Remplir une déclaration de succession
Remplir une déclaration de succession
(02-2023)
@internet-DGFiP
cerfa
50916#18
En annexe :
- page 20 : Ce qu'il faut savoir sur les régimes matrimoniaux et leurs conséquences sur la répartition du patrimoine des époux.
Les mots en caractères italiques dans le texte sont expliqués, en fin de notice, dans le lexique.
Si vous chargez un notaire de remplir votre déclaration de succession, il devient votre mandataire mais vous restez toujours
responsable vis-à-vis de l'administration.
Vous êtes dispensé du dépôt de la déclaration et du paiement des droits de succession dans les cas suivants :
– vous êtes un enfant du défunt ou l'époux survivant ou le partenaire lié au défunt par un Pacs et vous n'avez pas bénéficié, de la part
du défunt, d'une donation ou d'un don manuel non enregistré ou non déclaré et l'actif brut successoral est inférieur à 50 000 € ;
– vous êtes un autre bénéficiaire de la succession et l'actif brut successoral est inférieur à 3 000 €.
Les héritiers autres que ceux qui sont exonérés des droits de succession (c'est-à-dire le conjoint survivant, le partenaire lié au
défunt par un Pacs et, sous certaines conditions, les frères et sœurs du défunt qui vivaient avec lui sous le même toit) étant tous
ensemble solidairement responsables du paiement de l'impôt sur la succession, une seule déclaration, rédigée par l'un deux, suffit.
En tout état de cause, la déclaration doit être signée par au moins un des héritiers solidaires.
Si le défunt avait souscrit une assurance-vie en votre faveur, veuillez remplir un formulaire de déclaration n° 2705-A afin de débloquer
les fonds le plus rapidement possible. Une notice (n° 2705-A-NOT) est à votre disposition pour connaître la marche à suivre.
1 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
La déclaration de succession non dispensée de dépôt doit être déposée en deux exemplaires (un original et une
photocopie). Vous devez signer chaque exemplaire.
En cas de versement d'un acompte, vous avez l'obligation de déposer ensuite une déclaration de succession.
Si vous payez un acompte et que vous ne déposez pas une déclaration, l'administration établira d'office le montant de l'impôt sur la
succession que vous devez payer auquel s'ajouteront l'intérêt de retard de 0,20 % et la majoration qui atteindra 40 % après envoi
d'une mise en demeure.
2 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
Si le défunt laisse des enfants, la succession revient par parts égales à ses enfants, y compris les enfants adoptés sous réserve
de satisfaire certaines conditions pour les enfants adoptés, selon la procédure d'adoption simple, sauf décision prise par lui dans son
testament.
La part successorale des enfants d'un défunt est la même quelle que soit la nature de sa filiation, c'est-à-dire qu'il soit un enfant
légitime, naturel ou adultérin.
Si un enfant du défunt est décédé avant lui ou renonce à la succession, ses enfants (qui sont les petits-enfants du défunt) le
représentent : ils prennent sa place dans la succession et reçoivent sa part. Il en va de même pour les arrière-petits-enfants du défunt
lorsque ses enfants et ses petits-enfants ont renoncé ou sont eux-mêmes décédés et, ainsi de suite, en ligne descendante.
B) Il y a un conjoint survivant
Pour les successions ouvertes depuis le 22 août 2007, le conjoint survivant est exonéré de droit de succession.
– Si le défunt a des enfants (vivants ou représentés) qui sont aussi ceux du conjoint survivant
Le conjoint survivant a le choix entre deux solutions :
* soit il choisit l'usufruit de toute la succession, c’est-à-dire que sans en être propriétaire, il a le droit d'utiliser des biens du défunt et
d’en tirer les avantages (loyers, intérêts…) ;
* soit il choisit d’être propriétaire du quart de la succession en toute propriété, le reste étant partagé entre les enfants.
– Si le défunt laisse au moins un enfant (vivant ou représenté) né d'une autre personne que le conjoint survivant
Le conjoint survivant reçoit la propriété d'un quart de la succession, le reste étant partagé entre les enfants du défunt.
