0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
101 vues21 pages

TD 7 : Exercices sur les Nombres Complexes

Transféré par

sy9qkfkfrr
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
101 vues21 pages

TD 7 : Exercices sur les Nombres Complexes

Transféré par

sy9qkfkfrr
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

TD 7 : NOMBRES COMPLEXES

▶ Forme algébrique, forme exponentielle

EXERCICE 7.1 Identité du parallélogramme F


Montrer que pour tous (𝑧, 𝑧 ′ ) ∈ C2 , |𝑧 + 𝑧 ′ | 2 + |𝑧 − 𝑧 ′ | 2 = 2(|𝑧| 2 + |𝑧 ′ | 2 ). Interpréter géométriquement.

3+𝑖
EXERCICE 7.2 Soit 𝑧 = . Donner la forme exponentielle, puis la forme algébrique de 𝑧 2019 . PD
1−𝑖
√︁ √ √︁ √
EXERCICE 7.3 Déterminer le module et un argument de 𝑧 = 2 + 2 + 𝑖 2 − 2. PD
𝑒 𝑖𝜃 − 1
EXERCICE 7.4 Pour 𝜃 ∈ ]−𝜋, 𝜋], déterminer le module et un argument de 1 + 𝑒 𝑖𝜃 , 1 − 𝑒 𝑖𝜃 , , 1 + 𝑖𝜃 . AD
𝑒 𝑖𝜃 + 1
1
EXERCICE 7.5 Déterminer tous les complexes 𝑧 tels que |𝑧| = = |𝑧 + 1|. PD
𝑧

EXERCICE 7.6 Soient 𝑎, 𝑏, 𝑐 trois nombres complexes de module 1. Montrer que |𝑎 + 𝑏 + 𝑐 | = |𝑎𝑏 + 𝑎𝑐 + 𝑏𝑐 |. AD
EXERCICE 7.7 Résoudre les équations 𝑒𝑧 + 1 = 0 et 𝑒𝑧 + 𝑒 −𝑧 = 1, d’inconnue 𝑧 ∈ C. PD
EXERCICE 7.8 Soit 𝑧 ∈ C \ R− , de forme algébrique 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏, (𝑎, 𝑏)
 ∈ R2 . AD
𝑏
Montrer que l’argument principal de 𝑧 est 𝜃 = 2 Arctan √
𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2
EXERCICE 7.9 Soit 𝑧 ∈ C tel que |𝑧| ⩽ 1. PD
1. Montrer que |𝑧 3 + 2𝑖𝑧| ⩽ 3.
2. Quels sont les 𝑧 pour lesquels cette inégalité est en fait une égalité ?

⌊∑︁
2⌋
𝑛
  2 ⌋
⌊∑︁
𝑛−1
 
𝑛 𝑛
EXERCICE 7.10 Soit 𝑛 ∈ N∗ . Calculer 𝑆 1 = (−1) 𝑘
et 𝑆 2 = (−1) 𝑘
. AD
2𝑘 2𝑘 + 1
𝑘=0 𝑘=0
Indication : calculer (1 + 𝑖)𝑛 de deux manières différentes.
1
 
EXERCICE 7.11 Déterminer , 𝑧 ∈ U \ {1} . AD
1−𝑧

EXERCICE 7.12 Soit 𝑧 ∈ U \ {1}. Montrer qu’il existe 𝑛 ∈ N∗ tel que |𝑧𝑛 − 1| ⩾ 3. D
EXERCICE 7.13 (Oral ENS 2024) TD
Un ensemble 𝑋 ⊂ C est dit intégrable si pour tous 𝑥, 𝑦 ∈ 𝑋 , |𝑥 − 𝑦| ∈ N.
Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N∗ , il existe un ensemble intégrable formé de 𝑛 points distincts tous situés sur un même cercle.

▶ Applications à la trigonométrie

EXERCICE 7.14 Linéarisation PD


∫ 𝜋
1. Linéariser sin5 (𝑥). En déduire la valeur de sin5 (𝑥) 𝑑𝑥.
0
2. Linéariser cos2 (2𝑥) sin3 (3𝑥).
𝑛
∑︁ 𝑛
∑︁
EXERCICE 7.15 Soit 𝜃 ∈ R \ 2𝜋Z et soit 𝑛 ∈ N∗ . Calculer 𝐶𝑛 = cos(𝑘𝜃 ) et 𝑆𝑛 = sin(𝑘𝜃 ). PD
𝑘=1 𝑘=1
𝑛   𝑛  
∑︁ 𝑛 ∑︁ 𝑛
EXERCICE 7.16 Pour 𝜃 ∈ R et 𝑛 ∈ N∗ , calculer 𝐶𝑛 = cos(𝑘𝜃 ) et 𝑆𝑛 = sin(𝑘𝜃 ). AD
𝑘 𝑘
𝑘=0 𝑘=0

EXERCICE 7.17 Polynômes de Tchebychev D


Soit 𝑛 ∈ N∗ .
𝑛
∑︁
1. Prouver qu’il existe des entiers 𝑎 0, 𝑎 1, . . . , 𝑎𝑛 tels que pour tout 𝜃 ∈ R, cos(𝑛𝜃 ) = 𝑎𝑘 cos𝑘 (𝜃 ).
𝑘=0
2. Montrer que 𝑎𝑛 = 2𝑛−1 .

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025


3 − 4𝑖 Ø
3. Soit 𝑤 = . Vérifier que 𝑤 ∈ U, mais que 𝑤 ∉ U𝑛 , c’est-à-dire que 𝑤 n’est pas une racine de l’unité.
5 𝑛∈N∗

EXERCICE 7.18 Irrationalité de 𝜋1 Arccos 13 (Oral ENS) TD


Arccos 31
Notons 𝛼 = . Le but de cet exercice est de prouver que 𝛼 est irrationnel, c’est-à-dire que 𝛼 ∉ Q.
𝜋
1. Donner la forme algébrique de 𝑒 𝑖𝜋𝛼 .

2. Montrer que 𝛼 ∈ Q si et seulement si il existe 𝑛 ∈ N∗ tel que (1 + 2𝑖 2)𝑛 = 3𝑛 .
√ √
3. Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N, il existe des entiers 𝑎𝑛 et 𝑏𝑛 tels que (1 + 2𝑖 2)𝑛 = 𝑎𝑛 + 𝑖𝑏𝑛 2, et tels que 𝑎𝑛 − 𝑏𝑛 ne
soit pas divisible par 3. Conclure.

▶ Racines 𝑛 èmes

2 2
EXERCICE 7.19 Déterminer les racines cinquièmes de 𝑗 et de . F
𝑖 −1
EXERCICE 7.20 Soit 𝑛 ∈ N∗ et 𝑎 ∈ R. Résoudre l’équation (1 + 𝑧)𝑛 = cos(2𝑛𝑎) + 𝑖 sin(2𝑛𝑎). PD
Ö
EXERCICE 7.21 Soit 𝑛 ∈ N∗ . Calculer 𝜔. PD
𝜔 ∈U𝑛

EXERCICE 7.22 (Banque CCINP 84) AD


Soit 𝑛 ∈ N∗ . Montrer que l’équation (𝑧 + 𝑖)𝑛 = (𝑧 − 𝑖)𝑛 , d’inconnue 𝑧 ∈ C possède exactement 𝑛 − 1 solutions, qui sont
toutes réelles.

EXERCICE 7.23 AD
1. Résoudre l’équation 𝑍3 + 𝑍2
+ 𝑍 + 1 = 0, 𝑍 ∈ C.
3  2 
𝑧 +𝑖 𝑧 +𝑖 𝑧 +𝑖
 
2. En déduire les solutions de + + + 1 = 0.
𝑧 −𝑖 𝑧 −𝑖 𝑧 −𝑖

EXERCICE 7.24 (Banque CCINP𝜋 89) AD


Soit 𝑛 ∈ N, avec 𝑛 ⩾ 2 et soit 𝜁 = 𝑒 2𝑖 𝑛 .
1. On suppose que 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛 − 1⟧. Déterminer le module et un argument du complexe 𝜁 𝑘 − 1.
𝑛−1
∑︁ 2
2. On pose 𝑆 = 𝜁 𝑘 − 1 . Montrer que 𝑆 = 𝜋 .
tan 2𝑛
𝑘=1

▶ Équations dans C

EXERCICE 7.25 Résoudre les équations suivantes, d’inconnue 𝑧 ∈ C : F


1. 𝑧2 − 3𝑧 + 3 − 𝑖 = 0 2. 𝑧2 + (1 − 2𝑖)𝑧 − 2𝑖 = 0 3. 𝑧4 − 𝑧2 + (1 − 𝑖) = 0

EXERCICE 7.26 ( ( PD
𝑥 +𝑦 = 4 𝑥 + 𝑦 = 3 − 2𝑖
1. Résoudre les systèmes et , d’inconnues (𝑥, 𝑦) ∈ C2 .
𝑥𝑦 = 5 𝑥𝑦 = 5 − 𝑖
2. Pour quelles valeurs
√ de 𝜆 > 0 existe-t-il des rectangles pour lesquels l’aire 𝑎 et le périmètre 𝑝 sont reliés par la
relation 𝑝 = 𝜆 𝑎 ?

EXERCICE 7.27 Résoudre les équations suivantes, d’inconnue 𝑧 ∈ C : PD

1. 𝑧 2 = 𝑧 2. 𝑧 2 = −𝑧 2 3. 𝑧 2 = 2𝑧 4. 𝑧 2 = 1
𝑧2

EXERCICE 7.28 Résoudre l’équation 𝑧 2 + 2|𝑧| − 3 = 0, d’inconnue 𝑧 ∈ C. AD

▶ Application des complexes à la géométrie

𝑧+2
EXERCICE 7.29 Caractériser géométriquement l’ensemble des complexes 𝑧 de C \ {𝑖} tels que ∈ R. PD
1 + 𝑖𝑧
EXERCICE 7.30 Soient 𝑀0, 𝑀1, . . . , 𝑀𝑛−1 les sommets d’un polygone convexe régulier direct à 𝑛 côtés, et pour tout PD
𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, soit 𝑧𝑘 l’affixe de 𝑀𝑘 . Donner l’expression des 𝑧𝑘 en fonction de 𝑧 0 et 𝑧 1 .

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025


EXERCICE 7.31 Que peut-on dire de la composée de deux rotations ? De la composée de deux homothéties ? F
EXERCICE 7.32 Similitudes directes PD
 √  √
1. Caractériser géométriquement la similitude associée à 𝑧 ↦→ 1 + 𝑖 3 𝑧 − 𝑖 3.
𝜋
2. Soit 𝑡 la translation de vecteur 𝑢® (−1, 0) et soit 𝑟 la rotation de centre 𝑂 et d’angle .
2
Caractériser géométriquement 𝑡 ◦ 𝑟 ◦ 𝑡 et 𝑟 ◦ 𝑡 ◦ 𝑟 .
3. Montrer qu’une similitude directe 𝑓 réalise une bijection de C sur C, c’est-à-dire que tout complexe possède un
unique antécédent par 𝑓 . Prouver que 𝑓 −1 est encore une similitude directe, et déterminer sa nature et ses éléments
caractéristiques en fonction de ceux de 𝑓 .

EXERCICE 7.33 Soit 𝑧 ∈ C. À quelle condition nécessaire et suffisante sur 𝑧 : AD


1. les points d’affixes 1, 𝑧 et 𝑧 2 sont-il alignés ?
2. les points d’affixes 𝑧, 𝑧 2 et 𝑧 3 sont-ils les sommets d’un triangle rectangle en le point d’affixe 𝑧 2 ?
2𝜋
EXERCICE 7.34 Soient 𝐴, 𝐵, 𝐶 trois points d’affixes respectives 𝑎, 𝑏 et 𝑐. On note 𝑗 = 𝑒 𝑖 3 . D
1. Calculer 𝑗2 et en déduire une expression de 𝑒
en fonction de 𝑗.
𝑖 𝜋3
−→ −→ 𝜋
2. Montrer que 𝐴𝐵𝐶 est équilatéral direct (c’est-à-dire avec 𝐴𝐵, 𝐴𝐶 = si et seulement 𝑎 + 𝑏 𝑗 + 𝑐 𝑗 2 = 0.
3
3. Montrer que 𝐴𝐵𝐶 est équilatéral si et seulement si 𝑎 2 + 𝑏 2 + 𝑐 2 = 𝑎𝑏 + 𝑎𝑐 + 𝑏𝑐.
EXERCICE 7.35 Soit 𝑎 ∈ U, soit 𝑛 ∈ N∗ et soient 𝑧0, 𝑧1, . . . , 𝑧𝑛−1 les 𝑛 racines 𝑛èmes de 𝑎. D
Montrer que les points d’affixes (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 , 0 ⩽ 𝑘 ⩽ 𝑛 − 1 sont alignés.

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025


CORRECTION 1

CORRECTION DES EXERCICES DU TD 7


SOLUTION DE L’EXERCICE 7.1
Soient 𝑧, 𝑧 ′ deux complexes. Alors
   
|𝑧 + 𝑧 ′ | 2 + |𝑧 − 𝑧 ′ | 2 = (𝑧 + 𝑧 ′ ) 𝑧 + 𝑧 ′ + (𝑧 − 𝑧 ′ ) 𝑧 − 𝑧 ′
= |𝑧| 2 + |𝑧 ′ | 2 + 𝑧𝑧 ′ + 𝑧𝑧 ′ + |𝑧| 2 + |𝑧 ′ | 2 − 𝑧𝑧 ′ − 𝑧𝑧 ′
 
= 2 |𝑧| 2 + |𝑧 ′ | 2 .

