UNIVERSITE MOHAMMED PREMIER
ECOLE SUPERIEURE DE TECHNOLOGIE OUJDA
DEPATEMENT DE GENIE APPLIQUE
FILIERE DE GENIE CIVIL
TRAVAUX PRATIQUES DE :
RESISTANCE DES MATERIAUX
&
COMPORTEMENT ET RESISTANCE DES CONSTRUCTIONS
Dr. H. SADEQ Pr. A. KERKOUR ELMIAD Pr. A. NASSER
Année Universitaire : 2024-2025
TP : Résistance des Matériaux & Comportement et Résistance des Constructions
Manipulation I : Essai de traction :
Généralités :
Une poutre est sollicitée en traction simple lorsqu’elle est soumise à deux forces axiales,
directement opposées, appliquées au centre des surfaces extrêmes qui tendent à l’allonger.
Figure 1 : Traction
Principe de l’essai :
L’essai de traction permet de déterminer la limite élastique (Re) et la Résistance à la rupture
(Rr) des différents matériaux. Il permet de définir les caractéristiques de résistance des
matériaux.
Cet essai consiste à soumettre à 20°C une « éprouvette » de longueur L à un effort de traction,
progressivement croissant, généralement jusqu’à la rupture de l’éprouvette.
A l’état initial :
En charge :
Figure 2 : Déformation de l’éprouvette
A partir de l’essai de traction on obtient la courbe de traction, dont on distingue trois domaines
différents :
Figure 3 : Courbe contrainte-déformation
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La partie OA représente le domaine élastique. La courbe de traction est donc une droite.
La pente de cette droite donne le module d'Young E, et Re représente la limite élastique.
A partir du point A la courbe fléchie et représente le début du domaine plastique. Le point
B représente la limite élastique Re 0,2 à 0,2 % de déformation.
Le point C représente la Résistance à la traction conventionnelle Rm et qui correspond à la
contrainte (charge) Maximale de traction.
Le point D correspond à la rupture de l’éprouvette et qui est caractérisé par Rr : Résistance
à la rupture
Travail demandé :
1. Définir les deux notions suivantes :
La résistance à la traction Rm et l’allongement à la rupture.
2. Application :
Une barre d’acier de 10 mm de diamètre et de 5 m de longueur subit une force de traction de
12560 N. On donne E = 210000 N/mm2.
Calculer l’allongement de la barre et la contrainte dans cette barre.
3. Essai sur machine :
a) Tracer la courbe contrainte – déformation pour chaque type d’éprouvette.
b) À partir de chaque courbe déterminer les valeurs de Re, Rm, Re 0.2, E, A%, Z, Zu
(utiliser le tableau suivant) :
Eprouvette 1 Eprouvette 2 Eprouvette 3
La résistance d’élasticité Re
(MPa)
La résistance mécanique à la
traction Rm (MPa)
La limite d’élasticité
conventionnelle Re0.2 (MPa)
Le module de Young E (GPa)
L’allongement A%
A% = (Lf – L0) / L0
Le coefficient de striction Z
Z = (S0-Su) / S0
L’allongement de striction Zu
Zu = (S0-Su) / Su
c) Comparer les résultats trouvés et conclure.
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Manipulation II : Flexion simple sur RDM6 :
Généralités :
La flexion est la déformation d'un objet qui se traduit par une courbure. Dans le cas d'une poutre,
elle tend à rapprocher les deux extrémités de la poutre. Dans le cas d'une plaque, elle tend à
rapprocher deux points diamétralement opposés sous l'action.
Figure 1 : Essai de flexion
Principe de l’essai :
L'essai de flexion consiste à appliquer un effort sur une poutre pour mesurer la résistance à la
rupture d'un matériau. Lors de l’essai de flexion 3 points, l'éprouvette est positionnée sur deux
appuis et chargée en son centre par un poinçon d'essai.
