Poly Cours Seconde
Poly Cours Seconde
Seconde Générale
Augustin Loirat
1 Ensemble de nombres 9
1.1 Les ensembles usuels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2 Vocabulaire ensembliste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2 Calcul algébrique 11
2.1 Fractions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.2 Puissances . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.3 Puissances de 10 et notation scientifique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.3.1 Cas des puissances positives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.3.2 Cas des puissances négatives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4 Intervalles et inégalités 24
4.1 Intervalles bornés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.2 Intervalles non bornés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.3 Intersection et union d’intervalles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
4.4 Distance entre deux réels et encadrement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.4.1 Valeur absolue d’un nombre réel, et distance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
4.4.2 Description de zones d’un axe à l’aide de la valeur absolue . . . . . . . . . . . . . . 27
5 Racines carrées 28
2
2nde Générale 2024-2025
7 Calcul littéral 39
7.1 Développement et factorisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
7.2 Application à la résolution d’équations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.2.1 Rappel : équations de degré 1 à une inconnue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
7.2.2 Équations produit nul et quotient nul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
9 Statistiques 58
9.1 Indicateurs de tendance centrale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
9.2 Indicateurs de dispersion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 60
10 Géométrie repérée 62
10.1 Repérage dans le plan et coordonnées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
10.2 Coordonnées de vecteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 63
10.3 Somme et produit par un réel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 64
12 Fonctions de référence 70
12.1 Fonctions affines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
12.2 Fonction carrée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
12.3 Fonction cube . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
12.4 Fonction racine carrée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
12.5 Fonction inverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
12.6 Fonction valeur absolue (Défi) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 71
14 Proportions et pourcentages 75
14.1 Pourcentages instantanés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75
14.2 Expression d’une hausse / baisse en en pourcentages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 76
14.3 Évolutions successives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 77
14.4 Évolution réciproque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78
15 Droites du plan 81
15.1 Équation cartésienne de droite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
15.2 Application aux systèmes linéaires de taille 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81
16 Probabilités 82
16.1 Définition et vocabulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
16.2 Probabilités sur un ensemble fini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
16.3 Approfondissement : les arbres pondérés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82
17 Arithmétique 83
17.1 Rappels de division euclidienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
17.2 Multiples et diviseurs d’un entier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
17.3 Nombres premiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
17.4 Exercices d’approfondissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
I Fourre-tout 84
Introduction
Cher élève, chère élève, bienvenue à toi !
Tu viens d’entamer la lecture du polycopié de cours de Mathématiques pour la classe de 2nde générale. Au
cours de cette année, tu verras des notions qui viendront renforcer ce que tu as appris au collège, ainsi
que de nouvelles choses qui je l’espère t’intéresseront. La page précédente indique la progression de l’année
pour le déroulé des cours. Elle n’a pas la prétention d’être parfaite, seulement de traiter la totalité du
programme. Comme tu t’en apercevra au fil des séances, certaines notions ont déjà été introduites dans
les classes antérieures, et le programme de 2nde ne fait que les approfondir, en apportant de nouveaux
outils plus puissants, qui permettent de faire plus de choses 1 et notamment nous illustrerons le lien entre
différents chapitres, lien qui te semble peut-être encore invisible.
Ce polycopié se base en bonne partie sur le livre utilisé dans l’année, qui sans être exceptionnel, a le bon
goût d’être assez complet et plutôt bien présenté. Je ne peux que vous inviter à le feuilleter en complément
de ces notes de cours pour approfondir. Notamment, il contient beaucoup plus d’exercices divers et variés,
qui constituent un excellent entraînement. Toute autre ressource est d’ailleurs bonne à prendre, que ce
soit d’autres cours ou même des vidéos Youtube 2 si le cœur vous en dit.
Quelques conseils de lecture désormais : un tel polycopié ne se lit pas de la même façon qu’un livre. Une
fois un chapitre terminé, il est souvent bon d’y revenir plus tard lorsqu’un autre demande des acquis
antérieurs. C’est le propre d’un cours de mathématiques : tout est lié. Il faut vraiment le voir comme une
sorte de grande toile où chaque séquence est un fil qui est relié aux autres. Prenons un exemple concret :
lorsque le chapitre sur les équations cartésiennes de droites sera abordé, il sera crucial d’être au point sur
les notions basiques de vecteurs qui auront été vues plus tôt dans l’année. Par ailleurs, n’oubliez pas que
ce cours n’est pas auto-suffisant. Bien qu’il soit indispensable de connaître ses propriétés et formules, rien
ne remplace dans l’apprentissage, la recherche d’exercices. Ce polycopié en contiendra un certain nombre,
de difficulté variée, allant du plus élémentaire, à la question ouverte mettant au défi l’intuition.Ces exer-
cices ne seront d’ailleurs pas tous traités en classe. Ils constituent en revanche un bon entraînement et un
approfondissement pertinent pour ceux et celles souhaitant voir un peu plus loin que le strict minimum.
Je ne peux donc là encore que vous conseiller d’y passer du temps, cela se révèlera payant, croyez-moi !
Voici désormais quelques conseils et mises en garde pour la classe de 2nde, que je vous encourage à bien
retenir afin d’aborder sereinement l’année. Dans un premier temps, il FAUT absolument réaliser que le
niveau d’exigence sera supérieur à ce que vous avez connu jusqu’à présent au collège. Je sais, je sais... Cette
sempiternelle maxime ”Il faut travailler plus que l’année précédente” vous est ressassée sans relâche depuis
l’entrée au collège, et jusqu’à maintenant vous aviez plus ou moins réalisé que c’était faux, et que l’on
pouvait arriver au brevet de mathématiques et le décrocher avec une très bonne note sans véritablement
travailler ni réfléchir plus loin que le bout de son nez. 3
Ainsi, je vous encourage vraiment à réaliser dès le début que cette année il est indispensable de TRA-
VAILLER régulièrement pour s’assurer d’une véritable compréhension. Si vous ne respectez pas cette
consigne, vous verrez vos notes dégringoler, et vous serez ébahis par les lacunes mises en évidence. Ainsi,
le schéma classique arrivera, et votre première question sera :
Ce que vous dites est vrai. Le collège, en mathématiques, c’est effectivement plutôt facile. Les exigences
ont été revues à la baisse depuis des années et ainsi vos notes ne sont pas toujours le reflet fidèle de votre
niveau 4 ce qui cause automatiquement un choc à l’entrée en 2nde , puisque même si les exigences de lycée
sont aussi baissées, elles requièrent en revanche une chose assez nouvelle :
Malheureusement, et je le déplore, il n’est pas toujours simple de savoir comment s’y prendre, ni en quoi
cela consiste véritablement, car ce n’est pas forcément expliqué lors des années de collège. 5
C’est une excellente question. Il n’y a pas de secret, il faut être mécanique, c’est à dire : attentif en séance,
relire son cours régulièrement, s’entraîner à répéter / ré-écrire les définitions / théorèmes , afin de voir si
l’on est capable de les énoncer du tac au tac. Ensuite, il faut passer aux exercices, et les CHERCHER, même
si l’on bloque plusieurs minutes. La phase de recherche est INDISPENSABLE, et lorsque l’on sèche, il faut
aller chercher la réponse dans le cours, elle s’y trouve quasi-systématiquement. Il faut analyser chaque
terme de la question, puis faire le lien avec les notions, afin de trouver la/les propriétés qui utilisent ce
terme. Il est important aussi de bien relire des corrections, afin de s’imprégner d’une méthode de rédaction,
pour développer les réflexes techniques. Si vous travaillez sérieusement, vous constaterez qu’une immense
majorité des questions se ressemblent, et donc qu’une fois la méthode acquise, la reproduire n’est presque
plus qu’une question de vitesse et d’automatisme, et non plus de réflexion. Par ailleurs, vouloir aborder
des exercices plus ardus n’aura une chance d’aboutir que si vous avez une maîtrise solide des bases. 6
Le choix de la Spécialité
Dans cette section je souhaite aborder un autre sujet assez épineux de la classe de 2nde : le choix de
poursuivre ou non les mathématiques en Spécialité lors de l’année de 1re . J’anticipe peut-être trop là
encore, mais qu’à cela ne tienne : certains se posent sûrement déjà la question :
Je pense que cette approche n’est pas la meilleure. Bien sûr que la note de mathématiques entre en ligne
de compte, mais j’irai presque à dire que ce n’est pas le critère majeur. Chaque enseignant a ses propres
critères de notations, et peut être plus ou moins laxiste que d’autres, dans un même lycée ou non. Prenons
un exemple : je suis plutôt strict dans ma notation, je pénalise les erreurs de rédaction plus sévèrement que
les erreurs de calculs, ce qui laisserait penser que je suis le vilain Père Fouettard qui fusille les moyennes. 7
En revanche, je suis plutôt du genre à donner ”facilement” des points bonus lorsqu’une copie montre un
vrai effort de rédaction ou même répond à une question avec des arguments différents de ceux qui étaient
attendus. La frontière de notation entre les enseignants est parfois floue et c’est pour cela qu’il ne faut pas à
mon avis se focaliser uniquement sur la note. Si vous êtes très sérieux et appliqué, vous aurez d’excellentes
notes, alors que si vous êtes fainéant et distrait, vous aurez de mauvaises notes, et ce, indépendamment
du professeur.
