Cours de Sciences Del'enseignement - 014231
Cours de Sciences Del'enseignement - 014231
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Janvier 2024
Ce cours offre une base solide pour ceux qui souhaitent s'engager dans le domaine de
l'éducation. En développant une compréhension des sciences de l'enseignement, les étudiants seront
mieux préparés à relever les défis de la profession enseignante et à contribuer positivement à la
société.
Permettre d’acquérir des techniques pour la construction et l’utilisation efficace des matériels
didactiques. L’étudiant sera capable de situer la production de matériels didactiques dans leur contexte,
en accord avec son objectif fondamental.
Former des éducateurs capables de concevoir, évaluer et utiliser des matériels didactiques
adaptés aux besoins des apprenants, en intégrant des approches psychopédagogiques innovantes et
en favorisant un apprentissage actif et inclusif.
- Cette unité d’enseignement vise à doter aux futurs enseignants des outils intellectuels nécessaires
pour naviguer efficacement dans le paysage éducatif complexe et en constante évolution
- Cette unité vise à préparer les futurs enseignants à être des praticiens compétents, capables d'agir
avec aisance et confiance dans des environnements d'apprentissage variés
Objectif affectif : le savoir- être
- Cette unité d’enseignement vise à préparer les futurs enseignants à être non seulement des
transmetteurs de connaissances, mais aussi des mentors et des modèles pour leurs élèves, en les
inspirant à devenir des apprenants engagés et des citoyens responsables
Objectif managérial : le savoir-faire-faire
- Cette unité vise à doter les futurs enseignants des compétences nécessaires pour jouer un rôle actif
et efficace dans la gestion des processus éducatifs, tout en assurant un impact positif sur
l'apprentissage des élèves.
Objectif projectif : le savoir-faire devenir
– Cette UE vise à préparer les étudiants à concevoir et à mettre en œuvre des projets éducatifs
innovants et pertinents. Cela inclut la capacité à anticiper les besoins futurs de l'éducation et à
développer des initiatives qui répondent à ces besoins tout en intégrant des valeurs d'engagement,
de collaboration et de créativité.
– vise à former des éducateurs proactifs et visionnaires, capables d'initier des changements positifs et
de contribuer à l'évolution du paysage éducatif.
0.5. Contenus du Cours
Ce cours porte sur :
Chapitre premier : GENERALITES SUR LA CONCEPTION SCIENTIFIQUE DE
L’ENSEIGNEMENT
Chapitre Deuxième PREPARATION D’UNE LECON
Chapitre Troisième. PROCESSUS INTERACTIF DE L’ENSEIGNEMENT
Chapitre Quatrième : AMELIORATION DE L’APPRENTISSAGE DE DES ELEVES
0.6. Stratégies d’enseignement- apprentissage
Pour développer les compétences par les étudiants, des activités d’enseignement ainsi
que celles d’apprentissage seront organisées :
- Exposer la matière
- Organiser des visites guidées (en groupe) dans les différents services (évaluation des
services de développement) pour voir si les conditions sont favorables au développement)
- Organiser des séances pratiques : les étudiants pourront être en groupe afin de présenter
certains matériels conçus par eux.
0.7. Évaluation des apprentissages
Comme évaluation, nous avons prévu ce qui suit :
Un TP (coté sur 10 points) en groupe où l’on demande aux étudiants de faire le rapport
(individuel) de la visite dans une école afin de contacter les enseignants pour qui leurs parlent
de l’importance de 10 matériels d’enseignement au choix:
NB : ce travail en groupe sera déposé sous deux formes : (Format papier qui sera validé par le
responsable du service ou bureau visité et format électronique envoyé individuellement)
Un projet élaboré et présenté en atelier par groupe (cotée sur 10 points) de la séance
pratique sera aussi déposé sous forme imprimée.
Une interrogation (cotée sur 10 points) qui portera sur la matière vue (théorie) pour
évaluer le niveau de compréhension des étudiants un questionnaire ouvert sera
administré aux étudiants qui doivent s’exprimer librement.
Un examen coté sur 10 points. Cet examen va porter sur l’ensemble des matières vues.
0.8. Matériel d’enseignement-apprentissage (ressources)
Ressources imprimées : Chaque étudiant doit posséder les notes de cours, en plus de sa
synthèse tirée des commentaires ou des explications de l’enseignant en classe.
Ressources en ligne : d’où la nécessité d’avoir chacun une adresse électronique
0.9. Emploi du temps :
- Première séance : séance de prise de contact avec les étudiants, signature du contrat didactique.
Introduction du cours, l'enseignant donne une vue d'ensemble du cours, il présente l'objet du
cours, la définition, les objectifs, quelques notions sur l'historique du cours, le premier chapitre
sur LES GENERALITES SUR LA CONCEPTION SCIENTIFIQUE DE L’ENSEIGNEMENT
- Deuxième séance : consacrée au Chapitre Deuxième : PREPARATION D’UNE LECON
- La troisième séance abordera, au Chapitre Troisième : CONCEPTION PEDAGOGIQUE DU
MATERIEL DIDACTIQUE ;
- La Quatrième séance est réservée au : PROCESSUS INTERACTIF DE L’ENSEIGNEMENT
- La cinquième séance parlera pour le Chapitre Cinquième : AMELIORATION DE
L’APPRENTISSAGE DE DES ELEVES
0.10. Conditions de réussite (quelques conseils)
Pour permettre à l’enseignant aux étudiants de développer les compétences attendues, ces
derniers sont tenus de suivre la ligne de conduite suivante :
- être réguliers dans toutes les activités organisées,
- ponctuels,
- disciplinés
- participer activement aux séances du cours.
Ainsi, Pour renforcer cette mesure, une fiche individuelle sera tenue par chaque étudiant et
signée par l’enseignant à la fin de chaque séance, soit ou une liste de présence sera rempli par chaque
étudiant.
0.11. Références Bibliographiques
- Jacques Baudé, (Mars 2015) « Le plan « Informatique pour tous » », Bulletin de la société
informatique de France.
- Inventaire d'archives: ministère de l'Éducation nationale département de la recherche et du
développement, de l'innovation et de l'expérimentation », FranceArchives, 2001-2006 (lire en
ligne [archive], consulté le 4 juin 2024)
- Fourgous, Jean-Michel (député), sur la modernisation de l’école par le numérique Réussir
l’école numérique [archive], Rapport de mission parlementaire ; 15 février 2010, 328p,
- CEE. (1995). Enseigner et apprendre. Vers la société cognitive. Luxembourg :Office des
publications officielles des Communautés Européennes.
- Duchâteau, C. (1994). Faut-il enseigner l'informatique à ses utilisateurs? Actes de la quatrième
rencontre francophone de didactique de l'informatique. Québec, avril 94. Montréal : AQUOPS.
- OCDE. (1984a). Nouvelles fonctions des enseignants et implications en matière de
qualification. In Conférence internationale sur l'Éducation et les nouvelles technologies de
l'information. Paris : CERI, OCDE
- Prof.O. LOKOMBE KITETE Pierre, Notes de cours de didactique des disciplines, G2 GAS
SOIR, UPN, 2017-21-2018 ;
- Mulier, F. (S.D), suggestions de méthodologie pour les disciplines scientifiques dans
l’enseignement secondaire, Samafos, Kinshasa.
- Ngongo, D. (1981), observation et entrainement dans la formation des enseignants : recherche
empirique à partir d’un modèle didactique, Thèse de Doctorat, Belgique.
- Ngongo, D. (2006), psychologie des apprentissages et relation pédagogique, université
pédagogique nationale, Kinshasa, inédit.
- Philippe, J. (2001), conflit de savoir et didactique, de Boeck, Bruxelles.
- Philippe, J. et Suzane, L. (2001), les didactiques des disciplines. Un débat contemporain,
presse de l’Université de Québec.
- Philippe, M. (1987), apprendre… oui, mais comment ESF, Paris.
- Philippe, P. (1999), enseigner : agir en urgence ; décider dans l’incertitude, ESP éditeur, 2eme
édition, Paris.
- Pregent, R. (1990), la préparation d’un cours : connaissances de base utiles aux professeurs et
aux chargés de cours, éditions de l’école polytechnique, Montréal.
- Vincent, L. (1999), la professionnalisation des enseignants, PUF, paris.
- Yves, B. et Paul, V. (1999), fondements éducatifs pour une nouvelle société, éditions nouvelles,
Montréal.s
- Référence : Prof. NGONGO, module de formation « Observation de classe », 2008)
NB : Toute reproduction partielle ou totale de la présente publication est interdite sans
l’autorisation de son auteurs et son éditeur occasionnerait un délit ″Code de la propriété
Intellectuelle du 1er Juillet 1992).
