[ CAPLP externe 2013 et CAFEP \
Durée : 5 heures
Le sujet est constitué de quatre exercices indépendants.
Le premier exercice est un test vrai :faux avec justification.
Le deuxième exercice étudie un modèle d’urnes aléatoires et porte sur l’étude de va-
riables aléatoires.
Le troisième exercice étudie un modèle d’évolution de population el po rIe sur l’étude
des solutions d’une équation différentielle.
Le quatrième exercice porte sur l’etude de courbes visualisées sur lm oscilloscope uti-
lisé en modeXY.
Exercice 1
Préciser si chacune des propositions suivantes est vraie ou fausse puis justifier la
réponse.
1. Soit α la racine positive de l’équation x2 − x − 1 = 0. Alors α5 = 5α + 5.
2. Si f est une fonction impaire, dérivable sur R, alors sa dérivée f ′ est une fonc-
tion paire.
3. Soient f et g deux fonctions définies sur R.
Si lim f (x) = +∞ et lim g (x) = −∞, alors lim [ f (x) + g (x)] = 0.
x→+∞ x→+∞ x→+∞
4. La section d’un cylindre de rayon 5 cm et de hauteur 8 cm par un plan paral-
lèle à son axe peut être un carré.
5. On considère le cube ABCDEFGH ci-dessous. Le point M défini par
−−→ −−→ −−→
AM = FG ∧ BH est un sommet du cube.
H G
E F
D C
A B
6. On considère les suites (un ) et (v n ) définies, pour tout entier naturel n, par :
Z2
(ln t )n
un = dt et v n = (ln 2)n+1 .
1 t
Pour tout entier naturel n, un 6 v n .
Exercice 2
Cet exercice a pour objet l’étude d’un modèle d’urnes aléatoires dites « de Polya » qui
peut servir de modélisation de l’évolution génétique d’une population dans laquelle
deux versions d’un même gène coexistent.
On considère une urne contenant 1 boule blanche et 1 boule noire.
À chaque tirage on tire une boule de l’urne puis on la remet dans l’urne avec une
autre boule de la même couleur.
CAPLP externe 2013 A. P. M. E. P.
1. On propose de simuler avec un tableur une suite de tirages dans l’urne qui
contient au départ 1 boule blanche et 1 boule noire.
a. La simulation d’une suite de tirages avec un tableur fournit le tableau
de valeurs ci-dessous.
Justifier que la formule utilisée en B3 est SI(ALEA()<D2 ;B2+1 ;B2)
A B C D
1 Tirages Nombre de Nombre de Proportion
boules boules noires de boules
blanches blanches
2 0 1 1 0,5
3 1 1 2 0,33
4 2 2 2 0,5
5 3 2 3 0,4
6 4 2 4 0,33
7 5 2 5 0,29
8 6 2 6 0,25
9 7 2 7 0,22
10 8 3 7 0,3
b. Quelle formule faut-il inscrire dans la case D3 et recopier vers le bas pour
pouvoir obtenir la simulation d’une suite de tirages ?
2. Soit X n la variable aléatoire correspondant au nombre de boules blanches
dans l’urne au bout de n tirages, n entier supérieur ou égal à 1.
a. Déterminer la loi de X 1 .
b. À l’aide d’un arbre déterminer les lois de X 2 et de X 3 .
c. Justifier que, pour tout entier naturel n > 2 et pour tout entier k compris
entre 2 et n, on a :
P (X n = k) = P (X n−1 = k − 1) P (X n = k|X n−1 = k − 1) +
P (X n−1 = k) P (X n = k|X n−1 = k) . (1)
d. Montrer, par récurrence sur n, que pour tout entier k appartenant à {1, 2, . . . , n+
1
1}, P (X n = k) = .
n +1
e. Exprimer par une phrase ce que signifie la relation démontrée à la ques-
tion 2. d.
f. Pour tout entier n > 2, on appelle B n l’évènement « tirer une boule blanche
au n-ième tirage ».
i. Calculer P (B 3 ).
ii. Justifier, pour tout entier n > 2, que :
1 Xn
p (B n ) = P (X n = k + 1|X n−1 = k) .
n k=1
iii. En déduire la probabilité d’obtenir une boule blanche au n-ième ti-
rage.