Cette formule traduit le fait que dans un parallélogramme, la somme des carrés des lon-
gueurs de quatre côtés est égale à la somme des carrés des longueurs des diagonales.

𝑧 + 𝑧′

𝑧′
• 𝑧 + 𝑧′

𝑧 − 𝑧′

𝑧

Méthode
Pour travailler avec un quo-
tient, mieux vaut travailler
dès le départ avec les formes
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.2 √ ! exponentielles du numérateur
√ √ √ 3 1 et du dénominateur plutôt
On a | 3 + 𝑖 | = 3 + 1 = 2. Et donc 3 + 𝑖 = 2 + 𝑖 = 2𝑒 𝑖 6 .
𝜋
que d’essayer d’obtenir la
2 2 forme algébrique du quotient.
√ √ !
√ √ 2 2 √ En effet, la forme exponen-
De même, on a |1 − 𝑖 | = 2 et donc 1 − 𝑖 = 2 = 2𝑒 −𝑖 4 .
𝜋
−𝑖 tielle est bien plus adaptée à
2 2 la manipulation de quotients
On en déduit que que la forme algébrique.

2𝑒 𝑖 6 √ 𝑖 𝜋 +𝑖 𝜋 √ 𝑖 5𝜋
𝜋

𝑧=√ 𝜋 = 2𝑒 6 4 = 2𝑒 12 .
2𝑒 −𝑖 4
Et par conséquent,
√  2019 5×2019 √  2019 10095𝜋 √  2019 3365𝜋 √  2019 5𝜋 √  2019 5𝜋
𝑧 2019 = 2 𝑒 𝑖 12 = 2 𝑒 𝑖 12 = 2 𝑒𝑖 4 = 2 𝑒 𝑖 ( 4 +840×2𝜋 ) = 2 𝑒𝑖 4 .

Soit encore
√  2019  √ √ !
5𝜋 5𝜋 √ 2 2

2019 1009
𝑧 = 2 cos + 𝑖 sin =2 2 − −𝑖 = −21009 (1 + 𝑖).
4 4 2 2

SOLUTION DE√L’EXERCICE
√ 7.3
On a |𝑧| 2 = 2 + 2 + 2 − 2 = 4, donc |𝑧| = 2.
Notons 𝜃 l’argument principal de 𝑧, qui est donc dans 0, 𝜋2 , puisque Im(𝑧) et Re(𝑧) sont
 

positifs.
√︁ √
2+ 2
On a alors cos(𝜃 ) = , et donc
2
√ √
2 2+ 2 2 Remarque
cos(2𝜃 ) = 2 cos 𝜃 − 1 = −1= .
2 2 Notons au passage qu’on en
déduit facilement les valeurs
Et donc 2𝜃 = 𝜋4 , si bien que 𝜃 = 𝜋8 . de sin 𝜋8 et cos 𝜋8 .

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


2 TD 7
Signe
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.4
Notons qu’un tel raisonne-
On a
   
𝜃 𝑖𝜃 /2 ment ne serait plus valable
1 + 𝑒 𝑖𝜃 = 𝑒 0 + 𝑒 𝑖𝜃 = 𝑒 𝑖𝜃 /2 𝑒 −𝑖𝜃 /2 + 𝑒 𝑖𝜃 /2 = 2 cos 𝑒 . pour 𝜃 ∈ [𝜋, 2𝜋 ], puisque le
2 module serait alors −2 cos 𝜃2
(un module est toujours posi-
𝜃 i 𝜋 𝜋i 𝜃
Puisque ∈ − , , son cosinus est positif, et donc 2 cos = 1 + 𝑒 𝑖𝜃 . tif ).
2 2 2 2
Autrement dit, nous avons déjà sous les yeux la forme exponentielle de 1 + 𝑒 𝑖𝜃 , de sorte
𝜃
qu’un argument en est . 𝑒 𝑖𝜃
2 • •
Sur le même principe, on a 1 + 𝑒 𝑖𝜃
  𝜃
1 − 𝑒 𝑖𝜃 = 𝑒 𝑖𝜃 /2 𝑒 −𝑖𝜃 /2 − 𝑒 𝑖𝜃 /2 = −2𝑖 sin 𝑒 𝑖𝜃 /2 . •
2 1
En notant que −𝑖 = 𝑒 −𝑖 2 , on a donc
𝜋

𝜃 𝜃 −𝜋
1 − 𝑒 𝑖𝜃 = 2 sin 𝑒 𝑖 2 .
2
𝜃 𝜃 𝜃 −𝜋
⩾ 0, et donc |1 − 𝑒 𝑖𝜃 | = 2 sin et un argument en est
Si 𝜃 ∈ [0, 𝜋], alors sin .
2 2 2
𝜃
En revanche, pour 𝜃 ∈] − 𝜋, 0[, alors sin < 0, et donc
2
𝜃 𝜃 −𝜋 𝜃 𝜃 +𝜋
1 − 𝑒 𝑖𝜃 = −2 sin 𝑒 𝑖 2 𝑒 𝑖𝜋 = −2 sin 𝑒 𝑖 2 .
2 2
| {z }
∈R+

𝜃 𝜃 +𝜋
Et donc |1 − 𝑒 𝑖𝜃 | = −2 sin et un argument en est .
2 2
Pour le quotient, le principe est le même, et on peut même utiliser les calculs déjà effectués.
Notons tout de même que ce quotient n’est défini que pour 𝜃 ≠ 𝜋. Dans ce cas il vient

𝑒 𝑖𝜃 − 1 2𝑖 sin 2
𝜃
𝜃
= = 𝑖 tan .
1+𝑒 𝑖𝜃
2 cos 2
𝜃 2

𝜃 𝑒 𝑖𝜃 − 1 𝜃 𝜋
Si 𝜃 ∈]0, 𝜋 [, alors tan ⩾ 0, et donc 𝑖𝜃 = tan et un argument en est (car c’est
2 𝑒 +1 2 2
un argument de 𝜋).
𝜃 𝑒 𝑖𝜃 − 1 𝜃
Et si jamais 𝜃 ∈] − 𝜋, 0[, alors tan < 0, de sorte que 𝑖𝜃 = − tan et un argument
2 𝑒 +1 2
𝜋
en est − (qui est un argument de −𝑖).
2

Enfin, le module de 1 + 𝑖𝜃 est 2
 1+𝜃 .
√ 1 √ √

2
𝜃
On a alors 1 + 𝑖𝜃 = 1 + 𝜃 √ +𝑖√ = 1 + 𝜃 2𝑒 𝑖𝛼 = 1 + 𝜃 2 (cos 𝛼 + 𝑖 sin 𝛼).
1 + 𝜃2 1 + 𝜃2
1 𝜃
Ainsi, cos 𝛼 = √ et sin 𝛼 = √ , de sorte que tan 𝛼 = 𝜃 .
1 + 𝜃2 1 + 𝜃2 i 𝜋 𝜋h
Puisque 1 + 𝑖𝜃 a une partie réelle positive, son argument principal 𝛼, est dans − , .
2 2
On en déduit que 𝛼 = Arctan 𝜃 .

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.5


1 1 1
Puisque = , on a |𝑧| = si et seulement si |𝑧| = 1.
𝑧 |𝑧| 𝑧
Ainsi, l’ensemble des solutions est inclus dans U.

Et pour 𝑧 ∈ U, on a alors

1
|𝑧 + 1| = 1 ⇔ (𝑧 + 1) (𝑧 + 1) = 1 ⇔ |𝑧| 2 +𝑧 + 𝑧 + 1 = 1 ⇔ 2 Re(𝑧) = −1 ⇔ Re(𝑧) = − .
|{z} 2
=1

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


CORRECTION 3
√ √
1 3 1 3 Détails
Et donc les deux seules solutions sont 𝑧 = − + 𝑖 = 𝑗 et 𝑧 = − − 𝑖 = 𝑗.
2 2 2 2 Connaissant la partie réelle et
Solution plus géométrique : les complexes vérifiant |𝑧| = |𝑧 + 1| sont les affixes des points le module, il y a au plus deux
équidistants des points 𝑂 et 𝐴, d’affixes respectives 0 et −1. choix pour la partie imagi-
naire. D’ailleurs, saurez-vous
Autrement dit, ce sont ceux sur la médiatrice du segment [𝑂𝐴], qui est la droite d’équation
dire à quelle(s) condition(s)
𝑥 = − 12 . sur (𝑟, 𝑎) ∈ R+ × R il n’existe
Si de plus on sait que |𝑧| = 1, et donc que 𝑧 est l’affixe d’un point du cercle unité, le qu’un complexe 𝑧 vérifiant
problème se ramène à la détermination de l’intersection du cercle unité avec la droite |𝑧 | = 𝑟 et Re(𝑧 ) = 𝑎 ?
d’équation 𝑥 = − 12 .

𝐴
• •
𝑂

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.6


1 1
Puisque 𝑎 est de module 1, on a 𝑎 = et donc 𝑎 = .
𝑎 𝑎
1 1
Et de même 𝑏 = et 𝑐 = .
𝑏 𝑐
Et donc
1 1 1 𝑏𝑐 + 𝑎𝑐 + 𝑎𝑏 𝑎𝑏 + 𝑎𝑐 + 𝑏𝑐
𝑎 +𝑏 +𝑐 = + + = = .
𝑎 𝑏 𝑐 𝑎𝑏𝑐 𝑎𝑏𝑐
On en déduit que
Rappel
|𝑎𝑏 + 𝑎𝑐 + 𝑏𝑐 | |𝑎𝑏 + 𝑎𝑐 + 𝑏𝑐 | Un complexe et son conju-
|𝑎 + 𝑏 + 𝑐 | = = = |𝑎𝑏 + 𝑎𝑐 + 𝑏𝑐 |.
|𝑎𝑏𝑐 | |𝑎| · |𝑏 | · |𝑐 | gué ont même module.

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.7


Pour la première équation, notons que 𝑒 𝑧 + 1 = 0 si et seulement si 𝑒 𝑧 = −1 = 𝑒 𝑖𝜋 .
Donc si on écrit 𝑧 sous forme algébrique : 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏, |𝑒 𝑧 | = 𝑒 𝑎 et arg(𝑒 𝑧 ) ≡ 𝑏 [2𝜋].
1 Deux complexes non nuls
Et donc1 ( (
𝑒𝑎 = 1 𝑎=0 sont égaux si et seulement si
𝑧 𝑖𝜋
𝑒 =𝑒 ⇔ ⇔ ils ont même module et des
𝑏 ≡ 𝜋 [2𝜋] 𝑏 ≡ 𝜋 [2𝜋] arguments congrus modulo
2𝜋 .
Donc l’ensemble des solutions de l’équation 𝑒 𝑧 + 1 = 0 est {𝑖 (𝜋 + 2𝑘𝜋), 𝑘 ∈ Z}.

1 (𝑒 𝑧 ) 2 + 1
On a 𝑒 𝑧 + 𝑒 −𝑧 = 1 ⇔ 𝑒 𝑧 + = 1 ⇔ = 1 ⇔ (𝑒 𝑧 ) 2 − 𝑒 𝑧 + 1 = 0.
𝑒𝑧 𝑒𝑧
Résolvons donc l’équation 𝑍 2 − 𝑍 + 1 = 0. Son discriminant vaut Δ = 1 − 4 = −3.

1+𝑖 3
Et donc les deux racines complexes de cette équation sont 𝑍 1 = = 𝑒 𝑖 3 et
𝜋

2
𝑍 2 = 𝑍 1 = 𝑒 −𝑖 3 .
𝜋

Et donc 𝑧 est solution de l’équation de départ si et seulement si

𝑒 𝑧 = 𝑒 𝑖 3 ou 𝑒 𝑧 = 𝑒 −𝑖 3 .
𝜋 𝜋

Et donc comme précédemment, pour 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 ∈ C,


( (
𝑎=0 −𝑖 𝜋3 𝑎=0
𝑧 𝑖 𝜋3
𝑒 =𝑒 ⇔ 𝜋 et 𝑒 = 𝑒
𝑧

𝑏 ≡ 3 [2𝜋] 𝑏 ≡ − 𝜋3 [2𝜋]

Et donc l’ensemble des solutions de 𝑒 𝑧 + 𝑒 −𝑧 = 1 est


n 𝜋 o n 𝜋 o
𝑖 + 2𝑖𝑘𝜋, 𝑘 ∈ Z ∪ −𝑖 + 2𝑖𝑘𝜋, 𝑘 ∈ Z .
3 3
MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY
4 TD 7

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.8


Commençons par noter que 𝑧 n’étant pas un réel négatif, on n’a pas à la fois 𝑏 = 0 et 𝑎 ⩽ 0.
√ √ √
Si 𝑏 ≠ 0, alors 𝑎 2 + 𝑏 2 > 𝑎 2 = |𝑎| ⩾ −𝑎, si bien que 𝑎 + 𝑎 2 + 𝑏 2 ≠ 0.

Et dans le cas où 𝑏 = 0, alors 𝑎 > 0, et donc 𝑎 + 𝑎 2 + 𝑏 2 > 0, et donc est non nul.
Donc déjà, 𝜃 est bien défini.