I.1.Définition
L’enseignement est une activité d’influence interpersonnelle, intentionnellement organisée
autour d’un contenu de matière et comportant deux étapes : une étape non interactive et une étape
interactive.
L’enseignement est l’action d’instruire, d’apprendre, montrer, de donner les préceptes
d’une science, action de donner des leçons, de guider.
Enseigner : c’est transmettre des connaissances à un élève pour qu’il les comprenne et
les assimile. C’est aussi aider l’apprenant à apprendre, à construire les savoirs, à acquérir les savoir-
faire et le savoir-être.
D’après LEYS, « l’enseignement est une opération visant à faciliter l’apprentissage par la
mise en place de façon consciente et délibérée des conditions susceptibles de produire des meilleur
résultats possibles ». Dans son sens large, l’enseignement suppose l’échange d’idées,
d’informations, d’expériences entre les individus.
En ce qui concerne les caractéristiques décrites par les experts, A.S BARR (1930), dressa
la liste suivante, la coopération, le magnétisme, l'apparence physique, l'étendue des connaissances,
l'intensité de l'intérêt, la circonspection et le leadership. Au cours de la même période, la
Commonwealth Teacher-training study établit une liste de 6 caractéristiques les plus citées, le bon
jugement, la maîtrise de soi, la circonspection, l'enthousiasme, le magnétisme, l'adaptation.
[Link] (1934) avait invité les apprenants à décrire l'enseignant de qu'ils apprenaient
beaucoup et qu'ils aimaient bien. Quatre caractéristiques ont émergé de leurs desadaptation savoir
solliciter les élèves, posséder un savoir-faire Pédagogique, maîtriser la matière et savoir maintenir la
discipline.
Ces études se sont poursuivies et on peut regrouper les caractéristiques les plus étudiées
de la manière suivante.
- l'intelligence et les habiletés mentales des enseignants,
- Les caractères et les traits de personnalité des enseignants,
- L'expérience qu'ils ont réalisée avec les enfants et les jeunes avant la carrière enseignante,
- Leur connaissance de l'enseignement leurs attitudes à accomplir les fonctions requises aux
enseignants, etc.
Les résultats obtenus ont été, de l'avis général, globalement décevants. On n'a pas pu établir des
relations consistantes entre le fait de détenir ces caractéristiques et celui de produire des performances
élevées chez les apprenants D. Schalock, 1979. Plusieurs raisons sont soulignées pour justifier cette
description, l'absence d'observation des activités d'enseignement, l'absence d'un cadre théorique, la
mauvaise définition des critères d'efficacité et la non prise en compte des variables contextuelles.
- Écoles missionnaires : Ces écoles ont joué un rôle crucial dans l'éducation de la population,
mais l'accent était mis sur l'enseignement religieux et les compétences pratiques.
- Réformes éducatives: Dans les années 1960, des efforts sont faits pour élargir l'accès à
l'éducation, mais les défis économiques et politiques entravent ces réformes.
- Guerres et conflits: Les guerres civiles et les conflits armés perturbent l'éducation, entraînant la
destruction d'infrastructures scolaires et le déplacement de populations.
-
Réponses internationales: Divers organismes internationaux interviennent pour soutenir
l'éducation, mais les défis restent énormes.
Reconstitution et réformes récentes (2006-présent)
- Nouvelles politiques éducatives : Depuis 2006, le gouvernement congolais a mis en place des
réformes visant à améliorer l'accès à l'éducation, notamment avec la gratuité de l'enseignement
primaire.
- Développement des infrastructures: Des efforts sont faits pour reconstruire les écoles et former
les enseignants, bien que des problèmes de financement persistent.
Défis actuels
- Accès à l'éducation: Malgré les progrès, de nombreux enfants, surtout dans les zones rurales,
n'ont toujours pas accès à une éducation de qualité.
- Qualité de l'enseignement: La qualité éducative reste un problème, avec des classes surpeuplées
et un manque de ressources pédagogiques.
- Inégalités: Des disparités existent entre les sexes et entre les régions, avec les filles et les enfants
des zones rurales souvent désavantagés.
I.1.1.1. L’enseignement comme activité
Les activités qui ont lieu en classe et que l’on peut étudier scientifiquement sont fort
variées et complexes. On peut les grouper autour de trois concepts : comportements, variables et
compétences.
1°) comportements
Dans l’étude scientifique, le comportement est un construit qui implique une description au
niveau le plus général.
2°) variables
La variable est une description opérationnelle, c’est-à-dire l’énoncé des procédures qui
permettent de la mesurer, de la reproduire ou simplement de la reconnaitre parmi d’autres (Pieron,
1973, cité par Ngongo, 2005).
3°) compétences
La compétence a une dimension normative et spécifie le niveau auquel un comportement
doit être réalisé par un enseignant. Dans ce sens, elle implique opérationnelle. C’est le savoir
dynamique (Kinyoka, 2006).
[Link] comme activité intentionnelle
L’enseignement est orienté vers la réalisation du projet, d’un dessein ferme et prémédité.
Nous pouvons retenir essentiellement quatre intentions qui dominent l’enseignement : l’acquisition de
connaissances ou l’instruction, la formation de la personnalité, l’intégration des jeunes dans la société et
la modification des comportements.
Acquérir des connaissances
La transmission de connaissances par une génération à une autre est indispensable dans
la mesure où elle permet à celle-ci de bénéficier de l’héritage culturel accumulé par celle-là et d’autres
générations qui ont précédé.
Former la personnalité
Cette intention constitue en fait la finalité ultime de l’enseignement et peut se confondre
avec l’éducation elle-même. Former la personnalité implique la prise en compte de tous les aspects de
l’homme, à savoir la volonté et l’intelligence, le corps et l’esprit.
Intégrer les jeunes dans la société
Il s’agit de les faire participer à la vie collective, leur apprendre à se rendre utiles, à savoir.
Dans certains cas spécifiques, il s’agit d’intervenir dans des situations spéciales telles que celles
d’inadaptation sociale ou de formation professionnelle.
Modifier les comportements
Il s’agit de faire passer l’élève de son état initial, par un programme approprié, à un état
terminal souhaité.
I.1.1.3. Enseignement comme influence interpersonnelle
L’enseignement est une influence du comportement qui intervient dans un système
d’interaction entre individus (relations interpersonnelles).
La nature de l’influence exercée par les enseignants en classe est interpersonnelle, c’est-
à-dire une influence d’hommes par des moyens non pas physiques, mécaniques ou physiologiques,
mais perceptifs et cognitifs.
On distingue principalement trois types d’influences : l’influence socio-affective, cognitive
et didactique.
1°) influence socio-affective
Enseigner peut-être considérer comme une activité d’interaction au cours de laquelle
l’enseignant, jouant un rôle social, influence les comportements et les attitudes des élèves.
2°) influence cognitive
Enseigner consiste à solliciter les fonctions cognitives des élèves afin de les développer.
L’objectif visé est de former des hommes capables d’apprendre par eux-mêmes, de prendre leurs
responsabilité pour créer leurs propres connaissances et compréhensions.
3°) Influence didactique
Enseigner est considéré dans ce cadre comme un processus qui consiste à organiser les
tâches d’apprentissage de façon à les rendre plus accessibles et plus assimilables aux élèves.
Selon CARL ROGERS : enseigner consiste à placer l’élève dans des conditions
d’apprendre par lui-même, où il joue le rôle d’acteur principal, artisan de sa propre formation. Le maitre
doit à tout prix chercher à établir le « feed-back » qui est l’action réciproque et bilatérale entre l’émetteur
et le récepteur.
A B
A B
Il existe généralement deux types d’enseignement reconnu du point de vue classique, à savoir
l’enseignement formel et informel. Cependant, dans la pratique, on peut parler de plusieurs types
d’enseignement liés aux courants pédagogiques, aux méthodes, techniques, aux modes, etc.
1° Selon l’organisation
L’enseignement traditionnel : est un type d’enseignement qui se donne sans tenir compte
des résultats psychologiques de l’apprenant, ni des réalités du milieu ; mais tout est centré sur
le maitre, on l’appelé aussi enseignement magistral ou ex-cathédral, verbal, directif, etc.
