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Conjoncture

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Conjoncture

CHAPITRE 1: GENERALITES SUR LA CONJONCTURE


Ce chapitre comprend principalement deux sections : définition de la conjoncture et
informations conjoncturelles.
1.1. Définition de la conjoncture
La conjoncture est un concept. applicable à de nombreux domaines (politique,
technologique, social, etc.).
Du point de vue économique, la conjoncture est la situation générale de l'économie
d'un pays. Cette situation s'apprécie à l'aide des indicateurs économiques tels que
: le taux de croissance du PIB, le taux d'inflation, le taux de chômage, la balance
commerciale, etc.
La conjoncture peut aussi être étudiée au niveau d'un pays, d'une région, ou d'un
secteur économique particulier; on peut donc parler de :
- Conjoncture favorable (périodes de haute conjoncture) / Conjoncture défavorable
(périodes de basse conjoncture) ;
- Conjoncture nationale / conjoncture internationale (mondiale).

1.2. Informations conjoncturelles

Il s'agit des informations que produit l'environnement national et international;


ces informations peuvent être chiffrées ou non chiffrées.

1.2.1. Indicateurs phares

L'information conjoncturelle est véhiculée à l'aide des indicateurs économiques


(PIB, taux d'intérêts directeurs, indice des prix à la consommation, taux de
chômage, etc.). Ces indicateurs permettent de suivre la santé économique et
financière d'un pays ou d'un secteur.
Un indicateur économique est une donnée chiffrée qui mesure une certaine dimension
de l'activité économique d'un secteur ou d'un pays. Cette statistique este publiée
à intervalle régulier par des organismes d'études statistiques publics ou privés.
Dans les lignes qui suivent, nous parlons succinctement de quelques indicateurs
économiques.

[Link]. Le PIB

a) Définitions

Le PIB est un outil qui permet de mesurer la croissance. Il mesure la richesse


produite dans un pays au cours d'une année.
Le PIB est la somme des valeurs ou richesses créées par les secteurs institutionels
(les sociétés, les administrations publiques, les ménages, les institutions sans
but lucratif) ou par les différentes branches d'activités, à l'intérieur d'un pays.
Il représente la valeur totale de la production de biens et services par les agents
économiques qui résident sur le territoire, donc les entreprises nationales comme
étrangères ainsi que les administrations.
Pour affiner la mesure, le PIB peut être décomposé en deux parties : marchande et
non marchande.
Le P.I.B. marchand correspond à la valeur des biens et services destinés à être
vendus sur le marché tandis que le P.I.B. non marchand est constitué par les
services non marchands et il est évalué au coût de production de ces services
(produits très souvent par les administrations publiques : défense, police,
justice, etc.).
A côté du PIB, nous trouvons également le Produit National Brut (PNB) qui mesure la
richesse produite pendant une année par les ressortissants du pays, à l'intérieur
ou à l'extérieur du territoire national.
Par exemple, les entreprises congolaises installées aussi bien en R.D.C qu'à
l'étranger. Les dividendes versés par des filiales togolaises d'une entreprise
congolaise X, à sa maison mère en R.D.C, sont comptabilisés dans le PNB mais sont
exclus du PIB.
PNB = Valeur des biens et services finaux produits par l'ensemble des
ressortissants d'un pays(…par les nationaux).
PNB = PIB + Rnet (Rnet = revenus « nets » des facteurs de production c'est-à-dire
revo
des facteurs de production en provenance du reste du monde moins revenus des
facteurs de production versés au reste du monde).

b) Calcul du PIB

Le calcul du PIB s'effectue en faisant la somme des valeurs ajoutées à laquelle


s'ajoute la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) mais aussi les taxes sur des produits
particuliers comme les produits pétroliers, le tabac et l'alcool ou encore les
produits importés (droit de douanes).