4
Ce qui paradoxalement ne vous aide pas, puisque cela ne fait que repousser le choc de niveau, et le rendre plus violent,ce
qui est dommage.
5
Ce n’est pas une critique, simplement un constat, je trouve d’ailleurs que cette réalité est plus ”simple” à détecter lorsque
l’on se prend le mur dans la figure, et pour cela, il faut une certaine hausse de niveau.
6
N’espérez pas bâtir une maison si vous ne savez pas construire un simple mur en brique.
7
Et il y a peut-être un léger fond de vérité, après tout, je n’ai aucune peine à mettre de très mauvaises notes si cela reflète
le niveau de la copie, mais passons.
Après, il semble naturel que si vous dépassez à peine 8 de moyenne et que votre enseignant vous dit que
vous ne maîtrisez pas suffisamment le cours, il semble téméraire de vouloir poursuivre en Spécialité, et cela
vous sera déconseillé, car vous aurez très probablement du mal en 1re . Mais très honnêtement, pour tous
ceux dans les notes sont entre 10 et 12/13, c’est beaucoup plus flou et cela dépend vraiment très fortement
de chaque élève, notamment de son état d’esprit. Ce que je vais dire après concerne majoritairement les
mathématiques, mais cela s’applique sans soucis aux autres disciplines.
Je dirais plutôt que pour choisir une Spécialité, il faut étudier plusieurs critères :
passer par des mathématiques quelque part, et ce, même si vous n’appréciez pas cela. 9
Si votre parcours post-bac ne demande pas de mathématiques, NE PRENEZ PAS LA SPÉCIALITÉ.
Si vous n’êtes pas motivés par la matière, ni par l’envie de la travailler sérieusement et régulièrement,
il me semble inutile de s’en encombrer. Mais il faut avoir conscience que dans de nombreux parcours,
c’est un passage obligé. Il n’est pas forcément gênant de se fermer des portes dès lors que l’on en a
conscience et que l’on s’assure de ne pas le regretter.
9
L’exemple du commerce est assez large, c’est très vrai si vous visez les plus prestigieuses écoles type HEC, EM etc, cela
l’est déjà moins si vous visez un DUT Marketing, encore que, vous aurez de toute façon besoin de faire des statistiques et de
la programmation.
10
La dérivation, le calcul de primitives, et la fonction ln pour ne citer que les plus connus.
11
Ce qui ne veut pas dire que ce sont de mauvais choix, je dis simplement que je ne comprends pas toujours la cohérence
de ces derniers. Mais c’est peut-être une simple ignorance de ma part.
12
Oui, il y a la partie Mathématiques Spécifiques du tronc commun de 1re , et une partie mathématiques dans l’Ensei-
gnement Scientifique de Terminale. Cependant, le faible volume horaire et les profils très différents des élèves rendent tout
développement de l’intérêt par l’approfondissement très délicat.
Ensemble de nombres
1.1 Les ensembles usuels
Définition : Ensembles de nombres usuels
3. L’ensemble D des nombres décimaux : ce sont les nombres pouvant s’écrire sous la forme de
a
fraction décimale, c’est à dire : n avec a un entier relatif et n un entier naturel. a
10
4. L’ensemble Q des nombres rationnels : ce sont les nombres pouvant s’écrire sous la forme
a
d’une fraction avec a, b des entiers relatifs et b ‰ 0.
b
5. L’ensemble R des nombres réels : ce sont les nombres composés d’une partie entière et d’une
partie décimale, finie ou infinie.
a a
OU BIEN sous la forme où a est un entier relatif et k, m sont des entiers naturels.
2k 5m
Exemple 1.1.2. Voici une batterie d’exemples de nombres dans chacun de ces ensembles
9
2nde Générale 2024-2025
Les différents ensembles précédents sont inclus les uns dans les autres, au sens suivant :
NĂZĂDĂQĂR
Attention, ces inclusions sont strictes : si l’on lit de gauche à droite, chaque ensemble est ”plus gros”
que son prédécesseur.
Remarque 1.2.2. Il existe un ”dernier” ensemble un peu particulier, les nombres irrationnels, c’est à
dire les nombres réels qui ne sont pas des nombres rationnels, et ne peuvent donc pas s’écrire sous une
a
forme fractionnaire avec b ‰ 0. Il existe une notation pour cet ensemble : RzQ 2
b
Contre-exemple 1.2.3. Voyons des exemples de nombres qui illustrent la fin de la propriété
1
Ce que l’on peut tout à fait dire dans l’autre sens : ”L’ensemble B contient l’ensemble A”.
2
L’antislash z se lit ici ”privé de” et signifie donc que l’on regarde l’ensemble des ”réels privé des rationnels”.
Calcul algébrique
2.1 Fractions
a
Définition 2.1.1. L’écriture fractionnaire d’un nombre est le quotient de deux réels ou de deux expres-
b
a b
sions algébriques a et b où b ne s’annule pas. Si de plus a ‰ 0 alors l’inverse de est
b a
a a ´a a
Remarque 2.1.2. Rappelons à tout hasard que : a = et = =´
1 ´b b b
11
2nde Générale 2024-2025
3 7 ´5 12 22 ´11 22
D= ˆ E= ˆ ˆ F = ˜
4 ´6 ´9 11 ´15 3 ´15
2.2 Puissances
Définition : Puissances d’un nombre réel
Exercice 2.2.1. Écrire chaque résultat sous la forme d’une seule puissance
A = 53 ˆ 52 ˆ 5´4 76 ˆ 79 C = (23 )5
B=
73
Soit n un entier positif supérieur ou égal à 1. Le produit de n facteurs égaux à 10 est appelé puis-
sance n-ième de 10 et se lit ”10 puissance n” :
10 ˆ 10 ˆ ¨ ¨ ¨ ˆ 10 ˆ 10 = 10n
loooooooooooooomoooooooooooooon
n fois
Remarque 2.3.1. 10n = 10 ¨ ¨ ¨ 0 : c’est un 1 suivi de n zéros. On retiendra également que : 100 = 1
Soit n un entier positif supérieur ou égal à 1. Le nombre 10´n est défini comme l’inverse du produit
de n facteurs égaux à 10 et se lit ”10 puissance moins n” :
1 1
= n = 10´n
10 ˆ 10 ˆ ¨ ¨ ¨ ˆ 10 ˆ 10
loooooooooooooomoooooooooooooon 10
n fois
L’écriture scientifique d’un nombre est son écriture sous la forme a ˆ 10n où a est un nombre décimal
tel que 1 ⩽ a ă 10 et n un entier relatif.