L’enseignement attrayant : qui fait plaire, est celui qui s’adresse aux sens et se donne sous
forme de jeu, qui est la caractéristique essentielle de l’enfance et a été recommandé par John
LOCKE ;
L’enseignement fonctionnel : est basé sur les besoins et les intérêts de l’enfant ;
L‘enseignement par centre d’intérêt : est un mode qui consiste à organiser les leçons
autours d’un thème intéressant ;
L’enseignement individuel : est celui donné à un seul élève ;
L’enseignement collectif : est un enseignement donné à un groupe d’élèves ;
L’enseignement directif : est celui donné sous la direction du maitre et contraint les élèves au
travail ;
L’enseignement individualisé : est un enseignement adapté au niveau de l’élève ;
L’enseignement non directif : est celui qui tient compte de la liberté, de l’initiative et de la
responsabilité de l’élève ;
L’enseignement programmé : est celui qui permet à l’élève d’apprendre par lui-même au
moyen des machines ou des livres, sans l’intervention directe du maitre ;
L’enseignement professionnel : vise la formation technique nécessaire à l’exercice d’un
métier déterminé ;
L’enseignement par correspondance : est un enseignement réalisé par l’envoi des
documents à des personnes n’étant pas en mesure de suivre régulièrement une formation
(Mialaret, 1979, p .206).
Tout système éducatif en général poursuit plusieurs finalités pouvant se grouper en trois
catégories à savoir : la finalité culturelle, la finalité sociale et la finalité économique.
1. Finalité culturelle
2. Finalité sociale
3. Finalité économique
Le but principal de l’enseignement tel que le reconnait la pédagogie moderne, est triple :
Faire acquérir par l’apprenant les connaissances essentielles ou assurer les outils de base
(savoirs) ;
Initier l’élève à la méthode de travail ou développer ses capacités, ses habiletés (savoir faire) ;
Développer, échanger les attitudes et les comportements (savoirs-être).
Le schéma ci-dessous reprend les 5 questions fondamentales que l’on se pose tout au
long de l’action didactique.
- Quoi ? Cette question est relative à la matière à transmettre, il faut l’on conçoive un contenu et
programme, propre à chaque niveau d’enseignement.
- A qui ? L’enseignant doit connaitre la matière et savoir très bien à qui est destinée la matière en
l’adaptant au niveau de chaque écolier.
- Pourquoi A ce niveau il se pose un problème des objectifs poursuivis par l’enseignant dans telle ou
telle branche. L’enseignant doit savoir ce doit atteindre après avoir dispensé tel enseignement.
1 Notions
Kurt Lewin, Lippit et White (1939) qui ont travaillé sur diverses dimensions de style
d’enseignement, ont distingué trois styles d’enseignement :
• Le style autoritaire: ici, l’éducateur cherche à tout contrôler, beaucoup de rigidité. C'est un type
d’éducation rigide base sur de nombreuses interdictions, les adultes constituent l’autorité et le rôle des
enfants se limitent à leur obéir.
Caractéristique:
• Le style démocratique: l’éducateur conserve le contrôle tout en faisant preuve de souplesse. Dans
ce style éducatif, les adultes font office de guides, ils contrôlent les besoins des enfants et basent leurs
relations sur le dialogue, la compréhension et l’affection.
Caractéristique:
• Le style laisser- faire: absence de contrôle de la part de l’éducateur. Se caractérise par peu
d’exigence et très peu de contrôle. Les adultes évitent les conflits et les contradictions peuvent
apparaitre lorsqu’ils autorisent les enfants à faire ce qu’ils veulent.
Caractéristique:
− Le style industriel: l’enseignant est autoritaire, il décide de tout dans la classe "
− Le style socialisateur: l’enseignant favorise la démocratie dans sa pratique. Il doit être prêt à faire
des activités avec les élèves. Les élèves sont impliqués dans les discussions de classe et dans
une partie des décisions relatives à l'enseignement.
− Le style humaniste: l’enseignant axe sa pratique sur le développement individuel de ses élèves. Il
tient compte des différences individuelles de ses élèves, sans aucun préjugé.
Oliver et Shaver (1966) ont conclu qu'il n'existait que deux types de style d'enseignement, soit :
− Le style récitation : l’enseignant demande aux élèves de retenir une information précise à partir de
lectures ou de matériel didactique ;
− Le style socratique : l’enseignant demande aux élèves d'examiner différentes alternatives, points de
vue, avant d'en arriver à une position ou une réponse
Nous notons ici que Altet (2001) parle de ‘style pédagogiques’ c'est-à-dire « la manière dominante
personnelle d’être, d’entrer en relation et de faire de l’enseignement ».
Nous retenons que Therer et Willemart (1983) ont distingué les quatre types de styles d’enseignement
suivants :
a) Le style transmissif centré davantage sur la matière.
b) Le style incitatif centré à la fois sur la matière et l’apprenant
c) Le style associatif centré davantage sur les apprenants
d) Le style permissif très peu centré sur les apprenants que la matière.
Dans l’article intitulé ‘les méthodes d’enseignement et styles d’enseignement’, plus de détails
sont cités sur les styles d’enseignement dans le tableau ci-dessous:
Donc, le rôle de l’enseignant, le choix des sujets et des supports ne sont pas les mêmes
dans chaque styles. L’enseignant devra adopter le style le plus efficace selon la situation dans laquelle
il se trouve.
Pour les approches récentes nous énonçons que le style incitatif parait le plus efficace et
l’idéal, car il préconise une centration égale sur les apprenants et sur la matière, et valorise ainsi les
interactions en classe.
L’enseignant après avoir assuré ses enseignements et terminer un programme donné, doit
se rendre compte si les objectifs ont été atteint. Il s’agit du changement de comportement dans le sens
positif c’est-à-dire le progrès.
Dans ce chapitre, nous nous intéresserons à trois théories de l’apprentissage qui ont
donné naissance à trois modèles pédagogiques :
«Le maître est celui qui sait, l’écolier celui qui ne sait pas. Mais le maître est en outre celui
qui doit transmettre son savoir, l’écolier celui qui doit sortir de son ignorance. Par suite, la tâche
naturelle du maître (…) est de présenter son savoir. De ce savoir, il ne voit pas comment il
pourrait faire une bonne présentation, une présentation utile, autrement qu’en le présentant d’une
façon ordonnée, systématique, tout construit et assuré sur des bases solides, en « rattachant »
présentation à des principes, à des généralités. (…) Quand il consent à répondre à une question, c’est
par un exposé théorique général
Ainsi, la question (de l’élève) le gène, de cet état de choses, Cousinet en tire la
conclusion : « Ce qui encourage l’écolier à réciter, et le décourage de chercher… » Dans ce cas
apprendre est synonyme de mémoriser
Le modèle de la transmission est le plus décrié aujourd’hui… mais pourtant encore le plus
employé. C’est le modèle de la classe traditionnelle, frontale ou dialoguée.
Ses caractéristiques :
C’est ainsi que se justifie l’entrée par les contenus ; la préoccupation de ce modèle pédagogique est de
former des « têtes bien pleines »
Cela signifie qu’il n’y a d’apprentissage que lorsque l’apprenant est capable, face à cette
influence externe ou stimulation externe, de réagir intérieurement et cette réaction interne se
traduit par un comportement observable.
Trois domaines ont fait l’objet d’investigation pour en déterminer les objectifs
pédagogiques : le domaine cognitif, le domaine psychomoteur, le domaine socio – affectif.
L’OG est une communication d’intention décrivant de façon globale ce qu’on attend de
l’élève après une intervention pédagogique. Il est formulé par l’enseignant et s’adresse toujours à
l’élève.
Exemples :
• A la fin de la leçon, l’élève doit être capable d’identifier les caractéristiques de l’exode rural
MAGER a ajouté à ces critères, considérés par ses pairs, comme non essentiels
Exemple :
• A la fin de la leçon, l’élève doit être capable d’identifier sur une liste donnée de caractéristiques de
l’exode rural
5) Il doit préciser le seuil de performance ou de réussite
Exemple :
• A la fin de la leçon, l’élève doit être capable d’identifier sur une liste donnée de
caractéristiques celle de l’exode rurale
NB : Si un OS remplit ces 5 critères, il est dit opérationnel. Il est conseillé aux enseignants de formuler
des objectifs opérationnels, car ils ont l’avantage d’être :
• Facile à évaluer
• Des objectifs pédagogiques a contenu large,
- pouvant être évalués par plusieurs tâches.
- décrivent le comportement observable attendu de l’élève
Un OS a deux caractéristiques, Il doit être :
- Communicable : il doit donner lieu à une interprétation univoque
- Mesurable : on doit pouvoir se prononcer sur son degré de réalisation
2.2.4 Les taxonomies
Qu’est-ce qu’une taxonomie ?
