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Cours de:

Systèmes hydrauliques et
pneumatiques

Pr. EL HAINI Jamila

2024/2025
PLAN
Partie I: Systèmes hydrauliques

I Principe de base de l’hydraulique

II Circuits hydrauliques

II
Composants hydrauliques
I
Partie I: Systèmes pneumatiques
I
Bases de la pneumatique
V
V Production et alimentation air comprimé
I
Actionneurs
V
IV

V distributeurs
2
I Principes de base de l’hydraulique

Introduction
L’hydraulique est un moyen de transmission de
puissance d’un point à un autre en utilisant un
liquide (eau ou huile)

Domaines d’application:

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Introduction
Embrayage
Domaines d’application:

Freinage voiture

Ascenseur

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Introduction

L’hydraulique est un moyen de transmission de puissance d’un


point à un autre en utilisant un liquide (eau ou huile)

Dans les systèmes hydrauliques, on distingue deux types de circuits :

• Les circuits de transport des liquides (par gravité ou par


pompage)
• Les circuits de transmission de puissance ou circuit hydraulique
industrielle

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Introduction

Circuit de transport de liquide

source

destination

Par gravité Par pompage

Hydraulique urbaine Hydraulique industrielle

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Introduction

Dans un circuit hydraulique industrielle, une pompe entraînée par


un moteur génère une puissance hydraulique . Cette puissance est
transmise à un récepteur hydraulique (vérin ou moteur hydraulique)
pour la transformer en puissance mécanique

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?
Les processus industriels nécessitent, généralement, le déplacement d'objets ou de
substances d'un endroit à un autre, ou l'application d'une force pour maintenir, façonner
ou comprimer un produit

Soit on utilise les moteurs électriques pour mouvement rotatifs et avec vis sans fin ou
crémaillère pour mouvement linéaire

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?
Soit un système hydraulique pour produire un mouvement rotatif ou linéaire
Chaque système a ses propres avantages en fonction des applications

Principaux avantages d'un système hydraulique par rapport à un système électrique :

1. Capacité à générer des forces élevées:

- Hydraulique: systèmes hydrauliques sont capables de générer des forces très élevées
avec une petite quantité d'énergie en raison de l'incompressibilité des fluides comme
l'huile.
- Électrique: Un système électrique nécessiterait un moteur plus grand et plus
complexe pour générer la même quantité de force

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?
Principaux avantages d'un système hydraulique par rapport à un système électrique :
2. Précision et contrôle de la force:
- Hydraulique: Contrôle précis de la force et du mouvement
- Électrique: la précision dans le contrôle de la force peut nécessiter des moteurs
spéciaux, des capteurs et des régulateurs électroniques complexes, ce qui peut
augmenter la complexité et le coût du système

[Link] de puissance sur de longues distances:


- Hydraulique : La puissance hydraulique peut être transmise sur de longues distances
via des tuyaux remplis d'huile, sans perdre trop d'énergie, et sans subir des baisses de
performance significatives
- Électrique : aussi la transmission sur de longues distances mais il ya des pertes dues à
la résistance dans les fils et câbles nécessitant l'utilisation de conducteurs plus lourds et
de transformateurs pour maintenir l'efficacité

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?
Principaux avantages d'un système hydraulique par rapport à un système électrique :

4. Résistance aux environnements extrêmes:


- Hydraulique : Les systèmes hydrauliques fonctionnent bien dans des environnements
difficiles ou extrêmes (températures très basses ou élevées, des conditions de haute
pression, ou des environnements où la saleté et l'humidité) sont présents. Ils sont
également moins sensibles aux chocs et aux vibrations.
- Électrique: Les moteurs électriques et les composants électroniques peuvent être
sensibles aux conditions environnementales extrêmes, aux surtensions, et nécessitent
souvent des dispositifs de protection supplémentaires pour fonctionner de manière
fiable dans ces environnements

5. Capacité à générer des forces élevées:


- Hydraulique : des forces très élevées avec une petite quantité d'énergie en raison de
l'incompressibilité des fluides comme l'huile
- Électrique : Un système électrique nécessiterait un moteur plus grand et plus
complexe pour générer la même quantité de force
Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?
Principaux avantages d'un système hydraulique par rapport à un système électrique :

6. Simplicité dans la génération de mouvements linéaires:


- Hydraulique : Les systèmes hydrauliques peuvent générer directement des
mouvements linéaires (via des vérins) sans nécessiter de conversion mécanique
- Électrique : Les systèmes électriques nécessitent souvent des moteurs rotatifs, ce qui
implique l'utilisation de vis sans fin, de crémaillères ou d'autres mécanismes pour
transformer le mouvement rotatif en mouvement linéaire

[Link]érance aux surcharges:


- Hydraulique : Les systèmes hydrauliques sont intrinsèquement plus tolérants aux
surcharges. En cas de surcharge, l'excès de pression dans le système peut être évacué à
l'aide de soupapes de sécurité, ce qui prévient les dommages.
- Électrique : En cas de surcharge, les moteurs peuvent surchauffer ou se bloquer,
nécessitant des mécanismes de protection supplémentaires comme des disjoncteurs ou
des fusibles

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?
Principaux avantages d'un système hydraulique par rapport à un système électrique :

8. Fiabilité et durabilité:
- Hydraulique : Les systèmes hydrauliques sont réputés pour leur robustesse et leur
longévité. Ils nécessitent peu d'entretien et peuvent fonctionner de manière fiable sur de
longues périodes, même dans des conditions difficiles.
- Électrique : Les composants électriques, en particulier les moteurs et l'électronique
de contrôle, peuvent nécessiter plus de maintenance et de soins pour assurer une
longévité similaire. De plus, ils peuvent être sensibles à l'usure des pièces mécaniques
comme les balais de moteur
9. Simplicité de conception pour des charges lourdes :
- Hydraulique: Pour le déplacement ou la manipulation de charges lourdes, la
conception hydraulique est souvent plus simple et plus efficace,
- Électrique : Gérer de lourdes charges avec des systèmes électriques nécessite des
moteurs puissants et des réducteurs mécaniques complexes, augmentant ainsi la
complexité et les coûts

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?
Principaux avantages d'un système hydraulique par rapport à un système électrique :

10. Régulation de la force et de la vitesse :

- Hydraulique : La régulation de la force et de la vitesse dans un système hydraulique


est relativement simple et peut être ajustée par des vannes et des régulateurs de débit,
ce qui permet des ajustements précis selon les besoins

- Électrique : Réguler la force et la vitesse dans un système électrique nécessite


généralement des systèmes électroniques de contrôle plus sophistiqués, comme des
variateurs de fréquence, et peut impliquer une complexité supplémentaire

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?

Exemple bras de levier:

Pour calculer la force de levier nécessaire pour les leviers à deux côtés, il faut
appliquer la formule suivante : F1 x r1 = F2 x r2

Les engins de levage utilisent l’effet de levier


Avec:
décrit dans la loi du levier et réduisent ainsi
F1 = Effort de levier 1
F2 = force de levier 2 considérablement l’effort requis pour
r1 = longueur du bras de levier 1 soulever et déplacer des charges lourdes
r2 = longueur du bras de levier 2
Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?

Exemple bras de levier:

Si F1=500N, r1=0.5m, r2=0.1m alors F2=2500N


Multiplication de force

Les engins de levage utilisent l’effet de levier décrit dans la loi du levier et réduisent ainsi
considérablement l’effort requis pour soulever et déplacer des charges lourdes

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?

Multiplication de force par Effet hydromécanique

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?
Multiplication de force par Effet hydromécanique

Prenons l’exemple d’un [Link] le piston plongeur de pompe a une aire de 7,07
cm2 et le grand piston de levage a une aire de 314 [Link] poids du véhicule sur le grand
piston est de 1 800 kg. Donner le poids minimal de l’homme

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?