Exercice 3
On s’intéresse à une étude portant sur l’évolution du nombre d’organismes vivants
placés dans une enceinte close dont le milieu nutritif est renouvelé en permanence.
2
CAPLP externe 2013 A. P. M. E. P.
On admet que Le nombre d’individus en millions présents à l’instant t (exprimé en
heures) est égal à N (t ) où N est une fonction dérivable et strictement positive sur
[0 ; +∞[.
On suppose qu’il existe une constante M strictement positive telle que, pour tout
réel t de l’intervalle [0 ; +∞[, on ait :
N (t )
µ ¶
(E 1 ) : N ′ (t ) = N (t ) 1 −
M
1. Démontrer qu’une fonction f définie sur l’intervalle [0 ; +∞[ et à valeurs
strictement positives vérifie l’équation différentielle (E 1 ) si et seulement si la
1
fonction est solution de l’équation différentielle
f
(E 2 ) : y′ + y = M
2. Résoudre l’équation (E 2 ).
3. En déduire les solutions de l’équation (E 1 ) strictement positives sur l’inter-
valle [0 ; +∞[.
On suppose dans la suite que, dans l’expérience observée, la fonction N est
définie pour tout réel positif t par :
M
N (t ) =
1 + C e−t
où C est une constante réelle strictement supérieure à 1.
4. a. Étudier les variations de la fonction N sur l’intervalle [0 ; +∞[.
b. Déterminer la limite de la fonction N en +∞.
c. Décrire l’évolution du nombre d’organismes vivants au cours du temps.
5. Démontrer qu’il existe un unique réel t0 positif tel que :
M
N (t0 ) = .
2
6. a. Justifier que la fonction N est deux fois dérivable. On admet que, pour
tout réel positif t :
MC e−t C e−t − 1
¡ ¢
N ′′ (t ) = ¡ ¢3
1 + C e−t
b. Étudier le signe de la fonction N ′′ .
c. En déduire que la vitesse d’accroissement du nombre d’organismes vi-
vants est décroissante à partir de l’instant t0 et exprimer t0 en fonction de
C.
7. Soit T un réel strictement positif. Le nombre moyen d’organismes vivants
sur l’intervalle de temps [0 ; T ] est la valeur moyenne de la fonction N sur
(’intervalle [0, T ].
On rappelle que la valeur moyenne d’une fonction continue f sur un inter-
Zb
valle [a ; b] est donnée par µ = f (t ) dt .
a
a. Calculer la valeur moyenne de la fonction N sur l’intervalle [0 ; t0 ].
M Met
On pourra observer que : N (t ) = = t .
1+Ce −t e +C
b. En déduire le nombre moyen d’organismes vivants entre les instants 0 et
t0 en fonction de N (0) et de la constante C .
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CAPLP externe 2013 A. P. M. E. P.
Exercice 4
Cet exercice porte sur l’étude de courbes que l’on peut visualiser sur un oscilloscope.
Sur un oscilloscope utilisé en mode X Y , on applique deux tensions de même pul-
sation ω (ω > 1) présentant entre elles un décalage de phase, exprimé en radians et
noté ϕ ; 0 6 ϕ 6 π2 .
Les tensions, exprimées en volts appliquées sur les entrées X et Y sont :
2π
µ · ·¶
U 1 (t ) = V1 cos(ωt ) etU 2 (t ) = V2 cos(ωt − ϕ), t∈ 0; .
D
³ → − →−´
Dans tout le problème, on se place dans un repère O, u , v orthonormé d’unité
graphique 1 cm correspondant à 1 volt sur chacun des deux axes.
On appelle Γϕ la courbe de représentation paramétrique :
x = v 1 cos(ωt ) 2π
½ µ · ·¶
t∈ 0; , v 1 , v 2 réels strictement positifs
y = v 2 cos(ωt − ϕ) ω
2π
· ·
¡ ¢
Pour t ∈ 0 ; , on note M(t ) le point de coordonnées v 1 cos(ωt ), v 2 cos(ωt − ϕ ).
ω
Partie I
On considère dans cette partie que ϕ = 0.
