Évolution du système digestif chez les animaux
Évolution du système digestif chez les animaux
*Si vous disposez d’un ordinateur ou d’une tablette avec un stylet, vous n’êtes pas tenus de l’imprimer en
version papier, mais vous devrez apporter en classe votre matériel électronique afin de compléter les notes
trouées durant les cours.
AUTOCONSERVATION
A) Lectures
Après avoir produit un état des connaissances ainsi qu’un réseau de concepts, révisé et intégré les
différentes notions puis répondu aux questions formatives, vous devez être en mesure de :
- Citer et expliquer les étapes évolutives de la fonction digestive chez les Animaux.
- Décrire et localiser précisément chacune des parties du système digestif ainsi que les glandes
annexes au tube digestif des Mammifères.
- Décrire la structure histologique des différentes sections du tube digestif humain et établir des
liens structure/fonction.
- Décrire la digestion mécanique et chimique dans les différentes régions du tube digestif humain.
- Décrire l’absorption des divers produits de dégradation des glucides, lipides, protéines et acides
nucléiques.
- Expliquer les principales fonctions accomplies par le foie, en relation avec la digestion et
l’absorption.
- Faire des liens pertinents entre le système digestif et le système cardiovasculaire
N1-2
INTRODUCTION :
Pour vivre, tout être vivant doit se nourrir afin de renouveler son potentiel énergétique et les matériaux de
construction nécessaires au maintien de l’organisme. Ces nutriments sont essentiels à la confection des
macromolécules organiques (glucides, lipides, protéines et acides nucléiques).
Tandis que les composés inorganiques peuvent être prélevés directement dans l’environnement (air, eau, sol,
etc.), il en est tout autrement des composés organiques nécessaires à la production d’ATP et des chaînes
carbonées des macromolécules. Il existe en fait deux types d’organismes selon les moyens qu’ils utilisent pour
se procurer des composés organiques :
Autotrophe :
Exemple :
Hétérotrophe :
Exemple :
N1-3
Voici les trois tendances principales apparues au cours de l’évolution quant à la fonction digestive chez les
Animaux :
a) le passage d'une digestion intracellulaire (Protistes et Porifères) à une digestion mixte i.e. intracellulaire et
extracellulaire (Cnidaires, Plathelminthes (Vers plats) et Nématodes (Vers ronds)) et finalement, à une digestion
exclusivement extracellulaire (Annélides, Mollusques, Arthropodes, Échinodermes et Cordés);
b) le passage d'un appareil cavitaire à une seule ouverture (Cnidaires et Plathelminthes (Vers plats)) à un
appareil tubulaire à deux ouvertures : la bouche et l'anus (Nématodes (Vers ronds), Annélides, Mollusques,
Arthropodes, Échinodermes et Cordés);
c) chez les organismes triploblastiques, l'apparition d'un troisième feuillet embryonnaire, le mésoderme, qui
a favorisé le développement du cœlome, une cavité remplie de liquide qui confère une certaine protection
aux organes et leur permet de croître et de bouger indépendamment de l’enveloppe corporelle externe,
i.e. sans provoquer de déformations apparentes.
N1-4
La complexité du système digestif va généralement de pair avec la complexité générale et le degré d'évolution
de l'animal. Avant d’étudier les principales structures apparues au cours de l’évolution, il serait fort utile de
se rappeler en mémoire la phylogenèse fondée sur les plans d’organisation corporelle de certains
embranchements animaux.
Parazoaires
Diploblastique à
symétrie radiaire
Coelomates
Triploblastique à
symétrie bilatérale
Coelomates
Acoelomates
Coelomates
Coelomates
Pseudocoelomates
Coelomates
P.S. Cet arbre phylogénétique n’est PAS à apprendre par cœur !!!
N1-5
L’ingestion se fait généralement par endocytose. Cette vacuole digestive se fusionne avec un lysosome
afin que les enzymes digestives entre en contact avec la nourriture. La digestion intracellulaire unique est
retrouvée chez les Unicellulaires et les Porifères.
Chez les animaux moins complexes tels que les diploblastiques (Cnidaires) et les triploblastiques acœlomates
(Plathelminthes (Vers plats)) :
La cavité a une seule ouverture qui agit donc comme bouche et anus.
Les cellules qui tapissent l'intérieur de la cavité sont les cellules du GASTRODERME
Quel est l’avantage pour un organisme qu’une première digestion extracellulaire s’effectue dans la
cavité gastrovasculaire si, au bout du compte, la digestion se termine dans une vacuole digestive?
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N1-6
À partir des triploblastiques pseudocœlomates, tels que les Nématodes (Vers ronds), il y a apparition du tube
digestif à deux orifices distincts. Toutefois, il s’y effectue encore de la digestion mixte, soit une digestion
extracellulaire dans la lumière du tube, suivie d’une endocytose des particules partiellement digérées,
entraînant la formation d’une vacuole digestive où se déroule la digestion intracellulaire.
Chez les animaux plus complexes tels les triploblastiques cœlomates (Annélides, Arthropodes, Mollusques,
Échinodermes et Cordés), la digestion s’effectue dans un tube.
Quels avantages (2), par rapport à la cavité gastrovasculaire, a entraîné l’apparition du tube
digestif?
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N1-7
Particules
UNICELLULAIRES Fig. 28.17, p. 663 INTRACELLULAIRE
nutritives
Nommez le compartiment
spécialisé où s’effectue ce
type de digestion : __
_____________________
Ex : Protistes Vacuole digestive
Oscule Choanocyte :
PLURICELLULAIRES PARAZOAIRES Cellule formant INTRACELLULAIRE
des vacuoles
nutritives pour
Définissez parazoaires : ___ Nommez le compartiment
Spongocœle* faire entre les
particules spécialisé où s’effectue ce
nutritives
_______________________ type de digestion : __
_______________________ _____________________
Courant d’eau
contenant des
particules nutritives. * le spongocœle n’est PAS une
Elles entrent dans la cavité gastrovasculaire,
cavité grâce aux
porocytes puisque l’oscule ne joue pas le
rôle de bouche et d’anus (les
Fig. 33.4, p. 757 particules entrent par les
Ex : Porifères (Éponges) porocytes et les éléments non
digérés sortent par l’oscule).
(O/N)?________
Ex : Cnidaires
(Hydres,
Anémones et
Méduses)
N1-8
2. Intracellulaire :
Nommez le compartiment
spécialisé où s’effectue ce
Ex : Nématodes (Vers ronds) type de digestion : __
_____________________
_______________________
Ex : Annélides, Mollusque, Arthropodes,
Échinodermes et Cordés
N1-9
- Lire la mise en situation et les consignes de l’APP aux pages N1-11 à N1-13 dans les notes de
cours;
- Faire les lectures recommandées dans votre manuel Campbell Biologie (voir pages N1-14 et
N-15 dans les notes de cours);
- Compléter le tableau État des connaissances aux pages N1-14 et N1-15 dans les notes de
cours;
- Répondre aux questions au bas des pages N1-16 à N1-28 dans les notes de cours.
Mise en situation
« Non, merci, c’est trop gras pour moi. J’ai eu une pierre dans la vésicule biliaire et on me
l’a enlevé. J’ai pris la décision de changer mes habitudes alimentaires et de manger moins
gras. »
Julien s’étonne : « Il te manque un bout de ton tube digestif ? Tu ne peux plus digérer les
aliments gras ? Woo, comment tu fais ? »
Frédéric s’exclame : « Le foie et la vésicule biliaire ne font pas partie du tube digestif (1),
Man ! Lis ton livre ! Ce sont des organes annexes. Me semble que leurs fonctions ne sont
pas directement digestives (2 et 3). Je me rappelle que comme nous sommes hétéro…
quelque chose… Arrête de rire, je parle du système digestif, pas reproducteur ! Ouais,
bon, le mot me manque mais il veut dire qu’on ne fait pas comme les plantes…. »
« Je peux toujours digérer les graisses. La vésicule biliaire ne sert qu’à accumuler la bile et
la concentrer. Et la bile, elle ne sert pas directement à digérer. Bref, c’est simple et
complexe à la fois, le système digestif… Il ne suffit pas de mastiquer pour se nourrir, j’en
sais quelque chose. Toutes les parties du système digestif collaborent entre elles et
aussi avec les autres systèmes (2 et 3). Votre grosse poutine par exemple. Fromage,
sauce brune, patates…. Hum ! C’est… »
« Héhé, je sais, si ça ressort, ça n’a jamais vraiment fait partie de nous. C’est resté dans
le tube, à l’extérieur de nous en quelque sorte ! Vous savez, on pourrait faire un test !