Figure 2 : Essai de flexion trois points
Travail demandé :
1. Définir la déformée de la poutre.
2. Modélisation sur RDM6 :
RDM6 est un logiciel destiné à l'enseignement de calcul des structures par la méthode des
éléments finis.
a) En utilisant le logiciel RDM6 modéliser l’essai de flexion trois points sur barre
rectangulaire (4 mm x 20 mm) de longueur 500 mm et mesurer la flexion de chaque
type de barre en complétant le tableau suivant :
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Matériau Acier Acier inox Aluminium Cuivre
Charge F (N) Flèche (mm) Flèche (mm) Flèche (mm) Flèche (mm)
5
10
15
20
25
30
b) Détermination de la déformée :
- Déterminer la déformée d’une barre en acier inoxydable de 800 mm de longueur et de
section rectangulaire (6 mm x 20 mm) soumise à une charge de 20 N au point X.
- Déterminer théoriquement la déformée en utilisant les équations suivantes de celle-ci en
fonction de la position X : (α = L/2)
Utiliser le tableau suivant :
X en mm Ye expérimentale en mm Yt théorique en mm
100
200
300
500
600
700
c) Tracer les courbes des déformées Y = f(x) et comparer les résultats.
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Manipulation III : Essai de dureté :
Généralités :
La dureté d'un matériau est déterminée au moyen des essais normalisés (Brinell, Vickers,
Rockwell) en mesurant la profondeur, le diamètre ou un autre paramètre de l'empreinte faite
par un poinçon en fonction de l'essai.
Figure 1 : Essai de dureté : (a) Brinell, (b) Vickers, (c) Rockwell
Principe de l’essai :
Le principe de TP est de placer l’échantillon dans l’appareil puis nous choisissons la charge
convenable, une fois la charge appliquée le pénétrateur indéformable laisse une empreinte dans
l’échantillon. Nous mesurons les dimensions de l'empreinte sur l’écran et on en déduit la dureté.
Figure 2 : Essai de dureté de Brinell
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Travail demandé :
1. Définir la dureté d’un matériau.
2. Classer les matériaux suivants du plus dur au moins dur : Acier, Or, Diamant, Bronze,
Quartz.
3. Calcul d’incertitude :
Déterminer l’erreur absolue de la dureté de Vickers
La dureté de Vickers est déterminée par la formule suivante :
Avec d est la moyenne des diagonales de l'empreinte.
Règles de calcul :
G=a+b ΔG = Δa + Δb
G = a-b ΔG = Δa + Δb
G=a*b ΔG/G = Δa/a + Δb/b
G = a/b ΔG/G = Δa/a + Δb/b
G = Xn ΔG/G = n * ΔX/X
4. Calcul de la dureté de Brinell :
En utilisant le matériel fourni lors de TP calculer la dureté de Brinell en utilisant la formule
suivante :
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Manipulation IV : Essai écrasement du béton :
Généralités :
La résistance à la compression du béton est l’un des indicateurs communs pour mesurer la
performance d’un béton. Cette résistance est mesurée en écrasant des échantillons cylindriques
ou cubiques dans une machine d’essai à compression. Ainsi l’essai de compression sur les
éprouvettes en béton est le principal outil pour caractériser la qualité des produits en béton du
matériel de base et conclure à la conformité ou non à un référentiel.
Figure 1 : Essai de compression du béton
Principe de l’essai :
C’est un essai destructif mené sur des échantillons de béton (éprouvette cylindrique de type
16x32), il est couramment utilisé en laboratoire et nous permet de connaitre le comportement
mécanique du béton en compression simple et notamment sa résistance ultime.
Cet essai consiste à appliquer une contrainte de compression sur les éprouvettes cylindriques
posées verticalement. Les éprouvettes sont au préalable surfacées afin que le contact avec les
plateaux de la presse engendre le moins de frottements possible. L’objectif est d’appliquer une
contrainte homogène dans toute la section durant l’essai.
