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Remplir une déclaration de succession

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DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES PUBLIQUES N° 2705-NOT-SD

(02-2023)
@internet-DGFiP

cerfa
50916#18

Comment remplir une déclaration de succession ?


- page 1 : Succession, comment faire ?
- page 3 : Qui hérite et comment ?
- page 5 : Comment rédiger votre déclaration de succession ?
- page 7 : Comment calculer, par étape, l'impôt sur la succession ?
- page 18 : Exemples de calculs.

En annexe :
- page 20 : Ce qu'il faut savoir sur les régimes matrimoniaux et leurs conséquences sur la répartition du patrimoine des époux.

Les mots en caractères italiques dans le texte sont expliqués, en fin de notice, dans le lexique.

I - Succession, comment faire ?


Vous avez trois possibilités :
– vous pouvez accepter purement et simplement la succession ;
– vous pouvez accepter une succession à concurrence de l'actif net. Cette acceptation résulte d'une déclaration faite au greffe du
tribunal judiciaire dont dépend le domicile du défunt. Cette procédure, qui s'applique aux décès intervenus depuis le 1 er janvier 2007,
remplace l'acceptation sous bénéfice d'inventaire en vigueur pour les décès antérieurs à cette date.
– vous pouvez refuser la succession. Cet abandon de vos droits sur la succession doit également être adressé au greffe du tribunal
judiciaire dont dépend le domicile du défunt. Dans ce cas, vous n'avez pas à déposer de déclaration de succession.
Vous trouverez l'adresse du greffe du tribunal judiciaire sur le site du ministère de la Justice : www.justice.gouv.fr rubrique « Justice
en région > Connaître la juridiction compétente près de chez vous ».

Devez-vous faire appel à un notaire ?


Faire appel à un notaire n'est pas obligatoire mais peut être utile pour les opérations les plus complexes [par exemple, le partage des
biens si le défunt était marié sans contrat de mariage (régime de la communauté), l'exécution d'un testament ou encore la prise en
compte de donations faites par le défunt].
Pour la transmission de biens immobiliers du défunt à ses héritiers, le notaire doit obligatoirement établir, pour chaque immeuble, une
attestation de propriété qu'il présentera au service chargé de la publicité foncière. Cette attestation permet notamment la mise à jour du
cadastre pour que la taxe foncière soit établie sans erreur.

 Si vous chargez un notaire de remplir votre déclaration de succession, il devient votre mandataire mais vous restez toujours
responsable vis-à-vis de l'administration.

Vous devez obligatoirement déposer une déclaration de succession si :


Vous acceptez la succession et vous en êtes un bénéficiaire, c’est-à-dire :
– vous êtes héritier, quel que soit le lien de parenté avec le défunt ;
– vous êtes l’époux survivant ;
– vous êtes légataire ;
– vous êtes donataire.

Vous êtes dispensé du dépôt de la déclaration et du paiement des droits de succession dans les cas suivants :
– vous êtes un enfant du défunt ou l'époux survivant ou le partenaire lié au défunt par un Pacs et vous n'avez pas bénéficié, de la part
du défunt, d'une donation ou d'un don manuel non enregistré ou non déclaré et l'actif brut successoral est inférieur à 50 000 € ;
– vous êtes un autre bénéficiaire de la succession et l'actif brut successoral est inférieur à 3 000 €.

 Les héritiers autres que ceux qui sont exonérés des droits de succession (c'est-à-dire le conjoint survivant, le partenaire lié au
défunt par un Pacs et, sous certaines conditions, les frères et sœurs du défunt qui vivaient avec lui sous le même toit) étant tous
ensemble solidairement responsables du paiement de l'impôt sur la succession, une seule déclaration, rédigée par l'un deux, suffit.
En tout état de cause, la déclaration doit être signée par au moins un des héritiers solidaires.
Si le défunt avait souscrit une assurance-vie en votre faveur, veuillez remplir un formulaire de déclaration n° 2705-A afin de débloquer
les fonds le plus rapidement possible. Une notice (n° 2705-A-NOT) est à votre disposition pour connaître la marche à suivre.

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Si un doute persiste sur un élément de l'actif (une évaluation par exemple) :


Vous déposez une déclaration principale avec une estimation provisoire accompagnée du paiement de l'impôt sur la succession. Par la
suite, vous devrez remplir une déclaration rectificative accompagnée :
– du complément d'impôt à payer sur la succession, si votre premier versement était insuffisant ;
– ou d'une demande de restitution, si votre versement était trop important.

Où vous procurer une déclaration de succession ?


Vous trouverez les formulaires de déclaration de succession (nos 2705, 2705-S et 2705-A) sur le site www.impots.gouv.fr et dans tous
les centres des finances publiques (service chargé de l'enregistrement).

Combien de temps avez-vous pour déposer une déclaration de succession ?


À partir du jour du décès :
– vous avez 6 mois, si le décès a lieu en France métropolitaine ;
– vous avez 12 mois, si le décès a lieu à l'étranger.

Vous bénéficiez de délais spéciaux :


* pour les départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane, de La Réunion ou de Mayotte, le délai de dépôt est
également de 6 mois à compter du décès lorsque le défunt est décédé dans le département où il était domicilié et de 12 mois
dans tous les autres cas. En ce qui concerne La Réunion, le délai est porté à 24 mois à compter du jour du décès lorsque celui
dont on recueille la succession est décédé ailleurs qu'à Madagascar, à l’Île Maurice, en Europe ou en Afrique. Ce délai de
24 mois est également applicable à Mayotte lorsque celui dont on recueille la succession est décédé ailleurs qu'à Madagascar,
aux Comores, en Europe ou en Afrique ;
* pour les successions dont le défunt avait des immeubles ou des droits immobiliers pour lesquels le droit de propriété n'a pas été
constaté antérieurement à son décès par un acte régulièrement transcrit ou publié, le délai de dépôt est porté à 24 mois (sous
condition de publication des attestations notariées relatives à ces biens).

 Si vous ne déposez pas votre déclaration dans les délais,


– un intérêt de retard au taux de 0,20 % par mois s'applique sur toutes les sommes dues après un délai légal de 6 mois ;
– une majoration de 10 % s'applique et s'ajoute à l'intérêt de retard si le dépôt est effectué après le douzième mois suivant le décès.
Cette majoration peut atteindre 40 % des sommes restant dues après le délai légal, si vous n'avez toujours pas régularisé la situation
après avoir reçu une mise en demeure.

Où déposer votre déclaration ?


– au service chargé de l’enregistrement du domicile du défunt, si celui-ci résidait en France.
Vous pouvez consulter l'annuaire des services chargés de l’enregistrement à votre disposition sur le site internet
www.impots.gouv.fr (rubrique partenaire > notaires et géomètres-experts > Services en ligne). Le centre des finances publiques le
plus proche de chez vous pourra vous indiquer l’adresse du service chargé de l’enregistrement compétent.
– à la recette des non-résidents : 10 rue du Centre – TSA 50 014 – 93 465 Noisy-le-Grand cedex (Tél. : 01 57 33 82 00) si le défunt
résidait hors de France.

 La déclaration de succession non dispensée de dépôt doit être déposée en deux exemplaires (un original et une
photocopie). Vous devez signer chaque exemplaire.

Comment payer l’impôt sur la succession ?


– vous pouvez payer par carte bancaire, virement, chèque ou en espèces (dans la limite d’un plafond de 300 €) ;
– vous pouvez fractionner votre paiement sur une période de 1 an (portée à 3 ans lorsque l'actif héréditaire comprend,
à concurrence de 50 % au moins, certains biens non liquides) sous certaines garanties et moyennant un intérêt au taux légal qui
varie chaque année. Avant le 1 er janvier 2015, la durée de fractionnement prévue pour les droits d'enregistrement exigibles en
raison des mutations par décès était de 5 ans (portée à 10 ans lorsque l'actif successoral est composé majoritairement de biens
non liquides) ;
– vous pouvez différer votre paiement lorsque la succession comporte des biens en nue-propriété ou lorsqu'elle donne lieu à
attribution préférentielle d’une exploitation agricole.
Dans le cas d’une transmission d’entreprise, vous pouvez sous certaines conditions différer le paiement des droits de succession
pendant 5 ans, puis le fractionner pendant 10 ans.
La demande de paiement fractionné ou différé doit être jointe à la déclaration de succession.
– vous pouvez payer sous certaines conditions, soit en valeurs d'État, soit par dation, lorsque le montant des droits de succession à
acquitter est au moins égal à 10 000 € par dation : remise d'œuvres d'art, de livres, d'objets de collection, de documents de haute
valeur artistique ou historique, de bois, forêts ou espaces naturels, remise d'immeubles situés dans les zones protégées par le
conservatoire du littoral et des rivages lacustres. L'offre de dation indiquant la nature et la valeur des biens que vous envisagez de
remettre à l'État doit accompagner la déclaration de succession et être déposée au service chargé de l'enregistrement du domicile
du défunt. Ce mode de paiement nécessite une autorisation ministérielle.

Où payer votre impôt sur la succession ?


Au service chargé de l'enregistrement du domicile du défunt quand vous déposez votre déclaration.

 En cas de versement d'un acompte, vous avez l'obligation de déposer ensuite une déclaration de succession.
Si vous payez un acompte et que vous ne déposez pas une déclaration, l'administration établira d'office le montant de l'impôt sur la
succession que vous devez payer auquel s'ajouteront l'intérêt de retard de 0,20 % et la majoration qui atteindra 40 % après envoi
d'une mise en demeure.

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II - Qui hérite et comment ?