Il s’agit donc de prouver 𝜃 est un argument de 𝑧, c’est-à-dire que 𝑧 = |𝑧|𝑒 𝑖𝜃 , soit encore

que 𝑧 = 𝑎 2 + 𝑏 2𝑒 𝑖𝜃 .
√ √
Autrement dit que 𝑎 2 + 𝑏 2 cos 𝜃 = 𝑎 et 𝑎 2 + 𝑏 2 sin 𝜃 = 𝑏.
Utilisons pour cela les formules de l’angle moitié : si 𝑡 = tan(𝜃 /2), alors

1 − 𝑡2 2𝑡
cos(𝜃 ) = et sin(𝜃 ) = .
1 + 𝑡2 1 + 𝑡2
  
𝑏 𝑏
Or ici, tan(𝜃 /2) = tan Arctan √ = √ .
𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2 𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2
Et donc
2 2
1− √𝑏 1− √ 𝑏
(𝑎+ 𝑎 2 +𝑏 2 ) 2 𝑎 2 +2𝑎 𝑎 2 +𝑏 2 +𝑎 2 +𝑏 2
cos(𝜃 ) = 2
= 2
1+ √𝑏 1+ √ 𝑏
(𝑎+ 𝑎 2 +𝑏 2 ) 2 𝑎 2 +2𝑎 𝑎 2 +𝑏 2 +𝑎 2 +𝑏 2
√ √
2𝑎 2 + 2𝑎 𝑎 2 + 𝑏 2 𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2
= √ =𝑎 √
2𝑎 2 + 2𝑏 2 + 2𝑎 𝑎 2 + 𝑏 2 𝑎2 + 𝑏 2 + 𝑎 𝑎2 + 𝑏 2

𝑎 𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2 𝑎
=√ √ =√ .
𝑎2 + 𝑏 2 𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2 𝑎2 + 𝑏 2

Et donc on a bien 𝑎 2 + 𝑏 2 cos 𝜃 = 𝑎.

Et de même,

2 √𝑏
2𝑏
𝑎+ 𝑎 2 +𝑏 2
sin(𝜃 ) = 2
= √
1+ √𝑏 2𝑎 2 +2𝑏 2 +2𝑎
√ 𝑎 2 +𝑏 2
(𝑎+ 𝑎 2 +𝑏 2 ) 2 𝑎+ 𝑎 +𝑏 2
2
√ √
𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2 𝑏 𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2 𝑏
=𝑏 √ =√ √ =√ .
𝑎2 + 𝑏 2 + 𝑎 𝑎2 + 𝑏 2 𝑎2 + 𝑏 2 𝑎2 + 𝑏 2 + 𝑎 𝑎2 + 𝑏 2

Et donc on a bien 2 2
√ 𝑎 + 𝑏 sin 𝜃 = 𝑏.
2 2
Et donc enfin, 𝑎 + 𝑏 𝑒 = 𝑎 + 𝑖𝑏 = 𝑧.
𝑖𝜃

Ainsi, 𝜃 , est bien un argument de 𝑧, et une arctangente étant toujours dans − 𝜋2 , 𝜋2 ,


 

𝜃 ∈] − 𝜋, 𝜋 [, et donc 𝜃 = arg(𝑧).

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.9


Puisque 𝑧 3 + 2𝑖𝑧 = 𝑧 𝑧 2 + 2𝑖 , on a

1.
 
|𝑧 3 + 2𝑖𝑧| = |𝑧||𝑧 2 + 2𝑖 | ⩽ |𝑧| |𝑧 2 | + |2𝑖 | ⩽ |𝑧| (1 + 2) ⩽ 3.

2. On a égalité ci-dessus si et seulement si chacune des inégalités employées est en réalité


une égalité.


 |𝑧| = 1
Soit si et seulement si |𝑧| 2 = 1

 |𝑧 2 + 2𝑖 | = |𝑧 2 | + |2𝑖 |



Notons que ces deux premières conditions sont équivalentes.
D’autre part, nous savons qu’il y a égalité dans l’inégalité triangulaire si et seulement si il
existe 𝜆 ∈ R+ tel que 𝑧 2 = 𝜆2𝑖.

1
Mais ceci n’est compatible avec |𝑧| = 1 que si 𝜆 = , soit si et seulement si 𝑧 2 = 𝑖.
2
Et donc si et seulement si 𝑧 = 𝑒 𝑖 4 ou 𝑧 = −𝑒 𝑖 4 .
𝜋 𝜋

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


CORRECTION 5

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.10 𝑛  


∑︁ 𝑛
D’après la formule du binôme de Newton, on a (1 + 𝑖)𝑛 = 𝑘
𝑖 .
𝑘
𝑘=0
Mais 𝑖 𝑘 ne peut prendre que 4 valeurs : 𝑖, −1, −𝑖(et 1.
−1 si 𝑝 est impair
Plus précisément : si 𝑘 = 2𝑝 est pair, alors 𝑖 𝑘 = = (−1) 𝑝 = (−1)𝑘/2 .
1 si 𝑝 est pair
(
𝑖 si 𝑝 est pair
Et dans le cas où 𝑘 = 2𝑝 + 1 est impair, alors 𝑖 =
𝑘 = (−1) 𝑝 𝑖.
−𝑖 si 𝑝 est impair
Et donc, il vient

Bornes
   
∑︁ 𝑛 ∑︁ 𝑛
(1 + 𝑖)𝑛 = (−1)𝑘/2 +𝑖 (−1) (𝑘 −1)/2
0⩽𝑘 ⩽𝑛
𝑘 0⩽𝑘 ⩽𝑛
𝑘 Un nombre pair 𝑘 = 2𝑝 est
𝑘 pair 𝑘 impair inférieur ou égal à 𝑛 si et
⌊∑︁⌋
𝑛
⌊∑︁⌋ 𝑛−1 seulement si 2𝑝 ⩽ 𝑛 soit ssi
2 2
𝑝 ⩽ 𝑛2 .
   
𝑛 𝑛
= (−1) 𝑝 +𝑖 (−1) 𝑝 Mais 𝑝 étant entier,
2𝑝 2𝑝 + 1   ceci
𝑝=0 𝑝=0 équivaut à 𝑝 ⩽ 𝑛2 .
= 𝑆 1 + 𝑖𝑆 2 . On raisonne de même pour
les bornes de la seconde
√ 𝜋 somme.
Mais d’autre part, nous savons que 1 + 𝑖 = 2𝑒 𝑖 4 .
Et par conséquent,
√  𝑛 𝜋 √  𝑛   𝑛𝜋   𝑛𝜋  
(1 + 𝑖)𝑛 = 2 𝑒 𝑖𝑛 4 = 2 cos + 𝑖 sin .
4 4
On en déduit donc que
√  𝑛  𝑛𝜋  √  𝑛  𝑛𝜋 
𝑆1 = 2 cos et 𝑆 2 = 2 sin .
4 4
Quelques commentaires : ▶ nous pourrions aller plus loin, et distinguer différents cas suivant les
valeurs de 𝑛, par exemple en remarquant que lorsque 𝑛 est multiple de 4, alors sin 𝑛𝜋 0,

4 = et
donc 𝑆 2 = 0. Il y aurait alors probablement au moins 4 cas à distinguer.
▶ Un des inconvénients de cette formule est qu’on n’y voit pas directement que 𝑆 1 et 𝑆 2 sont des
2 Ce sont des sommes d’en-
entiers2 . √
Toutefois, notons que si 𝑛 est pair, alors ( 2)𝑛 est une puissance de 2 (et donc un entier), et cos 𝑛 𝜋4 tiers.

3 Ils valent 0, 1 ou −1.
et sin 𝑛 𝜋4 sont entiers3 .

√ √ √
Et si 𝑛 est impair, alors ( 2)𝑛 est de la forme 2𝑘 2 et cos 𝑛 𝜋4 = ± 22 , de sorte que 𝑆 1 est bien

un entier.
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.11
Souvenons-nous que U = {𝑒 𝑖𝜃 , 𝜃 ∈ R}.
Or, pour 𝜃 ∈ R \ 2𝜋Z,
1 1
= 𝑒 −𝑖 2 −𝑖𝜃 /2
𝜃

1−𝑒 𝑖𝜃 𝑒 − 𝑒 𝑖𝜃 /2
𝑖 1 1 cos (𝜃 /2)
= 𝑒 −𝑖 2
𝜃
= + 𝑖 .
2 sin 𝜃 2 2 sin (𝜃 /2)
2

1
Donc déjà, tous les , 𝑧 ∈ U sont de partie réelle égale à 21 .
1−𝑧
Ainsi, on a l’inclusion
1 1
   
, 𝑧 ∈ U \ {1} ⊂ + 𝑖𝑏, 𝑏 ∈ R .
1−𝑧 2

Prouvons qu’il s’agit en fait d’une égalité en prouvant l’inclusion réciproque.


cos 𝜃2
La fonction 𝑓 : 𝜃 ↦→ est dérivable sur ]0, 2𝜋 [, avec
sin 𝜃2
2 𝜃
1 − sin 2 − cos2
𝜃
2 1
𝑓 ′ : 𝜃 ↦→ − =− .
2 sin2 𝜃 2 sin2 𝜃
2 2

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


6 TD 7

Donc pour tout 𝜃 ∈]0, 2𝜋 [, 𝑓 ′ (𝜃 ) < 0, si bien que 𝑓 est strictement décroissante.
Par ailleurs, lim+ 𝑓 (𝜃 ) = +∞ et lim − 𝑓 (𝜃 ) = −∞, si bien que par le théorème de la bijec-
𝜃 →0 𝜃 →2𝜋
tion, 𝑓 réalise une bijection de ]0, 2𝜋 [ sur R.
𝜋 2𝜋
Et donc en particulier, si 𝑧 = 12 + 𝑖𝑦 est un complexe de partie réelle 12 , il existe 𝜃 ∈]0, 2𝜋 [
tel que 𝑓 (𝜃 ) = 𝑦.
Et donc par les calculs précédents, 1−𝑒1 𝑖𝜃 = 21 + 𝑖 𝑓 (𝜃 ) = 21 + 𝑖𝑦 = 𝑧.
 1 FIGURE 7.1– La fonction 𝑓 .
Ainsi, 𝑧 ∈ 1−𝑧 , 𝑧 ∈ U \ {1} .
 1 4 Par double inclusion.
Et donc4 on a bien l’égalité 1−𝑧 , 𝑧 ∈ U \ {1} = 12 + 𝑖𝑏, 𝑏 ∈ R .


SOLUTION DE L’EXERCICE 7.12


Soit 𝜃 ∈] − 𝜋, 𝜋] \ {0} tel que 𝑧 = 𝑒 𝑖𝜃 . Alors pour tout 𝑛 ∈ N∗ , 𝑧𝑛 = 𝑒 𝑖𝑛𝜃 , et donc
   
𝑛𝜃 𝑛𝜃
|𝑧𝑛 − 1| = 𝑒 𝑖𝑛𝜃 /2 2𝑖 sin = 2 sin .
2 2

3
 
𝑛𝜃 𝜋
Il s’agit donc de prouver qu’il existe 𝑛 ∈ N tel que sin
∗ ⩾ = sin .
2 2 3
Commençons par traiter le cas où 𝜃 ∈]0, 𝜋]. Alors 𝜃2 ∈ 0, 𝜋2 .
 

▶ Si 𝜃2 ∈ 𝜋3 , 𝜋2 , alors sin 𝜃 ⩾ sin 𝜋3 = 23 . Remarque
 

Et donc on peut prendre 𝑛 = 1. Un tel 𝑛 existe, c’est


▶ Si 𝜃2 ∈ 0, 𝜋3 . Soit alors 𝑛 ∈ N∗ le plus grand entier tel que 𝑛 𝜃2 < 𝜋3 .
 
2𝜋
 
𝑛= .
Alors (𝑛 + 1) 𝜃2 ⩾ 𝜋3 , et en même temps, 3𝜃

𝜃 𝜃 𝜃 𝜋 𝜋 2𝜋
(𝑛 + 1) ⩽𝑛 + ⩽ + = .
2 2 2 3 3 3

2𝜋 3 5 Atteint à la fois en 𝜋 et en
Et puisque sur l’intervalle , la fonction sinus possède un minimum5 égal à alors
𝜋 
 √ 3, 3 2 3
2𝜋
.

sin (𝑛 + 1) 𝜃2 ⩾ 23 . 3

Et donc il vient |𝑧𝑛+1 − 1| ⩾ 3.

Dans le cas où 𝜃 ∈] − 𝜋, 0[, alors 𝑧 = 𝑒 −𝑖𝜃 , avec −𝜃 ∈]0, 𝜋 [. Donc comme expliqué ci-dessus,

il existe 𝑛 ∈ N∗ tel que |𝑧𝑛 − 1| ⩾ 3.
Mais |𝑧𝑛 − 1| = |𝑧𝑛 − 1|.

Remarque : on notera que l’inégalité est optimale, au sens où on ne pourrait pas remplacer
√ √ 2𝜋
3 par 𝛼 > 3, un contre exemple étant fourni par 𝑧 = 𝑒 𝑖 3 = 𝑗.

En effet, les 𝑧𝑛 valent alors soit 1, soit 𝑗, soit 𝑗, et | 𝑗 − 1| = | 𝑗 − 1| = 3.
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.13
Il s’agit de construire un ensemble de 𝑛 points du cercle unité tels que les distances entre
deux points soient toujours rationnelles. En effet, en les multipliant alors par le ppcm 𝑟 des
dénominateurs de ces distances, on obtiendra alors 𝑛 points sur le cercle de centre (0, 0) et
de rayon 𝑟 , et tels que les distances entre deux points soient toujours entières.

