Meghelli Kalai
Meghelli Kalai
MÉMOIRE
Présenté par
En vue de l’obtention du
Diplôme de MASTER
Thème
Contribution à l’évaluation de la qualité microbiologique du
fromage traditionnel fabriquée en Algérie
في هذا السياق ،كان الهدف الرئيسي لعملنا هو تقييم الجودة المكروبيولوجية للجبن التقليدي المصنوع في الجزائر.
لألسف ،نظرا للحالة الصحية التي يعيشها بلدنا والعالم بأسره وإلكمال دراستنا ،قمنا بتحليل مقالتين حول نفس
الموضوع.
أظهرت النتائج التي تم الحصول عليها أن كليلة هي جبنة صلبة جدًا بدرجة حموضة والنشاط المائي )القيمة (Aw
منخفضة جدًا وأن هذه الخصائص الفيزيائية والكيميائية ال تساعد على نمو الميكروبات .مع العلم أن الدراسات
المكروبيولوجية قد كشفت أن هذا المنتج المحلي ذو مستوى صحي مقبول حيث أنها تميزت بغياب األنواع المسببة
لألمراض و /أو السامة.
وفقًا لالختبارات الحسية ،يمكن التمييز بين أنواع الجبن المختلفة على أساس لونها ورائحتها دون أدنى شك،
وكذلك ،بدرجة أقل ،نكهتها ومظهرها.
A notre maitre et directeur de mémoire Mme CHERIF ANNTAR Asmaa Maitre de Conférence
B à l’université de Tlemcen. Nous remercions d’abord pour avoir donné la chance de
travailler sous sa direction, pour sa confiance en nous, pour ces précieux conseils, ces
orientations et pour ces tous encouragements durant la réalisation de ce mémoire, on vous
remercie pour l’effort fourni et pour le temps que vous nous avez consacré tout au long de
cette période, la chaleur de votre accueil, et l’attention que vous avez portée, ont renforcé
notre admiration.
Nos remercîments sont adressés aux membres du jury qui ont pris sur leur temps et ont bien
voulu accepter de juger ce modeste travail.
A tous mes enseignants depuis mon jeune âge jusqu’à ce moment. Merci que Dieu les
bénisse.
Je dédie le fruit de mes efforts et de mes succès aux deux êtres les plus proche de mon cœur
à mes chers parents, que Dieu les garde pour nous.
A celui dont je porte le nom avec fierté, celui qui s’est toujours sacrifié pour me voir réussir
mon trésor, mon cher père Meghelli Reda kemal,
A la lumière de mes jours, la source de mes efforts, ma vie et mon bonheur, celle qui a
partagé avec moi mes joies et mes peines, à ma chère maman Meziane Amina, ma source
d’optimisme et d’espoir dans la vie.
A mes très chères sœurs : Meriem, Farah, Fatima pour l’amour qu’elles me réservent, pour
ses soutiens moraux et leur conseils précieux tout au long de mes étude.
A mes amies au nom de l’amitié qui nous réunit, et au nom de nos souvenirs inoubliables.
A toute personne qui m’a encouragé à réaliser ce travail et à tous mes collègues dans mon
parcours académique, à toute la promotion Master Microbiologie et contrôle de qualité la
promo 2016-2021.
Nafissa, Yasmine.
Dédicace
C’est avec grand plaisir que je dédie ce modeste travail:
A la lumière de ma vie, la source de mes efforts, mon exemple éternel, à l’homme qui
reste toujours à la bonne place, dans mon cœur que dieu le garde pour moi
A la femme de ma vie, mon âme et ma joie, la flamme de mon cœur mon soutien
moral et celle qui s’est toujours sacrifiée pour me voir réussir, que dieu la garde pour moi,
Aucune dédicace ne peut exprimer mon amour et ma gratitude de vous avoir comme
sœurs. Je ne pourrais jamais imaginer la vie sans vous, vous comptez énormément pour moi,
vous êtes les sœurs qui assurent leure²s rôle comme il faut, je n’oublierais jamais vos
encouragements et vos soutiens le long de mes études, je vous estime beaucoup et je vous
aime beaucoup. Je vous souhaite beaucoup de succès, de prospérité et une vie pleine de joie et
de bonheur.
Je te dédie ce travail avec mes vœux de réussite, de prospérité et de bonheur. Je prie Dieu le
tout puissant de préserver notre attachement mutuel, et d’exaucer tous nos rêves.
A tous les étudiants avec lesquels j’ai partagé ces longues années d’études
A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce mémoire
Romaissaa.
TABLE DE MATIERE
ANALYSE D’ARTICLES
INTRODUCTION 31
Méthodologie d’article 1 32
Résultats d’article 1 36
Méthodologie d’article 2 42
Résultats d’article 2 44
DISCUSSION 45
CONCLUSION 50
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 51
ANNEXE 63
Liste des figures
Figure 1: Photo du fromage traditionnel italien Castelmagno (AOP) 10
Figure 2: Photo du fromage traditionnel italien fromage Pecorino di Farindola 11
Figure 3: Photo indiquant l'affinage du fromage Fossa dans la fosse 12
Figure 4: Beyaz peynir 12
Figure 5: Le fromage Tulum 13
Figure 6: Le Kaşar 13
Figure 7: Batzos 14
Figure 8: Feta 15
Figure 9: kasseri 15
Figure 10: Manouri 16
Figure 11: Illustration schématique de la fabrication des produits laitiers fermentés
traditionnels au Maroc 17
Figure 12: Le fomage Klila du Maroc 18
Figure 13: Jben du maroc 18
Figure 14: Fromage Klila 20
Figure 15: Les étapes de la fabrication de Klila 21
Figure 16: Fromage Bouhezza 22
Figure 17 : Schéma illustratif des procédés de fabrication traditionnelle du fromage
« Bouhezza » 24
Figure 18: Fromage « Jben » 25
Figure 19: La plante épineuse sauvage Cynara humilis 26
Figure 20: Artichaut (Cynara scolymus) 26
Figure 21: Graines de courge 26
Figure 22: Protocole de production du fromage "Jben" 27
Figure 23: Le fromage Kémaria 28
Figure 24: Fromage Mechouna 29
Figure 25: Fabrication du fromage de Klila 33
Figure 26: Distribution des isolats selon le séquençage de l'ADN 16S en fonction du milieu
de culture utilisé 38
Figure 27: Dendrogrammes dessinés par UPGMA de la valeur de corrélation des modèles
REP-PCR normalisés de A) Lactobacillus plantarum et B) Enterococcus spp obtenus avec les
amorces Rep1R-Dt et Rep2-D. : Dendrogrammes dessinés par UPGMA de la valeur de
corrélation 41
Liste des tableaux
Tableau 1: Les différents types de fromage 5
Tableau 2: Composition des fromages sélectionnés, pour 100 g 6
Tableau 3 : Teneur en minéraux de certains fromages, en mg pour 100 g 8
Tableau 4: Fiche technique du fromage bouhezza 23
Tableau 5: Caractérisation physico-chimique et microbiologique du lait de chèvre, de brebis
et de vache klila 38
Tableau 6: Classification des souches en fonction de leur production de lactate 39
Tableau 7: Dénombrement des différentes flores et espèces microbiennes 43
Tableau 8: Variation des valeurs relatives aux tests physico-chimiques 44
Liste des abréviations
% : Pourcentage
+ : Plus
> : Supérieur
°C : Degré Celsius
°D : Degrés Dornic
Aw : Activités de l’eau
Ech* : Echantillon
EN : European Norm
Es : Espèce
Etc : Etcetera
Kg : Kilogramme
Min : Minute
Ml : Millilitre
Ms : Millisiemens
MS :Matière sèche
Mt : Moyenne totale
NF : Norme Française
pH : Potentiel Hydrogène
PTX : Peptone-tergitol-glucuronide
Tr : Trace
UFC : Unité Formant Colonie
XLD : Xylose-Lysine-Désoxycholate
Introduction
Introduction
Le lait peut non seulement être consommé à l'état naturel, mais il peut également subir
plusieurs biotransformations. L'un des sous-produits de ces transformations est le fromage
(Vignola, 2002).