Tout dépend de la qualité des bénéficiaires, de la présence ou non d'un conjoint survivant, de l'existence ou non d'un contrat de
mariage ou d'une donation passée pendant le mariage entre celui-ci et le défunt.

A) Il n'y a pas de conjoint survivant

 Si le défunt laisse des enfants, la succession revient par parts égales à ses enfants, y compris les enfants adoptés sous réserve
de satisfaire certaines conditions pour les enfants adoptés, selon la procédure d'adoption simple, sauf décision prise par lui dans son
testament.
La part successorale des enfants d'un défunt est la même quelle que soit la nature de sa filiation, c'est-à-dire qu'il soit un enfant
légitime, naturel ou adultérin.
Si un enfant du défunt est décédé avant lui ou renonce à la succession, ses enfants (qui sont les petits-enfants du défunt) le
représentent : ils prennent sa place dans la succession et reçoivent sa part. Il en va de même pour les arrière-petits-enfants du défunt
lorsque ses enfants et ses petits-enfants ont renoncé ou sont eux-mêmes décédés et, ainsi de suite, en ligne descendante.

Exemple : Monsieur X meurt sans conjoint survivant.


Il a eu 3 enfants : Paul, Marie et Jacques.
Jacques est décédé avant son père et il a 2 enfants, Julie et Marc.
La succession de Monsieur X est répartie de la manière suivante :
* 1/3 pour Paul
* 1/3 pour Marie
* 1/3 pour Julie et Marc, c'est-à-dire 1/6 pour Julie et 1/6 pour Marc.

 Si le défunt ne laisse pas d'enfant, la succession revient :


* aux père, mère et aux collatéraux proches du défunt (frères et sœurs ou leurs descendants) ;
* s'il n'y a pas de père et de mère ni de collatéraux proches, aux autres ascendants (grands-parents et arrière-grands-parents) ;
* et enfin, à défaut, aux autres collatéraux (oncles, tantes et cousins).

B) Il y a un conjoint survivant

Pour les successions ouvertes depuis le 22 août 2007, le conjoint survivant est exonéré de droit de succession.

 Droit temporaire au logement et au mobilier qui le garnit.


Le conjoint survivant bénéficie, pendant un an à partir du décès, d'un droit temporaire sur le logement qu'il occupe à cette époque à
titre de résidence principale et d'un droit d'usage sur son mobilier. Ces droits ne font pas partie de la succession.
Si le logement est loué, les loyers versés par le conjoint doivent lui être remboursés par les héritiers au fur et à mesure de leur
paiement.

 Aucun contrat de mariage et aucune donation n'existent entre les époux


La succession est composée de la moitié de la communauté et des biens personnels du défunt.

– Si le défunt a des enfants (vivants ou représentés) qui sont aussi ceux du conjoint survivant
Le conjoint survivant a le choix entre deux solutions :
* soit il choisit l'usufruit de toute la succession, c’est-à-dire que sans en être propriétaire, il a le droit d'utiliser des biens du défunt et
d’en tirer les avantages (loyers, intérêts…) ;
* soit il choisit d’être propriétaire du quart de la succession en toute propriété, le reste étant partagé entre les enfants.

– Si le défunt laisse au moins un enfant (vivant ou représenté) né d'une autre personne que le conjoint survivant
Le conjoint survivant reçoit la propriété d'un quart de la succession, le reste étant partagé entre les enfants du défunt.

– Si le défunt n'a pas d'enfant (vivant ou représenté), et si son père et sa mère sont vivants
Le conjoint survivant reçoit la propriété de la moitié de la succession, et chacun des parents du défunt reçoit un quart en pleine
propriété de la succession.

– Si le défunt n'a pas d'enfant (vivant ou représenté), et si l'un de ses parents (père ou mère) est vivant
Le conjoint survivant reçoit la propriété des trois quarts de la succession, le parent du défunt reçoit le quart restant de la succession.

– Si le défunt n'a ni enfant ni parent (père et mère)


Le conjoint survivant reçoit la propriété entière de la succession. Dans ce dernier cas, les biens que le défunt avait reçus de ses
père et/ou mère par succession ou donation et qui existent au jour du décès, reviennent en propriété pour moitié à ses frères et
sœurs, s'ils sont nés des mêmes père et/ou mère ayant transmis ces biens.

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 Il y a eu une donation entre époux


Les époux peuvent se faire de leur vivant, réciproquement ou pas, lors du mariage ou pendant le mariage, une donation dite « au
dernier vivant ».
Au décès, le conjoint survivant bénéficiaire de la donation, recueille une part disponible, qui dépend du nombre d'héritiers et de leur
ordre dans la succession.

– La donation entre époux confère au conjoint survivant des droits plus importants que les droits légaux
La donation entre époux laisse le choix au survivant d'opter après le décès de son conjoint, au mieux de ses intérêts. Ce choix
dépendra notamment du nombre d'enfants car la quotité disponible varie selon que le défunt a laissé un, deux ou trois enfants et
plus.
* en présence d'enfants issus du couple, la donation entre époux permet d'augmenter les droits en pleine propriété du conjoint
survivant ou de moduler ses droits entre la pleine propriété et l'usufruit ;
* en présence d'enfants d'un précédent mariage, l'époux survivant a le choix de recueillir des droits en pleine propriété plus
étendus que les droits légaux, d'exercer un usufruit sur la totalité de la succession ou encore de moduler entre des droits en
pleine propriété et en usufruit.

Un exemple de détermination des parts est présenté en page 16.

– Si le défunt n'a pas d'enfant (vivant ou représenté), et si son père et/ou sa mère sont vivants
Le conjoint survivant recueille l'ensemble de la succession.

– Si le défunt n'a ni enfant ni parent (père et mère)


Le conjoint survivant recueille l'ensemble de la succession.

 Il y a eu un contrat de mariage (voir annexe I)


– Dans le régime de séparation de biens
La succession est composée de l'ensemble des biens personnels du défunt.
S'il n'y a pas de conjoint survivant, les héritiers reçoivent les biens de la succession selon l'ordre défini ci-avant au A).
– S'il y a un conjoint survivant, la répartition de la succession s'effectue selon l'ordre défini ci-avant au B).

– Dans les régimes de communauté universelle

* Communauté universelle simple : le conjoint conserve la moitié de la succession. L'autre moitié se répartit entre le conjoint
survivant et les héritiers, selon les modalités prévues ci-avant en l'absence de contrat de mariage, avec ou sans donation entre
les conjoints.
* Communauté universelle avec clause d'attribution intégrale : le conjoint conserve l'intégralité de la succession. L'impôt sur la
succession ne sera dû par les héritiers qu'au décès de ce conjoint.

C) Il y a un partenaire lié par un Pacte civil de solidarité (Pacs)

Le partenaire survivant d'un Pacs bénéficie comme le conjoint survivant d'une exonération de droit de succession.
Le partenaire pacsé n'étant pas héritier du défunt, un testament ou des dispositions successorales dans le pacte sont nécessaires pour
qu'il bénéficie de la succession.
Le partenaire survivant d'un partenariat civil conclu régulièrement à l'étranger et non contraire à l'ordre public bénéficie des mêmes
droits.
Le partenaire survivant d'un Pacs dispose également d'un droit temporaire au logement. Si le logement est loué, les loyers versés par le
partenaire du Pacs doivent lui être remboursés par les héritiers.

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III - Comment rédiger votre déclaration de succession ?


Pour rédiger votre déclaration de succession, vous devez utiliser les formulaires n os 2705, 2705-S, éventuellement no 2705-A,
disponibles sur le site www.impots.gouv.fr et dans les centres des finances publiques (service chargé de l'enregistrement).

Arrondissez les chiffres à l'euro le plus proche.


* les centimes inférieurs à 0,50 € ne sont pas comptés (exemple : 1 453,42 € = 1 453 €)
* les centimes égaux ou supérieurs à 0,50 € sont comptés pour un euro (exemple : 1 453,67 € = 1 454 €).

A) Le formulaire n° 2705
vous permet de communiquer tous les renseignements :
* sur le défunt ;
* sur ses héritiers …
* sur l'existence ou non d'un testament ...

B) Le formulaire n° 2705-S
vous permet de détailler :
* au recto, l'identité du déclarant et des bénéficiaires de la succession ;
* au verso, l'état du patrimoine du défunt au jour du décès, la part de chaque héritier, donataire, légataire et du conjoint survivant,
s'il y a lieu, le calcul de l'impôt.

Vous devez compléter et signer, en bas de page du formulaire 2705-S l'affirmation de sincérité.

C) Le formulaire n° 2705-A
vous permet de communiquer tous les renseignements :
* sur les contrats d'assurance-vie ;
* sur les bénéficiaires de ces contrats.

Comment remplir le formulaire n° 2705 ?

– Indiquez :

Page 1 : l'identité du défunt.