Soulignons que l’objectif pédagogique est étroitement lié à la notion d’évaluation.
Cela signifie également que la notion d’objectif est étroitement liée à la notion d’apprentissage.
Pour faciliter l’acquisition des apprentissages, des spécialistes ont essayé de
classer les objectifs pédagogiques en fonction de leur niveau de difficulté. C’est ce qu’ils ont
appelé la taxonomie. De « Taxi » coller en grec et de « nomos » : loi. La taxonomie peut être définie
donc comme une manière de classer les objectifs dans leur domaine selon certaines lois,
certaines règles.
Bloom a classé les objectifs du domaine cognitif en six catégories que l’on peut
regrouper en deux grands ensembles : l’acquisition de connaissances et les habilités et
capacités intellectuelles. La première catégorie constitue le premier ensemble et les cinq
autres catégories constituent le deuxième grand ensemble. De bas en haut (des objectifs élémentaires
aux plus complexes), on a :
6. Evaluation : Être capable de porter un jugement critique fondé sur des critères internes ou
externes (critiquer, juger, apprécier)
5. Création : Être capable de produire une œuvre personnelle après avoir conçu un plan d’action
(production)
4. Analyse : Être capable d’identifier les éléments, les relations et les principes d’organisation
d’une situation (énumération, décomposition)
Nous fournissons ici, une liste des verbes d’action non exhaustive couramment utilisés
pour rédiger des objectifs spécifiques :
Enumérer, expliquer, résoudre, nommer, dire en ses propres mots, dimensionner, Identifier, interpréter,
utiliser, Indiquer, prévoir, manipuler, définir, appliquer, reconnaître, comparer, calculer, rappeler,
différencier, formuler, Démontrer, classer, Prédire, modifier, mettre en pratiquer, Analyser, concevoir,
évaluer, Organiser, soutenir, juger, Déduire, schématiser, défendre, Choisir, écrire, critiquer, Exposer,
justifier, planifier, discuter, etc.
Le stade de la pensée pré- opératoire qui débute vers 2ans et se termine vers 6 – 7ans.
Durant cette période qui se caractérise entre autre par l’avènement du langage, l’enfant devient capable
de penser en terme symbolique. Il saisit aussi la notion de quantité, d’espace. Ainsi que la distinction
entre passé et futur. Mais il demeure beaucoup plus orienté vers le présent et les situations
physiques concrètes, Sa pensée est aussi très égocentrique.
Entre 6 – 7ans et 11 – 12ans, c’est le stade des opérations concrètes. Avec l’expérience
du monde qui s’accumule en lui, l’enfant devient capable d’envisager des événements qui surviennent
en dehors de sa propre vie. Il commence à conceptualiser et à créer des raisonnements logiques
nécessitant cependant encore un rapport direct avec le concret.
2.1 Définition
2.1.1. La Leçon
Jean Piaget, Piaget définit la leçon comme un moment d'interaction où les élèves
construisent activement leurs connaissances. Pour lui, la leçon doit favoriser l'exploration et la
découverte.
Lev Vygotsky, Vygotsky voit la leçon comme un espace d'apprentissage social où
l'interaction entre élèves et enseignants est essentielle. Il insiste sur l'importance du contexte culturel et
de la médiation dans l'apprentissage.
David Ausubel, Ausubel considère la leçon comme un processus d'enseignement structuré
qui doit relier les nouvelles informations aux connaissances antérieures des élèves. Il prône
l'importance de l'organisation des contenus pour une meilleure compréhension.
Robert Gagné, Gagné définit la leçon comme une séquence d'instruction structurée,
comprenant des objectifs clairs, des médias d'enseignement, et des évaluations. IL propose un modèle
en étapes pour guider la conception des leçons.
Jerome Bruner, Bruner perçoit la leçon comme une opportunité d'apprentissage actif, où
les élèves sont encouragés à découvrir et à explorer plutôt qu'à mémoriser passivement des
informations.
Michel Foucault, Foucault, bien qu'il n'évoque pas directement les leçons, incite à
considérer la leçon comme un lieu de transmission des savoirs, où des relations de pouvoir et de
contrôle peuvent être à l'œuvre.
En Somme, la leçon est souvent vue comme un espace d'apprentissage interactif et
structuré, où les élèves construisent des connaissances à travers des relations sociales, des activités et
des réflexions sur leurs connaissances antérieures. La diversité des perspectives souligne l'importance
d'adapter les méthodes d'enseignement aux besoins des apprenants.
Simon SCAILLET cité par S. NDJIBU KAPENGA, la leçon est l’ensemble des activités
dirigées, surveillées et contrôler par l’enseignant dans le but d’acquerir one nouvelle connaissances par
les elèves.
2.1.2. Sorte de leçon
D’après la stratégie de l’enseignement, nous distinguons cinq leçons suivantes :
a) La leçon intuitive : est une leçon basée essentiellement sur un objet a observé. ;
b) La leçon analytique : est une leçon qui se repose sur la décomposition d’un tout à ses parties.
c) La leçon inductive : est une leçon qui se repose essentiellement sur l’enseignement d’un principe
, d’une règle ou d’une proposition universelle. Cette leçon, a quatre étapes :
1. L’observation qui se réalise dans l’analyse ;
2. L’abstraction qui se fait dans l’analyse ;
3. La comparaison dans l’analyse ;
4. La généralisation dans la synthèse.
d) La leçon pratique : est une leçon qui se repose essentiellement sur l’enseignement d’une
pratique, d’une technique ou d’un mouvement d’un jeu.
e) La leçon d’application : est une leçon qui consiste à exercer les élèves sur une matière déjà
enseignée en vue de la rendre automatiquement et solidement ancrée.
a) La leçon théorique ou d’essai : est une leçon enseignée par l’élève-maitre à l’école d’application
en suivant le schéma donné par le Professeur de didactique ;
b) La leçon didactique ou d’application : est une leçon qui se fait au moment de stage par l’élève-
Maitre ;
c) La leçon modèle : est une leçon par laquelle le titulaire de classe enseigne en présence des
élèves-maitres.
- L’enseignant définit les objectifs éducatifs (pourquoi dois-je enseigner cette matière ; qu’est-ce
que je veux atteindre à l’issue de la séquence d’apprentissage ?).
- Il examine les objectifs généraux ou spécifiques ou les compétences. Il formule les objectifs
opérationnels.
- L’enseignant examine le sujet de la leçon (qu’est-ce que le programme demandé ?
- Il examine le sujet de la leçon tel qu’il est énoncé dans le programme ou dans les prévisions
des matières. Il interprète ce sujet en fonction de sa classe.
- Il cherche la documentation et les informations nécessaires pour développer la leçon.
- Il organise les notions à enseigner de matière logique.
- Il détermine le résume ou l’essentiel pour les apprenants.
Il imagine les activités que les élèves doivent réaliser pour apprendre.
- L’enseignant prévoit le matériel didactique (quels sont les auxiliaires pédagogiques qui peuvent
faciliter l’apprentissage des apprenants ?).
- Il cherche ou il fabrique les matériels didactiques appropriés. Il organise logiquement et prévoit
la façon, le moment et l’opportunité de les utiliser.
L’enseignant tient compte des prérequis des apprenants (sur quelles caractéristiques des apprenants
dois-je faire asseoir les nouvelles notions ?).
Il choisit les stratégies permettant d’évaluer le pr »requis. Il imagine les moyens de s’assurer que les
apprenants suivent la leçon. Il prévoit les questions, exercices, problèmes ou épreuves lui permettant
de savoir si les objectifs ont été atteints.
Bref, c’est à l’enseignant que revient la responsabilité de spécifier les sujets de ses leçons
et, de ce fait, de délimiter et préciser la matière à traiter dans une leçon en tenant compte du niveau de
ses élèves et de ses prévisions des matières.
Nous sommes de l’avis que l’objectif « opérationnel » doit être formulé de façon univoque,
en termes de comportement observable, en précisant les conditions de son exercice et le critère
d’acceptabilité (Kinyoka, 2006).
De manière générale, nous proposons le libellé type suivant pour définir un objectif
opérationnel :
Ce qui indique la prise en compte du temps imparti à la leçon. Dans cette délimitation de la
matière et surtout dans la préparation de la leçon, une fiche de préparation doit être conçue pour la
seule durée d’une période de cours.
Dans la répartition du temps aux différentes phases de la leçon, interviennent des facteurs
tels que le style personnel de l’enseignement (lent ou rapide) mais la spécificité des élèves auxquels on
a affaire, à savoir les élèves en retard ou disposant le pré requis nécessaires.