³ → − → −´
1. Montrer que la courbe Γ0 a pour équation cartésienne dans le repère O, u , v :
v2
y= x, x ∈ [−v 1 ; v 1 ] .
v1
2. En déduire la nature de la courbe Γ0 .
3. Tracer Γ0 pour les valeurs de v 1 et v 2 suivantes : v 1 = 4 et v 2 = 3.
Partie II
π
On considère désormais que ϕ = .
2 ³ → − → −´
On appelle (E) la courbe d’équation cartésienne dans le repère O, u , v :
x2 y2
+ = 1.
v 12 v 22
1. a. Montrer que tout point M de Γ π appartient à la courbe (E).
2
x y
b. Réciproquement, soit M(x ; y) un point de (E). On pose u = et v = .
v1 v2
Montrer que u 2 + v 2 = 1. En déduire que le point M appartient à la courbe
Γπ .
2
c. Que peut-on déduire des questions précédentes ?
2. a. Soit M(x ; y) appartenant à Γ π . Montrer que le point M ′ (−x ; y) appar-
2
tient aussi à Γ π .
2
b. En déduire que l’axe (Oy) est axe de symétrie de Γ π .
2
c. Montrer que l’axe (Ox) est lui aussi axe de symétrie de Γ π .
2
d. Déduire des questions précédentes que le centre O du repère est centre
de symétrie de Γ π .
2
e. Soit (E′ ) la courbe d’équation : x2 y2
x2 y2
+ = 1, x > 0; y > 0.
v 12 v 22
Indiquer, sans justifier, par quelles transformations géométriques simples
on obtient l’intégralité de la courbe Γ π à partir de la courbe (E′ ).
2
4
CAPLP externe 2013 A. P. M. E. P.
3. Montrer que (E′ ) est la courbe représentative de la fonction f définie sur
[0 ; v 1 ] par :
v1
q
f (x) = v 12 − x 2 .
v2
a. Démontrer que f est dérivable sur [0 ; v 1 [[ et calculer f ′ (x) pour x appar-
tenant à [0 ; v 1 [[.
b. Montrer que la courbe (E′ ) admet une tangente verticale en v 1 .
c. Dresser le tableau de variation de la fonction f .
³ → − → −´
d. Tracer (E′ ), puis Γ π dans le repère O, u , v . On prendra v 1 = 4 et v 2 = 3.
2
4. Un oscilloscope, utilisé en mode X Y , fournit l’image ci-dessous. Les axes de
l’écran sont gradués en volts.
On a appliqué sur les entrées X et Y respectivement deux tensions u1 et u2 de
π
même pulsation ω, présentant entre elles un décalage de phase ϕ, 0 6 ϕ 6 .
2
Ces tensions sont définies en fonction du temps respectivement par
U 1 (t ) = V1 cos(ωt ) et U 2 (t ) = V2 cos(ωt − ϕ),
avec t ∈ 0 ; 2π
£ £
ω .
On admet que les valeurs maximales des tensions U 1 et U 2 exprimées en volts
sont entières et que le point A de coordonnées (0 ; 1, 4) appartient au tracé
fourni par l’oscilloscope.
a. Lire sur le graphique les valeurs de V1 et de V2 .
b. Calculer une valeur approchée de ϕ au degré près. (On pourra utiliser le
fait que le point A appartient. au tracé et déterminer sin ϕ).
−4 −3 −2 −1 1 2 3 4
−1
−2
−3
Partie III
L’objectif de cette partie est d’étudier quelques
³ → propriétés géométriques de la courbe
− → −´
r d’équation cartésienne dans le repère O, u , v :
x2 y 2
+ = 1.
16 9
¡p ¡ p
1. Soit M(x ; y) appartenant à la courbe Γ et soient F 7 ; 0 et F′ − 7 ; 0 deux
¢ ¢
points de l’axe (Ox).
5
CAPLP externe 2013 A. P. M. E. P.
³p ´2
7
a. Montrer que MF2 = 4 x −4 .
b. En déduire que tout point M de Γ vérifie MF + MF′ = 8.
2. Réciproquement, on cherche à déterminer l’ensemble (E) des points du plan
tels que MF + MF′ = 8.
a. Soit M(x ; y) un point du plan, Calculer MF2 − MF′2 et MF2 + MF′2 .
p
7
b. Montrer que si M appartient à (E), alors MF − MF′ = − 4 x.
c. En déduire que tout point de (E) appartient à Γ.