Avalez un fil avec un truc non dégradable attaché à l’autre bout !!!! Il pourrait ressortir,
et… Non, je blague, c’est dangereux et les différents segments du tube (1) mesurent
ensemble plusieurs mètres de longueur car ils ne servent pas qu’à nous permettre
d’intégrer des aliments une fois digérés. D’ailleurs, il a aussi plusieurs couches
spécialisées (1), je crois. La dernière fois que j’ai eu la gastro, le médecin m’a parlé
d’absorption d’eau et d’électrolytes (3)… Je sais des choses, quand même ! »
Julien ajoute : « Pas grave, viens avec moi à la cuisine, tu me diras ce que tu veux
manger! »
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Faites plusieurs lectures attentives de ce texte. N’hésitez pas à souligner des mots et/ou
des phrases qui vous semblent importantes (certains concepts sont déjà en gras), faites
des schémas si nécessaires. Faites vos lectures dans le manuel, fouillez sur internet et à la
bibliothèque si le cœur vous en dit ! N’oubliez pas d’avoir rempli l’état des connaissances
pour votre première rencontre de groupe d’apprentissage coopératif ! C’est essentiel
pour valider votre compréhension!
Ainsi, pour le réseau de concepts que vous ferez en groupe d’apprentissage coopératif:
Certains mots ont été mis en gras, ceux-ci vous permettront de cerner les principaux
concepts à l’étude pour le présent chapitre.
- Concept 2 :
Doit porter sur les différents types de digestions exécutées par le système
digestif et leurs caractéristiques (types, endroits, fonction) ;
N1-13
- Concept 3 :
Doit porter sur les autres fonctions remplies par le système digestif et leurs
caractéristiques (endroits, rôle accompli) ;
Les Concepts 2 et 3 sont les plus larges et seront donc ceux qui seront le plus à
développer lors de l’élaboration de votre réseau.
Une fois bien cernés, ces concepts devront être intégrés en réseau avec insertion de
figures. Le produit fini vous aidera sûrement dans votre compréhension du chapitre à
l’étude !
APP 1 : État des connaissances préliminaire (individuel avant le premier cours par APP)
Lecture des pages 988 à 998 du chapitre 41 de votre manuel. La partie concernant l’évolution du système digestif sera vue de façon magistrale
(Les compartiments de la digestion, concept 41.2, pp 990 à 991). Elle doit être lue mais ne fera pas l’objet de cet APP.
Concept 41.2 : La
transformation des aliments,
pages 988 et haut de la page
990 (avant "Les
compartiments de la
digestion")
Organisation
structure/fonction du
système digestif
IMPORTANT !!
Les pages 1006 à 1008 constituent des résumés et des questions formatives utiles afin d’approfondir votre compréhension de ce chapitre.
N’oubliez pas que votre participation active est essentielle à l’avancement de votre équipe d’apprentissage coopératif et qu’il est de votre
responsabilité de chercher à comprendre les concepts qui vous paraissent plus compliqués.
N1-16
Document 1
Décrivez le parcours de la nourriture dans le tube digestif et expliquez la fonction de chacun des segments
ainsi que des organes annexes lors de sa transformation.
Langue
Parotide
Cavité Glandes
buccale Sublinguale
salivaires
Submandibulaire
Pharynx
Œsophage Estomac
Pancréas
(Rate)
Foie
Vésicule
biliaire
Côlon transverse
Duodénum Côlon descendant
Intestin
Jéjunum
grêle Côlon ascendant
Iléon Gros
Caecum intestin
Côlon sigmoïde
Rectum
Appendice vermiforme
Anus Canal anal
La rate et les différentes sections du côlon (en italique) ne sont PAS à savoir…
Quelle est la différence entre le tube digestif et les organes (glandes) annexes ? Expliquez.
Donnez les deux raisons pour lesquelles tout animal doit digérer la nourriture qu’il consomme.
N1-17
Document 2
Expliquez d’où proviennent toutes les sécrétions qui se retrouvent dans le duodénum de l’intestin grêle.
Document 3
Estomac
Pancréas
Entéropeptidase liée à la
bordure en brosse de
Zymogènes l’intestin grêle
Trypsinogène Trypsine
Chymotrypsinogène Chymotrypsine
Procarboxypeptidases Carboxypeptidases
(pancréatique et intestinale)
Document 4
Nommez et expliquez le rôle des principales enzymes digestives retrouvées dans le système digestif humain (document de
révision)
+ *TRYPSINE +
(polypeptides → polypeptides
plus petits) LIPASE
AMYLASE CHYMOTRYPSINE NUCLÉASES
Suc PANCRÉATIQUE
PANCRÉATIQUE (polypeptides → polypeptides PANCRÉATIQUES
pancréatique plus petits) (triacylglycérol →
(polysaccharides plus (acides nucléiques →
du pancréas CARBOXYPEPTIDASE glycérol + acides gras
petits → maltose) nucléotides)
PANCRÉATIQUE + monoacylglycérols)
(polypeptides plus petits→
Duodénum de acides aminés)
Document 5
Expliquez l’émulsion des graisses par les sels biliaires présents dans la bile.
Région
Région hydrophile
hydrophobe
Gouttelettes d’émulsion
recouvertes de sels biliaires
Quelle caractéristique fonctionnelle possèdent les sels biliaires pour être capables
d’émulsionner les graisses ? Indice : voir les phosphoglycérolipides à la page 82 de votre
manuel.
N1-21
Document 6
Expliquez les transformations subies par les graisses (triacylglycérols ou triglycérides) lors de
leur digestion et de leur absorption ? (Voir également la figure 41.13, p.997)
: Lipase pancréatique
: Glycérol
: Acide gras
Étape 2 : Monoacylglycérol
C
V
C : Cholestérol
V : Vitamine liposoluble
1) Les sels biliaires de la bile sont amphipathiques, ce qui émulsionne les molécules
hydrophobes (triacylglycérols, cholestérol, vitamines liposolubles) pour former
des gouttelettes d’émulsion.
2) La lipase pancréatique dégrade les triacylglycérols et les diacylglycérols
émulsionnés en glycérols, acides gras et monoacylglycérols.
N1-22
Document 6 (suite)
C
V
C
V C
V
C
V
Micelles
Microvillosité
C
Absorption V
Étapes 3 à 6
Épithélium
Chylomicron
C V
Muqueuse
Vaisseau chylifère
Capillaire sanguin
Lamina propria
Document 7
Nommez les voies de circulation empruntées par les différents nutriments pour se rendre au foie
après avoir été digérés et absorbés.
* Notez que 5% de l’eau provenant des aliments ainsi que les vitamines produites par les bactéries de la flore
normale du gros intestin sont plutôt absorbées au niveau du gros intestin.
Quelle conclusion pouvez-vous tirer quant à la nature des nutriments qui intègrent directement le
système sanguin ? Qui intègrent d’abord le système lymphatique ?
N1-24
Document 8
Décrivez le trajet des nutriments qui circulent dans le sang et celui des chylomicrons dans la
lymphe pour se rendre au foie.
Capillaires pulmonaires
POUMONS
Artères pulmonaires
Veines pulmonaires
INTESTIN GRÊLE
Vaisseaux lymphatiques
Vaisseaux chylifères
(capillaires lymphatiques)
Capillaires systémiques
Quels sont les nutriments qui circulent dans le sang ? Dans la lymphe ? Pourquoi y a-t-il deux
trajets pour se rendre à la même destination ?
N1-25
Document 9
Nommez et expliquez le rôle des différentes couches histologiques retrouvées tout le long du
tube digestif.
Plexus myentérique
Plexus sous-muqueux
Glandes de la sous-muqueuse
Épithélium
Lamina propria
Musculaire
muqueuse
Sous-Muqueuse
Muscle longitudinal
Muscle circulaire
Épithélium
Tissu conjonctif
Nerf
Glandes de la Lumière
Artère
Mésentère muqueuse
Veine Formation lymphatique
Conduit d’une
glande située à associée à la muqueuse
l’extérieur du (MALT)
tube digestif
La lumière du tube digestif est « dans » notre corps et pourtant ce qui s’y trouve ne fait pas
« partie de nous ». Expliquez et dites ce qui est nécessaire pour que la matière organique
ingérée fasse partie de nous.
N1-26
Document 10
Pourquoi certaines enzymes sont-elles produites sous une forme inactive (zymogène) ? Dans
le cas du pepsinogène, comment est-il activé ?
N1-27
Stratifié (plusieurs couches de cellules) Protection contre l’abrasion par les aliments
dans la cavité buccale et l’œsophage
Simple (une seule couche de cellules) dans Augmentation de la vitesse d’absorption des
l’estomac, l’intestin grêle et le gros intestin nutriments
LUMIÈRE DU TUBE
(en contact avec la nourriture)
Pli circulaire
Épithélium Épithélium
simple stratifié
Glandes à
mucus
(Gros intestin)
Intestin grêle
EXTÉRIEUR DU TUBE
(Aussi : fig. 41.12) (en contact avec la cavité abdominale)
N2-1
SECTION 2 : PHOTOSYNTHÈSE
AUTOCONSERVATION
A) Lectures :
Tous les êtres vivant doivent se nourrir afin de renouveler leur potentiel énergétique et les matériaux
de construction nécessaires au maintien de l’organisme.
1) Molécules inorganiques
2) Molécules organiques
Alors que les composés inorganiques peuvent être prélevés directement dans l’environnement (eau,
air et sol), il en est tout autrement des composés organiques nécessaires à la production d’ATP et
des chaînes carbonées des macromolécules.
