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Questions Contrats

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Questions Contrats

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QUESTIONNAIRES DU DROIT DES CONTRATS

PREMIERE ANNEE DE DROIT


RÉPONSES AUX QUESTIONS
1) Définition de l’obligation :
L’obligation se définit comme le lien de droit par lequel une ou plusieurs
personnes (créanciers) peuvent exiger d’une ou plusieurs personnes
(débiteurs), l’exécution d’une prestation de faire, de ne pas faire ou de
donner.

2) Différence entre l’obligation civile et l’obligation naturelle


 L’obligation civile est une obligation qui nait d’acte juridique ; de faits
juridiques ou de l’autorité de la loi. Elle peut faire l’objet d’une
sanction.
 L’obligation naturelle est une obligation dont l’inexécution n’est pas
juridiquement sanctionnée. C’est une obligation qui ne contraint qu’en
conscience.

3) Un acte juridique ; un fait juridique


 Un acte juridique est une manifestation de volonté accomplie en vue
de produire des effets de droit.
 Un fait juridique est un évènement quelconque auquel la règle de droit
attache d’effet juridique qui n’a pas été spécialement et directement
voulues par les intéressés.

4) Un acte juridique unilatéral


Un acte juridique unilatéral est une manifestation de la volonté émanant
d’un individu qui entend créer certains effets de droits sans le secours
d’aucune autre volonté

5) Un contrat unilatéral est une convention entre deux parties mais qui crée
d’obligations qu’à la charge d’une seule partie. Par contre l’acte
unilatéral, est une manifestation d’une seule volonté émanant d’un seul
individu qui entend créer certains effets de droit sans le secours d’aucune
autre volonté.

6) Un acte juridique collectif


Un acte juridique collectif est un acte juridique de nature conventionnel
ou unilatéral dont les effets de droit sont destinés à régir la situation
juridique d’une collectivité abstraite d’individus étrangers à la création de
l’acte.

7) Classification des obligations :

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Samuel k. EVLUI 92 86 09 40 / 79 81 71 23 GROUPE DE TD SAMUEL
QUESTIONNAIRES DU DROIT DES CONTRATS
PREMIERE ANNEE DE DROIT
- Obligation de moyen et obligation de résultat : l’obligation de moyen
veut dire qu’on doit faire diligence, tout ce qu’on peut pour tenter
d’atteindre le résultat. Pour l’obligation de résultat, on doit forcément
atteindre un résultat qui est connu.
- Obligation de donner (vente), obligation de faire (contrat de travail) et
l’obligation de ne pas faire (ne pas voler).
- Obligation en nature et Obligation en somme d’argent.
 Un acte juridique est une manifestation de volonté destinée à
produire des effets de droit
 Un fait juridique est un événement quelconque auquel le droit
affecte des effets juridiques.

8) Le principe de l’autonomie de la volonté et ses corollaires juridiques


Selon ce principe, c’est la volonté individuelle qui est la source
(fondement) du contrat.

Les corollaires de l’autonomie de la volonté.


- Le principe de la liberté contractuelle : Libre de contracter ou non et de
choisir son contractant
- Le principe du consensualisme : l’échange de volonté suffit à lui seul à
former le contrat
- Le principe de la force obligatoire du contrat : le contrat crée une loi
entre les parties
- Le principe de l’effet relatif des parties : les tiers ne sont pas concernés
par le contrat.

9) La classification des contrats quant à leur formation et quant à leurs


effets.
 Suivant le mode de formation, on distingue :
- Le contrat consensuel : c’est celui qui se conclut uniquement par le
seul échange de volonté
- Le contrat solennel : pour sa validité, la loi exige que le consentement
soit établi par écrit
- Le contrat réel : pour sa validité, la loi exige la remise de la chose.
 Suivant leurs effets, on distingue :
- Le contrat synallagmatique et contrat unilatéral
- Le contrat à titre onéreux et le contrat à titre gratuit
- Contrat commutatif et le contrat aléatoire.