Page 2 :  s'il existe un contrat de mariage. Dans ce cas, précisez les dispositions particulières de ce contrat.
La détermination de l'actif et du passif de la succession du défunt laissant un conjoint survivant dépend de l'existence
ou non d'un contrat de mariage entre les époux.
 s'il existe un Pacte civil de solidarité (Pacs). Dans ce cas, précisez sa date d'enregistrement et, le cas échéant,
produisez une attestation d'inscription au greffe du tribunal judiciaire.
 s'il existe une donation entre époux. Dans ce cas, précisez la date de l'acte, le nom et l'adresse du notaire qui a
effectué cette donation.
 s'il existe un testament. Dans ce cas, mentionnez toutes les volontés du défunt (legs, donations...).
 s'il existe des contrats d'assurance contre le vol de bijoux, d'objets d'art ou de collection. Dans ce cas, précisez le
nom et l'adresse des compagnies d'assurances et le numéro des contrats.
 s'il existe des donations effectuées par le défunt, y compris celles effectuées depuis plus de 15 ans, ainsi que tous
les dons manuels, c'est-à-dire autres qu'immobiliers.
Pour chaque donation, il faut préciser :
 la date de l'acte de donation ;
 le nom et l'adresse du notaire ayant enregistré l'acte de donation ;
 les références à l'enregistrement (date et numéro) ;
 le montant de la donation.
Pour chaque don manuel, il faut préciser :
 la date de dépôt de la déclaration de don ou la date à laquelle l'administration a connu l'existence de ce don ;
 le montant du don.
Enfin, si aucune donation n'a été effectuée, précisez-le.

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Comment remplir le formulaire n° 2705-S (feuille de suite) ?

– Détaillez :

Page 1 : l'identité du déclarant.


 l'identité des bénéficiaires de la succession (conjoint survivant, héritiers, donataires ou légataires) en précisant le
nom de naissance, le nom d'époux(se) s'ils sont mariés, le(s) prénom(s), la (les) date(s) et lieu(x) de naissance, la ou
les adresse(s) et les liens de parenté avec le défunt.
Page 2 à 4 :
 tous les biens constituant l'actif du défunt,
 toutes les dettes constituant le passif du défunt.
Deux situations peuvent se présenter :
 Le défunt laisse un conjoint survivant et il n'existait pas de contrat de mariage.
Il convient au préalable de calculer le boni de communauté en suivant les indications données pour la 1re étape en
page 7.
 Il n'y a pas de conjoint survivant ou il existait un contrat de mariage entre les conjoints.
Dans ce cas, vous pouvez déterminer directement l'actif net du défunt en suivant les indications données pour la
2e étape page 8. Si le contrat de mariage reposait sur un régime de communauté universelle simple, l'ensemble des
biens étant commun aux deux époux, l'actif net déterminé devra être divisé par deux pour établir l'actif net du défunt
soumis à l'impôt de succession.

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IV - Comment calculer, par étape, l'impôt sur la succession ?


En principe, la déclaration de succession doit être accompagnée du paiement et vous devez calculer vous-même l'impôt dû. Quand
vous déposez la déclaration, la détermination des parts de chaque bénéficiaire et le calcul de l'impôt dû par chacun font l'objet d'un
contrôle par le service chargé de l'enregistrement.

Si le défunt n'était pas marié, s'il ne l'était plus ou s'il était marié avec un contrat de mariage, passez directement à la 2e étape.

1re étape : déterminer, s'il y a lieu, le boni de communauté

Si les époux étaient mariés sous le régime légal (communauté de meubles et acquêts ou communauté réduite aux acquêts), ils
possèdent des biens communs (« communauté ») et des biens propre à chacun (voir annexe I). Le décès de l'un des époux entraîne la
dissolution de la communauté.

– Dans ce cas, il convient d'abord d'établir « l'état des reprises et des récompenses ». Il s'agit, à ce stade, de reconstituer trois
patrimoines :
 le patrimoine propre du défunt ;
 le patrimoine propre du conjoint survivant ;
 et le patrimoine commun aux deux conjoints ;
en tenant compte des transferts de valeur qui ont pu se produire entre ces patrimoines pendant la vie commune. Un exemple de
liquidation de la communauté est fourni en annexe I page 20.

- un époux fait une « reprise » sur la communauté quand il reprend un bien propre qui est entré dans la communauté ;
- un époux doit « récompense » à la communauté sur les profits personnels qu'il peut avoir tiré des biens de la communauté (biens
communs aux deux époux),
- la communauté doit « récompense » à l'époux chaque fois qu'elle a tiré profit d'un bien personnel d'un des époux.
Ces opérations peuvent aboutir à un excédent de récompenses ou de reprises pour chaque époux.

– Il faut ensuite énumérer et évaluer les biens de la communauté suivant les règles décrites à la 2e étape. Il s'agit de faire un état
complet de l'actif et du passif de la communauté en y intégrant le résultat des reprises et récompenses.

– Puis, vous devez calculer le boni de communauté en faisant la différence entre l'actif de communauté et le passif de
communauté.
La moitié de ce boni appartient au conjoint survivant et l'autre moitié aux successeurs du défunt.
L'impôt sur la succession est calculé sur la moitié du boni de communauté transmise aux successeurs. Il y est intégré l'actif et le
passif personnel du défunt, ainsi que le résultat des reprises et des récompenses le concernant (se reporter à la 2e étape).

Le tableau ci-dessous résume ces opérations :

À l'actif : Au passif :
- la moitié du boni de communauté - le passif personnel du défunt
- l'actif personnel du défunt - ajouter, s'il y a lieu, l'excédent de récompenses du défunt
- ajouter, s'il y a lieu, l'excédent de reprises du défunt

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2e étape : déterminer l'actif net taxable

Il s'obtient en déduisant le passif de l'actif. actif net taxable = actif – passif

A) DÉTERMINER L'ACTIF

Il peut être constitué de : – biens meubles (exemples : voiture, bijoux, livres, mobilier, comptes bancaires, argent liquide…) ;
– biens immeubles (exemples : appartement, maison, terrain...).

Certains biens meubles ou immeubles peuvent donner lieu à des exonérations. Vous devez néanmoins les déclarer pour information
(voir la liste des exonérations pages 10 à 13).

- si le défunt avait son domicile fiscal en France : vous devez déclarer tous les biens meubles et immeubles, situés en France ou à
l'étranger, même exonérés, qui faisaient partie du patrimoine du défunt au jour du décès. Les biens non imposables devront être
portés pour mémoire.
- si le défunt n'avait pas de domicile fiscal en France : vous devez déclarer tous les biens meubles et immeubles situés en France ou
à l'étranger dans le cas où le(s) bénéficiaire(s) est(sont) domicilié(s) en France au jour du décès et a(ont) eu un domicile fiscal en
France depuis au moins 6 ans dans les 10 dernières années précédant la date du décès ; dans les autres cas, vous devez déclarer
tous les biens meubles et immeubles situés en France, même exonérés, qui faisaient partie du patrimoine du défunt au jour du
décès.

 Les biens meubles (cette liste de biens meubles n'est pas exhaustive) :
Vous devez déclarer les liquidités : ce sont les espèces, les dépôts dans les banques et comptes courants…
Pour connaître les montants exacts figurant sur les comptes au jour du décès, adressez-vous aux banques.
Pour déclarer vos liquidités, utilisez le formulaire n° 2705-S.

 Les comptes personnels du défunt sont bloqués une fois le décès connu. Les procurations ne sont plus valables. Le déblocage des
liquidités dépend de la présentation d'un acte de notoriété ou d'un certificat de propriété délivré par un notaire. Les comptes joints ne
sont pas bloqués par le décès d'un des conjoints. Le conjoint survivant peut continuer à déposer ou à retirer librement les liquidités.
Par contre, les soldes de ces comptes au jour du décès doivent être déclarés et seront taxés proportionnellement à la part du défunt.

Vous devez déclarer les valeurs mobilières :


- valeurs mobilières cotées (actions, obligations...) : identifier les titres et préciser le code ISIN de la société. Donnez l'évaluation du
cours de la Bourse au jour du décès ou bien retenez la moyenne des trente derniers cours de Bourse précédant le décès. La
banque peut vous aider ;
- valeurs mobilières non cotées (parts d'une société, d'une entreprise...) : répertoriez et identifiez les titres en indiquant leur nombre,
leur nature et leur évaluation au jour du décès ; indiquez le siège social de l'entreprise concernée, le montant du capital social et le
nombre de titres composant le capital ;
 pour les droits sociaux, précisez également le numéro SIRET du principal établissement des sociétés concernées ;
 pour les parts de société civile immobilière (SCI), précisez la valeur des titres qui correspond, en règle générale, à la valeur de
l'immeuble détenu par la société (en l'absence d'emprunt en cours par celle-ci) et non la valeur nominale (valeur du titre lors de
la création de la SCI). Indiquez l'adresse du siège social.
Pour déclarer vos valeurs mobilières, utilisez le formulaire n° 2705-S.

 Pour évaluer des titres non cotés, plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour obtenir la valeur réelle de la société.
Retrouvez-les dans le Guide de l'évaluation des entreprises et des titres de sociétés, disponible sur le site Internet impots.gouv.fr
(Particulier > Gérer mon patrimoine/mon logement > Je fais une donation > Documentation utile).

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Vous devez déclarer les autres biens meubles :


- les fonds de commerce, droit au bail, clientèle... en précisant l'adresse et la valeur au jour du décès ;
- les droits de la propriété littéraire, artistique ou industrielle (brevets, marques, dessins et modèles) ;
- la valeur au jour du décès des véhicules, avions, bateaux en précisant la marque et le numéro d'immatriculation ;
- les animaux domestiques et le cheptel ;
- pour les bijoux, objets d'art ou de collection, déclarez soit le prix obtenu en vente publique, réalisé dans les 2 ans suivant le décès,
soit la valeur figurant sur un inventaire effectué dans les 5 ans précédant le décès (cette valeur ne doit pas être inférieure à celle
d'un contrat d'assurance contre le vol ou l'incendie et conclu moins de 10 ans avant l'ouverture de la succession). Sinon, faites une
déclaration estimative au jour du décès ;
- pour les contrats d'assurance-vie signés après le 20 novembre 1991, déclarez seulement la part des primes versées après le
70e anniversaire du défunt. Les primes sont imposables si elles dépassent 30 500 € ;
- pour les meubles meublants (mobilier), déterminez la valeur en retenant :
 d'abord le prix d'une vente publique dans les 2 ans suivant le décès ;
 à défaut, l'estimation dans un inventaire fait par un commissaire priseur judiciaire, un huissier ou un notaire dans les 5 ans du
décès ;
 à défaut, une déclaration estimative, par l'application d'un forfait égal à 5 % de l'actif brut successoral (donc avant la déduction
des dettes) sans prendre en compte la partie exonérée des biens non imposables ;
Si le défunt résidait dans une maison de retraite et ne possédait aucun mobilier taxable, vous pouvez produire une attestation du
directeur de la maison de retraite indiquant que le défunt ne possédait pas de mobilier personnel.

