Citations Les Cahiers de Douai de Rimbaud
Sur Rimbaud par d’autres auteurs :
« Rimbaud est un Shakespeare enfant »
Victor Hugo
« ce qu’il veut ? Le rêve de tous les adolescents : partir ! »
Sylvain Tesson
Dans ses lettres :
« je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant. […] Demandons aux poètes du nouveau : idées et
formes »
« le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens »
Arthur Rimbaud, lettre de mai 1871 à Paul Demeny
« brûlez tous les vers que je fus assez sot pour vous donner lors de mon séjour à Douai »
Rimbaud, lettre à Demeny
Dans les poèmes, sur le régime, la politique et l’Église :
« Au milieu l’Empereur, dans une apothéose
Bleue et jaune, s’en va raide, sur son dada
Flamboyant »
« L’Éclatante victoire de Sarrebruck »
« car L’Empereur est soûl de ses vingt ans d’orgie !
Il s’était élit : »je vais souffleur la liberté
Bien délicatement, ainsi une bougie »
« Rage de Césars »
« C’est bien : les pauvres genoux !
Nous dorerons ton Louvre en donnant nos gros sous ! »
« Le Forgeron »
« Et le long chapelet des péchés pardonnés
S’engrenant dans son cœur, Saint Tartufe était pâle »
« Jaune, bavant la foi de sa bouche édentée »
« Le Châtiment de Tartufe »
« Le Bal des Pendus »
« […] près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu »
« Le Mal »
« Tous les bourgeois poussifs qu’étranglent les chaleurs
Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses »
« A la Musique »
sur l’amour, la sensualité, la nature, la liberté et les femmes :
« Les soirs bleus d’été »
« Je laisserai le vent baigner ma tête nue »
« J’irai loin, bien loin, comme un bohémien
Par la Nature
-heureux comme avec une femme »
« Sensation »
« Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux »
« Ophélie »
« Oh ! Là là! Que d’amours splendides j’ai rêvées ! »
« Mon auberge était à la Grande Ourse.
Mes étoiles au ciel avait un doux frou-frou »
« Ma Bohème »
« Le Soleil ; le foyer de tendresse et de vie »
« Soleil et Chair »
« on est pas sérieux quand on a dix-sept ans »
« On va sous les tilleuls verts de la promenade
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin »
« Roman »
« - Et tout ce corps remue et tend sa large croupe
Belle hideusement d’un ulcère à l’anus »
« Vénus anadyomène »