10) Fondement du contrat

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QUESTIONNAIRES DU DROIT DES CONTRATS
PREMIERE ANNEE DE DROIT
Avec le déclin de l’autonomie de la volonté, la volonté n’est plus le seul
fondement du contrat. Il y a :
- L’utilité sociale du contrat : il s’agit de l’utilité publique dans les
opérations sociales
- Le solidarisme contractuel : c’est le devoir de loyauté et de
coopération des parties pour une bonne exécution du contrat (c’est la
bonne foi)
- La théorie de la reliance : il y a obligation parce qu’on a légitimement
cru qu’on est tenu

11) Définition du contrat


 Au sens du code civil de 1804
Aux termes de l’article 1101 du code civil « le contrat est une
convention par laquelle une ou plusieurs personnes s’obligent
envers une ou plusieurs autres à donner, à faire ou à ne pas faire
quelque chose »
 Au sens de l’ordonnance de 2016
Le contrat est un accord de volontés entre deux ou plusieurs
personnes destinées à créer, modifier, transmettre ou éteindre des
obligations.

12) Les conditions de formation du contrat


Aux termes de l’article 1108, quatre conditions sont essentielles pour la
validité d’une convention :
- Le consentement
- Sa capacité de contracter
- Un objet certain qui forme la matière de l’engagement
- Une cause licite de l’obligation

13) Le contrat consensuel est celui qui est formé uniquement par
l’échange des volontés.
 Il y a deux limites : le contrat solennel et le contrat réel

14) Définition de l’offre


L’offre ou la pollicitation est la proposition ferme de conclure un contrat à
des conditions déterminées, de telle sorte que son acceptation suffit à le
former.

15) Les caractéristiques et les caractères de l’offre

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Les caractéristiques de l’offre :
 L’offre doit être précise sur la chose et le prix (élément essentiel du
contrat)
 L’offre doit être ferme : sans réserve
 L’offre doit être extériorisée
 La nature juridique de l’offre
- L’offre est un acte juridique si elle est précise et stipulée avec un délai
à une personne déterminée
- L’offre est un fait juridique si elle est faite à un public sans délai.

16) Le régime juridique de la rétractation : (principe et exception)


Principe : le pollicitant ou l’offrant a la liberté de rétractation de l’offre
même s’il a accordé un délai de réflexion. C’est une déduction de
l’autonomie de la volonté.
Conséquence du principe : insécurité des transactions
Exception du principe : obligation de maintenir l’offre dans deux
hypothèses :
1ère hypothèse : lorsque l’offre est stimulée avec un délai de réflexion
pour le bénéficiaire, l’offrant a l’obligation de maintenir l’offre pendant
ce délai si ce délai résulte des usages.
2ème hypothèse : lorsque l’offre est stipulée sans délai de réflexion pour le
bénéficiaire, le pollicitant doit maintenir l’offre pendant un délai
raisonnable.

Fondement de l’obligation de maintien de l’offre :


 Doctrine classique : il y a deux engagements dans l’offre
 Engagement de fond (sur la chose elle-même) qui est
suspensif
 Un engagement de délai de réflexion accepté par le
bénéficiaire qui l’a accepté. C’est un avant-contrat qui crée
l’obligation.
 Doctrine contemporaine : l’offre un engagement unilatéral de
volonté qui engage la responsabilité délictuelle du pollicitant et le
paiement des dommages et intérêts en cas de rétractation.

17) Définition de l’acceptation.


L’acceptation est l’expression du destinataire de l’offre de conclure le
contrat aux conditions prévues dans l’offre.

18) Le silence vaut-il l’acceptation ? justification de la valeur


juridique du silence
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L’adage « qui ne dit consent », ne s’applique pas en droit des obligations.
En effet le silence seul ne suffit pas à obliger autrui.
Principe : Selon l’arrêt de la chambre civile en date du 25 mai 1870 « le
silence de celui qu’on prétend obliger ne peut suffire, en l’absence toute
autre circonstance, pour faire la preuve contre lui de l’obligation
alléguée »
Exception au principe
 Limites légales
- Le code des assurances : art L 112-2 al 5
- Le code civil : art 1738 sur le renouvellement du bail d’habitation
 Limites jurisprudentielles
- Aix ; 13 Août 173 : l’existence de relation entre les parties
- Req 27 mars 1938 : offre faite dans l’intérêt exclusif du bénéficiaire
- Req 27 janvier 1925 : usages commerciaux entre les parties
- Civ 1ère, 24<mai 2005, lorsque les circonstances permettent de donner
à ce silence la signification d’une acceptation.