 Si, après avoir déposé une déclaration de succession en appliquant le forfait de 5 %, une vente publique de l'ensemble du mobilier
intervient dans les 2 ans ou, à défaut, un inventaire notarié est fait dans les 5 ans, vous pouvez régulariser en déposant une
déclaration rectificative auprès du service chargé de l'enregistrement du domicile du défunt.

- pour les créances à terme, portez la valeur nominale plus les intérêts dus et non payés et ceux courus au jour du décès ;
- indiquez les sommes prêtées par le défunt, les montants de vente de biens non encore encaissés, les loyers dus pas encore
perçus et les loyers courus au jour du décès, les fonds de roulement de copropriété ;
- précisez le prorata des pensions, retraites et salaires : indiquez le nom de la caisse effectuant les versements et déclarez les
sommes courues au jour du décès ou dues mais pas encore payées ;
- indiquez les créances résultant des frais de dernière maladie (sécurité sociale, mutuelle) remboursés après le décès.
Pour déclarer certains biens meubles, utilisez le formulaire n° 2705-S.

 Les biens immeubles


Commencez par déclarer les immeubles non bâtis : les terrains à bâtir, les terrains agricoles, les terres de culture, les prés, les vergers,
les vignes, les bois et forêts, les friches, les landes, les étangs...

Déclarez ensuite les immeubles bâtis : les maisons individuelles, les immeubles collectifs de rapport, les appartements, les caves, les
parkings, les immeubles de caractère exceptionnel, les boutiques, les bureaux, les ateliers, les hangars, les piscines, les terrains de
tennis...
Vous pouvez demander au centre des impôts foncier la description et les références cadastrales de l'immeuble qui dépend de la
succession et indiquer la valeur de marché au jour du décès. Pour déclarer vos immeubles, utilisez le formulaire n° 2705-S.

 Vous pouvez bénéficier d'un abattement de 20 % sur la valeur de marché de l'immeuble si ce dernier était la résidence principale
du défunt au jour de son décès, à la condition que l'immeuble soit, à cette date, occupé comme résidence principale par l'une des
personnes suivantes :
- le conjoint survivant ;
- le partenaire lié au défunt par un pacte civil de solidarité ;
- un ou plusieurs enfants, mineurs ou majeurs protégés du défunt, de son conjoint ou de son partenaire ;
- un ou plusieurs enfants majeurs du défunt, de son conjoint ou de son partenaire qui sont dans l'incapacité de travailler en raison
d'une infirmité physique ou mentale.

Droit viager au logement ou droit d'usage sur le mobilier :


 Si les époux étaient propriétaires de leur habitation principale et l'occupaient à ce titre à l'époque du décès, le conjoint survivant
peut bénéficier, s'il le souhaite, jusqu'à son propre décès, d'un droit d'habitation sur ce logement ainsi que d'un droit d'usage sur son
mobilier. Pour bénéficier de ces droits, le conjoint survivant doit en manifester la volonté dans un délai d'un an à compter du décès.
La valeur de ces droits d'habitation et d'usage est fixée à 60 % de la valeur de l'usufruit calculé en fonction de l'âge du conjoint
survivant (cf. page 14) appliqué sur la valeur de marché de l'habitation principale ainsi que sur celle du mobilier.
 Si les époux étaient locataires de leur habitation principale, le conjoint survivant bénéficie du droit d'usage sur le mobilier garnissant
ce logement.

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 Les biens exonérés


Les biens peuvent être exonérés d'impôt sur la succession en raison :
- de leur nature ;
- de la situation du défunt ou du bénéficiaire.

Les biens exonérés en fonction de leur nature


Biens exonérés Montant de l'exonération Conditions
La réversion des rentes viagères Totale.
entre époux ou entre héritiers en ligne
directe.
Le contrat de travail à salaire différé. Totale.
Les parts de groupements fonciers 75 % de la valeur des parts. Dans la limite de 300 000 € sous condition de
agricoles (GFA) et de groupements détention pendant 5 ans.
agricoles fonciers (GAF). Ou
Dans la limite de 500 000 € sous condition de
détention pendant 10 ans, pour les successions
ouvertes à compter du 1er janvier 2023.
50 % de la valeur des parts. Au-delà de 300 000 € pour les successions ouvertes
à compter du 1er janvier 2019.
Ou
Au-delà de 500 000 € pour les successions ouvertes
à compter du 1er janvier 2023.

Cette exonération partielle s'applique pour chaque


bénéficiaire.
Les bois et forêts 75 % de la valeur des biens ou des - production d'un certificat délivré par le directeur
Les parts de groupement forestier et parts. départemental des territoires et de la mer attestant
les parts de société d'épargne que les biens sont susceptibles de présenter une des
forestière. garanties de gestion durable prévues aux articles
L124-1 et L124-3 et à l'article L313-2 du code
forestier.
- engagement par les héritiers, donataires ou
légataires de soumettre pendant 30 ans les biens à
l'une des garanties de gestion durable prévues aux
articles L124-1 et L124-3 et à l'article L313-2 du code
forestier.
- production par le bénéficiaire de l'exonération d'un
bilan de la mise en œuvre du document de gestion
durable mentionné à l'article L122-3 du code forestier
auprès de la direction départementale chargée de la
forêt tous les 10 ans à compter du dépôt de la
déclaration de succession (pour les successions
ouvertes à compter du 22 mai 2010).
Les sommes déposées sur le compte 75 % de la valeur des sommes - production d'un certificat délivré par le directeur
d'investissement forestier et d'assu- transmises. départemental des territoires et de la mer attestant
rance (CIFA). que les bois et forêts du titulaire du compte sont
susceptibles de présenter une garantie de gestion
durable prévues à l'article L124-1 du code forestier.
- engagement par l'héritier, le légataire ou le
donataire, pris pour lui ou ses ayants cause
d'employer les sommes objets de la mutation
conformément à l'article L352-3 du code forestier
pendant 30 ans.

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Les biens exonérés en fonction de leur nature


Biens exonérés Montant de l'exonération Conditions
Les propriétés non bâties qui ne sont 75 % de la valeur des biens transmis. - production d'un certificat délivré par le directeur
pas en nature de bois et forêts situées départemental des territoires et de la mer attestant
dans des espaces protégés en raison que les propriétés concernées font l'objet d'un
de la faune et de la flore qui s'y engagement de gestion conforme aux objectifs de
trouvent (sites Natura 2000). conservation de ces espaces.
- engagement par les héritiers, donataires ou
légataires d'appliquer pendant 18 ans aux espaces
naturels transmis des garanties de gestion conformes
aux objectifs de conservation de ces espaces.
Les entreprises individuelles 75 % de la valeur des biens transmis. - si le défunt détenait l'entreprise individuelle acquise
(« Pactes Dutreil »). à titre onéreux depuis plus de 2 ans.
- si chaque héritier s'engage individuellement à
conserver les biens pendant 4 ans.
- si l'un des héritiers poursuit l'exploitation de
l'entreprise pendant les 3 années suivant le décès.
Les parts et actions de société 75 % de la valeur des titres transmis. - si un engagement collectif de conservation des titres
(« Pactes Dutreil »). d'une durée minimale de 2 ans est en cours au jour du
décès ou si dans un délai de 6 mois après le décès,
les héritiers en concluent un entre eux ou avec
d'autres associés.
- cet engagement est réputé acquis si le défunt
détenait seul ou avec son conjoint ou avec son
partenaire pacsé depuis 2 ans au moins un seuil de
participation minimale, et si l'un des propriétaires
exerce depuis 2 ans au moins son activité principale
dans la société.
- si au décès, chacun a pris l'engagement individuel
de conserver les titres au moins 4 ans.
- si l'exercice de l'activité principale ou d'une fonction
de direction est assurée par l'un des associés
membres de l'engagement collectif de conservation
ou l'un des héritiers pendant la durée de l'engagement
collectif de conservation et pendant les 3 années
suivant le décès.
Les monuments historiques. Totale. Sous certaines conditions (cf. article 795 A du code
général des impôts).
Les biens agricoles donnés à bail à 75 % de leur valeur. Dans la limite de 300 000 € sous condition de
long terme ou à bail cessible. conservation pendant 5 ans.
Ou
Dans la limite de 500 000 € sous condition de
conservation pendant 10 ans, pour les successions
ouvertes à compter du 1er janvier 2023.

50 % de leur valeur. Au-delà de 300 000 € pour les successions ouvertes à


compter du 1er janvier 2019.
Ou
Au-delà de 500 000 € pour les successions ouvertes à
compter du 1er janvier 2023.

