1 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2022-2023
Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique
A. Application des principes
1. Comparaison réversibilité - irréversibilité
Une mole d’un gaz parfait de capacité thermique à volume constant CV = 5R/2 est contenue dans un cylindre
vertical calorifugé comportant un piston mobile calorifugé de section S = 0, 01 m2 en contact avec une atmo-
sphère extérieure à pression constante p0 = 1 bar. Initialement, le gaz est en équilibre et sa température vaut
T0 = 300 K ; on donne g = 9, 81 m · s−2 .
1. On pose sur le piston une masse M = 102 kg et on laisse le système évoluer. Déterminer sa pression p1
et sa température T1 lorsqu’on atteint un nouvel état d’équilibre (1).
2. L’état d’équilibre (1) étant atteint, on supprime la masse M et on laisse évoluer le système. Déterminer
sa pression p2 et sa température T2 lorsqu’on atteint un nouvel état d’équilibre (2). Commenter.
3. Calculer la variation d’entropie ∆S01 et commenter.
Pour ramener le système dans son état initial, on supprime la surcharge et on déplace lentement le piston
pour faire subir au gaz une détente 1 → 2 réversible dans le cylindre calorifugé, jusqu’au volume V2 = V0 .
On bloque le piston, on supprime l’isolation thermique du cylindre et on met le système en contact avec
un thermostat à la température T0 : il évolue de manière isochore jusqu’à un état d’équilibre E3 .
4. Déterminer la pression et la température dans les états E2 et E3 . Calculer les variations d’entropie ∆S12 ,
∆S23 , ∆S13 du gaz et l’entropie créée au cours de l’évolution 1 → 3. Commenter.
2. Transformations polytropiques d’un gaz parfait
On appelle transformation polytropique une transformation réversible au cours de laquelle les transferts de
travail et thermique vérifient δW = kδQ, où k est une constante. On étudie de telles transformations pour un
gaz parfait à coefficient γ constant.
1. Établir la relation liant p et V le long de cette transformation, sous la forme pV q = Cte.
Déterminer les différents cas particuliers : transformations isotherme, isobare, isochore et isentropique.
Représenter l’allure de ces quatre transformations, à partir d’un même état initial, dans un diagramme
(p, V ).
2. L’air de l’atmosphère est en équilibre polytropique ; en déduire la loi de variation de la température avec
l’altitude. On considérera q 6= 1 et on notera g l’accélération de la pesanteur (supposée constante) et M
la masse molaire de l’air.
3. Évaluer la hauteur totale de l’atmosphère si q = 1, 2, l’atmosphère étant de l’air (M = 29 g · mol−1 ) de
température au sol 0 ◦ C, avec g = 9, 8 m · s−2 .
3. Travail de séparation
1. Quelle est l’expression du travail minimal nécessaire pour séparer de façon isotherme un mélange idéal
(température T0 , pression P0 ) de deux gaz parfaits A et B en ses constituants purs (nA moles de A séparées
des nB moles de B, toujours sous P0 ) ? On fera intervenir les fractions molaires initiales respectives des
gaz A et B, notées xA et xB , dans le résultat ainsi que la température T0 , nA et nB les nombres de moles.
2. On admet que le résultat précédent permet une évaluation correcte du travail minimal de séparation d’un
mélange quelconque. Chiffrer ce travail dans les cas suivants (masse initiale de 1, 0 kg à T0 = 300 K et
P0 = 1, 0 bar) :
— Air (en ne considérant que O2 et N2 ).
— Mélange de U235 F6 (1%) et U238 F6 (99%).
— Eau de mer (pour enlever le sel).
3. Quel est l’intérêt de la séparation de chaque mélange précédent ? Citer pour chacun d’eux au moins une
méthode pratique de séparation existante.
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4. Utilisation de la loi de Laplace
Un récipient à parois rigides et calorifugées contient deux gaz parfaits di-
atomiques séparés par une paroi intérieure adiabatique pouvant se déplacer
b
A B sans frottement. Les volumes occupés par chaque gaz A et B peuvent donc
varier. Initialement les gaz sont dans le même état : 1 bar, 300 K et 1 L.
