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TP Machine Synchrone

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Fascicule des travaux

pratiques

Machine Machine Synchrone

Spécialté : Génie Electrique, niveau 2

Elaboré par : RiadhAbdelati


Maître de conférences à l’ENIM

Année universitaire 2023/2024

LE BANC EXPERIMENTALE POUR CES TRAVAUX


(La salle est équipée par six bancs expérimentaux)
FICHE MODULE
Intitulé du module : (ECTS:3) Machine Synchrone

Enseignant Responsable : Riadh Abdelati

Unité d’enseignement :

Niveau : 1ère Année 2ème Année 3ème Année

Type de module : Obligatoire Electif

Agenda : S1 Q1 Q2 S2 Q3 Q4

TPE :
Volume de travail CI : TP : 10.5 Langue du cours : Français

Objectifs du cours : Maîtriser le fonctionnement de la machine synchrone


L’objectif principal du TP : Essais standards, mesures expérimentales et identification des
paramètres des différents modèles de la machine synchrone

Pré-requis Circuits électriques, électromagnétisme, mesures électriques


Caractéristique d’un champ magnétique tournant
Les acquis Etude du fonctionnement en alternateur
d’apprentissage Couplage sur le réseau
Echange de l’énergie réactive : courbes de Morday
TP 0 :Titre : Le champ magnétique tournant
But : Observation du champ tournant crée par bobinage triphasé
Contenu :
Connaître le circuit inducteur et le circuit induit dune machine synchrone
Visualiser la f.e.m. crée par le circuit inducteur et induite au stator
Démontrer par l’observation le théorème de Ferraris
Observer le champ tournant crée par un bobinage triphasé
TP 1 :Titre : Modèle à réactance constante
But :
Contenu
Rappels théorique et récapitulatif du cours
Identification des paramètres : 1- Essai à vide et construction de la courbe
Syllabus
Interne ( ) ;2- Essai en court-circuit ( ) pour une vitesse de
1500tr/mn
et pour des vitesses inférieurs ;3- Mesure de la résistance du stator ; 4-
Essai
en charge pour = 1 et pour <1
Détermination de la réactance synchrone
Détermination de la valeur du courant d’excitation correspond à un
régime donné et comparaison avec le résultat expérimental
TP 2 : Titre : Diagramme de Potier
But : Déterminer les éléments du diagramme de potier et comparer les
résultats théoriques et expérimentales pour un point de
fonctionnement.
Contenu : Identification des paramètres :
1- Essai à vide (zones linéaire et non linéaire) ;2- Relève de la
caractéristique de court-circuit ( ) (juste un seul point;3- Essai
déwatté pour un même courant choisi avec l’essai en court-circuit ; 4-
construction de Potier et détermination des paramètres et ;
détermination du courant d’excitation pour un point de
fonctionnement donné en utilisant le diagramme de Behn-Echunburg,
puis de Potier ;
5- Comparaison des résultats des deux constructions avec
l’expérimental
TP 3 :Titre : Accrochage au réseau et moteur synchrone triphasé : Courbes en V
But : Exécuter un accrochage au réseau d’un émulateur d’une centrale
Electrique et démarrage d’un moteur synchrone et détermination des
Courbes de Morday
Contenu :1- Rappel théorique, étude des conditions d’accrochage étude
théorique des courbes en V ;2- Réalisation d’un accrochage au
réseau 3- Inversion du couple de l’alternateur et fonctionnement en
moteur synchrone ; 4- Détermination des courbes caractéristiques
moteur synchrone : courbes en V ou de Mordey.

Travaux pratiques sur des bancs expérimentaux équipés d’un émulateur de


Modalité
chaudière-turbine et machine synchrone et un réseau à courant triphasé et courant
d’enseignement
continu variable.
Evaluation procédurale et évaluation produit (Montage congru : câblage, excitations
de l’alternateur auxiliaire et du principal et aussi circuit démarrage et excitation du
Evaluation
moteur CC, etc.., fonctionnement adéquat des machine, procédure d’accrochage
bien suivie, courbe expérimentales (courbe en V) justes…)
1- Mohamed Faouzi Mimouni, « Fascicule des travaux pratique des machines
électriques alternatives » ENIM, 1998.
Références
2- Dalmasso
bibliographiques
3- Guy Seguier
4- Wildy
ALTERNATEUR TRIPHASE : MODELE A REACTANCE
CONSTANTE
Département de Génie Electrique Enseignat : RIADH ABDELATI

Nom :……………………………………………….. Prenom :……………………………...

