Exercice 1
1. La proposition est fausse puisque si on prend les nombres complexes z = 1 et z = i, on a bien z 2 + z 2 = 0
alors que l’on n’a pas z = 0.
2. Soient p, p + 1, · · · , p + n − 1 n entiers consécutifs.
n (p + p + n − 1) 2p + n − 1 n−1
Leur somme vaut S = =n× =n× p+ .
2 2 2
n−1
Pour que cette somme soit un multiple entier de n, il faut et il suffit que p + soit un entier, c’est-à-dire
2
n−1 n−1
que soit un entier. Puisque = k équivaut à n = 2k + 1, alors la somme de n entiers consécutifs
2 2
est un multiple de n si, et seulement si, n est un entier impair.
3. Posons P (n) la propriété: " un = 2n − 1". Vérifions que la propriété P est vraie pour tout entier naturel
par une récurrence double:
• aux rangs n = 0 et n = 1, on a bien u0 = 20 − 1 et u1 = 21 − 1. Ainsi, la propriété P est vraie aux
rangs 0 et 1.
• Si on suppose que la propriété P est vraie aux rangs n et n + 1, où n est un entier naturel fixé, alors :
un+2 = 3un+1 − 2un
= 3 × 2n+1 − 1 − 2 (2n − 1)
= 3 × 2n+1 − 3 − 2n+1 + 2
= 2 × 2n+1 − 1 = 2n+2 − 1
Ainsi, si la propriété P est vraie à deux rangs consécutifs, alors elle est vraie au rang suivant.
Grâce aux deux constats précédents, on sait que la propriété P est vraie pour tout entier naturel n.
Remarque: on accepte également le raisonnement consistant à vérifier par une récurrence simple (ie à un
prédécesseur) la propriété P (n) suivante : "un = 2n − 1 et un+1 = 2n+1 − 1".
4.
(a)
60 B
30
50
Puisque chaque pièce a la même probabilité d’être prélevée, on sait que
90
P (A) = = 0.009,
10 000
80
P (B) = = 0.008,
10 000
30
P (A ∩ B) = = 0.003.
10 000
La probabilité que la pièce prélevée présente un défaut est donc
P (A ∪ B) = P (A) + P (B) − P (A ∩ B) = 0.014.
La probabilité que la pièce prélevée ne présente pas de défaut est alors 1 − P (A ∪ B) = 0, 986.
(b) On a P (A) × P (B) = 0, 000072 = 0, 003 = P (A ∩ B) ce qui signifie que les évènements A et B ne sont
pas indépendants.
Exercice 2
1. IC (0, 3,- 4) ; IH (- 7, 3, 0) ; CH (- 7, 0, 4)
IC = 9 + 16 = 5 ; IH = 49 + 9 = 7,615… ≈ 7,62; CH = 49 + 16 = 8,062…≈ 8,06
4 E H
I
F ! ! G
k j
! A 12 y
i D
7
x B C
2. a Les trois points B, I, H ne sont pas alignés. Si on projette ces trois points dans le plan
(xAy) parallèlement à (Az), on obtient les points B, I’, D avec I’ projection de I. Si B, I,
H étaient alignés, I’ serait sur [BD], or I’ est sur [BC] et I’ ! B; les trois points B, I, H
ne sont donc pas alignés.
On peut visualiser la situation en construisant la figure à l’aide d’un logiciel de
géométrie dans l’espace.
! pour montrer que les trois points ne sont
On peut aussi calculer la valeur de l’angle BIH
pas alignés (ce calcul permet de répondre aux remarques des deux élèves).
IB.IH = IB . IH cos( IB, IH ) IB (0, -9,- 4) et IB.IH = 0 + (- 9) ×3 + 0 = - 27
IB.IH !27 ! ≈ 111°.
cos( IB, IH ) = = = - 0, 3599… ce qui donne BIH
IB . IH 97. 58
! n’est pas droit. On peut soit calculer sa valeur, soit plus simplement
2. b L’angle BIH
vérifier que IB.IH ≠ 0.
On peut également calculer BI et BH et vérifier que BH 2 ! BI 2 + IH 2 .
3. Plusieurs rédactions sont évidemment possibles.
1. Soit J le point de coordonnées (7, y, 4) avec 0 ≤ y ≤ 12. Où se trouve le point J ?
2. Calculer le produit scalaire JB.JH . En déduire une condition pour que
! soit droit.
l’angle BJH
3. Calculer le produit scalaire JB.JC . En déduire une condition pour que l’angle BJC !
soit droit.