R0 paroi Un générateur électrique fait passer un courant de 1 A dans la résistance
R0 = 10 Ω pendant une durée τ . A ce moment le volume de A est de 1, 1 L.
mobile
b
1. Calculer la pression finale dans chacun des compartiments.
2. Calculer la température finale en B.
3. Calculer la température finale en A.
4. Calculer τ .
5. Calculer le travail reçu par le gaz du compartiment B.
6. Calculer la variation d’entropie du gaz dans le compartiment A.
5. Compresseur refroidi
Pcomp
On étudie un compresseur simple (figure ci-contre) qui fait passer réversi-
blement de l’air de l’état (TE = 550 K, pE = 15 bar) à l’état (TS = 450 K,
pS = 150 bar). Le débit massique est D = 0, 1 kg · s−1 . Pour l’air, on prendra
r = 287 J · kg−1 · K−1 , cp = 1 kJ · kg−1 · K−1 et γ = 1, 40. On négligera les (pE , TE ) (pS , TS )
variations d’énergie cinétique. Déterminer la puissance du compresseur ainsi
que la puissance thermique en sachant que le transfert thermique s’effectue
avec un thermostat à T0 = 300 K.
Pth
6. Détente dans une tuyère
Une masse d’air assimilée à un gaz parfait arrive à l’entrée d’une tuyère avec une température T0 = 293 K et une
vitesse d’ensemble v. La tuyère la conduit dans un très grand réservoir où elle se disperse et où sa température
est Tf = 500 K. La tuyère et le réservoir sont parfaitement calorifugés. L’air sera assimilé à un gaz parfait
diatomique de coefficient γ = 1, 40, la constante des gaz parfaits est r = R/Mair = 287 J · kg−1 · K−1 . Calculer
la vitesse v de l’air à l’entrée de la tuyère.
7. Chauffage d’un solide
Dans une enceinte adiabatique, on fait passer un solide, de capacité thermique constante C, de la température
T1 à la température T2 en deux étapes :
— contact avec un thermostat de température Ti ;
— contact avec un thermostat de température T2 .
Déterminer Ti pour minimiser l’entropie créée.
8. Détente dans le vide
L’air atmosphérique est assimilé à un gaz parfait diatomique, de pression et température constantes (1 bar,
20 ◦ C). On fait le vide dans un récipient à parois bien isolées sur le plan thermique, indéformable, de volume
égal à 1 L. Il peut communiquer avec l’extérieur au moyen d’un robinet de petites dimensions.
1. On ouvre un bref instant le robinet, faisant entrer de l’air dans le récipient. Le robinet est ensuite refermé.
Quel est la température de l’air entré dans le ballon ? Quelle est l’entropie créée par cette opération ?
2. On attend ensuite longtemps, de sorte que l’équilibre de température se refasse entre l’intérieur et l’ex-
térieur. Quelle est l’entropie créée par cette transformation ?
9. Fin d’une surfusion
Dans un tube à essais, on a 30, 0 g de phosphore en surfusion à la température θ ◦ C. La surfusion cesse brus-
quement par addition d’un monocristal ou par une petite perturbation physique. On travaille sous la pression
atmosphérique. On donne le point de fusion du phosphore 44, 0 ◦C, les capacités thermiques massiques pour le
phosphore solide cs = 0, 795 J · g−1 · K−1 et pour le phosphore liquide cl = 0, 837 J · g−1 · K−1 . L’enthalpie de
fusion du phosphore 20, 9 J · g−1 .
1. Déterminer la température et la composition du système à l’équilibre final (en négligeant les pertes
thermiques du contenu du tube) dans le cas où la surfusion était obtenue à θ = 42, 0 ◦C.
2. Même question pour une surfusion réalisée à une température beaucoup plus basse à savoir θ = 12, 5 ◦C.
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B. Machines thermodynamiques
10. Système de climatisation
On étudie l’installation de climatisation d’un wagon. On néglige les variations d’énergie cinétique. Un moteur
entraı̂ne un compresseur puisant de l’air dans le wagon à la température θA = 20 ◦ C et à la pression pA = 1 bar.
La compression est adiabatique et réversible. A la sortie l’air est dans l’état θB , pB . Il perd ensuite de l’énergie
par un transfert thermique isobare au profit de l’air extérieur au wagon qui est à 37 ◦ C. Sa température est alors
θC . Il effectue ensuite une détente adiabatique et réversible dans une turbine, à la suite de quoi il est rejeté dans
le wagon à la pression pD = 1 bar et à la température θD = −5 ◦ C. Le compresseur et la turbine sont sur le
même axe. Pour l’air, on prendra r = 287 J · kg−1 · K−1 , cp = 1 kJ · kg−1 · K−1 et γ = 1, 40. On raisonnera pour
un kilogramme d’air.