Arrangement 1 2 3 4
TP : 1 2

Groupe :…G……………………………….. Classe : …EL………………………

1)-But de la manipulation :

* Etude du modèle linéaire ou ‘modèle à réactance constante’ de la machine


synchrone. Cette étude comprend :
- L’identification des paramètres à partir d’essais à puissance réduite).
- La simulation du fonctionnement en alternateur pour déterminer la valeur du
courant d’excitation correspondant à un régime donné aux bornes de l’induit (ce
régime étant défini par 3 valeurs : tension U, courant débité et facteur de puissance
de la charge avec sens de déphasage).

* Essai en charge de l’alternateur pour comparaison des valeurs du courant


d’excitation obtenues par simulation aux valeurs mesurées expérimentalement.

2)-Rappels théoriques :

2.1) Description des modèles utilisés :

2.1.1) Modèle à réactance constante :

C’est le modèle linéaire d’un convertisseur électromagnétique à entrefer constant


appliqué à la machine synchrone pour en décrire le fonctionnement en régime permanent. La
description par équations de ce modèle comprend une équation vectorielle et une équation
scalaire.
= + +
=

Ce modèle est caractérisé par 2 paramètres (3 si l’on tient compte de R) :


: réactance synchrone (non saturé).
: pente de la caractéristique à vide ( ).
La caractéristique à vide ( ) est en effet une droite dans le cadre de l’hypothèse
simplificatrice fondamentale de définition du modèle linéaire.

2.2) Identification des paramètres :

2.2.1) Pente de la caractéristique à vide k:


Tout modèle linéaire, donc le modèle à réactance constante, inclut dans sa définition
l’hypothèse simplificatrice fondamentale : le flux embrassé par un enroulement quelconque
s’exprime par une combinaison linéaire à coefficients constants de l’ensemble des courants en
présence dans la machine, ce qui implique en particulier l’absence de saturation du circuit
magnétique.
Dans une marche à vide, où seul le courant J existe, le modèle linéaire suppose que :
- Le flux embrassé par l’enroulement d’induit est proportionnel au courant
inducteur.
- La f.e.m à vide E proportionnelle à ce flux est donc aussi proportionnelle au
courant inducteur j, ce qui traduit l’équation : E = k.J
Cette propriété du modèle linéaire n’est manifestement pas une propriété de la
machine réelle, comme le montre la caractéristique à vide réelle E(J) (caractéristique déjà
idéalisée pour n’être réduite qu’à une seule branche passant par l’origine). Pour pouvoir
utiliser ce modèle, on remplace donc arbitrairement la caractéristique réelle E(J) par la droite
qui en prolonge sa partie rectiligne , droite qui porte le nom de droite ou caractéristique
d’entrefer et dont la pente est le paramètre k.

2.2.2) Réactance X :

Dans un essai en court-circuit (V= 0) : = + CC avec : CC = CC .


Comme en général, R<<X, on peut alors écrire : CC = CC /
Le modèle à réactance constante implique donc que la caractéristique en C.C I CC (J)
est une droite, ce qui est cette fois - ci conforme à la réalité expérimentale.
La mesure de I CC quelconque dans l’induit et du courant d’excitation J CC correspondant
nécessaire pour l’obtenir permet de déterminer X si l’on connaît k :
= CC / CC
X est le rapport des pentes de la caractéristique d’entrefer à celle de la caractéristique en C.C

2.3) Etude du fonctionnement en charge pour le calcul du courant d’excitation :

Pour le modèle à réactance constante, en tenant comte de la résistance, on peut projeter


les équations vectorielles sur les axes ox, oy. On obtient :
x = ϕ + ϕ
y = − ϕ + ϕ
= ( 2
x + 2
y )
= /
3)-Manipulation :

3.1) Essai à puissance réduite pour identification des paramètres

3.1.1) Caractéristique à vide ( ) :