Ce qui fait d’ailleurs qu’il n’est pas conseillé d’utiliser une fiche de préparation conçue par
un autre enseignant. Dans le même ordre d’idées, lorsqu’on a deux heures d’affilée par exemple, il est
conseillé de prévoir deux fiches de préparations. Car, dans une autre classe parallèle, la programmation
de la leçon n’est pas forcément la même.
A titre indicatif, pour une leçon de cinquante minutes nous pouvons estimer
approximativement : huit minutes pour l’introduction, trente minutes pour le développement, douze
minutes pour la synthèse évaluation et l’application (ou mieux les activités de fixation).
2.5. Etapes de la leçon
1°) L’introduction
C’est une étape de la leçon dans laquelle l’enseignant prépare les apprenants à aborder le
sujet du jour. C’est ainsi que pour beaucoup de pédagogues, l’introduction de la leçon doit comporter
une partie destinée à rappeler le pré requis nécessités par le développement de la leçon et une autre
partie où l’enseignement motive ses apprenants à l’apprentissage de nouvelles leçons.
Il faut en fait éviter les générations hâtives car, selon le cas , l’introduction de la leçon peut
consister en la seule évaluation des prérequis ; elle peut aussi, dans certains cas, ne présenter comme
une phase du cours dont l’objet est de motiver ou de créer un centre d’intérêt pour la leçon du jour et il
peut y avoir des cas où l’introduction consiste à la fois en un rappel des prérequis et un processus de
motivation des apprenants.
En effet, dans certains cas, il peut s’avérer que l’évocation des prérequis suffit à elle seule
à créer un centre d’intérêt : parce que celle-ci conduit immédiatement à la découverte au constat d’une
faille dans les connaissances nécessitant d’être comblée.
Mais dans d’autres cas, il peut s’avérer qu’il n’ya pas de prérequis à évoquer avant
d’entreprendre la leçon, l’introduction de la leçon se ramène alors à la seule création d’un centre
d’intérêt. Ce qui est notamment le cas avec les leçons consacrées à l’analyse et l’interprétation d’un
phénomène.
Dans les rubriques procédés et méthodes, le professeur doit dégager toutes les stratégies
qui conduisent à organiser la leçon avec efficacité.
Ainsi, on y rencontrera toutes les questions et tous les moyens techniques qui, une fois
mise en œuvre, conduiront à la réalisation des objectifs assignés à la leçon.
C’est donc dans cette rubrique qu’on devra placer les éventuelles expériences de cours et
indiquer la manière dont elles seront conduites.
On devra ainsi précise les préalables à leur réalisation mais aussi, les modalités de leur
exploitation au profit de la découverte d’un phénomène ou de la conceptualisation des connaissances
ou des notions qu’une expérience de cours est censée permettre.
3°) L’évaluation-synthèse
C’est à travers l’évaluation-synthèse que l’enseignant doit s’assurer de l’acquisition, par les
apprenants, des connaissances essentielles qui sont au centre de la leçon.
Nous avons préféré intitulé cette étape de la leçon « évaluation-synthèse » puisque nous
conseillons que l’essentiel de la leçon soit résumé par l’enseignant mais avec la participation des
élèves.
4°) L’application
Après avoir vérifié, par l’évaluation-synthèse, l’acquisition des connaissances traitées dans
la leçon, l’application est cette étape de la leçon où l’enseignant cherche à s’assurer de la capacité des
apprenants d’utiliser ces connaissances dans des situations réelles et/ou nouvelles, soit on veut
parvenir à une généralisation des connaissances enseignées, voire à un transfert de ces
connaissances grâce à leur utilisation dans les exercices numériques ou problème.
Mais pour que ces applications soient d’une grande portée psychopédagogique, il faut que
celles-ci sollicitent le développement des aptitudes et des compétences qu’implique la maitre du
domaine de connaissances considérées.
La durée impartie à une leçon ne pouvant pas souvent permettre de traiter beaucoup
d’exercice et/ou problèmes, l’application peut se prolonger dans des leçons spécialement consacrées
aux exercices et/au problème ou aux dirigés sur les connaissances étudiées.
Les travaux à domicile constituent aussi un autre cadre prolongeant l’application en tant
qu’étape de la leçon car, ces travaux permettent aux élèves de mieux s’exercer.
“Idées, opinions, ...” contre
“Connaissances” sur lesquelles lesquelles il va falloir lutter
s’appuyer (Prérequis) (“Obstacles” à renverser)
g. Méthodes et stratégies d’enseignement
Comment m’y prendrai-je pour enseigner correctement le sujet de ma leçon, doit se
demander le maître. Il s’agit de réfléchir sur :
- Les différentes méthodes pour choisir celle qui est appropriée à la leçon ;
- La structuration des notions : ordre logique, psychologique ou pédagogique ;
- Le regroupement des apprenants, l’utilisation de l’espace ou le rangement de l’environnement
didactique, etc.
h. Gestion du temps
Étant une activité sur conscrite dans un laps de temps, le maître doit prévoir le temps
nécessaire à chaque tâche de la leçon. Le passage d’une tâche à une autre doit être envisagé avec
souplesse en veillant que chacune atteigne les objectifs visés.
i. Procédure d’évaluation
Dès le départ, l’enseignant doit déterminer les techniques à utiliser pour s’assurer que :
a) Les prérequis supposés sont effectivement présents chez les élèves ;
b) Les objectifs poursuivis sont atteints ;
c) La progression de l’enseignement se fait normalement.
2.7. Importance de la qualité de préparation des leçons.
Pour HOFFERT (1993 :107) « un maître qui n'a pas préparé sa leçon, hésite, improvise
tant bien que mal. Il manque de logique et de profondeur...La classe s'aperçoit et perd le goût du travail
et s'abandonne à l'indiscipline ».
Par contre, SOUCHE (1993 :107) soutient que dans une bonne leçon préparée, « les
parties doivent se combiner pour mettre en lumière une idée dominante, dont la leçon n'est que le
vivant et l'harmonieux développement. Comme toute œuvre d'art, une leçon doit avoir son unité. La
leçon mal préparée reste touffue, chargée de détail encombrant ; elle n'enrichit ni le savoir, ni l'esprit ».
COMMUNE (1993 :108) va dans le même sens quand il dit : « l'intérêt croit à mesure que
la parole du maître, nette, directe, intéresse, retient et captive. Tout s'enchaîne logiquement de la leçon
qui précède, à celle qui suit. L'attention soutenue des élèves répond au savoir substantiel, ordonné,
bien distribué d'un maître qui a visiblement préparé sa classe avec conscience et méthode ».
Pour éviter la navigation à vue et de perdre du temps aux élèves dans les discours inutiles,
ces importances relatives à notre sujet sont à prendre en compte.
2.8. Importance de la maîtrise des contenus d'apprentissage.
Après une bonne préparation de sa classe ; tout cela suppose que la leçon soit peut à fond
par l'enseignant. Un maître qui a constamment besoin du manuel pour donner sa leçon prouve qu'il ne
la possède pas. En outre, il amoindrit son prestige vis-à-vis de ses élèves, qui ne demanderaient pas
mieux eux aussi, que d'avoir recours au livre à chaque fois qu'ils seront confrontés. C'est
pourquoi, HOFFERT(1993 :108) conseille à tout enseignant de maîtriser ce qu'il veut transmettre quand
il dit : « lisez le moins possible, contez, narrez de vive voix ; il vaut mieux risquer des omissions que
d'être obligé de consulter à tout bout de champ, le livre, le cahier de préparation ou des notes écrites ».
Il va plus loin en disant que : « la servitude du papier coupe les élans, étrique les gestes, étouffe le
naturel ».
Pour l'enseignant des activités pratiques, il est lui aussi convié à cette règle : il doit
maîtriser le contenu sur lequel porte la leçon afin d'avoir une logique dans ce qu'il transmet.
2.9. Grille d’analyse d’une fiche de préparation (G.A.F.P) Modèle de God’el KINYOKA K.
Il n’est pas conseillé à un enseignant de se présenter devant ses élèves sans préparer sa
leçon. D’où la nécessité d’une fiche de préparation, un document qui trace les directives à suivre durant
tout le processus d’un enseignant. Une fiche de préparation doit répondre à certaines conditions pour
qu’elle soit considérée comme valable, appropriée et conforme aux normes didactiques.
Elle renseigne sur ce que sera une leçon avant même que l’enseignant ne puisse
l’exposer. Une mauvaise préparation ou le manque de préparation d’une leçon de la part d’un
enseignant même expérimenté peut bien compromettre le bon déroulement de celle-ci.