– Si le défunt n'a pas d'enfant (vivant ou représenté), et si son père et sa mère sont vivants
Le conjoint survivant reçoit la propriété de la moitié de la succession, et chacun des parents du défunt reçoit un quart en pleine
propriété de la succession.
– Si le défunt n'a pas d'enfant (vivant ou représenté), et si l'un de ses parents (père ou mère) est vivant
Le conjoint survivant reçoit la propriété des trois quarts de la succession, le parent du défunt reçoit le quart restant de la succession.
3 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
– La donation entre époux confère au conjoint survivant des droits plus importants que les droits légaux
La donation entre époux laisse le choix au survivant d'opter après le décès de son conjoint, au mieux de ses intérêts. Ce choix
dépendra notamment du nombre d'enfants car la quotité disponible varie selon que le défunt a laissé un, deux ou trois enfants et
plus.
* en présence d'enfants issus du couple, la donation entre époux permet d'augmenter les droits en pleine propriété du conjoint
survivant ou de moduler ses droits entre la pleine propriété et l'usufruit ;
* en présence d'enfants d'un précédent mariage, l'époux survivant a le choix de recueillir des droits en pleine propriété plus
étendus que les droits légaux, d'exercer un usufruit sur la totalité de la succession ou encore de moduler entre des droits en
pleine propriété et en usufruit.
– Si le défunt n'a pas d'enfant (vivant ou représenté), et si son père et/ou sa mère sont vivants
Le conjoint survivant recueille l'ensemble de la succession.
* Communauté universelle simple : le conjoint conserve la moitié de la succession. L'autre moitié se répartit entre le conjoint
survivant et les héritiers, selon les modalités prévues ci-avant en l'absence de contrat de mariage, avec ou sans donation entre
les conjoints.
* Communauté universelle avec clause d'attribution intégrale : le conjoint conserve l'intégralité de la succession. L'impôt sur la
succession ne sera dû par les héritiers qu'au décès de ce conjoint.
Le partenaire survivant d'un Pacs bénéficie comme le conjoint survivant d'une exonération de droit de succession.
Le partenaire pacsé n'étant pas héritier du défunt, un testament ou des dispositions successorales dans le pacte sont nécessaires pour
qu'il bénéficie de la succession.
Le partenaire survivant d'un partenariat civil conclu régulièrement à l'étranger et non contraire à l'ordre public bénéficie des mêmes
droits.
Le partenaire survivant d'un Pacs dispose également d'un droit temporaire au logement. Si le logement est loué, les loyers versés par le
partenaire du Pacs doivent lui être remboursés par les héritiers.
4 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
A) Le formulaire n° 2705
vous permet de communiquer tous les renseignements :
* sur le défunt ;
* sur ses héritiers …
* sur l'existence ou non d'un testament ...
B) Le formulaire n° 2705-S
vous permet de détailler :
* au recto, l'identité du déclarant et des bénéficiaires de la succession ;
* au verso, l'état du patrimoine du défunt au jour du décès, la part de chaque héritier, donataire, légataire et du conjoint survivant,
s'il y a lieu, le calcul de l'impôt.
Vous devez compléter et signer, en bas de page du formulaire 2705-S l'affirmation de sincérité.
C) Le formulaire n° 2705-A
vous permet de communiquer tous les renseignements :
* sur les contrats d'assurance-vie ;
* sur les bénéficiaires de ces contrats.
– Indiquez :
5 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
– Détaillez :
6 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
Si le défunt n'était pas marié, s'il ne l'était plus ou s'il était marié avec un contrat de mariage, passez directement à la 2e étape.
Si les époux étaient mariés sous le régime légal (communauté de meubles et acquêts ou communauté réduite aux acquêts), ils
possèdent des biens communs (« communauté ») et des biens propre à chacun (voir annexe I). Le décès de l'un des époux entraîne la
dissolution de la communauté.