1. Quelle est la valeur minimale que l’on peut espérer atteindre pour θC ? En déduire la valeur minimale
pB que le compresseur doit imposer. On donne pB = 1, 7 bar, calculer θB et θC .
2. La puissance de climatisation est définie comme la puissance thermique échangée par l’air qui entre
refroidi dans le compartiment et qui en ressort à 20 ◦ C. Déterminer cette puissance sachant que la
puissance thermique rejetée à l’extérieur, est de 5 kW. (On calculera le nombre de kilogrammes d’air qui
doivent être puisés chaque seconde dans le wagon.)
3. Dans le cadre de la question précédente, calculer la puissance fournie au compresseur, celle récupérée
dans la turbine, celle globalement fournie par le moteur. Calculer l’efficacité de l’installation définie par
e = Pclim /Pmoteur . On justifiera cette définition de l’efficacité.
11. Pompe à énergie (couramment dite à chaleur)
Une pompe à énergie, dont le fonctionnement est réversible, échange de l’énergie par transfert thermique avec
deux sources : l’une est l’eau d’un lac dont la température constante est 280 K, l’autre est une masse M = 103 kg
d’eau thermiquement isolée et dont la température initiale est 293 K. La capacité calorifique à pression constante
de l’eau est cP = 4, 18 × 103 J · kg−1 · K−1 . Lorsque la masse M d’eau a atteint la température de 333 K, dire si
les propositions suivantes sont vraies ou fausses.
1. (a) L’énergie extraite du lac est 1, 5 × 105 kJ.
(b) L’énergie cédée à la masse M d’eau est 1, 5 × 105 kJ.
(c) Le travail absorbé par la pompe est 1, 75 × 104 kJ.
(d) La variation d’entropie de la source froide est de −5, 35 × 105 J · K−1 .
2. (a) Le coefficient de performance (efficacité thermique) de la pompe à énergie varie au cours de son
fonctionnement.
(b) Le coefficient de performance ne varie pas au cours de son fonctionnement.
(c) Lorsque la température de la masse M d’eau, 333 K, est atteinte, le coefficient moyen de performance
a pour valeur : 9,6.
(d) Lorsque la température de la masse M d’eau, 333 K, est atteinte, le coefficient moyen de performance
a pour valeur : 8,6.
12. Cycles thermiques
1. Association de cycles dithermes.
On compare ici deux dispositifs de chauffage d’une pièce maintenue à la température de 300 K, l’extérieur
de l’habitation étant supposée à 270 K.
(a) Un moteur réversible reçoit le transfert thermique Q d’une chaudière à 600 K et fournit q à une source
froide à la température de 270 K.
Le travail fourni par le moteur sert à faire fonctionner une pompe à chaleur réversible qui pompe q ′
à la source à la température de 270 K et fournit Q′ à la pièce à chauffer, à la température de 300 K.
Calculer η1 = −Q′ /Q ; commenter.
(b) On change le dispositif, le moteur étant maintenant placé dans la pièce à chauffer et utilise donc
celle-ci comme source froide. On appelle maintenant Q′′ le transfert thermique total fourni à la pièce
par le moteur et par la pompe à chaleur.
Calculer η2 = −Q′′ /Q ; commenter.
2. Cycle tritherme.
En l’absence d’alimentation électrique par le réseau, on peut utiliser un ✭✭ réfrigérateur à gaz ✮✮. La
flamme du brûleur à gaz chauffe un évaporateur à 127 ◦ C. Celui-ci contient une solution d’ammoniac
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dans l’eau. À chaud, l’ammoniac est peu soluble dans l’eau et les vapeurs d’ammoniac montent, suivent
une canalisation et subissent une condensation plus loin au contact avec l’atmosphère extérieure à la
température ambiante (27 ◦ C). Ensuite, il faut redissoudre l’ammoniac dans l’eau, ce qui ne peut se
faire qu’à plus basse température, dans l’absorbeur, situé à l’intérieur (froid) du réfrigérateur. En régime
permanent, on atteint ainsi une température intérieure de 8 ◦ C.
On suppose le fonctionnement idéal. Calculer l’efficacité du réfrigérateur. Comparer à un réfrigérateur à
compresseur (ditherme) classique.