Cette exonération partielle s'applique pour chaque


bénéficiaire.
Immeubles transmis après la 30 % de leur valeur. Lors de la première mutation postérieure à la
reconstitution des titres de propriété reconstitution des titres de propriété y afférents, et
(pour les successions ouvertes à sous réserve que ces titres de propriété aient été
compter du 1er janvier 2015). constatés par un acte régulièrement transcrit ou
publié entre le 1er octobre 2014 et le 31 décembre
2017.
Cette exonération ne peut se cumuler avec d'autres
exonérations de droit de mutation à titre gratuit au titre
de la même mutation ou d'une mutation antérieure.

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Les biens exonérés en fonction de leur nature


Biens exonérés Montant de l'exonération Conditions
Immeubles transmis après la 50 % de leur valeur Lors de la première mutation postérieure à la
reconstitution des titres de propriété reconstitution des titres de propriété y afférents, et
(pour les successions ouvertes à sous réserve que ces titres de propriété aient été
compter du 8 mars 2017). constatés par un acte régulièrement transcrit ou
publié entre le 1er octobre 2014 et le 31 décembre
2027. Cette exonération ne peut se cumuler avec
d'autres exonérations de droit de mutation à titre
gratuit au titre de la même mutation ou d'une mutation
antérieure.
Immeuble acheté selon un pacte Totale. S'il constitue l'habitation principale commune des
tontinier. deux acquéreurs et si sa valeur au jour du décès est
inférieure à 76 000 €, sauf option du bénéficiaire pour
les droits de mutation par décès.
La première transmission à titre Limitée à 46 000 € par part reçue par Si la déclaration d'achèvement a été déposée avant le
gratuit d'immeubles achetés : chacun des bénéficiaires. 1er juillet 1994, et si l'acte authentique d'acquisition a
- neufs ; Attention : cette exonération ne été signé entre le 1 er juin 1993 et le 31 décembre
- ou en l'état futur d'achèvement. s'applique pas aux immeubles pour 1994.
lesquels l'acheteur aurait déjà À condition que ces immeubles aient été exclusi-
bénéficié d'une réduction d'impôt au vement utilisés de manière continue comme
titre de l'investissement locatif neuf. habitation principale, pendant une durée minimale de
5 ans à partir de la date d'acquisition ou
d'achèvement.
Pour en bénéficier, vous devez présenter une
photocopie de la déclaration d'achèvement des
travaux.
La première transmission à titre Limitée à 46 000 € par part reçue par Si la déclaration d'achèvement a été déposée avant le
gratuit d'immeubles achetés neufs. chacun des bénéficiaires. 31 décembre 1994 et si l'acte d'acquisition a été signé
Attention : cette exonération ne entre le 1er août 1995 et le 31 décembre 1995.
s'applique pas aux immeubles pour À condition que ces immeubles aient été
lesquels l'acheteur aurait déjà exclusivement utilisés comme habitation principale
bénéficié d'une réduction d'impôt au pendant une durée minimale de 2 ans à partir de la
titre de l'investissement locatif neuf. date d'acquisition.
Pour en bénéficier, vous devez présenter une copie
de la déclaration d'achèvement des travaux.
Les immeubles ou parties d'immeu- Montant égal à 75 % de leur valeur. Si l'acte authentique d'acquisition a été signé entre le
bles à usage d'habitation et de garage 1er août 1995 et le 31 décembre 1996 et qu'il n'a pas
(loi n° 85-885 du 4 août 1995, article donné lieu au paiement de la TVA.
23-I). À condition que l'immeuble soit loué par le propriétaire
pendant une durée minimale de 9 ans à une personne
qui l'utilise exclusivement comme son habitation
principale.
De plus, cette location doit avoir pris son effet dans
les 6 mois suivant l'acquisition de l'immeuble.
Pour bénéficier de l'exonération, vous devez
présenter une copie des baux d'habitation, une copie
de l'avis d'imposition sur le revenu du ou des
locataires successifs, concernant l'année précédant
celle de la conclusion du bail.
Les immeubles non bâtis de faible Totale. Si les immeubles considérés sont indivis au sein d'une
valeur et droits portant sur ces même parcelle cadastrale et aux conditions
immeubles, indivis au sein d'une suivantes :
parcelle cadastrale, pour lesquels le - leur valeur totale est inférieure à 5 000 € s'ils sont
droit de propriété du défunt n'a pas constitués d'une seule parcelle et à 10 000 € s'ils sont
été constaté avant son décès par un constitués de deux parcelles contiguës,
acte régulièrement transcrit ou publié - le droit de propriété du défunt au titre de ces
(pour les successions ouvertes à immeubles n'a pas été constaté avant son décès par
compter du 30 décembre 2013). un acte régulièrement transcrit ou publié,
- les attestations notariées relatives à ces immeubles
doivent être publiées dans un délai de 24 mois à
compter du décès.
L'exonération est limitée à une seule parcelle ou
deux parcelles contiguës par succession.

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Les biens exonérés en fonction de leur nature


Biens exonérés Montant de l'exonération Conditions
Les immeubles et droits immobiliers 50 % de leur valeur. Pour les immeubles et droits immobiliers dont le droit
situés en Corse (pour les successions de propriété du défunt n’a pas été constaté
ouvertes entre le 1er janvier 2013 et le antérieurement à son décès par acte régulièrement
31 décembre 2027). transcrit ou publié, l’exonération est applicable
seulement si les attestations notariées relatives à ces
biens sont publiées dans un délai de 24 mois à
compter du décès.
Les biens des victimes de guerre ou Totale. Sous certaines conditions.
d'actes de terrorisme.
Les biens des sapeurs-pompiers Attention : cette exonération ne dispense pas de
professionnels ou volontaires décédés fournir une déclaration de succession qui devra être
en opération de secours ou décédés accompagnée d'un certificat précisant les
en raison de blessures reçues dans circonstances du décès.
l'accomplissement de leur mission,
cités à l'ordre de la Nation. Les héritiers ou légataires des victimes d'acte de
Les biens des militaires décédés par terrorisme sont dispensés de l'obligation de souscrire
ou suite à des faits de guerre. une déclaration de succession, y compris dans le cas
Les biens des militaires « morts pour où l'actif brut successoral est supérieur au seuil
la France » ou « morts pour le service déclaratif légal prévu à l'article 800 du CGI.
de la nation ».
Les biens des policiers et des Pour les successions des sapeurs-pompiers, des
gendarmes décédés dans l'accomplis- gendarmes, des policiers et des agents des douanes,
sement de leur mission, cités à l'ordre le certificat précisant les circonstances du décès n'a
de la Nation. plus besoin d'être fourni avec la déclaration.
Les biens des agents des douanes
décédés dans l'accomplissement de
leur mission, cités à l'ordre de la
Nation.
Les dons et legs aux régions, Totale. Les biens doivent être affectés à des activités non
départements, communes, à leurs lucratives.
établissements publics et aux
établissements publics hospitaliers.
Les dons et legs faits à l'État et aux Totale. Les dons et legs doivent être consentis aux
établissements publics. établissements publics scientifiques, d'enseignement,
d'assistance et de bienfaisance.
Les dons et legs aux établissements Totale. Lorsque les ressources sont exclusivement affectées
publics ou d'utilité publique. pour des œuvres scientifiques, culturelles ou
artistiques sans but commercial.
Les dons et legs aux associations ou Totale. Lorsque les ressources sont affectées à la protection
fondations reconnues d'utilité de l'environnement ou des animaux, ou affectées à
publique, ainsi qu’aux associations des œuvres d'assistance ou de bienfaisance.
simplement déclarées qui poursuivent
un but exclusif d’assistance et de
bienfaisance.
Les dons et legs d'immeubles situés Totale. Les dons et legs doivent être consentis au profit de
au cœur des parcs nationaux. l'établissement public du parc national concerné.
Les biens ayant fait l'objet d'une Totale car l'usufruit s'éteint avec le
donation en nue-propriété, s'il y a une décès du donateur. /
réserve d'usufruit au profit du
donateur.

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B) DÉTERMINER LE PASSIF

Ce sont les dettes à la charge personnelle du défunt. Elles doivent exister au jour du décès et pouvoir être justifiées par tout moyen
compatible avec la procédure écrite (facture, contrat, tout écrit).

 Les dettes déductibles de l'actif


- les frais de dernière maladie non encore remboursés ;
- les frais d'enterrement dans la limite de 1 500 € sans justificatif ;
- les frais de reconstitution du titre de propriété d'immeubles ou de droits immobiliers pour lesquels le droit de propriété du défunt n'a
pas été constaté avant son décès, mis à la charge des héritiers par le notaire, sur justificatifs et à condition que les attestations
notariées relatives à ces biens soient publiées dans un délai de 24 mois à compter du décès : la déduction est limitée à la valeur
déclarée des biens (mesure applicable aux successions ouvertes à compter du 30 décembre 2013) ;
- les indemnités de licenciement des personnels de maison sous contrat de travail conclu avec le défunt ;
- les rentes et indemnités versées ou dues au défunt en réparation de dommages corporels liés à un accident ou à une maladie ;
- certains impôts : l'impôt sur le revenu, les impôts locaux, l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) du défunt.
Vous pouvez déduire provisoirement les impôts de l'année précédant le décès et effectuer la régularisation après réception des avis
d'imposition de l'année du décès.
Vous pouvez aussi calculer vous-mêmes les impôts dus l'année du décès.

 Pour calculer le montant de l'impôt sur le revenu du défunt, vous pouvez consulter le site Internet www.impots.gouv.fr

 Les dettes non déductibles de l'actif


- les dettes arrivées à échéance depuis plus de 3 mois avant le décès, sauf preuve contraire prévue par la loi ;
- les dettes consenties par le défunt, directement ou indirectement, auprès de ses héritiers, sauf preuve contraire prévue par la loi ;
- les dettes reconnues par testament ;
- les dettes hypothécaires garanties par une inscription périmée depuis plus de 3 mois à l'ouverture de la succession ;
- les dettes éteintes.