Rappelons que si 𝑧 1 = 𝑒 𝑖𝜃 1 et 𝑧 2 = 𝑒 𝑖𝜃 2 sont deux points de U, alors

𝜃1 − 𝜃2 𝜃1 − 𝜃2
 
𝜃 +𝜃
𝑖 12 2
|𝑧 1 − 𝑧 2 | = 𝑒 2𝑖 sin = 2 sin .
2 2

Admettons temporairement l’existence de 𝜃 ∈ 0, 2𝑛 tel que cos 𝜃 ∈ Q et sin 𝜃 ∈ Q.


 𝜋 

Pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, notons alors 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖2𝑘𝜃 .


Alors 𝑧 0, . . . , 𝑧𝑛−1 sont deux à deux distincts, puisque 0 < 2𝜃 < 4𝜃 < · · · < 2(𝑛 − 1)𝜃 < 2𝜋.

Et alors pour 𝑘, ℓ ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, avec 𝑘 ⩾ ℓ, |𝑧𝑘 − 𝑧 ℓ | = 2 |sin((𝑘 − ℓ)𝜃 )|.


 𝑘 −ℓ
Mais sin ((𝑘 − ℓ)𝜃 ) est la partie imaginaire de 𝑒 𝑖 (𝑘 −ℓ )𝜃 = 𝑒 𝑖𝜃 .
Or
𝑘 −ℓ 
  𝑘 −ℓ 𝑘 −ℓ
∑︁ 
𝑘 −ℓ
𝑒 𝜃
= (cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 ) = cos𝑝 (𝜃 )𝑖 𝑘 −ℓ −𝑝 sin𝑘 −ℓ −𝑝 (𝜃 )
𝑝=0
𝑝

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


CORRECTION 7

possède une partie réelle et une partie imaginaire rationnelles puisque cos 𝜃 et sin 𝜃 le sont.

Et donc |𝑧𝑘 − 𝑧 ℓ | ∈ Q.

Reste donc à justifier de l’existence d’un 𝜃 comme ci-dessus.


Mais souvenons nous que si on note 𝑡 = tan 𝜃2 , alors

1 − 𝑡2 2𝑡
cos 𝜃 =
et sin 𝜃 = .
1 + 𝑡2 1 + 𝑡2
 
2𝑡
Considérons donc 𝑡 un rationnel tel que 0 < 𝑡 ⩽ sin 2𝑛𝜋
, et posons 𝜃 = Arcsin 1+𝑡 2 , alors


√︄ √︄
2𝑡 √︁ 4𝑡 2 1 + 2𝑡 2 + 𝑡 4 − 4𝑡 2 1 − 𝑡 2
sin 𝜃 = ∈ Q et cos 𝜃 = 1 − sin2 𝜃 = 1− = = ∈ Q.
1 + 𝑡2 (1 + 𝑡 2 ) 2 (1 + 𝑡 2 ) 2 1 + 𝑡2

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.14


1. En utilisant les formules d’Euler, on a pour tout 𝑥 ∈ R,
5
𝑒 𝑖𝑥 − 𝑒 −𝑖𝑥 1 𝑖𝑥

5
5
sin (𝑥) = = 𝑒 − 𝑒 −𝑖𝑥 𝑖 5 = 𝑖.
2𝑖 2𝑖5

𝑒 𝑖5𝑥 − 5𝑒 𝑖3𝑥 + 10𝑒 𝑖𝑥 − 10𝑒 −𝑖𝑥 + 5𝑒 𝑖3𝑥 − 𝑒 −5𝑖𝑥


=
𝑖25
1
= (sin(5𝑥) − 5 sin(3𝑥) + 10 sin(𝑥)) .
16
On en déduit qu’une primitive de 𝑥 ↦→ sin5 (𝑥) est

1 −1 5
 
𝑥 ↦→ cos(5𝑥) + cos(3𝑥) − 10 cos(𝑥) .
16 5 3

Et donc que
𝜋
1 2 10 1 256 16
∫  
sin5 (𝑥) 𝑑𝑥 = − + 20 = = .
0 16 5 3 16 15 15
2. Toujours à l’aide des formules d’Euler, on a
 2  3𝑖𝑥 3
𝑒 2𝑖𝑥 + 𝑒 −2𝑖𝑥 𝑒 − 𝑒 −3𝑖𝑥

cos2 (2𝑥) sin3 (3𝑥) =
2 2𝑖
1  4𝑖𝑥 −4𝑖𝑥

9𝑖𝑥 3𝑖𝑥 −3𝑖𝑥 −9𝑖𝑥

= 𝑒 + 2 + 𝑒 𝑒 − 3𝑒 + 3𝑒 − 𝑒
−25𝑖
1  13𝑖𝑥 −5𝑖𝑥 9𝑖𝑥 −3𝑖𝑥 3𝑖𝑥 −9𝑖𝑥 5𝑖𝑥 −𝑖𝑥 −7𝑖𝑥 −13𝑖𝑥

= 𝑒 − 3𝑒 𝑖7𝑥
+ 3𝑒 𝑖𝑥
− 𝑒 + 2𝑒 − 6𝑒 + 6𝑒 − 2𝑒 + 𝑒 − 3𝑒 + 3𝑒 − 𝑒
−25𝑖
−1 𝑒 13𝑖𝑥 − 𝑒 −13𝑖𝑥 𝑒 9𝑖𝑥 − 𝑒 −9𝑖𝑥 𝑒 𝑖7𝑥 − 𝑒 −7𝑖𝑥 𝑒 5𝑖𝑥 − 𝑒 −5𝑖𝑥 𝑒 3𝑖𝑥 − 𝑒 −3𝑖𝑥 𝑒 𝑖𝑥 − 𝑒 −𝑖𝑥
 
= +2 −3 + +6 +3
24 2𝑖 2𝑖 2𝑖 2 2𝑖 2
1
= (− sin(13𝑥) − 2 sin(9𝑥) + 3 sin(7𝑥) − sin(5𝑥) + 6 sin(3𝑥) − 3 sin(𝑥)) .
16

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.15𝑛 𝑛


∑︁ ∑︁
Calculons directement 𝐶𝑛 + 𝑖𝑆𝑛 = (cos(𝑘𝜃 ) + 𝑖 sin(𝑘𝜃 )) = 𝑒 𝑖𝑘𝜃 .
𝑘=1 𝑘=1
En effet, on a alors
𝑛 
∑︁ 𝑘
𝐶𝑛 + 𝑖𝑆𝑛 = 𝑒 𝑖𝜃 Remarque
𝑘=1
L’hypothèse faite sur 𝜃 est
1 − 𝑒 𝑖𝑛𝜃 importante ici, car elle ga-
= 𝑒 𝑖𝜃 rantit que 𝑒 𝑖𝜃 ≠ 1, et donc
1 − 𝑒𝑖𝜃  que l’on peut appliquer une
𝑒𝑖 𝑒 −𝑖 2 − 𝑒 𝑖 2
𝑛𝜃 𝑛𝜃 𝑛𝜃
2 formule bien connue.
= 𝑒 𝑖𝜃  𝜃 
𝑒𝑖 2 𝑒 −𝑖 2 − 𝑒 𝑖 2
𝜃 𝜃

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


8 TD 7
 
 sin
−2𝑖 𝑛𝜃
(𝑛+1)𝜃  2
= 𝑒𝑖 2  
 sin 𝜃
−2𝑖
 2
 
sin 𝑛𝜃2
 
(𝑛 + 1)𝜃
 
(𝑛 + 1)𝜃

=   cos + 𝑖 sin .
sin 𝜃2 2 2

Il ne reste alors plus qu’à remarquer que puisque 𝐶𝑛 et 𝑆𝑛 sont réels,


   
sin 𝑛𝜃2

(𝑛 + 1)𝜃
 sin 𝑛𝜃2

(𝑛 + 1)𝜃

𝐶𝑛 = Re(𝐶𝑛 +𝑖𝑆𝑛 ) =   cos et 𝑆𝑛 = Im(𝐶𝑛 +𝑖𝑆𝑛 ) =   sin .
sin 𝜃2 2 sin 𝜃2 2

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.16


D’après la formule du binôme de Newton, on a
𝑛   𝑛   
∑︁ 𝑛 ∑︁ 𝑛 𝑘  𝑛
𝐶𝑛 + 𝑖𝑆𝑛 = (cos(𝑘𝜃 ) + 𝑖 sin(𝑘𝜃 )) = 𝑒 𝑖𝜃 = 1 + 𝑒 𝑖𝜃 .
𝑘 𝑘
𝑘=0 𝑘=0

Or 1 + 𝑒 𝑖𝜃 = 𝑒 𝑖𝜃 /2 𝑒 −𝑖𝜃 /2 + 𝑒 𝑖𝜃 /2 = 2 cos 𝜃2 𝑒 𝑖𝜃 /2 .

𝑛 𝜃
On en déduit que 1 + 𝑒 𝑖𝜃 = 2𝑛 cos𝑛 𝑒 𝑖𝑛𝜃 /2 .
2    
 𝑛  𝜃 𝜃  𝑛  𝜃 𝜃
Et donc 𝐶𝑛 = Re 1 + 𝑒 𝑖𝜃 = 2 cos
𝑛 𝑛 cos 𝑛 et de même, 𝑆𝑛 = Im 1 + 𝑒 𝑖𝜃 = 2 cos
𝑛 𝑛 sin 𝑛 .
2 2 2 2
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.17
1. On a, pour tout 𝜃 ∈ R,
 
cos(𝑛𝜃 ) = Re 𝑒 𝑖𝑛𝜃
= Re ((cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 )𝑛 )
𝑛  
!
∑︁ 𝑛 Binôme de Newton.
= Re (𝑖 sin 𝜃 ) cos
𝑘 𝑛−𝑘
𝜃
𝑘
𝑘=0
𝑛   
∑︁ 𝑛 𝑘 𝑘
= Re 𝑖 sin 𝜃 cos𝑛−𝑘 𝜃
𝑘
𝑘=0
𝑛  
∑︁ 𝑛 Multiplier un complexe par
= sin𝑘 𝜃 cos𝑛−𝑘 𝜃 Re(𝑖 𝑘 )
𝑘 un réel 𝜆 multiplie sa partie
𝑘=0
réelle par 𝜆.
∑︁ 𝑛 
= cos𝑛−𝑘 𝜃 sin𝑘 𝜃𝑖 𝑘 𝑖 𝑘 est réel si 𝑘 est pair, imagi-
𝑘=0
𝑘 naire pur sinon.
𝑘 pair

⌊𝑛/2⌋  
𝑛
cos𝑛−2𝑝 𝜃 sin2𝑝 𝜃 (−1) 𝑝
∑︁
=
𝑝=0
2𝑝
⌊𝑛/2⌋
Remarque
 
𝑛  𝑝
(−1) 𝑝 cos𝑛−2𝑝 𝜃 1 − cos2 𝜃
∑︁
=
𝑝=0
2𝑝 On pourrait probablement
s’arrêter ici en notant que
⌊𝑛/2⌋   𝑝  
𝑛 𝑝
(−1)𝑘 cos2𝑘 𝜃
∑︁ ∑︁
𝑝
cos𝑛−2𝑝
j k
(−1) 𝜃
𝑛
= 2
2𝑝
 
𝑘 𝑛
𝑋 𝑛−2𝑝 (1−𝑋 2 ) 𝑝
∑︁
𝑝=0 𝑘=0 (−1) 𝑝
2𝑝
𝑝=0
⌊𝑛/2⌋
∑︁ ⌊𝑛/2⌋   
∑︁ 𝑛 𝑝
= (−1) 𝑝+𝑘
cos𝑛−2𝑝+2𝑘 𝜃 est un polynôme à coeffi-
2𝑝 𝑘 cients entiers. C’est ce que
𝑘=0 𝑝=𝑘
nous allons prouver rigoureu-
sement dans la suite.

Plutôt que de nous lancer dans d’interminables changements d’indice, notons


  j 𝑛 k2 
𝐼 = (𝑝, 𝑘) ∈ 0, 𝑘 ⩽𝑝 .
2

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


CORRECTION 9

Pour (𝑝, 𝑘) ∈ 𝐼 , on a 𝑛 − 2𝑝 + 2𝑘 = 𝑛 − 2(𝑝 − 𝑘) ∈ ⟦0, 𝑛⟧.