Heureusement, les Végétaux sont des autotrophes photosynthétiques qui dépendent seulement de
substances très simples, soit des composés inorganiques (eau, gaz carbonique et sels minéraux) et
de l'énergie solaire, pour produire des composés organiques. Incapables d'une telle activité, les
hétérotrophes qui satisfont leurs besoins avec des substances organiques et inorganiques doivent
trouver dans leur milieu des molécules organiques complexes.
Énergie
lumineuse
Photosynthèse
Respiration cellulaire
Énergie
chimique
N2-3
APERÇU DE LA PHOTOSYNTHÈSE
Comment les Végétaux font-ils pour synthétiser des composés organiques à partir des éléments
essentiels ?
Les Végétaux utilisent l’énergie lumineuse (soleil), le gaz carbonique dans l’air et l’eau du sol
pour synthétiser des composés organiques.
Dioxyde de
carbone
Lumière Dioxygène
Eau
Glucide
Chloroplaste
Photosynthèse et oxydoréduction
Par contre, les réactions d’oxydoréductions n’impliquent pas toutes un transfert complet
d’électron d’un réactif à un autre. Le transfert peut également être partiel, en modifiant le
degré de partage d’un électron mis en commun lors d’une liaison covalente.
Un électron perd de l’énergie potentielle lorsqu’il passe d’un atome faiblement électronégatif
vers un atome fortement électronégatif.
Oxydation :
Réduction :
N2-6
A) RÉACTIONS PHOTOCHIMIQUES
But : Conversion de l’énergie lumineuse (photons) en énergie chimique utilisable par les Végétaux (ATP et
NADPH + H+). Cette énergie chimique sera utilisée au cours du cycle de Calvin pour permettre la synthèse
de molécules organiques.
La lumière absorbée par les pigments photosynthétiques déclenche un transfert d’électrons et de protons
de l’eau vers un accepteur : le NADP+ (nicotinamide adénine dinucléotide phosphate). Cette molécule a
pour fonction d’entreposer les électrons riches en énergie potentielle.
Chez les Végétaux, on retrouve trois types de pigments qui sont impliqués dans les réactions
photochimiques :
- chlorophylle a
- chlorophylle b
- caroténoïdes (dont le -carotène et les xanthophylles)
Lorsqu’un photon frappe une molécule de pigment telle la chlorophylle dans les chloroplastes des feuilles,
il lui fournit l’énergie nécessaire pour faire passer un de ses électrons à un niveau énergétique supérieur.
Ainsi, la chlorophylle passe de l’état fondamental à l’état excité
Énergie potentielle
Cette instabilité ne pourra demeurer éternellement et l’électron excité pourra alors se comporter de
deux façons :
a) Revenir à son état fondamental : Dans ce
cas, l’énergie potentielle emmagasinée est
libérée sous forme de chaleur et de
fluorescence (réémission de photons);
b) Être capturé par une molécule voisine, appelée accepteur primaire d’électrons : Dans ce cas,
l’électron capté ne retourne pas à son état fondamental et se retrouve sur une autre molécule. Il
s’agit d’une réaction d’oxydoréduction.
- Photosystèmes (2 types)
- Chaîne de transport des électrons
Photosystèmes :
Il existe deux types de photosystèmes dans la membrane des thylakoïdes : les photosystèmes 1 et 2. Ils
sont composés des éléments suivants :
④ Les deux électrons excités des chlorophylles a particulières du centre réactionnel ne retournent PAS à
leur état fondamental, mais ils sont plutôt captés par l’accepteur primaire d’électrons. C’est une réaction
d’oxydoréduction.
Une fois que l’énergie est transmise au centre réactionnel et que les deux électrons excités sont captés
par l’accepteur primaire d’électrons, ils doivent suivre un parcours qu’on appelle :
Transport non-cyclique :
Le NADP+ a pour rôle de stocker temporairement les électrons riches en énergie potentielle
provenant de la dissociation de la molécule d'eau.
⑧ et ⑨ ⑤
⑫ et ⑬
⑥
⑩ et ⑪
⑦
① à③
N2-13
⑤ Les deux électrons captés par l’accepteur primaire d’électrons du P700 sont d’abord cédés à la Fd qui
est plus électronégative que l’accepteur primaire d’électrons. Ensuite, les deux électrons excités sont
transférés de la Fd au NADP+, pour former du NADPH + H+ à l’aide de l’enzyme NADP+ réductase. Ainsi, les
électrons riches en énergie potentielle sont emmagasinés dans le NADPH + H+ qui servira de source
d’énergie chimique pour le cycle de Calvin.
⑥ Les deux électrons captés par l’accepteur primaire d’électrons doivent obligatoirement être remplacés
au niveau des chlorophylles a particulières oxydées afin que celles-ci puissent être à nouveau excitées par
des photons. Heureusement, deux électrons provenant du centre réactionnel du photosystème 2 (P680)
viendront réduire la paire de chlorophylles a particulières du P700 qui pourra alors redevenir excitable.
⑦ La captation des photons par l’antenne, le transfert de l’énergie entre les différentes molécules de
pigments accessoires, l’excitation du centre réactionnel ainsi que la captation des deux électrons par
l’accepteur primaire d’électrons se déroule de la même manière dans le photosystème 2 que dans
photosystème 1 (voir les étapes à ). La seule différence réside dans le fait que le centre réactionnel
P680 du photosystème 2 se compose d’une paire de chlorophylles a particulières absorbant la lumière
d’une longueur d’onde de 680 nm.
⑧ Pour se rendre du P680 au P700, les deux électrons suivront un trajet non-cyclique, où ils dévaleront
une chaîne de transport des électrons, composée de différentes molécules insérées dans la membrane
des thylakoïdes.
⑨ La chaîne de transport des électrons comporte une série de molécules positionnées de manière à créer
un gradient d’électronégativité le long de la chaîne, ce qui permet aux électrons excités de se rendre
jusqu’aux chlorophylles a particulières oxydées du P700. Ce transport s’effectue grâce à des réactions
d’oxydoréduction entre les différentes molécules de la chaîne de transport des électrons. En effet,
l’accepteur primaire d’électrons se trouve à proximité d’une molécule appelée plastoquinone (Pq). Cette
dernière est plus électronégative que l’accepteur primaire d’électrons et lui arrache donc les deux
électrons excités. C’est encore une fois une réaction d’oxydoréduction. Toutefois, un complexe de
molécules appelé complexe de cytochromes (Cyt) qui se trouve à proximité de la Pq est encore plus
électronégative et capte les électrons de la Pq (oxydoréduction). Ensuite, les électrons sont captés par la
plastocyanine (Pc), dont l’électronégativité est supérieure à celle du complexe de cytochromes
(oxydoréduction). Finalement, les deux électrons sont captés par la paire de chlorophylles a particulières
du P700 dont l’état oxydé les rend plus électronégatives que Pc. Les électrons initialement excités par des
photons sont donc retournés aux deux chlorophylles a spécialisées en dévalant la chaîne de transport des
électrons grâce à des réactions d’oxydoréduction ayant lieu entre des molécules toujours plus
électronégatives que les précédentes :
N2-14
Plastoquinone
Complexe de cytochromes
Plastocyanine
= transfert des deux électrons
grâce à des réactions
d’oxydoréduction entre des Chlorophylles a particulières oxydées du P700
molécules d’électronégativité
croissante
⑩ En dévalant la chaîne de transport des électrons, les électrons excités permettent le pompage de
protons (H+) du stroma vers l’espace intrathylakoïdien par couplage énergétique. En effet, c’est la
libération d’énergie potentielle des électrons le long de la chaîne de transport (grâce aux réactions
d’oxydoréduction) qui fournit l’énergie nécessaire pour permettre l’entrée des protons par transport actif
dans le thylakoïde où ils sont très concentrés.
⑪ Selon les lois de la diffusion, un soluté se déplace naturellement de la solution où il est le plus concentré
vers la solution où il est le moins concentré. Les protons ont donc tendance à vouloir sortir de l’espace
intrathylakoïdien. Il existe une seule sortie, un canal situé dans une enzyme appelée ATP synthase. Les
protons sont donc propulsés au travers du canal de l’ATP synthase vers l’extérieur du thylakoïde (dans le
stroma), où ils sont beaucoup moins concentrés. Cette force de propulsion s’appelle la force
protonmotrice. La diffusion des protons qui en découle permet d’activer l’ATP synthase qui peut alors
catalyser la réaction anabolique de photophosphorylation non-cyclique : ADP + Pi → ATP. Ainsi, l’énergie
nécessaire pour alimenter cette réaction endergonique provient de la force protonmotrice. Cette
production d’ATP est appelée photophosphorylation non-cyclique.
N2-15
Dans le cas des réactions photochimiques, en pompant des protons dans l’espace intrathylakoïdien, la
chaîne de transport des électrons génère un gradient de protons (ou gradient de pH) de part et d’autre
de la membrane du thylakoïde. Ainsi, la chaîne de transport des électrons convertit l’énergie des
réactions d’oxydoréduction en une énergie potentielle appelée force protonmotrtice.
