REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE
Union-Discipline-Travail
…………..
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
COLLEGE I.P.E.S DE
YOPOUGON
ANNEE SCOLAIRE
2024-2025
Exposé de science de la vie et de la terre
THEME : LA THEORIE DU LAMARCKISME
ELèves
CLASSE
- N’GBRA AYA
- AMIAH ANGE
- SAWADOGO Terminale A2
ESTELLE
- FOFANA KARIDJA
- MINZON CHRIST
- COULIBALY PROFESSEUR DE SVT
BADABLA
- SANOGO M.YAO YAO
AMINATA REGIS BERROT
SOMMAIRE
Sommaire………………………………………………………........1
Introduction….………………………………………………2
Développement……………………………………………………4
I. LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DU
LAMARCKISME……………………………………………………………….
1. La loi de l'usage et du non-usage……………………………………5
2. L'hérédité des caractères acquis……………………………………...5
II.COMPARAISON DU LARMACKISME A LA THEORIE DE
DARWINS……………………………………………………………………7
1. Les Point communs du lamarckisme et du
darwinisme…………………………………………...........................7
2. Les différences entre les théories……………………………………8
III. LES CRITIQUES ET LIMITES DU
LAMARCKISME……………………………………………………………9
1. Limites du lamarckisme …………………………………………………9
2. Critiques du lamarckisme………………………………………………...9
IV. HERITAGE ET IMPACT DU
LARMACKISME…………….........................................................10
1. Les impacts du lamarckisme……………………………………………10
2. Héritage du
lamarckisme…………………………………………………..............12
Conclusion……………………………………………13
INTRODUCTION
Au XIXe siècle, alors que l'idée d'une création divine et immuable des espèces
dominait encore les esprits, Jean-Baptiste Lamarck, un naturaliste français osa
proposer une vision radicalement différente : l'évolution des êtres vivants. Sa
théorie, aujourd'hui connue sous le nom de lamarckisme, bouleversa le monde
scientifique de l'époque. En s'appuyant sur l'observation méticuleuse des êtres
vivants et sur ses connaissances approfondies en biologie, Lamarck avança
l'idée que les espèces ne sont pas figées mais qu'elles évoluent au fil du temps
sous l'influence directe de leur environnement. bien que le lamarckisme ne soit
plus accepté comme une explication valide de l'évolution, il a ouvert la voie à
des recherches et des théories plus avancées. Lamarck reste une figure
importante dans l'histoire de la biologie, et sa théorie mérite d'être étudiée pour
comprendre l'évolution de la pensée scientifique.
Dans cet exposé, nous allons explorer en détail cette théorie révolutionnaire.
Tout d'abord, nous présenterons les principes fondamentaux du lamarckisme,
notamment les lois de l'usage et du non-usage et celle de l'hérédité des
caractères acquis. Ensuite, nous comparerons le lamarckisme à la théorie de
l'évolution par sélection naturelle de Darwin, en soulignant leurs points
communs et leurs différences. Enfin, nous nous pencherons sur limites et
critique du lamarckisme ainsi que ses impacts et son héritage.
DEVELOPPEMENT
I. LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DU LAMARCKISME
Le lamarckisme repose sur deux principes fondamentaux qui sont :
1. La loi de l'usage et du non-usage
Ce principe stipule que les organes d'un organisme qui sont fréquemment
utilisés se développent et se renforcent, tandis que ceux qui ne sont pas sollicités
s'atrophient et finissent par disparaître.
Exemple : Le cou de la girafe. Selon Lamarck, les girafes auraient développé un
long cou en étirant constamment leur cou pour atteindre les feuilles les plus
hautes des arbres. Cet usage répété aurait entraîné un allongement progressif du
cou, transmis ensuite à leur descendance.
2. L'hérédité des caractères acquis
Cette loi postule que les modifications acquises par un individu au cours de sa
vie peuvent être transmises à sa descendance. Ainsi, les caractéristiques
développées par un organisme en réponse à son environnement seraient
héréditaires.
