LES PROCEDURES COLLECTIVES D’APUREMENT DU PASSIF
« Des entreprises en difficulté, on en trouve un peu partout en Afrique ; des
entreprises en difficulté qui se redressent, on en cherche »1.
Introduction
1- Il n'est pas réjouissant ni aisé de traiter de manière exhaustive et
approfondie des procédures collectives : d'abord, sur le plan
sentimental, il s'agit en quelque sorte du droit de la maladie et de la mort
des entreprises ; le vocabulaire utilisé par la doctrine pour parler de la
prévention et du traitement des difficultés des entreprises a, selon le
professeur Yves Guyon, une connotation plus médicale et militaire que
juridique car prévenir c'est à la fois soigner et défendre 2; ensuite, la
matière est complexe en raison du nombre élevé de questions et des
conflits d'intérêts qu'elle traite ; enfin, elle fait appel à d'autres matières
(droit commercial, droit civil, droit bancaire, procédure civile et
commerciale, saisies et voies d’exécution, droit pénal…). Tout cela joue
dans le sens de la complexité et de l’accroissement du volume de la
matière. Les procédures collectives peuvent être définies comme des
procédures faisant intervenir la justice lorsque le commerçant, personne
physique ou personne morale, n’est plus en mesure de payer ses dettes -
on dit d’un tel commerçant aux abois qu’il est en état de cessation des
paiements ou, à tout le moins, connaît de sérieuses difficultés financières,
1
Paraphrase d'une formule célèbre relative aux chercheurs (Des chercheurs qui cherchent, on en trouve ; des
chercheurs qui trouvent, on en cherche !). Heureusement que cette affirmation n'est pas toujours vraie sinon cela
donnerait raison à Balzac qui considérait la faillite comme « une espèce de vol involontaire admise par la loi
mais aggravée par les formalités » (Balzac, Le faiseur, éd. de l'Imprimerie Nationale, cité par Pollaud-Dulian F.,
Note sous cass., ass. plén., 9 juillet 1993, Société générale contre Guiraud, J.C.P., éd. Gén.,11, p. 368.
2
Droit des affaires, Tome 2 : Entreprises en difficultés, redressement judiciaire, faillite, Economica, 8e éd.,
2001, n° 1031.
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en vue d’assurer le paiement des créanciers et, dans la mesure du possible,
le sauvetage de l’entreprise ou de l’activité.
Dans ce sens, l'Acte uniforme portant organisation des procédures collectives
d'apurement du passif (AUPC), adopté à Libreville le 10 avril 1998 et en vigueur
depuis le 1er janvier 19993, vient réformer et remplacer la législation en vigueur
en matière de procédures collectives dans les Etats signataires du Traité pour
l'harmonisation du droit des affaires en Afrique 4, Traité adopté à Port-Louis, Ile
Maurice, le 17 octobre 1993. En la forme, cet acte uniforme comprend 258
articles regroupés en 8 titres d'inégale dimension 5. Au fond, il met en place trois
procédures : le règlement préventif (RP) avant la cessation des paiements et qui
constitue à ce titre l'une des pièces maîtresses de la prévention ; le redressement
judiciaire (RJ) et la liquidation des biens (LB) après la cessation des paiements
visant le sauvetage de l'entreprise ou sa liquidation 6. Pour bien comprendre le
contenu et la portée de cet acte uniforme, il paraît indiqué de rappeler les traits
caractéristiques et les buts des procédures collectives.
2- Les traits caractéristiques des procédures collectives sont
principalement au nombre de quatre.
Le premier est l’aspect collectif en ce sens que les créanciers sont regroupés et
soumis à un ensemble de règles destinées à les discipliner afin que leur paiement
se fasse dans l’égalité et la justice ; il faut éviter que, comme cela se passe en
droit civil, le paiement soit le prix de la course ; dans les deux dernières
3
J.O. OHADA, n° 7 du 1er juillet 1998, p. 1 et s.
4
Ce traité crée l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).
5
Titre préliminaire (articles 1 à 4) ;
Titre I : Règlement préventif (articles 5 à 24) ;
Titre II : Redressement judiciaire et liquidation des biens (articles 25 à 193) ;
Titre III : Faillite personnelle et réhabilitation (articles 194 à 215) ;
Titre IV : Voies de recours (articles 216 à 225) ;
Titre V : Banqueroute et autres infractions (articles 226 à 246) ;
Titre VI : Procédures collectives internationales (articles 247 à 256) ;
Titre VII : Dispositions finales (articles 257 à 259).