2.4 Exercices
2x ´ 7 1 ´ x
Exercice 2.4.1. Exprimer sous la forme d’une seule fraction le nombre : A = ´
9 3
Exercice 2.4.2. Effectuer les calculs suivants à la main :
1 1 1 1
1. A = 1 + + + +
2 3 4 6
1 1 1
2. A = 1 ´ + ´
2 4 8
Exercice 2.4.3. Écrire chacun des nombres suivants sous la forme an avec a et n des entiers relatifs
1. 25 ˆ 26 = 7. (´3)4 ˆ (´3)5 =
3. (´8)´2 ˆ 87 = 9. 42 ˆ (´4)3 =
12 ˆ 10´8 ˆ 5 ˆ 107
A= B = 1, 25 ˆ 102 + 1, 25 ˆ 10´2
0, 005 ˆ 103 ˆ 6 ˆ 10´5
La médiatrice d’un segment [AB] est la droite (∆) qui coupe le segment [AB] en son milieu, perpen-
diculairement. C’est aussi l’ensemble des points équidistants de A et B :
(M P ∆) ô M A = M B
15
2nde Générale 2024-2025
1. Une médiane est une droite issue d’un sommet, coupant le côté opposé à ce sommet en son
milieu.
2. Une hauteur est une droite issue d’un sommet, perpendiculaire au côté opposé à ce sommet.
3. Une bissectrice est une demi-droite passant par le sommet d’un angle, et le divisant en deux
angles égaux.
Remarque 3.2.4. Pour construire des bissectrices et le cercle inscrit à un triangle, c’est un peu plus
technique, on va expliquer la méthode sur la figure suivante 1
1
Cela ne sera pas souvent demandé, mais il est bon d’au moins se souvenir de la méthode de construction d’une bissectrice.
1. Dans un premier temps, on construit une bissectrice, la droite (M M1 ) : on choisit un rayon arbitraire
r ą 0 et on trace un petit arc de cercle centré en M de rayon r, ce qui crée les deux points M1 et
M2 sur les côtés du triangle reposant sur l’angle de sommet M . Ensuite, on trace la médiatrice de
[M1 M2 ], à l’aide d’un point M3 arbitraire.
2. On reproduit exactement la même méthode aux deux autres sommets, ce qui crée le point I.
3. Pour tracer le cercle, on doit d’abord tracer une perpendiculaire à l’un des côtés (n’importe lequel,
ce choix est arbitraire) qui passe par le point I. Par exemple ici j’ai tracé la perpendiculaire à [M P ],
passant par I, et cela construit le point Q sur ce côté.
4. On trace ensuite le cercle de centre I et de rayon IQ. On observe qu’il est tangent aux trois côtés
du triangle en des points nommés ici S et R.
1. Les trois médiatrices d’un triangle sont concourantes en un point appelé centre du cercle
circonscrit au triangle.
2. Les trois médianes d’un triangle sont concourantes en un point appelé centre de gravité du
triangle.
3. Les trois hauteurs d’un triangle sont concourantes en un point appelé orthocentre du triangle.
4. Les trois bissectrices d’un triangle sont concourantes en un point appelé centre du cercle
inscrit au triangle.
Un triangle est rectangle si et seulement si le carré de la longueur de son plus grand côté est égal à
la somme des carrés des longueurs de ses deux autres côtés. Dans ce cas, ce plus grand côté est
appelé hypoténuse.
Si dans un triangle, le carré de la longueur du plus grand côté N’EST PAS égal à la somme des
carrés des longueurs deux autres côtés, alors le triangle n’est pas rectangle.
Remarque 3.3.1. Illustrons les deux cas à l’aide des figures suivantes :
1. Le triangle ABC
? est rectangle
? en A donc d’après le théorème de Pythagore : BC 2 = AB 2 + AC 2 et
ainsi : BC = 32 + 42 = 25 = 5
ABC est un triangle dont le plus grand côté est [BC]. D’une part : BC 2 = 82 = 64 et d’autre part
AB 2 + AC 2 = 42 + 72 = 16 + 49 = 65 donc BC 2 ‰ AB 2 + AC 2 et ainsi, d’après la contraposée du théorème
de Pythagore, le triangle ABC n’est pas rectangle.
Soient (BM ) et (CN ) deux droites sécantes en un point A. Si les droites (M N ) et (BC) sont
AM AN MN
parallèles, alors : = =
AB AC BC
a
Ce qui en général saute aux yeux sur le dessin, mais qu’il faut tout de même dire avec un petit argument du type
”B, M, A et C, N, A sont alignés dans le même ordre.”
b
Dont bien sûr le nom change selon les exercices.
AM AN MN
Remarque 3.3.2. Dans ce cas, le rapport = = est noté k, on dira que AM N et ABC
AB AC BC
sont semblables, et que AM N est l’image de ABC par l’homothétie de centre A et de rapport k.
AM AN
Si dans un triangle ABC on a l’égalité = et si A, M, B ainsi qu’A, N, C sont alignés dans
AB AC
le même ordre, alors les droites (M N ) et (BC) sont parallèles.
AM 1 1
On a d’une part : = = et d’autre
AB 1+2 3
AN 2 2 1
part = = = , et on peut vérifier
AC 2+4 6 3
MN 2, 2 1
également que = =
BC 6, 6 3
Puisque les trois rapports sont égaux, on a
(M N ) // (BC).
a
On considère un triangle ABC rectangle en A, alors on a :
sin ABC
z = AB z = AC AC
z
cos ABC sin ABC tan ABC
z = =
BC BC cos ABC
z AB
a
Cette hypothèse est CRUCIALE. Si le triangle n’est pas rectangle, ça ne MARCHE PAS.
cos(α)2 + sin(α)2 = 1
2
Démonstration : On considère un triangle rectangle OHM et on note α = M
{ OH
OM 2 = OH 2 + HM 2
OH 2 HM 2 OH 2 + HM 2 OM 2
cos(α)2 + sin(α)2 = + = = =1
OM 2 OM 2 OM 2 OM 2
1
Exercice 3.4.2. On considère α un angle aigu tel que cos(α) =
2
Déterminer sin(α) puis la valeur de α.
2
Ce choix de l’angle est arbitraire, on aurait tout aussi bien pu prendre l’autre angle aigu.
Soit H le projeté orthogonal d’un point A sur une droite (d). Alors la distance AH est la plus petite
distance entre le point A et n’importe quel point de la droite (d). On dira que la distance
AH est la distance entre A et la droite (d).
AH 2 + lo
HM 2
omoon = AM
2
ą0
3.6 Exercices
Exercice 3.6.1. Tracer les cercles circonscrits à ces triangles :
1. Retrouver le centre du cercle suivant : 2. Placer le point C de sorte que le cercle soit
circonscrit au triangle ABC, sachant que (D)
est la médiatrice de [BC].
Nom :
Prénom :
Exercice 3.6.5. On considère la figure suivante, sur laquelle (AC) est la tangente au cercle de centre M
en A. On donne BM = 55 cm et AC = 96 cm.
Intervalles et inégalités
On représente les nombres réels sur une droite, et certaines parties de cette droite par des intervalles. Un
intervalle se note entre crochets ] ou [ selon que l’on garde la borne dans l’intervalle ou non. Cela se traduit
par des inégalités larges ou strictes.
a b
[a ; b] a⩽x⩽b [ ]
a b
[a ; b[ a⩽xăb [ [
]a ; b]
]a ; b[
a
[a ; +8[ xěa [
a
]a ; +8[ xąa ]
]´8 ; b]
]´8 ; b[
24
2nde Générale 2024-2025
3. Parmi ces nombres, lesquels sont dans l’intervalle [´3 ; 5] ? π ; ´π ; 4.5 ; 5.000000001 ; 0
? ? 1
4. Dessiner la représentation des intervalles suivants : ´ 2 ; 2 ; [´1 ; 3] ; ; 5
3
L’intersection de deux intervalles I et J est formée de l’ensemble des éléments qui sont à la fois dans
I et dans J. Pour la désigner on utilise la notation I X J qui se lit ”I inter J”.
Exemple 4.3.1. Pour représenter une intersection, on représente les différentes parties les unes sur les
autres, et on recherche les parties communes.