Exemple système de freinage voiture:

Dimension de principaux composants:

Maître-cylindre :

- Diamètre du piston généralement


entre 19 mm et 28 mm selon le modèle
de voiture.
- Longueur totale : varie entre 150 mm
et 250 mm.
- Volume de fluide déplacé : dépend du
diamètre du piston, généralement entre
10 cm³ et 50 cm³

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Pourquoi?

Exemple système de freinage voiture:

Dimension de principaux composants:

 Étriers de frein:

- Diamètre des pistons des étriers : entre 30 mm et 60 mm selon la puissance du


freinage et le type de véhicule
- Longueur : varie, mais souvent autour de 120 mm à 180 mm

Tuyaux de frein :

- Diamètre intérieur : en général 3 mm à 4 mm.


- Longueur totale : varie en fonction du modèle de véhicule, généralement entre 50
cm et 1,5 m pour les conduites allant du maître-cylindre aux étriers.

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle

1. Débit et vitesse

le débit (qv) est définit comme étant un certain volume de matière qui se déplace dans
un temps déterminé . Donc, si ΔV est le volume de fluide qui a traversé une section
droite de la conduite pendant le temps Δt., le débit volumique est :

Il en résulte : (v la vitesse linéaire du fluide et S est la section de la conduite)

Conservation du débit : équation de continuité :


Le débit Q est constant en tout point d’un même circuit. Ce sont les vitesses qui vont
varier en fonction des sections

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


2. Masse volumique
 La masse volumique est le rapport entre une masse de matière homogène M et le
volume V occupé par cette masse :

Pour les liquides, la masse volumique varie très peu avec la pression, mais plus
sensiblement avec la température alors que la masse volumique des gaz varie
beaucoup avec la pression et la température

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


3. Viscosité
la viscosité dynamique, notée μ
a viscosité est la propriété d’un fluide à résister à sa déformation. Tous les fluides sont
visqueux. On définit la viscosité dynamique par la résistance au cisaillement d’un film
d’huile
F=µ*S*v/e
F est la force nécessaire pour déplacer la plaque supérieure, v la vitesse de déplacement
de cette plaque

Son unité est le Poiseuille (PI) ou (Pa.s)


La valeur de la viscosité dynamique est significative, on peut comparer les valeurs de la
viscosité de deux fluides quelconques

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


3. Viscosité

 La viscosité cinematique , notée ν

Pour la plupart des huiles industrielles, on utilise une autre définition de la viscosité: la
viscosité cinématique. Celle-ci est égale à la viscosité dynamique divisée par la masse
volumique du fluide

Son unité dans le S.l. est le (m2 /s). On utilise souvent le Stokes (St) ou le centiStokes
(cSt) (1St = 10-4 m2/s)

La valeur de la viscosité cinématique n’est pas significative, on ne peut comparer que les
viscosités de fluide ayant des masses volumiques semblables

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


4. Pression
- La pression est une force appliquée par un fluide (gaz ou liquide) sur les parois de son
contenant ou sur les objets immergés
La pression est une force par unité de surface. Elle s’exprime en PASCAL (symbole Pa) :
1Pa = 1N/m²
Dans un fluide, la pression est uniforme dans toutes les directions (principe de Pascal

En pratique, on utilise plus facilement le BAR : 1 bar = 10⁵ PA

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


4. Pression

Dans un solide, on parle plutôt de contraintes mécaniques (ou stress) que de pression.
Les contraintes sont des forces appliquées sur un solide qui peuvent provoquer sa
déformation

Contrainte : c'est la force exercée par unité de surface sur un solide. Il existe différents
types de contraintes, comme la contrainte de traction, de compression et de cisaillement

La contrainte est mesurée de manière similaire à la pression, mais les forces dans un solide
ne sont pas réparties uniformément comme dans un fluide. Elles peuvent varier en
fonction des directions et des points de l'objet

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


4. Pression
Fluide (gaz ou liquide): si vous appliquez une force sur un ballon rempli d'air, l'air à
l'intérieur exerce une pression égale sur toutes les parois du ballon. Cette pression est
répartie uniformément

Solide: si vous appliquez une force sur une barre métallique, elle ne réagit pas de la
même manière. Elle peut être compressée ou déformée, mais les forces internes ne se
répartissent pas de manière égale et uniforme dans toutes les directions. Les contraintes
peuvent varier selon les points et la forme de la barre

Les concepts de contrainte et de


pression sont liés, mais ils s'appliquent
différemment selon que l'on parle de
fluides ou de solides.

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


5. Compressibilité
-Les liquides, dont l'huile, sont souvent considérés comme quasi incompressibles,
c'est-à-dire qu'ils subissent très peu de changements de volume lorsqu'ils sont soumis
à des variations de pression

- Contrairement aux gaz, qui sont compressibles et peuvent réduire leur volume de
manière significative sous pression, les liquides nécessitent une pression extrêmement
élevée pour induire une variation de volume mesurable.

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


5. Compressibilité
- Hydraulique : Dans les systèmes hydrauliques, l'incompressibilité de l'huile permet une
transmission de force efficace. Une petite quantité de mouvement (déplacement d'huile)
peut générer une grande force dans des machines comme les grues, les freins, ou les
vérins hydrauliques

- En raison de sa faible compressibilité, l'huile hydraulique peut fonctionner sous des


pressions très élevées (souvent supérieures à 200 bars), permettant de maximiser
l'efficacité de transmission d'énergie mécanique

-Si l'huile était compressible, lorsqu'une pression serait appliquée, elle se traduirait par
une compression du volume d'huile, ce qui entraînerait un retard dans la transmission
de la force ou une perte de précision dans les systèmes hydrauliques

- L'incompressibilité garantit une réponse rapide et précise dans les systèmes de


contrôle de la force et du mouvement

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


5. Compressibilité
Coefficients de compressibilité K:

K=−VdP/dV

Ce coefficient pour les liquides est assez élevé :

Pour l’Eau : environ K=2,2×10^9

Pour l’Huile hydraulique : environ K=1,5×10^9

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


5. Compressibilité
Influence des conditions sur l'incompressibilité:

- Température: Bien que l'huile soit incompressible à température ambiante, une


augmentation significative de la température peut affecter son incompressibilité, car
la chaleur augmente la capacité des molécules à se déplacer et donc à changer de
volume légèrement

- Pressions extrêmes : À des pressions extrêmement élevées, même un fluide


quasi incompressible comme l'huile peut voir une légère variation de volume.
Cependant, dans les systèmes courants, cette variation est souvent négligeable

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


6. Puissance et couple

La puissance est le travail effectué par une force par unité de temps

Donc:

7. Cylindrée

La cylindrée correspond à la quantité d’huile refoulée pour un tour de l’engin


hydraulique rotatif. Cette valeur est indiquée par le constructeur dans les catalogues
techniques.

Partie I
I Principes de base de l’hydraulique

Bases de l’hydraulique industrielle


Un circuit hydraulique est composé de:

groupe de puissance ou centrale hydraulique


appareils de distribution et de régulation
actionneurs transformant l’énergie hydraulique en énergie mécanique

Limiteur de pression Manomètre

Pompe Moteur

Filtre
p
Réservoir
Centrale hydraulique Partie I
II Circuit hydraulique

1. Groupe de puissance ou centrale hydraulique

Moteur : entraîne l’arbre de la pompe en rotation

Réservoir : a pour rôle principalement de stocker l’huile et d’assurer l’alimentation


de la pompe

Filtre: élimine les impuretés dans l’huile qui entrainent une usure excessive des
composants du circuit

Limiteur de pression ou soupape de sûreté: toujours monté en dérivation, il


permet de protéger la pompe et les composants de circuit contre les surcharges

Manomètre : permet la visualisation de la valeur de pression

Partie I
II Circuit hydraulique

2. Types de circuit hydraulique

 Circuit ouvert

L’huile circule du réservoir vers la pompe, puis


refoulée, mise sous pression et dirigée vers un
distributeur qui la dirige sous pression vers une
chambre de l’actionneur.
Le distributeur reçoit en retour l’huile sans
pression de l’autre chambre de l’actionneur qu’il
retourne au réservoir.
C'est le type de circuit le plus couramment utilisé
dans de nombreuses applications hydrauliques.