Cette énergie potentielle est ensuite convertie en énergie cinétique lorsque les protons diffusent au
travers de l’ATP synthase. L’énergie cinétique de la force protonmotrice active l’ATP synthase qui peut
alors effectuer la synthèse de l’ATP par photophosphorylation non-cyclique. L’énergie cinétique est
donc finalement convertie en énergie chimique emmagasinée dans les liaisons chimique de l’ATP.
STROMA
ESPACE INTRA-
THYLAKOÏDIEN H+ H+ H+ H+
H+ H+ H+
H+ H+
H+ H+ H+
H+ Force
⑩ H+ protonmotrice H+
CHAÎNE DE TRANSPORT DES ÉLECTRONS
P680 Accepteur Pq Cyt Pc P700+ [H+] TRÈS ÉLEVÉE
primaire ⑪
PS2 Ch. transport des é. PS1 [H+] TRÈS FAIBLE
ADP + Pi ATP
H+ Photophosphorylation non-cyclique :
H+ Synthèse d’ATP par le transport non-
cyclique
⑫ Étant donné que les deux électrons captés par l’accepteur primaire du photosystème 2 ont suivi un
trajet non-cyclique en direction du P700, la paire de chlorophylles a particulières du P680 est maintenant
oxydée et ne peut plus être excitée à nouveau. Deux électrons doivent obligatoirement lui être fournis.
Ces derniers seront extraits de l’eau grâce à une réaction appelée photolyse de l’H2O. L’enzyme
déshydrogénase scindera une molécule d’H2O pour former deux protons, deux électrons et de l’oxygène
selon la réaction suivante :
Les deux électrons extraits de la molécule d’H2O serviront à réduire les chlorophylles a particulières du
P680 qui pourront être à nouveau excitées.
⑬ L’atome d’oxygène formé se combinera avec un autre atome d’oxygène pour former l’O2 qui diffusera
entre les lacunes du parenchyme lacuneux et quittera les feuilles par les stomates. La photolyse de l’eau
se déroulant du côté intrathylakoïdien (voir la figure 10.18), les protons formés contribuent à accroître la
concentration élevée de protons dans le thylakoïde, ce qui alimente la synthèse d’ATP par la génération
d’une force protonmotrice.
N2-17
Il existe également un autre type de transport des électrons impliquant uniquement le photosystème
1, soit le transport cyclique. Ce dernier permet la production d’ATP uniquement (pas d’O2 ni de
NADPH + H+). Bien que le transport cyclique serait plutôt un vestige de l’évolution, il semblerait que
celui-ci joue encore un rôle bénéfique pour la photosynthèse. En effet, les chercheurs croient que le
transport cyclique aurait un rôle photoprotecteur pour les végétaux.
B) CYCLE DE CALVIN
Résumé :
2 – 3 moles d’un composé instable sont ainsi formées. Ce dernier se scinde rapidement en deux pour
former 6 moles d’un autre composé.
3 – Après plusieurs étapes impliquant l’utilisation de 6 moles d’ATP et de 6 moles de NADPH + H+, 6 moles
d’un composé appelé phosphoglycéraldéhyde (PGAL) est formé. Toutefois, une seule mole de PGAL sort
du cycle de Calvin pour produire d’autres glucides. Les 5 autres moles de PGAL poursuivent le cycle afin
de régénérer 3 moles de RuDP. Cette régénération implique l’utilisation de 3 moles d’ATP (où le
groupement phosphate généré par l’hydrolyse de l’ATP reste fixé au RuDP. Toutefois, seulement 2 Pi sont
libérés et c’est pourquoi on retrouve seulement 8 Pi dans l’équation générale du cycle de Calvin et non 9
comme c’est le cas de l’ADP).
4 – Ainsi, seulement 1 mole d’un composé à trois atomes de carbone, le PGAL est directement produit par
le cycle de Calvin. Ce dernier subira toutefois des transformations pour devenir des glucides plus
complexes.
Pour produire 1 mole de glucose (6 atomes de carbone), il faut 2 moles de PGAL et donc doubler tous les
réactifs et produits de l’équation générale :
3 RuDP
(3X5C) 3 intermédiaires instables
Accepteur primaire Accepteur primaire 3 ATP (3X6C)
RuDP
Fd
carboxylase
ATP 3-phosphoglycérate
2 Électrons Pq 2 Électrons
(6X3C)
3 ADP
+ 2 Pi 6 ATP
H2O Cyt NADP+ NADPH
5 PGAL
½O2 + 2H+ + (5X3C) 6 ADP
Pc H+ 1,3-diphosphoglycérate
2é (6X3C)
6 PGAL
(6X3C)
6 NADPH + H+
FORMATIFS
Sections des notes Chapitres dans le Questions des Questions Retour sur Question Résumé Questions
de cours manuel Campbell figures* le concept* des concepts clés* Évaluation à la fin du
Biologie chapitre*
p.995 figure 41.11 p.991 retour 41.2 # p.1007 concepts 41.3 p.1007 # 1, 2, 3, 4, 5
Section 1 : Nutrition Ch. 41 : La nutrition p.996 figure 41.12 1, 2 et 3 et 6
hétérotrophe chez les Animaux p.998 retour 41.3 # 1
et 3
p.210 figure 10.10 p.208 retour 10.1 # 1 p.228, concepts 10.2 p.229 # 1, 2, 4, 5, 7 et
p.212 figure 10.12 et 3 et 10.5 8 (pour la question 8,
p.216 figure 10.17 p.218 retour 10.2 # il n’est pas
(répondez 1, 2 et 3 nécessaire de faire le
uniquement à p.218 retour 10.3 # dessin. Répondez
Section 2 : Ch. 10 : La
l’énoncé b) 1, 2, 3, 4 et 5 (pour la simplement à la
Photosynthèse photosynthèse
question 5, donnez question de la
uniquement le rôle dernière phrase)
du PGAL dans le cycle
de Calvin)
p.225 retour 10.5 # 1
* Les réponses à toutes ces questions se trouvent dans l’appendice A, à la fin du manuel.
F-2
2. Lequel(s) des organes suivants produi(sen)t à la fois des enzymes qui hydrolysent les lipides, les
protéines et les glucides?
a) l'estomac ;
b) l'intestin grêle ;
c) le pancréas ;
d) le gros intestin ;
4. Après leur absorption par les cellules tapissant l'intestin grêle, les monosaccharides se rendent :
5. Lequel des énoncés suivants représente une adaptation ayant favorisé l'augmentation de la
surface digestive et absorbante de l'intestin?
a) microvillosités ;
b) villosités ;
c) plis circulaires ;
d) tous ces choix sont corrects.
F-3
a) de l'estomac ;
b) de l'intestin grêle ;
c) du gros intestin ;
d) du caecum.
8. Compléter :
Fermez votre manuel et vos notes de cours, puis tentez de répondre à cette question
uniquement à l’aide de votre mémoire. En effet, il a été démontré que les circuits nerveux de
l’apprentissage s’établissaient de façon plus durable lorsque votre cerveau effectue un effort
mémorisation plus poussée que de simplement recopier vos notes. Prévoyez une bonne ½ hr
pour faire cet exercice. Il constituera également une bonne mesure de ce que vous avez retenu
des notions étudiées lors de l’APP1.
Détaillez le trajet et les transformations des nutriments lors de leur parcours dans votre système
digestif jusqu’à votre foie.
Note : Assurez-vous de bien couvrir les concepts suivants dans votre réponse :
SECTION 2. PHOTOSYNTHÈSE
QUESTIONS FORMATIVES
1. Quelle(s) molécule(s) peut(vent) céder des électrons aux accepteurs primaires d’électrons ?
a) le cycle de Calvin ;
b) la phosphorylation non cyclique ;
c) la phosphorylation cyclique ;
d) l’émission d'énergie lumineuse.
3. Trouvez l'intrus :
4. Associez les termes de la colonne de gauche avec l'un des choix de la colonne de droite:
5. Le chloroplaste se divise en deux parties principales : le stroma et les grana (formés des
thylakoïdes). Associez les termes (ou énoncés) suivants à l'une de ces deux parties :
a) pigments photosynthétiques ;
b) réduction du CO2 ;
c) chaîne de transporteurs d'électrons ;
d) photophosphorylation non-cyclique ;
e) PGAL.
F-6
a) de l'eau ;
b) du CO2 ;
c) du NADPH + H+ ;
d) de l'O2.
7. Lequel ou lesquels des composés suivants est ou sont produits lors du transport non cyclique
d'électrons ?
a) le NADPH + H+ ;
b) l'O2 ;
c) l'ATP ;
d) le RuDP.
a) la photolyse de l'eau ;
b) l'oxydation du NADPH + H+;
c) la synthèse d'ATP ;
d) la réduction du NADPH + H+.
9. Le pigment présent dans le centre réactionnel d'un photosystème est une variété de :
a) caroténoïdes ;
b) pigments accessoires ;
c) chlorophylle a ;
d) chlorophylle b.
a) la lumière ;
b) l'oxygène ;
c) l'eau ;
d) le CO2.