1. Représenter l’intersection [0 ; 4[ X [1 ; 5]
2. Représenter l’intersection [0 ; 1] X [1 ; 2]
3. Représenter l’intersection ]0 ; 1[ X [2 ; 3]
L’union de deux intervalles I et J est formée de l’ensemble des éléments qui sont dans I OU BIEN
dans J. Pour la désigner on utilise la notation I Y J qui se lit ”I union J”.
x⩾0
"
x si
On définit la valeur absolue d’un nombre réel x par la formule : |x| =
´x si x⩽0
Encadrer un réel x par deux décimaux ”à 10´n près” revient à trouver deux décimaux d1 et d2 tels
que d1 ă x ă d2 et avec une amplitude de d2 ´ d1 = 10´n .
Remarque 4.4.4. Ces encadrements s’obtiennent le plus souvent à l’aide de la calculatrice, sinon il faut
disposer d’une partie du développement décimal du nombre afin de pouvoir déterminer les bornes de
l’encadrement.
Racines carrées
Pour a P R+ , on désigne?par racine carrée de a le nombre réel
Définition 5.0.1. ? 2
? positif b tel que b = a.
On note alors b = a et on retiendra que a ą 0 sauf si a = 0 et dans ce cas : 0 = 0.
? ? 1
1. a2 = |a| • On retiendra que : x = x 2
? ? ? •
? Attention
? : en?règle générale, si a, b ą 0 alors
2. a ˆ b = a ˆ b a + b ‰ a + b mais plutôt :
c ?
a a ? ? ?
3. Si b ‰ 0 : = ? a+bă a+ b
b b
La valeur absolue de l’item i) apparaît PAR DÉFINITION de la racine carrée.
Exercice 5.0.2. Démontrer que les nombres sui- Exercice 5.0.3. Simplifier les expressions suivantes
vants sont entiers. c ?
? 2 2 28
1. A = 5 1. A = ˆ ?
9 14
? 2 c c
2. B = 2 8 27 8
2. B = ˆ
? ? 2 49
3. C = 6 ˆ 4 6
? ? A3 ˆ B ´2
4. D = 3 2 ˆ 5 2 3. C =
A´1 ˆ B 3
Exercice 5.0.4. Décomposer des racines
? ? ? ?
1. Écrire les nombres 12 ; 192 ; 300 sous la forme a 3 avec a P N.
? ? ? ?
2. Écrire alors le nombre C = ´2 12 + 2 192 ´ 2 300 sous la forme b 3 avec b P Z
28
2nde Générale 2024-2025
? ? ? ?
Exercice 5.0.5. Écrire le nombre A = ´2 52 + 7 117 ´ 5 208 sous la forme a 13 avec a P Z
Solution : Ici, ce n’est pas aussi simple, puisque l’on ne sait pas quel nombre va se trouver sous la racine.
Pour le deviner, il faut chercher un diviseur commun aux nombres sous les racines et on voit assez
vite avec 99 et 44 que cela va sûrement être 11, et on vérifie bien que 176 est également divisible par 11.
? ? ?
B = ´3 9 ˆ 11 + 2 4 ˆ 11 ´ 5 16 ˆ 11
? ? ? ? ? ? ? ? ?
= ´3 9 11 + 2 4 11 ´ 5 16 11 = ´3 ˆ 3 ˆ 11 + 2 ˆ 2 ˆ 11 ´ 5 ˆ 4 ˆ 11
? ? ?
= ´9 11 + 4 11 ´ 20 11
?
= ´25 11
?
ba
Exercice 5.0.7. Soit x ą 0. Écrire le nombre x sous la forme xq où q P Q
?
Exercice 5.0.8. Transformer les écritures en faisant 2 3
Exercice 5.0.9. Les deux nombres ? et
disparaître les racines aux dénominateurs ? ? 5 ´ 23
1 5 3 + 69 sont-ils égaux ?
1. A = ?
3+ 2
12
2. B = ?
3´1
x2 + 1
3. C = ? avec x ‰ 1
x´1
1
? ?
L’idée est de faire apparaître des racines ”connues” plus simples : 4 = 2; 9 = 3 etc.
Question : Comment peut-on caractériser le déplacement d’une pièce sur l’échiquier, en termes de
distance, direction, et sens de parcours sur les axes (OI) et (OJ) ?
Chaque déplacement représenté par une flèche est appelé un vecteur. Par exemple, on assimile la case C7
ÝÝÑ
à un point A, et la case G3 à un point B, alors le déplacement de C7 à G3 correspond au vecteur AB.
3
3. Comment décrire ”les ” de ce déplacement ?
4
Exemple 4 : Le déplacement du cavalier
1.
2.
3.
Des vecteurs dont les ................... sont contraires sont dits ...........................
1. La somme de deux (ou plus vecteurs) est Ce dernier résultat est appelé la relation
.............................. de Chasles
2. Pour tous points A, B, C alors :
ÝÝÑ ÝÝÑ
AB + BC = ............
Soient M et M 1 deux points du plan. La transformation qui envoie M sur M 1 est appelée translation
ÝÝÝÑ ÝÝÝÑ
de vecteur M M 1 , et ce vecteur M M 1 possède trois composantes :
• Une direction : la droite (M M 1 )
• Un sens : celui de M vers M 1
ÝÝÝÑ
• Une norme : la distance M M 1 , qu’on notera M M 1
ÝÝÝÑ
Par la translation de vecteur M M 1 , les points
M, A, B, C ont pour image respectives les points
M 1 , A1 , B 1 , C 1 . Si les points M et M 1 sont confon-
ÝÝÝÑ
dus, la translation de vecteur M M 1 est appe-
lée translation nulle, qu’on associe au vecteur de
Ñ
Ý
norme nulle, dit vecteur nul, et noté 0 .
On a coutume de représenter les vecteurs par une
flèche partant de son origine et dont la pointe se
trouve sur l’extrémité.
Exercice 6.1.2. On considère un parallélogramme ABCD. Quel est le représentant d’origine B du vecteur
ÝÝÑ ÝÝÑ
AD ? Et du vecteur CD ?
33
2nde Générale 2024-2025
Des vecteurs sont égaux si et seulement si ils ont même direction ET même sens ET même norme.
Remarque 6.2.1. Deux vecteurs ont même direction lorsqu’ils sont portés par des droites parallèles. On
dit alors que les vecteurs sont colinéaires.
ÝÝÑ ÝÝÑ
Soient A et B deux points du plan, formant un vecteur AB. Le vecteur opposé à AB est le vecteur
ÝÝÑ ÝÝÑ ÝÝÑ
BA, représentant la translation envoyant B sur A. On note : AB = ´BA.
Remarque 6.2.2. Deux vecteurs opposés ont donc même direction, même norme, mais des sens opposés.
ÝÝÑ ÝÝÑ
2. Que peut-on dire des vecteurs AB et EF ?
ÝÝÑ ÝÝÑ
3. Que peut-on dire des vecteurs CD et M N ?
Soit Ñ
Ý
u un vecteur du plan et k P R. On définit le vecteur kÑ
Ý
u de la façon suivante :
Ñ
Ý Ñ
Ý
1. Si k = 0 ou Ñ
Ý
u = 0 alors kÑÝu = 0
Ñ
Ý
2. Si k ‰ 0 ou Ñ
Ý
u ‰ 0 alors kÑÝu est un vecteur qui a :
• la même direction que Ñ
Ýu :Ñ
Ýu et kÑÝ
u seront dits colinéaires
Ñ
Ý
• le même sens que u si k ą 0 et le sens contraire si k ă 0
• une norme égale à ∥kÑ
Ýu ∥ = |k| ˆ ∥Ñ
Ý
u∥
1Ý
Exemple 6.3.2. Représenter sur la figure suivante les vecteurs ´3Ñ
Ý
u ; 1, 5Ñ
Ý
v ;´ Ñv et Ñ
Ý
u + 2Ñ
Ý
v en prenant
2
à chaque fois le point A comme point d’origine.
TP de mathématiques n°1
Le but de ce TP est de s’entraîner à appliquer la relation de Chasles dans un contexte géométrique un peu
plus complexe que d’ordinaire, afin de démontrer des conjectures géométriques.
Calcul littéral
7.1 Développement et factorisation
Définition : Développer une expression
Développer une expression revient à transformer un produit en somme, et pour cela on utilise
la distributivité.