Certains aspects qui donnent une orientation ou directive à suivre pour le bon déroulement
d’une leçon ne sont pas perceptibles lorsqu’on assiste à une leçon ; c’est le cas des objectifs. L’analyse
d’une fiche de préparation nous aide à établir une corrélation entre les intentions du départ et la réalité
de leur exécution sur le terrain ; car dit-on : « une leçon vaut sa préparation ».
Notre grille d’analyse renferme tous les éléments pouvant nous aider à porter un jugement
sur la validité, la conformité et le dosage de la matière prévue par l’enseignant pour une leçon donnée.
Elle comprend principalement les points ci-après :
Le sujet de la leçon
Les objectifs opérationnels
Les matériels didactiques prévus
La documentation consultée
Les activités initiales
Les activités principales
Les activités de fixation.
Elle comprend aussi une colonne réservée aux maxima et une autre à la performance qui
est traduite en pourcentage. Nous l’avons nommée G.A.F.P ; ce qui veut dire grille d’analyse d’une fiche
de préparation.
3.1. Définition
C’est l’étape qui a lieu en classe entre l’enseignant et les élèves et qui consiste dans le
trafic réciproque des comportements. Bien que tous les comportements soient concernés, nous
pouvons particulièrement nous intéresser aux dimensions verbales, sans doute à caus e de leur
caractère intentionnellement structuré et conventionnellement significatif. Les échanges verbaux sont
plus faciles à analyser et à interpréter que les échanges non verbaux. les principaux comportements
verbaux sont : la structuration, la sollicitation, la réponse, le feed-back et le mangement.
Pour nous, cette conception de la sollicition est très large. Même si poser une question et
donner un ordre requièrement tous les deux une réaction de la part des élèves, ils sont néanmoins
différents et exigent de la part de l’enseignant, tout comme des élèves, des activités assez spécifiques
aux conséquences non réductibles. La sollicitation doit être uniquement limitée aux questions posées
par l’enseignant et nécessitant une réponse de la part des apprenants. On peut toutefois considérer
comme assimilables aux questions, les problèmes, les exercices et les tâches à résoudre ou à
exécuter, données aux élèves dans la pratique toutes ces activités s’équivalent.
On remarque qu’une question peut engendrer d’autres avant qu’elle ne trouve une réponse
définitive satisfaisante. La question de départ est appelée « question initiale », tandis que celles
qu’elles suscitent sont appelées « question subsidiaires ». on peut ainsi distinguer parmi les questions
répétées, les questions reformulées et les questions redigées.
Il ressort de différentes liste (Decorte E. et al. 1979) des comportements de feed-back qu’il
a deux feed-back terminaux ; le feed-back positif et le feed-back négatif consiste en l’approbation de la
réponse de l’élève et feed-back négatif en sa désapprobation. Entre les deux, l’enseignant peut
encourager l’élève (feed-back encourageant ou stimulant), le corriger (feed-back correctif) ou faire de
commentaires indéfinis, répéter la réponse de l’élève ou rester sans réaction (feed-back neutre).
Notons que ces réactions sont en rapport avec la réponse est correcte, elle appelle généralement un
feed-back positif, si elle se rapproche de la réponse attendue, l’enseignant va encourager l’élève à
fournir davantage d’efforts pour y arriver ; tandis que si la réponse n’est pas correcte ni tout à fait
fausse, l’enseignant aura tendance à demeurer neutre. Par contre, si la réponse est manifestement
incorrecte, l’enseignant réagira par un feed-back négatif (la désapprobation). Mais si elle contient
quelques éléments de réponse, il pourra la corriger ou la compléter (Feed-back correctif)
Les activités qu’engage l’élève sont d’une très grande importance comme l’a montré le
paradigme des processus médiationnels. Ce paradigme est caractérisé par l’introduction des processus
cognitifs des apprenants (processus médiationnels) comme intervenant entre les comportements
d’enseignement et les résultats d’apprentissage. Ce paradigme comporte autre variables :
Au plan théorique, les activités qu’engagent les apprenants au moment où ils sont
confrontés à des tâches d’apprentissage sont très importantes dans le détermination de ce qu’ils
apprendront. Cette conception théorique est acceptée de façon générale même de la part de ceux qui
considère l’enseignement comme un processus de conditionnement.
MA
SS PQ MA ER FC SS
3.8. Grille d’analyse d’une leçon des sciences physiques (G.A.L.S.P) [Modèle de God’el
KINYOKA K.]
Cette grille permet de faire une analyse d’appréciation objective de l’enseignant tout au
long du déroulement de sa leçon. Elle renferme toutes les étapes normales d’une leçon à savoir :
L’introduction, le développement et les acticités de fixation (synthèse-évaluation, application-tâche). A
cela nous avons ajouté la gestion de la classe.
Dans La partie introductive nous avons le rappel des préacquis et prérequis, la motivation
et l’annonce du sujet de la leçon.
Le développement a été subdivisé en deux grands points qui sont le fond de la leçon et
les méthodes utilisées où nous retrouvons comme sous points : l’exposé et l’explication, le
questionnement, la participation des élèves et l’utilisation du matériel et support didactiques.
Cette partie est consacrée à l’analyse des stratégies mise en place par l’enseignant pour
réussir sa leçon et, surtout pour faire acquérir aux élèves les compétences psychosociales définies par
le programme.
Ces aspects sont non négligeables car ils sont considérés comme des facteurs régulateurs
du climat qui doit régner dans une classe tout au long de la leçon (confiance ou méfiance des élèves).
Dans la fiche nous trouvons aussi une colonne réservée aux maxima (/4) des côtes
obtenues et une autre réservée à la performance (en %) réalisée par l’enseignant pour son
appréciation.
Cette fiche est un outil précieux qui permet de suivre un enseignant des sciences
physiques tout au long du déroulement de la leçon.
Elle constitue un instrument de mesure des habilités et compétences des enseignants des
sciences à travers la leçon.
II.2. Questionnement
2 Questions précises, concises et bien formulées
1 Questions répétées ou reformulées
2 Questions pour retenir l’attention des élèves
3 Questions ouvertes et de réflexion (situation- problème)
4 Sous total /16
II.2. Participation des élèves
3 Le professer encourage l’élève qui répond à la question
1 Il utilise les réponses des élèves pendant l’exposé
2 Il donne un feedback aux réponses des élèves
3 Le professeur tient compte des élèves marginaux dans l’apprentissage
4 Il organise les activités d’apprentissage
5 Le professeur vérifie si les élèves prennent convenablement les notes du
6 cours.
7 Sous total
/28
II.2. Utilisation des matériels et supports didactiques
4 Existence des matériels didactiques
1 Adéquation des matériels didactiques avec le sujet de la leçon
2 Exploitation rationnelle des matériels didactique avec la participation des
élèves
3 Le professer a préparé les conditions d’exploitation des matériels
didactiques
4 Il dessine ou schématise convenablement
Il commente le schéma
5 Sous total /24
Total /120
III. Activités de fixation (synthèse- évaluation- application)
Le professeur pose des questions qui couvrent tous les objectifs assignés à
1 la leçon
Il rappelle en gros ce que les élèves doivent retenir la fin de la leçon
2 Il s’assure de la bonne utilisation de la matière vue pendant la leçon (dans
les exercices, situation de la vie...)
3 Il donne des tâches à domicile
Total /16
IV Gestion de la chasse
1 Le professeur est impartial dans le traitement des élèves
2 Il permet aux élèves de s’exprimer librement
Il résume les opinions des élèves
3 Il déprime les élèves
Il réprime les conduites indésirables
4 Il contrôle les activités
Total /24
Total général /176
On peut parler de modification de l’organisme car n’importe quel être visant doué d’une intelligence est
capable d’apprentissage. Cette modification porte sur la conduite qui est à la fois un comportement est
l’aspect extérieur visible de la conduite et le processus est l’aspect intérieur de conduite.
– Cette modification de la conduite chez celui qui apprend possède une valeur adaptative au
sens où elle permet une amélioration de la performance. Le sens anglo-saxon de
performance peut se traduire par production d’une action (mais peut être aussi négatif, on
peut apprendre à ne pas réussir, notion d’impuissance apprise).
– Cette conduite doit être relativement durable, la phase d’apprentissage. Ce qui est acquis se
maintient, il y a lien permanent entre l’apprentissage et la mémoire, il y aura donc de
processus de stockage et de rappel.
