TD 7 : Exercices sur les Nombres Complexes
TD 7 : Exercices sur les Nombres Complexes
EXERCICE 7.6 Soient 𝑎, 𝑏, 𝑐 trois nombres complexes de module 1. Montrer que |𝑎 + 𝑏 + 𝑐 | = |𝑎𝑏 + 𝑎𝑐 + 𝑏𝑐 |. AD
EXERCICE 7.7 Résoudre les équations 𝑒𝑧 + 1 = 0 et 𝑒𝑧 + 𝑒 −𝑧 = 1, d’inconnue 𝑧 ∈ C. PD
EXERCICE 7.8 Soit 𝑧 ∈ C \ R− , de forme algébrique 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏, (𝑎, 𝑏)
∈ R2 . AD
𝑏
Montrer que l’argument principal de 𝑧 est 𝜃 = 2 Arctan √
𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2
EXERCICE 7.9 Soit 𝑧 ∈ C tel que |𝑧| ⩽ 1. PD
1. Montrer que |𝑧 3 + 2𝑖𝑧| ⩽ 3.
2. Quels sont les 𝑧 pour lesquels cette inégalité est en fait une égalité ?
⌊∑︁
2⌋
𝑛
2 ⌋
⌊∑︁
𝑛−1
𝑛 𝑛
EXERCICE 7.10 Soit 𝑛 ∈ N∗ . Calculer 𝑆 1 = (−1) 𝑘
et 𝑆 2 = (−1) 𝑘
. AD
2𝑘 2𝑘 + 1
𝑘=0 𝑘=0
Indication : calculer (1 + 𝑖)𝑛 de deux manières différentes.
1
EXERCICE 7.11 Déterminer , 𝑧 ∈ U \ {1} . AD
1−𝑧
√
EXERCICE 7.12 Soit 𝑧 ∈ U \ {1}. Montrer qu’il existe 𝑛 ∈ N∗ tel que |𝑧𝑛 − 1| ⩾ 3. D
EXERCICE 7.13 (Oral ENS 2024) TD
Un ensemble 𝑋 ⊂ C est dit intégrable si pour tous 𝑥, 𝑦 ∈ 𝑋 , |𝑥 − 𝑦| ∈ N.
Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N∗ , il existe un ensemble intégrable formé de 𝑛 points distincts tous situés sur un même cercle.
▶ Applications à la trigonométrie
▶ Racines 𝑛 èmes
√
2 2
EXERCICE 7.19 Déterminer les racines cinquièmes de 𝑗 et de . F
𝑖 −1
EXERCICE 7.20 Soit 𝑛 ∈ N∗ et 𝑎 ∈ R. Résoudre l’équation (1 + 𝑧)𝑛 = cos(2𝑛𝑎) + 𝑖 sin(2𝑛𝑎). PD
Ö
EXERCICE 7.21 Soit 𝑛 ∈ N∗ . Calculer 𝜔. PD
𝜔 ∈U𝑛
EXERCICE 7.23 AD
1. Résoudre l’équation 𝑍3 + 𝑍2
+ 𝑍 + 1 = 0, 𝑍 ∈ C.
3 2
𝑧 +𝑖 𝑧 +𝑖 𝑧 +𝑖
2. En déduire les solutions de + + + 1 = 0.
𝑧 −𝑖 𝑧 −𝑖 𝑧 −𝑖
▶ Équations dans C
EXERCICE 7.26 ( ( PD
𝑥 +𝑦 = 4 𝑥 + 𝑦 = 3 − 2𝑖
1. Résoudre les systèmes et , d’inconnues (𝑥, 𝑦) ∈ C2 .
𝑥𝑦 = 5 𝑥𝑦 = 5 − 𝑖
2. Pour quelles valeurs
√ de 𝜆 > 0 existe-t-il des rectangles pour lesquels l’aire 𝑎 et le périmètre 𝑝 sont reliés par la
relation 𝑝 = 𝜆 𝑎 ?
1. 𝑧 2 = 𝑧 2. 𝑧 2 = −𝑧 2 3. 𝑧 2 = 2𝑧 4. 𝑧 2 = 1
𝑧2
𝑧+2
EXERCICE 7.29 Caractériser géométriquement l’ensemble des complexes 𝑧 de C \ {𝑖} tels que ∈ R. PD
1 + 𝑖𝑧
EXERCICE 7.30 Soient 𝑀0, 𝑀1, . . . , 𝑀𝑛−1 les sommets d’un polygone convexe régulier direct à 𝑛 côtés, et pour tout PD
𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧, soit 𝑧𝑘 l’affixe de 𝑀𝑘 . Donner l’expression des 𝑧𝑘 en fonction de 𝑧 0 et 𝑧 1 .
Cette formule traduit le fait que dans un parallélogramme, la somme des carrés des lon-
gueurs de quatre côtés est égale à la somme des carrés des longueurs des diagonales.
𝑧 + 𝑧′
•
𝑧′
• 𝑧 + 𝑧′
𝑧 − 𝑧′
•
𝑧
•
Méthode
Pour travailler avec un quo-
tient, mieux vaut travailler
dès le départ avec les formes
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.2 √ ! exponentielles du numérateur
√ √ √ 3 1 et du dénominateur plutôt
On a | 3 + 𝑖 | = 3 + 1 = 2. Et donc 3 + 𝑖 = 2 + 𝑖 = 2𝑒 𝑖 6 .
𝜋
que d’essayer d’obtenir la
2 2 forme algébrique du quotient.
√ √ !
√ √ 2 2 √ En effet, la forme exponen-
De même, on a |1 − 𝑖 | = 2 et donc 1 − 𝑖 = 2 = 2𝑒 −𝑖 4 .
𝜋
−𝑖 tielle est bien plus adaptée à
2 2 la manipulation de quotients
On en déduit que que la forme algébrique.
2𝑒 𝑖 6 √ 𝑖 𝜋 +𝑖 𝜋 √ 𝑖 5𝜋
𝜋
𝑧=√ 𝜋 = 2𝑒 6 4 = 2𝑒 12 .