Partie I
II Circuit hydraulique

2. Types de circuit hydraulique


Avantages :
 Circuit ouvert - Simplicité: Les circuits ouverts sont simples à
concevoir, installer et entretenir.
- Coût: Moins coûteux à mettre en place, avec des
composants plus simples.
-Refroidissement: Le passage du fluide dans le
réservoir aide à dissiper la chaleur accumulée dans
le système.
Inconvénients :
Applications:
- Perte d'efficacité : Le fluide retourne à basse
-Les machines agricoles, les
pression au réservoir, ce qui signifie que
équipements de construction, les
l'énergie accumulée n'est pas réutilisée.
presses hydrauliques
- Réponse lente : Le cycle complet du fluide
-Applications où la précision ou la
entre le réservoir et le système peut ralentir
pression continue ne sont pas
la réponse du circuit dans des applications
critiques
exigeantes

Partie I
II Circuit hydraulique

II. Constitution générale des circuits


2. Types de circuit hydraulique

 Circuit fermé

La circulation se fait de la pompe vers le récepteur et du récepteur vers la pompe


Le réservoir est souvent plus petit ou inexistant
Une pompe dite pompe de gavage est
introduite pour éliminer les fuites internes
du circuit

Partie I
II Circuit hydraulique

II. Constitution générale des circuits


2. Types de circuit hydraulique
Avantages :
 Circuit fermé - Meilleure efficacité: La pression et l'énergie
sont mieux conservées
- Pression continue : Idéal pour les applications
où la pression doit être maintenue en continu
- Temps de réponse rapide: (pas de retour au
réservoir)

Inconvénients :
- Complexité accrue : Le circuit fermé est plus complexe
à concevoir et à maintenir
- Coût plus élevé : En raison de la complexité, les
composants sont souvent plus coûteux
- Problèmes de refroidissement : Comme il n'y a pas de
réservoir principal pour dissiper la chaleur, des systèmes
de refroidissement supplémentaires sont parfois
nécessaires.
Partie I
II Circuit hydraulique

II. Constitution générale des circuits


2. Types de circuit hydraulique

 Circuit fermé

Applications :

Utilisés dans les véhicules lourds, les systèmes de contrôle


industriel, les avions, et les équipements où la réponse rapide et la
pression constante sont cruciales

Partie I
III Composants hydraulique

1. Pompes volumétriques
Une pompe volumétrique se compose d'un corps de pompe parfaitement clos à
l'intérieur du quel se déplace un élément mobile rigoureusement ajusté.
On distingue les pompes volumétriques alternatives (à piston) et les pompes
volumétriques rotatives

Partie I
III Composants hydraulique

1. Pompes volumétriques
La pompe hydraulique transforme l’énergie mécanique en énergie hydraulique

La pompe hydraulique prend l’huile hydraulique d’un réservoir de stockage et la pousse


dans un circuit hydraulique sous forme de débit.

Une dépression est créée du côté de l’aspiration de la pompe hydraulique puis la


pression atmosphérique élevée ou la pression du réservoir pousse l’huile à travers
l’orifice d’aspiration et à l’intérieur de la chambre d’aspiration de la pompe.

Le volume de la chambre diminue au fur et à mesure que la chambre se rapproche de


l’orifice de refoulement. Cette diminution de la taille de la chambre pousse l’huile vers
la sortie

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques
Il y a deux types des pompes volumétriques:

 Pompes rotatives (à palettes, à engrenage)


Pompes linéaires (à pistons)

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques La pompe à engrenage comprend deux pignons


identiques en rotation à l'intérieur d'un carter muni
d'un orifice d'entrée et d'un orifice de sortie.

Le volume de fluide compris entre les dents des


pignons et le carter est déplacé lors de la rotation des
pignons de l'entrée vers la sortie.

Carter

Pignon

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques
Les pompes à palettes est une pompe rotative dont le rotor est muni de plusieurs
lames (les palettes) qui coulissent radialement et assurent le transfert du fluide pompé

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques

Pour les pompes à pistons, un mouvement alternatif piston fait varier le volume du
corps de la pompe, le fluide progresse ainsi de l'aspiration vers le refoulement

Le fonctionnement d'une pompe à piston nécessite la présence de deux valves ou


clapets anti-retour : à l'admission (ou aspiration) et au refoulement

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques

Type de Cylindrée rendement Pression Coût


pompe variable (bar)
A engrenage non 90 150 Faible

A palette oui 95 250 Moyen

A piston oui 98 >500 élevé

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques

Les grandeurs associées aux pompes sont :


-La cylindrée (Cy ) :

Le volume de fluide refoulé ou aspiré par une pompe en l’absence des fuites, pendant
une révolution de l’arbre principal ( [m3 /tr] ; [l/min] ou [l/tr])
-Les débits :

a- Le débit moyen théorique : (q v moy)


Le volume moyen refoulé par unité de temps, connaissant la cylindrée, ce débit est
déterminé par : qvmoy = Cy.N (N : Fréquence de rotation en [tr/s])
b- Le débit moyen réel: (q v moy r )
Le volume refoulé par la pompe en pratique, mesuré en une unité de temps

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques
 Les grandeurs associées aux pompes sont :

-Les puissances :
a- La puissance mécanique : (P m)
Puissance fournie à l’arbre d’entraînement de la pompe par le moteur et peut être
donnée par les deux relations suivantes :
ou
Avec :
C : Couple d’entraînement de pompe en [Nm], ω : vitesse angulaire en [rad / s], p s th :
Pression de sortie théorique en [ pa ], p e : Pression d’entrée en [pa]
b- La puissance hydraulique : (P hyd)
Puissance fournie par le fluide à la sortie de la pompe donnée par :

Avec p s est la pression mesurée


réellement à la sortie en [pa ]
Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques
 Les grandeurs associées aux pompes sont :

- Les rendements :
a- Le rendement volumétrique :
Compte tenu des fuites et de la compressibilité du fluide, le dédit réel et toujours
différent du débit théorique, on définit ainsi un rapport :

q v f : Débit moyen de fuites

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques
 Les grandeurs associées aux pompes sont :

- Les rendements :
b - Le rendement mécanique :

Le rendement mécanique (ou efficacité mécanique) concerne les pertes liées aux
frictions mécaniques des composants internes de la pompe, sans considérer les aspects
liés au fluide.
Donc, une chute de pression fait passer psth à ps

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques
 Les grandeurs associées aux pompes sont :

- Les rendements :

c-Le rendement hydromécanique (ηhm ) :


A cause des frottements mécaniques entre les différentes pièces et du frottement de
liquide contre les parois, le couple reçu par la pompe ne sera pas entièrement transformé
en pression :

avec : Cyl : Cylindrée en m3/tr


Δp : différence de pression aux bornes de la pompe en Pa.
C : couple en N.m

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques
 Les grandeurs associées aux pompes sont:

- Les rendements :
d - Le rendement global:
C’est le rapport de la puissance à la sortie et celle à l’entrée. Il traduit en terme
de performance le rapport en la puissance hydraulique fournie par la pompe et
la puissance mécanique reçue par le moteur

Donc:

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques
 Les grandeurs associées aux pompes sont :

- Le couple d’entraînement ( C )
Le couple à appliquer à l’arbre d’entraînement de la pompe :

Or
Et

Donc

D’où

Partie I
III Composants hydrauliques

1. Pompes volumétriques

 Symboles :

Pompe à Pompe à Pompe à


cylindrée cylindrée deux sens
fixe variable de flux

Partie I
III Composants hydrauliques

2. Récepteurs hydrauliques

 Vérin

Les vérins sont des récepteurs pour mouvement de translation. Ils permettent de
développer un effort très important avec une vitesse très précise