– Dans ce cas, il convient d'abord d'établir « l'état des reprises et des récompenses ». Il s'agit, à ce stade, de reconstituer trois
patrimoines :
le patrimoine propre du défunt ;
le patrimoine propre du conjoint survivant ;
et le patrimoine commun aux deux conjoints ;
en tenant compte des transferts de valeur qui ont pu se produire entre ces patrimoines pendant la vie commune. Un exemple de
liquidation de la communauté est fourni en annexe I page 20.
- un époux fait une « reprise » sur la communauté quand il reprend un bien propre qui est entré dans la communauté ;
- un époux doit « récompense » à la communauté sur les profits personnels qu'il peut avoir tiré des biens de la communauté (biens
communs aux deux époux),
- la communauté doit « récompense » à l'époux chaque fois qu'elle a tiré profit d'un bien personnel d'un des époux.
Ces opérations peuvent aboutir à un excédent de récompenses ou de reprises pour chaque époux.
– Il faut ensuite énumérer et évaluer les biens de la communauté suivant les règles décrites à la 2e étape. Il s'agit de faire un état
complet de l'actif et du passif de la communauté en y intégrant le résultat des reprises et récompenses.
– Puis, vous devez calculer le boni de communauté en faisant la différence entre l'actif de communauté et le passif de
communauté.
La moitié de ce boni appartient au conjoint survivant et l'autre moitié aux successeurs du défunt.
L'impôt sur la succession est calculé sur la moitié du boni de communauté transmise aux successeurs. Il y est intégré l'actif et le
passif personnel du défunt, ainsi que le résultat des reprises et des récompenses le concernant (se reporter à la 2e étape).
À l'actif : Au passif :
- la moitié du boni de communauté - le passif personnel du défunt
- l'actif personnel du défunt - ajouter, s'il y a lieu, l'excédent de récompenses du défunt
- ajouter, s'il y a lieu, l'excédent de reprises du défunt
7 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
A) DÉTERMINER L'ACTIF
Il peut être constitué de : – biens meubles (exemples : voiture, bijoux, livres, mobilier, comptes bancaires, argent liquide…) ;
– biens immeubles (exemples : appartement, maison, terrain...).
Certains biens meubles ou immeubles peuvent donner lieu à des exonérations. Vous devez néanmoins les déclarer pour information
(voir la liste des exonérations pages 10 à 13).
- si le défunt avait son domicile fiscal en France : vous devez déclarer tous les biens meubles et immeubles, situés en France ou à
l'étranger, même exonérés, qui faisaient partie du patrimoine du défunt au jour du décès. Les biens non imposables devront être
portés pour mémoire.
- si le défunt n'avait pas de domicile fiscal en France : vous devez déclarer tous les biens meubles et immeubles situés en France ou
à l'étranger dans le cas où le(s) bénéficiaire(s) est(sont) domicilié(s) en France au jour du décès et a(ont) eu un domicile fiscal en
France depuis au moins 6 ans dans les 10 dernières années précédant la date du décès ; dans les autres cas, vous devez déclarer
tous les biens meubles et immeubles situés en France, même exonérés, qui faisaient partie du patrimoine du défunt au jour du
décès.
Les biens meubles (cette liste de biens meubles n'est pas exhaustive) :
Vous devez déclarer les liquidités : ce sont les espèces, les dépôts dans les banques et comptes courants…
Pour connaître les montants exacts figurant sur les comptes au jour du décès, adressez-vous aux banques.
Pour déclarer vos liquidités, utilisez le formulaire n° 2705-S.
Les comptes personnels du défunt sont bloqués une fois le décès connu. Les procurations ne sont plus valables. Le déblocage des
liquidités dépend de la présentation d'un acte de notoriété ou d'un certificat de propriété délivré par un notaire. Les comptes joints ne
sont pas bloqués par le décès d'un des conjoints. Le conjoint survivant peut continuer à déposer ou à retirer librement les liquidités.
Par contre, les soldes de ces comptes au jour du décès doivent être déclarés et seront taxés proportionnellement à la part du défunt.
Pour évaluer des titres non cotés, plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour obtenir la valeur réelle de la société.