2𝑒 −𝑖 4
Et par conséquent,
√ 2019 5×2019 √ 2019 10095𝜋 √ 2019 3365𝜋 √ 2019 5𝜋 √ 2019 5𝜋
𝑧 2019 = 2 𝑒 𝑖 12 = 2 𝑒 𝑖 12 = 2 𝑒𝑖 4 = 2 𝑒 𝑖 ( 4 +840×2𝜋 ) = 2 𝑒𝑖 4 .
Soit encore
√ 2019 √ √ !
5𝜋 5𝜋 √ 2 2
2019 1009
𝑧 = 2 cos + 𝑖 sin =2 2 − −𝑖 = −21009 (1 + 𝑖).
4 4 2 2
SOLUTION DE√L’EXERCICE
√ 7.3
On a |𝑧| 2 = 2 + 2 + 2 − 2 = 4, donc |𝑧| = 2.
Notons 𝜃 l’argument principal de 𝑧, qui est donc dans 0, 𝜋2 , puisque Im(𝑧) et Re(𝑧) sont
positifs.
√︁ √
2+ 2
On a alors cos(𝜃 ) = , et donc
2
√ √
2 2+ 2 2 Remarque
cos(2𝜃 ) = 2 cos 𝜃 − 1 = −1= .
2 2 Notons au passage qu’on en
déduit facilement les valeurs
Et donc 2𝜃 = 𝜋4 , si bien que 𝜃 = 𝜋8 . de sin 𝜋8 et cos 𝜋8 .
𝜃 𝜃 −𝜋
1 − 𝑒 𝑖𝜃 = 2 sin 𝑒 𝑖 2 .
2
𝜃 𝜃 𝜃 −𝜋
⩾ 0, et donc |1 − 𝑒 𝑖𝜃 | = 2 sin et un argument en est
Si 𝜃 ∈ [0, 𝜋], alors sin .
2 2 2
𝜃
En revanche, pour 𝜃 ∈] − 𝜋, 0[, alors sin < 0, et donc
2
𝜃 𝜃 −𝜋 𝜃 𝜃 +𝜋
1 − 𝑒 𝑖𝜃 = −2 sin 𝑒 𝑖 2 𝑒 𝑖𝜋 = −2 sin 𝑒 𝑖 2 .
2 2
| {z }
∈R+
𝜃 𝜃 +𝜋
Et donc |1 − 𝑒 𝑖𝜃 | = −2 sin et un argument en est .
2 2
Pour le quotient, le principe est le même, et on peut même utiliser les calculs déjà effectués.
Notons tout de même que ce quotient n’est défini que pour 𝜃 ≠ 𝜋. Dans ce cas il vient
𝑒 𝑖𝜃 − 1 2𝑖 sin 2
𝜃
𝜃
= = 𝑖 tan .
1+𝑒 𝑖𝜃
2 cos 2
𝜃 2
𝜃 𝑒 𝑖𝜃 − 1 𝜃 𝜋
Si 𝜃 ∈]0, 𝜋 [, alors tan ⩾ 0, et donc 𝑖𝜃 = tan et un argument en est (car c’est
2 𝑒 +1 2 2
un argument de 𝜋).
𝜃 𝑒 𝑖𝜃 − 1 𝜃
Et si jamais 𝜃 ∈] − 𝜋, 0[, alors tan < 0, de sorte que 𝑖𝜃 = − tan et un argument
2 𝑒 +1 2
𝜋
en est − (qui est un argument de −𝑖).
2
√
Enfin, le module de 1 + 𝑖𝜃 est 2
1+𝜃 .
√ 1 √ √
2
𝜃
On a alors 1 + 𝑖𝜃 = 1 + 𝜃 √ +𝑖√ = 1 + 𝜃 2𝑒 𝑖𝛼 = 1 + 𝜃 2 (cos 𝛼 + 𝑖 sin 𝛼).
1 + 𝜃2 1 + 𝜃2
1 𝜃
Ainsi, cos 𝛼 = √ et sin 𝛼 = √ , de sorte que tan 𝛼 = 𝜃 .
1 + 𝜃2 1 + 𝜃2 i 𝜋 𝜋h
Puisque 1 + 𝑖𝜃 a une partie réelle positive, son argument principal 𝛼, est dans − , .
2 2
On en déduit que 𝛼 = Arctan 𝜃 .
Et pour 𝑧 ∈ U, on a alors
1
|𝑧 + 1| = 1 ⇔ (𝑧 + 1) (𝑧 + 1) = 1 ⇔ |𝑧| 2 +𝑧 + 𝑧 + 1 = 1 ⇔ 2 Re(𝑧) = −1 ⇔ Re(𝑧) = − .
|{z} 2
=1
𝐴
• •
𝑂
1 (𝑒 𝑧 ) 2 + 1
On a 𝑒 𝑧 + 𝑒 −𝑧 = 1 ⇔ 𝑒 𝑧 + = 1 ⇔ = 1 ⇔ (𝑒 𝑧 ) 2 − 𝑒 𝑧 + 1 = 0.
𝑒𝑧 𝑒𝑧
Résolvons donc l’équation 𝑍 2 − 𝑍 + 1 = 0. Son discriminant vaut Δ = 1 − 4 = −3.
√
1+𝑖 3
Et donc les deux racines complexes de cette équation sont 𝑍 1 = = 𝑒 𝑖 3 et
𝜋
2
𝑍 2 = 𝑍 1 = 𝑒 −𝑖 3 .
𝜋
𝑒 𝑧 = 𝑒 𝑖 3 ou 𝑒 𝑧 = 𝑒 −𝑖 3 .
𝜋 𝜋
Il s’agit donc de prouver 𝜃 est un argument de 𝑧, c’est-à-dire que 𝑧 = |𝑧|𝑒 𝑖𝜃 , soit encore
√
que 𝑧 = 𝑎 2 + 𝑏 2𝑒 𝑖𝜃 .
√ √
Autrement dit que 𝑎 2 + 𝑏 2 cos 𝜃 = 𝑎 et 𝑎 2 + 𝑏 2 sin 𝜃 = 𝑏.
Utilisons pour cela les formules de l’angle moitié : si 𝑡 = tan(𝜃 /2), alors
1 − 𝑡2 2𝑡
cos(𝜃 ) = et sin(𝜃 ) = .
1 + 𝑡2 1 + 𝑡2
𝑏 𝑏
Or ici, tan(𝜃 /2) = tan Arctan √ = √ .
𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2 𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2
Et donc
2 2
1− √𝑏 1− √ 𝑏
(𝑎+ 𝑎 2 +𝑏 2 ) 2 𝑎 2 +2𝑎 𝑎 2 +𝑏 2 +𝑎 2 +𝑏 2
cos(𝜃 ) = 2
= 2
1+ √𝑏 1+ √ 𝑏
(𝑎+ 𝑎 2 +𝑏 2 ) 2 𝑎 2 +2𝑎 𝑎 2 +𝑏 2 +𝑎 2 +𝑏 2
√ √
2𝑎 2 + 2𝑎 𝑎 2 + 𝑏 2 𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2
= √ =𝑎 √
2𝑎 2 + 2𝑏 2 + 2𝑎 𝑎 2 + 𝑏 2 𝑎2 + 𝑏 2 + 𝑎 𝑎2 + 𝑏 2
√
𝑎 𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2 𝑎
=√ √ =√ .
𝑎2 + 𝑏 2 𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2 𝑎2 + 𝑏 2
√
Et donc on a bien 𝑎 2 + 𝑏 2 cos 𝜃 = 𝑎.
Et de même,
2 √𝑏
2𝑏
𝑎+ 𝑎 2 +𝑏 2
sin(𝜃 ) = 2
= √
1+ √𝑏 2𝑎 2 +2𝑏 2 +2𝑎
√ 𝑎 2 +𝑏 2
(𝑎+ 𝑎 2 +𝑏 2 ) 2 𝑎+ 𝑎 +𝑏 2
2
√ √
𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2 𝑏 𝑎 + 𝑎2 + 𝑏 2 𝑏
=𝑏 √ =√ √ =√ .
𝑎2 + 𝑏 2 + 𝑎 𝑎2 + 𝑏 2 𝑎2 + 𝑏 2 𝑎2 + 𝑏 2 + 𝑎 𝑎2 + 𝑏 2
√
Et donc on a bien 2 2
√ 𝑎 + 𝑏 sin 𝜃 = 𝑏.
2 2
Et donc enfin, 𝑎 + 𝑏 𝑒 = 𝑎 + 𝑖𝑏 = 𝑧.
𝑖𝜃
𝜃 ∈] − 𝜋, 𝜋 [, et donc 𝜃 = arg(𝑧).
|𝑧 2 + 2𝑖 | = |𝑧 2 | + |2𝑖 |
Notons que ces deux premières conditions sont équivalentes.
D’autre part, nous savons qu’il y a égalité dans l’inégalité triangulaire si et seulement si il
existe 𝜆 ∈ R+ tel que 𝑧 2 = 𝜆2𝑖.
1
Mais ceci n’est compatible avec |𝑧| = 1 que si 𝜆 = , soit si et seulement si 𝑧 2 = 𝑖.
2
Et donc si et seulement si 𝑧 = 𝑒 𝑖 4 ou 𝑧 = −𝑒 𝑖 4 .
𝜋 𝜋
Bornes
∑︁ 𝑛 ∑︁ 𝑛
(1 + 𝑖)𝑛 = (−1)𝑘/2 +𝑖 (−1) (𝑘 −1)/2
0⩽𝑘 ⩽𝑛
𝑘 0⩽𝑘 ⩽𝑛
𝑘 Un nombre pair 𝑘 = 2𝑝 est
𝑘 pair 𝑘 impair inférieur ou égal à 𝑛 si et
⌊∑︁⌋
𝑛
⌊∑︁⌋ 𝑛−1 seulement si 2𝑝 ⩽ 𝑛 soit ssi
2 2
𝑝 ⩽ 𝑛2 .
𝑛 𝑛
= (−1) 𝑝 +𝑖 (−1) 𝑝 Mais 𝑝 étant entier,
2𝑝 2𝑝 + 1 ceci
𝑝=0 𝑝=0 équivaut à 𝑝 ⩽ 𝑛2 .
= 𝑆 1 + 𝑖𝑆 2 . On raisonne de même pour
les bornes de la seconde
√ 𝜋 somme.
Mais d’autre part, nous savons que 1 + 𝑖 = 2𝑒 𝑖 4 .
Et par conséquent,
√ 𝑛 𝜋 √ 𝑛 𝑛𝜋 𝑛𝜋
(1 + 𝑖)𝑛 = 2 𝑒 𝑖𝑛 4 = 2 cos + 𝑖 sin .
4 4
On en déduit donc que
√ 𝑛 𝑛𝜋 √ 𝑛 𝑛𝜋
𝑆1 = 2 cos et 𝑆 2 = 2 sin .
4 4
Quelques commentaires : ▶ nous pourrions aller plus loin, et distinguer différents cas suivant les
valeurs de 𝑛, par exemple en remarquant que lorsque 𝑛 est multiple de 4, alors sin 𝑛𝜋 0,
4 = et
donc 𝑆 2 = 0. Il y aurait alors probablement au moins 4 cas à distinguer.
▶ Un des inconvénients de cette formule est qu’on n’y voit pas directement que 𝑆 1 et 𝑆 2 sont des
2 Ce sont des sommes d’en-
entiers2 . √
Toutefois, notons que si 𝑛 est pair, alors ( 2)𝑛 est une puissance de 2 (et donc un entier), et cos 𝑛 𝜋4 tiers.
3 Ils valent 0, 1 ou −1.
et sin 𝑛 𝜋4 sont entiers3 .
√ √ √
Et si 𝑛 est impair, alors ( 2)𝑛 est de la forme 2𝑘 2 et cos 𝑛 𝜋4 = ± 22 , de sorte que 𝑆 1 est bien
un entier.
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.11
Souvenons-nous que U = {𝑒 𝑖𝜃 , 𝜃 ∈ R}.
Or, pour 𝜃 ∈ R \ 2𝜋Z,
1 1
= 𝑒 −𝑖 2 −𝑖𝜃 /2
𝜃
1−𝑒 𝑖𝜃 𝑒 − 𝑒 𝑖𝜃 /2
𝑖 1 1 cos (𝜃 /2)
= 𝑒 −𝑖 2
𝜃
= + 𝑖 .
2 sin 𝜃 2 2 sin (𝜃 /2)
2
1
Donc déjà, tous les , 𝑧 ∈ U sont de partie réelle égale à 21 .