La consommation des produits laitiers, tels que les fromages, est une coutume
ancestrale liée à l'agriculture. Les fromages traditionnels sont fabriqués selon des méthodes
artisanales qui se sont transmises de génération en génération. Ces savoir-faire font partie du
patrimoine des techniques agricoles traditionnelles algériennes (Boudalia et al., 2020 ;
Leksir et al., 2019 ; Benlahcen et al., 2017 ; Shori, 2017 Boudalia et al., 2016 ; Leksir et
Chemmam, 2015).
En effet, les fromages artisanaux, en particulier ceux au lait cru, présentent un large
éventail de microorganismes et constituent donc une source prometteuse de nouvelles souches
lactobactériennes, d'où l'intérêt de les identifier et les étudier (Ait Chait et al., 2021 ;
Margalho et al. 2020 ; Pereira de Lima et al. 2020 ; Kamimura et al. 2019).
Parmi ces fromages, le "Klila" qui est un fromage fermenté fabriqué de manière
traditionnelle dans certaines régions de l'Algérie. C'est le fromage traditionnel le plus
populaire et son procédé de fabrication artisanal est encore utilisé aujourd'hui (Benlahcen et
al., 2017 ; Leksir et al., 2015).
1
Introduction
2
Synthèse
bibliographique
Chapitre I :
Généralités sur le
fromage
Synthèse bibliographique Chapitre I : Généralités sur le fromage
I.1. Historique :
Selon la légende, la production du fromage a été réalisée accidentellement lors
du processus de stockage et de transport du lait. En effet, l’homme a constaté que
lorsque le lait est stocké caillait et qu’une fois séparé du sérum, le coagulum devenait
une masse dense. Cette masse pouvait se dessécher et être donc stockée et
transportée. L’acidification spontanée du point de départ de la coagulation, due à sa
densité, fait remonter la crème en surface. Le lait fermenté, le petit-lait aigre et le beurre
sont sans aucun doute les premiers produits laitiers. Le lait de brebis et de chèvre sont
évidemment les premiers laits transformés, puisque les moutons et les chèvres sont les
premiers animaux domestiqués par l’homme (Fox et Mc Sweeney, 2004).
Dans le temps passé, la première production du fromage ne pouvait être
exactement obsolète (Gillis et Ayerbe, 2018). Il est généralement admis que le fromage
est originaire du Sud-Ouest asiatique et a une histoire qui remonte à environ 8000 ans
(Eekhof-Stork, 1978). Au cours de la conquête des Romains en Europe, ces derniers
auraient encouragé la production de nouvelles variétés. Enfin, le fromage ne restera pas
en minorité pendant longtemps, mais s’est répandu dans le monde entier (Brahimi et
Kahil, 2016 ; St-gelais et Tirardcollet, 2002).
3
Synthèse bibliographique Chapitre I : Généralités sur le fromage
L’ensemble des caractéristiques de ces fromages est résumé dans le tableau ci-
dessous :
4
Synthèse bibliographique Chapitre I : Généralités sur le fromage
Le Comté,
-Une cuisson à 53-55 °C pendant 30-50 min l’Emmental, Eck et Gillis,
-Valeur du HRED : inférieure à 50% Gruyère, le 2006 ; Vignola,
Fromages à
cuite (dure)
pâte pressé
Mozzarella,
-Fromages typiques d'origine italienne Burrata, Eck et Gillis,
filée
Fromages à
-Coagulation : mixte
-Égouttage : accentué par tranchage et brassage
en cuve
-On trempait les restes de fromages « passés » ou Crème de Brie, 2006 ; Evette,
accidentés dans un liquide (fromage frais, 1975
lait…Etc.)
-Affinage : différents
-Stades d’affinage
-Conservation : entre 6 mois et 1 an
HFD : humidité du fromage dégraissé ; % : pourcentage ; °C : degré Celsius ; min : minute ; Etc : etcetera
5
Synthèse bibliographique Chapitre I : Généralités sur le fromage
Tr : trace
6
Synthèse bibliographique Chapitre I : Généralités sur le fromage
I.4.1. Eau : Selon la quantité résiduelle dans le caillé, l’eau a un effet direct sur la
dureté du fromage, et du coup sur sa texture. La teneur en humidité des fromages est
l'un des critères de classification des fromages, voir qu’un fromage à pâte molle peut
contenir plus de 50% (g/100g) d’eau, une pâte semi dure entre 45 et 50% alors qu’une
pâte dure en aura entre 35 et 45% (Vignola, 2002).
I.4.2. Matière grasse : La teneur en matière grasse du fromage dépend du lait utilisé et
de la méthode de fabrication. La graisse joue divers rôles dans le fromage qui contribue
au développement de l'arôme et de la saveur comme elle affecte sa dureté, son caractère
collant et sa sensation en bouche (Fox et al., 1996). Lorsque le fromage est vendu en
vrac, la teneur en matière grasse indiquée sur l'emballage du produit fini correspond à la
teneur en matière grasse de 100 grammes d'extrait sec (Luquet, 1990).
I.4.3. Protéines : Le fromage est considéré comme l’aliment le plus riche en protéines,
particulièrement les fromages à pâte dure dont la teneur en protéines est à 30% dépassait
celle de la viande qui est à 20 % (Eck et Gillis, 2006). Les caséines se sont les protéines
principales de la fabrication fromagère qui créent la charpente matrice des fromages
(Vignola, 2002).
I.4.4. Glucides : Dans de nombreux fromages, il n'y a pas de lactose, ou seulement une
très faible concentration, car la majeure partie du lactose du lait entrera dans le
lactosérum et le lactose retenu dans le caillé du fromage sera partiellement ou
complètement converti en acide lactique par les bactéries du départ (Renner, 1993 ;
Blanc, 1982).