4. En déduire s’il existe un point J du segment [FG] tel que la droite (BJ) soit
perpendiculaire au plan CJH.
Corrigé :
1. I est sur le segment [FG]. JB (0, - y, - 4) JH (-7, 12 – y, 0) JC (0, 12 – y, - 4).
! soit droit est donc
2. JB.JH = 0 + y2 – 12 y + 0. Une condition pour que l’angle BJH
2
y – 12 y = 0.
! soit droit est donc
3. JB.JC = 0 + y2 – 12 y + 16. Une condition pour que l’angle BJC
2
y – 12 y + 16 = 0
4. Un point J du segment [FG] qui répond à la question est tel que la droite (BJ) soit
perpendiculaire à la droite (JH) et à la droite (JC).
Un tel point vérifierait donc y2 – 12 y = y2 – 12 y + 16. Cette équation n’ayant pas
de solution, il n’y a donc pas de point J du segment [FG] tel que la droite (BJ) soit
perpendiculaire au plan CJH.
Exercice 3
Partie A
1. On a π π π
2 π 2 2
I0 = 1 × dx = ; I1 = sin (x) dx = − cos (x) =1
0 2 0 0
π
2. On a, pour tout x dans 0; , 0 sin (x) et donc 0 sinn (x) .
2 π
2
On en déduit donc que 0 sinn (x) dx soit 0 In .
π 0
On a, pour tout x dans 0; , 0 sin (x) 1 et donc, en multipliant par sinn (x) positif, on a
2 π π
2 2
sinn+1 (x) sinn (x) . On en déduit donc que sinn+1 (x) dx sinn (x) dx soit In+1 In .
0 0
3. Pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2, on a :
π π
2 2
n
In = sin (x) dx = sin (x) sinn−1 (x) dx
0 0
π
Si on pose u (x) = − cos (x) et v (x) = sinn−1 (x) , les fonctions u et v sont de classe C 1 sur 0; et on a
2
u (x) = sin (x) et v (x) = (n − 1) cos (x) sinn−2 (x) . On a donc, en intégrant par parties :
π
n−1
π2 2
In = − cos (x) sin (x) 0 + (n − 1) cos2 (x) sinn−2 (x) dx
0
π
2
= 0 + (n − 1) 1 − sin2 (x) sinn−2 (x) dx
0
π π
2 2
n−2
= (n − 1) sin (x) dx − (n − 1) sinn (x) dx = (n − 1) In−2 − (n − 1) In
0 0
On a donc nIn = (n − 1) In−2 pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2.
4. En multipliant l’égalité précédente par In−1 , on obtient que nIn In−1 = (n − 1) In−1 In−2 , ce qui signifie bien
que la suite (nIn In−1 )n1 est constante. La valeur de cette constante est, par exemple, la valeur du premier
π
terme de cette suite, soit 1 × I1 × I0 soit .
2
π
5. On sait d’après la question précédente que nIn In−1 = pour tout entier n 1. On en déduit donc que In
2
n’est jamais nul. On a aussi vu que In 0. On a donc désormais In > 0.
On a enfin vu que la suite I est décroissante et donc on a In+1 In In−1 . En divisant par In−1 > 0, on a
In+1 In
donc 1. Or, on sait d’après la question 3 que, pour tout entier naturel n 1, on a
In−1 In−1
In+1 n n In
(n + 1) In+1 = nIn−1 soit = . On a donc bien au final 1.
In−1 n+1 n+1 In−1
n
6. Puisque −→ 1, on sait, par théorème d’encadrement et grâce à la question qui précède que
n + 1 n−→∞
In π
−→ 1 soit que In ∼ In−1 . Sachant de plus que nIn In−1 = , on a nIn In−1 ∼ n (In )2
In−1 n−→∞ n→+∞ 2 n→+∞
π π π
et donc n (In )2 ∼ d’où (In )2 ∼ d’où (In )2 ∼ . Or, (In )2 = |In | = In car In 0.
n→+∞ 2 n→+∞ 2n n→+∞ 2n
π
On a donc bien In ∼ In−1 ∼ .
n→+∞ n→+∞ 2n
(2n)! π
7. Posons P (n) la propriété suivante "I2n = " et procédons par récurrence :
(2n n!)2 2
π (2n)! π 0! π π
• au rang n = 0, on sait que I0 = et on a bien 2 = 2 = .
2 (2n n!) 2 (20 0!) 2 2
Ainsi la propriété P est vraie au rang 0.