En contrepartie de ces taxes, les subventions reversées par l'Etat sont logiquement
retranchées.
Le PIB peut être analysé sous trois angles : par la production, par les revenus ou
par la demande. -
- L'approche par la production: Ses composantes sont les mêmes que pour le calcul
du PIB. Cette approche permet de mieux saisir la provenance de la richesse créée en
particulier les contributions par secteur d'activité (construction, industrie...)
ou par type d'acteurs économiques (privés, publics, associatifs) ;
PIB = somme des valeurs ajoutées + impôts sur les produits - subventions sur les
produits
- L'approche par les revenus: Elle permet de mettre en évidence la répartition de
la richesse créée entre les salariés, l'Etat et les entreprises. Le PIB correspond
alors à la rémunération des salariés, aux impôts perçus par l'Etat sur la
production et les importations (corrigés des subventions reversées) et aux
excédents d'exploitation dégagés par les entreprises ;
PIB = Dépenses de consommation finale + Formation brute de capital fixe (FBCF) +
Exportations de biens et services - Importations de biens et services
- L'approche par les dépenses : Elle met en relief la manière dont la richesse
produite a été utilisée : dans la consommation, dans l'investissement, dans la
constitutión de stocks ou par sa monétisation à l'étranger (solde des échanges
extérieurs).
PIB = Rémunérations des salariés + Excédent Brut d'exploitation et revenu mixte
brut
+ Impôts sur la production et les importations - Subventions
La croissance annuelle est mesurée par le taux de croissance entre le PIB d'une
année et le
PIB de l'année suivante.
Par exemple:
Taux de croissance 2020 = ((PIB 2019-PIB 2020) / (PIB 2019)) X 100

On peut aussi calculer le PIB par tête pour rapporter le volume de création de
richesses au nombre d'habitants du pays. Le produit intérieur brut par habitant, ou
par tête (PIB par habitant ou par tête) est un indicateur du niveau d'activité
économique. C'est la valeur du PIB divisée par le nombre d'habitants d'un pays. Il
est plus efficace que le PIB pour mesurer le développement d'un pays, cependant, il
n'est qu'une moyenne donc il ne permet pas de rendre compte des inégalités de
revenu et de richesse au sein d'une population 1.

Cet inter et part iron esper pro maliveme recen at te co


à parité de pouvoir d'achat (PPA). •
de ta faire cant ement disponible. On uilise alors généralemen te . o
c) Les limites du PIB
(0) Le PIB comprend à la fois l'eet-quantit e lie sotprix. Et donc, si le PIB d'un
pays augmente d'une année à l'autre, cela peut être lié soit à une augmentation des
quantités produites, soit simplement à une augmentation des prix des produits.
Ainsi, pour effectuer une bonne analyse de l'évolution de l'activité économique, il
est nécessaire de mesurer l'évolution réelle du PIB en supprimant l'effet-prix lié
a inflation pour ne prendre en compte que l'effet-volume. Il s'agit donc de
déflater le PIB afin d'obtenir le PIB qui ne prend en compte que l'effet-volume
(c'est-à-dire le
PIB réel ou en volume): PIB réel est calculé de la manière suivante :
PIB réel = (PIB nominal/Indice des prix) X100.
(i) Le PIB n'informe pas sur le partage des richesses. D'ailleurs, plusieurs études
nous renseignent que, très souvent, les revenus créés par cette production de
richesses ne profite qu'à une minorité de la population.
(iii) Le PIB ne tient pas compte du bien-être de la population. A titre d'exemple,
la
• surexploitation du personnel et des ressources naturelles permet d'augmenter le
PIB mais détériore la qualité de vie. Les nuisances issues de l'activité (pollution
de l'air et de l'eau, encombrement urbain, bruit...) ne sont pas prises en comptes.
Le PIB est donc aveugle aux externalités négatives.
(iv) Ainsi, un taux élevé de croissance n'induit pas nécessairement à une société
stable.
L'indicateur qui permet d'appréhender la qualité de vie de la population est appelé
« Indice de développement humain (IDH) ». Il synthétise trois dimensions cles du
développement humain :
1. Santé et longévité (espérance de vie à la naissance- Indice de
longévité) ;
2. Education (durée moyenne de scolarisation des adultes et durée
attendue de scolarisation des enfants en âge scolaire - Indice d'éducation)
3. Niveau de vie (revenu national brut par habitant - Indice de
revenu).

(v)
Le PIB est un indicateur approximatif de la richesse créée sur un territoire car il
ne prend pas en compte toute l'activité économique. En effet, le PIB ne tient pas
compte de l'économie informelle (travail au noir, activités illicites, bénévolat,
pourboires, production domestique auto-consommée comme les produits du jardin, le
ménage...). Le PIB exclut le travail bénévole réalisé notamment au sein du secteur
associatif, il n'intègre pas les données sociales.