Exemple : Reprenons l'exemple de la girafe. Si une girafe développe un long
cou en étirant son cou, ce long cou serait ensuite transmis à ses petits, qui
naîtraient avec un cou déjà plus long que celui de leurs ancêtres.
II. COMPARAISON DU LARMACKISME A LA THEORIE DE
DARWINS
Le darwinisme et le lamarckisme sont souvent comparés car ils ont été, et sont
encore parfois, les deux théories les plus connues pour expliquer l'évolution des
espèces. Ces deux théories ont des points communs et des différences.
1. Les Point communs du lamarckisme et du darwinisme
La théorie de l'évolution de Lamarck et celle de Darwin partagent un point
commun fondamental : elles reconnaissent toutes deux que les espèces changent
au fil du temps en réponse à leur environnement. Cependant, elles divergent sur
les mécanismes responsables de ces changements.
2. Les différences entre les théories
Lamarck a été l'un des premiers à proposer un mécanisme par lequel les espèces
s'adaptent et évoluent. Il a suggéré que les organismes acquièrent ou perdent des
caractéristiques en fonction de l'usage ou du non-usage de ces dernières et que
ces caractéristiques acquises peuvent être transmises à la descendance. Par
exemple, selon Lamarck, les girafes auraient allongé leur cou au fil des
générations simplement en s'étirant pour atteindre des feuilles plus hautes, et
cette caractéristique aurait été passée à leurs progénitures.
Darwin, en revanche, a introduit l'idée de la sélection naturelle après des
observations minutieuses et des expériences sur diverses espèces. Il a postulé
que les variations au sein d'une espèce sont le résultat de mutations génétiques
aléatoires et que l'environnement exerce une pression de sélection sur ces
variations. Les individus les mieux adaptés ont une meilleure chance de survie
et de reproduction, transmettant ainsi leurs caractéristiques avantageuses à leur
descendance. Contrairement à Lamarck, Darwin n'a pas suggéré que les
caractéristiques acquises pendant la vie d'un individu puissent être héritées.
Ainsi, la différence majeure entre les deux théories réside dans leur conception
de la façon dont les caractéristiques sont acquises et transmises. Lamarck
croyait en l'hérédité des caractères acquis, une idée qui a été infirmée par la
génétique moderne. Darwin a mis en avant le rôle de la sélection naturelle et des
variations aléatoires, des concepts qui sont au cœur de la théorie de l'évolution
moderne. Bien que la sélection naturelle soit un processus lent et graduel, elle
est considérée comme le principal moteur de l'évolution des espèces, une vision
qui a été renforcée par les découvertes ultérieures en génétique et en biologie
moléculaire.
III. LES CRITIQUES ET LIMITES DU LAMARCKISME
Le lamarckisme, bien qu'ayant marqué l'histoire de la pensée évolutionniste, a
été largement réfuté par les découvertes scientifiques ultérieures. Voyons
ensemble les principales critiques et limites de cette théorie :
1. Limites du lamarckisme
Le manque de preuves expérimentales : Les expériences menées pour
tester la théorie de Lamarck n'ont pas fourni de preuves concluantes pour
étayer ses idées.
Insuffisance dans le Mécanisme de transmission des caractéristiques : La
théorie de Lamarck ne fournit pas de mécanisme clair pour expliquer
comment les caractéristiques acquises sont transmises aux descendants.
Une Incompatibilité avec la génétique mendélienne : La découverte des
lois de Mendel sur l'hérédité a montré que les caractéristiques sont
transmises de manière discrète et non continue, ce qui contredit la théorie
de Lamarck.
2. Critiques du lamarckisme
On a :
Critique de la téléologie : La théorie de Lamarck implique que les
organismes ont une tendance à évoluer vers une forme plus parfaite, ce
qui est considéré comme une forme de téléologie, c'est-à-dire l'idée que
les organismes ont un but ou une direction prédéterminée.