(2n)! π (2n + 2)! π
• Supposons que l’on ait, à un rang n 0, I2n = 2 2 et prouvons qu’alors I2n+2 = 2 2.
n
(2 n!) (2n+1 (n + 1)!)
2n + 1
On sait, grâce à la question 3 que I2n+2 = I2n et donc
2n + 2
2n + 1 2n + 1 (2n)! π 2n + 2 2n + 1 (2n)! π (2n + 2)! π
I2n+2 = I2n = = =
2n + 2 2 (n + 1) (2n n!)2 2 2 (n + 1) 2 (n + 1) (2n n!)2 2 (2n+1 (n + 1)!)2 2
La propriété P étant vraie au rang 0 et héréditaire à partir de ce rang, elle est alors vraie à tout rang n
entier naturel.
Partie B
1. L’intervalle ]−1; 1[ est centré en 0 et on a :
1 −x + 1 1 1−x 1 1 1 1+x
pour x = 0, f (−x) = − ln = − ln = − ln 1+x = ln = f (x) ,
2x 1+x 2x 1+x 2x 1−x
2x 1−x
pour x = 0, f (−0) = f (0) .
Ainsi, la fonction f est paire.
1+x
2. On sait que ln (v) ∼ v − 1 et puisque −→ 1, on a donc
v→1 1 − x x−→0
1+x 1+x 2x 2x
ln ∼ −1= ∼ .
1−x x→0 1−x 1 − x x→0 1
1
Ainsi, on a f (x) ∼ × 2x = 1 donc f (x) −→ 1 et comme f (0) = 1, f est donc continue en 0.
x→0 2x x−→0
1+x 2x3
3. Posons g (x) = ln − 2x − .
1−x 3
g est clairement de classe C ∞ sur ]−1; 1[ et on a, pour x ∈ ]−1; 1[ :
1 −1 2 2 2x4
g (x) = − − 2 − 2x2 = − 2 1 + x2
= 1 − 1 + x2
1 − x2 = 0
1+x 1−x 1 − x2 1 − x2 1 − x2
La fonction g est donc croissante sur ]−1; 1[ et comme g (0) = 0, on a donc g (x) 0 pour x dans ]0; 1[ .
Partie C
1. On a
n!en n−(n+ 2 ) n−(n+ 2 )
1 1
un
ln = ln = ln
(n + 1)!en+1 (n + 1)−(n+ 2 ) (n + 1) e1 (n + 1)−(n+ 2 )
3 3
un+1
−(n+ 12 )
n−(n+ 2 )
1
1 n
= ln = ln
e × (n + 1)−(n+ 2 )
1
e n+1
1 n 1 n
= − ln (e) − n + ln = −1 − n + ln
2 n+1 2 n+1
1
Or, avec p = , on a
2n + 1
1 2n + 2
2n + 1 1 + 2n + 1 2n + 1 2n + 1 2n + 1 2n + 2 1 n+1
f (p) = ln = ln = ln = n+ ln
2 1 2 2n 2 2n 2 n
1−
2n + 1 2n + 1
un 1
On a donc bien ln = f (p) − 1 avec p = .
un+1 2n + 1
1
2. Il est clair que p = ∈ ]0; 1[ et donc d’après le résultat mentionné dans la question 3 de la partie B,
2n + 1
p2 p2 p2 un p2
on sait que 1 + f (p) 1 + et donc on a ln . Or,
3 3 (1 − p2 ) 3 un+1 3 (1 − p2 )
p2 1 1
2
= =
3 (1 − p ) 2
3 (2n + 1) − 1 12n (n + 1)
On a donc obtenu que
1 un 1
ln
3 (2n + 1)2 un+1 12n (n + 1)
1 1
Pour aboutir au deuxième résultat souhaité, il suffit donc que . Or
12 (n + 1) (n + 2) 3 (2n + 1)2
1 1
⇐⇒ (2n + 1)2 4 (n + 1) (n + 2)
12 (n + 1) (n + 2) 3 (2n + 1)2
⇐⇒ 4n2 + 4n + 1 4n2 + 12n + 8 ⇐⇒ 8n + 7 0 ce qui est vrai puisque n ∈ IN.
Au final, on a donc bien
1 un 1
ln
12 (n + 1) (n + 2) un+1 12n (n + 1)
3. On a
1 1 1 un
vn+1 − vn = ln (un+1 ) − − ln (un ) + = − ln 0
12 (n + 1) 12n 12n (n + 1) un+1
1 1 1 un
wn+1 − wn = ln (un+1 ) − − ln (un ) + = − ln 0
12 (n + 2) 12 (n + 1) 12 (n + 1) (n + 2) un+1
1
wn − vn = −→ 0
12n (n + 1) n−→∞
Ainsi, la suite v est croissante, la suite w est décroissante et leur différence tend vers 0.