7
Synthèse bibliographique Chapitre I : Généralités sur le fromage
calcium pour la plupart des adultes (Fox et al., 1996 ; Food and Nutrition Board,
1980). Le tableau 3 indique la teneur en minéraux de quelques fromages :
Fromage Na K Ca Mg P Fe Zn
Pâte fraiche
▪ Fromage frais 31 110 89 8 110 0,1 0,3
Pâte moelle
▪ Camembert 650 100 350 21 310 0,2 2,7
▪ Feta
1440 95 360 20 280 0,2 0,9
Pâte persillée
▪ Roquefort 1670 91 530 33 400 0,4 1,6
▪ Cheddar (à teneur
réduite en matières 670 110 840 39 620 0,2 2,8
grasses)
▪ Gouda
910 91 740 38 490 0,1 1,8
▪ Gruyère
670 99 950 37 610 0,3 2,3
Pâte filée
▪ Mozzarella 610 75 590 27 420 0,3 1,4
Pâte fondue
▪ Fromage fondu 1320 130 600 22 800 0,5 3,2
(Variété non
spécifiée)
8
Synthèse bibliographique Chapitre I : Généralités sur le fromage
9
Chapitre II : Les
fromages traditionnels
en Méditerranée
Synthèse bibliographique Chapitre II : les fromages traditionnels en méditerranée
Figure 1: Photo du fromage traditionnel italien Castelmagno (AOP) (Site web n°1)
10
Synthèse bibliographique Chapitre II : les fromages traditionnels en méditerranée
rouge-gris avec un poids d'environ 5-7 kg (figure 1). Les fromages vieillis ont une
texture dense mais friable et une saveur salée et moyennement épicée (Dolci et al., 2008
; Official Gazette, No. 173, July 2006).
11
Synthèse bibliographique Chapitre II : les fromages traditionnels en méditerranée
Figure 3: Photo indiquant l'affinage du fromage Fossa dans la fosse (Site web n°3)
II.3.1. Beyaz peynir : C’est un fromage blanc saumuré fabriqué à partir de lait de
brebis ou de chèvre (Hayaloglu et al., 2008). Ce fameux fromage à pâte blanche (figure
4) qui date des milliers d’années et qui représente envient 60% de la totalité de
production fromagère du pays, se présente dans sa forme cubique ou rectangulaire sans
croute (Hayaloglu et al., 2008 ; Toufeili et al., 2006 ; Hayaloglu et al., 2002).
12
Synthèse bibliographique Chapitre II : les fromages traditionnels en méditerranée
II.3.2. Tulum : C’est un fromage blanc ou de couleur crème riche en matières grasses
(matière grasse sèche > 50%), à texture grumeleuse et pate semi dure (figure 5) et au
goût beurré piquant (Hayaloglu et al., 2007 ; Kurt et al., 1991). Il est produit à base du
lait de brebis mais il peut être mélangé avec un peu de lait de chèvre (moins de 20%,
v/v) (Hayaloglu et al., 2007 ; Ucuncu, 2004).
II.3.3. Kaşar : C’est l'un des fromages traditionnels turc les plus populaire,
généralement produit dans la région de Kars, au nord-est du pays. Traditionnellement, le
Kaşar est produit à partir de lait cru ou de lait de chèvre ou d'un mélange des deux
(Yuvaşen et al., 2018 ; Kamber, 2007).
13
Synthèse bibliographique Chapitre II : les fromages traditionnels en méditerranée
II.4.1. Batzos : Le fromage Batzos est un fromage blanc saumurée, semi-dur avec une
quantité limitée de matière grasse et un goût aigre et légèrement épicé, et avec un grand
nombre de « trous » dans la pâte (figure 7). Il est fabriqué à partir du lait de chèvre, du
lait d’ovin ou d'un mélange de deux. Il est fabriqué selon des méthodes traditionnelles
de Macédoine Occidentale et de la Thessalie voisine (Litopoulou-Tzanetaki et
Tzanetakis, 2011).
14
Synthèse bibliographique Chapitre II : les fromages traditionnels en méditerranée
fabriqué à partir du lait de brebis ou de son mélange avec du lait de chèvre (jusqu'à
30%) (Litopoulou-Tzanetaki et Tzanetakis, 2011).
La feta a une valeur nutritionnelle importante le fait que 100 g de fromage est
capable de fourni les besoins nutritionnels d'un travailleur normal, avec de haute valeur
biologique en protéines 33% et en vitamines A et B2 et 50% des besoins en calcium
(Mauropoulos et Arvanitoyannis, 1999 ; Zerridis, 1989).
II.4.3. Kasseri : Le Kasseri est un fromage traditionnel grec populaire à pâte semi-dure
avec une saveur douce (Kaminarides et Stachtiaris, 2000), qui appartient au groupe
des pâtes filées (type "pasta filata»), le lieu d'origine est marqué comme contrôlé
(Moatsou et al., 2001 ; European commission, 1996). Il était produit dans les
montagnes de Pindos et d'Olympos dans le centre de la Grèce. Traditionnellement le
fromage kasseri était fabriqué à partir de lait cru à base du lait de brebis ou un mélange
du lait de brebis et du lait de chèvre (Moatsou et al., 2001) qui a la texture dense, cireux
sans trous de gaz, au goût agréable et doux. Il se présente comme une particularité par
rapport à d’autres fromages avec une texture plastique (figure 9) (Kaminarides et al.,
1999).
II.4.4. Manouri : Le manouri est l’un des fromages de lactosérum les plus connu. C’est
un produit traditionnel de la Macédoine, au Nord de la Grèce dérivé du lait de chèvre ou
du mélange avec du lait de brebis. C’est un fromage blanc à pâte molle, qui se présente
avec la forme d'un cylindre sans trous (figure 10). Il est considéré comme le fromage de
lactosérum de la plus haute qualité. La teneur en humidité, en matières grasses et en sel
est respectivement de 48%, 37% et 0,8%. De plus, en raison de sa teneur en protéines à
haute valeur biologique, il a une valeur nutritionnelle élevée et la teneur en protéines est
supérieure à la valeur biologique de la caséine fabriquée à partir de la plupart des
fromages (Mauropoulos et Arvanitoyannis, 1999).
16
Synthèse bibliographique Chapitre II : les fromages traditionnels en méditerranée
17
Synthèse bibliographique Chapitre II : les fromages traditionnels en méditerranée
II.5.1. Le Klila : Le Klila, est un fromage à pâte dure fabriqué à partir du lait de vache
cru (Mennane et al., 2007), qui va subir une fermentation spontanée à température
ambiante pendant 24 à 72 h pour l’obtention du Rayeb et après un barattage mécanique
ce dernier est séparé en lben et en beurre cru. Le lben est chauffé excessivement jusqu'à
la séparation du caillé et du petit-lait. La phase aqueuse est décantée et le caillé est
appelé klila (figure 12) (Benkerroum et Tamime, 2004).
II.5.2. Jben : C’est un produit laitier populaire dont les consommateurs profitent depuis
des siècles. Notamment pendant le mois de jeûne du Ramadhan les marocain
augmentent leur production et leur consommation (figure 13) (Ouadghiri et al., 2005).
Il y a un champ assez important d'agriculteurs qui fabriquent du fromage frais (ou jben)
traditionnel de vache, de chèvre ou de brebis. La fabrication de ce produit est réalisée à
partir d'un lait cru qui a subi une fermentation naturelle d’acide lactique. Elle survient
généralement dans les deux ou trois jours suivant la traite (Hamama, 1989).