6
Sur les procédures prévues par l'AUPC, voy. Issa-Sayegh J., Présentation de l'Acte uniforme de l'OHADA sur
les procédures collectives d'apurement du passif, communication au séminaire de formation à l'ERSUMA, mai
1999, dactylographiée, 27 pages.
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procédures redressement judiciaire et liquidation des biens, les créanciers sont
réunis en une masse, jouissant de la personnalité morale, dont les membres sont
soumis à une discipline collective.
Le deuxième est l’aspect conflictuel : un conflit d’intérêts existe, d’une part
entre les créanciers et le débiteur ou l’entreprise, d’autre part à l’intérieur du
groupe des créanciers entre les créanciers chirographaires, les créanciers munis
de sûretés et les créanciers pouvant se prévaloir d’un droit de préférence, en
l’occurrence le droit de propriété.
Le troisième trait caractéristique réside dans l’intervention judiciaire : dans les
Etats parties au Traité de l’OHADA, c’est le tribunal de première instance 7 ou de
grande instance, ou le tribunal de commerce, ou encore le tribunal régional pour
le Sénégal, qui a reçu compétence en la matière sans distinction suivant la
qualité du justiciable. L’AUPC préfère, par prudence, faire état, vaguement, de
juridiction compétente en matière commerciale. En France, suivant la qualité de
commerçant ou non du justiciable, compétence est dévolue au tribunal de
commerce ou au tribunal de grande instance. L’intervention judiciaire est
essentielle dans le domaine des procédures collectives : elle est destinée à
protéger les intérêts en présence et à assurer l’efficacité et la moralité des
procédures ; son intensité varie suivant qu’il y a ou non cessation des paiements
et suivant qu’il s’agit du redressement judiciaire ou de la liquidation des biens.
Le quatrième trait caractéristique tient dans l’exigence de la qualité de
commerçant en la personne du débiteur. Cette exigence est classique et
explique pourquoi le droit des procédures collectives est une branche
caractéristique du droit commercial mais elle tend à être totalement abandonnée.
Ainsi, l’AUPC, à la suite des réformes intervenues en France et dans les Etats
africains, applique les procédures collectives, d’une part, aux personnes
physiques commerçantes, d’autre part à toutes les personnes morales de droit
privé, qu’elles aient ou non la qualité de commerçant, y compris les entreprises
7
Au Burkina Faso, le tribunal de grande instance a remplacé, en 1993, le tribunal de première instance.
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publiques revêtant une forme de personne morale de droit privé. La France y
ajoute les artisans (loi du 25 janvier 1985) et les agriculteurs (loi du 30
décembre 1988)8.
3- Concernant les objectifs, les procédures collectives en poursuivent
classiquement trois.
D'abord, elles visent à protéger les créanciers impayés et à assurer leur
désintéressement dans les meilleures conditions possibles, d'où le rôle
relativement important des créanciers dans le dénouement de la procédure
et l’instauration entre eux d’une discipline collective ainsi que d’une
certaine égalité et solidarité dans le malheur. Mais il s’agit d’une égalité et
d’une solidarité relative. En effet, les créanciers munis de sûretés sont en
quelque sorte « plus égaux » que les autres : ils ont de meilleures chances
de désintéressement ou de paiement. Un auteur avisé a, d’ailleurs,
souligné la précarité de la situation des créanciers chirographaires qu’il
compare à de « misérables fantassins par rapport aux blindés représentés
par les créanciers munis de sûretés dans le combat des dividendes » 9.
Il s'agit ensuite de punir et d'éliminer le commerçant qui n'honore pas
ses engagements. Cet aspect n'est pas à négliger lorsque l'on considère le
caractère dissuasif de la punition, sa contribution à l’assainissement des
professions commerciales et au paiement des créanciers.
Enfin, les procédures collectives doivent permettre le sauvetage des
entreprises redressables ou viables, même au prix d'une certaine entorse
au droit des créanciers, dans le but de sauver les emplois et de conserver
les effets bénéfiques qu’exerce l’entreprise sur l’économie (balance des
paiements, balance commerciale, recettes fiscales, autres effets induits de
son activité…).