1−𝑧
Ainsi, on a l’inclusion
1 1
, 𝑧 ∈ U \ {1} ⊂ + 𝑖𝑏, 𝑏 ∈ R .
1−𝑧 2
Donc pour tout 𝜃 ∈]0, 2𝜋 [, 𝑓 ′ (𝜃 ) < 0, si bien que 𝑓 est strictement décroissante.
Par ailleurs, lim+ 𝑓 (𝜃 ) = +∞ et lim − 𝑓 (𝜃 ) = −∞, si bien que par le théorème de la bijec-
𝜃 →0 𝜃 →2𝜋
tion, 𝑓 réalise une bijection de ]0, 2𝜋 [ sur R.
𝜋 2𝜋
Et donc en particulier, si 𝑧 = 12 + 𝑖𝑦 est un complexe de partie réelle 12 , il existe 𝜃 ∈]0, 2𝜋 [
tel que 𝑓 (𝜃 ) = 𝑦.
Et donc par les calculs précédents, 1−𝑒1 𝑖𝜃 = 21 + 𝑖 𝑓 (𝜃 ) = 21 + 𝑖𝑦 = 𝑧.
1 FIGURE 7.1– La fonction 𝑓 .
Ainsi, 𝑧 ∈ 1−𝑧 , 𝑧 ∈ U \ {1} .
1 4 Par double inclusion.
Et donc4 on a bien l’égalité 1−𝑧 , 𝑧 ∈ U \ {1} = 12 + 𝑖𝑏, 𝑏 ∈ R .
𝜃 𝜃 𝜃 𝜋 𝜋 2𝜋
(𝑛 + 1) ⩽𝑛 + ⩽ + = .
2 2 2 3 3 3
√
2𝜋 3 5 Atteint à la fois en 𝜋 et en
Et puisque sur l’intervalle , la fonction sinus possède un minimum5 égal à alors
𝜋
√ 3, 3 2 3
2𝜋
.
sin (𝑛 + 1) 𝜃2 ⩾ 23 . 3
√
Et donc il vient |𝑧𝑛+1 − 1| ⩾ 3.
Dans le cas où 𝜃 ∈] − 𝜋, 0[, alors 𝑧 = 𝑒 −𝑖𝜃 , avec −𝜃 ∈]0, 𝜋 [. Donc comme expliqué ci-dessus,
√
il existe 𝑛 ∈ N∗ tel que |𝑧𝑛 − 1| ⩾ 3.
Mais |𝑧𝑛 − 1| = |𝑧𝑛 − 1|.
Remarque : on notera que l’inégalité est optimale, au sens où on ne pourrait pas remplacer
√ √ 2𝜋
3 par 𝛼 > 3, un contre exemple étant fourni par 𝑧 = 𝑒 𝑖 3 = 𝑗.
√
En effet, les 𝑧𝑛 valent alors soit 1, soit 𝑗, soit 𝑗, et | 𝑗 − 1| = | 𝑗 − 1| = 3.
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.13
Il s’agit de construire un ensemble de 𝑛 points du cercle unité tels que les distances entre
deux points soient toujours rationnelles. En effet, en les multipliant alors par le ppcm 𝑟 des
dénominateurs de ces distances, on obtiendra alors 𝑛 points sur le cercle de centre (0, 0) et
de rayon 𝑟 , et tels que les distances entre deux points soient toujours entières.
𝜃1 − 𝜃2 𝜃1 − 𝜃2
𝜃 +𝜃
𝑖 12 2
|𝑧 1 − 𝑧 2 | = 𝑒 2𝑖 sin = 2 sin .
2 2
possède une partie réelle et une partie imaginaire rationnelles puisque cos 𝜃 et sin 𝜃 le sont.
Et donc |𝑧𝑘 − 𝑧 ℓ | ∈ Q.
1 − 𝑡2 2𝑡
cos 𝜃 =
et sin 𝜃 = .
1 + 𝑡2 1 + 𝑡2
2𝑡
Considérons donc 𝑡 un rationnel tel que 0 < 𝑡 ⩽ sin 2𝑛𝜋
, et posons 𝜃 = Arcsin 1+𝑡 2 , alors
√︄ √︄
2𝑡 √︁ 4𝑡 2 1 + 2𝑡 2 + 𝑡 4 − 4𝑡 2 1 − 𝑡 2
sin 𝜃 = ∈ Q et cos 𝜃 = 1 − sin2 𝜃 = 1− = = ∈ Q.
1 + 𝑡2 (1 + 𝑡 2 ) 2 (1 + 𝑡 2 ) 2 1 + 𝑡2
1 −1 5
𝑥 ↦→ cos(5𝑥) + cos(3𝑥) − 10 cos(𝑥) .
16 5 3
Et donc que
𝜋
1 2 10 1 256 16
∫
sin5 (𝑥) 𝑑𝑥 = − + 20 = = .
0 16 5 3 16 15 15
2. Toujours à l’aide des formules d’Euler, on a
2 3𝑖𝑥 3
𝑒 2𝑖𝑥 + 𝑒 −2𝑖𝑥 𝑒 − 𝑒 −3𝑖𝑥
cos2 (2𝑥) sin3 (3𝑥) =
2 2𝑖
1 4𝑖𝑥 −4𝑖𝑥
9𝑖𝑥 3𝑖𝑥 −3𝑖𝑥 −9𝑖𝑥
= 𝑒 + 2 + 𝑒 𝑒 − 3𝑒 + 3𝑒 − 𝑒
−25𝑖
1 13𝑖𝑥 −5𝑖𝑥 9𝑖𝑥 −3𝑖𝑥 3𝑖𝑥 −9𝑖𝑥 5𝑖𝑥 −𝑖𝑥 −7𝑖𝑥 −13𝑖𝑥
= 𝑒 − 3𝑒 𝑖7𝑥
+ 3𝑒 𝑖𝑥
− 𝑒 + 2𝑒 − 6𝑒 + 6𝑒 − 2𝑒 + 𝑒 − 3𝑒 + 3𝑒 − 𝑒
−25𝑖
−1 𝑒 13𝑖𝑥 − 𝑒 −13𝑖𝑥 𝑒 9𝑖𝑥 − 𝑒 −9𝑖𝑥 𝑒 𝑖7𝑥 − 𝑒 −7𝑖𝑥 𝑒 5𝑖𝑥 − 𝑒 −5𝑖𝑥 𝑒 3𝑖𝑥 − 𝑒 −3𝑖𝑥 𝑒 𝑖𝑥 − 𝑒 −𝑖𝑥
= +2 −3 + +6 +3
24 2𝑖 2𝑖 2𝑖 2 2𝑖 2
1
= (− sin(13𝑥) − 2 sin(9𝑥) + 3 sin(7𝑥) − sin(5𝑥) + 6 sin(3𝑥) − 3 sin(𝑥)) .