18
Chapitre III :
Fromages
traditionnels en
Algérie
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
Les fromages traditionnels font partie des aliments qui en sont venus à
symboliser divers pays ou régions d'origine. Ils varient les uns des autres en foncions de
plusieurs facteurs incluant le processus de fabrication, le temps de maturation (si
utilisé), le type du lait utilisé, le goût, la texture, la couleur et la méthode de coagulation
(enzymatique et/ou acide) (Boudalia et al., 2020).
L’origine de la production de fromage traditionnel était basée sur la fermentation
naturelle, qui était causée par le développement de la flore naturellement présente dans
le lait cru. La qualité du produit final reflète la charge microbienne et la qualité
hygiénique des matières premières (Benheddi et Hellal, 2019). D’autre part, les
fromages traditionnels sont fabriqués par les communautés rurales pour
l'autoconsommation, les excédents étant vendus par des commerçants informels (sur les
marchés urbains) (Amimour, 2019 ; Bencharif, 2001).
III.1.1. Klila :
III.1.1.1. Définition et historique : C'est le fromage traditionnel le plus répandu en
Algérie. Sa méthode de production artisanale est encore utilisée à nos jours (Leksir et
al., 2019).
La dénomination "Klila" est utilisée par les Berbères d'Algérie depuis des temps
très anciens (Leksir et al., 2019 ; Leksir et Chemmam, 2015 ; Denis et l’Harmattan,
1989). Ce nom est très probablement dérivé du mot berbère "Ikil", qui désigne le lait
caillé. On dit "T'kellel" lorsque le lait caille chez les Chaouis (une population berbère
vivant dans et autour des montagnes de l'Aurès en Algérie). Le lait qui caille
spontanément par temps chaud est appelé " Tiklitt " en Kabylie, et le caillé récupéré
après fermentation et caillage du lait est appelé "Klila" (figure 14). C'est aussi l'une des
théories les plus fiables (Leksir et al., 2019 ; Chaker et Amaziɣ 1986).
La production et la consommation du fromage traditionnel "Klila" dans diverses
régions de l'Est algérien ont été vérifiées par la délimitation géographique du "terroir.
La région englobe de nombreuses Wilayas parmi lesquelles on cite Guelma, Souk-
19
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
III.1.1.2. Fabrication : Le Klila est fabriqué principalement à partir de lait cru qu'on a
laissé fermenter naturellement à température ambiante pendant 24 à 48 heures pour
produire du lait coagulé appelé "Raïb" (figure 15). Ce dernier est séparé du lait aigre
"Lben" par barattage mécanique dans une autre "Chekoua" auquel on ajoute de l’eau
pour la séparation de la matière grasse "Zebda" au lait acidulé "Lben". Dans la dernière
étape, le Lben est modérément chauffé avant que la phase solide ne précipite. Une
mousseline "Chache" est utilisée pour filtrer le précipité « Klila frais ». Il est consommé
frais en dessert ou ajouté aux préparations classiques après avoir été séché à l'air libre
pendant plusieurs jours (figure 14) (Leksir et al., 2019).
La fermentation du fromage El-Klila, comme de nombreux processus de
fermentation conventionnels, est spontanée et non réglementée, impliquant une variété
de micro-organismes d'origine alimentaire, dont les types sont affectés par les
conditions environnementales de la région où le fromage est fabriqué (Boubekri et
Ohta, 1996).
20
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
21
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
III.1.2. Bouhezza :
III.1.2.1. Définition : Le bouhazza est un fromage à maturation traditionnelle non
moulé, doux et épicé, courant dans l'est de l'Algérie (Meribai et al., 2017 ; Aissaoui-
Zitoun et al. 2012 ; Marino et al. 2012) (figure 16).
22
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
Pays ALGERIE
23
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
24
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
III.1.3. Jben :
III.1.3.1. Définition : Le Jben est un fromage frais traditionnel algérien fabriqué à
petite échelle et dans une région géographique restreinte dans l'Est et l'Ouest de
l'Algérie (Benheddi et Hellal, 2019) (figure 18).
III.1.3.2. Fabrication : Le Jben est produit avec du lait cru de vache, de brebis ou de
chèvre qui a été naturellement acidifié et coagulé avec des enzymes coagulantes en
présence de présure végétale (Tadjine et al., 2021 ; Ouadghiri et al., 2005), ou animale
ou de starters acidifiants (Tadjine et al., 2021 ; Hayaloglu, 2017). De même, le " Jben
" peut être fabriqué à la main sans l'utilisation d'enzymes ; (Tadjine et al., 2021 ;
Benkerroum et Tamime, 2004).
L’acidification et la coagulation spontanée du "Jben" faite par des enzymes
coagulantes d'origine végétale provenant de fleurs de cardon (Cynara cardunculus L.),
d'une plante épineuse sauvage (Cynara humilis) (Figure 19), d'artichaut (Cynara
scolymus) (Figure 20), ou de des graines de courge (Figure 21) (Leksir et al., 2019 ;
Ouadghiri et al., 2005). Les fleurs sont macérées dans le lait dans leur intégralité afin
d’accélérer le processus de coagulation et aromatiser le fromage. La variété de plante
utilisée diffère d'une région à l'autre ; elle a une saveur et une texture que les habitants
apprécient (Leksir et al., 2019 ; Benkerroum et Tamime, 2004). Le " Jben " peut
être salé puis égoutté pendant 10 jours, ou non salé et égoutté pendant moins de 4 jours
selon les régions, avec un pH de 4,1, une moyenne de 62,5 % d'humidité, 15,8 % de
protéines brutes, 16,5 % de matières grasses, 4,1 % de lactose et 1,04 % d'acidité
titrable (Leksir et al., 2019 ; Hayaloglu, 2017).
25
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
Après égouttage et salage, des additifs peuvent être ajoutés comme l’ail, le persil
ou le poivre (Leksir et al., 2019 ; FAO, 1990). Le " Jben " après sa préparation il est
consommé dans 10 à 15 jour maximum (Meribai et al., 2017) (Figure 22).
Figure 19: La plante épineuse sauvage Cynara humilis (Site web n°14)
26
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
27
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
III.1.4. Kemaria :
III.1.4.1. Définition : La kemaria ou takemarit (en Berbère) c’est un fromage
traditionnel produit dans les régions centre nord et nord-ouest de l'Algérie plus
précisément la wilaya de Ghardaia et Naama (figure 23) (Leksir et al., 2019 ;
McSweeney, P. L. H et al., 2017 ; Bendimerad 2013).
III.1.5. Takemmart :
III.1.5.1. Définition : "Takemmart" signifie littéralement "fromage" dans la langue du
"Tamaheq" (Touareg). Ce fromage est produit dans le Sud algérien au cœur du Sahara
dans la région désertique du Hoggar wilaya de Tamanrasset (Lekcir et al., 2019 ;
McSweeney et al., 2017 ; Ramalho Ribeiro et al., 2006).
III.1.5.2. Fabrication : Il est fabriqué par introduction d'un bout de caillette de jeunes
chevreaux dans le lait de chèvre. Le caillé obtenu est retiré et déposé en petits tas sur
une natte, puis il est malaxé pour enlever le sérum, ensuite il est placé sur une natte à
base de tiges de fenouil pour lui donner un arôme particulier (Amimour, 2019 ;
Agroligne, 2001). Par la suite, les nattes vont être exposées au soleil pendant deux jours
puis placées à l'ombre jusqu'à ce que le fromage durcisse (Bendimerad, 2013).