8
Voy. Sur cette importante question des justiciables des procédures collectives : Ripert et Roblot, Traité de droit
commercial, L.G.D.J., tome II, 16e éd., 2000, par Delebecque Ph. et Germain M., n° 2847 et s.
9
Gavalda C., J. C. P., 1973, II, 17371.
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Ces objectifs se retrouvent peu ou prou dans toutes les législations 10. Mais il se
pose un problème de compatibilité de ces objectifs dans la mesure où leur
poursuite de front peut conduire à un échec sur toute la ligne. A la réflexion, il
s'avère que c'est davantage un problème de hiérarchisation de ces objectifs qui
se pose. A ce sujet, les législations anciennes mettent l'accent sur les deux
premiers, même si la sanction des dirigeants sociaux est relativement récente,
tandis que les législations récentes placent au premier plan de leurs
préoccupations la sauvegarde de l'entreprise et de l'emploi. Mais quelle que soit
la hiérarchie retenue, l'on doit se demander si le droit est apte à atteindre les
objectifs poursuivis.
4- L'AUPC a été adopté en tenant compte principalement :
- d'une part, de l'expérience des Etats africains parties au Traité de l'OHADA,
qui, à l'exception de quelques Etats comme le Sénégal, le Mali, le Gabon et la
République centrafricaine, qui avaient réformé leurs législations en s’inspirant
des textes français postérieurs à l’indépendance, continuaient d'appliquer la
législation rendue applicable pendant la période coloniale, à savoir le Code de
commerce de 1807 tel qu'il avait été refondu par la loi du 28 mai 1889, la loi du
4 mars 1889 sur la liquidation judiciaire et les décrets-lois du 8 août et du 30
octobre 1935 ;
- d'autre part, de l'évolution en France qui est éclairante à plus d'un titre ; en
effet, tous les Etats francophones, soit avaient conservé la législation française
léguée pendant la période coloniale, soit s'étaient inspirés plus ou moins
fidèlement des réformes qui y ont été11introduites depuis lors ; en France, on
note une succession rapide des textes : Code de commerce de 1807 marquée par
une grande sévérité à l’égard du débiteur ; loi du 28 mai 1838 dont les grandes
10
Le Professeur Michel Jeantin considère que les procédures collectives ont une quatrième fonction ou finalité
qui est la restructuration de l'économie dans un contexte concurrentiel (Droit commercial, Instruments de
paiement et de crédit, Entreprises en difficulté, Précis Dalloz, 2e éd., n° 351).
11
Le décret-loi du 8 août 1935 étend les déchéances de la faillite et les sanctions de la banqueroute aux
dirigeants sociaux tandis que celui du 30 octobre modifie certaines dispositions du Code de commerce avec pour
objectif principal d'accélérer le déroulement de la procédure.
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qualités techniques ont été relevées ; loi du 4 mars 1889 sur la liquidation
judiciaire ; décrets-lois de 1935 étendant la banqueroute et les déchéances de la
faillite aux dirigeants sociaux ; décret du 20 mai 1955 distinguant, dès
l’ouverture, la solution de l’élimination de celle du sauvetage ; loi du 13 juillet
1967, qui met en oeuvre la dissociation de l’homme et de l’entreprise ;
l’ordonnance du 23 septembre 1967 instituant une procédure d’assainissement
des grandes entreprises avant la cessation des paiements ; lois du 1er mars 1984
et du 25 janvier 1985 instituant le règlement amiable, le redressement et la
liquidation judiciaires ; loi du 10 janvier 1994 réformant les lois de 1984 et de
1985. De l'évolution historique, l'on peut tirer les enseignements suivants : le
balancement entre la frénésie à légiférer observée en France 12 ou l'immobilisme
caractérisant la plupart des Etats africains ; la primauté de l'objectif de
redressement de l'entreprise sur celui de paiement des créanciers, avec
cependant une tendance récente au rééquilibrage en faveur des créanciers ;
l'élargissement du champ d'application in personam des procédures collectives ;
une terminologie flottante ou équivoque ; et, surtout, la naissance du droit des
entreprises en difficulté13.