On distingue:
Vérin simple effet: la tige du piston se déplace dans un seul sens sous l’action du fluide
sous pression. Le retour est effectué par un ressort

Av : économique et consommation de fluide réduite


Inc: encombrant, course limité

Partie I
III Composants hydrauliques

2. Récepteurs hydrauliques
 Vérin

Les vérins sont des récepteurs pour mouvement de translation. Ils permettent de
développer un effort très important avec une vitesse très précise

On distingue:

Vérin double effet: l’ensemble tige-piston se déplace dans les deux sens sous
l’action du fluide sous pression

Av : plus souple, réglage plus facile de la vitesse,


amortissement de fin de course réglable
Inc: plus coûteux
Partie I
III Composants hydraulique

2. Récepteurs hydrauliques
 Vérin

Les vérins sont des récepteurs pour mouvement de translation. Ils permettent de
développer un effort très important avec une vitesse très précise

On distingue:

Vérin rotatif : l’énergie du fluide est transformée en mouvement de rotation

Partie I
III Composants hydraulique

2. Récepteurs hydrauliques
 Vérin

dimensionnement des vérins

Pour déterminer la pression (p) d’utilisation d’un vérin, il faut connaître la force F
nécessaire à développer et la section annulaire S

Pour déterminer la vitesse de sortie, on utilise la formule classique:

Partie I
III Composants hydraulique

2. Récepteurs hydrauliques
 Vérin

dimensionnement des vérins

La puissance utile du vérin est:

Le rendement η est le rapport : puissance utile/puissance dépensée

Partie I
III Composants hydraulique

2. Récepteurs hydrauliques

 Moteur hydraulique

Définition

Dans ce type d’actionneur, l’énergie hydraulique fournie par un fluide sous pression
est transformée en énergie mécanique. Il en résulte un mouvement de rotation sur
l’arbre de sortie
Les moteurs hydrauliques présentent deux caractéristiques : le couple moteur et la
vitesse de rotation

Ils sont classés en deux familles :


-Les moteurs rapides (les moteurs à palettes, les moteurs à engrenages, les
moteurs à pistons axiaux, et les moteurs à pistons radiaux)
-Les moteurs lents (cylindrée élevée)

Partie I
III Composants hydraulique

2. Récepteurs hydrauliques

 Moteur hydraulique

Problèmes rencontrés

Gavage: Lorsque la pression est coupée, le moteur continu à tourner sous l’effet de
l’inertie créant ainsi une dépression dans le circuit et fonctionne comme une pompe,
risque d’un phénomène de cavitation, d’où la nécessité d’un circuit secondaire
appelé circuit de gavage permettant d’alimenter le moteur quand la pression dans le
circuit principale s’annule, le moteur s’arrête alors progressivement

Partie I
III Composants hydrauliques

2. Récepteurs hydrauliques

 Moteur hydraulique

Problèmes rencontrés

Drainage des moteurs hydrauliques:


Pour les moteurs à pistons les fuites peuvent
causer des perturbations de fonctionnement
(accumulation d’huile derrière les pistons)
pour cette raison il faut prévoir un circuit de
retour de ces fuites vers le réservoir appelé
circuit de drainage.

Partie I
III Composants hydrauliques

2. Récepteurs hydrauliques

 Moteur hydraulique

Caractéristiques associées aux moteurs hydrauliques

a. Puissance hydraulique: C’est la puissance d’entrée pour le moteur

Le fluide entre dans le moteur avec un débit Qe débité réellement par la pompe, mais
le moteur ne peut refouler que le débit Qs =Cy.N le débit excédentaire constitue les
fuites
on peut écrire alors : Qe =Qs + qfuites

Et le rendement volumétrique est:


Avec N en tr/s

Partie I
III Composants hydrauliques

2. Récepteurs hydrauliques

 Moteur hydraulique

Caractéristiques associées aux moteurs hydrauliques

b. Puissance mécanique: C’est la puissance de sortie développée par le moteur :

c. Rendement:
Le rendement global du moteur est :

Où ηm est le rendement mécanique du moteur:

Partie I
III Composants hydrauliques

2. Récepteurs hydrauliques
 Moteur hydraulique

Symbolisation
A un sens A deux sens

Avec drain

A cylindrée
variable
Partie I
III Composants hydrauliques

2. Récepteurs hydrauliques
 Moteur hydraulique
 Utilisation de l’abaque

Dans l’abaque et
connaissant deux
paramètres, il permet de
déterminer le troisième

Partie I
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

3. Distributeurs

Le rôle d’un distributeur est de diriger le fluide dans une ou plusieurs directions. Ils sont
placés entre le groupe hydraulique et les actionneurs.
Un distributeur est caractérisé par un nombre d’orifices et un nombre de positions

Chaque position est symbolisée par une case. A l’intérieur de chaque case, on indique les
chemins que peut emprunter le fluide, ainsi que le sens d’écoulement

En se déplaçant dans l’alésage du corps, le tiroir vient mettre en communication les


différents orifices du distributeur. Ces orifices dont le nombre varie ont une désignation
normalisée :
-Arrivée de la pression : P
-Retour au réservoir : R et T
-Utilisation (branchement des actionneurs) : A et B
-Pilotages : X et Y
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

3. Distributeurs
 Types de commande

Le type de commande est le dispositif qui permet le déplacement du tiroir à l’intérieur


du corps du distributeur. Il existe 4 sortes dispositifs de commande. Ils sont
représentés sur les côtés de la représentation symbolique du distributeur.
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

3. Distributeurs
 Types de commande
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

3. Distributeurs
 Distributeur 3/2

Il autorise l’écoulement du fluide dans un sens tout en l’interdisant dans


l’autre sens. Il permet la commande des vérins simple effet
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

3. Distributeurs
 Distributeur 5/2

Il autorise l’écoulement du fluide dans deux sens. Il permet la commande des vérins à
double effet
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

3. Distributeurs
 Distributeur 2/2, 3/2

Distributeur 2/2 rotatif


Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

3. Distributeurs
 Distributeur 2/2, 3/2

Distributeur 3/2 rotatif


Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

3. Distributeurs
 Distributeur 5/ 3

Centre fermé:

Centre à l’échappement:

Centre ouvert:
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

4. Les appareils de protection et de régulation :

 Limiteur de pression

Il est appelé aussi soupape de sûreté. Son rôle est de protéger


la pompe et les composants de circuit contre les surcharges. Il
doit être toujours monté en dérivation avec le circuit. Il est
fermé au repos et lorsqu’il y a surcharge (la pression à la
sortie de la pompe est supérieure à celle de réglage), il s’ouvre
et laisse passer l’huile au réservoir
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

4. Les appareils de protection et de régulation :

 Réducteur de pression à action direct

Il est normalement ouvert au repos et lorsque la pression en aval dépasse la valeur


de tarage, il coupe la communication entre l’entrée et la sortie

Manomètre

Il permet la visualisation de la valeur de pression à fin d’assurer le réglage


Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

4. Les appareils de protection et de régulation


 Clapet anti-retour

Il permet la circulation du fluide dans un seul sens.

 Réglage du débit

La vitesse d’un récepteur hydraulique (vérin ou moteur) est fonction du débit. Le


réglage du débit est obtenu par un étranglement
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

4. Les appareils de protection et de régulation :

 Les accumulateur

Les accumulateurs sont des appareils entrant dans la constitution des systèmes
hydrauliques.
Ils servent à emmagasiner une réserve d’énergie. Ils se montent en dérivation avec le
circuit principal permettant de stocker une quantité de fluide sous pression et la restituer
(donner) en cas de besoin, par exemple en cas de chute de pression accidentelle,
compensation des fuites, équilibrage des forces

Accumulateur à
membrane
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

4. Les appareils de protection et de régulation :

 Les filtres

les filtres sont destinés à éliminer les particules solides présentes dans l’huile
Les filtres les plus courants sont constitués d’une grille dont la maille est appropriée à
la taille des particules à retenir
Ils sont soi montés:
-A l’aspiration ( installé avant la pompe)
-Au refoulement: installé après la pompe
-Au retour: installé sur les canalisations de retour d’huile
Partie I: Systèmes hydrauliques
III. Composants dans les circuits

4. Les appareils de protection et de régulation :

Pour la protection des filtres contre le colmatage, on utilise des indicateurs qui donnent
une information lorsque la perte de charge provoquée par le colmatage devient
inacceptable. Cette information peut être un voyant, un contact géré par la partie
commande. La protection se fait aussi par des limiteurs de pression bipasses (La plupart
des filtres sont équipés de ce dispositif) ou un clapet anti retour qui évite le retour des
impuretés accumulées dans le circuit.