19) Les avant-contrats


Comme avant-contrats, on peut citer la promesse unilatérale, la promesse
synallagmatique et le pacte de préférence
 La promesse unilatérale est un contrat par lequel une personne (le
promettant) s’engage à conclure un contrat à certaines conditions
avec une autre (le bénéficiaire) qui dispose d’un droit d’option dans
un certain délai.
 La promesse synallagmatique est un contrat dans lequel les
contractants s’obligent réciproquement les uns envers les autres.
 Le pacte de préférence est un contrat par lequel une partie
s’engage à proposer prioritairement à son bénéficiaire de traiter
avec lui pour le cas où elle déciderait de contacter.

20) La rétraction d’une promesse unilatérale assortie d’un délai


La promesse unilatérale : c’est la convention par laquelle un individu
s’engage envers un autre qui l’accepte à conclure un contrat dont les
conditions sont dès à présent déterminées, si celui-ci lui demande dans un
certain délai.
 En principe le promettant ne peut plus se rétracter car il est
définitivement lié surtout lorsque la promesse est assortie d’un
délai. C’est donc un acte juridique.
 Mais par l’arrêt Godard de la chambre civile du 15 décembre 1993,
la jurisprudence admet la rétractation d’une promesse unilatérale à

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condition que la rétractation soit notifiée au destinataire de l’offre
avant la levée de l’option.
 Par ailleurs, en cas de refus du destinataire de l’offre, il paie des
dommages et intérêts pour immobilisation.

21) Caducité de l’offre pour décès.


Fluctuation de la jurisprudence :
Principe :
 Chambre civile de la cour de cassation, 21 avril 1891, pose le
principe de la caducité de l’offre pour cause de décès de l’offrant.
 Chambre sociale de la cour de cassation, 14 avril 1996, confirme le
principe de la caducité de l’offre pour cause de décès de l’offrant.
Revirement jurisprudentiel :
Civ. 3ème, 9 novembre 1983 : le décès de l’offrant n’entraine pas
automatiquement la caducité de l’offre.
Retour au principe initial :
Civ. 3ème, 10 mai 1989 : la troisième chambre civile est retenue sur
sa position en décidant que le décès de l’offrant n’entraine pas la
caducité de l’offre.
En définitive, lorsque l’offre est transmissible aux héritiers (contrat
non intuitu personae assorti d’un délai), l’offre survit après le décès
de l’offrant. Lorsque l’offre n’est pas transmissible aux héritiers
(contrat intuitu personae), l’offre s’éteint après le décès de l’offrant.

22) La différence entre une offre et une promesse unilatérale.


En principe, l’offrant à la liberté de se rétracter, il n’est donc pas
définitivement lié par son offre. Par contre, le promettant est par principe
lié par sa promesse. Mais avec l’arrêt Godard du 15 décembre 1993, la
jurisprudence permet la rétractation de la promesse unilatérale sous
condition d’une notification.

23) Les vices du consentement :


- L’erreur : la fausse représentation de la réalité, prendre le faux pour
le vrai et le vrai pour le faux (on s’est trompé soi-même).
- Le dol : ce sont des manœuvres frauduleuses (machinations)
destinées à tromper et amener quelqu’un à contracter contre sa
volonté.
- La violence : contrainte (morale ou physique) exercée sur
quelqu’un pour l’amener à contracter.

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QUESTIONNAIRES DU DROIT DES CONTRATS
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24) L’erreur : l’erreur n’est pas toujours sanctionnée en tant que
vice du consentement.
Les erreurs absolument sanctionnées comme vice du consentement sont :
l’erreur obstacle et l’erreur sur la substance. L’’erreur n’est pas
sanctionnée si elle porte sur la personne (sauf si la personne est l’élément
essentiel du contrat) et l’erreur sur la valeur de la chose.

25) Distinction : erreur et dol


 L’erreur, c’est quand on se trompe soi-même. Dans le dol, il y a
une intention délibérée de tromper l’autre pour l’amener à
contracter, il y a une faute intentionnelle.
 Le dol est sanctionné doublement. En dehors de la nullité (erreur et
dol) le dol est sanctionné par des dommages-intérêts. Il est plus
facile de faire la preuve du dol (manœuvres frauduleuse) que de
prouver l’erreur.