Retrouvez-les dans le Guide de l'évaluation des entreprises et des titres de sociétés, disponible sur le site Internet impots.gouv.fr
(Particulier > Gérer mon patrimoine/mon logement > Je fais une donation > Documentation utile).
8 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
Si, après avoir déposé une déclaration de succession en appliquant le forfait de 5 %, une vente publique de l'ensemble du mobilier
intervient dans les 2 ans ou, à défaut, un inventaire notarié est fait dans les 5 ans, vous pouvez régulariser en déposant une
déclaration rectificative auprès du service chargé de l'enregistrement du domicile du défunt.
- pour les créances à terme, portez la valeur nominale plus les intérêts dus et non payés et ceux courus au jour du décès ;
- indiquez les sommes prêtées par le défunt, les montants de vente de biens non encore encaissés, les loyers dus pas encore
perçus et les loyers courus au jour du décès, les fonds de roulement de copropriété ;
- précisez le prorata des pensions, retraites et salaires : indiquez le nom de la caisse effectuant les versements et déclarez les
sommes courues au jour du décès ou dues mais pas encore payées ;
- indiquez les créances résultant des frais de dernière maladie (sécurité sociale, mutuelle) remboursés après le décès.
Pour déclarer certains biens meubles, utilisez le formulaire n° 2705-S.
Déclarez ensuite les immeubles bâtis : les maisons individuelles, les immeubles collectifs de rapport, les appartements, les caves, les
parkings, les immeubles de caractère exceptionnel, les boutiques, les bureaux, les ateliers, les hangars, les piscines, les terrains de
tennis...
Vous pouvez demander au centre des impôts foncier la description et les références cadastrales de l'immeuble qui dépend de la
succession et indiquer la valeur de marché au jour du décès. Pour déclarer vos immeubles, utilisez le formulaire n° 2705-S.
Vous pouvez bénéficier d'un abattement de 20 % sur la valeur de marché de l'immeuble si ce dernier était la résidence principale
du défunt au jour de son décès, à la condition que l'immeuble soit, à cette date, occupé comme résidence principale par l'une des
personnes suivantes :
- le conjoint survivant ;
- le partenaire lié au défunt par un pacte civil de solidarité ;
- un ou plusieurs enfants, mineurs ou majeurs protégés du défunt, de son conjoint ou de son partenaire ;
- un ou plusieurs enfants majeurs du défunt, de son conjoint ou de son partenaire qui sont dans l'incapacité de travailler en raison
d'une infirmité physique ou mentale.
9 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
10 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
11 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
12 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
13 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
B) DÉTERMINER LE PASSIF
Ce sont les dettes à la charge personnelle du défunt. Elles doivent exister au jour du décès et pouvoir être justifiées par tout moyen
compatible avec la procédure écrite (facture, contrat, tout écrit).
Pour calculer le montant de l'impôt sur le revenu du défunt, vous pouvez consulter le site Internet www.impots.gouv.fr
14 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
En cas de séparation de la propriété (un héritier recevant la nue-propriété et l'autre l'usufruit), la valeur des biens transmis est
répartie forfaitairement pour le calcul des impôts sur la succession selon l'âge de l'usufruitier tel que l'indique le tableau ci-dessous.
- la donation faite depuis plus de 15 ans doit être mentionnée sur la déclaration n° 2705 « Cadres à remplir par le déposant ». Elle
n'est plus à prendre en compte pour le calcul de l'impôt sur la succession ;
- la donation faite depuis moins de 15 ans doit, par contre, être prise en compte pour le calcul de l'impôt sur la succession ;
si l'abattement personnel dont vous bénéficiez n'a pas été utilisé en totalité pour une donation antérieure, vous pouvez utiliser
le solde d'abattement encore disponible pour la succession ;
si l'abattement personnel a été utilisé en totalité pour la donation antérieure, vous ne pouvez plus utiliser d'abattement pour la
succession. L'impôt est calculé sur l'actif net de la succession sans que soit remise en cause l'imposition antérieure des droits
de donation.
Pour les donations remontant à moins de 15 ans, deux exemples de calcul sont présentés en page 18.