Filtre avec indicateur de Filtre avec indicateur de


colmatage à contact colmatage à voyant

Filtre avec limiteur de


Filtre protégé contre pression bipasses
les retours d’huile
Partie II: Systèmes pneumatiques
[Link] de base de la pneumatique

1. Bases physiques

L'air est un mélange gazeux dont la composition est la suivante :


• environ 78 % d'azote en volume
• environ 21 % d'oxygène en volume

Loi de Newton
La loi de Newton représente la relation qui existe entre force,
masse et accélération : F=m.a

Pression
Dans la pratique, on utilise surtout des appareils de mesure de pression indiquant
uniquement la surpression pe qui est pabs − pamb. La valeur de la pression absolue pabs est
d'environ 100 kPa (1 bar) supérieure.
Partie II: Systèmes pneumatiques
[Link] de base de la pneumatique

 Bases physiques

- Loi de Boyle-Mariotte
L'air peut se comprimer (compression) et tend naturellement à se dilater (expansion).
Ce sont ces propriétés que décrit la loi de Boyle-Mariotte : à température constante,
le produit du volume par la pression absolue est constant pour une quantité de gaz
donnée.

- Loi de Gay-Lussac
À pression constante, le volume d'une quantité de gaz enfermée dans une enceinte est
proportionnel à la température absolue (en K)

-Équation générale des gaz


L'équation générale des gaz reprend toutes les lois des gaz:
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Conditionnement de l'air comprimé

Pour pouvoir assurer la fiabilité d'une commande pneumatique, il faut l'alimenter en air
comprimé de qualité suffisante. Les facteurs sont pression correcte, air sec, air épuré.

Les composants suivants doivent être de préférence utilisés pour le conditionnement de


l'air comprimé :
• filtre d'aspiration ;
• compresseur ;
• accumulateur ;
• déshydrateur ;
• filtre à purgeur de condensats ;
• manodétendeur (régulateur de pression) ;
• lubrificateur (au besoin) ;
• points de purge des condensats.
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Niveau de pression

En règle générale, les composants pneumatiques sont conçus pour une pression de
service maximale de 800 à 1000 kPa (8 à 10 bar). Une pression de 600 kPa (6 bar) est
toutefois suffisante pour une exploitation économique.
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Compresseurs

Le choix d'un compresseur dépend de la pression de travail et de la quantité d'air


nécessaire. Les compresseurs se distinguent par leur type. On distingue:
Compresseurs à piston alternatif, Compresseurs à piston rotatif et Compresseurs non
volumétriques

Un piston à mouvement alternatif


comprime l'air aspiré par une soupape
Compresseurs à
d'entrée. L'air comprimé est délivré par
piston alternatif
une soupape de sortie
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Accumulateurs

Monté en aval du compresseur afin de stabiliser l'air comprimé.


Il compense les variations de pression au prélèvement d'air comprimé
par le système. Quand la pression dans l'accumulateur tombe au-dessous
d'une certaine valeur, le compresseur refait l'appoint jusqu'à ce que la
pression supérieure réglée soit de nouveau atteinte

Sa taille dépend de:


• débit du compresseur ;
• besoins en air du système ;
• réseau de tuyauteries (volume additionnel éventuel) ;
• régulation du compresseur ;
• variations de pression admissibles dans le réseau.
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Accumulateurs
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Distribution de l’air

Dimensionnement des tuyauteries


Il convient de toujours tenir compte d'une extension ultérieure du réseau d'air
comprimé. Il faut donc que la conduite principale soit quelque peu surdimensionnée par
rapport aux besoins momentanés du système et il est recommandé de monter des
obturateurs et robinets d'arrêt additionnels

Perte de charge
Toute variation ou tout changement de direction du débit d'air au sein d'un système de
tuyauteries se traduit par une augmentation de la résistance à l'écoulement. Il en résulte
une perte de charge constante

Matériau des tuyauteries


Les tuyaux en plastique peuvent se raccorder avec une étanchéité parfaite à
l'air par collage et se prêtent en outre à des extensions plus faciles.
Les tuyaux en cuivre ou en acier, en revanche, ont un prix d'achat inférieur, mais doivent
se raccorder par brasage, soudage ou raccords filetés.
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Unité de conditionnement

L’unité de conditionnement est l’ensemble de composants discrets qui assurent les


différentes fonctions du conditionnement de l'air comprimé – filtration, régulation et
lubrification elle se monte en amont de toute installation pneumatique.

Filtres à air comprimé

La grandeur caractéristique du filtre est sa porosité qui détermine la taille des


plus petites particules susceptibles d'être éliminées du flux d'air
Les porosités des filtres normaux sont comprises entre 5 μm et 40 μm

taux de filtration le pourcentage de particules d'une taille donnée


séparées du flux d'air, par exemple un taux de filtration de 99,99 % pour
des particules de 5 μm
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Unité de conditionnement

Manodétendeur ou régulateur de pression est raccordé en amont du filtre à air


comprimé pour assurer une pression constante dans le système
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Unité de conditionnement

Lubrificateur
Permet d’enrichir d’huile l’air comprimé si des pièces mobiles
de distributeurs et vérins ont besoin d'une lubrification externe
La lubrification doit toujours se limiter aux parties d'une
installation ayant besoin d'air lubrifié
En général, l'air comprimé ne doit être lubrifié que si :
• des mouvements extrêmement rapides sont exigés
• on utilise des vérins de grand diamètre d'alésage
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Unité de conditionnement

Unité de conditionnement à lubrificateur (représentation détaillée et simplifiée

Unité de conditionnement sans lubrificateur (représentation détaillée et simplifiée


Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Unité de conditionnement
 Manodétendeur

 Une pression de service supérieure conduirait à une exploitation défavorable de


l'énergie et à une plus grande usure, une pression inférieure à un mauvais rendement
 Pour maintenir un niveau de pression constant, on raccorde en un point central du
réseau d'air comprimé un régulateur de pression ou manodétendeur , qui –
indépendamment des variations de pression dans le circuit de commande principal
(pression primaire) – assure une pression constante dans le système (pression
secondaire). Il se monte en amont du filtre à air comprimé et maintient
Partie II: Systèmes pneumatiques
II. Production d’air comprimé et alimentation en air comprimé

1. Unité de conditionnement
 Manodétendeur

La régulation de pression s'effectue au moyen d'un diaphragme. Lorsque la pression


côté secondaire augmente, par exemple lors d'une variation de charge du vérin, le
diaphragme repousse le ressort, ce qui réduit ou obture la section de sortie du siège
du clapet. Le siège du diaphragme s'ouvre, et l'air comprimé peut alors s'échapper à
l'atmosphère par les orifices de décharge du corps
Partie II: Systèmes pneumatiques
III. Actionneurs

1.Vérins pneumatiques

La force exercée par le piston d'un vérin est:


Fth force théorique du piston, A surface utile du piston, p pression de travail

En pratique, c'est la force efficace du piston qui importe suite à la résistance due au
frottement. En conditions de service normales (4 à 8 bar), les forces de frottement
peuvent être supposées égales à environ 10 % de la force théorique du piston

Pour vérin à simple effet Pour vérin à double effet


Sortie : FF

Entrée : FF
Feff: force efficace du piston, A surface utile du piston , A' surface annulaire utile du piston, p
pression de travail, FF force de frottement (environ 10 % de Fth), FR force du ressort de rappel
Partie II: Systèmes pneumatiques
III. Actionneurs

1.Vérins pneumatiques
Partie II: Systèmes pneumatiques
III. Actionneurs

2. Consommation d’air

Cette consommation s'indique en litres d'air aspiré par minute.