Critique de la sélection naturelle : La théorie de Lamarck ne prend pas en
compte le rôle de la sélection naturelle dans l'évolution, qui est un
mécanisme clé pour expliquer la diversité des espèces.
Critique de la complexité des systèmes biologiques : La théorie de
Lamarck simplifie à l'extrême la complexité des systèmes biologiques et
ne prend pas en compte les interactions entre les différents composants
d'un organisme.
IV. HERITAGE DU LARMACKISME
Le lamarckisme a plusieurs impacts et héritages.
1. Les impacts du lamarckisme
Ses impacts sont visibles à travers :
o La Stimulation du débat scientifique :
Le lamarckisme a joué un rôle crucial dans le développement de la pensée
évolutionniste. Il a stimulé des débats intenses sur les mécanismes de
l'évolution, poussant les scientifiques à réfléchir de manière critique aux
processus de changement biologique.
o Précurseur de la théorie de l'évolution :
Bien que différente de la théorie de Darwin, la théorie de Lamarck a été l'une
des premières tentatives sérieuses d'expliquer l'évolution des espèces de manière
scientifique. Elle a ouvert la voie à d'autres théories, dont celle de la sélection
naturelle de Darwin.
o L’introduction de concepts clés :
Lamarck a introduit des concepts importants qui ont influencé la biologie,
notamment l'idée que les organismes s'adaptent à leur environnement et que ces
adaptations peuvent être transmises aux générations futures.
o Influence sur d'autres domaines :
Le lamarckisme a eu une influence au-delà de la biologie, touchant des
domaines comme la psychologie, la sociologie et même la philosophie, en
promouvant l'idée que les caractéristiques acquises peuvent être transmises.
2. Héritage du lamarckisme
En plus de ses impacts elle a laissé un héritage remarquable qui se perçoit par :
L’épigénétique
Certains aspects de l'épigénétique moderne, qui étudie les changements
héréditaires dans l'expression des gènes sans modification de la séquence
d'ADN, font écho à certaines idées lamarckiennes, bien que de manière très
différente et plus complexe.
Des Histoire des sciences
Le lamarckisme reste un sujet important dans l'histoire des sciences, illustrant
comment les théories scientifiques évoluent et sont remplacées au fil du temps.
La Contribution à la biologie moderne
Bien que réfuté, le lamarckisme a contribué au développement de la biologie
moderne en stimulant la recherche et en posant des questions fondamentales sur
l'hérédité et l'adaptation.
L’influence culturelle
Le concept d'hérédité des caractères acquis a eu une influence durable dans la
culture populaire et continue d'apparaître dans diverses formes de médias.
Les Débats persistants
Certains aspects du lamarckisme continuent de susciter des débats dans
certains cercles scientifiques, notamment concernant la possibilité de
transmission de certaines caractéristiques acquises par des mécanismes non
génétiques.
L’enseignement
Le lamarckisme est souvent enseigné dans les cours de biologie et d'histoire
des sciences comme un exemple important de l'évolution de la pensée
scientifique.
,
La théorie du lamarckisme, bien qu'ayant été largement écartée par la
communauté scientifique, a laissé une empreinte indélébile dans l'histoire des
sciences. En postulant que les caractères acquis au cours de la vie pouvaient être
transmis à la descendance, Lamarck a ouvert la voie à des réflexions profondes
sur les mécanismes de l'hérédité et de l'évolution. Si cette idée a été réfutée par
les découvertes en génétique, elle a néanmoins stimulé la recherche et a
contribué à façonner notre compréhension actuelle de la biologie. L'exemple
emblématique de la girafe, dont le cou se serait allongé au fil des générations
pour atteindre les feuilles les plus hautes des arbres, a alimenté de nombreux
débats et a marqué les esprits. Bien que cette explication soit aujourd'hui
considérée comme erronée, elle a mis en évidence l'importance de l'adaptation
des organismes à leur environnement, un concept central en biologie évolutive.