26) Objet de l’obligation et objet du contrat.


- L’objet de l’obligation, c’est la prestation à fournir par le débiteur
ou encore ce à quoi il s’engage.
- L’objet du contrat désignerait l’opération juridique que les parties
souhaitent réaliser.

27) Les conceptions de la cause.


Conception objective de la cause (Domat : théorie classique) : cause de
l’obligation ; elle est invariable pour chaque type de contrat. Elle désigne
la contrepartie de l’engagement.
Conception subjective de la cause (Henri Capitant : théorie moderne) :
cause du contrat : elle est variable ; c’est la cause impulsive et
déterminante, le motif déterminant. Elle permet de vérifier la licéité ou
l’illicéité du contrat.

28) Contrat cadre.


 Un contrat cadre est une convention initiale qui prévoit la
conclusion de contrats ultérieurs.
 La lésion est un déséquilibre de l’objet au moment de la formation
du contrat entraînant un préjudice purement économique.

29) Définition de la nullité.

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La nullité est la sanction de l’inobservation des conditions de formation
du contrat. Il y a la nullité absolue et la nullité relative.
Les règles caractérisant la nullité absolue :
 La nullité absolue peut être évoquée par toute personne ayant un
intérêt à agir.
 La nullité absolue n’est pas susceptible de confirmation
 Elle se prescrit en principe par un délai de trente ans (30 ans)
Les règles caractérisant la nullité relative :
 Elle ne peut être invoquée que par la personne que la loi veut
protéger.
 Elle est susceptible de confirmation
 Elle se prescrit par un délai de cinq ans (5 ans)

30) Nullité et résolution


La résolution est la disparition rétroactive d’un contrat valablement
formé mais, qui est inexécuté du fait de l’une des parties ou en raison de
la survenance d’un évènement que les parties avaient érigé en condition
résolutoire du contrat.
La nullité et la résolution entraînent l’anéantissement rétroactif du contrat.
Les conséquences passées et futures du contrat sont effacées. Cependant,
s’agissant de leur cause, la nullité sanctionne une condition de formation
du contrat, un vice affectant le contrat au moment de sa formation alors
que la résolution n’est prononcée qu’en raison d’une difficulté dans
l’exécution du contrat.
Nullité et caducité
La caducité est l’anéantissement pour l’avenir d’un contrat régulièrement
formé, en raison de la disparition postérieurement à sa conclusion d’un
élément à sa conclusion d’un élément essentiel à sa validité, par exemple
l’objet ou la cause.
Dans la caducité, il n’y a pas d’effet rétroactif.
Nullité et inopposabilité :
L’inopposabilité suppose un contrat valable mais qui ne peut produire
d’effet à l’égard des tiers.

31) Les remèdes de la nullité.


- La régularisation : c’est le mécanisme qui permet de sauver un acte
de la nullité par l’apport d’un élément essentiel à la validité du
contrat qui manquait initialement.

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PREMIERE ANNEE DE DROIT
- La conversion permet de sauver un acte de la nullité en le
disqualifiant en un autre acte dont il remplit les conditions de
validité.
- La confirmation est l’acte par lequel une personne qui a qualité
pour invoquer la nullité d’un acte y renonce, permettant à l’acte de
produire ses effets.

32) Les effets du contrat


 Effet obligatoire : le contrat s’impose uniquement aux parties, c’est
leur loi.
 Effet relatif du contrat : le contrat n’a pas d’effet sur les tiers.

33) Les deux mécanismes sont l’exception d’inexécution et la


résolution pour inexécution
L’exception d’inexécution est le droit d’une partie à un contrat synallagmatique
de suspendre l’exécution de ses obligations tant que son partenaire n’a pas
exécuté les siennes.
La résolution pour inexécution est la faculté reconnue à une partie à un contrat
synallagmatique de demander la résolution du contrat lorsque l’autre partie
n’exécute pas ses obligations.

34) La stipulation pour autrui se définit comme l’opération par laquelle une
partie, le stipulant, obtient de l’autre, le promettant, qu’il s’engage envers une
troisième, le tiers bénéficiaire.
35) Le juge peut aussi accorder ou augmenter les clauses pénales lorsqu’elles
sont manifestement excessives ou manifestement dérisoire. C’est l’article 1152
al. 2 qui reconnaissent ce pouvoir au juge.
Ou
Le juge peut aussi accorder au débiteur de grâce pour l’exécution de ses
obligations. Ce pouvoir lui est conféré par l’article 1244-1 du code civil.
NB : Un seul exemple est requis et suffit.