Elle se calcule comme suit:

Consommation d’air= Taux de compression* Surface du piston*course*Nombre de course


par minute

Taux de compression=
Partie II: Systèmes pneumatiques
III. Actionneurs

2. Consommation d’air
Partie II: Systèmes pneumatiques
III. Actionneurs

2. Consommation d’air

Les formules de calcul de la consommation en fonction du diagramme de


consommation d'air sont les
suivantes :
Pour vérins à simple effet
q = s ⋅ n ⋅ qH
Pour vérins à double effet
q= 2⋅ s ⋅ n ⋅ qH
qB consommation d'air (l/min), s course (cm), n nombre de courses par minute (1/min), qH
consommation d'air par cm de course (l/cm)
Partie II: Systèmes pneumatiques
IV. Distributeurs

Les distributeurs pilotent le cheminement de l'air comprimé.


Les distributeurs à commande électrique ou électrodistributeurs fonctionne avec deux
sources d'énergie différente:
• l'énergie électrique dans la partie commande et
• l'air comprimé dans la partie puissance.

Les distributeurs se répartissent en deux groupes :


• Les distributeurs à rappel par ressort ne conservent leur position de commutation
que tant que la
commande est actionnée.
• Les distributeurs bistables, eux, conservent la dernière position de commutation prise
même si la
commande n'est plus actionnée.
Partie II: Systèmes pneumatiques
IV. Organes de traitement

 Sélecteur à deux entrées : fonction ET logique

Le sélecteur à deux entrées a deux entrées 1 et une sortie 2. Il ne débite qu'en


présence de deux signaux d'entrée. La présence d'un signal sur une seule des deux
entrées bloque le passage en raison des forces différentielles s'exerçant sur le tiroir.
Si les signaux d'entrée n’arrivent pas en même temps et à pression d’entrée identique,
c'est le dernier arrivé qui est transmis en sortie. Si les pressions des signaux d'entrée
ne sont pas les mêmes, c'est la plus forte pression qui ferme le sélecteur, et la plus
faible qui est transmise à la sortie 2.
Partie II: Systèmes pneumatiques
IV. Organes de traitement

 Sélecteur de circuit : fonction OU logique

Ce sélecteur possède deux entrées 1 et une sortie 2. Quand de l'air comprimé est
appliqué à l'entrée 1, le piston obture l'entrée 1 de droite, l'air passe de l'entrée 1 de
gauche en 2. Quand l'air passe de l'entrée 1 de droite en 2, l'entrée de gauche est
obturée.
Si l'on veut actionner un vérin ou un organe de commande
depuis deux points ou plus, il faut toujours utiliser un ou plusieurs sélecteurs de
circuit.
Partie II: Systèmes pneumatiques
[Link] de contrôle de débit

 Limiteurs de débit

Le limiteur de débit est une vanne de contrôle de débit qui agit sur le débit de l'air
comprimé dans les deux sens

Les limiteurs de débit sont en général réglables. Le réglage peut être verrouillé. Les
limiteurs de débit s'utilisent pour le réglage de la vitesse de vérins. Il convient de
veiller à ce que le limiteur de débit ne soit jamais complètement fermé
Partie II: Systèmes pneumatiques
[Link] de contrôle de débit

 Limiteurs de débit

Sur le limiteur de débit unidirectionnel, la limitation du débit n'agit que dans un sens.
Le clapet anti-retour obture le passage de l'air dans un sens, et l'air ne peut s'écouler
que par la section réglée. En sens opposé, le passage de l'air est libre à travers le clapet
anti-retour ouvert.

Ces limiteurs s'utilisent pour le réglage de la vitesse de vérins pneumatiques. Ils se


montent, si possible, directement sur le vérin.
Partie II: Systèmes pneumatiques
[Link] de contrôle de débit

 Limiteurs de débit

Il existe fondamentalement deux types de limitation du débit dans le cas de vérins à


double effet :
• limitation du débit d'alimentation et
• limitation du débit d’échappement.

Toute charge qui agit dans le sens de


déplacement du vérin se traduit par
un dépassement de la vitesse réglée.
C'est pourquoi on applique souvent la
limitation du débit d'alimentation
Partie II: Systèmes pneumatiques
[Link] de contrôle de débit

 Limiteurs de débit

Il existe fondamentalement deux types de limitation du débit dans le cas de vérins à


double effet :
• limitation du débit d'alimentation et
• limitation du débit d’échappement.

Dans la limitation du débit d'échappement, l'air


d'alimentation arrive librement au vérin, et le
limiteur de débit monté dans la conduite de
sortie oppose une résistance à l'air qui
s'échappe.
Partie II: Systèmes pneumatiques
[Link] de contrôle de débit

 Limiteurs de débit

 Choix du type de limitation:

Le choix repose sur la position d'implantation du vérin et la masse à déplacer

Si le vérin a sa tige verticale vers le


haut, la masse exerce une force de
poussée. Une limitation du débit
d'échappement côté tige retarde alors
l'échappement de l'air. La limitation du
débit d'échappement joue ici
simplement le rôle de
temporisation.
Partie II: Systèmes pneumatiques
[Link] de contrôle de débit

 Limiteurs de débit

 Choix du type de limitation:

Le choix repose sur la position d'implantation du vérin et la masse à déplacer

Pour que, dans cette disposition, le


piston quitte plus tôt sa position de fin
de course, on ne monte pas de clapet
anti-retour unidirectionnel côté tige.
Pour pouvoir malgré tout régler la
vitesse de sortie, on utilise en outre
une limitation du débit d'alimentation
côté piston.
Partie II: Systèmes pneumatiques
[Link] de contrôle de débit

 Limiteurs de débit

 Choix du type de limitation:

Le choix repose sur la position d'implantation du vérin et la masse à déplacer

Si le vérin a sa tige verticale vers le


bas, la masse exerce une force de
traction. Dans ce cas également, on
combine les limitations du débit
d’alimentation et du débit
d’échappement.
Partie II: Systèmes pneumatiques
[Link] de contrôle de débit

 Temporisateurs
Le temporisateur se compose d’un distributeur 3/2 à commande pneumatique, d’un
limiteur de débit unidirectionnel et d’un petit accumulateur. La temporisation est
normalement de 0 à 30 secondes
L’air comprimé s'applique à l’orifice 1 du distributeur. L'air de pilotage pénètre dans la
vanne par l'entrée 12 et traverse le limiteur de débit unidirectionnel. Suivant le réglage
de la vis d’étranglement, il y a plus ou moins d'air à pénétrer par unité de temps dans
l'accumulateur accolé. Quand la pression de pilotage
nécessaire s'est établie dans l'accumulateur, le piston de commande du distributeur 3/2
descend et ferme le passage de 2 vers 3. Le clapet se soulève alors de son siège, et l'air
peut s'écouler de 1 vers 2. C'est la durée d'établissement de la pression dans
l'accumulateur qui détermine l'instant de commutation.
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
Un GRAFCET décrit essentiellement deux aspects d'une commande selon des
règles bien définies :
• les actions (commandes) à exécuter ou étapes
• le cycle ou déroulement de l'exécution. (transitions)
La structure ne décrit pas en détail les actions à exécuter. Celles-ci sont
contenues dans la partie action.

Chaque étape se représente par une case, de préférence un carré plutôt qu'un
rectangle. Un repère alphanumérique doit figurer au centre, dans la moitié supérieure
de la case.