1. (a + b)2 = a2 + 2ab + b2
2. (a ´ b)2 = a2 ´ 2ab + b2
3. (a ´ b)(a + b) = a2 ´ b2
3. (a ´ b)(a + b) = a2 + ab ´ ba ´ b2 = a2 ´ b2
Remarque 7.1.1. La première identité peut s’observer de manière géométrique, ce qui peut la rendre un
peu plus visuelle :
(a + b)2 = a2 + 2ab + b2
39
2nde Générale 2024-2025
1. (2x + 5)2 =
2. (7x ´ 1)2 =
3. (x ´ 6)(x + 6) =
Factoriser une expression, c’est transformer une somme en un produit, et pour cela on peut utiliser :
• Un facteur commun
• Les identités remarquables
• Une combinaison de ces deux méthodes
2. B(x) = x2 + 6x + 9
3. C(x) = 16−9x2
4. D(x) = x2 −1−(x−1)(2−7x)
A(x) C(x)
Pour additionner deux expressions de la forme et , il faut les réduire au même dénomi-
B(x) D(x)
nateur, tout en s’assurant que chaque dénominateur ne s’annule pas :
3x + 1 x + 3
Exemple 7.1.4. Réduire au même dénominateur le nombre A(x) = ´
x´1 x´5
L’équation (E) est donc équivalente à f (x) = g(x), et trouver une solution signifie que les courbes Cf et
Cg se croisent en un point dont l’abscisse est x. Voyons ça sur un dessin :
4
L’abscisse de I n’est autre que , c’est à dire la so-
9
lution de l’équation (E) : f (x) = g(x).
On peut calculer son ordonnée avec f ou g :
4 4 8 ´ 27 19
f =2ˆ ´3= =´
9 9 9 9
Remarque 7.2.5. L’équation ne sera pas toujours directement sous la forme d’un produit nul ou d’un
quotient nul, il faudra parfois s’y ramener en effectuant une transformation d’écriture. Pour cela, on peut
résumer la méthode sous la forme d’un algorithme :
2. Est-ce déjà sous la forme d’un produit nul ou d’un quotient nul ?
3. Une fois sous la forme d’un produit nul ou quotient nul, il ne reste qu’à appliquer la propriété
2
2. Ce n’est pas la forme d’un produit / quotient nul, donc on transforme. Ici, nous allons factoriser :
2x + 1
Exemple 7.2.7. Considérons l’équation (E) : = ´3
x´7
3
Cette équation n’a de sens que si x ´ 7 ‰ 0 c’est à dire si x ‰ 7.
1. Il n’y a pas 0 d’un côté, donc on s’y ramène :
2x + 1
(E) ô +3=0
x´7
2. Ce n’est pas la forme d’un produit / quotient nul, donc on transforme. Ici, nous allons réduire au
même dénominateur : 4
2x + 1 3(x ´ 7) 2x + 1 + 3x ´ 21 5x ´ 20
(E) ô + =0 ô =0 ô =0
x´7 x´7 x´7 x´7
3. On a bien une forme quotient nul, donc la propriété s’applique :
(E) ô 5x ´ 20 = 0 ET x ‰ 7 ô x = 4 ET x ‰ 7
1. x2 = 2 4. x2 = ´3
TP de mathématiques n°2
Exercice 7.2.10. Une modélisation guidée.
45
2nde Générale 2024-2025
1. Lecture graphique
x 0 3 19 21 29
460 930
f
296 823
On donne ci-dessous un relevé de température lors d’une journée de juillet à Lyon. On note f la fonction
qui au temps t en heure associe la température f (t) en °C
2. Entre 0 h et 6 h
3. Entre 6 h et 18 h
Soit f une fonction qui à un nombre d’un ensemble E associe un autre nombre d’un ensemble F .
2. Soit x P E. L’unique y associé à x par f est l’image de x par f , noté f (x), lu ”f de x”.
3. Il est d’usage d’appeler E l’ensemble de départ, et F l’ensemble d’arrivée, ce qui permet d’écrire :
f E ÝÑ F
x ÞÝÑ f (x)
f R ÝÑ R
x ÞÝÑ 3x ´ 2
On considère un repère orthonormé du plan a et une fonction f définie sur un ensemble Df . La courbe
représentative de f est l’ensemble des points M (x ; f (x)) pour x parcourant Df notée :
Cf = tM (x ; y) | x P Df ; y = f (x)u
a
C’est la donnée de 3 points O , I et J non alignés tels que (OI) K (OJ) avec OI = OJ = 1. Par convention, (OI)
est l’axe des abscisses et (OJ) l’axe des ordonnées.
Exemple 8.1.3. On donne ci-dessous un exemple Contre-exemple 8.1.4. La courbe ci-dessous est-
de courbe représentative d’une fonction : elle la représentation graphique d’une fonction ? 1
1
Voilà un joli exemple de l’utilisation de Géogébra, quand on aime les super-héros, et qu’on a du temps à perdre. J’ai du
temps à perdre, et alors ?
De même, lorsque l’on dispose de la courbe d’une fonction f , on peut déterminer d’éventuels antécédents
d’un nombre par une fonction.
Pour les inéquations, l’idée est semblable : résoudre f (x) ⩽ k revient à chercher les nombres dont l’image
par f est inférieure ou égale à k. Ce n’est encore qu’un cas particulier : pour deux fonctions f et g, résoudre
f (x) ⩽ g(x) revient à étudier les positions relatives de Cf et Cg .
Résoudre f (x) ⩽ g(x) sur I revient à chercher la portion de courbe de Cf qui est au-dessous de Cg : dire
que x est solution de l’inéquation revient à dire que le point de Cf d’abscisse x est au-dessous du point de
Cg d’abscisse x, ET que x se trouve dans I.
1. On dit que f est croissante sur I si POUR TOUT (x, y) P I 2 : x ⩽ y ñ f (x) ⩽ f (y)
2. On dit que f est décroissante sur I si POUR TOUT (x, y) P I 2 : x ⩽ y ñ f (x) ⩾ f (y)
On représente les variations d’une fonction dans un tableau de variations, où les flèches sym-
bolisent la stricte monotonie et où l’on fait apparaître différentes valeurs remarquables d’images et
d’antécédents. On donne un exemple d’un tel tableau pour une fonction f définie sur [0 ; 29].
x 0 3 21 29
460 930
f
296 823
Exercice 8.3.4. Soit f une fonction définie sur [1 ; 3] avec f (1) = 4 et f (3) = 7
Que peut-on dire des variations de f sur [1 ; 3] ?
1. On dira que f (a) est le maximum de f sur I si POUR TOUT x P I : f (x) ⩽ f (a). On dira
alors que f atteint son maximum sur I en a : c’est la plus grande valeur de f sur I.
2. On dira que f (a) est le minimum de f sur I si POUR TOUT x P I : f (x) ⩾ f (a). On dira
alors que f atteint son minimum sur I en a : c’est la plus petite valeur de f sur I.
3. On dira que f (a) est un extremum de f sur I lorsque c’est un maximum ou un minimum.
f E ÝÑ F
On a coutume de noter les fonctions ainsi :
x ÞÝÑ f (x)
L’ensemble E est appelé ensemble de départ / définition de f , et F l’ensemble d’arrivée.
On considère un repère orthonormé du plan et une fonction f définie sur un ensemble Df . La courbe
représentative de f est l’ensemble des points M (x ; f (x)) pour x parcourant Df , noté :
Cf = tM (x ; y) | x P Df ; y = f (x)u
#
xA P Df
Un point A (xA ; yA ) appartient à Cf si et seulement si
yA = f (xA )
Résoudre f (x) = g(x) sur I revient à trouver les abscisses des points d’intersection des courbes Cf
et Cg qui sont dans I.
Résoudre f (x) ⩽ g(x) sur I revient à étudier les positions relatives de Cf et Cg , c’est à dire
trouver lorsque Cf est au-dessous de Cg pour des points dont l’abscisse est dans I.