𝑛
Ø
Et donc en notant pour tout 𝑗 ∈ ⟦0, 𝑛⟧, 𝐼 𝑗 = {(𝑝, 𝑘) ∈ 𝐼 | 𝑛 − 2(𝑝 − 𝑘) = 𝑗 }, on a 𝐼 = 𝐼𝑗
𝑗=0
et les 𝐼 𝑗 sont deux à deux disjoints.
Et donc le théorème de sommation par paquets affirme que
𝑛   
∑︁ ∑︁ 𝑛 𝑝
cos(𝑛𝜃 ) = (−1) 𝑝+𝑘 cos 𝑗 𝜃 .
𝑗=0 (𝑝,𝑞) ∈𝐼 𝑗
2𝑝 𝑘
  
∑︁ 𝑛 𝑝
Donc en notant pour 𝑗 ∈ ⟦0, 𝑛⟧, 𝑎 𝑗 = (−1) 𝑝+𝑘 qui est bien un entier, on a
2𝑝 𝑘
(𝑝,𝑘 ) ∈𝐼 𝑗

𝑛
∑︁
cos(𝑛𝜃 ) = 𝑎 𝑗 cos 𝑗 𝜃 .
𝑗=0

2. On a donc
    ⌊∑︁
2⌋
𝑛
    ⌊∑︁
2⌋ 
𝑛

∑︁
𝑝+𝑘 𝑛 𝑝 𝑝 −𝑝 𝑛 𝑝 𝑛
𝑎𝑛 = (−1) = (−1) = .
2𝑝 𝑘 2𝑝 𝑝 2𝑝
𝑝 −𝑘=0 𝑝=0 𝑝=0

Cette somme a déjà été calculée dans un TD précédent, et elle vaut 2𝑛−1 .
2 2
3. On a bien |𝑤 | 2 = 3 5+4
2 = 1, donc 𝑤 ∈ U.
Supposons par l’absurde qu’il existe 𝑛 ∈ N∗ tel que 𝑤 ∈ U𝑛 .
3
Si on note 𝜃 un argument de 𝑤, on a donc cos(𝜃 ) = , et donc cos(𝑛𝜃 ) = 1.
5
Soit encore
  𝑛 𝑛−1
∑︁  3  𝑘
3
2𝑛−1 + 𝑎𝑘 = 1.
5 5
𝑘=0
𝑛−1 𝑛
!
∑︁ ∑︁
Donc 2𝑛−1 3𝑛 = 5𝑛 − 𝑎𝑘 3𝑘 5𝑛−𝑘 = 5 5𝑛−1 − 𝑎𝑘 3𝑘 5𝑛−1−𝑘 .
𝑘=1 𝑘=1
Or le membre de droite est un entier multiple de 5, alors que celui de gauche ne l’est pas,
d’où une contradiction.
Ainsi, 𝑤 n’est pas une racine de l’unité. Remarque
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.18 Notons que les angles mul-
Notons que l’irrationnalité de 𝛼 signifie qu’il n’existe pas d’angle multiple rationnel de 𝜋 tiples rationnels de 𝜋 sont
ceux dont la mesure en de-
dont le cosinus vaut 31 . grés est rationnelle.
C’est un cas particulier d’un théorème du à Ivan NIVEN, qui a prouvé que les seuls angles
multiples rationnels de 𝜋 dont le cosinus est rationnel sont ceux que vous connaissez déjà,
c’est-à-dire ceux dont le cosinus vaut 0, ± 21 ou ±1.
1

1

1
√︂   2 1 + 2𝑖 √2
1. On a 𝑒 = cos 𝛼 + 𝑖 sin 𝛼 = + 𝑖 sin Arccos
𝑖𝛼 = + 𝑖 1 − 13 = .
3 3 3 3
 √ 𝑛 𝑛
2. On 1 + 2𝑖 2 = 3𝑛 ⇔ 𝑒 𝑖𝜋𝛼 = 1. Remarque
Autrement dit, il s’agit de prouver que 𝛼 ∈ Q si et seulement si 𝑒 𝑖𝜋𝛼 est une racine de Ce critère n’est pas spécifique
l’unité. au nombre 𝛼 que l’on consi-
𝑝
D’une part, si 𝛼 = 𝑞 ∈ Q, alors dère ici, et reste valable pour
tout 𝛼 ∈ R.
 𝑝  2𝑞
𝑒 𝑖𝜋 𝑞 = 𝑒 2𝑖𝑝𝜋 = 1.

Et inversement, si 𝑒 𝑖𝜋𝛼 est une racine 𝑛 ème de l’unité, alors il existe 𝑘 ∈ N tel que 𝑒 𝑖𝜋𝛼 = 𝑒 𝑖 𝑛 .
𝜋𝑘

𝜋𝑘 𝑘
Et donc 𝜋𝛼 ≡ [2𝜋] ⇔ 𝛼 ≡ [1].
𝑛 𝑛
6 Nous avons même prouvé
Et par conséquent, 𝛼 est rationnel6 .
Bref, nous avons bien prouvé que 𝛼 ∈ Q si et seulement si 𝑒 𝑖𝜋𝛼 est une racine de l’unité, un peu mieux : 𝛼 est ra-
√ tionnel et peut s’écrire sous
soit si et seulement si il existe 𝑛 ∈ N∗ tel que (1 + 2𝑖 2)𝑛 = 3𝑛 . forme d’une fraction dont le
dénominateur est vaut 𝑛.
MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY
10 TD 7
√ √
3. Montrons par récurrence qu’il existe deux entiers 𝑎𝑛 et 𝑏𝑛 tels que (1 + 2𝑖 2)𝑛 = 𝑎𝑛 +𝑖𝑏𝑛 2,
avec 𝑎𝑛 − 𝑏𝑛 non divisible par 3.
Pour 𝑛 = 1, c’est évident : on prend 𝑎𝑛 = 1 et 𝑏𝑛 = 2, de sorte que 𝑎𝑛 − 𝑏𝑛 = −1 n’est pas
divisible par 3.
Supposons donc acquise l’existence de 𝑎𝑛 et 𝑏𝑛 vérifiant ces conditions. Alors
√ √ √ √ √
(1 + 2𝑖 2)𝑛+1 = (1 + 2𝑖 2)𝑛 (1 + 2𝑖 2) = (𝑎𝑛 + 𝑖𝑏𝑛 2) (1 + 2𝑖 2)

= (𝑎𝑛 − 4𝑏𝑛 ) + (2𝑎𝑛 + 𝑏𝑛 )𝑖 2.

Posons alors 𝑎𝑛+1 = 𝑎𝑛 − 4𝑏𝑛 et 𝑏𝑛+1 = 2𝑎𝑛 + 𝑏𝑛 , qui sont bien des entiers.
Et alors 𝑎𝑛+1 − 𝑏𝑛+1 = −𝑎𝑛 − 5𝑏𝑛 = −6𝑏𝑛 + (𝑏𝑛 − 𝑎𝑛 ).
Si 𝑎𝑛+1 − 𝑏𝑛+1 était divisible par 3, il existerait alors un entier 𝑘 tel que

𝑎𝑛+1 − 𝑏𝑛+1 = 3𝑘 ⇔ −6𝑏𝑛 + 𝑏𝑛 − 𝑎𝑛 = 3𝑘 ⇔ 𝑎𝑛 − 𝑏𝑛 = 3(−𝑘 − 2𝑏𝑛 )

contredisant le fait que 𝑎𝑛 − 𝑏𝑛 n’est pas divisible par 3.


Par le principe de récurrence, pour tout 𝑛 ∈ N∗ , il existe donc deux entiers 𝑎𝑛 et 𝑏𝑛 tels
√ √
que (1 + 2𝑖 2)𝑛 = 𝑎𝑛 + 𝑖𝑏𝑛 2 avec 𝑎𝑛 − 𝑏𝑛 non divisible par 3.

Supposons donc à présent que 𝛼 soit rationnel. Il existe alors 𝑛 tel que (1 + 2𝑖 2)𝑛 = 3𝑛 .

Mais alors 𝑎𝑛 + 𝑏𝑛 𝑖 2 = 3𝑛 est réel, et donc 𝑏𝑛 = 0, et 𝑎𝑛 = 3𝑛 . Ceci vient contredire le fait
que 𝑎𝑛 − 𝑏𝑛 n’est pas divisible par 3.
Et donc 𝛼 ne peut pas être rationnel.
SOLUTION2𝜋DE L’EXERCICE 7.19
𝑖 ( 2𝜋 2𝜋
15 +𝑘 5 ) , 𝑘 ∈ ⟦0, 4⟧.
On a 𝑗 = 𝑒 𝑖 . Donc les racines
3
√ 5 √ de 𝑗 sont les 𝑒
èmes

𝑖 −1 2 2 3𝜋
D’autre part, on a √ = − +𝑖 = 𝑒 𝑖 4 , et donc
2 2 2

2 2 3𝜋
= 2𝑒 −𝑖 4
𝑖 −1
√5 3𝜋 2𝑘𝜋
de sorte que ses racines 5èmes sont les 2𝑒 − ( − 20 + 5 ) , 𝑘 ∈ ⟦0, 4⟧.
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.20
Il s’agit donc de trouver les solutions à (1 + 𝑧)𝑛 = 𝑒 2𝑖𝑛𝑎 .
Un complexe 𝑧 est solution de cette équation si et seulement si 1 + 𝑧 est une racine 𝑛 ème de
𝑒 2𝑖𝑛𝑎 , soit si et seulement si il existe 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧ tel que
2𝑘𝜋
1 + 𝑧 = 𝑒 𝑖 ( 2𝑎+ 𝑛 ) soit encore 𝑧 = 𝑒 𝑖 ( 2𝑎+ 2𝑘𝜋
𝑛 ) − 1.

Soit si et seulement si il existe 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧ tel que


  Méthode
𝑘𝜋
𝑧 = 𝑒 𝑖 (𝑎+ 𝑛 ) 𝑒 𝑖 (𝑎+ 𝑛 ) − 𝑒 −𝑖 (𝑎+ 𝑛 ) = 2𝑖𝑒 𝑖 (𝑎+ 𝑛 ) sin 𝑎 +
𝑘𝜋
 𝑘𝜋 𝑘𝜋
 𝑘𝜋
. 1 + 𝑒 𝑖𝜃 se factorise bien par
𝑛 𝑒 𝑖𝜃 /2 .

Remarquons que ces 𝑛 solutions sont bien deux à deux distinctes, puisque les racines 𝑛 èmes
de 𝑒 2𝑖𝑛𝑎 le sont.
SOLUTION DE L’EXERCICE
n 𝑘𝜋 7.21 o
Nous savons que U𝑛 = 𝑒 𝑖2 𝑛 , 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧
𝑛−1
𝑒 2𝑖
Ö Ö
Et donc 𝑃 = . Soit encore
𝑘𝜋
𝜔= 𝑛

𝜔 ∈U𝑛 𝑘=0

𝑛−1 𝑛−1
!
Ö  𝜋 𝑘
2𝑖 𝑛 𝜋 ∑︁ Le produit des exponen-
𝑃= 𝑒 = exp 2𝑖 𝑘 .
𝑛 𝑖=0 tielles est l’exponentielle de la
𝑘=0
somme.
𝑛−1
∑︁ 𝑛(𝑛 − 1)
Or, 𝑘= . Et donc
2
𝑘=0
(
𝑖 2𝜋 𝑛 (𝑛−1)
𝑖𝜋 (𝑛−1) 𝑛−1 1 si 𝑛 est impair
𝑃 =𝑒 𝑛 2 =𝑒 = (−1) =
−1 si 𝑛 est pair

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


CORRECTION 11

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.22


Il est clair que 𝑧 = 𝑖 n’est pas solution, et pour 𝑧 ≠ 𝑖, on peut réécrire cette équation sous la
forme 𝑛
𝑧 +𝑖

= 1.
𝑧 −𝑖
𝑧 +𝑖 2𝑘𝜋
Par conséquent, 𝑧 est solution si et seulement si il existe 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧ tel que = 𝑒𝑖 𝑛 .
𝑧 −𝑖
Résolvons donc séparément les 𝑛 équations ci-dessus. Soit 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧.
𝑧 +𝑖
▶ Si 𝑘 = 0, alors cette équation se réécrit = 1, et n’a donc pas de solution.
𝑧 −𝑖
▶ Pour 𝑘 ≠ 0, alors
2𝑘𝜋
𝑧 +𝑖 2𝑘𝜋 1 + 𝑒𝑖 𝑛
= 𝑒 𝑖 𝑛 ⇔ 𝑧 = 𝑖 2𝑘𝜋 .
𝑧 −𝑖 𝑒𝑖 𝑛 − 1
2𝑘𝜋
1 + 𝑒𝑖
" Attention !
𝑛
Donc déjà, l’équation de départ possède au plus 𝑛 − 1 solutions, qui sont les 𝑖 2𝑘𝜋
, pour
𝑒𝑖 𝑛 −1 Pour l’instant, il n’est pas
𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛 − 1⟧. clair que ces solutions soient
D’autre part, on a, pour 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛 − 1⟧, toutes distinctes !
 
