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Analyses thermiques en chimie des matériaux

Tp

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Université Mohammed Premier

Faculté Pluridisciplinaire de Nador


Département de Chimie

Master chimie des matériaux (S3)

Travaux pratiques
Analyses thermiques en science des
matériaux

Responsables :
Mohamed LOUTOU
Walid DAOUDI

Année Universitaire : 2024/2025


I) INTRODUCTION
Les méthodes thermoanalytiques comme la coulométrie différentielle à balayage (DSC),
l'analyse thermique différentielle (ATD) et la Thermogravimétrie (TG) se basent sur la
variation de la masse d'un échantillon en fonction de la température. L'ATD-TG, la technique
qui sera étudiée dans ce TP, mesure la différence en masse et en température entre l'échantillon
à analyser et un produit de référence.

Lorsque l'on chauffe des produits, l'énergie de ceux-ci augmente, et lorsque cette énergie
devient plus grande que celle de l'énergie de liaison, soit une rupture de liaison entre les
molécules est provoquée, soit une rupture de liaisons entre les atomes est observée.

Dans un premier temps nous allons déterminer les températures ainsi que les enthalpies de
fusion de deux métaux (plomb et étain) pris séparément puis en mélange afin de les comparer
avec les données de la littérature. Ensuite, nous étudierons le comportement du sulfate de cuivre
pentahydraté en le soumettant à un programme de température donné afin de vérifier sa
déshydratation par l’analyse de son thermogramme. La même étude sera menée pour l’oxalate
de calcium. Enfin, nous nous intéresserons à l’application de cette méthode pour l’analyse de
quelques épices (curry, poivre et paprika).

II) PRINCIPE
• La thermogravimétrie

La thermogravimétrie est l'étude de la variation de masse avec la température. Elle est utilisée
si la variation de la masse est la conséquence de l'évolution d'une molécule comme par exemple
sa déshydratation (comme pour le sulfate de cuivre pentahydraté), sa décomposition ou sa
complexation avec d’autres matières provenant du gaz de balayage (gain en masse).

• L'analyse thermique différentielle

Dans ce type d'analyse, on mesure la différence de température entre l'échantillon et un corps


de référence en fonction du temps.

Par simple vision de la forme des thermogrammes, nous pouvons déterminer le type de
changement d'état.
Figure 1 : formes des signaux d’ATD

Nous pouvons également déterminer si le processus est endothermique (pic vers le bas) ou
exothermique (pic vers le haut) grâce aux thermogrammes. Les processus endothermiques sont
souvent des changements de phase, des déshydratations, des réductions ou des décompositions,
alors que les réactions exothermiques sont en général des cristallisations ou des oxydations ou
encore des décompositions.

Figure 2 : Courbe d’ATD

III) RESULTATS OBTENUS, COMMENTAIRES ET


INTERPRETATION
1- Etude de gypse CaSO4, 2H2O par DSC

Le plâtre est obtenu par la pyrolyse du gypse CaSO4, 2H2O qui se déshydrate en deux étapes
pour donner l’anhydrite CaSO4 comme produit final. L’analyse calorimétrique différentielle
du gypse a été effectuée sous air avec une vitesse de chauffage de 5 °C/min et avec une masse
de 25 mg. La figure 3 présente le thermogramme de DSC des deux étapes de déshydratation de
CaSO4, 2H2O dans l’intervalle de température entre 70 et 250 °C.
Figure 3 : Le thermogramme de DSC des deux étapes de déshydratation de CaSO4, 2H2O
dans l’intervalle de température entre 70 et 250 °C.

1- Commenter les résultats de DSC en spécifiant les températures onset et les réactions
chimiques de chaque étape.
2- Evaluer graphiquement les deux variations d’enthalpie massique en J/g des 2
réactions de déshydratation du gypse ( H Gypse1 et H Gypse2 ).