5e étape : sur chacune des parts, vous pouvez bénéficier d'un abattement 1
Les abattements applicables dépendent du lien de parenté entre le défunt et chaque bénéficiaire. Les abattements sont donc les
suivants :
15 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
- si vous ne pouvez bénéficier d'aucun des abattements prévus ci-dessus, vous disposez d'un abattement de 1 594 € ;
- vous pouvez bénéficier en outre d'un abattement de 159 325 € si vous souffrez d'une infirmité physique ou mentale vous
empêchant de travailler dans des conditions normales de rentabilité. Vous devez justifier de cette infirmité par un certificat médical.
Cet abattement peut s'ajouter aux différents abattements applicables pour les parents, les enfants et ses frères et sœurs ;
- vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, d'un abattement égal à la somme versée à titre de don par un héritier à certains
organismes (fondations ou associations reconnues d'utilité publique, État et établissements publics de l'État, régions, départements,
communes et leurs établissements publics ainsi que les établissements publics hospitaliers). Cet abattement peut s'ajouter aux
autres abattements.
Remarque : concernant la situation des adoptés simples, il n'est pas tenu compte, en principe, du lien de parenté. Toutefois, ces
successions peuvent, sous conditions, bénéficier du régime fiscal applicable aux transmissions en ligne directe.
6e étape : sur chacune des parts nettes taxables, appliquez le tarif indiqué ci -dessous
Le tarif applicable dépend du lien de parenté entre le défunt et chaque bénéficiaire. Le mécanisme d'actualisation des tarifs mis en
place depuis 2008 est supprimé depuis le 1er janvier 2013. Les tarifs sont les suivants :
Si vous êtes un époux, un partenaire lié au défunt par un Pacs, un frère ou une sœur qui remplit les conditions citées
e
ci-avant (cf. 5 étape), vous bénéficiez d'une exonération totale des droits de succession.
si vous êtes un parent jusqu'au 4e degré compris (ex. : cousins germains), le tarif applicable est de 55 %.
si vous êtes un parent au-delà du 4e degré ou une personne non parente, le tarif applicable est de 60 %.
16 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
7e étape : pour obtenir l'impôt dû sur la succession, vous pouvez bénéficier, sous certaines
conditions, d'une réduction d'impôt en faveur des mutilés de guerre
Vous devez justifier de la réduction en joignant à la déclaration de succession une photocopie de la carte d'invalidité ou d'une
attestation de pension d'invalidité.
Comment tenir compte des impôts sur la succession payés hors de France, lorsque le défunt, son héritier ou son légataire
a son domicile fiscal en France ?
Le montant de l'impôt sur la succession dû est diminué du montant de l'impôt sur la succession payé hors de France.
Dans ce cas, vous devez remplir le formulaire n° 2740, disponible sur impots.gouv.fr et le joindre à votre déclaration de succession.
Ce formulaire vous permet de déterminer le montant de l'impôt sur la succession payé à l'étranger pour le déduire de l'impôt dû en
France.
17 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
V - Exemples de calculs
Exemple de détermination des parts dans une succession avec donation « au dernier vivant »
- un défunt laisse à son décès un conjoint âgé de 85 ans, son usufruit étant égal à 20 %, et 2 enfants ;
- la succession comporte un actif successoral net de 60 000 € ;
- au jour du décès, les droits légaux du conjoint survivant sont :
à son choix, l'usufruit de la totalité des biens ou le quart de la pleine propriété de ces biens, si le défunt laisse des enfants ou
descendants communs avec l'époux survivant ;
le quart de la pleine propriété de ces biens, lorsque les enfants ne sont pas issus des deux époux ;
- avec la donation entre époux, il a le choix entre 3 possibilités présentées dans ce tableau :
18 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
Monsieur X décède le 20/03/2020 ; la donation de 2006 doit être prise en compte dans la mesure où elle remonte à moins de 15 ans.
L'actif net successoral est de : 250 000 €
Abattement personnel : - 100 000 €
Abattement déjà utilisé : + 30 000 €
Taxable : 180 000 €
La donation n'étant pas taxable en 2006, le calcul de l'impôt de succession doit être effectué avec l'ensemble des tranches.