28
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
III.1.7. Mechouna :
III.1.7.1. Définition : C’est un fromage algérien produit traditionnellement dans la
région rurale El Kouif à Tbessa (figure 24) (Derouiche et Zidoune, 2015).
29
Synthèse bibliographique Chapitre III : fromages traditionnels en Algérie
du lactosérum. Par la suite, ils vont être séparés par deux filtrations successives d’abord
à travers un tamis de cuisine puis un tissu fin (mousseline) puis suspendu et laissé
s'écouler jusqu'à l'élimination totale du lactosérum, toute une nuit afin d’assurer un
égouttage complet et puis le pressage à lie. Enfin le Mechouna frais est récupéré,
conservé dans des récipients en verre. Sa conservation ne doit pas dépasser 6 jours
(Lekcir et al., 2019 ; Derouiche et Zidoune, 2015).
Afin de développer et perfectionner les qualités organoleptiques de ce fromage,
il est généralement additionné de differents épices, dans cet état on ne l’appelle plus
"Mechouna" mais plutôt "Chnina" (Lekcir et al., 2019 ; Derouiche et Zidoune, 2015).
III.1.8. L’Ighounane :
III.1.8.1. Définition : C’est un fromage produit dans les hauteurs du Djurdjura en
Kabylie à partir du premier lait de vache venant de mettre en bas ce qu’on appelle "le
colostrum". (Lekcir et al., 2019).
III.1.8.2. Fabrication : L'Ighounane est confectionné dans des ustensiles de terre
enduits d'huile d'olive, dans lesquels on verse une petite quantité d'eau salée, le lait est
chauffé et coagulé. Le caillé est coupé pour le laisser s'égoutter davantage et il est
consommé tel quel (Lekcir et al., 2019).
Adhghass est composé d'un mélange de colostrum et d'œufs qui est ensuite cuit dans la
zone de l'Aurès (Tounkob, 2016 ; Mahamedi, 2015).
Aghoughlou est fabriqué en Kabylie à partir de lait frais de vache ou de chèvre qui a été
coagulé par la sève du figuier (Tounkob, 2016 ; Mahamedi, 2015).
30
Analyse des articles
Analyse des articles
Introduction
31
Analyse des articles
Méthodologie de l’article 1 :
Echantillonnage
De Février à Mars 2015, trois fromages Klila différents ont été fabriqués à partir du
lait de brebis, de chèvre et de lait de vache dans la région de Sfissifa, à environ 730 kilomètres
d'Alger. Ce dernier est fabriqué par les tribus locales dans les prairies et les montagnes.
Le fromage est fabriqué selon le processus résumé sur la figure 25 en utilisant les trois
types de lait suivants : Le lait de brebis provient de la race locale El Hamra, Le lait de vache
provient de la variété sélectionnée BLA, qui est un croisement entre la variété locale BLL et
la variété Holstein. Le lait de chèvre utilisé pour la fabrication du fromage est un mélange de
deux variétés locales : l'Arabie et les Kabiles.
Analyse sensorielle
24 panélistes ont été engagés pour tester les fromages. En effet trois tests triangulaires
ont été utilisés pour comparer les fromages : chèvre vs vache, chèvre vs brebis et brebis vs
vache. A chaque fois, la procédure normalisée a été suivie : randomisation et codage des
échantillons, utilisation de pain et d'eau. Sur la feuille de résultats, les panélistes pouvaient
également exprimer la difficulté qu'ils avaient trouvée au test de discrimination. Les
descripteurs englobaient les termes suivants : couleur, aspect, odeur, arôme, rance, mauvais
goût. Comme il leur était également demandé de qualifier le type de sensation qui leur
permettait de différencier un produit des deux autres.
Analyses physico-chimiques
Analyse du pH :
Les fromages ont été broyés et mélangés avec de l'eau distillée afin d’obtenir une pâte
diluée (1/10), dont le pH a été mesuré. Les évaluations du pH ont été effectuées en trois
exemplaires avec un pH-mètre, immédiatement après le broyage, et après un délai de 20 min.
32
Analyse des articles
Pour déterminer la matière sèche, une quantité de 5 g de fromage ont été séchée dans
un dessiccateur halogène. Le résultat a été directement exprimé en pourcentage de matière
sèche.
33
Analyse des articles
Dix grammes de fromage ont d'abord été broyés avec 50 ml d'eau distillée. Après
centrifugation (6 000 g /5 min), le surnageant a été prélevé pour analyse. Les acides D- et L-
lactique ont été mesurés avec un kit enzymatique.
Dénombrements microbiologiques
Dix grammes de fromage ont été dilués dans un mélange de citrate trisodique (4% p/v,
50 ml) et d'eau distillée stérilisée à 50 °C (environ 40 ml pour ajuster le poids final à 100 g).
La bouillie résultante (1/10) a été utilisée comme solution mère, et soumise à des dilutions
ultérieures.
iii) Bacillus cereus a été spécifiquement compté sur une gélose Mossel : incubation
aérobie à 30°C pendant 24 à 48 h.
iv) Les spores de bactéries butyriques (BAB) ont été dénombrées dans le bouillon
Bryant-Burkey modifié par Bergère selon la méthode du nombre le plus probable : incubation
anaérobie pendant 7 jours à 37°C.
v) Les Lactobacillus présumés mésophiles ont été recherchés sur la gélose MRS (De
Man et al., 1960) : incubation anaérobie à 30°C pendant 48 à 72 h.
vi) Les Escherichia coli positifs à la -glucuronidase ont été dénombrés sur la gélose
PTX : incubation aérobie à 44°C pendant 18 à 24 h.
vii) La recherche de Listeria monocytogenes a été effectuée selon la norme ISO 16140.
Vingt-cinq grammes de fromage râpé ont été incubés dans un bouillon semi-Fraser (225 ml)
34
Analyse des articles
pendant 24 h à 30°C. Les colonies suspectes ont ensuite été observées sur la gélose Compas
Listeria.
viii) Les Salmonella spp ont été recherchées selon la norme ISO 6579. Cette méthode
comporte des cultures successives et un contrôle final sur gélose XLD et gélose Hektoen.
ix) Les Staphylococcus aureus ont été dénombrés sur la gélose Baird-Parker :
Incubation aérobie à 37°C pendant 24 h. En cas de colonies présumées de S. aureus, la
présence de la coagulase a été vérifiée en exposant une culture de 24 h à du plasma de lapin.
x) Les entérocoques ont été dénombrés sur BEA : Incubation aérobie pendant 24 h à
37°C.
xi) Les moisissures et les levures ont été dénombrées sur GGC : Incubation aérobie à
25°C pendant 5 jours.
Les identifications ont reposé sur des observations microscopiques (après coloration
de Gram) et des tests à la catalase.
i) Affiliation métabolique : Ce test a permis de séparer les souches de Lactobacillus selon leur
voie métabolique préférée : homofermentaire, facultative ou strictement hétérofermentaire. La
procédure décrite par Demarigny et al., (1997) a été appliquée.
ii) Le type d'acide lactique produit a été vérifié sur une culture bactérienne de 24 h (M17 ou
MRS) avec un kit enzymatique.