13. Centrale nucléaire
Une centrale nucléaire fournit une puissance de 1 000 MW. Elle est installée au bord d’un fleuve dont la tem-
pérature, lors d’une canicule l’été, est de 300 K. En France, il s’agit la plupart du temps du Rhône ou de la
Loire. Le débit d’eau du fleuve utilisé par la centrale nucléaire est Dvol = 400 m3 · s−1 . Comme le fleuve est à un
niveau bas du fait de la canicule, environ 80% du débit total du fleuve est utilisé par la centrale. La température
de la source chaude en rapport avec le cœur du réacteur est de 700 K. Le rendement de la centrale nucléaire
est d’environ 60% du rendement maximal de Carnot. On donne la capacité thermique massique de l’eau à
pression constante : cp = 4, 18 kJ · kg−1 · K−1 .
1. Quelle est l’élévation de température du fleuve entre l’amont et l’aval de la centrale nucléaire ?
2. Commenter le résultat.
14. Turbomoteur
Un moteur thermique à air fonctionne en régime permanent ; on néglige les variations d’énergie potentielle et
d’énergie cinétique de l’air lors des diverses transformations. L’air, assimilé à un gaz parfait (M = 29 g · mol−1
et γ = 1, 40) subit les transformations suivantes :
1-2 Compression adiabatique réversible, le compresseur étant actionné par une partie du travail fourni par
la turbine ;
2-3 Chauffage isobare réversible dans un récupérateur de chaleur ;
3-4 Chauffage isobare par un thermostat à la température tc = 1 200 ◦C ;
4-5 Détente adiabatique réversible dans la turbine (phase motrice) ;
5-6 Refroidissement isobare réversible dans le récupérateur de chaleur ;
6-1 Refroidissement isobare par un thermostat de température ta = 0 ◦ C.
On donne p1 = 1 bar, p2 = 4 bar, le débit massique de l’air Dm = 10 kg · s−1 , t1 = 15 ◦ C et t4 = 875 ◦ C.
1. Établir la relation liant T1 , T2 , T4 et T5 .
2. Déterminer la température et la pression de l’air aux points 2, 3, 4, 5 et 6 du cycle.
3. Pour chacune des transformations du cycle, donner l’expression littérale de la variation d’entropie mas-
sique. Représenter l’allure du diagramme (T, s) de ce cycle.
4. Définir et calculer le coefficient de performance η de ce moteur à turbine.
Que devient ce coefficient lorsque le récupérateur de chaleur est supprimé, toutes autres choses restant
égales par ailleurs ?
5. Calculer dans les deux cas (avec et sans récupérateur) l’entropie créée par unité de temps. Conclure.
15. Tuyère
Dans une tuyère d’axe Ox, de section S(x), un fluide s’écoule de manière stationnaire. On note S1 et p1 les
section et pression à l’entrée x = 0 de la tuyère, S2 et p2 les mêmes grandeurs à la sortie.
On note ρ(x), w(x) et h(x) les masse volumique, vitesse et enthalpie massique du fluide à l’abscisse x. M désigne
la masse molaire du fluide.
La quantité d’énergie apportée sous forme de transfert thermique à l’unité de masse de fluide lorsqu’elle passe
de x = 0 à x est q(x).
1. Relier w(x), h(x), w1 = w(x = 0), h1 = h(x = 0) et q(x).
x
dp
Z
2. On suppose maintenant que l’évolution est isentropique. Exprimer w(x) en fonction de w1 et de .
0 ρ
3. Exprimer w(x) pour un gaz parfait si w1 ≃ 0 ; on donne γ = cp /cv .
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C. Utilisation du diagramme H-ln(P)
16. Patinoire olympique
Une patinoire olympique possède une couche de glace d’une épaisseur d’environ 10 cm et une surface d’environ
1 800 m2 . La glace doit être maintenue à environ −5 ◦ C. Pour y parvenir, on fait passer sous la couche de
glace environ 100 km de tuyaux parcourus par de l’ammoniac NH3 à la température de −10 ◦C. La patinoire
dispose d’une réserve de 50 tonnes d’ammoniac. Pour maintenir la glace en bon état, il est nécessaire d’avoir
une puissance frigorifique Pf r = 150 kW. L’ammoniac est le fluide frigorigène d’une machine cyclique, il possède
le nom de code R717. Son diagramme enthalpique est fourni. L’ammoniac évolue selon le cycle suivant :
• Dans l’état A, l’ammoniac est à l’état de vapeur saturante sous la pression PA = 2, 8 bar et la température
TA = −10 ◦ C. Il subit une compression adiabatique que nous supposerons réversible pour l’amener dans
l’état B.