[Link]. Le taux de chômage

Cette statistique permet de situer l'économie d'un pays par rapport à son niveau
d'emploi.

a) Définition

Le taux de chômage mesure le pourcentage de la main d'œuvre qui n'a pas d'emploi,
mais qui est disponible et cherche activement un emploi. C'est l'ensemble des
personnes ayant la capacité de travailler, qui sont par conséquent à la recherche
d'un travail rémunérée mais se retrouvent involontairement réduite au chômage.
Dans l'opinion courante, un chômeur est une personne qui est sans emploi. Mais il y
a beaucoup de personnes sans travail qui ne sont pas des chômeurs. Pour le Bureau
International du Travail (BIT) : est chômeur toute personne sans travail,
disponible pour en exercer un, et qui recherche un emploi.
Cette dernière condition est indispensable pour distinguer les chômeurs des
inactifs, c'est-à-dire des personnes non présentes sur le marché du travail. Un
invalide, un retraité ou une femme au foyer ne sont pas chômeurs, car ils n'ont pas
d'activité et ne sont pas en situation d'en exercer une, par nécessité ou par
choix.
Cependant, la frontière entre chômeurs et inactifs est en fait très instable. On
sait par exemple que la création d'une nouvelle entreprise peut très bien faire
augmenter le chômage car d'après les études, la perspective de nouveaux emplois
pousse certains inactifs à se présenter sur le marché du travail afin d'en
bénéficier (principalement des femmes, des étudiants qui avaient renoncé à
rechercher un emploi auparavant).
Mais aussi le fait d'avoir une activité n'implique pas nécessairement de ne plus se
considérer comme chômeur car une personne peut bien avoir une activité alors
qu'elle est encore en attente d'un véritable emploi. La situation de certains
salariés à temps partiel est comparable: accepter un mi-temps « faute de mieux » ne
signifie pas que l'on a abandonné tout espoir d'accéder à un véritable emploi.

b) Importance du taux de chômage

Le taux de chömage est une statistique importante car :


Au nie matinal, le taux de chômage permet de suivre pays conjoncture économique fu
pose En effet, un taux de chômage élevé dans un pays peut être la conséquence de la
récession ou encore de l'incapacité du gouvernement à fournir des emplois aux
personnes disponibles à travailler. Il serait donc nécessaire de mettre en place
des politiques et des mesures pour réduire l'incidence du chômage à un niveau plus
acceptable.
Au niveau national, le taux de chômage permet également de prendre des mesures pour
remédier aux disparités existantes dans la population des chômeurs. Par exemple,
d'après les études, le taux de chômage a souvent été plus élevé chez les femmes que
chez les hommes. Il existe de nombreuses explications à ce phénomène, entre
autres : les femmes seraient plus susceptibles que les hommes à quitter leurs
emplois pour des raisons familiales. Il existe aussi d'autres raisons comme l'accès
à l'éducation et à la formation professionnelle pouvant expliquer l'incapacité des
femmes à trouver un emploi.
Au niveau international, le taux de chômage est fréquemment utilisé pour comparer
les différences entre les marchés du travail de différents pays ou de différentes
regions du monde.

c) Types de chômage

On distingue généralement trois types de chômage: frictionnel, conjoncturel et


structurel.

(i) Chômage frictionnel

Le chômage frictionnel correspond à un chômage d'adaptation lié aux délais


d'ajustement transitions entre les emplois.
de la main d'auvre entre deux emplois. Autrement dit, il se produit quand il y a
des
Ainsi, le chômage frictionnel est observable même en situation de plein-emploi. Il
est aussi appelé le "aux naturel du chômage. Il peut découler dans certains cas,
pour un niveau de (concept de chômage) ou un emploi jugé sous-qualifié.
compétence donné, du refus des travailleurs d'accepter un salaire jugé trop
insignifiant
Exemples :
⁃ Lorsqu'un travailleur quitte son emploi et cherche un autre
⁃ Quand les nouveaux diplômés sont introduits sur le marché mais sont
toujours à la recherche d'un emploi.

(ii) Chômage conjoncturel

Le chômage conjoncturel est un chômage économique dû à une insuffisance de la


demande les fluctuations cycliques de l'économie. Cette baisse (de la consommation
des ménages,
des investissements,...) conduit les entreprises à réduire leur production pour
s'adapter à la baisse de la consommation. Cela peut conduire à une diminution de la
demande de main-d'œuvre, à des licenciements et/ou à des délocalisations, et par
conséquent à une hausse du
chômage.