34) En principe, le silence ne vaut donc pas acceptation. Cette solution


se justifie par le fait que le silence à une signification équivoque : il y a
des approbations tacites, mais il y a aussi des réprobations muettes, sans
oublier le silence prudent. Or le consentement doit être indisputable établi.
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Ce principe présente l’avantage de protéger le consentement et de
préserver la liberté contractuelle.

35) L’offre est la proposition ferme de conclure, à des conditions


déterminées, un contrat de telle sorte que son acceptation suffit à la
formation de celui-ci. Il résulte de cette définition que toute proposition de
contracter n’est pas une offre.
38) La confirmation par l’acte pour lequel une personne qui a la qualité pour
invoquer la nullité d’un acte y renonce, permettant ainsi à l’acte de produire ses
effets. L’acte nul de nullité absolue n’est pas susceptible de confirmation.

39- Le principe de l’autonomie de la volonté :


Il faudra préciser le contenu et les conséquences juridiques de ce principe.
Le contenu de l’autonomie de la volonté :
Les philosophes des lumières considèrent la volonté humaine comme le
fondement du contrat car la volonté est libre. L’homme n’est obligé que
s’il le veut et dans la limite de sa volont2. Par ce principe de l’autonomie
de la volonté, toutes les volontés sont égales et savent ce qui est juste pour
elles. Selon Fouillée « qui dit contractuel, dit juste. »
Les conséquences de l’autonomie de la volonté :
Le principe de la liberté contractuelle : le législateur doit intervenir le
moins possible dans le contrat car c’est le domaine des libertés
individuelles :
Le principe du consensualisme : le contrat est formé par le seul échange
des volontés.
Le principe de la force obligatoire du contrat
L’effet relatif du contrat.

40- la valeur juridique du silence


Le silence est un mode tacite d’acceptation de l’ordre.
L’adage « qui ne dit consent » ne s’applique pas en droit des obligations.
En effet, le silence à lui seul ne suffit pas à obliger autrui.
Principe :
Selon l’arrêt de la chambre civile en date du 25 mai 1870 « le silence de
celui qu’on prétend obliger ne peut suffire, en l’absence de toute autre
circonstance, pour faire la preuve contre lui de l’obligation déléguée. »
Exception au principe :
 Libertés légales :
- La loi Badinter, 05 juillet 1985 sur les accidents du travail
- Le code des assurances

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- Le code civil : article 1738 sur le renouvellement du bail
d’habitation
 Limites jurisprudentielles
- Aix, 13 août 1973 : l’existence des relations entre les parties
- Req. 27 mars 1938 : offre faite dans l’intérêt exclusif du
bénéficiaire
- Req. 27 janvier 1925, usage commerciaux entre les parties
- Civ 1ère, 24 mai 2005, lorsque les circonstances permettent de
donner à ce silence la signification d’une acceptation.

41- la promesse unilatérale de contrat :


C’est la convention par laquelle un individu, le promettant, s’engage
envers un autre qui l’accepte, le bénéficiaire, à conclure un contrat
dont les conditions sont dès à présent déterminées si celui-ci le lui
demande dans un certain délai. En d’autres termes, le bénéficiaire de
la promesse prend acte de l’engagement du promettant mais ne promet
pas de conclure le contrat. Il dispose d’une option qui lui laisse dans
l’avenir la liberté de donner ou non son consentement au contrat
définitif.
42- le pacte de préférence
C’est un contrat par lequel une personne s’engage envers une autre,
qui l’accepte, à ne pas conclure avec des tiers un contrat déterminé
avant de lui en avoir proposé la conclusion aux mêmes conditions
(exemple : si je vends mon appartement, je vous le propose en
priorité). Le bénéficiaire n’est pas titulaire d’un droit d’option mais
d’un droit de priorité. Tant que le promettant n’a pas manifesté sa
volonté de vendre la priorité conférée par le pacte au bénéficiaire est
maintenue. Lorsque le promettant conclut le contrat projeté avec un
tiers sans l’avoir au préalable proposé au bénéficiaire, il engage sa
responsabilité et est redevable des dommages et intérêts.
43- les caractéristiques de l’erreur vice de consentement
- l’erreur ne doit pas être excusable : une personne ne peut se
prévaloir d’une erreur que sa négligence rend excusable car c’est son
manque de précautions qui a entraîné son erreur. L’appréciation de ce
caractère se fait de façon (in concreto) en fonction des circonstances
de la cause, de l’âge, de l’expérience et de la profession du demandeur
de la nullité.