– Il faut que ce changement présente un caractère systématique, c’est-à-dire qu’il se produise
en cas de répétition d’une même situation. Il ne doit pas être le résultat d’états temporaires
(fatigue, anxiété stress, maladie, changement dans la motivation ou être dû uniquement à des
facteurs de maturation.
4.1.3 Objectif de l’Apprentissage
L’apprentissage doit permettre à un apprenant d’acquérir ou d’approfondir des
connaissances théoriques et pratiques ou de développer des aptitudes comme souligne Mukendi wa
Mpoyi. A cet effet, tout ce que l’apprenant fait est déterminant pour le développement de ses capacités
potentielles. Car c’est la façon dont traite les informations, et la profondeur de ce traitement qui est
déterminante pour la qualité de l’apprentissage.
Ainsi, le temps mis pour étudier n’est pas à lui seul suffisant (on peut mettre du temps pour
mémoriser machinalement pour un apprentissage de peu de qualité). Au contraire, c’est la nature des
activités qui occupent ce temps qui importe.
De ce fait, l’apprenant construira sa propre structure cognitive qui doit être améliorée
quantitativement et qualitativement tout au long du processus de l’apprentissage. L’enseignant est
appelé à choisir un type de théorie d’apprentissage en vue d’étonner l’apprenant, de le rendre curieux,
de le motiver et de susciter en lui des conceptions fausses qui seront traduites en obstacles à dépasser,
etc.. Tout ceci permettra à l’apprenant de prendre conscience de sa situation de départ, c’est-à-dire les
connaissances ou les théories qu’il a dans sa tête en rapport avec telle ou telle autre matière.
– Connaissances ;
– Capacités ;
– Intérêts ;
– Attitudes ;
– Réactions affectives ;
– Pensées ;
– Actes posés, etc.
Il continue en disant qu’une fois tous ces aspects pris en considération, l’apprentissage
sera régi par trois lois, à savoir :
a) La loi de Réadiness
L’être est prêt à appendre. Cela veut dire que l’apprenant doit accepter de se familiariser
avec une situation en vue d’être capable de résoudre les problèmes de sa situation. C’est quand on a
une idée de cette situation, quand on sait ce qu’on doit accomplir qu’on s’engage la réponse aux
problèmes posés, conclus Hoornaert ([Link]).
a) La loi de l’exercice
On peut tenir un comportement que par l’exercice répétitif. La répétition des réponses
renforce la connexion. Il s’avère nécessaire de faire répéter la bonne réponse par celui qui a donné la
mauvaise réponse. Ainsi, la bonne réponse sera à jamais gravée dans un mémoire.
a) La loi de l’effet
Les dépenses favorables sont répétées et les non favorables sont éliminés. Les
comportements favorables se répètent souvent et se maintiennent. Cette loi est plus importante parce
qu’elle souligne l’importance de motivation. C’est la motivation qui, définissant l’objet définit aussi les
confrères favorables ou défavorables de réaction, c’est-à-dire le nouveau comportement. Ça
nécessite de la part de l’enseignant un effort pour démontrer à l’apprenant les limites de son
apprentissage en vue de reconstruire une nouvelle conception.
a) Les limites physiologiques : celles dont l’individu ne peut pas dépasser, car elles concernant le
fonctionnement d’un de ses oranges on ne peut pas continuer à lire ou à travailler,
b) Les limites pratiques : les élèves ou les étudiants apprenant selon la nécessité de ce qu’ils
prétendent faire ou devenir réellement. Les apprenants doivent être capables de concilier la
théorie avec la pratique. Exemple : si on veut devenir musulman on apprend la langue et
l’écriture arabes.
c) Les limites motivationnelles : elles sont importantes et sont liées à la pratique. On ne peut pas
apprendre si on n’est pas motivé, sinon le résultat escompté sera négatif. Exemple : si on veut
motiver les apprenants, il faut que l’apprentissage rencontre leurs besoins, leurs attentes.
Contrairement aux idées qui peuvent parfois être véhiculées à leur sujet, les personnes
atteintes de troubles d’apprentissage ne souffrent pas d’un déficit de l’intelligence. Pour l’association
Québécoise des troubles d’apprentissage (AQETA) le « trouble d’apprentissage n’est pas synonyme
d’incapacité à apprendre sur le plan intellectuel. Il traduit une difficulté à traiter l’information ». En effet,
le trouble d’apprentissage interfère avec la capacité du cerveau qui est appelé à absorber, à entreposer
ou à récupérer l’information. Ce déficit cognitif a ainsi un impact sur la façon dont une personne perçoit,
comprend et exprime une information.
Les troubles d’apprentissages se distinguent des difficultés d’apprentissage par le fait que
les troubles sont définis comme un retard de développement ou un obstacle à l’apprentissage à
caractère transitoire qui se dissipe habituellement grâce à une intervention adaptée. Par contre, les
difficultés sont causées par plusieurs facteurs internes et externes à l’individu. Il s’agit des conditions
socio-économiques, un manque de motivation ou encore le fait d’évoluer dans un milieu familial ou
scolaire peu stimulant.
A cet effet, Mukendi conclut en ces termes apprendre, cela dépend de tout ce qu’on est :
son origine culturelle, son histoire personnelle, sa dimension psychoaffective, ses motivations du
moment et ses projets personnels, l’image que l’on a de soi et le degré de confiance dans ses
possibilités de réussite, ses valeurs sa vision du monde…
Ces erreurs sont dues au fait que, dans contexte de la communication pédagogique, la
penne d’un apprenant ne se comporte pas comme un système d’enregistrement passif. Elle possède
son propre mode d’explication qui oriente la manière dont sont appréhendées les informations
nouvelles. Ainsi, dans le domaine d’enseignement /apprentissage, l’appropriation de tout savoir
fondamental dépend prioritairement de l’apprenant, qui est le principal gestionnaire (ou le principal
concepteur) de son apprentissage. En effet, pour tenter de comprendre, l’apprenant ne peut que
s’appuyer sur ses propres conceptions. Ce sont elles qui lui fournissent son cadre de questionnement et
ses références. C’est à travers elles qu’il interprète les situations, qu’il recherche et décode les
différentes informations.
Mais, tout apprentissage significatif ne peut se réaliser que par rupture avec les
conceptions initiales de l’apprenant. Pour qu’il y ait acquisition d’un concept par l’apprenant , l’ensemble
de sa structure mentale doit être transformée. Son cadre de questionnement doit être complètement
reformulé, sa grille de référence largement réélaborée. Pour apprendre, l’apprenant doit aller le plus
souvent contre sa propre conception initiale mais il ne le pourra qu’en faisant « avec », et cela jusqu’à
ce que sa conception de départ « craque ».
Les conceptions sont donc les seuls moyens d’investigation en disposition chez les
apprenants. C’est le seul outil que le cerveau est capable de produire pour interpréter le monde qui
entoure les apprenants. Pour ces derniers, les conceptions jouent à la fois un rôle d’étonnement,
d’intégration et d’explication. En même temps, les conceptions sont également les « prisons
intellectuelles » dans lesquelles l’apprenant se trouve. Elles présentent une formidable résistance à
toute nouvelle donnée qui va à l’encontre du système d’explication déjà mis en place.
Bien que ces cinq éléments qui composent une conception se recoupent ou interagissent
les uns sur les autres, un même mot peut renvoyer à différents aspects d’un même phénomène. Cela
rend la définition du savoir à enseigner plus délicate. Le mot « écologie ». comme le souligne
Barth(1994) par exemple, n’a pas le même sens pour un apprenant du primaire que pour celui du
secondaire. Au primaire, l’écolier va apprendre que le plastique ne se dégrade pas dans la nature ; et
que c’est pour cela qu’il ne faut pas jeter des sachets partout. Cependant, au secondaire, l’élève peut
étudier « les conditions d’existence et d’interaction entre les êtres vivants et le milieu » en utilisant des
exemples plus complexes.
Pour ce faire, le professeur discutera avec eux des stratégies que propose Vecchi, G.
(2000, 39-42). Il s’agit de :
- Savoir apprendre ;
- Développer des attitudes favorables l’apprentissage.
Par exemple, il peut poser des questions, demander des éclaircicement à ses formateurs,
organiser des travaux en groupes, échanger avec ses camarades.