Impôt sur la succession dû :
5 % sur 8 072 € : 403,60 €
10 % sur 4 037 € : 403,70 €
15 % sur 3 823 € : 573,45 €
20 % sur 164 068 € : 32 813,60 €
Total dû : 34 194,35 €
Arrondis à 34 194 €
Monsieur Y qui est veuf, a fait à chacun de ses deux enfants une donation d'un montant de 100 000 € le 01/05/2006.
Lors de l'enregistrement de l'acte de donation, l'impôt de donation a été calculé de la manière suivante :
Donation : part recueillie par chaque enfant : 100 000 €
Abattement personnel : - 50 000 €
Taxable : 50 000 €
La totalité de l'abattement a été utilisé.
Impôt de donation versé pour chaque enfant :
5 % sur 7 600 € : 380 €
10 % sur 3 800 € : 380 €
15 % sur 3 600 € : 540 €
20 % sur 35 000 € : 7 000 €
Total dû : 8 300 €
19 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
Annexe I – Ce qu'il faut savoir sur les régimes matrimoniaux et leurs conséquences
sur la répartition du patrimoine des époux.
Régime légal avant 1966 : Biens immeubles possédés au Biens immeubles achetés Le survivant conserve la moitié
communauté de meubles et jour du mariage et ceux reçus pendant le mariage. de la communauté.
acquêts. par donation ou succession Biens meubles achetés pendant L'autre moitié ainsi que les
pendant le mariage. le mariage, ceux possédés au biens personnels du défunt
jour du mariage et ceux reçus entrent dans la succession.
par donation ou succession
pendant le mariage.
Régime légal après 1966 : Biens meubles et immeubles Biens meubles et immeubles Le conjoint survivant conserve
communauté réduite aux possédés au jour du mariage et achetés pendant le mariage. la moitié de la communauté.
acquêts. ceux reçus par donation ou L'autre moitié ainsi que les
succession pendant le mariage. biens personnels du défunt
entrent dans la succession.
Les comptes personnels de chacun des conjoints sont établis de la manière suivante :
20 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
ensemble = 50 000 €
21 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
Acquêts : ensemble des biens (meubles et immeubles) acquis Contrat de travail à salaire différé : le travail effectué sans être
pendant le mariage et entrant dans la communauté. rémunéré par un défunt exploitant agricole sur le domaine
familial constitue une présomption d'existence d'un contrat de
Acte de notoriété : preuve de la qualité de bénéficiaire établie travail. A l'ouverture de la succession, les descendants disposent
par un notaire ou un greffe. d'une créance sur les salaires différés.
Actif ou actif brut successoral : ensemble des biens Créance : droit d'une personne (le créancier) d'exiger le
personnels du défunt, et s'il était marié, des biens provenant de paiement d'une dette.
la liquidation du régime matrimonial avant déduction des dettes
éventuelles. Curateur : personne désignée par la loi pour s'occuper des
biens d'un mineur ou d'un majeur incapable.
Actif net taxable : ensemble des biens personnels du défunt et,
s'il était marié, des biens provenant de la liquidation du régime Dation : action de donner des œuvres d'art, des livres, des
matrimonial, moins ses dettes personnelles. objets de collection, des documents de valeur artistique ou
historique, des bois et forêts, des immeubles situés dans des
Ascendant : parent, grand-parent, arrière-grand-parent. zones protégées ou des valeurs d'État pour payer l'impôt de
succession.
Attribution préférentielle : autorisation donnée par la loi à
certains héritiers de recevoir un bien du défunt en priorité. Deniers : cf. reprise en deniers.
Ayant-droit (bénéficiaire) : celui qui a droit à une part de la Dévolution successorale : attribution de la succession d'une
succession. personne à une autre.
Bénéficiaire (ayant-droit) : celui qui a droit à une part de la Dissolution de la communauté : disparition automatique de la
succession. communauté du fait du décès de l'un des époux.
Bien : chose ou droit susceptible de faire partie du patrimoine. Donataire : personne qui accepte un don d'une autre personne
(le donateur).