F-7
a) endergonique ;
b) qui a lieu au cours de la fixation du CO 2 ;
c) qui nécessite le transport d'électrons et de H+ ;
d) qui se déroule dans le stroma des chloroplastes ;
e) Les énoncés a), c) et d) sont vrais.
13. Voici une liste de phénomènes : indiquez ceux qui se produisent dans la lumière (le centre,
l’intérieur) des thylakoïdes et ceux qui se produisent dans le stroma des chloroplastes.
a) le dégagement d’O2 ;
b) la fixation de CO2 sur une molécule à 5 carbones ;
c) la synthèse d’ATP par photophosphorylation non-cyclique de l’ADP ;
d) l’oxydation du NADPH+H+ ;
e) la photolyse de l’eau.
14. Combien de moles d’ATP et de NADPH+H+ seront nécessaires pour produire 7 moles de glucose ?
15. En lien avec la question précédente, combien de moles d’O2 seront produits lors de la synthèse
de 7 moles de glucose ?
Trajet et transformations des nutriments lors de leur parcours dans le système digestif jusqu’à votre foie, incluant l’anatomie du système digestif
ainsi que le traitement des différents types de macromolécules (processus digestifs).
ANATOMIE PRINCIPAUX PROCESSUS DU SYSTÈME DIGESTIF
Ingestion,
digestion
Organes/
Tube digestif mécanique, Digestion chimique Absorption
glandes annexes
propulsion et
défécation
- Langue
- Dents - Ingestion
❶ Cavité - Glandes salivaires - Mastication
- Amylase salivaire -------------------------------------------------------------------------
buccale ● parotides - Déglutition
● sublinguales (début)
● submandibulaires
❷ Pharynx -------------------------- - Déglutition ------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
❸
-------------------------- - Péristaltisme ------------------------------------------------- -------------------------------------------------------------------------
Œsophage
❹ Estomac - Péristaltisme
- Cardia -------------------------- - Brassage/pé- - Pepsinogène* -------------------------------------------------------------------------
- Pylore trissage
Pancréas Duodénum Jéjunum, Iléon
- Amylase pancréatique - Disaccharidases
- Trypsinogène* - Sang Lymphe
- Chymotrypsinogène* Procarboxypeptidase* Capillaires sanguins Vaisseaux chylifères
- Procarboxypeptidase* - Proaminopeptidase*
- Lipase pancréatique - Dipeptidase Veine porte hépatique Lymphe
- Péristaltisme - Nucléases - Nucléotidases
❺ Intestin Foie Sang
- Culbutage pancréatiques - Nucléotidases
grêle - Pancréas
- Segmenta- Artère hépatique
- Duodénum - Foie + Vésicule - Entéropeptidase□ - Eau
tion - Vitamines hydrosolubles
- Jéjunum biliaire
- Émulsion des - Monosaccharides Foie
- Iléon - Acides aminés
graisses
- Glycérol libre - Eau
- Acides gras courts (<12C) - Chylomicrons :
- Ribose/Désoxyribose ● Cholestérol
- Groupement phosphate ● Vitamines liposolubles
- Bases azotées ● Triglycérides (glycérol lié à trois
acides gras longs, ≥12C)
* : Zymogènes nécessitant une activation
□
: Activateur du trypsinogène
F-10
Section 2. Photosynthèse
DIRECTIVE : Pour ce laboratoire, vous devrez, à partir des données obtenues, compléter et remettre à la fin de
la période les feuilles de rapport. Votre rapport de laboratoire devra être rédigé à l’encre non effaçable. Aucun
liquide ou ruban correcteur ne devra être utilisé, et si vous faîtes une erreur, elle devra être proprement rayée
d’un seul trait.
1. Pré-requis : Lecture des présentes feuilles, de vos notes de cours et des pages correspondantes du manuel
Campbell Biologie. Vous devez également avoir révisé vos notions portant sur l’effet de la
température sur l’activité enzymatique (manuel p. 171 et figure 8.16 à la page 173). Vous
devez bien maîtriser les concepts portant sur les zymogènes ainsi que l’émulsion et la
digestion des graisses (notes de cours p. N2-16 et N2-17 et manuel figure 41.13, p. 997).
Finalement, vous devez avoir fait la lecture de la section 7 dans le Guide de rédactions des
rapports de laboratoire.
3. Buts :
Déterminer la température optimale pour l'activité des protéases pancréatiques qui hydrolysent les
protéines.
Déterminer le rôle des sels biliaires et de la lipase pancréatique dans la digestion des graisses.
4. Objectifs :
Pouvoir expliquer l'effet de la température sur l'activité enzymatique.
Pouvoir expliquer, dans la digestion des graisses, les différentes vitesses de réaction obtenues en
fonction de la concentration en lipase pancréatique et en sels biliaires.
L1-2
Nom : __________________________
Groupe : ________________________
Suite à la lecture de votre protocole et du manuel (p.171 et figure 8.16, page 173; p. 995 et figure
41.13, p. 997), aidez-vous de vos notes de cours pour répondre à ces quelques questions avant de
vous présenter en laboratoire.
Le pré-lab doit être complété individuellement et sera vérifié à l’entrée au laboratoire puisque sa
consultation pourra vous aider à mieux interpréter vos résultats.
Première partie : Effets de la température sur l’activité des protéases pancréatiques (trypsine et
chymotrypsine) qui hydrolysent les protéines.
1.1 Quelle est la température optimale pour l’activité des protéases pancréatiques (trypsine et
chymotrypsine) dans cette expérience?
____________________________________________________________________________
La température se situe entre 35 et 40˚C, ce qui correspond à la température idéale corporelle.
1.2 Expliquez l’effet de la basse température sur l’activité des protéases pancréatiques (trypsine et
chymotrypsine).
____________________________________________________________________________
La basse température aurait un impact sur l’activité des protéases à cause de la vitesse de réaction enzymatique
qu’elle lui fait occasionné. Lorsque la température est basse, la vitesse de réaction serait moindre, car les molécules
____________________________________________________________________________
heurterait les substats moins fréquemment puisque les molécules se déplacent moins vite. Dans le cas des
protéases, la protéase serait désactivé, puisque peu de cellules enzymatique de zymogène pourrait s’activer dû au
____________________________________________________________________________
peu de collisions entre les molécules et les substrats à causede la diminution de l’énergie cinétique des molécules. Si
les zymogène ne sont pas activés en protéases pancréatiques, celles-ci ne peuvent accomplir leur fonctions de
____________________________________________________________________________
digestions des nutriments au niveau de l’intestin grèle.
L1-3
2.1 Quels sont les rôles respectifs des sels biliaires et de la pancréatine dans cette expérience?
(pancréatine n’est pas le nom de l’enzyme active, énoncez le terme précis dans votre
réponse)
Les sels biliaires permettent l’émulsion des gras, soit le fractionnement stables des graisses en gouttelettes formée de
____________________________________________________________________________
triacylglycérols, de cholestérol et de vitamine liposoluble grâce à leur caractéristique amphipatiques, ce qui augmente
la surface de contact pour la lipase pancréatique, et donc, augmente la vitesse de digestion des graisses. La lipase
____________________________________________________________________________
pancréatique a comme role de dégrader les triacylglycérol émulsionnés en glycérols, acides gars et monoacylglyérols
pour qu’ils soient assez petit pour circuler dans les cellules épithéliales
____________________________________________________________________________
2.2 Quel est le nom précis du substrat de l’enzyme utilisée dans cette expérience ?
Les molécules de graisses de la crème 10% dans des gouttelettes d’émulsion
____________________________________________________________________________
2.3 À la suite de l’observation de la figure ci-dessous et à partir de vos connaissances sur les
enzymes, dans quelle situation (situation 1 ou 2)… :
Situation 1 Situation 2
A) Quel sera l’impact d’une augmentation de la concentration en sels biliaires sur le degré
de saturation en substrat de la lipase pancréatique ?
Selon moi, l’augmentation de la concentration en sels biliaires aurait un impact directement proportionnel sur le degré
___________________________________________________________________________
de saturation en substart de la lipase pancréatiques. Les els biliaires sont des agents émulsifiant et qui favorisent la
dispersion des graisses en fines gouttelette, ce qui augmente la surface de contact et d’interaction qui est disponible à
___________________________________________________________________________
la lipase pancréatique. Cela augmente l’accès de l’enzyme à son substrat et améliorer l’efficacit. de la digestion des
graisses et favorise la saturation de la lipase en substrat. Avec cette quantité de sels biliaires, les graisses sont
fractionnés en de plus petites gouttelettes, ce qui permet à plus de pratéase, soit la lipase pancréatique de digérer ces
graisses grâce à la surface de contact augmenté, ce qui augmente le degré de saturation de lipase où il y en aurait
trop pour la quantité de substrat présente
4-3-5-2-6
_______________________________________
C) Dans ce contexte, serait-il anormal que le niveau de digestion observé soit similaire dans
les éprouvettes 2 et 5 ? Expliquer votre réponse.