Les suites v et w sont donc adjacentes et convergent donc vers une même limite .
4. On a
un
e e−n n(n+ 2 ) ⇐⇒ n!e−n n−(n+ 2 ) ∼ e ⇐⇒ un ∼ e ⇐⇒ −→ 1
1 1
n! ∼
n→+∞ n→+∞ n→+∞ e n−→∞
u
n
⇐⇒ ln −→ 0 ⇐⇒ ln (un ) − −→ 0
e n−→∞ n−→∞
Or, on sait que
1 1 1
vn = ln (un ) − −→ donc ln (un ) − = ln (un ) − + − −→ + 0 − = 0.
12n n−→∞ 12n 12n n−→∞
e e−n n(n+ 2 ) .
1
Ainsi, on a bien n! ∼
n→+∞
e e−n n(n+ 2 ) , on a donc
1
5. Sachant que n! ∼
n→+∞
√ √
e e−2n (2n)(2n+ 2 ) π (2)(2n+ 2 ) (n)(2n+ 2 ) π (2)2n 2 (n)(2n+ 2 ) π
1 1 1 1
(2n)! π 2 π
I2n = ∼ 2 = = = √
(2n n!)2 2 ( ) n e n2n+1
1
n→+∞ 2 2 n+ 2 4 2 e n2
4n e e−n n(n+ 2 )
1 n
4 en 2
√
π π 2 π √
mais comme I2n ∼ on en déduit que ∼
√ soit que e ∼ 2π. Comme
n→+∞ 2 × 2n 2 × 2n n→+∞ e n 2 √
n→+∞
il s’agit de constantes dont le quotient est censé tendre vers 1, c’est donc que e = 2π.
Exercice 4
I. Quelques généralités.
1. On a
k |k| |k| |k|
OM = z = =
= =
z |z| |z| OM
2. Puisque z et z ne sont jamais nuls, on peut écrire que
−−→ −−−→ zM − zO k
OM , OM = arg = arg [2π]
zM − zO zz
k k k
−−→ −−−→
Or, = 2 est un réel et donc arg = 0 [π] d’où OM , OM = 0 [π] , ce qui assure que les points
zz |z| zz
O, M et M sont alignés.
k
Remarque: on peut aussi obtenir ce résultat en posant z = ρeiθ et en constatant qu’alors z = eiθ .
ρ
Si on considère que M (x, y) et M (x , y ) , alors on a :
k kz k (x + iy)
x + iy = z = = =
z zz x2 + y2
d’où, puisque k est un réel :
kx ky
x = et y = 2
x2 +y 2 x + y2
On en déduit que :
−−→ −−−→ kx2 ky 2
OM ·OM = xx + yy = + 2 =k
x2 +y 2 x + y2
3. On a
M est invariant par I ⇐⇒ I (M ) = M ⇐⇒ z = z ⇐⇒ zz = k ⇐⇒ |z|2 = k ⇐⇒ OM 2 = k
On distingue donc deux cas :
• Si k < 0, alors l’ensemble des points invariants par l’inversion I est vide.
• √
Si k > 0, alors l’ensemble des points invariants par l’inversion I est le cercle de centre O et de rayon
k.
4. Pour z différent de 0, on a
k k kz
f (f (z)) = = = =z
k k
k
z z
ce qui assure que pour tout point M différent de l’origine, on a I (I (M )) = M et donc on a bien I ◦ I = Id.
5. Un point M du cercle de centre O et de rayon r > 0 a pour affixe complexe z = reiθ avec θ ∈ [0; 2π] . Son
k k
image par l’inversion I a donc pour affixe complexe z = = eiθ . Le lieu de ces points lorsque θ varie dans
z r
|k|
[0; 2π] est le cercle de centre O et de rayon . Ainsi, l’image par l’application I du cercle de centre O et de
r
|k|
rayon r > 0 est le cercle de centre O et de rayon .
r
II. Image par l’inversion I d’un cercle passant par le point O.
1.
(a)
y
D H
N
O
x
H' M
(b)
1. Il suffit de constater que les angles OM
H et N
H O sont tous deux égaux ainsi que les angles M OH
et N OH pour pouvoir conclure que les triangles OMH et ONH’ sont semblables.