L’alternateur est entraîné par un moteur à courant continu à excitation shunt dont la
vitesse est maintenue constante et égale à la vitesse nominale. Le réglage de la vitesse est
obtenue par action sur le rhéostat d’excitation du moteur.
L’inducteur de l’alternateur est alimenté à partir du réseau continu avec un rhéostat de champ
pour faire varier le courant d’excitation . En partant de la valeur minimale disponible du
courant d’excitation j, faire croître en relevant en chaque point la tension composée U aux
bornes de l’induit. Faire varier toujours dans le même sens, jusqu’à obtention de la valeur
! = 1.2 ! .
Faire ensuite décroître J toujours dans le même sens, jusqu’à sa valeur minimale, en
relevant les valeurs de U.La caractéristique ( ) est la courbe moyenne des caractéristiques à
J croissant et à J décroissant.
J croissante
J(A)
U(V)
E(V)
J décroissante
J(A)
U(V)
E(V)
3.1.2) Caractéristique en court-circuit CC ( ):

Le groupe étant à l’arrêt, court-circuiter 2 phases de l’induit à l’aide d’un ampèremètre


et l’une de ces 2 phases avec la troisième à l’aide d’un conducteur. L’inducteur est alimenté
comme pour la caractéristique à vide.
Le groupe tournant à la vitesse nominale, relever les valeurs du courant de court-
circuit I CC dans l’induit lorsque le courant d’excitation j varie de sa valeur minimale à la
valeur qui permet d’obtenir CC = 1.2 n . Pour une valeur donnée de J, vérifier
expérimentalement l’influence de la vitesse sur la valeur de I CC .

J CC (A)
I CC (A)

Tracer la courbe (I CC = f(J CC )) sur le même papier millimétré précédent.

J CC = …….. (A)
N(tr/mn) 800 1200 1500
I CC (A)

3.1.3) Mesure de la résistance :

Pour les machines dont la puissance est supérieure à 10 ou 15 Kva, l’influence de la


résistance est toujours négligeable devant celle de la réactance. Pour les machines ne
répondant pas à ce critère, il faut toujours vérifier peut ou non être négligée.
La mesure s’effectue par la méthode du voltmètre et de l’ampèremètre.
On mesure ainsi la résistance entre phases qui représente le double de la résistance par
phase de l’étoile équivalente.

Méthode choisie : Le voltmètre est en amant ou en avale de la source ?

Amont Aval

Pourquoi :

………………………………………………………………………………………………

I (A)
U (V)
La valeur moyenne de R s ( Ω )

3.2) Essai en charge :


L’alternateur alimente un plan de charge pour les essais à cos ϕ = 1, avec une
inductance triphasée en parallèle pour les essais où le cos ϕ ≠ 1.
Mesurer les valeurs du courant d’excitation pour les points de fonctionnement suivants
avec dans tous les cas vitesse nominale et tension nominale.

Pour cos ϕ = 1 * pleine charge (ce qui signifie courant nominal I N )


J (A)
U (A)

*Demi -charge (I N /2).


J (A)
U (A)
Pour cos ϕ = 0.8AR
* pleine charge (I N )
J (A)
U (A)

* Demi -charge (I N /2)


J (A)
U (A)
Figure 1: Schéma du câblage

4)-Résultats :

1. Calculer le courant d’excitation J par simulation des fonctionnements en charge du §


3-2 à l’aide du modèle à réactance constante (les données étant la tension aux bornes
de l’induit, le courant débité et le facteur de puissance de la charge avec le sens du
déphasage).
…………………………………………………………………………………………

…………………………………………………………………………………………

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…………………………………………………………………………………………

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…………………………………………………………………………………………

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…………………………………………………………
2. Comparer les valeurs de J mesurées à celles qui sont obtenues par le calcul et en
déduire le domaine de validité du modèle utilisé.
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…………………………………………………………

3. Conclusions.

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………………………………………………………………………………………………

………………………………………………………………………
DIAGRAMME DE POTIER
Département de Génie Electrique Enseignat : RIADH ABDELATI

Nom :……………………………………………….. Prenom :……………………………...