• L’état B est défini par une pression PB = 10, 0 bar.
• Pour atteindre l’état C qui correspond au liquide saturant, le fluide subit, depuis l’état B, un refroidis-
sement et une condensation isobare. Le processus est possible par transfert thermique avec l’atmosphère
ambiante qui se trouve à la température de 20 ◦ C.
• La transformation C → D est une détente isenthalpique ramenant le fluide à la pression PD = PA =
2, 8 bar.
• L’ammoniac est ramené dans l’état A par une évaporation isobare. Celle-ci s’effectue par transfert ther-
mique au contact de la glace à −5 ◦ C.
1. Placer les points A et B sur le diagramme enthalpique. Déterminer la valeur du travail massique de
compression nécessaire pour cette étape du cycle.
2. Placer les points C et D et déterminer l’état précis du fluide pour le point D.
3. Définir l’efficacité de la machine frigorifique utilisée pour la patinoire. Justifier.
4. Calculer l’efficacité de cette machine. Comparer cette efficacité à celle d’une machine idéale de Carnot
fonctionnant avec les mêmes sources chaude et froide. Commenter.
5. Quel débit massique Dm doit-on assurer pour maintenir la patinoire en bon état ?
17. Terminal GNL de Dunkerque
Le juillet le terminal méthanier de Dunkerque fut réellement mis en service avec l’arrivée du premier
méthanier le Madrid Spirit, battant pavillon espagnol, en provenance du Nigéria, qui a déchargé 130 000 m3 de
gaz naturel liquéfié (GNL). Ce terminal recevra ensuite le GNL de Norvège, premier importateur de gaz naturel
en France. On utilisera le diagramme enthalpique du méthane de nom de code R50.
On désire étudier le procédé de Linde de liquéfaction du méthane, utilisé par exemple dans l’usine de Snohvit en
Norvège, schématisé à la figure 1 avec les différents états du fluide numérotés de 0 à 10, permettant d’obtenir un
débit massique Dm10 de méthane liquide saturant à la pression P10 = 1 bar à une température T10 = −161, 7 ◦C
(état 10).
2 3 4 5 6
E1 E2 E3
méthane
moteur
C1 C2 C3
Mél
9
Dm 0 1 7
S
8 7bis
D
10
1bis R
Figure 1 – Installation de Linde de liquéfaction du méthane
Pour cela, on introduit un débit massique Dm = 1, 0 kg·s−1 de méthane gazeux à la température T0 = 7, 0 ◦ C et à
la pression P0 = 1, 0 bar (état 0). Trois compresseurs C1 , C2 et C3 fonctionnant de façon adiabatique et réversible,
solidaires d’un même arbre entraı̂né sans perte par un moteur M , ainsi que trois échangeurs de chaleurs isobares
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(systèmes de refroidissement) E1 , E2 , E3 permettent d’obtenir en l’état 7 du gaz à la pression P7 = 100 bar
et à la température T7 =) − 63 ◦ C. Les pressions intermédiaires sont P2 = 5, 0 bar et P4 = 25 bar. L’enthalpie
massique du fluide dans l’état 3 est h3 = 866 kJ · kg−1 et dans l’état 5 h5 = 840 kJ · kg−1 . Un régénérateur
R, échangeur thermique globalement calorifugé et fonctionnant de façon réversible, permet de refroidir le gaz
comprimé non plus à −63 ◦ C mais à −82 ◦ C (état 7bis). Ce gaz refroidi est détendu isenthalpiquement de 100 bar
à 1 bar par le détendeur D jusqu’à l’état diphasé 8 de titre massique en vapeur x = 0, 61. Les phases liquide et
gazeuse sont séparées dans le séparateur isobare S. La vapeur saturante sèche sortant du séparateur est recyclée
dans le régénérateur R. Mél est un mélangeur globalement calorifugé, sans partie mobile et fonctionnant de façon
isobare. La pression en 1 vaut donc P1 = 1 bar. On se place en régime permanent d’écoulement. On négligera
toute variation d’énergie mécanique du fluide.
1. En exploitant le diagramme enthalpique, montrer que pour condenser totalement du gaz naturel assimilé
à du méthane gazeux pur à la pression de 1 bar, il faut se placer à une température d’environ −162 ◦C.