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PREMIERE ANNEE DE DROIT
- l’erreur doit être commune : l’expression est classique mais
trompeuse. En effet, la jurisprudence n’exige pas une erreur des deux
parties mais que le contractant ait su l’importance attachée par son
partenaire à une qualité de la chose objet du contrat. En d’autres
termes, il faut que les deux parties aient considéré comme substantielle
la qualité sur laquelle l’une d’entre elles s’est trompée. Ce qui est
commun, ce n’est pas l’erreur, mais l’intention des deux parties de
considérer telle ou telle qualité de la chose comme substantielle. Il est
donc plus exact de dire que la qualité, objet de l’erreur, est « entrée
dans le champ contractuel ». Cette exigence se justifie par un souci
d’équité et de sécurité des relations juridiques.
- l’erreur et le doute : une personne vend un tableau croyant qu’il est
de l’Ecole de Carrache alors que plusieurs experts l’attribuent par la
suite à Nicolas Poussin. Le vendeur peut-il agir en nullité alors qu’il
est simplement possible voire probable, mais pas que ce tableau soit
poussin ? En un mot, peut-il y avoir erreur en l’absence d’une certaine
réalité certaine ? L’erreur est-elle compatible au doute ?
La jurisprudence répond par affirmative ; l’erreur est admise si le
vendeur croit que le tableau n’est pas poussin, alors que malgré les
incertitudes, il peut l’être. L’erreur est en revanche exclue lorsqu’au
moment de la vente l’attribution est incertaine. Les deux parties ont
alors accepté un aléa qui empêche toute contestation ultérieur e.
l’erreur s’apprécie par rapport à la réalité existante au jour du contrat,
mais en tenant compte d’éléments postérieurs (analyse d’experts).
44- Erreur sur la substance
- conception objective : l’erreur sur la substance s’entend de l’erreur
commise sur la matière même dont la chose est faite. (à développer).
- conception subjective : l’erreur s’entend de la qualité substantielle
(essentiel) de la chose : authenticité, originalité, utilité (à développer)
45- l’illicéité de la cause.
Pour être valable, le contrat ne doit pas être contraire à l’ordre public
et aux bonnes mœurs. Faisant échos à ce texte, l’article 1133 C. civ
dispose que « la cause est illicite quand elle est prohibée par la loi,
quand elle est contraire aux bonnes mœurs ». La cause apparait ainsi
avec l’objet comme les instruments de contrôle de la conformité des
conventions à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

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QUESTIONNAIRES DU DROIT DES CONTRATS
PREMIERE ANNEE DE DROIT
Pour vérifier la licéité de la cause, la jurisprudence se réfère au motif
déterminant poursuivi par une partie. C’est la théorie subjective de la
cause. Mais il se pose une question importante. Faut-il exiger que le
motif soit connu par l’autre partie pour annuler le contrat ?
Quelle que soit la solution retenue, il pourra y avoir des inconvénients.
Décider que le contrat sera nul même si l’autre ignore la licéité de la
cause, risque de léser le contractant de bonne foi qui n’a pas
connaissance de cette illicéité et qui ne pourra bénéficier de
l’exécution du contrat. Subordonner la nullité du contrat à la
connaissance de l’illicéité de la cause par les deux parties pourrait
conduire à valoriser un contrat alors que la cause en réalité contraint à
l’ordre public.
La jurisprudence avait décidé dans un premier temps que le motif
devait être commun aux parties. Ensuite, elle a opéré un revirement en
décidant qu’un contrat peut être annulé même si l’une des parties n’a
pas eu connaissance du caractère illicite ou immoral du motif
déterminant. La preuve de la cause illicite se fait par tous moyens.
L’annulation des contrats pour cause illicite est plus fréquente dans les
contrats à titre gratuit. La jurisprudence décidait que les libéralités
entre concubins sont nulles « si elles ont pour cause impulsive et
déterminante la formation, le maintien ou la reprise de relations
immorales ». Cette jurisprudence est aujourd’hui abandonnée : « n’est
pas contraire aux bonnes mœurs, la cause de la liberté dont l’auteur
entend maintenir la relation adultérine qu’il entretient avec le
bénéficiaire ».
S’agissant de contrats à titre onéreux, les tribunaux annulent les
contrats permettant l’exercice d’activité illicite : exploitation d’une
maison de tolérance, exercice de métier de devin.
46- les théories dans les contrats entre absents et leurs variantes :
Les contrats entre absents ou contrats par correspondance ou contrat à
distance sont des facteurs de complication de la formation du contrat.
Ici, il se pose la question du lieu et du moment de la formation du
contrat. Deux théories s’opposent sur question : la théorie de
l’émission et la théorie de la réception.