Arrangement 1 2 3 4
TP : 1 2

Groupe :…G……………………………….. Classe : …EL………………………

1)-But de la manipulation :

- Déterminer les éléments du diagramme de potier


- Prédéterminer un point de fonctionnement, comparer aux valeurs mesurées.

2)-Diagramme de potier :

1- Tracer la caractéristique à vide à N = 1500 tr/mn pour v variant de 0 à 1.2 U n .


J croissante
J(A)
U(V)
E(V)
J décroissante
J(A)
U(V)
E(V)

2- Relever de la caractéristique en court-circuit la valeur de J CC pour I CC =6A

I CC (A) 6
J CC (A)

3- Tracer la caractéristique U (J) à I = Cte = 6A sur charge inductive pure.

J(A)
V(V)

4- En déduire après construction les coefficients α et λ ω


3)-Prédétermination:

1- Prédéterminer la valeur à donner à J pour obtenir le point de fonctionnement :


I = 6A
V = 200 V sur charge purement selfique.
a- Par le diagramme de Behn-Eschunburg
b- Par le diagramme de potier.

2- Relever expérimentalement la valeur de J donnant ce point de fonctionnement.

I (A) 6
V (V) 200
J (A)

Conclusion
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………….
MOTEUR SYNCHRONE TRIPHASE : COURBES EN V

Département de Génie Electrique Enseignat : RIADH ABDELATI

Nom :……………………………………………….. Prenom :……………………………...

Arrangement 1 2 3 4
TP : 1 2

Groupe :…G……………………………….. Classe : …EL………………………

1)-But de la manipulation :

Tracer des courbes I(J) représentant les variations du courant I absorbé par l’induit en
fonction du courant d’excitation J, pour des valeurs données du couple qu’il fournit sur
l’arbre (paramètre variable) et de sa tension d’alimentation (constante) . ces courbes du
fait de leur forme sont universellement désignées par ‘ courbes en V’ ( parfois en U)
appelées aussi ‘ courbes de Mordey’

2)-Rappels théoriques :

2-1) Courant absorbé par l’induit d’un moteur synchrone :

Le point de fonctionnement d’un moteur synchrone, alimenté par un réseau à tension


et fréquence constantes, est caractérisé par 2 variables indépendantes dont le choix dépend du
problème étudié. En particulier, les 2 variables indépendantes les plus ‘naturelles’ dont
dépend le courant absorbé par l’induit sont le couple (ou la puissance mécanique
correspondante) que lui demande sur l’arbre la machine qu’il entraîne, et la valeur de son
courant d’excitation (variable de commande à la disposition de l’utilisateur).

Pour représenter dans un plan les variations du courant dans l’induit en fonction de ces
2 variables, on prend l’une d’elles comme variable indépendante, en pratique J, et l’autre
comme paramètre.
En toute rigueur, le paramètre du réseau des courbes I (J) devrait être le couple ou la
puissance mécanique demandée sur l’arbre. Ces 2 grandeurs n’étant pas faciles à mesurer, on
utilise en pratique comme paramètre la puissance active absorbée par le moteur. Il faut
cependant noter que les variations de J entraînent des variations du courant I, donc des pertes
Joule correspondantes .La puissance active absorbée varie donc légèrement avec J, alors que
la puissance mécanique sur l’arbre reste rigoureusement constante et indépendante de J.

2-2) Courbes en V d’un moteur synchrone :

Si un moteur synchrone est alimenté par un réseau à tension et à fréquence constantes,


et fournis sur son arbre un couple C donné :
- La puissance mécanique $% = &. Ω( qu’il fournit est constante puisque la vitesse
Ω( est constante.
- Les pertes mécaniques )% , qui dépendent principalement de la vitesse sont
constantes.
- Les pertes fer )* sont pratiquement constantes car elles ne dépendent que du flux
total embrassé par l’induit (pratiquement constant à tension et fréquence données)
et de la fréquence (constante)
- Seules les pertes électriques (ou pertes Joule) )+ varient avec le courant d’induit.
La puissance active P qu’il absorbe est donc :
$,- = $% + )% + )* + )+