Exercices
Exercice 8.3.6. On donne ci-dessous un exemple de courbe représentative d’une fonction f :
1
Exercice 8.3.7. Soit f la fonction définie sur R par f (x) =
1 + x2
1
1. Le point M 1 ; appartient-il à Cf ?
2
2
2. Le point N 2 ; appartient-il à Cf ?
5
Exercice 8.3.8. Compléter les phrases suivantes à l’aide du tableau ci-dessus.
x 0 3 21 29
460 930
f
296 823
Exercice 8.3.9. On considère les deux fonctions f et g dont les courbes sont ci-dessous.
5. ´1 admet-il un ou plusieurs antécédents par f 10. Résoudre f (x) ⩾ 3 sur I avec la précision per-
et g sur I ? mise par le graphique.
Exercice 8.3.10. Soit f une fonction définie sur Exercice 8.3.11. Identifier les extremums de la
[1 ; 3] avec f (1) = 4 et f (3) = 7 fonction représentée ci-contre, sur son ensemble de
Que peut-on dire des variations de f sur [1 ; 3] ? définition.
x 0 3 19 21 29
460 930
f
296 823
On dit qu’une fonction f définie sur un ensemble Df est paire si Df est centré en 0 et si pour tout
x P Df on a f (´x) = f (x)
Exemple 8.3.16. La fonction carrée définie sur R par f (x) = x2 est paire, en effet :
@x P R : f (´x) = (´x)2 = (´1)2 ˆ x2 = x2 = f (x)
g R ÝÑ R
Contre-exemple 8.3.17. La fonction n’est pas paire, en effet :
x ÞÝÑ x2 + x
g(´1) = (´1)2 + (´1) = 1 ´ 1 = 0 et g(1) = 12 + 1 = 2 donc g(´1) ‰ g(1) : g n’est pas paire.
Dans un repère orthonormé, la courbe représentative d’une fonction paire est symétrique par rap-
port à l’axe des ordonnées.
On dit qu’une fonction f définie sur un ensemble Df est impaire si Df est centré en 0 et si pour
tout x P Df on a f (´x) = ´f (x)
Exemple 8.3.18. La fonction cube définie sur R par f (x) = x3 est impaire, en effet :
@x P R : f (´x) = (´x)3 = (´1)3 ˆ x3 = (´1) ˆ x3 = ´x3 = ´f (x)
g R ÝÑ R
Contre-exemple 8.3.19. La fonction n’est pas impaire, en effet :
x ÞÝÑ x2 + x
g(´1) = (´1)2 + (´1) = 1 ´ 1 = 0 et g(1) = 12 + 1 = 2 donc g(´1) ‰ ´g(1) : g n’est pas impaire.
Dans un repère orthonormé, la courbe représentative d’une fonction impaire est symétrique par
rapport à l’origine du repère.
Exercice 8.3.20. Les fonctions suivantes sont-elles Exercice 8.3.21. Existe-t-il une fonction qui soit à
paires ? Impaires ? Ni l’une ni l’autre ? la fois paire et impaire ?
1. f1 : x ÞÑ x2 + 1
2. f2 : x ÞÑ x3 ´ 1
1
3. f3 : x ÞÑ
1 + x2
2
4. f4 : x ÞÑ 3
x
Exercice 8.3.22. Sur chacun des exemples, dire si la fonction représentée par la courbe semble paire,
impaire, ou ni paire ni impaire. Justifier la réponse.
TP de mathématiques n°3
L’entreprise ”Phillipin Turalhuile” produit continuellement entre 2 et 13 tonnes de peinture. Le coût de
production, en milliers d’euros, de x tonnes de peintures est modélisé par la fonction :
C [2 ; 13] ÝÑ R
x ÞÝÑ 0, 05x2 ´ 0, 13x + 2, 4
L’entreprise fixe le prix de vente d’une tonne de peinture à 670€. On note R la fonction qui à x tonnes de
peintures vendues associe la recette en milliers d’euros.
Le bénéfice de l’entreprise est défini comme la différence entre la recette et le coût de production.
Statistiques
9.1 Indicateurs de tendance centrale
On considère une série statistique ((x1 , n1 ) , ¨ ¨ ¨ , (xp , np )) où les (xi )1⩽i⩽p sont les modalités d’un carac-
tère quantitatif étudié dans une population, et les (ni )1⩽i⩽p sont les effectifs de ces modalités.
p
ÿ
• On appelle effectif total de la population l’entier N = ni = n1 + n2 + ¨ ¨ ¨ + np
k=1
p
ÿ
La notation ni se lit ”Somme de i = 1 à i = p des ni ”
i=1
ni
• Pour chaque modalité xi on définit sa fréquence associée par fi =
N
On a coutume de rassembler ces informations dans un tableau :
Modalités xi x1 x2 ¨¨¨ xp
Effectifs ni n1 n2 ¨¨¨ np
Fréquences fi f1 f2 ¨¨¨ fp
Exemple 9.1.1. Un élève de Première a obtenu les notes suivantes lors de son année : 19 en mathématiques
(coefficient 16) ; 17 en Physique-Chimie (coefficient 16) ; 18 en NSI (coefficient 16) ; 15 en français (coeffi-
cient 10) ; 15 en anglais (coefficient 6) ; 17 en Histoire-Géographie (coefficient 6) et 17 en LV2 (coefficient
6). Calculer sa moyenne générale de l’année.
58
2nde Générale 2024-2025
• Multiplier toutes les valeurs d’une série par un nombre a multiplie la moyenne par a également.
• Ajouter à toutes les valeurs d’une série un nombre b ajoute b à la moyenne également.
La médiane d’une série, notée M e, est le nombre qui sépare les modalités en deux sous-parties de
même effectif, représentant chacune au moins 50% des valeurs.
Lorsque les modalités d’une série sont CLASSÉES PAR ORDRE CROISSANT, alors on définit :
• Le premier quartile Q1 : la plus petite valeur de la série telle qu’au moins 25% des valeurs soient
inférieures ou égales à ce nombre Q1
• Le troisième quartile Q3 : la plus petite valeur de la série telle qu’au moins 75% des valeurs soient
inférieures ou égales à ce nombre Q3
• L’écart inter-quartile : c’est la différence Q3 ´ Q1
On appelle étendue d’une série, la différence entre la plus grande et la plus petite valeur de la série.
Remarque 9.2.1. On a coutume de représenter les informations d’une série sous la forme d’un schéma
appelé diagramme en boîte :
TP de mathématiques n°3
Le but de ce TP est de s’entraîner sur un exercice très classique de statistiques, sous le format ”cahier
des charges”. On vous donne une série statistique, et il faut l’étudier en profondeur pour vérifier tous les
critères demandés afin de savoir si elle est conforme à ce qui estd demandé.
On effectue des mesures sur une chaîne de production d’une usine qui remplit des bouteilles de jus de
pomme et les commercialise ensuite. On a prélevé un échantillon de la production contenant un certain
nombre de bouteilles dont on a mesuré le volume, et on a regroupé les résultats dans le tableau suivant :
Effectif 1 3 15 23 31 85 25 12
ECC 1 4
5. On considère que la chaîne de production est fonctionnelle si l’échantillon prélevé est tel que :
• Son étendue est strictement inférieure à 10 cL
• Le volume médian est de 100 cL
• Le premier quartile Q1 vaut au moins 98 cL et le troisième quartile Q3 vaut au plus 101 cL
• L’écart interquartile n’excède pas 2 cL
• Le volume moyen x vaut 100 cL à 1 cL près
• Son écart-type ne doit pas dépasser 1.4 cL
• Il y a moins 95% de la production dont le volume se situe dans l’intervalle I = [x ´ 2σ ; x + 2σ]
La chaîne proposée ici est-elle fonctionnelle ? (Arrondir les valeurs au centième près)
Géométrie repérée
10.1 Repérage dans le plan et coordonnées
Définition : Milieu et distance à l’aide des coordonnées
Comme AH = xB ´ xA et HB = yB ´ yA il vient
AH 2 = (xB ´ xA )2 et HB = (yB ´ yA )2 et donc :
a
AB = (xB ´ xA )2 + (yB ´ yA )2
62
2nde Générale 2024-2025
3. La norme du vecteur Ñ
Ý
u est : ∥Ñ
Ý
u∥ =
a
x2 + y 2
Remarque 10.3.1. La formule est ici donnée pour 2 vecteurs, elle s’étend à 3 ou plus de façon analogue.
