9es (710 Rrtllions) ;
- Programme BOAD de renforcement des brigades de puits (832 mfllfons) ;
- Programme CITIBANK de 506 millions pour la réalisation de 20 êquipements de
forages et le fonçage de 12 autres. ./.
.. - 5'1 ...
A. N N E X E !V

.
MESURI::S PRISES Pt\R LA SJHEES POUR LA OISTRIBUTLN
D'EAU A OAKI\R EN 1983

- la KFW a acceptô ~~ fin~ncer la rêalisation de 4 forages a Fout et étudie


l'éventualité d'en finar.c~r 2 a~tres ~ Ke11e·Kêb~ner. Le premier forage a êtê
mis en chantier le 8 juin pJr la SASIF. Les travaux d'un 2e lot de 3 forages
débuteront dès versem~nt de l'avance de dêmarrage ~l'entreprise Intrafor Cofor •
.. La SONEES a comnandê d 'lj: ·gence (en pré fi nance-ment avec 1' accord du Mi ni stêre)

la réfection du fornge F9 de Pout ;

• - Les restrictions suivant~s seront opérées sur les prises d'eau le long de la
conduite du lac de G'J'krs ;

• les vannes et diaphragrï:es serottt rag'!~s en baisse sur toutes les locali-
tés â forte [Link];;,;lat·ion (Lou;e, Gu§cL.l, Kêi:êmer, les villages importants ••• ) •

• Le Ch~f ~e 1':..$ine C.:e ~l~;nith et


le responsable des rêservoirs de Thiês
sont ch?rgés d ex€cuter cette opération dès le dêbut du mois de juin et d'en
4

suivre le::;. effets en v~;a d'~m réajustement éventuel des réglages.

. les vil i es ill tn~ntées ô 1a fois par des forage5 autonomes et un raccor-
' d~nt sur 1a [Link]~-c r:u 1r.c de Guiers seront provisoirement isolées de cette
conduite (il s'agit d~ 7ivaou~ne l:t Mêkhe}. le chef de région de Thiès en est
• chargê et a déjâ pr 11 s totttt=t-s les dispositions pour cela •

• A partir du 10 juin la situation :.era faite tous les matins par le chef
de l'usine de Ngnith et le responsable des chAteaux d'eau de Thiès •

. Un plar: !'·,~--·..ation
(mtnir>u1ation de vannes) est déja en cours d'essai
sur le Cap-Vert af1n que, le moment venv, 1a SONEES soit en mesure de rêgler
les pressions di.. ré~.::m selon les b~sc.:ns. ~t d'assurer l'approvisionnement
correct des pe;iots V"cJlnérab~es (points d'altitude ~levée : Ouakam-Ngor ;
• rêseau cflétendue ~~ :gre~n1•;o~ tro:-> vaste : Usine, Grar.d Dakar, Ouageu Niayes) •

./.
- 51 -

• Les rêseaux a fort usage marafcher ont êtê fortement vannês depuis ffn mai
ans que les [Link] d'hivernage en souffrent.

• Il sera demandê au Gouverneur de la région du Cap-Vert de convoquer


es dêlêguês de quartier pour les informer et leur demander d'assurer une surveil-
ance stricte des bornes-fonteines pour êvtter les gaspillages et d'organiser
'ouverture de ces bornes-fontaines une demf·journêe par jour (avec une bonne
urveillance cela suffit largement a satisfaire tous les besoins) •

• La SONEES demandera aux cons~teurs. par voie de presse (radio en


:tngues vernaculaires et journal), de cesser de gaspiller l'eau par des usages
Ji ne sont pas nêcessaires : lavage de voiture par jet. r~serves trop importantes
1nt la moitié est souvent souillée et perdue, trop de largesses dans les usages
<m.e nécessaires ....

Le raccordement du réseau de Berr Tfalane sur celui du Cap-Vert est en cours


d'essai et aêtlê•s en service dês fin mai.

La SONEES a demandê a la SENELEC de limiter autant que possible les interrup-


ions de son service pendant la période de juin a juillet ; elle a parfaitement
réussi cela au cours de l'hivernage 1982.

n Comité de vigilance prêsidê par ·ae Directeur de Cabinet du Ministère de


'Hydraulique fait quotidiennement le point de la situation.

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