35
Analyse des articles
Caractérisations génotypiques
Tous les isolats ont été caractérisés sur la base de leur profil REP-PCR. La REP-PCR a
été réalisée avec les amorces Rep1R-Dt et Rep2-D selon la méthodologie suivie par Gemelas
et al., (2013). L'identification finale a reposé sur le séquençage de l'ADN 16S. Celui-ci a été
réalisé par la société LGC Genomics (Berlin, Allemagne). Les séquences ont été analysées
grâce à la base de données NCBI ([Link]
Analyses statistiques
À l'aide du logiciel XLSTAT (Microsoft, 2010) toutes les analyses statistiques ont été
réalisées.
Résultats de l’article 1 :
Analyses sensorielles
Les trois tests triangulaires ont abouti aux mêmes résultats : 15 panélistes sur 24 ont
donné la bonne réponse. Selon le test binomial (1/3), la probabilité est très significative (<
1%). D'un point de vue sensoriel, les fromages étaient dissemblables, même si les différences
étaient rares. En général, les dégustateurs ont eu du mal à séparer le lait de chèvre des
fromages au lait de brebis (pâte dure + très dure : 91%) et le lait de chèvre des fromages au
lait de vache (pâte dure + très dure : 80%). En revanche, 50% des dégustateurs ont trouvé
facile de différencier les fromages au lait de brebis des fromages au lait de vache. Les raisons
de la différence observée entre les fromages n'ont pas été systématiquement enregistrées. En
général, la couleur et l'odeur ont été citées comme les principaux facteurs de discrimination, et
moins fréquemment l'arôme et l'aspect. Dans quelques rares cas, les sensations de
rancissement (pour les fromages au lait de chèvre par rapport aux fromages au lait de brebis)
et le mauvais goût ont également été signalés.
Résultats analytiques
Si l'on regarde spécifiquement les populations microbiennes, elles étaient assez faibles.
A l'exception de la numération totale et du niveau des levures et des moisissures, les autres
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Analyse des articles
populations étaient toutes inférieures à 6 log (ufc)/g. Aucune trace de Samonella, E. coli, S.
aureus et L. monocytogenes n'a été trouvée. Les bactéries sporulées (BAB et B. cereus,
Bacillus spp) étaient également indétectables ou à des niveaux très faibles. En outre, plus le
niveau de lactobacilles présumés était faible, plus le nombre total de bactéries était élevé. Et la
même tendance s'est opposée au niveau des spores de BAB et à la population présumée
d'Enterococcus.
Toutes les données physicochimiques et microbiennes ont été regroupées par une
analyse en composantes principales (résultats non montrés). Chaque fromage était clairement
séparé des autres. Par exemple, les fromages au lait de brebis étaient caractérisés par un faible
pH (4,25) et un faible taux de lactate (694 mg/100 g), mais des niveaux plutôt élevés
d'entérocoques et de lactobacilles (respectivement, 4,41 et 5,43 log (ufc)/g).
D'un point de vue général, nous avons pu observer une forte corrélation positive entre
les numérations totales et l'Aw (r = 0,938) et une corrélation négative entre les niveaux
présumés de lactobacilles, Enterococcus et Bacillus spp (r > 0,980). L'incidence du pH sur les
numérations microbiennes était moins évidente, sauf pour celles des entérocoques (r = -
0,963).
Caractérisations microbiennes
Un total de 41 colonies a été isolé à partir de l'analyse des trois fromages, 26 sur la
gélose MRS (lactobacilles présumés) et 15 sur BEA (entérocoques présumés). Tous les isolats
se sont avérés être Gram positifs et négatifs à la catalase. Les isolats de BEA étaient des cocci
ronds (10) ou effilés (5). Cinq des 26 isolats de l'échantillonnage MRS présentaient une forme
entre le coccus et les bâtonnets. L'aspect des colonies (le morphotype) était presque le même
quelle que soit l'origine de l'échantillonnage. En général, elles étaient rondes, lisses, convexes
et blanches.
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Analyse des articles
Caractéristiques Lait de brebis Klila Lait de chèvre Klila Lait de vache Klila
Nombre total 5.19 6.48 5.24
Levures et moisissures > 5.7 > 5.7 > 5.7
Bacillus < 0.30 < 0.30 2.05
Bacillus cereus < 0.70 < 0.70 3.63
Bactéries de l'acide butyrique 1.00 2.30 2.60
(Clostridium)
Lactobacillus 5.43 3.69 6.15
Enterococcus 4.41 3.43 3.44
pH 4.25 4.46 4.40
Aw 0.368 0.467 0.320
Matière sèche 94.51 94.97 93.18
Acide lactique 0.694 1.008 1.210
Graisse 29.33 20.33 25.33
Graisse sur matière sèche 31.03 21.41 27.18
Les données sont exprimées en log (ufc)/g (populations bactériennes), g/100 g de fromage
(matière sèche, acide lactique, matière grasse) et % (matière grasse sur matière sèche).
Figure 26: Distribution des isolats selon le séquençage de l'ADN 16S en fonction du milieu
de culture utilisé
38
Analyse des articles
Le séquençage de l'ADN 16S des isolats a conduit aux résultats présentés sur la figure
3. Sur MRS, près de 70% des isolats appartenaient au genre Lactobacillus, et plus précisément
à l'espèce Lb plantarum. Sur BEA,
Ec : Enterococcus, Lb : Lactobacillus, Ln : Leuconostoc. Les souches des fromages au lait de brebis, au lait de
chèvre et au lait de vache sont notées respectivement (a), (b) et (c).
80% des isolats appartenaient à l'espèce Enterococcus durans. Les autres espèces (Lb
fermentum, Pediococcus pentosaceus, Leuconostoc pseudomesenteroïdes, Ec hirae et Ec
faecium) étaient moins fréquemment observées. Aucun lien n'a été détecté entre les espèces
identifiées et le type de fromage.
Les Lactobacilles ont été séparés selon le test proposé par Kandler et Weiss (1986),
c'est-à-dire la production de CO2 en présence de glucose et/ou de gluconate. Cependant, ce
test s'est avéré inapproprié lorsque nous avons croisé les résultats avec ceux obtenus par le
séquençage. Seuls 6 Lb plantarum ont été identifiées comme facultativement
39
Analyse des articles
Les isolats ont été caractérisés sur la base de leur profil REP PCR (Figure 26). Les
souches de Lb plantarum ont été divisées en 7 groupes, contenant respectivement 10, 5, 4, 3,
1, 1, 1 isolats (Figure 4A). Il est intéressant de noter que dans chaque groupe contenant plus
d'un isolat, nous avons systématiquement trouvé des souches provenant de deux fromages ou
même des trois types de fromage. Ceci a également été observé pour les souches
d'Enterococcus - 4 clusters (Figure 26B).