𝑒 𝑖 𝑘𝜋
𝑛 𝑒 𝑖 𝑘𝜋
𝑛 +𝑒 −𝑖 𝑘𝜋
𝑛
2 cos 𝑘𝜋
𝑛 𝑘𝜋


𝑖 =𝑖   = cotan .
𝑒𝑖
𝑘𝜋
𝑛 𝑒𝑖
𝑘𝜋
𝑛 − 𝑒 −𝑖
𝑘𝜋
𝑛 2𝑖 sin 𝑘𝜋 𝑛
𝑛

Donc toutes nos solutions sont réelles. Puisque cotan est strictement décroissante sur ]0; 𝜋 [,
intervalle auquel appartiennent les 𝑘𝜋
𝑛 , ces nombres sont tous différents deux à deux.
Donc l’équation possède bien 𝑛 − 1 solutions, qui sont toutes réelles.
1
Commentaire : pour 𝑥 ∉ 2 𝜋2 + 𝑘𝜋, 𝑘 ∈ Z ∪ {𝑘𝜋, , 𝑘 ∈ Z}, on a cotan𝑥 =

.
tan 𝑥
𝑛 𝑘𝜋
Mais si 𝑛 est pair, pour 𝑘 = , tan = 0 et son inverse n’est pas défini, ce qui justifie le recours
2 𝑛
à la cotangente.
1
Si on souhaite l’éviter, on peut dire que si 𝑛 est impair, les solutions sont les , 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛 − 1⟧,
tan 𝑘𝜋
𝑛
1 𝑛
et si 𝑛 est pair, les solutions sont les , 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛 − 1⟧ \ {𝑛/2} et 0 (qui correspond à 𝑘 = .)
tan 𝑘𝜋 2
𝑛

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.23


1. Remarquons que 1 n’est pas solution de l’équation, et que pour 𝑍 ∈ C \ {1}, on a
1 − 𝑍4
𝑍3 + 𝑍2 + 𝑍 + 1 = .
1−𝑍
Et donc, toujours pour 𝑍 ≠ 1, 𝑍 3 + 𝑍 2 + 𝑍 + 1 = 0 ⇔ 1 − 𝑍 4 = 0 ⇔ 𝑍 ∈ U4 .
Mais U4 = {1, −1, 𝑖, −𝑖}, et donc, 1 n’étant pas solution, l’ensemble des solutions de l’équa-
tion est {−1, 𝑖, −𝑖}.
𝑧 +𝑖
2. D’après ce qui précède, 𝑧 est solution si et seulement si ∈ {−1, 𝑖, −𝑖}.
𝑧 −𝑖
𝑧 +𝑖
▶ On a = −1 ⇔ 𝑧 + 𝑖 = 𝑖 − 𝑧 ⇔ 𝑧 = 0.
𝑧 −𝑖
𝑧 +𝑖
▶ On a = 𝑖 ⇔ (1 − 𝑖)𝑧 = 1 − 𝑖 ⇔ 𝑧 = 1.
𝑧 −𝑖
𝑧 +𝑖
▶ Enfin, = −𝑖 ⇔ (1 + 𝑖)𝑧 = −1 − 𝑖 ⇔ 𝑧 = −1.
𝑧 −𝑖
Ainsi, l’ensemble des solutions de l’équation est {0, 1, −1}

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.24


1. Déterminer module et argument de 𝜁 𝑘 − 1, c’est déterminer sa forme exponentielle. Et
pour cela, notre meilleur allié est la factorisation par l’angle
  moitié.
2𝑖𝑘𝜋
 𝑘𝜋  𝑘𝜋 𝑖𝑘𝜋
On a 𝜁 𝑘 − 1 = 𝑒 𝑛 − 1 = 𝑒 𝑛 𝑒 𝑖 𝑛 − 𝑒 −𝑖 𝜋 𝑛 = 2𝑖 sin
𝑖𝑘𝜋 𝑘
𝑒 𝑛 .
𝑛
Soit encore  
𝑘𝜋 𝑖 ( 𝑘𝜋 + 𝜋 )
𝜁 − 1 = 2 sin
𝑘
𝑒 𝑛 2 .
𝑛

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


12 TD 7
 
𝑘𝜋 Signe
Par ailleurs, 0 < 𝑘 < 𝑛, et donc 0 < < 𝜋, si bien que 2 sin
𝑘𝜋
𝑛 > 0. C’est donc bien le Il est important de s’assurer
𝑛
  de la positivité du sinus, car si
𝑘𝜋 𝑘𝜋 𝜋
module de 𝜁 𝑘 − 1 : 𝜁 𝑘 − 1 = 2 sin et un argument de 𝜁 𝑘 − 1 est + .
𝑛 𝑛 2 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃

2. Notons que pour 𝑘 = 0, 𝜁 𝑘 − 1 = 1 − 1 = 0, et donc avec 𝑟 < 0, alors |𝑧 | = −𝑟 et


un argument de 𝑧 est 𝜃 + 𝜋 !
𝑛−1 𝑛−1   𝑛−1  
∑︁ ∑︁ 𝑘𝜋 ∑︁ 𝑘𝜋
𝑆= 𝜁𝑘 − 1 = 2 sin =2 sin .
𝑛 𝑛
𝑘=1 𝑘=1 𝑘=0

Ainsi,
𝑛−1 𝑛−1 𝑛−1
! !
∑︁  𝑘𝜋  ∑︁ 𝑘𝜋 ∑︁  𝜋  𝑘
𝑆=2 Im 𝑒 𝑖 𝑛
= 2 Im 𝑒 𝑖 𝑛
= 2 Im 𝑒 𝑖𝑛
.
𝑘=0 𝑘=0 𝑘=0

Mais
𝑛−1  𝜋  𝑘 1 − 𝑒 𝑖𝑛 𝜋𝑛
∑︁ 1 − 𝑒 𝑖𝜋 2
𝑒𝑖 𝑛 = = =
1−𝑒 𝑖𝑛
1−𝑒 𝑖 𝜋𝑛
1 − 𝑒𝑖 𝑛 Détails
𝜋 𝜋
𝑘=0
Rappelons que
2 1 1
 = 2𝑒 −𝑖 2𝑛 −𝑖 2𝑛
𝜋 𝜋
= 𝜋 = 𝑖𝑒 1
−2𝑖 sin sin 𝜋
 𝜋
𝑖 2𝑛
𝜋
−𝑖 2𝑛 𝑖 2𝑛
𝜋
𝑒 𝑒 −𝑒 2𝑛 2𝑛
𝑖
= −𝑖.
 𝜋 𝜋  1
= 𝑖 cos − 𝑖 sin
2𝑛 2𝑛 sin 2𝑛 𝜋

1 cos 2𝑛 𝜋
1 1
= +𝑖 𝜋 = +𝑖 𝜋 .
2 sin 2𝑛 2 tan 2𝑛

2
Et ainsi, 𝑆 = 𝜋 .
tan 2𝑛

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.25


À l’exception de la dernière équation, il n’y a pas grand chose à dire : il suffit d’appliquer
la méthode...
1. Le discriminant vaut Δ = −3 + 4𝑖.
Soit donc 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 une racine carrée de Δ. Alors 𝑧 2 = 𝑎 2 − 𝑏 2 + 2𝑖𝑎𝑏 = −3 + 4𝑖, et donc
𝑎 2 − 𝑏 2 = −3 et 2𝑎𝑏 = 4.
Par ailleurs, 𝑎 2 + 𝑏 2 = |𝑧| 2 = |𝑧| 2 = | − 3 + 4𝑖 | = 5.
On en déduit que 2𝑎 2 = 2 et 2𝑏 2 = 8, et puisque 𝑎𝑏 = 2, 𝑎 et 𝑏 sont de même signe.
Donc (𝑎, 𝑏) = (1, 2) ou (𝑎, 𝑏) = (−1, −2).
On vérifie qu’on a bien (1 + 2𝑖) 2 = −3 + 4𝑖, et donc 𝛿 = 1 + 2𝑖 est une racine carrée de Δ, si
bien que les solutions de l’équation initiale sont 3+𝛿 3−𝛿
2 = 2 + 𝑖 et 2 = 1 − 𝑖.
2. Δ = −3 + 4𝑖. On a alors (𝑎 + 𝑖𝑏) 2 = Δ si et seulement si


 𝑎 2 + 𝑏 2 = |Δ| 2 = 5 

 𝑎2 = 1
2𝑎𝑏 = 4 ⇔ 𝑏2 = 4

 

𝑎 2 − 𝑏 2 = −3 𝑎𝑏 = 2
 
Astuce
 
 
Si l’on remarquait que −1
Les deux racines carrées de Δ sont donc 1 + 2𝑖 et −1 − 2𝑖, de sorte que les solutions de est racine «évidente», et en
l’équation sont 2𝑖 et −1. notant que −2𝑖 doit être le
produit des racines, on arrive
3. Commençons par résoudre 𝑍 2 − 𝑍 + (1 − 𝑖) = 0. Les deux solutions de cette équation sont directement à 2𝑖 comme
√ 𝜋
𝑍 1 = −𝑖 et 𝑍 2 = 1 + 𝑖 = 2𝑒 𝑖 4 . seconde racine.
Les solutions de l’équation de départ sont donc les racines carrées de 𝑍 1 et de 𝑍 2 , qui sont
au nombre de 4 et sont
3𝜋 √ 4
√4 7𝜋
𝑒 −𝑖 4 , −𝑒 −𝑖 4 = 𝑒 𝑖 4 , 2𝑒 𝑖 8 et 2𝑒 𝑖 8 .
𝜋 𝜋 𝜋

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.26


1. Rappelons un résultat traité dans un exemple du cours : les couples de solutions du système Remarque
Sauf en cas de racine double,
(
𝑥 +𝑦 = 𝑠
sont les couples formés des deux racines de 𝑋 2 − 𝑠𝑋 + 𝑝. il y a deux tels couples, ob-
𝑥𝑦 = 𝑝 tenus en échangeant les
racines.
MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY
CORRECTION 13

Donc ici, il s’agit de déterminer les racines de 𝑋 2 − 4𝑋 + 5.


Le discriminant de ce polynôme vaut −4 = (2𝑖)(2 , et donc les deux racines sont 2 ± 𝑖, de
𝑥 +𝑦 = 4
sorte que les deux couples de solutions du système sont (2+𝑖, 2−𝑖) et (2−𝑖, 2+𝑖).
𝑥𝑦 = 5
De même, pour le second système, il s’agit de déterminer les racines de 𝑋 2 − (3−2𝑖)𝑋 +5−𝑖.
Le discriminant de ce polynôme est Δ = (3 − 2𝑖) 2 − 4(5 − 𝑖) = −15 − 8𝑖.
Cherchons alors 𝛿 = 𝑎 + 𝑖𝑏 tel que 𝛿 2 = Δ.
On a alors


 𝑎 2 − 𝑏 2 = Re(Δ) 

 𝑎 2 − 𝑏 2 = −15 

 𝑎2 = 1
𝛿 2 = Δ ⇔ 2𝑎𝑏 = Im(Δ) ⇔ 𝑏 2 = 16

 
 

⇔ 𝑎𝑏 = −4
2 2 2 2

 𝑎 + 𝑏 = 289 = 17
 √︁  
𝑎 + 𝑏 = |Δ|
  𝑎𝑏 = −4

  
On a donc 𝑎 = ±1, 𝑏 = ±4, et puisque 𝑎 et 𝑏 sont de signes opposés, les deux racines carrées
complexes de Δ sont 𝛿 = 1 − 4𝑖 et 𝛿 2 = −𝛿 1 = −1 + 4𝑖.
3 − 2𝑖 + 1 − 4𝑖
On en déduit que les racines de 𝑋 2 − (3 − 2𝑖)𝑋 + 5 − 𝑖 sont = 2 − 3𝑖 et
2
3 − 2𝑖 − 1 + 4𝑖
= 1 + 𝑖.
2
Et donc les couples solutions au système initial sont (1 + 𝑖, 2 − 3𝑖) et (2 − 3𝑖, 1 + 𝑖).
2. Notons que si 𝑥 et 𝑦 sont les deux côtés d’un rectangle, alors son aire est 𝑎 = 𝑥𝑦 et son
𝑝
périmètre est 𝑝 = 2(𝑥 + 𝑦) ⇔ 𝑥 + 𝑦 = .
√ 2
√ 𝜆 𝑎
Et donc on a 𝑝 = 𝜆 𝑎 ⇔ 𝑥 + 𝑦 = .
2
Si l’aire 𝑎 > 0 est fixée, il s’agit donc de trouver les valeurs de 𝜆 pour lesquelles le système
𝑥𝑦 = 𝑎 √


𝜆 𝑎 .

 𝑥 +𝑦 =
2

 √
2 𝜆 𝑎
C’est-à-dire les valeurs pour lesquelles l’équation 𝑥 − 𝑥 + 𝑎 = 0 possède des solutions
2
réelles.
𝜆 2𝑎 𝑎 2
Or le discriminant de cette équation vaut − 4𝑎 = 𝜆 − 16 .

4 4
Il est donc positif ou nul si et seulement si 𝜆 ⩾ 4.
Quelques commentaires : nous venons de prouver que le rapport entre le périmètre d’un rectangle
7 Notons que ces grandeurs
et son aire7 ne peut pas être aussi petit que l’on veut.
𝑝2 sont homogènes, comme
Autrement dit, à périmètre 𝑝 fixé, l’aire d’un rectangle ne peut pas dépasser . C’est assez intuitif : disent les physiciens.
16
on ne peut avoir une aire très grande pour un rectangle de petit périmètre (mais on peut avoir une
aire très petite pour un rectangle de grand périmètre.)
𝑝2
On pourrait d’ailleurs prouver que cette borne est atteinte uniquement pour les carrés.
16
8 Le terme est vague, mais
De manière générale, à périmètre fixé, la «figure»8 avec la plus grande aire est le disque, pour
𝑝2 donner une définition précise
laquelle on a 𝑎 = . nous emmènerait trop loin.
4𝜋
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.27
1. Il est clair que 0 est solution. Cherchons donc les solutions non nulles sous forme exponen-
tielle : 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 , avec 𝑟 > 0 et 𝜃 ∈] − 𝜋, 𝜋].
Alors 𝑧 2 = 𝑟 2𝑒 2𝑖𝜃 et 𝑧 =( 𝑟𝑒 .
−𝑖𝜃
2
(
𝑟 = 𝑟 𝑟 =1
On a donc 𝑧 2 = 𝑧 ⇔ 2𝑖𝜃 ⇔ 3𝑖𝜃
𝑒 =𝑒 −𝑖𝜃 𝑒 =1
Or, 𝑒 3𝑖𝜃 = 1 si et seulement si 𝑧 = 𝑒 𝑖𝜃 est une racine cubique de l’unité, donc si et seulement

si 𝑧 ∈ 1, 𝑗, 𝑗 2 .