Quel est alors le volume massique du GNL ? Expliquer en quoi le transport du gaz naturel sous forme
GNL constitue une bonne alternative au transport par gazoducs ?
2. On note respectivement les débits massiques de fluide Dm1 et Dm1bis aux états 1 et 1bis. En utilisant le
titre massique en vapeur x dans le séparateur, établir une relation entre Dm1 , Dm1bis et x.
3. Déterminer graphiquement les enthalpies massiques aux états 7 (P7 = 100 bar et T7 = −63 ◦C), 7bis
(P7bis = P7 et T7bis = −82 ◦C) et 9 respectivement notées h7 , h7bis et h9 . En effectuant un bilan
énergétique au niveau du régénérateur R globalement calorifugé et ne comportant pas de partie mobile,
déterminer l’enthalpie massique h1bis .
4. On admet qu’au niveau du mélangeur Mél, il y a conservation du débit d’enthalpie. Calculer h1 .
5. La transformation au niveau du compresseur C1 étant supposée isentropique, déterminer graphiquement
la valeur de l’enthalpie massique h2 à l’état 2. En déduire la puissance Pu1 fournie par le moteur au
compresseur C1 . On commencera par positionner le point 1 sur le diagramme.
6. Placer l’ensemble des points du processus sur le diagramme enthalpique. Tracer l’ensemble des étapes.
7. La puissance totale délivrée par le moteur est égale à 1, 8 MW. En supposant que le moteur est électrique,
estimer le coût de revient de la compression d’une tonne de GNL. Pour estimer ce coût, on considérera
que le prix d’un kilowattheure électrique est de l’ordre de 15 centimes d’euros. Commenter sachant que
l’obtention d’une tonne de GNL nécessite une dépense d’environ 250 kWh. Le pouvoir énergétique d’une
tonne de méthane est d’environ 15 000 kWh.
D. Statique des fluides
18. Récipients communicants
Sur le système de la figure 2, initialement au repos, on coupe l’extrémité supérieure du tube central. Que se
passe-t-il ?
Figure 2 – Récipients communicants
Proposition de réponses :
a) L’eau jaillit du tube central.
b) Le niveau d’eau baisse dans le tube central.
c) Rien.
d) On ne peut rien dire : il manque une donnée.
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19. Entre deux eaux !
Un bloc flotte dans un mélange eau/huile selon le schéma suivant : 1/5 du bloc est immergé dans l’huile et les
4/5 restant dans l’eau. La masse volumique de l’eau est de 1 000 kg · m−3 et celle de l’huile est de 900 kg · m−3 .
Quelle est la masse volumique de ce bloc ?
Proposition de réponses :
a) 920 kg · m−3 b) 980 kg · m−3 c) 950 kg · m−3 d) 995 kg · m−3
20. La fosse des Mariannes
La fosse des Mariannes est la plus profonde fosse océanique avec une profondeur h = 11 034 m. Dans un
premier temps, on adopte un modèle où l’eau de mer est considérée incompressible de la masse volumique
ρ0 = 1, 030 × 103 kg · m−3 , isotherme et au repos dans le champ de pesanteur uniforme g = 9, 810 m · s−2 . À la
surface, la pression atmosphérique est P0 = 1, 013 × 105 Pa.
1. Que vaut la pression au fond de la fosse des Mariannes ?
2. On adopte maintenant un nouveau modèle où l’on tient compte dela compressibilité
de l’eau de mer,
1 ∂ρ
caractérisée par son coefficient de compressibilité isotherme χT = que l’on suppose constant.
ρ ∂P T
Établir la loi donnant la masse volumique en fonction de la pression.
3. En déduire l’expression de la pression en fonction de la profondeur z.
4. Faire l’application numérique avec χT = 5 × 10−10 Pa−1 . Déterminer l’écart relatif entre ces deux esti-
mations de la pression. Commenter.
21. Ballon sonde
La troposphère est la zone de l’atmosphère pour des altitudes comprises entre 0 et 11 km. On observe dans cette
zone une diminution linéaire de la température T avec l’altitude z : T (z) = T0 (1 − az) où a est une constante
positive. La pression atmosphérique au niveau de la mer vaut P0 = 1, 0 bar. La masse molaire de l’air vaut
M = 29 g · mol−1 .
1. En considérant l’atmosphère au repos dans le champ de pesanteur uniforme g, déterminer l’expression
de P (z).