16
Or 1 + 𝑒 𝑖𝜃 = 𝑒 𝑖𝜃 /2 𝑒 −𝑖𝜃 /2 + 𝑒 𝑖𝜃 /2 = 2 cos 𝜃2 𝑒 𝑖𝜃 /2 .
𝑛 𝜃
On en déduit que 1 + 𝑒 𝑖𝜃 = 2𝑛 cos𝑛 𝑒 𝑖𝑛𝜃 /2 .
2
𝑛 𝜃 𝜃 𝑛 𝜃 𝜃
Et donc 𝐶𝑛 = Re 1 + 𝑒 𝑖𝜃 = 2 cos
𝑛 𝑛 cos 𝑛 et de même, 𝑆𝑛 = Im 1 + 𝑒 𝑖𝜃 = 2 cos
𝑛 𝑛 sin 𝑛 .
2 2 2 2
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.17
1. On a, pour tout 𝜃 ∈ R,
cos(𝑛𝜃 ) = Re 𝑒 𝑖𝑛𝜃
= Re ((cos 𝜃 + 𝑖 sin 𝜃 )𝑛 )
𝑛
!
∑︁ 𝑛 Binôme de Newton.
= Re (𝑖 sin 𝜃 ) cos
𝑘 𝑛−𝑘
𝜃
𝑘
𝑘=0
𝑛
∑︁ 𝑛 𝑘 𝑘
= Re 𝑖 sin 𝜃 cos𝑛−𝑘 𝜃
𝑘
𝑘=0
𝑛
∑︁ 𝑛 Multiplier un complexe par
= sin𝑘 𝜃 cos𝑛−𝑘 𝜃 Re(𝑖 𝑘 )
𝑘 un réel 𝜆 multiplie sa partie
𝑘=0
réelle par 𝜆.
∑︁ 𝑛
= cos𝑛−𝑘 𝜃 sin𝑘 𝜃𝑖 𝑘 𝑖 𝑘 est réel si 𝑘 est pair, imagi-
𝑘=0
𝑘 naire pur sinon.
𝑘 pair
⌊𝑛/2⌋
𝑛
cos𝑛−2𝑝 𝜃 sin2𝑝 𝜃 (−1) 𝑝
∑︁
=
𝑝=0
2𝑝
⌊𝑛/2⌋
Remarque
𝑛 𝑝
(−1) 𝑝 cos𝑛−2𝑝 𝜃 1 − cos2 𝜃
∑︁
=
𝑝=0
2𝑝 On pourrait probablement
s’arrêter ici en notant que
⌊𝑛/2⌋ 𝑝
𝑛 𝑝
(−1)𝑘 cos2𝑘 𝜃
∑︁ ∑︁
𝑝
cos𝑛−2𝑝
j k
(−1) 𝜃
𝑛
= 2
2𝑝
𝑘 𝑛
𝑋 𝑛−2𝑝 (1−𝑋 2 ) 𝑝
∑︁
𝑝=0 𝑘=0 (−1) 𝑝
2𝑝
𝑝=0
⌊𝑛/2⌋
∑︁ ⌊𝑛/2⌋
∑︁ 𝑛 𝑝
= (−1) 𝑝+𝑘
cos𝑛−2𝑝+2𝑘 𝜃 est un polynôme à coeffi-
2𝑝 𝑘 cients entiers. C’est ce que
𝑘=0 𝑝=𝑘
nous allons prouver rigoureu-
sement dans la suite.
𝑛
∑︁
cos(𝑛𝜃 ) = 𝑎 𝑗 cos 𝑗 𝜃 .
𝑗=0
2. On a donc
⌊∑︁
2⌋
𝑛
⌊∑︁
2⌋
𝑛
∑︁
𝑝+𝑘 𝑛 𝑝 𝑝 −𝑝 𝑛 𝑝 𝑛
𝑎𝑛 = (−1) = (−1) = .
2𝑝 𝑘 2𝑝 𝑝 2𝑝
𝑝 −𝑘=0 𝑝=0 𝑝=0
Cette somme a déjà été calculée dans un TD précédent, et elle vaut 2𝑛−1 .
2 2
3. On a bien |𝑤 | 2 = 3 5+4
2 = 1, donc 𝑤 ∈ U.
Supposons par l’absurde qu’il existe 𝑛 ∈ N∗ tel que 𝑤 ∈ U𝑛 .
3
Si on note 𝜃 un argument de 𝑤, on a donc cos(𝜃 ) = , et donc cos(𝑛𝜃 ) = 1.
5
Soit encore
𝑛 𝑛−1
∑︁ 3 𝑘
3
2𝑛−1 + 𝑎𝑘 = 1.
5 5
𝑘=0
𝑛−1 𝑛
!
∑︁ ∑︁
Donc 2𝑛−1 3𝑛 = 5𝑛 − 𝑎𝑘 3𝑘 5𝑛−𝑘 = 5 5𝑛−1 − 𝑎𝑘 3𝑘 5𝑛−1−𝑘 .
𝑘=1 𝑘=1
Or le membre de droite est un entier multiple de 5, alors que celui de gauche ne l’est pas,
d’où une contradiction.
Ainsi, 𝑤 n’est pas une racine de l’unité. Remarque
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.18 Notons que les angles mul-
Notons que l’irrationnalité de 𝛼 signifie qu’il n’existe pas d’angle multiple rationnel de 𝜋 tiples rationnels de 𝜋 sont
ceux dont la mesure en de-
dont le cosinus vaut 31 . grés est rationnelle.