Etape initiale
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
Une transition est le lien entre deux étapes. Elle indique une possibilité d'évolution.
Une transition se représente par un trait perpendiculaire à la ligne reliant les deux
étapes.
La réceptivité ou condition de transition se place à droite de
la transition. Il est possible d'affecter un nom à une transition.
Pour éviter toute confusion, ce nom se place à gauche, entre
parenthèses.

Pour passer à l'étape suivante à l'issue d'une durée déterminée, on


utilise une réceptivité dépendant du temps. La réceptivité contient
alors le temps et l'état de l'étape active, les deux séparés par une
barre oblique
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
Une action se représente par un rectangle d'un rapport longueur/largeur quelconque.
Les comportements différentes des actions se représentent par des repères
additionnels. L'ordre des représentations n'est pas un ordre chronologique !
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
On différencie entre:
 Action continue:
Action continue signifie : Tant que l'étape associée est active, la variable
indiquée prend la valeur 1

Action continue à condition d’assignation:

La valeur 1 (VRAI) n'est affectée à la variable décrite dans l'action que si la


condition d'assignation (B12 dans l'exemple) est remplie (VRAI)
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
On différencie entre:
 Action continue avec condition d'assignation dépendant du temps:
La temporisation inscrite à gauche de la variable est
déclenchée par le front montant de la variable. L'action
s'exécute à l'issue de la temporisation.
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
On différencie entre:
 Action limitée dans le temps:
L'action limitée dans le temps s'obtient par négation de la condition de l'action
temporisée.
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
Sous-séquences parallèles
Dans le cas de sous-séquences parallèles, la réceptivité active simultanément, lorsqu'elle
est vraie, plusieurs sous-séquences. Les sous-séquences sont lancées simultanément, mais
traitées indépendamment les unes des autres.

La transition à l'étape en aval ne peut


avoir lieu qu'à l'issue du traitement
complet de toutes les sous-séquences
parallèles. Il faut, pour ce faire, qu'une
réceptivité commune soit vraie.
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
Bouclages et sauts
Les séquences s'exécutent habituellement de manière cyclique et constituent dans ce cas
une boucle. Pour représenter une structure en boucle, il faut qu'une ligne aille de bas en
haut. Ce sens étant opposé au sens conventionnel d'évolution de haut en bas, il doit être
signalé par une flèche.
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
Exemple d'un dispositif de fraisage de rainures
 Description fonctionnelle
On fraise des rainures en U dans des plaques de bois. Le vérin à double effet 1A1 assure
l'avance pour les rainures longitudinales. Le vérin à double effet 2A1 assure l'avance pour
les rainures transversales. Les fins de course des deux vérins sont détectées par des
capteurs de proximité.
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
Exemple d'un dispositif de fraisage de rainures
 Description du cycle
1. La plaque de bois est d'abord fixée manuellement, et la fraise amenée en position de
travail.
2. A l'étape initiale, l'action conditionnée par la réceptivité commande l'indication de la
position initiale. Le voyant P1 s'allume quand le dispositif est en position initiale ; il reste
sinon éteint. La réceptivité conditionnant le passage à l'étape 2 consiste à déterminer la
position initiale à l'aide de P1 et la position du bouton-poussoir de démarrage S1.
3. A l'étape 2, la bobine 1M1 est excitée. La tige du piston du vérin 1A1 sort et guide la
tête de fraisage pour réaliser la première rainure longitudinale. La réceptivité
conditionnant le passage à l'étape 3 est l'atteinte de la fin de course avant, détectée par
1B2.
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
Exemple d'un dispositif de fraisage de rainures
 Description du cycle
4. A l'étape 3, la bobine 2M1 est excitée. La tige du piston du vérin 2A1 sort et guide la
tête de fraisage pour réaliser la rainure transversale. La réceptivité permettant de franchir
la transition vers l'étape 4 est vraie lorsque la fin de course avant 2B2 est atteinte.
5. A l'étape 4, la bobine 1M1 est excitée. La tige de piston du vérin 1A1 rentre et guide la
tête de fraisage pour réaliser la deuxième rainure longitudinale. La réceptivité permettant
de franchir la transition vers l'étape 5 est vraie lorsque la fin de course arrière 1B1 est
atteinte.
6. A l'étape 5, la bobine 2M1 est excitée. La tige de piston du vérin 2A1 rentre et ramène
la tête de fraisage en position initiale. La réceptivité conditionnant le passage à l'étape 1 est
l'atteinte de la fin de course arrière, détectée par 2B1.
7. La fraise est enfin amenée en position d'attente, la plaque de bois desserrée.
Partie II: Systèmes pneumatiques
V. Cycle de travail

GRAFCET
Exemple d'un dispositif de fraisage de
rainures
Partie II: Systèmes pneumatiques
VI. Bases de l'électrotechnique

1. Courant continu et courant alternatif

Un circuit électrique simple se compose d’une source de tension (générateur), d’un
récepteur ainsi que des conducteurs de liaison.
Du point de vue physique, un circuit électrique comporte des porteurs de charge
négative, appelés électrons, qui circulent du pôle négatif de la source de tension vers le
pôle positif par l'intermédiaire des conducteurs électriques. Ce mouvement des
porteurs de charge est appelé courant électrique. On distingue le courant continu et le
courant alternatif.
• Courant continu si le sens de la tension appliquée au circuit ne change pas
• Courant alternatif si la tension et le courant changent de sens et d'amplitude ou
d'intensité à une fréquence donnée
Partie II: Systèmes pneumatiques
VI. Bases de l'électrotechnique

2. Loi d’Ohm

La relation entre tension, intensité du courant et résistance se décrit par la loi d’Ohm.
Cette loi dit que dans un circuit électrique comportant une résistance électrique
donnée, l'intensité du courant est proportionnelle à l'amplitude de la tension
Partie II: Systèmes pneumatiques
VI. Bases de l'électrotechnique

3. Conducteur électrique

 Un courant ne peut circuler dans un matériau que si ce dernier comporte


suffisamment d'électrons libres. Les matériaux dans lesquels c'est le cas s'appellent
conducteurs électriques. Les matériaux particulièrement bons conducteurs sont les
métaux comme le cuivre, l'aluminium et l'argent

 Tout matériau oppose une résistance au passage du courant électrique. Elle est due
au fait que les électrons libres mobiles s'entrechoquent avec les atomes du matériau
conducteur, ce qui entrave leur mouvement.
Dans les matériaux conducteurs, la résistance est faible. Les matériaux qui opposent
une résistance particulièrement élevée au passage du courant électrique s'appellent
isolants
Partie II: Systèmes pneumatiques
VI. Bases de l'électrotechnique

4. Mode de fonctionnement d’un électroaimant

Un champ magnétique s'établit au voisinage d'un conducteur électrique traversé par un


courant. Plus l'intensité du courant est élevée, plus le champ magnétique est important.
Les champs magnétiques exercent une force d'attraction sur les pièces en fer, en nickel
ou en cobalt. Cette force augmente avec l'accroissement du champ magnétique

bobine à air bobine à noyau de


et fer doux et
lignes de champ entrefer
Partie II: Systèmes pneumatiques
VI. Bases de l'électrotechnique

4. Mode de fonctionnement d’un électroaimant

Un électroaimant s'architecture de la manière suivante :


• Le conducteur traversé par le courant est enroulé sous forme de bobine. La
superposition des lignes de champ de tous les enroulements de la bobine amplifie le
champ magnétique, et il se forme une direction principale du champ.
• On insère un noyau de fer doux à l'intérieur de la bobine. Quand un courant
électrique circule, le fer doux se magnétise lui aussi. Un courant de même intensité
permet ainsi de générer un champ magnétique beaucoup plus important qu'avec une
bobine à air.
Partie II: Systèmes pneumatiques
VI. Bases de l'électrotechnique

4. Mode de fonctionnement d’un électroaimant

Les électroaimants sont utilisés dans les commandes électropneumatiques. Ils servent
principalement à agir sur la position de commutation de distributeurs, relais ou
contacteurs
Partie II: Systèmes pneumatiques
VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