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QUESTIONNAIRES DU DROIT DES CONTRATS
PREMIERE ANNEE DE DROIT

a- La théorie de l’émission ou le système d’émission :


Selon cette théorie, le contrat entre absents est formé au moment et
au lieu où l’acceptation est émise. La théorie de l’émission a deux
variantes :
Le système de la déclaration : dans ce système, le contrat est
formé dès que le destinataire de l’offre a signé la lettre
d’acceptation.
Le système de l’expédition : dans ce système, le contrat se forme
au lieu et au moment où l’acceptation se dessaisit de son
acceptation en postant la lettre.

b- Le système de la réception ou la théorie de la réception.


Dans cette théorie, le contrat n’est formé que lorsque le pollicitant
reçoit la lettre d’acceptation. Cette théorie comporte aussi deux
systèmes.

Le système de la réception : le contrat ne se forme qu’à la


réception de l’acceptation.
Le système de l’information : le contrat n’est formé qu’à la
lecture de la lettre.
Conclusion sur les contrats à distance :
La jurisprudence (Soc. 20 juillet 1955), considérait la question du
lieu et du moment de la formation du contrat à distance comme une
question de fait laissée à l’appréciation des juges du fond. Mais,
pour l’harmonisation de la politique jurisprudentielle, la théorie des
émissions sera consacrée par la chambre commerciale de la cour de
cassation en date du 7 janvier 1980. Cependant, le projet CATALA
de réforme du droit des obligations en son article 1197 propose la
théorie de la réception.

47- Par l’obligation de donner, le débiteur s’engage à transférer au créancier


un droit réel sur une chose lui appartenant

48- Par l’obligation de faire, le débiteur est obligé d’accomplir une prestation

49- Par l’obligation de ne pas faire, le débiteur est tenu de s’abstenir.

50- Les quasi-contrats sont « les faits purement volontaires de l’homme, dont il
résulte un engagement quelconque envers un tiers, et quelquefois un

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QUESTIONNAIRES DU DROIT DES CONTRATS
PREMIERE ANNEE DE DROIT
engagement réciproques des deux parties » (art. 1371 du code civil. Exemple : la
gestion d’affaires

51- Classification des contrats quant à leur formation


Suivant leur formation, on distingue :
- Le contrat consensuel est celui qui se conclut par le seul accord de volontés,
sans qu’aucune condition de forme ne soit requise.
- Le contrat solennel est celui pour la validité duquel la loi exige que le
consentement soit donné en certaines formes notamment par la rédaction d’un
écrit.
- Le contrat réel est celui qui, pour sa formation, exige non seulement l’accord
des parties, mais la remise d’une chose au débiteur. Exemple du prêt à usage.

52- le contrat unilatéral est celui dans lequel une ou plusieurs personnes sont
obligées envers une ou plusieurs personnes, sans que de la part de ces dernières
il y ait engagement

53- Le contrat de gré à gré est celui dont les termes ont été librement discutés
et consentis par les parties.

54- Le contrat d’adhésion est celui dont la conclusion résulte non d’une libre
discussion mais de l’adhésion de la partie économiquement faible au projet pré
rédigé par la partie forte.
Exemple du contrat d’assurance.
55- Le contrat conjonctif est celui dans lequel plusieurs personnes sont
rassemblées au sein d’une partie plurale (coentreprise ou coassurance).

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