(iii) Chômage structurel

Le chômage structurel est dû à une inadéquation entre l'offre et la demande! Il est


lié à des mutations des structures de l'économie (démographiques, économiques,
sociales, institutionnelles, technologiques, etc.). Ces évolutions structurelles
peuvent se traduire par des difficultés d'ajustement du marché du travail. Elles
peuvent être dues à un cadre institutionnel inefficace (loi, réglementation,
dispositif fiscal, ...), à une inadaptation des qualifications (les compétences des
travailleurs ne correspondent pas aux emplois disponibles), etc.
Les progrès technologiques jouent un rôle déterminant dans l'existence de ce type
de chômage. Ces progrès impliquent des modifications dans les caractéristiques des
emplois occasionnant ainsi des inadéquations avec les qualifications disponibles
sur le marché du travail.
Dans la littérature, on évoque également la notion de « chômage saisonnier ». Ce
chômage est dû à des variations liées aux saisons. Pendant une période de l'année,
l'offre de travail augmente dans certains domaines (exemple : tourisme). Les
économistes corrigent le taux de chômage des fluctuations du chômage saisonnier.

d) Mécanismes de détermination du taux de chômage

Les statistiques du chômage proviennent habituellement des enquêtes sur la main


d'euvre auprès des ménages.
On trouve parmi les autres sources possibles les recensements de la population et
les estimations officielles. Les registres administratifs comme les registres des
bureaux de l'emploi ou les statistiques des assurances sociales sont également des
sources pour les statistiques du chômage.

Cependant la courenture de et sures est inite mage chomeurs enregistes » Il est


mouble que le chiffre national de poise représente qu'une pa des demandeurs
d'emplois enrestres dans les bureaux del'emploi ne repres nour travai par, e
limitée du nombre total des personnes cherchant un emploi et disponibles pour
travailler, notamment dans les pays od syme des bureaux de l'emploi n'est pas très
développé. Cela peut provenir des crières d'éligibilité qui excluent ceux qui n'ont
jamais travaillé auparavant ou n'ont pas travaillé récemment, ou toute autre
entrave discriminatoire qui exclut l'inscription sur les registres. Ainsi, le
nombre des chômeurs est généralement sous-évalué car on ne tient compte que des
personnes ayant fait la démarche de s'inscrire.

c) Quelques critiques

(i) Le taux de chômage ne dit rien sur le type de chômage ;


ii) Le taux de chômage ne révèle pas les informations sur les caractéristiques des
chômeurs : niveau d'instruction, domaines d'études, origine ethnique, expérience
professionnelle, etc.
(iii) Le taux de chômage ne donne pas beaucoup d'informations sur les forces qui
sous-tendent les fluctuations du chômage. Les variations des taux de chômage
résultent notamment de l'impact net des flux d'entrée et de sortie du chômage. Mais
les marges de ces flux peuvent être affectées par différents facteurs qui varient
en fonction de la conjoncture économique ou suivent des tendances à plus long
terme.
En effet, pour mieux comprendre les fluctuations du chômage, il est essentiel de .
comprendre les variations du taux de transition de l'emploi vers le chômage (entrée
dans le chômage) et du chômage vers l'emploi (sortie du chômage) afin d'avoir une
analyse détaillée des facteurs qui influencent les flux de main d'œuvre et leurs
conséquences sur la dynamique du chômage. La compréhension de ces fluctuations
permet également de prendre des mesures sont essentielles pour cibler plus
précisément les politiques du marché du travail vers certains groupes ou pour les
adapter à la dynamique du chômage qui prévaut dans certaines situations.

[Link]. Autres indicateurs

a) Les taux d'intérêts directeurs

Les taux d'intérêts directeurs sont les taux auxquels les banques centrales des
pays accordent des crédits à court terme aux banques commerciales. Ce taux
considéré comme un indicateur agit sur la vie économique d'un pays. Il influence
directement l'octroi des crédits et l'inflation. Il a également un fort impact sur
le taux de change d'une monnaie, donc sur les investissements, les importations et
les exportations.
Les taux directeurs sont publiés une fois par mois par les banques centrales et
leurs publications sont très suivies car leur impact sur les marchés est très
important.

b) Les rapports de ventes aux détails

Cette statistique mesure les dépenses du consommateur ainsi que le comportement du


commerce au détail. Elle permet d'appréhender le comportement du consommateur à un
instant donné. Il s'agit du principal indicateur en termes de dépenses de
consommation.