Bien commun : bien que les époux possèdent en commun.
Donateur : personne qui fait un don à quelqu'un.
Bien en nue-propriété : bien dont le propriétaire peut disposer
comme il le souhaite, sous réserve de ne pas en compromettre Donation : contrat qui constate un don.
les revenus.
Donation au dernier vivant : acte par lequel les époux se font,
Bien immeuble, bien immobilier : bien qui ne peut pas être lors du mariage ou pendant le mariage, réciproquement ou pas,
déplacé (terrains, bâtiments, etc) ou objet qui fait partie une donation qui prévoit qu'au décès de l'un, la part lui revenant
intégrante d'un immeuble (cheminée, chauffage central, etc). dans la succession sera plus importante que celle accordée par
la loi.
Bien indivis : bien qui appartient à plusieurs personnes.
Don manuel : don (d'un bien) fait de la main à la main, sans
Bien meuble : bien qui peut être déplacé. passer par un notaire. Il peut porter sur des espèces, des titres,
des biens meubles, du mobilier, des bijoux, des livres, c'est-à-
Bien propre : bien qui appartient seulement à l'un des époux. dire tout bien autre qu'immeuble.
Boni de communauté : dans les régimes de communauté, Droit d'usage : droit qu'a une personne d'utiliser un bien alors
somme à répartir entre les bénéficiaires et l'époux survivant en qu'elle n'est pas propriétaire, mais ne peut ni en recueillir les
cas de décès, après les opérations de liquidation (paiement des revenus ni en disposer.
créanciers de la communauté, règlement des récompenses) des
biens communs. Échu : arrivé à échéance. Par exemple, la retraite est versée à
trimestre échu, c'est-à-dire versée à la fin de chaque trimestre.
Code ISIN : codification permettant l'identification de tous les
produits financiers. Filiation : lien de parenté de l'enfant vis-à-vis de son père ou de
sa mère.
Codicille : modification apportée à un testament.
Greffe : secrétariat des services d'un tribunal ou d'une Cour.
Collatéraux : cf. héritier en ligne collatérale.
Héritier : toute personne qui, étant liée par le sang au défunt, et
Communauté réduite aux acquêts : régime matrimonial dans toute personne assimilée (y compris, enfant adopté par adoption
lequel tous les biens acquis pendant le mariage appartiennent plénière), ont des droits sur la succession du défunt.
aux deux époux. Mais chaque époux reste propriétaire de ce
qu'il avait avant la mariage et de ce qu'il reçoit pendant le Héritier en ligne collatérale (collatéraux) : frère, sœur, tante,
mariage (par donation ou succession). oncle, cousin.
Communauté universelle : tous les biens des deux époux sont Héritiers en ligne directe : les descendants (enfants, petits-
intégrés dans le patrimoine du couple. enfants, arrière-petits-enfants), les ascendants (père, mère et
parents de la famille maternelle et paternelle).
Communauté universelle avec clause d'attribution
intégrale : contrat de mariage dans lequel chaque époux décide
d'attribuer à l'époux qui lui survivra la totalité des biens.
22 / 23
N° 2705-NOT-SD
(02-2023)
Legs : biens ou fortune d'une personne décédée donnés par Rente viagère : somme versée régulièrement à une personne
testament à une autre personne ou à une institution. jusqu'à ce qu'elle décède.
Lien de parenté : exemple, père, mère, grand-père, grand- Reprise en deniers : indemnité (récompense) due par la
mère, arrière-grand-père, arrière-grand-mère, petit-fils, petite- communauté au patrimoine d'un des époux.
fille, frère, sœur, oncle, tante, cousin)…
Réserve : part revenant obligatoirement aux héritiers en ligne
Liquidation de la communauté : détermination de l'actif à directe.
répartir entre les bénéficiaires et l'époux survivant et répartition
des dettes restant dues par chacun. Réversion (pension de) : pension versée au conjoint d'un
retraité décédé.
Liquidité : somme d'argent immédiatement disponible.