Non, selon, moi, ce ne serait pas anormal si le niveau de digestion est similaire dans les éprouvettes 2 et 5, car nous
___________________________________________________________________________
ne savons pas l’impact exact de doubler la quantité de sels biliares et la quantité exact qui occasionne un réel
ralentissement de la digestion des graisses. Par contre, il se doit que la digestion de l’éprouvette 5 soit plus lente
___________________________________________________________________________
que celle de l’éprouvette 2, car cette saturation occasionne la formation de calculs de sels, ce qui ralentit l’émulsion
des graisses et donc, la digestion des graisses. Si les niveaux de digestions sont semblables dans les 2 éprouvettes,
___________________________________________________________________________
c’est que ce doublement de la quantité de sels biliaires occasionne une petite saturation et donc un petit
ralentissement, mais cette quantité pas assez remarquable pour influencer les résultats, donc ce ne serait pas
anormal. Ce qui serait anormal serait que la digestion dans l’éprouvette 5 soit plus rapide que dans l’éprouvette 2.
L1-5
La digestion permet la dégradation des molécules organiques en éléments nutritifs simples que les cellules
peuvent alors absorber. La dégradation chimique de ces molécules s'effectue au cours de réactions d'hydrolyse
catalysées par des enzymes.
Dans ce laboratoire, vous étudierez différentes réactions d’hydrolyse, à savoir l'effet de la température sur les
protéases pancréatiques, puis les éléments impliqués dans la digestion des graisses.
5.1 Effet de la température sur l'activité des protéases pancréatiques (trypsine et chymotrypsine) qui
hydrolysent les protéines
Dans cette première partie du laboratoire, vous utiliserez une solution de pancréatine (extrait de pancréas de
porc) comme source de protéases pancréatiques (enzymes qui hydrolysent les protéines) qui agit sur la couche
de gélatine (protéine) qui entre dans la composition des pellicules photographiques. Lorsqu'on fait agir une
solution d'enzymes sur un négatif opaque (noir), dans de bonnes conditions, la gélatine est dégradée et les sels
d'argent (noir) de la pellicule se séparent de celle-ci laissant la pellicule transparente. S'il n'y a pas de réaction
(digestion), la pellicule demeure opaque (noire).
- Prenez trois (3) éprouvettes et numérotez-les de 1 à 3 à l’aide de votre crayon Sharpie. Sur chacune d’elle
inscrivez également les initiales d’un membre de votre équipe.
- Ajoutez 1,5 ml de tampon phosphate et 2,5 ml de pancréatine 2X dans chacune des 3 éprouvettes. Utilisez
les dispensettes mises à votre disposition.
⬧
Les dispensettes de 10 ml ont une incertitude de ± 0,1 ml, tandis que celles de 30 ml ont une incertitude de
± 0,3 ml
* Étant donné que la température n’est mesurée que pour 37C, seule l’incertitude du bain thermostatique
est considérée.
- Placez l'éprouvette 1 dans le bain thermostatique à 370C et l'éprouvette 3 dans le pot de glace. Faites
bouillir le contenu de l'éprouvette 2 pendant une minute. Attention, ne pas laissez l’éprouvette
constamment sous la flamme, mais plutôt balancez le fond de l’éprouvette sous la flamme (comme un
pendule). Si le contenu bouillonne, retirez l’éprouvette, attendre que les bouillons disparaissent puis
recommencez à chauffer. Ensuite, placez-la dans le bain thermostatique avec l’éprouvette 1.
- Ajoutez en même temps un morceau de film négatif d’égales dimensions et de même couleur (brun ou
noir) dans chacune des trois éprouvettes.
- Laissez réagir avec une agitation constante. Le bain thermostatique se chargera d’agiter les éprouvettes
1 et 2, tandis que vous devrez agitez constamment l’éprouvette 3.
- Lorsqu’un carré de pellicule photographique sera complètement décoloré (digestion complétée) dans
l’une des trois éprouvettes, retirez les éprouvettes 1 et 2 du bain thermostatique et l’éprouvette 3 du pot
de glace et arrêtez de chronométrer le temps. Notez s’il y a eu ou non décoloration dans chacune des
éprouvettes. De plus, notez le temps requis pour la réalisation de l’expérience en condition 1.
- Pour la condition 2, placez l'éprouvette 3 dans le bain thermostatique à 370 C et repartez le chronomètre
à zéro. Notez le temps requis pour que le carré de pellicule photographique soit complètement décoloré.
N’oubliez pas d’indiquer dans votre tableau qu’en condition 2, la pellicule photographique a été
décolorée.
5.2 Effet de la concentration en sels biliaires et en lipase pancréatique sur la digestion des graisses dans la
crème 10%
Les lipides, tout comme les glucides, peuvent être utilisés par les organismes comme sources d'énergie.
Toutefois, avant de libérer de l'énergie, les graisses doivent être digérées. La digestion des triglycérides
(graisses) consiste en des réactions d'hydrolyse catalysées par des enzymes spécifiques permettant leur
dégradation en glycérol et en acides gras. Dans cet exercice, vous observerez le processus de digestion des
graisses présentes dans de la crème 10% grâce à la coloration que prendra le rouge de phénol. En milieu
basique, cet indicateur prend une coloration rouge, tandis qu’en milieu acide, il devient jaune. De cette
façon, vous serez en mesure de déceler la présence d'acides gras. La pancréatine servira comme source
d'enzymes digestives (lipase pancréatique).
- Prenez six (6) éprouvettes et numérotez-les de 1 à 6 à l’aide de votre crayon Sharpie. Sur chacune d’elle
inscrivez également les initiales d’un membre de votre équipe.
L1-7
- Préparez les éprouvettes tel qu'indiqué dans le tableau ci-dessous (utilisez les dispensettes mises à votre
disposition pour la crème et le NaOH. Utilisez le compte-gouttes pour le rouge de phénol) :
Solutions
Crème 10% NaOH 0,1M Rouge de phénol
Éprouvettes
Ml Gouttes
± 0,3 ± 0,1 -
1 5,0 1,0 5
2 5,0 1,0 5
3 5,0 1,0 5
4 5,0 1,0 5
5 5,0 1,0 5
6 5,0 1,0 5
- Bouchez les éprouvettes et retournez chacune d’elle à deux ou trois reprises afin de bien homogénéiser
leur contenu. Il est important que le contenu de chaque éprouvette soit de couleur identique (rose
fuchsia).
- Retirez les bouchons et ajoutez ensuite l’eau, les sels biliaires et la pancréatine dans les éprouvettes selon
les indications fournies dans le tableau de la page suivante. Travaillez rapidement. Pour l’eau, utilisez la
pipette en VERRE de 5 ml avec la propipette noire. Pour son fonctionnement, voir l’annexe 1 à la fin du
protocole. ATTENTION : L’extrémité des pipettes en VERRE n’est PAS calibrée. Vous devez donc arrêter
de vider le contenu de la pipette à sa dernière graduation afin d’introduire le volume exact dans vos
solutions. Pour la pancréatine et les sels biliaires, utilisez les dispensettes mises à votre disposition. Faites
attention de ne pas vous tromper entre les solutions 1X et 2X…
Solutions
Sels biliaires Pancréatine
H2O*
Éprouvettes 1X 2X 1X 2X
Ml
± 0,1 ± 0,1 ou 0,3⬧
1 5,0 - - - -
2 - 2,5 - 2,5 -
3 2,5 - - 2,5 -
4 2,5 2,5 - - -
5 - - 2,5 2,5 -
6 - 2,5 - - 2,5
* Dans cette expérience, l’eau n’exerce AUCUN effet sur la digestion. Elle ne sert qu’à équilibrer le volume des
éprouvettes afin qu’elles aient toutes 11ml + 5 gouttes de liquide total.
⬧
Les dispensettes de 10ml ont une incertitude de ± 0,1ml, tandis que celles de 30ml ont une incertitude de ± 0,3ml
L1-8
- Bouchez à nouveau les éprouvettes 1 à 6 et retournez-les à l’envers lentement à quatre reprises pour
bien mélanger le contenu.
- Retirez les bouchons et placez les éprouvettes dans le bain thermostatique maintenu à une
température de 370C. NE PAS AGITER LES ÉPROUVETTES une fois dans le bain.
- Au bout d’une dizaine de minutes (le temps de réaction pourra être plus ou moins long selon les
équipes. Votre [Link] de laboratoire vous avertira lorsque vos éprouvettes seront prêtes),
ramenez les éprouvettes à votre place de travail et notez la coloration du contenu de chaque
éprouvette. Pour une meilleure comparaison, regardez les six éprouvettes en même temps : les
éprouvettes 2 à 6 devraient présenter une couleur différente.
6. Rapport :
Complétez les feuilles de rapport qui vous auront été distribuées au laboratoire en remplissant les
tableaux et en répondant aux questions qui y sont posées.