2. Puisque les deux triangles précédents sont rectangles et semblables, on a
OM OH
cos MOH = cos NOH soit = .
OH ON
On en déduit donc que OM × ON = OH × OH . Or, puisque H est l’image de H par l’inversion
−−→ −−→
I, on a OH × OH = |k| et donc OM × ON = |k| . De plus, OH·OH = k < 0 donc H est à
l’extérieur du cercle C et de ce fait la droite D également. Comme, par construction, N est sur
la droite D, N et M sont de part et d’autre de O. Si on note z = reiθ l’affixe de M, on a donc
|k| i(θ+π) k
N d’affixe e , ie eiθ ce qui correspond à f (z) . Donc N est bien l’image du point M par
r r
l’inversion I.
3. On vient d’obtenir que l’image d’un point quelconque du cercle C est un point de la droite D. Donc
l’image du cercle C par l’inversion I est incluse dans la droite D, ie I (C) ⊂ D.
De plus, si N est un point de la droite D, puisque O n’appartient pas à cette droite, la droite
(OM ) coupe le cercle C en un second point que l’on appelle P. En utilisant la question précédente,
on sait donc que l’image de P par l’inversion I est le point d’intersection de la droite (OP ) avec
la droite D, c’est-à-dire le point N. On a donc I (P ) = N. Ainsi, tout point N de la droite D est
l’image par l’inversion I d’un point (ici P) du cercle C, ce qui assure que D ⊂ I (C) .
Au final, l’image du cercle C par l’inversion I est la droite D.
k −k
2. Si k > 0, puisque =− , on peut voir l’inversion de centre O et de puissance k comme la composée de
z z
l’inversion de centre O et de puissance −k (avec −k < 0) avec la symétrie centrale par rapport à 0. Ainsi,
l’image du cercle C par l’inversion I est l’image d’une droite par une symétrie centrale; il s’agit donc d’une
droite.
III. Image par l’inversion I d’un cercle ne passant pas par le point O.
1. On a
M ∈ C ⇐⇒ ΩM = r ⇐⇒ |z − ω| = r ⇐⇒ |z − ω|2 = r2 car |z − ω| et r sont positifs
⇐⇒ (z − ω) (z − ω) = r2 ⇐⇒ (z − ω) (z − ω) = r2 ⇐⇒ zz − ωz − ωz + ωω = r2
k k
2. Puisque z = équivaut à z = , on a
z z
k k k k
M ∈ C ⇐⇒ zz − ωz − ωz + ωω = r2 ⇐⇒
− ω − ω + ωω = r2
z z
z z
⇐⇒ k2 − ωkz − ωkz + ωωz z = r2 z z
⇐⇒ k2 − ωkz − ωkz + z z |ω|2 − r2 = 0
Puisque le cercle C ne passe pas par O, on a r = ΩO soit |ω|2 − r2 = 0 et donc
ωk ωk k2
M ∈ C ⇐⇒ z z − z − z
=
|ω|2 − r2 |ω|2 − r2 r2 − |ω|2
k 2 − |ω |2 = k2
Posons ω = ω et R le réel positif tel que R , c’est-à-dire
|ω|2 − r2 r2 − |ω|2
k2 2 k2 k2 r2 |k| r
R2 = 2 + |ω| 2 soit encore R 2 =
2 soit R = 2 . On a donc
2
r − |ω| |ω|2 − r 2 |ω|2 − r2 |ω| − r2
M ∈ C ⇐⇒ z z − ω z − ω z + ω ω = R2 ⇐⇒ M appartient au cercle de centre Ω ω de rayon R
Donc l’image du cercle C par l’inversion I est bien un cercle; notons le C . On a
2 ωk 2 2 2
O ∈ C ⇐⇒ Ω O = R ⇐⇒ ω = R2 ⇐⇒ 2 = k r
|ω| − r2 2
|ω|2 − r2
|ω|2 k2 k2 r2 2 2
⇐⇒ 2 = 2 ⇐⇒ r = |ω|
2 2
|ω| − r2 |ω| − r2
ce qui n’est pas le cas puisque le cercle C ne passe pas par O. Ainsi, l’image d’un cercle ne passant pas par
O est un cercle ne passant pas par O.
k
3. Si on pose K = 2 et qu’on note h l’homothétie de centre O et de rapport K, on constate que ω = Kω
|ω| − r2
ce qui signifie que Ω = h (Ω) . Comme de plus, on a R = |K| r, le cercle de centre Ω et de rayon R est
l’image du cercle C par h.