Et donc l’ensemble des solutions de l’équation de départ est 0, 1, 𝑗, 𝑗 2 .




2. De nouveau, remarquons que 0 est solution, et cherchons les solutions non nulles sous la
forme 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 , avec 𝑟 > 0.
Alors 𝑧 2 = 𝑟 2𝑒 2𝑖𝜃 et −𝑧 2 = −𝑟 2𝑒 −2𝑖𝜃 = 𝑟 2𝑒 𝑖 (𝜋 −2𝜃 ) .
Et donc 𝑧 2 = −𝑧 2 si et seulement si 𝑒 2𝑖𝜃 = 𝑒 𝑖 (𝜋 −2𝜃 ) , soit si et seulement si
𝜋 𝜋
2𝜃 = 𝜋 − 2𝜃 [2𝜋] ⇔ 𝜃 = [ ].
4 2
MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY
14 TD 7
Autrement dit
𝜋 Les solutions sont les com-
Donc l’ensemble des solutions est l’ensemble des complexes qui ont pour argument ± ou plexes dont l’image est sur
4
3𝜋 l’une des deux bissectrices
± . d’équations 𝑦 = ±𝑥.
4
3. Une fois de plus, 0 est solution, et nous cherchons les solutions non nulles sous forme
exponentielle 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 . Alors 𝑧 2 = 2𝑧 ⇔ 𝑟 2𝑒 2𝑖𝜃 = 2𝑟𝑒 −𝑖𝜃 .
Donc 𝑧 est solution de 𝑧 2 = 2𝑧 si et seulement si

𝑟 2 = 2𝑟 ⇔ 𝑟 = 2 et 𝑒 2𝑖𝜃 = 𝑒 −𝑖𝜃 ⇔ 𝑒 3𝑖𝜃 = 1 ⇔ 𝑒 𝑖𝜃 ∈ 1, 𝑗, 𝑗 2 .




Et donc les solutions de l’équation sont 0, 2, 2𝑗, 2𝑗 2 .


Rappel
4. Un complexe 𝑧 est solution si et seulement si 𝑧 2𝑧 2 = 1 ⇔ |𝑧| 4 = 1. 𝑧𝑧 = |𝑧 | 2 .
Et donc si et seulement si |𝑧| = 1 ⇔ 𝑧 ∈ U.

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.28


Cherchons 𝑧 sous forme trigonométrique : 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 , avec 𝑟 ⩾ 0 et 𝜃 ∈] − 𝜋, 𝜋].
On a alors
𝑧 2 + 2|𝑧| − 3 = 0 ⇔ 𝑟 2𝑒 𝑖2𝜃 + 2𝑟 − 3 = 0.
En particulier, si 𝑧 est solution, alors 𝑟 2𝑒 2𝑖𝜃 = 3 − 2𝑟 .
Ces deux complexes, doivent donc avoir le même module.
Le module de 𝑟 2𝑒 2𝑖𝜃 est 𝑟 2 . En revanche, le module de 3 − 2𝑟 est |3 − 2𝑟 |.
3
▶ Si 3 − 2𝑟 ⩾ 0 ⇔ 𝑟 ⩽ : alors |3 − 2𝑟 | = 3 − 2𝑟 .
2
Et donc on a 𝑟 2 = 3 − 2𝑟 ⇔ 𝑟 2 + 2𝑟 − 3 = 0.
9 Rappelons qu’on a supposé
Les solutions de cette équation sont 1 et −3. Et donc la seule solution positive9 est 𝑟 = 1.
Reste donc alors 𝑒 2𝑖𝜃 = 3 − 2 = 1, de sorte que 2𝜃 ≡ 0 [2𝜋] et donc 𝜃 ≡ 0 [𝜋]. 𝑟 > 0.
Ainsi, 𝜃 = 0 ou 𝜃 = 𝜋, de sorte que 𝑧 = 𝑒 𝑖0 = 1 ou 𝑧 = 𝑒 𝑖𝜋 = −1.
3
▶ Si 3 − 2𝑟 < 0 ⇔ 𝑟 > : alors |3 − 2𝑟 | = 2𝑟 − 3.
2
On a alors 𝑟 2 = 2𝑟 − 3 ⇔ 𝑟 2 − 2𝑟 + 3 = 0.
Mais ce polynôme de degré 2 possède un discriminant égal à −8 < 0, et donc ne possède
pas de solution réelle.

Ainsi, les seules solutions possibles de l’équation sont 1 et −1.


Il est aisé de vérifier que ce sont bien des solutions, et donc que l’ensemble des solutions de
Vérification ?
l’équation est {−1, 1}. Notons que nous n’avons pas
Quelques commentaires : il est assez facile de voir que −1 et 1 sont solutions. Une erreur à ne procédé par équivalences,
pas commettre serait de dire qu’on a là deux solutions, et qu’il s’agit d’une équation de degré deux mais par implications.
qui ne possède donc au plus que deux solutions, ce qui prouverait donc sans calculs qu’on a toutes Autrement dit, nous avons
les solutions. effectué un raisonnement par
analyse-synthèse, l’analyse
En effet, notre équation de départ n’est pas une équation polynomiale de degré 2 en raison de la nous disant que si 𝑧 est solu-
présence du module de 𝑧. Une équation polynomiale serait de la forme 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0. tion alors 𝑧 = ±1.
La synthèse consiste donc à
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.29 vérifier que ce sont bien des
Écrivons 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 sous forme algébrique. Alors solutions.

𝑧+2 (𝑧 + 2) (1 − 𝑖𝑧) 𝑧 + 2 − 𝑖 |𝑧| 2 − 2𝑖𝑧


= = .
1 + 𝑖𝑧 |1 + 𝑖𝑧| 2 |1 + 𝑖𝑧| 2

Et donc
𝑧+2 1 1
     
2 2 2
Im = 𝑏 − |𝑧| − 2𝑎 = 𝑏 − 𝑎 − 𝑏 − 2𝑎 .
1 + 𝑖𝑧 |1 + 𝑖𝑧| 2 |1 + 𝑖𝑧| 2

𝑧+2
On en déduit que ∈ R si et seulement si 𝑏 − 𝑎 2 − 𝑏 2 − 2𝑎 = 0 ⇔ 𝑎 2 + 𝑏 2 + 2𝑎 − 𝑏 = 0.
1 + 𝑖𝑧 2
1 5

Mais 𝑎 2 + 2𝑎 + 𝑏 2 − 𝑏 = (𝑎 + 1) 2 − 1 + 𝑏 2 − 𝑏 = (𝑎 + 1) 2 + 𝑏 − − , de sorte que
2 4
2
𝑧+2 1 5

2
∈ R ⇔ (𝑎 + 1) + 𝑏 − = .
1 + 𝑖𝑧 2 4

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


CORRECTION 15

1 5
 
On reconnaît là l’équation d’un cercle de centre −1, , et de rayon .
2 2
Notons que ceci se retrouve directement à l’aide des complexes, en notant que la condition
obtenue n’est autre que
2
1 5

𝑧 − −1 + 𝑖 = .
2 4
1
Et donc l’ensemble cherché est le cercle centré en le point d’affixe −1 + 𝑖 , et de rayon
√ 2 Remarque
5 Il est facile de vérifier que 𝑖
, privé de 𝑖.
2 appartient à ce cercle.

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.30


Nous ne donnons pas de définition de polygone convexe régulier, mais il s’agit bien de
ceux auxquels vous pensez :

10 Dont tous les côtés sont de


Il existe tout de même des polygones réguliers10 qui ne sont pas convexes (on parle alors
de polygones étoilés). Par exemple ceux qui se trouvent ci-dessous : même longueur.

Enfin, direct signifie que les sommets sont parcourus dans le sens trigonométrique.
11 L’intersection des média-
Si Ω est le centre11 du polygone, alors pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 2⟧, 𝑀𝑘+1 est l’image de 𝑀𝑘 par
2𝜋 trices des segments joignant
la rotation de centre Ω et d’angle . deux sommets distincts.
𝑛

𝑀𝑘+1

𝑀𝑘+2 2𝜋 2𝜋
𝑛 𝑛
2𝜋
𝑀𝑘
𝑛 Ω

FIGURE 7.2 – Chaque sommet se déduit du précédent par une rotation de centre Ω et
2𝜋
d’angle .
𝑛

Soit encore, en notant 𝜔 l’affixe de Ω,


2𝜋
𝑧𝑘+1 − 𝜔 = 𝑒 𝑖 𝑛 (𝑧𝑘 − 𝜔).
2𝜋
Notons alors 𝜁 = 𝑒 𝑖 𝑛 , de sorte que la relation précédente nous donne

𝑧𝑘+1 − 𝜔 = 𝜁 (𝑧𝑘 − 𝜔).


12 Ou plus simplement le fait
Une récurrence rapide12 prouve qu’alors
que 𝑀𝑘 est l’image de 𝑀0
𝑘 par la rotation de centre Ω et
𝑧𝑘 − 𝜔 = 𝜁 (𝑧 0 − 𝜔).
d’angle 2𝑘𝜋
𝑛 .

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


16 TD 7

Ceci est en particulier vrai pour 𝑘 = 1, ce qui nous donne une relation entre 𝜔, 𝑧 0 et 𝑧 1 :

𝜁 𝑧0 − 𝑧1
𝑧 1 − 𝜔 = 𝜁 (𝑧 0 − 𝜔) ⇔ 𝜔 (𝜁 − 1) = 𝜁 𝑧 0 − 𝑧 1 ⇔ 𝜔 = .
𝜁 −1

Et donc pour tout 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛 − 1⟧,

𝜁 𝑧 0 − 𝑧 1 𝜁 𝑘 (𝑧 1 − 𝑧 0 )
𝑧𝑘 = 𝜔 + 𝜁 𝑘 (𝑧 0 − 𝜔) = + .
𝜁 −1 𝜁 −1

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.31


Considérons deux rotations 𝑟 1 et 𝑟 2 de centres respectifs (Ω1 ) et (Ω2 ) et d’angles 𝜃 1 et 𝜃 2 .
Alors la fonction complexe associée à 𝑟 1 ◦ 𝑟 2 est
 
𝑧 ↦→ 𝜔 1 + 𝑒 𝑖𝜃 1 𝑒 𝑖𝜃 2 (𝑧 − 𝜔 2 ) + 𝜔 2 − 𝜔 1 = 𝑒 𝑖 (𝜃 1 +𝜃 2 ) 𝑧 − 𝑒 𝑖 (𝜃 1 +𝜃 2 ) 𝜔 2 + 𝑒 𝑖𝜃 1 (𝜔 2 − 𝜔 1 ) + 𝜔 1 . Rappel
Si on souhaite l’affixe du
Étant de la forme 𝑧 ↦→ 𝑎𝑧 + 𝑏, avec 𝑎 = 𝑒 𝑖 (𝜃 1 +𝜃 2 ) , c’est une similitude, de rapport 1 et d’angle centre de rotation, il s’agit de
𝜃 1 + 𝜃 2 , c’est donc une rotation d’angle 𝜃 1 + 𝜃 2 . l’unique point fixe de 𝑟 1 ◦ 𝑟 2 .
Sauf dans le cas où 𝜃 1 + 𝜃 2 ≡ 0 [2𝜋], auquel cas 𝑎 = 1, et nous sommes en présence d’une
13 Mais une translation est
translation13 .
une similitude directe, qui
possède 1 comme rapport et
On prouve de même que la composée de deux homothéties de rapports 𝜆1 et 𝜆2 est une
0 comme angle.
homothétie de rapport 𝜆1 𝜆2 , sauf si 𝜆1 𝜆2 = 1, auquel cas nous sommes en présence d’une
translation. Méthode
L’angle 𝜃 et le rapport 𝑟
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.32 de la similitude associée à
𝑧 ↦→ 𝑎𝑧 + 𝑏 sont donnés par
1. Puisque nous avons reconnu une fonction affine de 𝑧, il s’agit bien d’une similitude directe.
√ 𝜋 la forme exponentielle de
Puisque 1 + 𝑖 3 = 2𝑒 𝑖 3 , son rapport vaut 2 et son angle vaut .
𝜋
𝑎 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 .
 √  3√ Et son centre en est l’unique
Enfin, son centre est son unique point fixe. Mais 1 + 𝑖 3 𝑧 − 𝑖 3 = 𝑧 ⇔ 𝑧 = 1. point fixe.
Et donc la similitude en question possède pour centre (1, 0) (le point d’affixe 1).
2. Travaillons plutôt avec les fonctions complexes associées à ces transformations, que nous
appellerons encore 𝑟 et 𝑡 pour alléger les notations.
On a 𝑡 : 𝑧 ↦→ 𝑧 + (−1) et 𝑟 : 𝑧 ↦→ 𝑒 𝑖 2 (𝑧 − 0) + 0 = 𝑖𝑧.
𝜋

Et donc pour 𝑧 ∈ C,

(𝑡 ◦ 𝑟 ◦ 𝑡) (𝑧) = 𝑖 (𝑧 − 1) − 1 = 𝑖𝑧 − (1 + 𝑖).
𝜋
Puisque 𝑖 = 𝑒 𝑖 2 , il s’agit d’une similitude de rapport 1 (donc d’une rotation !) et d’angle .
𝜋

2
1+𝑖
De plus, on a 𝑖𝑧 − (1 + 𝑖) = 𝑧 ⇔ 𝑧 = = −𝑖.
𝑖 −1
𝜋
Donc 𝑡 ◦ 𝑟 ◦ 𝑡 est la rotation de centre (0, −1) et d’angle .
2
De même, pour 𝑧 ∈ C, on a

(𝑟 ◦ 𝑡 ◦ 𝑟 ) (𝑧) = 𝑖 (𝑖𝑧 − 1) = −𝑧 − 𝑖.