Le gypse est utilisé pour préparer les produits plâtriers. On trouve aussi le gypse en faible
quantité dans les ciments. La présence résiduelle de gypse provoque l’accélération de la prise
du ciment. Selon le type d’utilisation du ciment, il est indispensable de connaître le taux de
gypse présent. Le taux de gypse G dans l’échantillon de ciment est égal à :

L’analyse calorimétrique différentielle du ciment a été effectuée sous air avec une vitesse de
chauffage de 5 °C/min et avec une masse de 102 mg. La figure 4 présente le thermogramme de
DSC des étapes de déshydratation du ciment dans l’intervalle de température entre 100 et 250
°C.
Figure 4 : Le thermogramme de DSC des deux étapes de déshydratation du ciment dans
l’intervalle de température entre 100 et 250 °C.

3- Evaluer graphiquement les deux variations d’enthalpie massique en J/g des 2


réactions de déshydratation du ciment ( HCiment 1 et HCiment 2 ).
4- Le fabricant assure un ciment ayant une teneur de 15% en gypse. Vérifier cette
valeur.

2- Le thermogramme d’ATG du chlorure de Nickel hydraté NiCl2, x H2O :

La figure ci-dessous présente le thermogramme d’ATG du chlorure de Nickel hydraté NiCl2,


x H2O chauffé entre 25 et 1000 °C sous air avec une vitesse de chauffage de 10°C/min et une
masse de 20 mg.
La décomposition de NiCl2, x H2O a été aussi poursuivie par la diffraction des rayons X à
haute température. Elle a montré que la déshydratation se fait en deux étapes et qu’au-delà de
825°C il y’a la présence uniquement de l’oxyde de Nickel (NiO).

1- Quelle est la perte en masse de la déshydratation totale de NiCl2, x H2O exprimée en mg ?


2- Calculer le taux d’hydratation x
3- Déterminer pour chaque étape de déshydratation la quantité d’eau évaporée.
4- Déterminer pour la troisième variation de masse la quantité du ou des gaz (s) évaporée en
mg et spécifier la nature de ce (s) dernier (s) et la (les) réaction (s) correspondante (s).
5- Calculer théoriquement la troisième variation de masse en % et la comparer avec la valeur
expérimentale.
6- Commenter les résultats d’ATG en spécifiant les températures de formation de chaque
constituant et les réactions correspondantes.

Les données : M(Ni)=59,7 g/mol M(Cl)=35,5 g/mol M(O)=16 g/mol M(H)=1 g/mol.

3- Le thermogramme d’ATG-ATD du l’oxalato-squarates de lanthanide


hydratés La2(H2O)x(C2O4)2(C4O4) :
La figure ci-dessous représente la courbe d’analyse thermique différentielle couplée à la
thermogravimétrie de l’oxalato-squarates de lanthanide hydratés La2(H2O)x(C2O4)2(C4O4) sous
air avec une vitesse de chauffage de 10 °C/min et avec une masse de 78,87 mg dans le domaine
de température entre 20 et de 1100 °C. La décomposition de La2(H2O)x(C2O4)2(C4O4) a été
aussi poursuivi par la diffraction des rayons X à haute température. Elle a montré qu’à 345°C
il y’a la présence de La2(C2O4)2(C4O4) et à 660°C la présence de La2O2CO3. Par contre au-delà
de 895°C il y’a la présence de l’oxyde La2O3.
7- Calculer la perte en masse de la déshydratation de La2(H2O)x(C2O4)2(C4O4) exprimée en
% et en mg ?
8- Déterminer le taux d’hydratation x
9- Déterminer graphiquement la perte de masse globale en % du dioxyde de carbone CO2
concernant l’oxalato-squarates de lanthanide hydratés.
10- Commenter les résultats d’ATD-ATG couplées en spécifiant les réactions chimiques de
chaque étape.

Les données : M(La)= 138,9 g/mol M(C)=12 g/mol M(O)=16 g/mol M(H)=1 g/mol

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