Soient Ñ
Ý
u;Ñ
Ý
v et Ñ
Ý
w trois vecteurs.
1. Ñ
Ý
u +Ñ
Ýv =ÑÝ
v +Ñ
Ýu on peut additionner dans l’ordre souhaité
Ñ
Ý Ñ
Ý ÑÝ Ñ
Ý
2. Ñ
Ý
u + 0 = 0 + 0 =Ñ
Ýu additionner 0 ne change rien
3. (Ñ
Ý
u +Ñ
Ý
v)+Ñ
Ý
w =Ñ
Ý
u + (Ñ
Ý
v +Ñ
Ý
w ) l’addition de vecteurs est associative
2. La norme de Ñ
Ý
v est donnée par : ∥Ñ
Ý
v ∥ = |λ| ˆ ∥Ñ
Ý
v ∥ = |λ|
a
x2 + y 2
Soient Ñ
Ý
u et Ñ
Ý
v deux vecteurs, ainsi que (λ, λ1 ) P R2 deux réels.
1. λ (Ñ
Ý
u +Ñ
Ý
v ) = λÑ
Ý
u + λÑ
Ý
v
2. (λ + λ1 )Ñ
Ý
u = λÑ
Ý
u + λ1 Ñ
Ý
u
3. λ ˆ (λ1Ñ
Ý
u ) = (λ ˆ λ1 ) Ñ
Ý
u
ÑÝ Ñ
Ý
4. λÑ
Ýu = 0 SI ET SEULEMENT SI λ = 0 ou bien Ñ
Ý
u = 0
1. Donner deux égalités vectorielles permettant de caractériser le fait que B est le milieu de [AC].
2. Si Ñ
Ý
u = aÑ
Ý
v avec a ‰ 0 et Ñ
Ý
v = bÑ
Ý
w avec b ‰ 0 alors Ñ
Ý
u et Ñ
Ý
w sont-ils colinéaires ?
4. Appliquer une fonction croissante sur une inégalité ne change pas le sens de l’inégalité.
5. Appliquer une fonction décroissante sur une inégalité change le sens de l’inégalité.
1. a ă b ô a ´ 3 .... b ´ 3 ô a + 5 .... b + 5
1 1
2. a ă b ô 6a .... 6b ô a .... b
3 3
3. a ă b ô ´2a .... ´ 2b
? ?
4. La fonction racine carrée est croissante sur R+
˚ donc : 0 ⩽ a ă b ô 0 ⩽ aă b
1 1
˚ donc : 0 ă a ⩽ b ô
5. La fonction inverse est décroissante sur R+ ⩾ ą0
a b
Exercice 11.1.2. Soient a, b deux réels tels que a ă b.
Un élève affirme : ”Si a ă b, alors 2a ă 3b”. Qu’en pensez-vous ?
66
2nde Générale 2024-2025
On considère une fonction affine f définie sur R par f (x) = ax + b avec a ‰ 0. Le tableau de signes
de f est donné par :
b
x ´8 ´ +8
a
f (x) signe de a 0 signe de ´ a
hkkaă0
b
ikkj
2. Si a ą 0 : f (x) ⩾ 0 ô ax + b ⩾ 0 ô ax ⩾ ´b ô x ⩽ ´
a
Ainsi, l’ensemble solution de l’inéquation f (x) ⩾ 0 est ´8 ; ´ ab
f R ÝÑ R
Exemple 11.2.1. Dresser le tableau de signes de
x ÞÝÑ ´3x + 1
1. 2x ´ 8 ⩽ ´3x ´ 10
2. ´6x + 1 ą 4x + 9
x ´8 ´3 2 +8
x+3 ´ 0 + +
x´2 ´ ´ 0 +
f (x) + 0 ´ 0 +
1 ´ 5x
Dressons le tableau de signe de Q(x) =
3x + 12
Q(x) n’est pas défini si 3x + 12 = 0 donc si x = ´4, ainsi Q est définie sur Rz t´4u.
• 1 ´ 5x ⩾ 0 ô 1 ⩾ 5x ô 51 ⩾ x
• 3x + 12 ⩾ 0 ô 3x ⩾ ´12 ô x ⩾ ´4
1
x ´8 ´4 5
+8
3x + 12 ´ 0 +
1 ´ 5x + + 0 ´
Q(x) ´ + 0 ´
Remarque 11.2.4. Pour signifier la présence d’une valeur interdite, on utilise dans la dernière ligne le
symbole de la double barre verticale.
3x + 1 4
1. ⩽0 3. x ⩽
´x + 2 x
(x + 1)2
4. ăx
x
1 ´ 4x 2
2. ą0 5. ´3⩾0
´x ´ 5 x´5
Exercice 11.3.2. Le prix x d’un article est compris entre 20€ et 50€.
• L’offre est le nombre d’articles qu’une entreprise propose aux consommateurs au prix de x€. Elle est
f [20 ; 50] ÝÑ R
donnée ici par la fonction 50000
x ÞÝÑ ´ + 35000
x
• La demande est le nombre probable d’articles achetés par les consommateurs quand l’article est proposé
d [20 ; 50] ÝÑ R
à ce même prix de x€. Elle est ici donnée par la fonction .
x ÞÝÑ ´750x + 45000
Le but de l’exercice est de trouver pour quel(s) prix l’offre est supérieure à la demande.
1
Attention aux produits en croix trop téméraires !
Fonctions de référence
Dans ce chapitre, nous allons nous poser exactement les mêmes questions pour toutes les fonctions, c’est
pourquoi nous adopterons un format ”Carte d’identité” pour chacune d’entre elles. Voici les éléments que
nous étudierons, qui forment le plan d’étude d’une fonction :
• Allure de la courbe représentative avec quelques points remarquables
• Ensemble de définition et expression algébrique
• Parité / imparité lorsque cela est possible
• Tableau de signe de la fonction (par lecture graphique)
• Tableau de variation (par lecture graphique)+ extremums si possible
• Exercices d’applications : résolutions graphiques, exemples de calculs associés, comparaison d’images
• Un exercice en contexte (avec modélisation et / ou algorithme Python)
Chaque groupe présentera une fonction, au format de votre choix (cours au tableau, vidéo, diaporama...)
et vous devrez également présenter les résolutions de quelques exercices. Vous devrez ensuite, à la fin de
votre présentation, préparer un petit questionnaire (là encore au format de votre choix) afin de tester vos
camarades sur ce qu’ils ont retenu de votre exposé.
1
Voici également, pour les plus téméraires, quelques pistes d’approfondissement :
• Pour les fonctions affines : introduction de la notion de taux de variation, lien avec un coefficient
directeur de droite, et extension vers la notion de ”nombre dérivé”.
• Pour la fonction carré : extension aux fonctions polynomiales de degré 2, forme canonique d’un trinôme,
extremum, factorisation...
• Pour la fonction racine carrée : retour sur la quantité conjuguée, construction de l’escargot de Pythagore,
étude de quelques nombres irrationnels...
• Pour la fonction inverse : extension aux fonctions homographiques
• Pour la fonction valeur absolue : résolution d’équation de la forme 2 |x| + 3 = |x ´ 7| + 1, description
de zones du plan de la forme tM (x ; y) tel que |x| ⩽ 3 ; |y| ą 2u
Plutôt qu’un listing de propriétés que vous ne savez pas démontrer, on préfèrera un exercice plus fouillé
où ces techniques sont utilisées, quitte à aller au-delà des attendus du programme.
1
La plupart de ce qui va être proposé sort des attendus standards du programme, mais est complètement dans l’esprit de
celui de la Spécialité en Première, il peut donc être tout à fait opportun de s’y pencher.
70
2nde Générale 2024-2025
Soient Ñ
Ý
u et Ñ
Ý
v deux vecteurs du plan. On dit qu’ils sont colinéaires lorsque :
1. Ñ
Ý
u et Ñ
Ý
v ont la même direction (définition géométrique)
2. Ñ
Ýu = kÑÝv pour un certain k P R˚ (définition algébrique).