c) Le taux d'inflation

Le taux d'inflation est le taux de croissance du niveau général des prix sur une
période donnée.
L'inflation correspond à une hausse continue du niveau général des prix dans une
région donnée. Il s'agit d'une part, des hausses sectorielles de certains prix et
d'autre part, des hausses généralisées des prix mais sans lendemain.
L'indice des prix à la consommation (IPC) est la mesure du niveau d'inflation dans
un pays.
Il calcule la variation des prix aux détails selon un panier de biens de
consommation type et la variation des salaires. Autrement dit, il permet de
calculer, entre deux périodes, la
• variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages: L'IPC mesure
les variations, dans le temps, des prix des biens de consommation et des services
acquis, utilisés ou payés par les ménages.
L'objectif visé est de couvrir toute la palette des biens et services consommés par
la population sur le territoire d'un pays donné mais il est impossible d'observer
la variation des prix de tous les biens d'une économie. Pour ce faire, on se base
sur un ensemble représentatif appelé «panier de la ménagère». Ce panier de biens et
de services comprend, par exemple, des denrées alimentaires et des boissons, des
produits d'hygiène personnelle, des journaux et périodiques, les dépenses liées au
logement et à la fourniture d'eau, de gaz,
combustibles, des dépenses de santé, de transport, de
d'électricité et d'autres
communication et d'éducation, loisirs et culture, les restaurants et les hôtels. Il
s'agit de biens et services qui font l'objet d'achats fréquents, voire d'une
consommation quotidienne.
En résumé, l'indice des prix à la consommation mesure done les prix des biens et
des services proposés aux consommateurs sur l'ensemble du territoire à partir d'un
échantillon de biens et services, représentatif de la consommation des ménages, cet
échantillon est
Chapitre 4. Sensibilité Conjoncturelle

Profil conjoncturel de produits

4.2 sensibilité et pratique de gestion

Il existe trois niveaux de sensibilité :


⁃ La sensibilité conjoncturelle de la firme
⁃ Sensibilité conjoncturelle du produit
⁃ Sensibilité conjoncturelle de la fonction

Sensibilité conjoncturelle de la firme

La sensibilité est la réaction de l’entreprise face à l’information conjoncturelle.

Sensibilité conjoncturelle du produit

La réaction se fait au niveau du produit concerné face à l’information


conjoncturelle

Sensibilité conjoncturelle de la fonction

La réaction se fait au niveau de la fonction concernée face à l’information


conjoncturelle

4.3 sensibilité de l’entreprise dans sa fonction de production

La fonction de production constitue une relation technique entre produit et


facteurs . Cette fonction est stable à court terme mais susceptible de subir des
modifications à long terme à cause de l’impact des changements structurels ou
technologiques.
Par conséquent, la fonction de production transmet un impact conjoncturel externe
dans une structure de production de la firme .

L’impact conjoncturel sur le produit

Dans l’hypothèse d’un impact sur le produit , on a une modification de la demande


qui impose une adaptation de volume de la production .

L’impact conjoncturel sur le facteur

On a une modification de la structure des facteurs qui entraîne une variation du


volume de la production

4.4 sensibilité de l’entreprise dans ses recettes et coûts

Sensibilité de recettes

Peut-être décomposée en deux:

⁃ sensibilité prix
⁃ Sensibilité quantité

CHAPITRE 5: L'ENTREPRISE ET LES MOUVEMENTS ECONOMIQUES


Le mouvement économique compte quatre composantes, à savoir:
1. La tendance (trend), mouvement réversible de longue durée:
2. La composante saisonnière ;
3. La composante aléatoire (accidentelle ou erratique);
4. La composante conjoncturelle ou cyclique, définie comme solde des
précédentes.
Avant de centrer l'analyse sur la composante cyclique du mouvement, il est utile de
présenter le comportement de la firme face aux composantes saisonnière et
erratique.
5.1. Mouvements saisonniers
La prise en compte de la composante saisonnière dans la gestion est fréquente, la
saisonnalité pouvant mieux être appréhendée que la tendance dans des entreprises.
La saisonnalité affecte différents aspects de la gestion par exemple :
⁃ La gestion commerciale est très sensible aux variations saisonnières.
Les chiffres de vente rendent compte d'un profit saisonnier mensuel, hebdomadaire
et parfois journalier. Des campagnes de publicité sont programmées en fonction du
mouvement saisonnier des affaires: promotion des boutiques d'habillement en fin
d'année, promotion des fournitures scolaires en août et septembre, publicité pour
les vacances,... Des campagnes d'affichage mais aussi des politiques de promotion
(prix, services) sont engagées à un moment précis.
⁃ La gestion de la production et des stocks s'acclimate également aux
mouvements saisonniers. La gestion de stocks « just-in-time » permet, non seulement
d'adapter la production aux multiples options d'un produit, en réduisant au minimum
les délais et les coûts, mais aussi en limitant les effets coûteux des mouvements
saisonniers indésirables de la demande.
⁃ La gestion financière est également sensible à la composante
saisonnière des mouvements économiques, essayant tantôt d'en bénéficier, tantôt de
s'en pré[Link] entreprise peut périodiquement retarder un paiement à un
fournisseur dans l'attente d'une recette [Link], la gestion des
ressources humaines s'organise pour anticiper les mouvements saisonniers
susceptibles d'affecter l'emploi. Certaines entreprises doivent par exemple engager
du personnel temporaire supplémentaire pendant une période de l'année ou organiser
des heúres supplémentaires.