Séparé de corps : qui est autorisé par le juge à ne plus vivre
Mandataire : personne à qui est confié le pouvoir d'agir pour le sous le même toit que son conjoint sans être divorcé.
compte d'une autre personne.
Séparé de fait : qui ne vit plus sous le même toit que son
Meuble meublant : mobilier d'une maison ou d'un appartement. conjoint alors que le juge n'a pas donné encore son autorisation.
Nom de naissance, nom patronymique : nom de famille, nom Séparation de la propriété (démembrement de propriété) :
inscrit à l'état civil. lors d'une succession, division du droit de propriété en deux
droits distincts : l'usufruit et la nue-propriété (voir ces mots).
Nue-propriété : séparation de la propriété qui permet au nu-
propriétaire de disposer d'un bien sans en user ni en retirer les Sous bénéfice d'inventaire : après vérification de tous les
revenus ou les produits. biens (actif) et de toutes les dettes (passif) du défunt. Cette
réserve exprimée lors de l'acceptation de la succession permet,
Pacte tontinier : contrat conclu entre plusieurs personnes qui notamment, de s'assurer que les dettes ne sont pas supérieures
achètent un bien en commun ; chaque acquéreur a le droit de à la valeur des biens.
profiter du bien et de ses fruits mais seul le dernier survivant se
retrouvera unique propriétaire du bien. Succession : transmission du patrimoine d'une personne
décédée à une ou plusieurs personnes vivantes (héritage).
Part disponible (quotité) : part du patrimoine d'une personne
dont elle peut disposer librement par donation ou testament, en Testament olographe : acte déposé chez un notaire, écrit en
faveur d'une personne de son choix, lorsqu'il y a des héritiers qui entier, daté et signé de la main du défunt, dans lequel il attribue
doivent légalement recevoir une partie de ce patrimoine. ses biens à un ou plusieurs bénéficiaires.
Patrimoine : ensemble des biens d'une personne physique Tuteur : personne chargée légalement de veiller sur un mineur
(individu, homme, femme) ou morale (groupement, établis- ou incapable majeur, de gérer ses biens et de le représenter
sement, société) après déduction des dettes. dans les actes juridiques.
Pleine propriété : cf. propriété entière. Usufruitier : personne qui a le droit d'utiliser un bien et d'en
recueillir les fruits ou revenus (avantages produits régulièrement
Prédécédé : mort avant (une autre personne). par ce bien). L'usufruitier peut céder son droit d'usufruit
(donation, vente), mais ne peut pas vendre le bien.
Propriété entière : droit d'user et de disposer d'un bien de
façon exclusive et absolue (par exemple, de le vendre). Valeur de marché d'un immeuble : la valeur de l'immeuble qui
correspond au prix de vente qui pourrait être obtenu compte
Récompense : pendant le mariage, transferts de valeurs entre tenu de l'état dans lequel il se trouve et des dispositions de l'acte
les biens propres de chaque époux et les biens de la de vente.
communauté. Au décès, la liquidation du régime de
communauté nécessite le transfert d'une indemnité du Valeur mobilière : titre coté ou non coté en bourse (exemples :
patrimoine de l'époux qui s'est enrichi personnellement sur la actions, droits sociaux, obligations).
communauté vers le patrimoine de celui qui s'est appauvri.
Viager (droit) : droit dont peut bénéficier le conjoint survivant et
Régime matrimonial : ensemble des règles juridiques qui qui s'éteint à son décès.
détermine la répartition des biens entre les époux.
La loi du 10 août 2018 pour un État au service d'une société de confiance (ESSOC) généralise le principe du droit à l'erreur
pour les usagers de l'administration. Les contribuables de bonne foi peuvent corriger leurs erreurs sans pénalité.
Pour en savoir plus : « impots.gouv.fr / rubrique Loi ESSOC : droit à l'erreur ».
Conformément à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée et au règlement européen 2016/679 du 27 avril 2016, vous disposez d’un droit d’accès
et de rectification auprès du service chargé de l’enregistrement et d’un droit de réclamation auprès de la Commission nationale de l’informatique et
des libertés.
23 / 23