Ils ont même sens si k ą 0 et sont de sens contraire si k ă 0.
3
3 ´6 2 ÑÝ
Exercice 13.1.1. On considère Ñ
Ý
u ;Ñ
Ý
v ;Ñ
Ý
w et t 2
´2 4 ´3 ´1
1. Justifier que Ñ
Ý
u et Ñ
Ý
v sont colinéaires. Ont-ils le même sens ?
2. Justifier que Ñ
Ý
u et Ñ
Ý
w ne sont pas colinéaires.
Ñ
Ý
3. Montrer que Ñ Ý
u et t sont colinéaires et de même sens.
3 ´4
Exemple 13.1.2. Soient Ñ
Ý
u et Ñ
Ý
v deux vecteurs. Calculer det (Ñ
Ý
u ;Ñ
Ý
v ).
´1 5
x x´3
Exercice 13.1.3. Soient Ñ
Ý
u Ñ
Ý
et v deux vecteurs.
3 ´1
Pour quelle(s) valeur(s) de x a-t-on det (Ñ
Ý
u ;Ñ
Ý
v ) = 0?
72
2nde Générale 2024-2025
Exercice
13.2.2.Coder une fonction Python nommée coli prenant 4 arguments, x, y, x , y et qui teste
1 1
1
x x
si Ñ
Ý
u et Ñ
Ý
v sont colinéaires.
y y1
1. det (Ñ
Ý
u ;Ñ
Ý
v ) = ´ det (Ñ
Ý
v ;Ñ
Ý
u) on dit que le déterminant est antisymétrique
2. det (Ñ
Ý
u ;Ñ
Ý
v +Ñ
Ý
w ) = det (Ñ
Ý
u ;Ñ
Ý
v ) + det (Ñ
Ý
u ;Ñ
Ý
w)
3. det (Ñ
Ý
u ; kÑ
Ý
v ) = k ˆ det (Ñ
Ý
u ;Ñ
Ý
v)
ÝÝÑ ÝÝÑ
1. Deux droites (AB) et (EF ) sont parallèles si et seulement si AB et EF sont colinéaires.
ÝÝÑ ÝÝÑ
2. Les points A, B, C sont alignés si et seulement si AB et AC sont colinéaires. a
a ÝÑ ÝÝÑ ÝÝÑ ÝÝÑ
Cela fonctionne aussi avec AC et BC ou AB et BC...
Remarque 13.2.5. Ainsi, la plupart des problèmes de parallélisme de droites et d’alignement de points
se résolvent au moyen de critères vectoriels, via des calculs de déterminant par exemple.
Exercice 13.2.6. Dans un repère orthonormé d’origine O, on considère les points A (´2 ; 2) ; B (2 ; 4) ;
D 7 ; 27 ; M (3 ; 1) et N (1 ; 0).
ÝÝÑ ÝÝÑ
On considère un parallélogramme ADBC engendré par deux vecteurs AB et AC. L’aire de ABDC
est donnée par : ˇ
ÝÝÑ ÝÝÑ ˇ
ˇ
AABDC = ˇdet AB ; AC ˇ
ˇ
La valeur absolue n’est là que pour gérer le signe, car une aire est positive, cependant, un déterminant
peut tout à fait être négatif.
Proportions et pourcentages
14.1 Pourcentages instantanés
Définition 14.1.1. La proportion d’une sous-population S dans une population E est le quotient de
l’effectif de S par celui de E. Cette proportion s’exprime soit sous la forme d’une fraction irréductible, soit
sous la forme d’un pourcentage.
Exemple 14.1.2. Un lycée comporte 736 élèves et 253 sont en classe de 2nde .
253 11
La proportion des élèves de 2nde dans le lycée est : = « 0, 34 ce qui correspond à environ 34%
736 32
Exemple 14.1.3. Dans le lycée de 736 élèves, on sait qu’il y a 138 filles en classe de 2nde
138 6
• La proportion de filles en 2nde est = « 0, 55 soit environ 55%
253 11
11 6 6 3
• La proportion de filles de 2nde du lycée est donc : ˆ = = = 0, 1875 soit 18, 75%
32 11 32 16
Remarque 14.1.4. Attention à bien multiplier les proportions et non les pourcentages !
Exercice 14.1.5. Sur le smartphone de Laurine, les fichiers audio occupent 65% du stockage, et 72%
de ces fichiers audio sont des morceaux de jazz. Quel pourcentage du stockage total est occupé par les
morceaux de jazz ?
75
2nde Générale 2024-2025
Vf t Vf t
CM = =1+ ą1 CM = =1´ ą1
Vi 100 Vi 100
t = 100(CM ´ 1) t = 100(1 ´ CM )
Pour traiter une succession d’évolution, on va préférer l’usage du coefficient multiplicateur dans un
premier temps, puisqu’il va suffire de multiplier les coefficients de chaque évolution :
C=C1 ˆC2
hkkkkkkkkkkkkikkkkkkkkkkkkj
V0 loÝÑ
omoon V1 loÝÑ
omoon V2
C1 C2
V2
• Le passage de V1 à V2 est associée à un coefficient C2 = avec un pourcentage t2 et ainsi :
V1
t2
V 2 = C2 ˆ V 1 = 1 + ˆ V1
100
V2 = C2 ˆ V1 = C2 ˆ (C1 ˆ V0 ) = C 2 ˆ C1 ˆV0
looomooon
C
Remarque 14.3.1. On généralise sans peine à plus de deux évolutions en multipliant les coefficients. On
peut ensuite repasser au taux d’évolution dans un second temps.
Attention, les pourcentages successifs ne s’additionnent pas ! Il faut travailler avec les coefficients.
Exemple 14.3.2. Un produit coûte 100€. On augmente son prix de 3% puis de 2%. L’évolution globale
est associée à un coefficient : CM = 1, 03 ˆ 1, 02 = 1, 0506 ce qui représente une hausse de 5, 06%.
Exercice 14.3.3. Un produit est proposé à un prix P0 et subit une hausse de 10%, suivi d’une baisse de
15% et d’une hausse de 5%. Quelle est alors l’évolution globale du prix de ce produit ?
Soit V0 une valeur initiale subissant une évolution de t% associée à un coefficient C, jusqu’à une
valeur V1 . On s’intéresse à l’évolution réciproque, qui permet de repasser de V1 à V0 .
1
1. Le coefficient multiplicateur réciproque C 1 est défini par C 1 =
C
´100t
2. Le taux d’évolution réciproque t1 associé est donné par t1 =
100 + t
Exemple 14.4.1. On part d’un prix de 100€ et on l’augmente de 10%. Pour revenir au prix de départ il
´100 ˆ 10
faut appliquer une évolution de : t1 = « ´9, 09% c’est à dire une baisse d’environ 9, 09%
100 + 10
Exercice 14.4.2. Un élève affirme : ”J’avais 15 de moyenne au premier trimestre, ma moyenne a baissé
de 12% au second, donc pour revenir à 15 au troisième trimestre, je dois augmenter ma moyenne de 12%.”
Qu’en pensez-vous ?
Exercice 14.4.4. Écrire une fonction Python nommée tauxrecip d’argument t correspondant à un taux
d’évolution en pourcentage, qui renvoie la valeur du taux d’évolution réciproque t1 associé.
Kratos doit défier l’hydre à trois têtes d’Asgard : la reine des Valkyries Gnà, le roi des Berserkers Hrolf
Raki ainsi que le Père de Toute Chose, Odin, le plus féroce des combattants.
Déterminer en justifiant, l’équipement que Kratos doit porter afin de sortir vivant de ses terribles combats.
1
Kratos n’est pas spécialement connu pour sa délicatesse ni son amour des divinités, mais c’est une longue histoire...
Droites du plan
15.1 Équation cartésienne de droite
15.2 Application aux systèmes linéaires de taille 2
81
Chapitre 16
Probabilités
82
Chapitre 17
Arithmétique
83
Première partie
Fourre-tout
84