1°/ L’Etat
L’Etat ou le pouvoir public est appelé à insérer dans sa politique les paramètres suivants :
a) Ressources humaines
- Engager des enseignants qui ont une bonne connaissance de la didactique des disciplines,
c’est-à-dire qui ont une connaissance du processus d’acquisition des concepts de différentes
disciplines ;
- Revoir la procédure du choix des spécialistes dans les écoles ainsi que la tâche des titulaires
des cours ;
- Utiliser plus efficacement les ressources humaines.
b) Ressources matérielles
- Fournir aux enseignants du primaire, comme à ceux du secondaire, un local permanent. Les
plans de construction des écoles devraient prévoir des locaux pour les disciplines spécifiques,
par exemple l’anglais, comme c’est le cas pour les arts plastiques, l’informatique, l’éducation
physique et la physique (laboratoire) ;
- Prévoir une gestion efficace de l’utilisation des ordinateurs puisque les NTIC s’appliquent à
toutes les matières. L’Intégration de Nouvelles technologies de l’Information et de la
Communication (NTIC) va permettre le développement de nouvelles idées et pratiques
éducatives et l’acquisition de nouvelles compétences, la redéfinition spatio-temporelle et
l’apparition de types de rapports virtuels. En sommes, les innovations entraînent des
changements aux niveaux organisationnel, matériel, pédagogique, personnel et informationnel ;
- Planifier l’élaboration des manuels scolaires de base et leur achat pour chaque élève ;
- S’assurer que les enseignants ont accès au matériel complémentaire, à des logiciels ainsi qu’à
une bibliothèque de référence.
c) Ressources pédagogiques
- Engager des conseillers pédagogiques qui ont une bonne connaissance de la didactique des
disciplines ;
- Prévoir dans la politique d’évaluation des modalités qui tiennent compte de la tâche d’un
spécialiste (est-ce réaliste d’exiger que les enseignants communiquent de l’information valide
aux parents compte tenu du nombre restreint d’heure d’enseignement ?) ;
- Mettre en place des conditions facilitantes dans l’organisation scolaire qui permettent aux
enseignants de différentes matières, de travailler ensemble pour favoriser l’acquisition des
compétences transversales et pour planifier les activités communes. Il faut leur permettre à
s’approprier et d’implanter adéquatement le programme de formation.
d) Formation des maîtres
- Prendre des mesures pour combler rapidement la pénurie d’enseignants dans certaines
disciplines comme la physique ;
- Mettre en place des programmes de formation à l’intention des enseignants du primaire et du
secondaire.
Cependant en tant que concepteur des cours et des matériels didactiques, il est
souhaitable que l’enseignant respecte deux étapes lors de la conception d’un cours :
- D’abord, il faut proposer des formulations libres afin d’en terminer les mécanismes ;
- Ensuite, il faut rechercher des formes d’expression comportant les paramètres suivants :
définitions des objectifs opérationnels, détermination des contenus, établissement d’une
progression, mise en place des stratégies d’enseignement et conception des exercices
d’évaluation.
Les objectifs sont inhérents à toute action humaine, et donc, à tout projet éducatif. Ils ne
doivent pas être choisis au hasard mais en rapport avec les besoins des apprenants et le projet
méthodologique. On notera que si les objectifs sont définis de manière imprécise, on n’aurait contrôlé
s’ils sont atteints. C’est pourquoi la formation des objectifs doit tenir compte de certains paramètres afin
de les rendre opérationnels, c’est-à-dire mesurables objectivement.
Une fois les objectifs d’un cours fixée, que ce soit à titre provisoire ou définitif, l’enseignant
sera appelé à déterminer des contenus qui constituent la charge ou la matière
d’Enseignement/Apprentissage.
En principe, pour que ces contenus soient motivants, ils doivent répondre aux besoins des
apprenants et s’adapter à leur niveau. Cependant, le passage des objectifs aux contenus doit être
construit. Ces contenus ne seront pas présentés d’une manière désordonnée mais selon une certaine
progression.
a. La situation des matières à privilégier parmi plusieurs autres. Cette sélection ne doit pas se
faire au hasard mais d’une manière réfléchie.
b. L’établissement d’un ordre de présentation des matières sélectionnées et la succession des
séquences d’apprentissage.
Les stratégies sont des techniques compatibles avec les options théoriques. Elles
impliquent toute manière de faire en vue de la présentation, de l’assimilation et du contrôle de la
manière à enseigner.
– Tout ce que fait un enseignant pour enseigner, c’est-à-dire les techniques et les moyens
didactiques qu’il utilise (par exemple : donner des instructions, montrer, lire, écrire, manipuler
des appareils, questionner, etc.) ;
– Tout ce que l’apprenant fait pour apprendre (par exemple : écouter, répéter, regarder, insister,
lire, répondre à des questions, ect).
Une fois la matière enseignée, l’enseignant est invité à vérifier si elle a bien assimilée,
c’est-à-dire il doit évaluer. L’évaluation occupe une place importante dans tout processus
d’enseignement/apprentissage dont elle fait partie intégrante. Il s’agit de tout ce qui relève du domaine
du contrôle, ce qui mène à la certification et ce qui est du domaine de la prise d’informations
ponctuelles.
A) A l’enseignant :
– De mesurer les progrès de l’apprenant (progrès par rapport à lui-même ou à sa classe, groupe de
travail etc) et de savoir s’il a les compétences nécessaires pour aborder les matières suivantes
(fonction pronostique) ;
– D’identifier les causes qui font qu’un tel apprentissage ne s’est pas bien effectué (fonction
diagnostique).
B) A l’apprenant :
– De savoir s’il a atteint les objectifs fixés par l’enseignant (et qu’il a déjà appris et maîtrisé) et les
efforts qui lui reste à fournir (fonction de jaugeage) c’est pourquoi, il est demandé aujourd’hui à
l’enseignant d’annoncer ; au début de l’enseignant/apprentissage, les objectifs qu’il a assignés au
cours.
Pour élaborer des activités d’évaluation, l’enseignant doit se poser les questions
fondamentales suivantes :
– L’évaluation individuelle
– L’auto-évaluation
– L’évaluation-réciproque
Toutes ces évaluations s’inscrivent dans l’évaluation formative, car elles permettent de
localiser l’apprenant sur un parcours, de vérifier la valeur de ses hypothèses et de réguler
l’apprentissage ou l’acquisition. Ceci permettra à l’enseignant de prendre un certain nombre de
décisions, par exemple refaire tel type d’activités (à cet effet, l’enseignant doit avoir une batterie
d’exercices en réserve), voir s’il faut davantage tel exercice avec tel apprenant orienter tel apprenant
dans tel sous-groupe, etc. Il pourra aussi voir s’il va poursuivre ou modifier son enseignant et prescrire à
l’apprenant des tâches pour enrichir ou apporter les correctifs afin d’améliorer l’apprentissage.
L’enseignant peut recourir aussi à l’évaluation sommative qui va lui permettre de juger de
l’effet global après un parcours d’apprentissage. L’évaluation sommative intervient donc après une
étape d’enseignant/apprentissage. Lors de cette évaluation, l’enseignant accorde les crédits ou le
passage à la classe supérieure, sanctionne les études, procède à l’orientation des apprenants et
détermine la reconnaissance des acquis expérientiels.
Les difficultés seront réduites si l’enseignant parvient à articuler ces deux systèmes de
décision. C’est vraisemblablement la raison pour laquelle, dans le système
enseignement/apprentissage, le développement d’une « culture de l’évaluation » ne pourra se
développer indépendamment d’une « culture de l’apprentissage scolaire » ou d’une « culture de
l’apprentissage universitaire ».
Cependant, il est à noter que la façon dont les enseignants usent du questionnement
laisse à désirer alors que combinée avec d’autres méthodes pédagogiques, la technique du
questionnement permet de développer le contenu des leçons dans les documents de formations. Le
questionnement est moyen efficace de soulever l’intérêt de l’apprenant, de guider sa réflexion et de
l’inciter à participer. Cette technique offre de la variété aux apprenants et permet de changer leur
rythme de travail. Comme il stimule l’enseignant de l’apprenant, il vient efficacement en aide au
processus d’apprentissage. Le formateur, en posant des questions, offre également la possibilité aux
apprenants ayant déjà des connaissances dans ce domaine de partager leur expérience et leurs
opinions.
Conclusion de l’U.E
À l'issue de cette unite d’enseignement, il est clair que l'éducation est un domaine en
constante évolution. Les futurs enseignants doivent être prêts à s'adapter aux changements sociétaux,
technologiques et pédagogiques. La formation continue, la réflexion critique et l'engagement envers
l'égalité des chances seront des atouts majeurs pour les éducateurs de demain.
La science de l'enseignement nous rappelle que l'éducation est un outil puissant pour
transformer des vies et des sociétés. En tant qu'éducateurs, notre mission est de cultiver un
environnement d'apprentissage stimulant, inclusif et dynamique, afin de préparer les apprenants à
relever les défis du monde moderne.