C’est un cas particulier d’un théorème du à Ivan NIVEN, qui a prouvé que les seuls angles
multiples rationnels de 𝜋 dont le cosinus est rationnel sont ceux que vous connaissez déjà,
c’est-à-dire ceux dont le cosinus vaut 0, ± 21 ou ±1.
1
1
1
√︂ 2 1 + 2𝑖 √2
1. On a 𝑒 = cos 𝛼 + 𝑖 sin 𝛼 = + 𝑖 sin Arccos
𝑖𝛼 = + 𝑖 1 − 13 = .
3 3 3 3
√ 𝑛 𝑛
2. On 1 + 2𝑖 2 = 3𝑛 ⇔ 𝑒 𝑖𝜋𝛼 = 1. Remarque
Autrement dit, il s’agit de prouver que 𝛼 ∈ Q si et seulement si 𝑒 𝑖𝜋𝛼 est une racine de Ce critère n’est pas spécifique
l’unité. au nombre 𝛼 que l’on consi-
𝑝
D’une part, si 𝛼 = 𝑞 ∈ Q, alors dère ici, et reste valable pour
tout 𝛼 ∈ R.
𝑝 2𝑞
𝑒 𝑖𝜋 𝑞 = 𝑒 2𝑖𝑝𝜋 = 1.
Et inversement, si 𝑒 𝑖𝜋𝛼 est une racine 𝑛 ème de l’unité, alors il existe 𝑘 ∈ N tel que 𝑒 𝑖𝜋𝛼 = 𝑒 𝑖 𝑛 .
𝜋𝑘
𝜋𝑘 𝑘
Et donc 𝜋𝛼 ≡ [2𝜋] ⇔ 𝛼 ≡ [1].
𝑛 𝑛
6 Nous avons même prouvé
Et par conséquent, 𝛼 est rationnel6 .
Bref, nous avons bien prouvé que 𝛼 ∈ Q si et seulement si 𝑒 𝑖𝜋𝛼 est une racine de l’unité, un peu mieux : 𝛼 est ra-
√ tionnel et peut s’écrire sous
soit si et seulement si il existe 𝑛 ∈ N∗ tel que (1 + 2𝑖 2)𝑛 = 3𝑛 . forme d’une fraction dont le
dénominateur est vaut 𝑛.
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10 TD 7
√ √
3. Montrons par récurrence qu’il existe deux entiers 𝑎𝑛 et 𝑏𝑛 tels que (1 + 2𝑖 2)𝑛 = 𝑎𝑛 +𝑖𝑏𝑛 2,
avec 𝑎𝑛 − 𝑏𝑛 non divisible par 3.
Pour 𝑛 = 1, c’est évident : on prend 𝑎𝑛 = 1 et 𝑏𝑛 = 2, de sorte que 𝑎𝑛 − 𝑏𝑛 = −1 n’est pas
divisible par 3.
Supposons donc acquise l’existence de 𝑎𝑛 et 𝑏𝑛 vérifiant ces conditions. Alors
√ √ √ √ √
(1 + 2𝑖 2)𝑛+1 = (1 + 2𝑖 2)𝑛 (1 + 2𝑖 2) = (𝑎𝑛 + 𝑖𝑏𝑛 2) (1 + 2𝑖 2)
√
= (𝑎𝑛 − 4𝑏𝑛 ) + (2𝑎𝑛 + 𝑏𝑛 )𝑖 2.
Posons alors 𝑎𝑛+1 = 𝑎𝑛 − 4𝑏𝑛 et 𝑏𝑛+1 = 2𝑎𝑛 + 𝑏𝑛 , qui sont bien des entiers.
Et alors 𝑎𝑛+1 − 𝑏𝑛+1 = −𝑎𝑛 − 5𝑏𝑛 = −6𝑏𝑛 + (𝑏𝑛 − 𝑎𝑛 ).
Si 𝑎𝑛+1 − 𝑏𝑛+1 était divisible par 3, il existerait alors un entier 𝑘 tel que
𝑖 −1 2 2 3𝜋
D’autre part, on a √ = − +𝑖 = 𝑒 𝑖 4 , et donc
2 2 2
√
2 2 3𝜋
= 2𝑒 −𝑖 4
𝑖 −1
√5 3𝜋 2𝑘𝜋
de sorte que ses racines 5èmes sont les 2𝑒 − ( − 20 + 5 ) , 𝑘 ∈ ⟦0, 4⟧.
SOLUTION DE L’EXERCICE 7.20
Il s’agit donc de trouver les solutions à (1 + 𝑧)𝑛 = 𝑒 2𝑖𝑛𝑎 .
Un complexe 𝑧 est solution de cette équation si et seulement si 1 + 𝑧 est une racine 𝑛 ème de
𝑒 2𝑖𝑛𝑎 , soit si et seulement si il existe 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧ tel que
2𝑘𝜋
1 + 𝑧 = 𝑒 𝑖 ( 2𝑎+ 𝑛 ) soit encore 𝑧 = 𝑒 𝑖 ( 2𝑎+ 2𝑘𝜋
𝑛 ) − 1.
Remarquons que ces 𝑛 solutions sont bien deux à deux distinctes, puisque les racines 𝑛 èmes
de 𝑒 2𝑖𝑛𝑎 le sont.
SOLUTION DE L’EXERCICE
n 𝑘𝜋 7.21 o
Nous savons que U𝑛 = 𝑒 𝑖2 𝑛 , 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 1⟧
𝑛−1
𝑒 2𝑖
Ö Ö
Et donc 𝑃 = . Soit encore
𝑘𝜋
𝜔= 𝑛
𝜔 ∈U𝑛 𝑘=0
𝑛−1 𝑛−1
!
Ö 𝜋 𝑘
2𝑖 𝑛 𝜋 ∑︁ Le produit des exponen-
𝑃= 𝑒 = exp 2𝑖 𝑘 .
𝑛 𝑖=0 tielles est l’exponentielle de la
𝑘=0
somme.
𝑛−1
∑︁ 𝑛(𝑛 − 1)
Or, 𝑘= . Et donc
2
𝑘=0
(
𝑖 2𝜋 𝑛 (𝑛−1)
𝑖𝜋 (𝑛−1) 𝑛−1 1 si 𝑛 est impair
𝑃 =𝑒 𝑛 2 =𝑒 = (−1) =
−1 si 𝑛 est pair
Donc toutes nos solutions sont réelles. Puisque cotan est strictement décroissante sur ]0; 𝜋 [,
intervalle auquel appartiennent les 𝑘𝜋
𝑛 , ces nombres sont tous différents deux à deux.