5- De l'intitulé de l'AUPC et de ses articles 1er et 2, il ressort explicitement
que toutes les procédures instituées visent l'apurement du passif, ce qui
autorise à penser que l’AUPC accorde la priorité au paiement des
créanciers par rapport au redressement de l'entreprise. Mais celui-ci est
loin d'être négligé puisque deux des trois procédures, en l’occurrence le
12
Cette histoire mouvementée du droit des procédures collectives amène à conclure à une relative incapacité du
droit à juguler les difficultés des entreprises et à assurer un paiement satisfaisant des créanciers. Dans ce sens, un
auteur trouve utile d’attirer « l’attention sur la nécessaire modestie que doit ressentir le juriste face aux
problèmes économiques ; si la législation ou la réglementation peuvent favoriser ou au contraire gêner une
tendance profonde de l’économie, il est douteux qu’elles puissent renverser cette tendance ou en provoquer une
autre » (Liénard A., Nouvelles propositions pour réformer la loi du 25 janvier 1985, Revue des procédures
collectives, n° 1993- 3, p. 377).
13
Nguihe Kanté P., Réflexions sur la notion d’entreprise en difficulté dans l’acte uniforme portant organisation
des procédures collectives d’apurement du passif, Annales de la faculté de sciences juridiques et politiques de
l’Université de Dschang, tome 5, 2001, p. 87 à 103. L’auteur propose un critère précoce et extensif de la notion
d’entreprise en difficulté à même de donner une vision des différentes catégories d’entreprises en difficulté au
lieu de se contenter du critère classique de la cessation des paiements.
6
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règlement préventif et le redressement judiciaire, visent sa réalisation 14.
Finalement, l'on peut étudier le contenu de l'Acte uniforme en abordant,
d'une part, la prévention des difficultés des entreprises, d'autre part leur
traitement avant de terminer par les sanctions applicables aux débiteurs
et/ou aux dirigeants de personnes morales, qui peuvent contribuer à la
réalisation des deux objectifs principaux des procédures collectives15.
14
Sur les procédures prévues par l'Acte uniforme, voy. Issa-Sayegh J., Présentation de l'Acte uniforme de
l'OHADA sur les procédures collectives d'apurement du passif, op. cit.
15
Pour un aperçu sur la rare littérature relative aux procédures collectives OHADA, voy. :
- Assogbavi Komlan, Les procédures collectives d’apurement du passif dans l’espace OHADA, Penant, 2000, p.
5 et s. ;
- Brou Kouakou Mathurin, La protection des vendeurs de biens avec clause de réserve de propriété dans les
procédures collectives : l'apport du traité OHADA, Revue de la recherche juridique, Droit prospectif, 2001-1, p.
273 s. ;
- Issa-Sayeh Joseph, Présentation des projets d’Actes uniformes de l’OHADA portant sur les procédures
simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution, du droit des sûretés et des procédures collectives
d’apurement du passif, Penant, n° 827, mai-août 1998, p. 204.
- Kacou Alain, Le nouveau droit des procédures collectives, Communication au 1er Colloque de l’Association
ivoirienne Henri Capitant (Abidjan, 2 avril 2001) sur « Le nouvel environnement juridique des entreprises dans
la zone franc. Quel bilan ? Actes du colloque, p. 140 et s. ;
- Kanté Alassane, Réflexions sur le principe de l’égalité entre les créanciers dans le droit des procédures
d’apurement du passif (OHADA), Revue EDJA, n° 52, janvier-février-mars 2002, p. 50 ;
-Makanda Lise Nadine, La liquidation des entreprises publiques en droit camerounais, Penant n° 835, janvier
avril 2001 ;
- Mandessi Bell E., Manuel des procédures collectives d’apurement du passif des entreprises en difficulté en
Afrique, Normes OHADA, Collection Droit OHADA, 1999, FORM’ACTION, Douala, 386 p. ;
- Massamba Jean Ignace, Les entreprises en difficultés : quelle solution, Bulletin OHADA (publié et édité par
l'Association-Club OHADA, Brazzaville), n° 2, octobre-novembre 2000, p. 6 ;
-Nguihe Kanté Pascal, Réflexions sur le régime juridique de dissolution et de liquidation des entreprises
publiques et parapubliques au Cameroun depuis la réforme des procédures collectives OHADA, Penant n° 837,
septembre-décembre 2001 ;
-Nguihe Kanté Pascal, Réflexions sur la notion d’entreprise en difficulté dans l’Acte uniforme portant
organisation des procédures collectives d’apurement du passif OHADA,, Penant n° 828, janvier-avril 2002 ;
- Pougoué P.-G. et Kalieu Y., L’organisation des procédures collectives d’apurement du passif OHADA, Presses
Universitaires d’Afrique, Collection Droit Uniforme, 1999, 232 pages ;
- Roussel Galle P., OHADA et difficultés des entreprises, Etude critique des conditions et effets de l’ouverture
de la procédure de règlement préventif, Revue de jurisprudence commerciale, février-mars 2001, p. 9 à 19 et p.