40
Analyse des articles
Figure 27: Dendrogrammes dessinés par UPGMA de la valeur de corrélation des modèles
REP-PCR normalisés de A) Lactobacillus plantarum et B) Enterococcus spp obtenus avec les
amorces Rep1R-Dt et Rep2-D. : Dendrogrammes dessinés par UPGMA de la valeur de
corrélation
Les souches provenant de fromages au lait de brebis, de chèvre et de vache sont
indiquées respectivement en a), b) et c). Les lignes pointillées horizontales indiquent les
séparations entre les clusters tandis que les lignes pointillées verticales correspondent au
coefficient de similarité (80%).
41
Analyse des articles
Méthodologie de l’article 2 :
2.1. Origine des échantillons :
En mars-avril, un total de 21 échantillons de fromage Klila, séché, fabriqué à partir de
lben de l'espèce bovine (07 échantillons), de l'espèce caprine (07 échantillons) et de l'espèce
ovine (07 échantillons), ont été collectés dans différentes fermes d'élevage et chez des
éleveurs de la région des Bibans, dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj, au nord-est de
l'Algérie.
2.2. Analyses physico-chimiques :
Les analyses physicochimiques reposent sur la détermination de cinq tests : le pH,
l'acidité en degrés Dornic (°D), la conductivité en millisiemens/centimètre (ms/cm), la teneur
en matière sèche (pourcentage) et la teneur en cendres.
2.3. Analyses microbiologiques :
Selon les méthodes établies en 2012 par Corry et al., les analyses microbiologiques
impliquent la réalisation d'estimations des charges microbiennes moyennes (dénombrement
en ufc/gr* : unité formant colonie/gramme de fromage) de la flore distincte et des deux
espèces microbiennes (Salmonella sp et Staphylococcus sp). Le tableau 7 présente les
protocoles utilisés, ainsi que le milieu de culture et d'enrichissement utilisé et la température
d'incubation idéale. Les résultats ont été comparés aux normes Algériennes (Anonyme,
1998).
42
Analyse des articles
43
Analyse des articles
Résultats de l’article 2 :
44
Analyse des articles
Discussion
Les résultats obtenus par Benamara et al., (2016) ont montré qu'à l'exception de la
matière sèche, les trois types de fromages étaient nettement différents, de sorte que les
résultats obtenus par Leksir et Chemmam (2015) et Guetouache et Guessas (2015) étaient
similaires à ces derniers, comme exemple, la gamme de pH qui varie entre 4,2 à 4,5 mais un
peu plus élevés que ceux rapportés par Rhiat et al., en 2013. Alors que les mesures pour la
matière sèche étaient plus élevées que les valeurs précédemment rapportées, très
probablement selon Claps et Morone, (2011) en raison des différences dans la méthode de
fabrication du fromage. L'Aw de Klila était assez faible (0,467) en raison du taux élevée de
matière sèche. Etant donné que d’après Cuvillier (2005) la diminution de l'Aw en dessous de
0,06 est une garantie contre l’altération ; elle s'explique par le chauffage, le pressage et le
séchage du caillé.
Par rapport à la teneur en graisse du Klila, il y a une certaine différence entre leurs
résultats et ceux rapportés par Harrati en 1974 (entre 20 et 29 g/100 g contre 17 g/100) et
ceux de Boubekri et Ohta (1996) qui ont collecté des données dans deux régions algériennes
(Batna et Sétif) or que leurs données ont été pris au niveau de la Wilaya Naama. Donc le taux
de gras peut varie significativement en fonction de la saison, de la race et du régime
alimentaire, ainsi que d'une région à l'autre. Si l'on considère le rapport entre la matière grasse
et la matière sèche (entre 21 et 31 g/100 g), on peut conclure que le Klila est un fromage à
pâte dure pauvre en matières grasses et riche en protéines (Lahsaoui, 2012).
Selon Benamara et al., (2016), les études sensorielles ont révélé que les trois variétés
de fromages pouvaient être distinguées sans aucun doute sur la base de leur couleur et de leur
odeur, ainsi que, dans une moindre mesure, de leur arôme et de leur aspect. Alors que la
couleur était principalement due à la cuisson du lait acidifié Lben, l’arôme forte était le
résultat de la matière sèche élevée. En revanche d’après Walther et al., (2008), les composés
aromatiques et les substances sapides étaient concentrés dans l'humidité résiduelle du
fromage, ce qui les rendait plus perceptibles. D’autre part, Mallatou et al., (2003) ont
45
Analyse des articles
comparé le degré de lipolyse dans trois fromages grecs frais Teleme fabriqués avec du lait de
brebis, de vache ou de chèvre. Malgré le fait qu'il y ait certaines différences entre les quantités
d'acides gras à chaînes courtes et longues, le goût des trois fromages n'a pas été affecté. Ceci
est conforme (cela correspond) à leur hypothèse selon laquelle la matière sèche élevée de
Klila explique les différences sensorielles plutôt que d'autres facteurs.
Benamara et ses collaborateurs ont observé également de fortes corrélations entre les
paramètres physico-chimiques et diverses populations microbiennes, y compris l'Aw. L'Aw
s'est avéré être liée à des niveaux élevés de lactobacilles, d'entérocoques et de bactéries
sporulées. Ces populations n'étaient pas nécessairement favorisées par la diminution de l'Aw,
mais elles étaient incontestablement moins affectées que les autres bactéries. Sachant que les
Bacillus spp et les bactéries de l'acide butyrique (Clostridium butyricum et Clostridium
tyrobutyricum) étaient dormants puisque la méthode que nous avons utilisée était conçue
spécifiquement pour la détection des spores. Le soufflage tardif est causé par C.
tyrobutyricum. Sa voie métabolique unique convertit le lactate en acide butyrique, CO2 et
hydrogène gazeux (Jakob, 2011).
En comparaison avec les résultats obtenus par Guetouache et Guessas, (2015), qui
étaient d'environ 2,0 log (ufc)/g, le nombre de levures et de moisissures détectées dans leur
Klila était extrêmement élevé (> 5,7 log (ufc)/g). Plusieurs explications peuvent être avancées
pour expliquer cet écart, dont les conditions d'hygiène et la contamination de l’air (Cuvillier,
2005). De ce fait, Benamara et al., ont supposé que ces populations sporulées soient à
l'origine de certains, voire de la totalité, des niveaux élevés de numération totale.
Comme Oliver, (2005) le suggérait et aussi en Benamara et al., que ces niveaux sous-
estiment le niveau réel d'entérocoques à Klila, car ces bactéries peuvent entrer dans un état
viable mais non cultivable (VBNC). Ceci est particulièrement vrai pour Ec faecium et Ec
hirae. La prédominance d'Ec durans dans nos fromages est difficile à débattre car aucune
recherche antérieure n'a indiqué que cette espèce est particulièrement xérotolérante. Dans nos
recherches, la grande majorité des souches isolées ont été classés comme faiblement
producteurs d'acides.
Ces résultats sont conformes à ceux obtenus précédemment en 1997 par Cogan et al.,
qui ont constaté que la majorité des isolats d'Enterococcus étaient incapables de maintenir un
pH inférieur à 5,3 dans le lait. On peut supposer que la population d'Enterococcus a joué un
rôle dans la production du fromage, notamment pendant la phase d'acidification. Et le
traitement thermique les a rendus quelque peu inactifs.