Donc l’équation possède bien 𝑛 − 1 solutions, qui sont toutes réelles.
1
Commentaire : pour 𝑥 ∉ 2 𝜋2 + 𝑘𝜋, 𝑘 ∈ Z ∪ {𝑘𝜋, , 𝑘 ∈ Z}, on a cotan𝑥 =
.
tan 𝑥
𝑛 𝑘𝜋
Mais si 𝑛 est pair, pour 𝑘 = , tan = 0 et son inverse n’est pas défini, ce qui justifie le recours
2 𝑛
à la cotangente.
1
Si on souhaite l’éviter, on peut dire que si 𝑛 est impair, les solutions sont les , 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛 − 1⟧,
tan 𝑘𝜋
𝑛
1 𝑛
et si 𝑛 est pair, les solutions sont les , 𝑘 ∈ ⟦1, 𝑛 − 1⟧ \ {𝑛/2} et 0 (qui correspond à 𝑘 = .)
tan 𝑘𝜋 2
𝑛
Ainsi,
𝑛−1 𝑛−1 𝑛−1
! !
∑︁ 𝑘𝜋 ∑︁ 𝑘𝜋 ∑︁ 𝜋 𝑘
𝑆=2 Im 𝑒 𝑖 𝑛
= 2 Im 𝑒 𝑖 𝑛
= 2 Im 𝑒 𝑖𝑛
.
𝑘=0 𝑘=0 𝑘=0
Mais
𝑛−1 𝜋 𝑘 1 − 𝑒 𝑖𝑛 𝜋𝑛
∑︁ 1 − 𝑒 𝑖𝜋 2
𝑒𝑖 𝑛 = = =
1−𝑒 𝑖𝑛
1−𝑒 𝑖 𝜋𝑛
1 − 𝑒𝑖 𝑛 Détails
𝜋 𝜋
𝑘=0
Rappelons que
2 1 1
= 2𝑒 −𝑖 2𝑛 −𝑖 2𝑛
𝜋 𝜋
= 𝜋 = 𝑖𝑒 1
−2𝑖 sin sin 𝜋
𝜋
𝑖 2𝑛
𝜋
−𝑖 2𝑛 𝑖 2𝑛
𝜋
𝑒 𝑒 −𝑒 2𝑛 2𝑛
𝑖
= −𝑖.
𝜋 𝜋 1
= 𝑖 cos − 𝑖 sin
2𝑛 2𝑛 sin 2𝑛 𝜋
1 cos 2𝑛 𝜋
1 1
= +𝑖 𝜋 = +𝑖 𝜋 .
2 sin 2𝑛 2 tan 2𝑛
2
Et ainsi, 𝑆 = 𝜋 .
tan 2𝑛
𝑎 2 − 𝑏 2 = −3 𝑎𝑏 = 2
Astuce
Si l’on remarquait que −1
Les deux racines carrées de Δ sont donc 1 + 2𝑖 et −1 − 2𝑖, de sorte que les solutions de est racine «évidente», et en
l’équation sont 2𝑖 et −1. notant que −2𝑖 doit être le
produit des racines, on arrive
3. Commençons par résoudre 𝑍 2 − 𝑍 + (1 − 𝑖) = 0. Les deux solutions de cette équation sont directement à 2𝑖 comme
√ 𝜋
𝑍 1 = −𝑖 et 𝑍 2 = 1 + 𝑖 = 2𝑒 𝑖 4 . seconde racine.
Les solutions de l’équation de départ sont donc les racines carrées de 𝑍 1 et de 𝑍 2 , qui sont
au nombre de 4 et sont
3𝜋 √ 4
√4 7𝜋
𝑒 −𝑖 4 , −𝑒 −𝑖 4 = 𝑒 𝑖 4 , 2𝑒 𝑖 8 et 2𝑒 𝑖 8 .
𝜋 𝜋 𝜋
si 𝑧 ∈ 1, 𝑗, 𝑗 2 .
2. De nouveau, remarquons que 0 est solution, et cherchons les solutions non nulles sous la
forme 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 , avec 𝑟 > 0.
Alors 𝑧 2 = 𝑟 2𝑒 2𝑖𝜃 et −𝑧 2 = −𝑟 2𝑒 −2𝑖𝜃 = 𝑟 2𝑒 𝑖 (𝜋 −2𝜃 ) .
Et donc 𝑧 2 = −𝑧 2 si et seulement si 𝑒 2𝑖𝜃 = 𝑒 𝑖 (𝜋 −2𝜃 ) , soit si et seulement si
𝜋 𝜋
2𝜃 = 𝜋 − 2𝜃 [2𝜋] ⇔ 𝜃 = [ ].
4 2
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14 TD 7
Autrement dit
𝜋 Les solutions sont les com-
Donc l’ensemble des solutions est l’ensemble des complexes qui ont pour argument ± ou plexes dont l’image est sur
4
3𝜋 l’une des deux bissectrices
± . d’équations 𝑦 = ±𝑥.
4
3. Une fois de plus, 0 est solution, et nous cherchons les solutions non nulles sous forme
exponentielle 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 . Alors 𝑧 2 = 2𝑧 ⇔ 𝑟 2𝑒 2𝑖𝜃 = 2𝑟𝑒 −𝑖𝜃 .
Donc 𝑧 est solution de 𝑧 2 = 2𝑧 si et seulement si
Et donc
𝑧+2 1 1
2 2 2
Im = 𝑏 − |𝑧| − 2𝑎 = 𝑏 − 𝑎 − 𝑏 − 2𝑎 .
1 + 𝑖𝑧 |1 + 𝑖𝑧| 2 |1 + 𝑖𝑧| 2
𝑧+2
On en déduit que ∈ R si et seulement si 𝑏 − 𝑎 2 − 𝑏 2 − 2𝑎 = 0 ⇔ 𝑎 2 + 𝑏 2 + 2𝑎 − 𝑏 = 0.