Travail demandé :
1. Définir le béton
2. Déterminer la quantité nécessaire d’eau qu’il faut ajouter à un mélange de 3 kg de ciment
pour un rapport d’eau-ciment de 0,6.
Dans les cas courants, un béton est défini par une valeur de sa résistance à la compression, à
l'âge de 28 jours, dite "valeur caractéristique requise". Elle est notée fc28 et s'exprime en MPa.
Cette résistance varie en fonction de l'âge du béton et le règlement donne des lois d'évolution
de fcj (résistance en compression à j jours) en fonction de l'âge "j" en jours.
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Figure 2 : Evolution de la résistance en compression d’un béton en fonction de son âge
Pour des bétons non traités thermiquement, on admet :
3. Calculer la résistance des éprouvettes en compression à 24 heures et à 7 jours sachant qu’elle
doit atteindre à l’âge de 28 jours une résistance de 45 MPa.
4. Calculer la masse volumique de chaque éprouvette.
Le volume d’un cône tronqué est donné par la formule suivante :
𝜋
𝑉 = ℎ × × (𝑅 + 𝑅 + 𝑅 × 𝑅 )
3
5. Mettre en place et bien centrer l'éprouvette sur le plateau de la presse.
Appliquer la charge de manière continue jusqu'à la rupture. Calculer la
résistance de compression de chaque éprouvette.
On donne : R =
Où Rc la résistance à la compression en MPa, Fmax est la charge maximale en N, et S la
section de l'éprouvette en mm².
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Manipulation V : Traction-câble :
Généralités :
Les câbles sont utilisés notamment pour les ponts suspendus ou haubanés, les pylônes
haubanés, les couvertures suspendues ou les contreventements. Les torons sont des
assemblages de fils métalliques enroulés hélicoïdalement autour d'un fil central et constitués
d'acier à très haute limite d'élasticité atteignant plusieurs fois celle de l'acier traditionnel de
charpente. Ils peuvent contenir des centaines de fils et atteindre des limites de rupture de
plusieurs centaines de tonnes. Leur module d'élasticité intrinsèque Ec est plus petit que celui
du matériau acier à cause de l'enroulement des fils en hélice : une valeur de 170.000 [MPa]
n'est pas rare.
Les câbles sont constitués d'un ensemble de torons alignés (on parle de câbles à torons
parallèles) ou enroulés autour d'une âme centrale métallique ou textile (on parle alors de
cordages). Les cordages possèdent un module d'élasticité intrinsèque encore plus faible, qui
peut être inférieur à 140.000 [MPa].
Travail demandé :
Partie 1 :
1. Calculer la masse du câble par m.
2. Calculer le nombre des torons et le nombre des fils de chaque câble.
3. Calculer le diamètre du câble.
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Partie 2 :
Soit un câble en acier de longueur de 750m. La charge de rupture effective est de 11x105N, et
le coefficient de sécurité est 8.
à é
On donne : 𝑠=
é é
1. Déterminer la masse que le câble peut supporter. La masse du câble est 8kg/m.
2. Déterminer la charge utile et la masse utile de câble.
3. Supposons que le câble a 34 torons, 7 fils par toron, chaque fils de diamètre 2,2mm. Calculer
la contrainte normale maximale qui pourra supporter une charge de P=1,38x105 N.
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Manipulation VI : Essai de Flexion :
Généralités :
Avant déformation, toutes les sections sont verticales, après déformation, chaque
section a en outre basculé d’un très petit angle φ appelé angle de rotation de la section
droite, variable avec la position x de la section considérée (voir figure). Φ étant compté
positivement dans le sens horlogique, par convention.
Travail demandé :
1. Calculer la flèche et l’angle de rotation pour les deux cas suivants :
Cas 1 : Poutre reposant sur deux appuis avec charge concentrée au milieu :
Cas 2 : Poutre reposant sur deux appuis avec charge uniformément répartie :
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