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3e étape : déterminer les parts de chaque bénéficiaire


La part revenant à chacun dépend du nombre d'héritiers et de leur lien de parenté avec le défunt. Pour la calculer, reportez-vous à la
rubrique : « II - Qui hérite et comment ? ».

 En cas de séparation de la propriété (un héritier recevant la nue-propriété et l'autre l'usufruit), la valeur des biens transmis est
répartie forfaitairement pour le calcul des impôts sur la succession selon l'âge de l'usufruitier tel que l'indique le tableau ci-dessous.

Âge de l'usufruitier Valeur de l'usufruit Valeur de la nue-propriété


moins de fraction de la propriété entière fraction de la propriété entière
21 ans révolus 90 % 10 %
31 ans révolus 80 % 20 %
41 ans révolus 70 % 30 %
51 ans révolus 60 % 40 %
61 ans révolus 50 % 50 %
71 ans révolus 40 % 60 %
81 ans révolus 30 % 70 %
91 ans révolus 20 % 80 %
Plus de 91 ans révolus 10 % 90 %

4e étape : que faut-il faire lorsqu'il y a eu une ou des donation(s) antérieure(s) ?1


Vous devez mentionner dans la déclaration de succession les donations antérieures qui ont été consenties par le défunt aux héritiers.

Deux cas peuvent se présenter :

- la donation faite depuis plus de 15 ans doit être mentionnée sur la déclaration n° 2705 « Cadres à remplir par le déposant ». Elle
n'est plus à prendre en compte pour le calcul de l'impôt sur la succession ;
- la donation faite depuis moins de 15 ans doit, par contre, être prise en compte pour le calcul de l'impôt sur la succession ;
 si l'abattement personnel dont vous bénéficiez n'a pas été utilisé en totalité pour une donation antérieure, vous pouvez utiliser
le solde d'abattement encore disponible pour la succession ;
 si l'abattement personnel a été utilisé en totalité pour la donation antérieure, vous ne pouvez plus utiliser d'abattement pour la
succession. L'impôt est calculé sur l'actif net de la succession sans que soit remise en cause l'imposition antérieure des droits
de donation.

 Pour les donations remontant à moins de 15 ans, deux exemples de calcul sont présentés en page 18.

5e étape : sur chacune des parts, vous pouvez bénéficier d'un abattement 1
Les abattements applicables dépendent du lien de parenté entre le défunt et chaque bénéficiaire. Les abattements sont donc les
suivants :

Vous êtes : Vous bénéficiez :


Le conjoint survivant. d'une exonération totale de droits de succession.
- un ascendant (père ou mère) ; d'un abattement de 100 000 €.
- un enfant vivant ;
- un petit-enfant dont les parents, enfants du défunt, sont décédés
avant lui ou ont renoncé à la succession.
Le partenaire pacsé. d'une exonération totale des droits de succession.
Un frère ou une sœur du défunt et vous remplissez les conditions d'une exonération totale des droits de succession.
suivantes :
- vous êtes au moment du décès célibataire, veuf(ve), divorcé(e)
ou séparé(e) de corps ;
- vous avez plus de 50 ans ou vous êtes infirme ;
- vous avez été domicilié constamment avec le défunt pendant les
5 ans précédant son décès.

1 Précisions applicables aux décès intervenus à compter du 17/08/2012.

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Vous êtes : Vous bénéficiez :


Un frère ou une sœur du défunt et vous ne remplissez pas les d'un abattement de 15 932 €.
conditions ci-avant.
Un neveu ou une nièce. d'un abattement de 7 967 €.

- si vous ne pouvez bénéficier d'aucun des abattements prévus ci-dessus, vous disposez d'un abattement de 1 594 € ;
- vous pouvez bénéficier en outre d'un abattement de 159 325 € si vous souffrez d'une infirmité physique ou mentale vous
empêchant de travailler dans des conditions normales de rentabilité. Vous devez justifier de cette infirmité par un certificat médical.
Cet abattement peut s'ajouter aux différents abattements applicables pour les parents, les enfants et ses frères et sœurs ;
- vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, d'un abattement égal à la somme versée à titre de don par un héritier à certains
organismes (fondations ou associations reconnues d'utilité publique, État et établissements publics de l'État, régions, départements,
communes et leurs établissements publics ainsi que les établissements publics hospitaliers). Cet abattement peut s'ajouter aux
autres abattements.

Remarque : concernant la situation des adoptés simples, il n'est pas tenu compte, en principe, du lien de parenté. Toutefois, ces
successions peuvent, sous conditions, bénéficier du régime fiscal applicable aux transmissions en ligne directe.

6e étape : sur chacune des parts nettes taxables, appliquez le tarif indiqué ci -dessous
Le tarif applicable dépend du lien de parenté entre le défunt et chaque bénéficiaire. Le mécanisme d'actualisation des tarifs mis en
place depuis 2008 est supprimé depuis le 1er janvier 2013. Les tarifs sont les suivants :

 Si vous êtes un héritier en ligne directe :

Fraction de part nette taxable Tarif applicable


Inférieure à 8 072 € 5%
Entre 8 072 € et 12 109 € 10 %
Entre 12 109 € et 15 932 € 15 %
Entre 15 932 € et 552 324 € 20 %
Entre 552 324 € et 902 838 € 30 %
Entre 902 838 € et 1 805 677 € 40 %
Supérieure à 1 805 677 € 45 %

 Si vous êtes un époux, un partenaire lié au défunt par un Pacs, un frère ou une sœur qui remplit les conditions citées
e
ci-avant (cf. 5 étape), vous bénéficiez d'une exonération totale des droits de succession.

 Si vous êtes un frère ou une sœur (collatéraux) vivant ou


e
remplissant pas les conditions visées ci-avant (cf. 5 étape) :
représenté par suite de prédécès ou de renonciation ne

Fraction de part nette taxable Tarif applicable


Inférieure à 24 430 € 35 %
Supérieure à 24 430 € 45 %

 si vous êtes un parent jusqu'au 4e degré compris (ex. : cousins germains), le tarif applicable est de 55 %.

 si vous êtes un parent au-delà du 4e degré ou une personne non parente, le tarif applicable est de 60 %.

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7e étape : pour obtenir l'impôt dû sur la succession, vous pouvez bénéficier, sous certaines
conditions, d'une réduction d'impôt en faveur des mutilés de guerre

Les mutilés de guerre (invalides à 50 %) bénéficient d'une réduction de 50 % limitée à 305 €.

 Vous devez justifier de la réduction en joignant à la déclaration de succession une photocopie de la carte d'invalidité ou d'une
attestation de pension d'invalidité.

 Comment tenir compte des impôts sur la succession payés hors de France, lorsque le défunt, son héritier ou son légataire
a son domicile fiscal en France ?
Le montant de l'impôt sur la succession dû est diminué du montant de l'impôt sur la succession payé hors de France.
Dans ce cas, vous devez remplir le formulaire n° 2740, disponible sur impots.gouv.fr et le joindre à votre déclaration de succession.
Ce formulaire vous permet de déterminer le montant de l'impôt sur la succession payé à l'étranger pour le déduire de l'impôt dû en
France.

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V - Exemples de calculs

 Exemple de détermination des parts dans une succession avec donation « au dernier vivant »
- un défunt laisse à son décès un conjoint âgé de 85 ans, son usufruit étant égal à 20 %, et 2 enfants ;
- la succession comporte un actif successoral net de 60 000 € ;
- au jour du décès, les droits légaux du conjoint survivant sont :
 à son choix, l'usufruit de la totalité des biens ou le quart de la pleine propriété de ces biens, si le défunt laisse des enfants ou
descendants communs avec l'époux survivant ;
 le quart de la pleine propriété de ces biens, lorsque les enfants ne sont pas issus des deux époux ;
- avec la donation entre époux, il a le choix entre 3 possibilités présentées dans ce tableau :

Répartition de la valeur des biens pour le calcul des droits


Le conjoint survivant peut disposer de :
Part du conjoint Répartition du solde
Le solde de 40 000 € sera réparti pour
1/3 des biens en propriété entière 2 60 000 € x 1/3 = 20 000 € moitié entre les 2 enfants (20 000 € à
chacun).
1/4 des biens en propriété entière [(60 000 € x 1/4)] + [(60 000 € x 20 %) x 3/4] Le solde de 36 000 € qui représente la
et nue-propriété des 3/4 sera réparti pour
3/4 des biens en usufruit = 24 000 € moitié entre les 2 enfants (18 000 € à
chacun).
Le solde de 48 000 € qui représente la
la totalité des biens en usufruit 60 000 € x 20 % = 12 000 € nue-propriété sera réparti pour moitié entre
les 2 enfants (24 000 € à chacun).

 Exemple de calcul de l'impôt sur la succession en l'absence de donations antérieures


- Situation : décès intervenu en février 2020. Le défunt laisse :
 son conjoint survivant de 69 ans ;
 un fils ;
 2 petits-enfants représentant un fils du défunt déjà décédé.
La succession comprend un actif net successoral de 600 000 €.
Il n'y a pas de donation entre époux.

- Calcul de l'impôt : le conjoint choisit de recevoir la totalité des biens en usufruit.