2. La température au niveau de la mer est de 20 ◦ C, et au sommet du Mont-Blanc à 4 807 m de −20 ◦C.
Que vaut a ? Que vaut la pression au sommet du Mont-Blanc ?
3. Un ballon sonde sphérique, de volume fixe V = 3, 0 L, est gonflé à l’hélium de masse molaire MHe =
4, 0 g · mol−1 à la pression de P0 = 1 bar et à la température T0 = 293 K. L’enveloppe du ballon est en
aluminium et a une masse m = 2, 0 g. La pression au niveau du sol vaut P0 = 1 bar et la température
vaut T0 = 293 K. La température varie en fonction de l’altitude selon la loi affine étudiée avant. On lâche
le ballon. Jusqu’à quelle altitude s’élèvera-t-il ?
22. Étude d’un barrage
Dans cet exercice, les solides et les liquides sont plongés dans le champ de pesanteur uniforme g. Le référentiel
terrestre est supposé galiléen. On se réfère au schéma de la figure 3. Le barrage est formé d’un solide indéformable,
en forme de pentaèdre de base rectangulaire. Sa section est un triangle isocèle, de hauteur h, de demi-angle au
sommet égal à α. Sa masse volumique est ρ. Il est posé sur le sol horizontal et permet de retenir l’eau d’un lac
dont la masse volumique est égale à µ. On suppose que les seules forces qui interviennent sont liées à la pression
des fluides (eau et air), au poids du barrage et aux forces de contact exercées par le sol. La longueur L du
barrage est suffisamment grande pour que l’on puisse négliger les forces de liaison intervenant à ses extrémités.
On appelle p0 la pression uniforme de l’air au voisinage du barrage.
1. Exprimer la pression de l’eau en fonction de l’altitude z, de p0 , µ, g et h.
2. Calculer la force exercée sur la face immergée. En déduire la force exercée sur la face émergée.
On admet que ni l’air, ni l’eau ne peuvent pénétrer sous le barrage. On considère que ce dernier ne tient
alors en équilibre sur le sol que par l’action de la force de frottement solide. Dans ce cas la réaction du sol
sur le barrage est représentée par : une composante normale N verticale ascendante et une composante
tangentielle T horizontale qui s’oppose au glissement du barrage. L’équilibre statique n’est garanti que
si |T | ≤ f |N |, expression dans laquelle f est un coefficient constant, appelé coefficient de frottement
statique du barrage sur le sol. On définit aussi l’angle de frottement ϕ tel que tan ϕ = f . Cet angle
représente l’inclinaison maximale de la réaction du sol par rapport à la verticale.
JR Seigne Clemenceau Nantes
Sciences Physiques MP* 2022-2023 Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique – 8
air
h
α eau
x
sol
Figure 3 – Barrage
3. Déterminer les forces N et T .
4. En déduire la valeur minimale du coefficient de frottement, pour que le barrage reste en équilibre sur le
sol, sans glisser.
π
5. Montrer que si α + ϕ > , alors le barrage reste en équilibre.
2
6. On suppose que h = 10 m, g = 10 m · s−2 , ρ = 2 × 103 kg · m−3 , µ = 103 kg · m−3 , α = 45◦ . Calculer la
valeur limite de f .
7. Que se passe-t-il si l’air peut s’infiltrer sous le barrage et exercer la pression p0 sur la base ? Quelle est la
nouvelle valeur limite du coefficient de frottement f ?
8. Que se passe-t-il si l’eau peut pénétrer sous le barrage ?
23. Demi-sphère partiellement remplie
On introduit par l’orifice A un liquide de masse volumique ρ dans la demi-sphère de rayon a, de masse volumique
ρ1 et d’épaisseur e ≪ a. Le liquide ne fuit pas par le contact entre la demi-sphère et le plan horizontal sur lequel
elle est posée (cf. figure 4).
e 2a
Figure 4 – Demi-sphère partiellement remplie
1. Déterminer la force exercée par l’eau sur la demi-sphère.
2. Déterminer la résultante des forces de pression exercées sur la demi-sphère.
3. À partir de quelle hauteur h0 de liquide la demi-sphère se soulève-t-elle ?