Ces exemples prouvent que la politique saisonnière a un avantage majeur sur la


politique conjoncturelle, car l'expérience a montré la régularité d'occurrences de
facteurs saisonniers. La politique conjoncturelle se fonde sur un diagnostic
complexe de la réalité-économique.
5.2. Mouvements aléatoires (erratiques)
Le comportement des entreprises face au mouvement aléatoire est assimilable à
l'attitude à l'égard de l'incertain ou du risque.
Lorsque les entreprises s'assurent contre un risque d'accident ou de dégât
susceptible de réduire leurs activités.
5.3. Le cycle conjoncturel
Le cycle conjoncturel comprend quatre phases: expansion, tension, récession et
dépression (reprise).
5.3.1 Phase d'expansion
Dans un pays, une conjoncture économique en phase d'expansion se caractérise par
une importante demande intérieure et/ou extérieure, ainsi que par une croissance
économique forte. Dans la majorité des situations, l'expansion se traduit également
par un taux de chômage en baisse, phénomène qui s'explique par un besoin accru des
entreprises à produire
• davantage et, par conséquent, à embaucher.
La phase d'expansion s'accompagne donc d'un accroissement substantiel de la demande
globale et permet une augmentation des ventes, sans tension concurrentielle
excessive.
Au début de la phase d'expansion, la croissance se fait en quantités plus qu'en
prix. Les prix ne jouent pas un rôle déterminant au début de la phase d'expansion.
Progressivement, à mesure que l'expansion se rapproche de la tension, le facteur
prix devient déterminant. La pression des coûts conduit les entreprises à devoir
les répercuter sur les prix pour maintenir leurs marges bénéficiaires.
Des pressions inflationnistes ont en effet plus de risques de se produire à la fin
de la phase d'expansion, moment d'opportunité pour la politique de prix de
l'entreprise, mais également moment prioritaire d'intervention et de contrôle de
prix.

5.3.2. Phase de tension


. La phase de tension est celle où les évolutions en prix sont plus importantes que
les évolutions en quantités.
allègement de la pression marketing.
En matière de politique de production, la phase de tension devrait correspondre à
un
Les contraintes financières agissent également en phase de tension. L'endettement
qui s'est développé tout au long de l'expansion se traduit en charge lourde.
L'alourdissement de la charge de remboursement freine sérieusement tout nouveau
recours au crédit.
5.3.3. Phase de recession
Après le retournement du cycle, l'activité connait une phase d'ajustement plus ou
moins longue. La phase de récession voit une contraction de la demande, sous
l'effet de la stabilisation. On observe la baisse des revenus et du pouvoir
d'achat.
Dans ce contexte de récession, il y a une diminution de la demande effective, un
accroissement de la concurrence, une réduction des parts de marché et une perte de
rentabilité pour de nombreuses entreprises.
Dans un tel contexte, si les entreprises n'appliquent pas une politique de prix
adaptée, en réduisant leurs marges, elles risquent à la fois d'handicaper la
reprise (effet macroéconomique) et d'être éliminées du marché.
5.3.4. Phase de depression
La phase de dépression met l'accent sur les conditions de reprise de l'activité.
Cette phase est quelques fois confondue avec la récession ; l'on n'arrive pas à
interpréter les poids respectifs des opportunités et des contraintes qui y ont
lieu.
La phase de dépression et la reprise qui y est associée est le moment privilégié de
la politique de promotion. Il s'agit de tirer parti de facteurs favorables et
d'entrainer un mouvement de reprise.
Lorsque les éléments de reprise s'affirment, les politiques de produit et de prix
prennent le relais de l'action promotionnelle.
Les instruments de la politique commerciale n'agissent pas de façon uniforme à
travers le cycle :

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