Détermination des parts Calcul des droits de succession dus
Le conjoint survivant (compte tenu de Il reçoit la totalité des biens en usufruit Exonération totale.
son âge, la valeur de son usufruit est de évalué à 40 %, soit : 240 000 €
40 %)
Il reçoit 50 % du solde, soit : 5 % sur 8 072 € = 403,60 €
(600 000 – 240 000) / 2 = 180 000 € 10 % sur 4 037 € = 403,70 €
15 % sur 3 823 € = 573,45 €
L'enfant (fils)
Abattement personnel = -100 000 € 20 % sur 64 068 € = 12 813,60 €

Montant taxable = 80 000 € Droits dus …....................... 14 194,35 €


Arrondis à …....................... 14 194 €
Ils reçoivent aussi 50 % du solde, chacun 5 % sur 8 072 € = 403,60 €
pour moitié : 10 % sur 4 037 € = 403,70 €
15 % sur 3 823 € = 573,45 €
180 000 € / 2 = 90 000 € 20 % sur 24 068 € = 4 813,60 €
Les petits-enfants
Chacun bénéficie de la moitié Droits dus ........................... 6 194,35 €
de l'abattement personnel : Arrondis à …....................... 6 194 €
100 000 € / 2 = -50 000 €
soit pour les 2 petits-enfants 12 388 €
Montant taxable = 40 000 €
Conjoint survivant NÉANT
Total de l'impôt de succession = Enfant....................14 194 € 26 582 €
Petits-enfants.........12 388 €

2 Avec 1 enfant d'un précédent mariage, le conjoint survivant a droit à 1/2.


Avec 2 enfants d'un précédent mariage, il aurait eu droit à 1/3.
Avec 3 enfants et plus, il aurait eu droit à 1/4.

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 Exemples de calcul d'impôt sur la succession en cas de donation antérieure


Monsieur X qui est veuf, a fait à son fils, célibataire, une donation d'un montant de 30 000 € le 01/06/2006
Lors de l'enregistrement de l'acte de donation, le calcul de l'impôt de donation était le suivant :
Donation : 30 000 €
Abattement disponible : 50 000 €
Abattement utilisé à hauteur de la valeur de la donation : - 30 000 €
Taxable : Néant
Reste donc 20 000 € d'abattement non utilisé.

Monsieur X décède le 20/03/2020 ; la donation de 2006 doit être prise en compte dans la mesure où elle remonte à moins de 15 ans.
L'actif net successoral est de : 250 000 €
Abattement personnel : - 100 000 €
Abattement déjà utilisé : + 30 000 €
Taxable : 180 000 €
La donation n'étant pas taxable en 2006, le calcul de l'impôt de succession doit être effectué avec l'ensemble des tranches.
Impôt sur la succession dû :
5 % sur 8 072 € : 403,60 €
10 % sur 4 037 € : 403,70 €
15 % sur 3 823 € : 573,45 €
20 % sur 164 068 € : 32 813,60 €
Total dû : 34 194,35 €
Arrondis à 34 194 €

Monsieur Y qui est veuf, a fait à chacun de ses deux enfants une donation d'un montant de 100 000 € le 01/05/2006.
Lors de l'enregistrement de l'acte de donation, l'impôt de donation a été calculé de la manière suivante :
Donation : part recueillie par chaque enfant : 100 000 €
Abattement personnel : - 50 000 €
Taxable : 50 000 €
La totalité de l'abattement a été utilisé.
Impôt de donation versé pour chaque enfant :
5 % sur 7 600 € : 380 €
10 % sur 3 800 € : 380 €
15 % sur 3 600 € : 540 €
20 % sur 35 000 € : 7 000 €
Total dû : 8 300 €

Monsieur Y décède le 01/03/2020. L'actif net de la succession s'élève à 380 000 €.


Part recueillie par chaque enfant : 190 000 €
Abattement personnel : - 100 000 €
Abattement déjà utilisé : + 50 000 €
Taxable : 140 000 €
La donation de 2006 doit être prise en compte dans l'actif de succession dans la mesure où elle remonte à moins de 15 ans.
Les tranches à 5 %, 10 % et 15 % doivent être également à nouveau utilisées à hauteur du complément résultant de l'actualisation
des tranches du barème.
Disponible dans la tranche à 20 % : 501 392 € (536 392 € - 35 000 €)
Impôt sur la succession dû :
5 % sur 472 € (8 072 € - 7 600 €) : 23,60 €
10 % sur 237 € (4 037 € - 3 800 €) : 23,70 €
15 % sur 223 € (3 823 € - 3 600 €) : 33,45 €
20 % sur 139 068 € [140 000 € - (472 € + 237 € + 223 €)] : 27 813,60 €
Total : 27 894,40 €
Arrondis à 27 094 €
Soit un montant total de droits de succession de 35 788 € pour les deux enfants.

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Annexe I – Ce qu'il faut savoir sur les régimes matrimoniaux et leurs conséquences
sur la répartition du patrimoine des époux.

 Les régimes sans contrat de mariage

Répartition du patrimoine Répartition du patrimoine


Régimes
Biens personnels Biens communs après décès

Régime légal avant 1966 : Biens immeubles possédés au Biens immeubles achetés Le survivant conserve la moitié
communauté de meubles et jour du mariage et ceux reçus pendant le mariage. de la communauté.
acquêts. par donation ou succession Biens meubles achetés pendant L'autre moitié ainsi que les
pendant le mariage. le mariage, ceux possédés au biens personnels du défunt
jour du mariage et ceux reçus entrent dans la succession.
par donation ou succession
pendant le mariage.
Régime légal après 1966 : Biens meubles et immeubles Biens meubles et immeubles Le conjoint survivant conserve
communauté réduite aux possédés au jour du mariage et achetés pendant le mariage. la moitié de la communauté.
acquêts. ceux reçus par donation ou L'autre moitié ainsi que les
succession pendant le mariage. biens personnels du défunt
entrent dans la succession.

 Les régimes avec contrat de mariage


Répartition du patrimoine Répartition du patrimoine
Régimes après décès
Biens personnels Biens communs
Séparation de biens. Tous les biens de chaque Pas de biens communs. L'ensemble des biens person-
époux. nels du défunt entre dans la
succession.
Communauté universelle Aucun bien personnel, en Tous les biens sont communs Le conjoint survivant conserve
simple. principe. en principe. la moitié de la communauté.
L'autre moitié entre dans la
succession.
Communauté universelle avec Aucun bien personnel, en Tous les biens sont communs, Le conjoint survivant conserve
clause d'attribution intégrale. principe. en principe. l'intégralité de la communauté.
La succession ne s'ouvrira
qu'au décès du deuxième
conjoint.

 Exemple de liquidation de communauté en l'absence de contrat de mariage


- lors de la liquidation de la communauté du défunt et de son conjoint survivant, l'actif de communauté s'élève à 50 000 € ;
- pendant le mariage, le défunt a vendu un bien immobilier de son patrimoine personnel pour la somme de 32 000 €, encaissé par la
communauté ;
- la communauté a versé la somme de 12 000 €, correspondant aux impôts sur la succession sur bien personnel dont le défunt a
hérité dans l'année du décès ;
- pour sa part, le conjoint survivant a fait une donation de 26 000 € à un enfant d'un premier lit, en utilisant de l'argent de la
communauté ;
- il a également vendu un bien personnel pour un montant de 76 000 € ;
- sur cette somme de 76 000 €, il a prélevé 58 000 € pour acheter un autre bien. Ce bien acheté devient un bien personnel ;
- le solde, soit 18 000 €, reste dans la communauté.

Les comptes personnels de chacun des conjoints sont établis de la manière suivante :

Compte personnel du défunt Compte personnel du conjoint survivant


Reprises en deniers Récompenses Reprises en deniers Récompenses
32 000 € 12 000 € 18 000 € 26 000 €
Soit un excédent de reprises en deniers de 20 000 € Soit un excédent de récompenses de 8 000 €

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- Liquidation du boni de communauté :

- biens de communauté= 50 000 €


- excédent de récompenses dues par le conjoint survivant = + 8 000 €
- excédent de reprises exercées par le défunt = - 20 000 €
38 000 €
- Partage du boni de communauté :
 part du défunt :
moitié du boni de communauté : 38 000 € / 2 = 19 000 €
excédent de ses reprises en deniers = + 20 000 €
soit = 39 000 € 39 000 €
 part du conjoint survivant :
moitié du boni de communauté : 38 000 € / 2 = 19 000 €
excédent de récompenses = - 8 000 €
soit = 11 000 € 11 000 €

 ensemble = 50 000 €

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Lexique des termes juridiques utilisés


Abattement : part de la valeur des biens imposables non Contrat de mariage : acte obligatoirement passé devant
soumise à impôt (à l'impôt sur la succession). notaire avant le mariage qui régit le patrimoine des époux.

Acquêts : ensemble des biens (meubles et immeubles) acquis Contrat de travail à salaire différé : le travail effectué sans être
pendant le mariage et entrant dans la communauté. rémunéré par un défunt exploitant agricole sur le domaine
familial constitue une présomption d'existence d'un contrat de
Acte de notoriété : preuve de la qualité de bénéficiaire établie travail. A l'ouverture de la succession, les descendants disposent
par un notaire ou un greffe. d'une créance sur les salaires différés.