L1-9
1. Utilisez votre pouce et votre index pour appuyer sur la valve A et pressez la poire avec les
autres doigts afin de produire un vide à l’intérieur pour l’aspiration du liquide. Relâchez la
valve A lorsque la poire est complètement dégonflée.
2. Tenez la pipette à proximité de son extrémité supérieure et insérez-la dans l’orifice situé au
bas de la propipette. Attention : Soyez délicat lors de cette procédure afin de ne pas casser
l’extrémité de la pipette dans l’orifice de la propipette.
3. Insérez la pipette dans le liquide à transférer. Appuyez sur la valve S. La succion fera
monter le liquide dans la pipette. Continuez d’appuyer sur la valve S jusqu’à ce que votre
liquide atteigne le volume désiré.
4. Appuyer sur la valve E pour vider la pipette de son liquide.
Si vous travaillez avec une pipette sérologique (en plastique) et que vous devez
complètement vider la pipette, tout en appuyant sur la valve E, bouchez l’orifice de la
«mini-poire» avec votre pouce et appuyez sur la «mini-poire». Vous verrez les quelques
gouttes qui restent dans le bout de la pipette sortir.
VALVE A
VALVE A
Poire Poire
«Mini-poire»
«Mini-poire»
absente sur ce
schéma
VALVE S Orifice de la
«mini-poire» Orifice de la
«mini-poire»
VALVE E VALVE S
VALVE E
LABO 2 : PHOTOSYNTHÈSE
DIRECTIVE : Pour ce laboratoire, vous devrez remettre, à partir des données obtenues, l’équivalent de la
section "Résultats et Discussion" d’un rapport de laboratoire. Pour ce faire, vous serez amené à produire
une figure avec légende, un graphique, un tableau et une courte discussion selon les normes de rédaction
du "Guide de rédaction des rapports de laboratoire" (GRR). La remise de votre travail se fera selon votre
groupe à la date convenue avec votre professeur titulaire selon l’échéancier du plan de cours.
1. Pré-requis :
Lecture des présentes feuilles, de vos notes de cours et des pages dans le manuel Campbell
Biologie en lien avec les concepts traité dans ce laboratoire.
2. Buts :
Séparer par chromatographie les différents pigments qui sont présents dans des feuilles
d’épinard.
Mesurer l'absorption, à différentes longueurs d'onde, d'un échantillon de pigments
photosynthétiques au moyen d'un spectrophotomètre.
Démontrer la photolyse de l'eau par l'étude de la réaction de Hill.
3. Objectifs :
Maîtriser la technique de chromatographie sur papier.
Pouvoir identifier les pigments qui sont présents dans des feuilles d’épinard.
Pouvoir utiliser correctement un spectrophotomètre.
Pouvoir tracer un spectre d'absorption à partir des valeurs d'absorbance.
Pouvoir expliquer le changement de coloration du dichlorophénol-indophénol lors de la réaction
de Hill.
L2-2
Les deux premières parties de ce laboratoire concerneront les pigments impliqués dans le processus
de la photosynthèse tandis que la dernière partie traitera de la photolyse de l'eau.
FEUILLE D’ÉPINARD
COUPE
TRANSVERSALE
D’UNE FEUILLE
D’ÉPINARD
Membrane externe
CHLOROPLASTE
Principe:
La chromatographie est une des méthodes efficaces de séparation des constituants d'un mélange
souvent complexe. Elle implique la présence de trois milieux:
• l'échantillon contenant les constituants à séparer
• un corps adsorbant ou phase stationnaire (papier, résine...)
• un éluant ou phase mobile (liquide ou gaz)
L2-3
La séparation des composants de l'échantillon s'effectue suivant quatre processus dont l'importance
relative varie suivant chaque cas:
Méthode:
Le mélange dont il faut séparer les constituants est adsorbé (attachés à la surface d’un solide) puis
entraîné par l'éluant qui migre par capillarité et entraîne avec lui ses constituants. Nous utiliserons
aujourd'hui la chromatographie sur papier. Le corps adsorbant (ou phase stationnaire) sera donc le
papier, l'éluant (phase mobile) sera un mélange 90% éther de pétrole et 10% acétone tandis que
l'échantillon sera constitué des pigments photosynthétiques provenant des feuilles d’épinards. Il est
important que la chromatographie s'effectue dans un milieu saturé en vapeurs d'éluant: la présence
d'autres gaz pouvant perturber la séparation. C'est pour cette raison que nous utiliserons une enceinte
hermétique (éprouvette bouchée).
Dans le cas qui nous intéresse ici, un aspect est particulièrement important pour les molécules à séparer:
• les molécules à masse molaire élevée migrent moins haut que celles à masse molaire
faible.
Chlorophylle a : C55H72O5N4Mg
Chlorophylle b : C55H70O6N4Mg
β-carotène : C40H56
Xanthophylles : C40H56O2
L2-4
Manipulations:
• Déposez le papier à chromatographie sur votre table de travail. ATTENTION DE NE PAS TOUCHER
AUX "FACES" DU PAPIER A CHROMATOGRAPHIE AVEC VOS DOIGTS
• À l’aide d’une feuille d’épinard et d’une pièce de monnaie, faites un trait en appuyant assez
fortement sur la feuille d’épinard. Il faut que la pression exercée par la pièce de monnaie sur la
feuille d’épinard imprime un trait vert d’une hauteur d’environ 2cm du bas de la bande de papier à
chromatographie.
• Répétez cette étape une vingtaine de fois au même endroit sur le papier à chromatographie.
Toutefois, évitez de passer toujours au même endroit sur la feuille d’épinard avec votre pièce de
monnaie. L’idéal est de faire toujours un trait bien vert.
• À l’aide d’une dispensette, versez dans une éprouvette à chromatographie (25 x 150) un mélange
de 90% éther de pétrole et 10% acétone (1,5 cm au-dessus du fond); introduisez le papier à
chromatographie dans l'éprouvette mais en faisant attention à ce que l’endroit où les traits ont été
effectués ne soit pas en contact avec le mélange et que le papier touche le moins possible les parois
de l'éprouvette. Bouchez hermétiquement et tenez en position verticale. Attendez que le front de
l'éluant ait atteint le sommet du papier pour retirer celui-ci de l'éprouvette.
Bouchon de liège
Papier à chromatographie
Éprouvette à chromatographie
• Une fois la migration terminée, retirez le chromatogramme de l’éprouvette et le déposer sur votre
surface de travail afin que l’éluant s’évapore. Les pigments ont tendance à disparaître en contact
avec l’oxygène. Ainsi, vous devez délimiter le contour représenté par chacun des pigments à l’aide
d’un crayon à mine lorsque votre chromatogramme sera complètement sec. Prendre ensuite une
photographie de votre chromatogramme.
L2-5
• Vider le contenu de l’éprouvette (éluant) dans le bécher sous la hotte au fond du laboratoire, puis
la déposer à l’envers dans le support à éprouvette. Vous n’avez donc pas à la laver. L’éluant va tout
simplement s’évaporer.
Pour la remise, vous devez présenter la photographie de votre chromatogramme avec l’identification
de chacun des pigments que vous ajouterez à l’ordinateur. Conservez votre chromatogramme original,
puisque vous devrez le joindre en annexe de votre rapport de laboratoire.
Principe:
Si un faisceau de lumière blanche passe à travers une solution contenant des pigments colorés, certaines
longueurs d'onde seront absorbées sélectivement; la quantité de la lumière transmise sera variable
compte tenu de la (ou des) substance(s) considérée(s). On peut connaître la (les) longueur(s) d'onde
absorbée(s) en déterminant son spectre d'absorption à l'aide d'un spectrophotomètre.
Méthode:
On place la solution à étudier dans une cuvette et on place la cuvette dans le faisceau lumineux du
spectrophotomètre de façon à ce que la lumière passe à travers. Un balayage de longueurs allant de 400
nm à 720 nm est effectué et la lumière transmise (i.e. qui passe à travers la solution) est captée par une
structure photosensible qui transforme l'énergie radiante en énergie électrique. Le courant électrique
ainsi généré est mesuré par un micro-ampèremètre ou par un galvanomètre. Ce courant, comparé à celui
produit par le solvant utilisé (pour notre expérience, par du méthanol), permet de déterminer le
pourcentage de transmittance. Cette valeur peut ensuite être convertie en absorbance grâce à la formule
suivante : -log10(T/100). On obtient finalement une courbe d’absorbance pour la substance étudiée
(Figures 10.9 et 10.10 dans votre manuel Campbell Biologie).
Calibration
• Sélectionner et copier les données dans les deux colonnes (les couleurs du graphique
disparaîtront).
• Ouvrir Excel et coller vos données.
• Sauvegarder vos données sur une clé USB ou vous les envoyer par courriel.
• Fermer le logiciel « Logger Pro 3.16.2 International (fr) » et Excel afin d’effacer toutes vos
données (sinon, une pénalité de 5% vous sera octroyée).
• Vider le contenu des deux cuvettes dans le bécher sous la hotte au fond du laboratoire, puis les
déposer à l’envers dans le support. Vous n’avez donc pas à les laver.