Les niveaux de Lactobacillus varient fortement d'un fromage à l'autre, allant de 3,69 à
6,15 log (ufc)/g. Cette observation rejoint les résultats de Boubekri et Ohta, (1996). Ces
chercheurs ont découvert que la composition microbiologique des fromages Klila varie
beaucoup d'une région à l'autre, les teneurs en Lactobacillus, Enterococcus, Pediococcus et
Leuconostoc variant fortement.
La majorité des isolats qui ont été trouvé appartenaient à l'espèce Lb plantarum (65%),
suivie de Pediococcus pentosaceus (12%), Leuconostoc pseudomesenterodes (8%), et
Lactobacillus fermentum (5%). (4 %). D'autres souche n’a pas été identifiés ou ont été
identifiés comme Enterococcus. L'utilisation de la technique de Kandler et Weiss, (1986)
pour distinguer les lactobacilles sur la base de la capacité fermentative s'est avérée inefficace
et a donné des résultats inattendus. Ils ont remarqué que ce test pouvait échouer dans certains
cas en utilisant des lactobacilles provenant d'autres fromages (Demarigny, communication
personnelle).
Par rapport aux isolats d'Enterococcus, les souches isolées sur milieu MRS étaient
toutes de grands producteurs d'acide lactique. C'est une caractéristique de Lb plantarum (et,
dans une moindre mesure, de Lb fermentum), qui est l'un des germes les plus acides de la
famille des bactéries lactiques (Vescovo et al., 1993 ; Todorov et Gombossi de Melo, 2010).
Lb plantarum est fréquemment retrouvé dans les produits végétaux naturellement fermentés
en association avec d'autres bactéries hétérofermentaires comme Leuconostoc (Demarigny et
47
Analyse des articles
al., 2012). Cette bactérie est également un acteur majeur de l'étape de maturation du processus
d'affinage des fromages. Par conséquent, nos résultats ont répondu à nos attentes.
Contrairement à Pediococcus, un germe que l'on trouve couramment dans les vieux
fromages à pâte dure (c'est-à-dire Grana), Lb plantarum n'est généralement pas classé comme
un xérotolérant dans la littérature. Bouton et al., (2016) ont récemment rapporté avoir trouvé
des spores de Lb plantarum sur un foin sec. Cela indique que cette espèce peut contribuer à la
biopréservation des aliments fermentés même dans des circonstances difficiles (faible pH,
faible Aw, etc.) et peut avoir des capacités xérotolérantes.
Meribai et al, 2017 ont déterminé que Klila a un pH moyen de 04,47 et une acidité
moyenne de 27,71 °D sur la base d'études physico-chimiques, or que Leksir et Chemmam,
(2015) avaient noté des pH oscillants entre 04.35 et 04.99 et des valeurs d’acidité de 24,3ºD à
54ºD lors d'une recherche sur huit échantillons de Klila fabriqués avec différents laits (vache,
chèvre et brebis) recueillis dans diverses localités de l'extrême Est de l'Algérie (Guelma, Souk
Ahras et Oum El Bouaghi). En outre, Mennane et al., (2007) ont trouvé des valeurs de pH
allant de 4,7 à 3,8 dans un lot de 23 échantillons frais de Klila provenant du Maroc. Sachant
que ces chiffres représentent l'acidité du fromage.
D’après Tamime et O'Connor (1995) ; Abdelsalam et Benkerroum (2006) et
Pogacic et al., (2013), le pH acide est dû à l'activité fermentaire de la flore lactique indigène
adaptée au fromage Klila. D’autre part, Boubekri et Ohta, (1996) ont utilisé deux
48
Analyse des articles
échantillons de Klila séchés pendant quatre semaines sur les hauts plateaux de l'Est de
l'Algérie (Sétif : K1 ; Batna : K3). Ils ont constaté que les espèces Enterococcus faecalis et
Ec. faecium suivies de Lactobacillus sp dominent l’échantillon K1, alors que les espèces
Pediococcus sp suivies de Leuconostoc sp, dominent l’échantillon K3.
Selon des recherches menées par Guetouache et Guessas 2015 ; Leksir et Chemam
2015, le Klila algérien présente des normes d’hygiène acceptables. Il semble que la texture
extra-dure de ce produit artisanal, obtenue après séchage, ainsi que sa nature granuleuse, qui
présentait de faibles niveaux d'activité de l'eau, aient contribué à l'élimination de toute
croissance de la flore microbienne.
Premièrement, Benamara et al., (2016) ont marqué l’absence d’espèce pathogène et/ou
toxinogènes (Salmonella, E. coli, S. aureus et L. monocytogenes), ce qui a aussi été trouver
par Meribai et al., en 2017 (l’absence quasi-totale de Salmonella sp et Staphylococcus sp).
Deuxièmement, les auteures des 2 articles indiquent que la présence des espèces
pathogène dans le klila se référé au niveau d’hygiène de la matière première vu que
Benamara et al., en 2016 ont supposé avec Jakob (2011) et Cuvillier, (2005) que les
pratiques hygiéniques, la contamination initiale du lait et la durée de stockage expliquent ces
variations entre les études. En effet, dans une enquête microbiologique portant sur 153
échantillons de fromages au lait cru fabriqués en Wallonie (Belgique), Vivegnis et al., (1998)
ont découvert que les niveaux de contamination étaient plus faibles dans les petits ateliers
(échelle artisanale) que dans la fabrication à l'échelle industrielle.
Enfin, les dénombrements des flores bactériennes qui ont été fait en 2017 par Meribai
et al., afin de déterminer le taux de contamination par les coliformes totaux, fécaux, flores
indologènes et Streptocoques du groupe D était faible (situées dans les normes), cette dernière
confirme ce qui a été trouvée par Benamara et al., en 2016 à partir des résultats obtenus entre
5,0 et 6,5 log (ufc)/g, sachant que Leksir et Chemmam, (2015) et Guetouache et Guessas,
(2015) ont rapporté des valeurs plus faibles : entre 3,1 et 3,8 log (cfu)/g, ce qui explique que
la présence de microbes à l'intérieur des fromages qui peut donc être surprenante. En dernier,
ils constatent qu’il y a une forte corrélation entre les paramètres physicochimiques et certaines
populations microbiennes de sorte qu’un faible taux d’Aw et de pH ne permet pas la
croissance microbienne.
49
Conclusion
Conclusion
Le Klila est un fromage algérien typique fabriqué depuis des générations. Sa forte
teneur en matière sèche (plus de 80%) lui permet d'être conservé sur de longues périodes sans
risque d'altération microbienne. Il semble que le taux faible d’activité de l’eau, ainsi que sa
consistance granuleuse agissent pour empêcher tout développement de la flore microbienne.
Ainsi, les tests microbiologiques réalisés par les auteurs des 2 articles ont indiqué que ce
produit local répond aux normes sanitaires. Enfin, ils ont trouvé que les différentes étapes du
processus, qui conduit à une concentration des substances aromatisées, sont les plus
susceptibles d'avoir un impact sur l'équilibre aromatique.
50
Références
bibliographiques
Références bibliographiques
• Barone, G., Dambrosio, A., Storelli, A., Busco, A., Ioanna, F., Quaglia, N. C.,
Storelli, M. M. (2018). Traditional Italian cheeses: Trace element levels and
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