Puisque −1 = 𝑒 𝑖𝜋 , il s’agit d’une rotation d’angle 𝜋 (qui


 est une
 symétrie centrale).
𝑖 1
Son centre est alors le point d’affixe − , c’est-à-dire 0, − .
2 2
3. Soit 𝑓 : 𝑧 ↦→ 𝑎𝑧 + 𝑏 une similitude directe.
Soit 𝑦 ∈ C fixé. Prouvons que 𝑦 possède un unique antécédent par 𝑓 .
𝑦 −𝑏
Pour 𝑧 ∈ C, on a 𝑓 (𝑧) = 𝑦 ⇔ 𝑎𝑧 + 𝑏 = 𝑦 ⇔ 𝑧 = .
𝑎
Et donc non seulement 𝑦 possède un unique antécédent, mais en plus nous connaissons cet
𝑧 −𝑏
antécédent. Donc 𝑓 réalise une bijection de C sur C et 𝑓 −1 : 𝑧 ↦→ .
𝑎
Si 𝑓 est une translation (si 𝑎 = 1), alors 𝑓 est encore une translation, de vecteur opposé à
−1

celui de 𝑓 .
Si 𝑓 possède un point fixe 𝜔, alors 𝑓 (𝜔) = 𝜔 ⇔ 𝑓 −1 (𝜔) = 𝜔.
Donc 𝜔 est également le centre de 𝑓 −1 . Le rapport de 𝑓 −1 est 𝑎1 = |𝑎1 | , qui est donc l’inverse

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY


CORRECTION 17
  Intuition
1 Le résultat est assez peu
de celui de 𝑓 , et son angle est arg 𝑎 = − arg(𝑎), qui est donc l’opposé de l’angle de 𝑓 .
surprenant : pour «inverser
Ainsi, si 𝑓 est la similitude directe de centre Ω, de rapport 𝜆 et d’angle 𝜃 , alors 𝑓 −1 est la 𝑓 » une similitude, il suffit
similitude directe de centre Ω, de rapport 𝜆1 et d’angle −𝜃 . de tourner, par rapport au
Notons en particulier que la bijection réciproque d’une rotation est une rotation de même même centre, d’un angle
opposé si 𝑓 multipliait les
centre, et de même la bijection réciproque d’une homothétie est une homothétie de même longueurs par 𝜆, il faut les
centre. diviser par 𝜆.

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.33


1. Il est évident que 𝑧 = 1 convient. Nous supposons dans la suite que 𝑧 ≠ 1.
Notons 𝐴, 𝐵, 𝐶 les points d’affixes respectives 1, 𝑧, 𝑧 2 .
Alors 𝐴, 𝐵 et 𝐶 sont alignés si et seulement si il existe un réel 𝜆 tel que
−→ −→
𝐴𝐵 = 𝜆𝐴𝐶 ⇔ (𝑧 − 1) = 𝜆(𝑧 2 − 1).
𝑧2 − 1
Soit encore si et seulement si ∈ R.
𝑧−1
Soit si et seulement si 𝑧 + 1 ∈ R ⇔ 𝑧 ∈ R.
Et donc la condition nécessaire et suffisante cherchée est 𝑧 ∈ R.
2. Laissons de côté les cas où 𝑧 = 0 ou 𝑧 = 1, puisqu’alors les trois sommets du triangle sont
confondus.
Notons alors 𝐴, 𝐵, 𝐶 les points d’affixes respectives 𝑧, 𝑧 2, 𝑧 3 . Alors 𝐴𝐵𝐶 est rectangle en 𝐵 si
−→ −→ 𝜋
et seulement si (𝐵𝐴, 𝐵𝐶) ≡ [𝜋]. 𝐹
2
3
𝑧 −𝑧 2 𝑧 2 (𝑧 − 1)
Donc si et seulement si ∈ 𝑖R ⇔ ∈ 𝑖R ⇔ −𝑧 ∈ 𝑖R ⇔ 𝑧 ∈ 𝑖R.
𝑧 − 𝑧2 𝑧 (1 − 𝑧)
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.34 𝐷
4𝜋
On a 𝑗 2 = 𝑒 𝑖 = 𝑒𝑖 +𝑖𝜋
= −𝑒 𝑖 . Et donc 𝑒 𝑖 = −𝑗 2 .
𝜋 𝜋 𝜋
1. 3 3 3 3 𝐸
( 𝐵
𝐴𝐵 = 𝐴𝐶 𝐴
2. Le triangle 𝐴𝐵𝐶 est équilatéral direct si et seulement si −→ −→ 𝜋 .
(𝐴𝐵, 𝐴𝐶) =
3
𝜋
Soit si et seulement si 𝐶 est l’image de 𝐵 par la rotation de centre 𝐴 et d’angle .
3
Traduisons ceci en termes d’affixes : 𝐴𝐵𝐶 est équilatéral direct si et seulement si 𝐶
FIGURE 7.3– 𝐴𝐵𝐶 est direct.
𝑐 − 𝑎 = 𝑒 𝑖 3 (𝑏 − 𝑎) ⇔ 𝑐 − 𝑎 = −𝑗 2 (𝑏 − 𝑎) ⇔ 𝑐 + 𝑏 𝑗 2 − 𝑎(1 + 𝑗 2 ) = 0.
𝜋
𝐷𝐸𝐹 est indirect (donc 𝐷𝐹 𝐸
est direct).
Or, nous savons que 1 + 𝑗 + 𝑗 2 = 0 et donc 1 + 𝑗 2 = −𝑗.
Donc 𝐴𝐵𝐶 est équilatéral direct si et seulement si 𝑐 +𝑏 𝑗 2 +𝑎 𝑗 = 0, ce qui, après multiplication
par 𝑗 2 est équivalent à 𝑎 + 𝑏 𝑗 + 𝑐 𝑗 2 = 0.
3. Le triangle 𝐴𝐵𝐶 est équilatéral si et seulement si il est équilatéral direct, ou si il est équilatéral
indirect14 .
Mais il est équilatéral indirect si et seulement si 𝐴𝐶𝐵 est équilatéral direct, soit si et seulement 14 On dit parfois aussi rétro-
si 𝑎 + 𝑐 𝑗 + 𝑏 𝑗 2 = 0. grade.
Et donc 𝐴𝐵𝐶 est équilatéral si et seulement si
Astuce
Un produit de deux nombres
𝑎 + 𝑏 𝑗 + 𝑐 𝑗 2 = 0 ou 𝑎 + 𝑐 𝑗 + 𝑏 𝑗 2 = 0 ⇔ (𝑎 + 𝑏 𝑗 + 𝑐 𝑗 2 ) (𝑎 + 𝑐 𝑗 + 𝑏 𝑗 2 ) = 0.
est nul si et seulement si l’un
de ces deux nombres est nul !
Mais on a
        
𝑎 + 𝑏 𝑗 + 𝑐 𝑗 2 𝑎 + 𝑐 𝑗 + 𝑏 𝑗 2 = 𝑎 2 + 𝑏 𝑗 3 + 𝑐 𝑗 3 + 𝑎𝑏 𝑗 + 𝑗 2 + 𝑎𝑐 𝑗 + 𝑗 2 + 𝑏𝑐 𝑗 + 𝑗 2 .

Or 𝑗 3 = 1, et comme précédemment, 1 + 𝑗 + 𝑗 2 = 0 ⇔ 𝑗 + 𝑗 2 = −1.


15 C’est-à-dire quels que
Et donc on a toujours15 𝑎 + 𝑏 𝑗 + 𝑐 𝑗 2 𝑎 + 𝑐 𝑗 + 𝑏 𝑗 2 = 𝑎 2 + 𝑏 2 + 𝑐 2 − 𝑎𝑏 − 𝑎𝑐 − 𝑏𝑐.
Et par conséquent, 𝐴𝐵𝐶 est équilatéral si et seulement si soient les complexes 𝑎, 𝑏 et 𝑐.

𝑎 2 + 𝑏 2 + 𝑐 2 − 𝑎𝑏 − 𝑎𝑐 − 𝑏𝑐 = 0 ⇔ 𝑎 2 + 𝑏 2 + 𝑐 2 = 𝑎𝑏 + 𝑎𝑐 + 𝑏𝑐.
16 Quitte à renuméroter les

SOLUTION DE L’EXERCICE 7.35 𝑧𝑘 , ce qui ne change rien


Notons 𝜃 un argument de 𝑎, de sorte que 𝑎 = 𝑒 𝑖𝜃 . pour la suite.
𝜃 +2𝑘𝜋 17 Cette hypothèse n’est pas
On peut alors supposer16 que pour 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 𝑛 .
indispensable, mais montrer
Si 𝑀𝑘 désigne le point d’affixe (1 + 𝑧𝑘 ) , il s’agit donc de prouver que quels que soient
𝑛
−−−−→ −−−−→ que trois points, dont deux
(𝑘, ℓ, 𝑝) ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧3 deux à deux distincts17 alors 𝑀𝑘 𝑀ℓ et 𝑀𝑘 𝑀𝑝 sont colinéaires. confondus sont alignés n’a
pas grand intérêt : c’est
MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 toujours vrai !M. VIENNEY
18 TD 7
−−−−→ −−−−→
Ou encore que 𝑀𝑘 𝑀ℓ , 𝑀𝑘 𝑀𝑝 ≡ 0 [𝜋].
(1 + 𝑧𝑘 )𝑛 − (1 + 𝑧 ℓ )𝑛
Mais plus simplement, en termes d’affixes, cela revient à prouver que
(1 + 𝑧𝑘 )𝑛 − (1 + 𝑧𝑝 )𝑛
est réel.
Ce qui signifie que les arguments de (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 − (1 + 𝑧 ℓ )𝑛 et (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 − (1 + 𝑧𝑝 )𝑛 sont égaux
18 Deux vecteurs colinéaires
ou opposés18 modulo 2𝜋. Donc égaux modulo 𝜋.
peuvent avoir des sens oppo-
𝑛 
1 + 𝑧ℓ
 
Essayons donc de calculer un argument de (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 − (1 + 𝑧 ℓ )𝑛 = (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 1 − . sés !
1 + 𝑧𝑘
Commençons par un argument de (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 .

𝜃 + 2𝑘𝜋 𝑖 𝜃 +2𝑘𝜋
 
𝜃 +𝑘𝜋 𝜃 +2𝑘𝜋
 𝜃 +2𝑘𝜋 𝜃 +2𝑘𝜋

1 + 𝑧𝑘 = 1 + 𝑒 𝑖 𝑛 = 𝑒 𝑖 2𝑛 𝑒 𝑖 2𝑛 + 𝑒 −𝑖 2𝑛 = 2 cos 𝑒 2𝑛 .
2𝑛

𝜃 + 2𝑘𝜋 𝜃 + 2𝑘𝜋
Et donc, suivant le signe du cosinus, un argument de 1 + 𝑧𝑘 est ou + 𝜋.
2𝑛 2𝑛
𝜃 𝜃
Donc un argument de (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 est + 𝑘𝜋 ou + (𝑘 + 𝑛)𝜋.
2 2
𝜃
Ces deux nombres sont congrus à modulo 𝜋.
2
Poursuivons donc notre calcul, .... WAIT A MINUTE ! Nous venons de prouver que les
(1 + 𝑧𝑘 )𝑛 ont tous même argument modulo 𝜋.
(1 + 𝑧𝑘 )𝑛
Autrement dit que ∈ R.
(1 + 𝑧 ℓ )𝑛
(1 + 𝑧𝑘 ) − 0
𝑛
Soit encore ∈ R.
(1 + 𝑧 ℓ )𝑛 − 0
Ainsi, les points 𝑂, 𝑀𝑘 et 𝑀ℓ sont alignés.
De même, 𝑂, 𝑀𝑘 et 𝑀𝑝 sont alignés, et donc 𝑀𝑘 , 𝑀ℓ et 𝑀𝑝 sont alignés. Ainsi, les 𝑀𝑘 sont
𝜃
alignés, et sont situés sur la droite passant par 𝑂 et le point d’affixe .
2
Quelques commentaires : en réalité, tout le début de cette correction est inutile, le seul calcul
important étant celui de l’argument de (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 .
Toutefois, au vu de la formulation de la question, rien ne laissait présager que la droite passant par
19 En tous cas je ne vois pas
tous les 𝑀𝑘 passait aussi par l’origine, et donc il est assez peu probable19 de penser directement à
chercher l’argument de (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 . de raison «évidente» de le
faire.
Aussi, j’ai tenu à laisser le début de cette correction, certes inutile, mais qui montre une des
20 Et je ne prétends d’ailleurs
nombreuses20 manières de démarrer la résolution d’un tel exercice.
pas que ce soit la plus intelli-
gente qui soit !

MP2I LYCÉE CHAMPOLLION 2024-2025 M. VIENNEY

Vous aimerez peut-être aussi