• Pour la remise, vous devrez faire un graphique en «nuage de points avec courbe lissée avec
marqueurs» et inclure une graduation principale à 50 nm et secondaire extérieure à 10 nm.
Toutes les valeurs ne doivent comporter qu’une seule décimale.
L2-7
Principe:
La réaction de Hill est une réaction photochimique impliquant la photolyse de l'eau qui a lieu en présence
de chloroplastes illuminés. En 1937, Robert Hill établit que lorsque des chloroplastes isolés étaient
illuminés en absence de CO2 et en présence d'un bon accepteur d'électrons, il y avait évolution d'O2. On
peut illustrer la réaction comme suit:
chloroplastes
A + H 2O H 2 A + 1/2 O 2
Lumière (réduit) (oxydé)
Dans cette réaction, la lettre "A" symbolise l'accepteur d'électrons. Dans l'expérience d'aujourd'hui, nous
utiliserons 2,6 dichlorophénol-indophénol (2,6 DCPIP) comme accepteur d'électrons (et d'hydrogène).
Cette substance est bleue sous sa forme oxydée et bleue plus pâle sous sa forme réduite.
2,6 DCPIP + 2
2
2
L2-8
Méthode:
En préparant des solutions contenant du 2,6 dichlorophénol-indophénol mais dont la moitié seulement
contiendrait des chloroplastes et en plaçant certaines éprouvettes à l'obscurité tandis que d'autres
seraient exposées à la lumière, il est possible de vérifier la nécessité de la lumière et des chloroplastes
pour qu'il y ait réduction (donc changement de coloration de l'indicateur).
Manipulations:
Une certaine quantité de chloroplastes a été extraite, au froid, à partir de feuilles d'épinards et mise en
suspension dans une solution de sucrose 0,5M; vous trouverez l’eppendorf brun contenant cette dans
un contenant de styromousse rempli de glace à l’îlot du professeur: cette solution est appelée
"suspension de chloroplastes". Ne PAS remettre les eppendorfs dans la glace après les avoir utilisés.
* Utilisez les dispensettes mises à votre disposition sur les comptoirs latéraux. N’hésitez pas à
vous laver les mains après les avoir utilisées.
Utilisez la pipette en VERRE de 10 ml avec la propipette noire. Pour son fonctionnement, voir
l’annexe 1 dans protocole du labo 1. ATTENTION : L’extrémité des pipettes en VERRE n’est
PAS calibrée. Vous devez donc arrêter de vider le contenu de la pipette à sa dernière
graduation afin d’introduire le volume exact dans vos solutions.
• Vortexez les 4 éprouvettes et recouvrez 2 des éprouvettes, ouverture incluse, avec du papier
d'aluminium.
• Vortexez les 4 éprouvettes (très important) et notez la couleur des éprouvettes non recouvertes
de papier d’aluminium dans votre rapport. Pour la couleur de celles recouvertes de papier
d’aluminium, elles sont identiques, respectivement, à celles non recouvertes.
• Placez ensuite les éprouvettes dans un bécher rempli de glace, au bord de la paroi et éclairez au
moyen d'une lampe à col de cygne (située à 30 cm) pour une durée de 20 minutes. Assurez-vous
que les deux éprouvettes non recouvertes de papier d’aluminium soient bien exposées à la
lumière.
L2-9
• Sortez aussitôt les quatre éprouvettes du bécher de glace, déballez les 2 éprouvettes recouvertes
de papier d’aluminium et comparez immédiatement les quatre éprouvettes, puis notez la
coloration de leur contenu. Vous pouvez également prendre une photographie de vos 4
éprouvettes si vous le souhaitez.
NOTE: il est important de procéder à froid (d'où l'utilisation du bécher de glace) car certaines enzymes
peuvent réduire l'indicateur même en l'absence de lumière. Vérifiez d'ailleurs si ce phénomène s'est
produit dans une ou plusieurs de vos éprouvettes.
Glace
30 cm
2 ml tampon phosphate
2 ml 2,6 dichlorophénol-indophénol
6 ml H 2 O distillée
CONSIGNES DE RÉDACTION :
La rédaction de votre rapport devra respecter les normes de rédaction du "Guide de rédaction des rapports
de laboratoire. Votre discussion ainsi que votre conclusion devraient faire environ une page ( une page et
demie maximum avec les interlignes et les titres de section. S’il y a du texte au-delà de cette limite,
l’excédent ne sera pas considéré). Pour la mise en page, référez-vous à la page 6 du GRR.
Voici les différents éléments que devra contenir votre rapport partiel :
1. PAGE TITRE
Présenter une photographie couleur de votre chromatogramme avec l’identification de chacun des
pigments à l’aide d’une légende. Quant à votre chromatogramme original, vous devez le joindre en
annexe (broché ou collé). Pour vous permettre de bien identifier chacun des pigments de votre
chromatogramme, voici leur formule chimique respective :
· Chlorophylle a (C55H72O5N4Mg)
· Chlorophylle b (C55H70O6N4Mg)
· β-carotène (C40H56)
· Xanthophylles (C40H56O2)
Votre figure devra respecter les normes du GRR (voir la section 9). Les identifications et la légende doivent
être fait à l’ordinateur (PAS à la main).
b) Résultats de spectrophotométrie :
Présentez vos résultats à l’aide d’un graphique Excel en «nuage de points avec courbe lissée avec
marqueurs et inclure une graduation principale à 50 nm et secondaire extérieure à 10 nm (voir GRR,
section 9). Votre graphique ne comportera pas de barres d’erreurs (incertitudes). Toutes les valeurs
ne doivent comporter qu’une seule décimale. Veuillez noter également que ce graphique pourrait
servir à la lecture de valeurs d’absorbances.
Présenter vos résultats dans un tableau. (GRR, section 7). Votre tableau ne comportera pas d’incertitudes
et de valeurs uniques.
3. DISCUSSION
Discuter des résultats obtenus dans la réaction de Hill uniquement. Globalement, votre discussion
devrait comprendre les éléments suivants :
L2-11
Présenter vos résultats de façon succincte en référant aux numéros de tableaux et comparer
ceux-ci avec les résultats attendus et entre eux. ATTENTION, Il NE SUFFIT PAS DE RÉPÉTER LES
RÉSULTATS, MAIS BIEN DE LES INTERPRÉTER EN ÉNONÇANT ICI LES CONCEPTS THÉORIQUES EN
JEU (la qualité de vos liens entre la théorie bien vulgarisée et vos résultats sera tenue en ligne de
compte dans la correction). Est-ce que les résultats obtenus sont ceux attendus? Sinon, quelles
hypothèses plausibles pourrait-on formuler pour les expliquer? En fait, la comparaison des
résultats permet de vérifier votre compréhension de l’expérience, des résultats et de la théorie
s’y rapportant. Il est donc très important de la rédiger avec soin.
*
N’oubliez pas d’inclure la citation des sources utilisées au fil du texte, pour ce faire vous devez
utiliser le style APA 7e édition. Pour tous les types de ressources, vous trouverez les détails de cette
méthode ici: [Link] Vous trouverez également des
précisions à la section 4.11 du GRR.
6. BIBLIOGRAPHIE
Référence :
Laboratoire Photosynthèse
Grille de correction
• Critique de la
stratégie
expérimentale 1point 0,75 point 0,5 point 0 point /1
et suggestions
d’amélioration
• Respect du GRR 0,5 pt /0,5
CONCLUSION 2 pt Note
• Conclusion de l’expérience 2 pt
BIBLIOGRAPHIE 2 pts Note
Ces pipettes sont reconnaissables par les inscriptions sur le bouton poussoir. Ne jamais pipeter de
liquide sans une pointe au bout de la pipette. Ne jamais tenir la pipette à l'envers (l’embout en haut) afin
d'éviter que du liquide vienne endommager ou contaminer le piston. Changer d’embout entre chaque
pipetage pour ne pas contaminer les solutions. Pour ceux qui ne sont pas habitués à pipeter nous
conseillons d'essayer simplement avec de l'eau afin de maitriser le fonctionnement de la pipette.
Embout
Embouts jaunes
Embout bleu
Réglage de la pipette :
Le volume prélevé par la pipette est indiqué dans le cadran de lecture. Pour changer le volume tourner la
molette de réglage jusqu’à la quantité indiquée.
Attention : Ne jamais tourner la molette au-delà de la quantité maximale supportée par la pipette :
Ne pas dépasser 200 µl avec la P200
Ne pas descendre en dessous de 0 (zéro) avec le réglage.
L2-15
Comment pipeter
1) mettre un embout
embout
d’embouts
2) prélever du liquide
Attendre au moins 10
secondes avant de
retirer l’embout du
liquide, car le montée
du liquide dans
l’embout se fait
lentement. Ce temps
d’attente vous évitera
d’avoir des bulles d’air !
l’embout
3) transférer le liquide
Ne pas relâcher
le piston avant
d’avoir retiré
votre embout
de la solution
pour ne pas
l’aspirer.
l’embout
le tube jusqu’à ce qu’il
touche la paroi intérieure.
L2-17
Adapté de :