1 + 𝑖𝑧 2
1 5
Mais 𝑎 2 + 2𝑎 + 𝑏 2 − 𝑏 = (𝑎 + 1) 2 − 1 + 𝑏 2 − 𝑏 = (𝑎 + 1) 2 + 𝑏 − − , de sorte que
2 4
2
𝑧+2 1 5
2
∈ R ⇔ (𝑎 + 1) + 𝑏 − = .
1 + 𝑖𝑧 2 4
Enfin, direct signifie que les sommets sont parcourus dans le sens trigonométrique.
11 L’intersection des média-
Si Ω est le centre11 du polygone, alors pour tout 𝑘 ∈ ⟦0, 𝑛 − 2⟧, 𝑀𝑘+1 est l’image de 𝑀𝑘 par
2𝜋 trices des segments joignant
la rotation de centre Ω et d’angle . deux sommets distincts.
𝑛
𝑀𝑘+1
𝑀𝑘+2 2𝜋 2𝜋
𝑛 𝑛
2𝜋
𝑀𝑘
𝑛 Ω
FIGURE 7.2 – Chaque sommet se déduit du précédent par une rotation de centre Ω et
2𝜋
d’angle .
𝑛
Ceci est en particulier vrai pour 𝑘 = 1, ce qui nous donne une relation entre 𝜔, 𝑧 0 et 𝑧 1 :
𝜁 𝑧0 − 𝑧1
𝑧 1 − 𝜔 = 𝜁 (𝑧 0 − 𝜔) ⇔ 𝜔 (𝜁 − 1) = 𝜁 𝑧 0 − 𝑧 1 ⇔ 𝜔 = .
𝜁 −1
𝜁 𝑧 0 − 𝑧 1 𝜁 𝑘 (𝑧 1 − 𝑧 0 )
𝑧𝑘 = 𝜔 + 𝜁 𝑘 (𝑧 0 − 𝜔) = + .
𝜁 −1 𝜁 −1
Et donc pour 𝑧 ∈ C,
(𝑡 ◦ 𝑟 ◦ 𝑡) (𝑧) = 𝑖 (𝑧 − 1) − 1 = 𝑖𝑧 − (1 + 𝑖).
𝜋
Puisque 𝑖 = 𝑒 𝑖 2 , il s’agit d’une similitude de rapport 1 (donc d’une rotation !) et d’angle .
𝜋
2
1+𝑖
De plus, on a 𝑖𝑧 − (1 + 𝑖) = 𝑧 ⇔ 𝑧 = = −𝑖.
𝑖 −1
𝜋
Donc 𝑡 ◦ 𝑟 ◦ 𝑡 est la rotation de centre (0, −1) et d’angle .
2
De même, pour 𝑧 ∈ C, on a
(𝑟 ◦ 𝑡 ◦ 𝑟 ) (𝑧) = 𝑖 (𝑖𝑧 − 1) = −𝑧 − 𝑖.
celui de 𝑓 .
Si 𝑓 possède un point fixe 𝜔, alors 𝑓 (𝜔) = 𝜔 ⇔ 𝑓 −1 (𝜔) = 𝜔.
Donc 𝜔 est également le centre de 𝑓 −1 . Le rapport de 𝑓 −1 est 𝑎1 = |𝑎1 | , qui est donc l’inverse
𝑎 2 + 𝑏 2 + 𝑐 2 − 𝑎𝑏 − 𝑎𝑐 − 𝑏𝑐 = 0 ⇔ 𝑎 2 + 𝑏 2 + 𝑐 2 = 𝑎𝑏 + 𝑎𝑐 + 𝑏𝑐.
16 Quitte à renuméroter les
𝜃 + 2𝑘𝜋 𝑖 𝜃 +2𝑘𝜋
𝜃 +𝑘𝜋 𝜃 +2𝑘𝜋
𝜃 +2𝑘𝜋 𝜃 +2𝑘𝜋
1 + 𝑧𝑘 = 1 + 𝑒 𝑖 𝑛 = 𝑒 𝑖 2𝑛 𝑒 𝑖 2𝑛 + 𝑒 −𝑖 2𝑛 = 2 cos 𝑒 2𝑛 .
2𝑛
𝜃 + 2𝑘𝜋 𝜃 + 2𝑘𝜋
Et donc, suivant le signe du cosinus, un argument de 1 + 𝑧𝑘 est ou + 𝜋.
2𝑛 2𝑛
𝜃 𝜃
Donc un argument de (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 est + 𝑘𝜋 ou + (𝑘 + 𝑛)𝜋.
2 2
𝜃
Ces deux nombres sont congrus à modulo 𝜋.
2
Poursuivons donc notre calcul, .... WAIT A MINUTE ! Nous venons de prouver que les
(1 + 𝑧𝑘 )𝑛 ont tous même argument modulo 𝜋.
(1 + 𝑧𝑘 )𝑛
Autrement dit que ∈ R.
(1 + 𝑧 ℓ )𝑛
(1 + 𝑧𝑘 ) − 0
𝑛
Soit encore ∈ R.
(1 + 𝑧 ℓ )𝑛 − 0
Ainsi, les points 𝑂, 𝑀𝑘 et 𝑀ℓ sont alignés.
De même, 𝑂, 𝑀𝑘 et 𝑀𝑝 sont alignés, et donc 𝑀𝑘 , 𝑀ℓ et 𝑀𝑝 sont alignés. Ainsi, les 𝑀𝑘 sont
𝜃
alignés, et sont situés sur la droite passant par 𝑂 et le point d’affixe .
2
Quelques commentaires : en réalité, tout le début de cette correction est inutile, le seul calcul
important étant celui de l’argument de (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 .
Toutefois, au vu de la formulation de la question, rien ne laissait présager que la droite passant par
19 En tous cas je ne vois pas
tous les 𝑀𝑘 passait aussi par l’origine, et donc il est assez peu probable19 de penser directement à
chercher l’argument de (1 + 𝑧𝑘 )𝑛 . de raison «évidente» de le
faire.
Aussi, j’ai tenu à laisser le début de cette correction, certes inutile, mais qui montre une des
20 Et je ne prétends d’ailleurs
nombreuses20 manières de démarrer la résolution d’un tel exercice.
pas que ce soit la plus intelli-
gente qui soit !