24. Instabilité thermodynamique d’une étoile
Une étoile de masse M est une sphère de rayon R constituée d’hydrogène (assimilé à un gaz parfait) ; la
GM kB T
température, supposée homogène, de ce gaz est donnée par la relation = κ où m est la masse de
R m
l’atome d’hydrogène, G la constante de la gravitation universelle et κ une certaine constante et kB la constante
de Boltzmann, kB = R/Na où Na est le nombre d’Avogadro. Pour cette étoile, l’énergie potentielle et
l’énergie cinétique sont liées par la relation : Ec = −Ep /2.
1. Quelle est l’unité de mesure de κ ?
2. Déterminer la variation de température ∆T associée à un effondrement de l’étoile caractérisé par une
variation de rayon ∆R.
3. Exprimer la capacité thermique à volume constant de l’étoile. Commenter.
4. On considère un système isolé formé de deux étoiles dont le rayon est constant. On note Ui , Si et Ti
respectivement les énergies internes, entropies et températures de chaque élément de ce système isolé
(i = 1, 2). Exprimer les relations imposées par les deux principes à dU1 , dU2 , dS1 et dS2 .
JR Seigne Clemenceau Nantes
9 – Exercices : 11 - Principes de la Thermodynamique Sciences Physiques MP* 2022-2023
5. En l’absence de toute variable autre que la température T , exprimer ces relations en fonction de dT1 et
dT2 .
6. Montrer que, à l’équilibre thermodynamique, T1 = T2 mais que ce système est thermodynamiquement
instable.
25. Débordement d’un liquide
On considère un récipient de forme cylindrique de rayon R et de hauteur H tournant autour de son axe de
symétrie Oz (qui est aussi la verticale) à la vitesse angulaire ω. Ce récipient contient de l’eau de masse volumique
µ. Lorsque ω = 0, la hauteur d’eau dans le récipient est h < H. On note g la valeur du champ de pesanteur. La
pression atmosphérique est notée p◦ . On suppose qu’un régime permanent s’est établi.
1. Établir l’expression de la pression au sein du fluide en un point M de coordonnées (r, z).
2. Quelle est l’équation de la surface libre de l’eau en contact avec l’air ?
3. Déterminer la condition sur la vitesse de rotation ω pour que le fluide soit toujours présent au centre du
récipient. Déterminer la condition sur la vitesse de rotation ω pour que le fluide déborde.
26. La sève dans un arbre
On assimile la sève de l’eau liquide considérée comme un fluide incompressible. Dans un premier temps, à la
question 1., on considère uniquement un problème de statique des fluides. Dans les questions suivantes, on se
penche plus particulièrement sur l’écoulement dans la sève dans les canaux prévus à cet effet, canaux appelés
xylèmes. La sève s’écoule dans les xylèmes qui présentent un rayon moyen R = 100 µm à des vitesses de l’ordre de
un mètre par heure. Pour l’écoulement de la sève, on adopte le modèle dit de Poiseuille qui donne l’expression
de la vitesse d’écoulement à l’intérieur du tube cylindrique constituant le xylème :
R2 dp r2
~v (r) = − 1 − 2 ~ez
4η dz R
où η = 10−3 SI est la viscosité dynamique de la sève qui traduit les dissipations d’énergie par frottements dans le
dp
fluide et le gradient de pression assurant l’écoulement que nous considérerons comme indépendant de z. Ce
dz
gradient de pression n’est pas à confondre avec le gradient hydrostatique. Il est encore appelé pertes de charge.
Voir le schéma de la figure 5.
M b
r ~v (r) R
b
O z
Figure 5 – Écoulement de la sève dans un xylème
1. Rappeler la valeur de la masse volumique de l’eau liquide. Déterminer la valeur de la pression nécessaire
pour maintenir la sève au sommet d’un arbre d’une hauteur de 30 m. Commenter la valeur obtenue.
2. Déterminer l’unité de la viscosité dynamique η.
3. Expliquer le signe − présent dans la formule de Poiseuille donnant l’expression de ~v (r). Représenter le
profil des vitesses et en faire un commentaire physique.
4. Déterminer l’expression du débit volumique Dvol de la sève dans les xylèmes.
5. On considère que la vitesse moyenne de l’écoulement est vmoy = 1 m · h−1 , la vitesse moyenne est encore
appelée vitesse débitante. Déterminer la valeur numérique du débit volumique Dvol . En déduire la perte
de charge, la comparer à la variation de pression hydrostatique entre le bas et le haut de l’arbre.
JR Seigne Clemenceau Nantes
Annexe 4 : Diagramme pression – enthalpie massique du corps pur méthane
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