Actif ou actif brut successoral : ensemble des biens Créance : droit d'une personne (le créancier) d'exiger le
personnels du défunt, et s'il était marié, des biens provenant de paiement d'une dette.
la liquidation du régime matrimonial avant déduction des dettes
éventuelles. Curateur : personne désignée par la loi pour s'occuper des
biens d'un mineur ou d'un majeur incapable.
Actif net taxable : ensemble des biens personnels du défunt et,
s'il était marié, des biens provenant de la liquidation du régime Dation : action de donner des œuvres d'art, des livres, des
matrimonial, moins ses dettes personnelles. objets de collection, des documents de valeur artistique ou
historique, des bois et forêts, des immeubles situés dans des
Ascendant : parent, grand-parent, arrière-grand-parent. zones protégées ou des valeurs d'État pour payer l'impôt de
succession.
Attribution préférentielle : autorisation donnée par la loi à
certains héritiers de recevoir un bien du défunt en priorité. Deniers : cf. reprise en deniers.

Avenant : modification ajoutée à un contrat. Descendant : enfant, petit-enfant, arrière-petit-enfant.

Ayant-droit (bénéficiaire) : celui qui a droit à une part de la Dévolution successorale : attribution de la succession d'une
succession. personne à une autre.

Bénéficiaire (ayant-droit) : celui qui a droit à une part de la Dissolution de la communauté : disparition automatique de la
succession. communauté du fait du décès de l'un des époux.

Bien : chose ou droit susceptible de faire partie du patrimoine. Donataire : personne qui accepte un don d'une autre personne
(le donateur).
Bien commun : bien que les époux possèdent en commun.
Donateur : personne qui fait un don à quelqu'un.
Bien en nue-propriété : bien dont le propriétaire peut disposer
comme il le souhaite, sous réserve de ne pas en compromettre Donation : contrat qui constate un don.
les revenus.
Donation au dernier vivant : acte par lequel les époux se font,
Bien immeuble, bien immobilier : bien qui ne peut pas être lors du mariage ou pendant le mariage, réciproquement ou pas,
déplacé (terrains, bâtiments, etc) ou objet qui fait partie une donation qui prévoit qu'au décès de l'un, la part lui revenant
intégrante d'un immeuble (cheminée, chauffage central, etc). dans la succession sera plus importante que celle accordée par
la loi.
Bien indivis : bien qui appartient à plusieurs personnes.
Don manuel : don (d'un bien) fait de la main à la main, sans
Bien meuble : bien qui peut être déplacé. passer par un notaire. Il peut porter sur des espèces, des titres,
des biens meubles, du mobilier, des bijoux, des livres, c'est-à-
Bien propre : bien qui appartient seulement à l'un des époux. dire tout bien autre qu'immeuble.

Boni de communauté : dans les régimes de communauté, Droit d'usage : droit qu'a une personne d'utiliser un bien alors
somme à répartir entre les bénéficiaires et l'époux survivant en qu'elle n'est pas propriétaire, mais ne peut ni en recueillir les
cas de décès, après les opérations de liquidation (paiement des revenus ni en disposer.
créanciers de la communauté, règlement des récompenses) des
biens communs. Échu : arrivé à échéance. Par exemple, la retraite est versée à
trimestre échu, c'est-à-dire versée à la fin de chaque trimestre.
Code ISIN : codification permettant l'identification de tous les
produits financiers. Filiation : lien de parenté de l'enfant vis-à-vis de son père ou de
sa mère.
Codicille : modification apportée à un testament.
Greffe : secrétariat des services d'un tribunal ou d'une Cour.
Collatéraux : cf. héritier en ligne collatérale.
Héritier : toute personne qui, étant liée par le sang au défunt, et
Communauté réduite aux acquêts : régime matrimonial dans toute personne assimilée (y compris, enfant adopté par adoption
lequel tous les biens acquis pendant le mariage appartiennent plénière), ont des droits sur la succession du défunt.
aux deux époux. Mais chaque époux reste propriétaire de ce
qu'il avait avant la mariage et de ce qu'il reçoit pendant le Héritier en ligne collatérale (collatéraux) : frère, sœur, tante,
mariage (par donation ou succession). oncle, cousin.

Communauté universelle : tous les biens des deux époux sont Héritiers en ligne directe : les descendants (enfants, petits-
intégrés dans le patrimoine du couple. enfants, arrière-petits-enfants), les ascendants (père, mère et
parents de la famille maternelle et paternelle).
Communauté universelle avec clause d'attribution
intégrale : contrat de mariage dans lequel chaque époux décide
d'attribuer à l'époux qui lui survivra la totalité des biens.

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Lexique des termes juridiques utilisés (suite)


Indivision : situation dans laquelle un bien est possédé par Régime de la séparation de biens : contrat de mariage selon
plusieurs personnes sans être divisé (matériellement) entre lequel il n'existe pas de biens communs aux deux époux.
elles. Par exemple, une maison appartenant à plusieurs enfants. Chaque époux possède des biens ou des parties de biens qui
n'appartiennent qu'à lui.
Inventaire : description détaillée des biens d'une personne.
Rente : somme versée régulièrement à une personne comme
Légataire : personne ou institution désignée par testament pour paiement d'une dette, d'un prix de vente ou d'une pension ou
recevoir les biens et la fortune d'une personne décédée. dans le cadre d'une assurance-vie.

Legs : biens ou fortune d'une personne décédée donnés par Rente viagère : somme versée régulièrement à une personne
testament à une autre personne ou à une institution. jusqu'à ce qu'elle décède.

Lien de parenté : exemple, père, mère, grand-père, grand- Reprise en deniers : indemnité (récompense) due par la
mère, arrière-grand-père, arrière-grand-mère, petit-fils, petite- communauté au patrimoine d'un des époux.
fille, frère, sœur, oncle, tante, cousin)…
Réserve : part revenant obligatoirement aux héritiers en ligne
Liquidation de la communauté : détermination de l'actif à directe.
répartir entre les bénéficiaires et l'époux survivant et répartition
des dettes restant dues par chacun. Réversion (pension de) : pension versée au conjoint d'un
retraité décédé.
Liquidité : somme d'argent immédiatement disponible.
Séparé de corps : qui est autorisé par le juge à ne plus vivre
Mandataire : personne à qui est confié le pouvoir d'agir pour le sous le même toit que son conjoint sans être divorcé.
compte d'une autre personne.
Séparé de fait : qui ne vit plus sous le même toit que son
Meuble meublant : mobilier d'une maison ou d'un appartement. conjoint alors que le juge n'a pas donné encore son autorisation.

Nom de naissance, nom patronymique : nom de famille, nom Séparation de la propriété (démembrement de propriété) :
inscrit à l'état civil. lors d'une succession, division du droit de propriété en deux
droits distincts : l'usufruit et la nue-propriété (voir ces mots).
Nue-propriété : séparation de la propriété qui permet au nu-
propriétaire de disposer d'un bien sans en user ni en retirer les Sous bénéfice d'inventaire : après vérification de tous les
revenus ou les produits. biens (actif) et de toutes les dettes (passif) du défunt. Cette
réserve exprimée lors de l'acceptation de la succession permet,
Pacte tontinier : contrat conclu entre plusieurs personnes qui notamment, de s'assurer que les dettes ne sont pas supérieures
achètent un bien en commun ; chaque acquéreur a le droit de à la valeur des biens.
profiter du bien et de ses fruits mais seul le dernier survivant se
retrouvera unique propriétaire du bien. Succession : transmission du patrimoine d'une personne
décédée à une ou plusieurs personnes vivantes (héritage).
Part disponible (quotité) : part du patrimoine d'une personne
dont elle peut disposer librement par donation ou testament, en Testament olographe : acte déposé chez un notaire, écrit en
faveur d'une personne de son choix, lorsqu'il y a des héritiers qui entier, daté et signé de la main du défunt, dans lequel il attribue
doivent légalement recevoir une partie de ce patrimoine. ses biens à un ou plusieurs bénéficiaires.

Patrimoine : ensemble des biens d'une personne physique Tuteur : personne chargée légalement de veiller sur un mineur
(individu, homme, femme) ou morale (groupement, établis- ou incapable majeur, de gérer ses biens et de le représenter
sement, société) après déduction des dettes. dans les actes juridiques.

Pleine propriété : cf. propriété entière. Usufruitier : personne qui a le droit d'utiliser un bien et d'en
recueillir les fruits ou revenus (avantages produits régulièrement
Prédécédé : mort avant (une autre personne). par ce bien). L'usufruitier peut céder son droit d'usufruit
(donation, vente), mais ne peut pas vendre le bien.
Propriété entière : droit d'user et de disposer d'un bien de
façon exclusive et absolue (par exemple, de le vendre). Valeur de marché d'un immeuble : la valeur de l'immeuble qui
correspond au prix de vente qui pourrait être obtenu compte
Récompense : pendant le mariage, transferts de valeurs entre tenu de l'état dans lequel il se trouve et des dispositions de l'acte
les biens propres de chaque époux et les biens de la de vente.
communauté. Au décès, la liquidation du régime de
communauté nécessite le transfert d'une indemnité du Valeur mobilière : titre coté ou non coté en bourse (exemples :
patrimoine de l'époux qui s'est enrichi personnellement sur la actions, droits sociaux, obligations).
communauté vers le patrimoine de celui qui s'est appauvri.
Viager (droit) : droit dont peut bénéficier le conjoint survivant et
Régime matrimonial : ensemble des règles juridiques qui qui s'éteint à son décès.
détermine la répartition des biens entre les époux.

La loi du 10 août 2018 pour un État au service d'une société de confiance (ESSOC) généralise le principe du droit à l'erreur
pour les usagers de l'administration. Les contribuables de bonne foi peuvent corriger leurs erreurs sans pénalité.
Pour en savoir plus : « impots.gouv.fr / rubrique Loi ESSOC : droit à l'erreur ».

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