1. Bloc d’alimentation

La partie signaux d'une commande électropneumatique s'alimente en énergie par le


réseau électrique. La commande dispose à cet effet d'un bloc d'alimentation . Les
différents sous-ensembles du bloc d'alimentation ont les missions suivantes :
• Le transformateur sert à réduire la tension de service. (ex. 230/24V)
• Le redresseur sert à transformer la tension alternative en tension continue.
•Le condensateur monté en sortie du redresseur sert à lisser la tension.
• La régulation de tension en sortie du bloc d'alimentation est indispensable pour
maintenir la tension constante indépendamment du courant qui circule.
Partie II: Systèmes pneumatiques
VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

1. Bloc d’alimentation

1 : transformateur ; 2 : redresseur ; 3 : stabilisation ; 4 : Bloc d'alimentation


Partie II: Systèmes pneumatiques
VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

2. Interrupteur monostable et interrupteur bistable

• Dans le cas d'un interrupteur monostable, la position de commutation choisie n'est


maintenue que tant que l'interrupteur est actionné. Les interrupteurs monostables
s'utilisent, par exemple, pour l'actionnement de sonnettes.
• Dans le cas d'un interrupteur bistable, les deux positions de commutation sont
verrouillées par voie mécanique. Une position de commutation est ainsi maintenue
jusqu’à ce que l’interrupteur soit de nouveau actionné. Les interrupteurs d'éclairage
constituent un bon exemple d'application.
Partie II: Systèmes pneumatiques
VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

2. Interrupteur monostable et interrupteur bistable

Contact normalement ouvert (NO)


Dans le cas d'un interrupteur à contact normalement ouvert (NO), le circuit est coupé
dans la position de repos de l'interrupteur monostable. L’actionnement du poussoir de
commande ferme le circuit et y fait circuler un courant en direction du récepteur. Au
relâchement du poussoir de commande, l'interrupteur revient en position de repos
sous l’action du ressort, coupant ainsi le circuit.
Partie II: Systèmes pneumatiques
VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

2. Interrupteur monostable et interrupteur bistable

 Contact normalement fermé (NF)


Dans le cas d'un contact normalement fermé (NF), le circuit est fermé par la force du
ressort quand l'interrupteur est au repos. L'actionnement de l'interrupteur coupe le
circuit.
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VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

2. Interrupteur monostable et interrupteur bistable

 Contact inverseur
Le contact inverseur réunit dans un même organe les fonctions du contact
normalement ouvert et du contact normalement fermé. Les contacts inverseurs
s'utilisent pour fermer un circuit et à en ouvrir un autre en une seule opération de
commutation. Les deux circuits sont coupés pendant un court instant lors du
basculement.
Partie II: Systèmes pneumatiques
VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

3. Capteurs de position et de pression

Les capteurs ont pour mission d'acquérir des informations et de les transmettre au
module de traitement des signaux sous forme aisément exploitable. Dans les
commandes électropneumatiques, les capteurs s'utilisent principalement aux fins
suivantes :
• détection des fins de course avant et arrière de la tige du piston de vérins ;
• détermination de la présence et de la position de pièces ;
• mesure et surveillance de la pression.
Partie II: Systèmes pneumatiques
VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

3. Capteurs de position et de pression

Détecteur de fin de course


Un détecteur de fin de course s'actionne quand un élément d'une machine ou une
pièce se trouve dans une position donnée. En général, ceci s'opère par came. Les
détecteurs de fin de course sont la plupart du temps
configurés en contact inverseur. Selon les besoins, ils peuvent se raccorder en contact
normalement fermé (NF), contact normalement ouvert (NO) ou contact inverseur.

1 : Axe de guidage ; 2 : levier de coupure positive 3 :


corps ; 4 : ressort de pression ; 5 : ressort à lame
ondulée ; 6 : ressort de contact ;
7 : connexion contact NO ; 8 : languette de contact
; 9 : connexion contact NF
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VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

3. Capteurs de position et de pression

Capteurs de proximité
Contrairement aux détecteurs de fin de course, les capteurs de proximité fonctionnent
sans contact et sans force d'actionnement mécanique extérieure.
Les capteurs de proximité présentent de ce fait une longue durée de vie et une grande
fiabilité. On distingue les types suivants :
• capteurs de proximité inductifs ;
• capteurs de proximité capacitifs ;
• capteurs de proximité optiques.
Partie II: Systèmes pneumatiques
VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

3. Capteurs de position et de pression

Capteurs de proximité
Un capteur de proximité inductif se compose d’un circuit électrique oscillant (1), d’une
bascule (2) et d’un amplificateur (3). À l'application de la tension aux connexions, le
circuit oscillant génère un champ magnétique alternatif haute fréquence émis au niveau
de la face avant du capteur. Quand un conducteur
électrique est amené dans ce champ alternatif, le circuit oscillant s’amortit.
L'électronique montée en aval, composée de la bascule et de l'amplificateur, analyse le
comportement du circuit oscillant et actionne alors la sortie.
Les capteurs de proximité inductifs permettent de détecter tous les matériaux
conducteurs, comme les métaux ou le graphite.
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VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

3. Capteurs de position et de pression

Capteurs de proximité
Un capteur de proximité capacitif se compose d'un condensateur et d'une résistance
électrique (circuit oscillant RC), ainsi que d'un circuit électronique d'évaluation de
l'oscillation. Un champ électrostatique s’établit. Quand un objet est amené dans ce
champ, la capacité du condensateur varie.
Le circuit oscillant est alors amorti. L’électronique montée en aval actionne la sortie.
Les capteurs de proximité capacitifs réagissent non seulement à la présence de
matériaux à forte conductivité électrique (comme les métaux), mais aussi à celle de tous
les isolants.
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VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

3. Capteurs de position et de pression

Capteurs de proximité
Les capteurs de proximité optiques font appel à des moyens optiques et électroniques
pour la détection d'objets. On utilise à cet effet de la lumière rouge ou infrarouge
(diodes électroluminescentes (LED) ). Comme éléments récepteurs, on utilise des
photodiodes ou phototransistors.
Le type le plus utilisé est celui à barrière à transmission.
La barrière à transmission présente des unités d'émission et de réception séparées. Les
composants se montent de telle manière que l'émetteur rayonne directement en
direction du récepteur. À la coupure du rayon lumineux, la sortie est activée.
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VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

3. Relais et contacteurs

Relais
Un relais est un interrupteur à commande électromagnétique. L'application d'une tension
à la bobine de l'électroaimant engendre un champ électromagnétique. L’armature mobile
est ainsi attirée vers le noyau de la bobine. L’armature agit sur les contacts du relais,
lesquels s'ouvrent ou se ferment, selon leur disposition. À la coupure du courant dans la
bobine, un ressort ramène l’armature en position initiale.
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VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

3. Relais et contacteurs

Relais
Le relais à rémanence réagit à des impulsions de courant.
• Une impulsion positive attire l'armature du relais.
• Une impulsion négative fait retomber l'armature.
• En l'absence de signal d'entrée, la dernière position de commutation prise se maintient.
 Dans les relais temporisés, on distingue les relais temporisés à l'attraction (travail) et
les relais temporisés à la retombée (repos). Dans le cas d’un relais temporisé à
l'attraction, l'armature est attirée avec un certain retard, la retombée, elle, ayant lieu
immédiatement. Dans le cas d'un relais temporisé à la retombée, c'est l'inverse.

A A
l’attraction La retombée
Partie II: Systèmes pneumatiques
VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

4. Repérage des composants

Les composants représentés sur le schéma électrique d'une commande s'identifient par
des lettres,
Partie II: Systèmes pneumatiques
VII. Composants et sous-ensembles de la partie signaux de commande
électriques

4. Repérage des composants

Si un interrupteur, un relais ou un contacteur présente plusieurs contacts, ils se


repèrent par un numéro d'ordre précédant le chiffre de fonction

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