62 à 69 ;
- Sawadogo F.M. :
+ Commentaire de l’Acte uniforme portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif, in
Issa-Sayegh, Pougoué et Sawadogo (sous la coordination de), OHADA : Traité et actes uniformes commentés et
annotés, Juriscope, 2e éd. 2002, p. 805 à 953 ;
+ L’Acte uniforme portant organisation des procédures collectives d’apurement du passif, texte dactylographié
pour la formation à l’Ecole Régionale Supérieure de la Magistrature, mai 1999, 111 pages ;
+ OHADA : Droit des entreprises en difficulté, Bruylant, Bruxelles, Collection Droit uniforme africain,
2002, 444 p.
+ Procédures collectives d’apurement du passif, Commentaires de l’Acte uniforme, EDICEF/Editions
7
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6- La réforme de Décembre 2015
Après plus d’une quinzaine d’années d’application qui a donné des résultats
mitigés, le droit OHADA des procédures collectives a fait l’objet d’une réforme
qui se veut une réforme d’envergure. Les objectifs de ce nouveau droit sont
clairement exprimés. Il s’agit entre autres :
D’assurer la préservation des activités économiques et des niveaux
d’emplois des entreprises en difficulté
D’assurer le redressement rapide des entreprises qui sont encore viables
D’assurer autant que possible l’accélération et la simplification des
procédures qui s’appliquent aux petites entreprises
D’assurer une professionnalisation des acteurs (surtout non judiciaires
impliqués dans les différentes procédures).
Ces objectifs nouveaux se traduisent dans les innovations et modifications
apportées au régime existant. Les plus importantes sont :
L’introduction de la procédure de conciliation ;
L’institution des procédures collectives simplifiées ;
L’harmonisation quoiqu’ inachevée du statut des mandataires judiciaires
qui interviennent dans les différentes procédures ;
La réorganisation du régime des procédures collectives internationales
TITRE I: Le cadre des procédures collectives ohada
CHAPITRE I: Le champ d’application
FFA, La collection OHADA – Harmonisation du droit des affaires, 2001.
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SECTION I: Le champ d’application personnel : les débiteurs concernés par les
procédures collectives
PARAGRAPHE I: Les personnes physiques
A : LES COMMERÇANTS
B : LES ARTISANS
C : LES AGRICULTEURS
D : LES PROFESSIONNELS INDEPENDANTS
PARAGRAPHE II: Les personnes morales
A : LES PERSONNES MORALES DE DROIT PRIVE COMMERÇANTES
B: LES PERSONNES MORALES DE DROIT PRIVE NON
COMMERÇANTES
C : LES PERSONNES MORALES DE DROIT PUBLIC AYANT UNE
FORME DE DROIT PRIVE
PARAGRAPHE III: Les petites entreprises
SECTION II: Le champ d’application territorial : le cas des procédures
collectives
PARAGRAPHE I: les effets des procédures collectives ouvertes dans l’espace
ohada
PARAGRAPHE II: La reconnaissance dans l’espace ohada des procédures
collectives ouvertes à l’étranger
PARAGRAPHE III: Les procédures collectives concurrentes
CHAPITRE II: Les organes de la procédure
SECTION I: Les organes judiciaires
PARAGRAPHE I: Le tribunal
PARAGRAPHE II: Le président du tribunal
PARAGRAPHE III: Le juge commissaire
PARAGRAPHE IV: Le ministère public
SECTION II: Les organes non judiciaires
PARAGRAPHE I: Les mandataires judiciaires
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PARAGRAPHE II: Le conciliateur
PARAGRAPHE III: Les contrôleurs
TITRE II : Les procédures de prévention des difficultés
TITRE III : Les procédures de traitement des difficultés
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