Aux variations des pertes Joule près, la puissance active absorbée $,- = √3!
est donc pratiquement constante. Comme la tension d’alimentation est donnée, il en est de
même pour la composante active du courant absorbé , = .On peut retenir donc que :
La puissance active (donc la composante active du courant) absorbé par un moteur
synchrone ne dépend pratiquement que de la valeur du couple sur l’arbre.
Comme toute modification du courant d’excitation entraîne une modification du
courant absorbé par l’induit, on en déduit que le courant d’excitation ne peut agir que sur la
seule composante réactive de ce courant. La tension U étant donné, il revient au même de
dire que:
Le courant d’excitation d’un moteur synchrone contrôle les échanges de puissance
réactive (donc la composante réactive du courant) entre le moteur et le réseau qui lui alimente.
0 0 0
La valeur du courant absorbé par le moteur est = , + 1

Lorsque la valeur du courant d’excitation est telle que 1 = 0, le courant absorbé est
minimal et se réduit à , dont la valeur ne dépend que du couple demandé sur l’arbre.
Pour 2 valeurs différentes de , on peut obtenir 2 valeurs égales mais opposées de
1 = . Le courant absorbé I est cependant identique dans les 2 cas puisque ,.
On déduit des 2 remarques précédentes que la courbe représentant les variations du courant
absorbé par le moteur synchrone, pour un couple donné, a une forme qui lui a donné son nom
″courbe en V"
La valeur de donnant absorbé minimal ( %34 = , et 1 = 0) est une fonction
croissante du couple sur l’arbre (il s’agit ici d’une constante expérimentale sur la machine
réelle). La courbe %34 ( ) joignant les minimums des courbes en V délimite 2 zones : on dit
que le moteur est sous-excité pour les points de fonctionnement à gauche du lieu des
minimum et sur-excité pour les points de fonctionnement situés à droite du lieu des minimum.
Un moteur synchrone sous- excité absorbe de la puissance réactive Q car, pour les valeurs du
courant d’excitation correspondant à cette zone, le courant absorbé par l’induit est en retard
par rapport à la tension.
Un moteur synchrone sur- excité fournit de la puissance réactive Q car, pour les valeurs du
courant d’excitation correspondant à cette zone, le courant absorbé par l’induit est en avance
par rapport à la tension. Ce résultat très important est totalement indépendant de la convention
d’étude utilisée (moteur ou générateur), il décrit en effet le sens réel de transfert de Q (de ou
vers la machine) et non le signe de q qui varie selon la convention.

2-3) Courbes en V du modèle à réactance unique :

2.3.1) Modèles usuels de la machine synchrone :

Il ne s’agit ici que des modèles électriques de la machine synchrone fonctionnant en


régime permanent. (les exposés théoriques élémentaires développent très abondamment les
modèles électriques des machines au détriment de tous les autres : mécaniques, thermiques,
acoustiques…)

2.32) Etude théorique des courbes en V du modèle à réactance unique :

L’expression I (J) montre clairement que sa courbe représentative est une quartique
dont les propriétés sont faciles à mettre en évidence sans calcul, à l’aide du diagramme
représentant l’équation fondamentale J 0 = J + α I avec I = I a + j I r
− − − −

ϕ X
X' O J0 A
θ
Les points O et A sont fixes. La droite d’d, parallèle à x’x, est le lieu du point M qui
représente le point de fonctionnement des différents segments non orientés (tracés ou non) de
ce diagramme est la suivante :
OA : courant d’excitation J 0
AM : α 1 qui correspond au courant dans l’induit ramené à l’échelle de l’inducteur par α .
OM : courant d’excitation J
OH : J min correspond à la limite de stabilité statique ( θ = π / 2 ) ; on a OH = AK
AK : α I a = α I min composante active et valeur minimale de I (à l’échelle de l’inducteur).
OK : courant d’excitation correspondant au courant minimal dans l’induit. On a OK =AH.
AH : α I min qui est la valeur limite du courant dans l’induit au décrochage ( θ = π / 2 ) . Les
quartiques paramétrées en I a , sont évidemment limitées à leur branche située dans le 1er
quadrant (l et J positifs).
c- Asymptotes
Quand 5 ⟼ +∞, les points O, A et M sont alignés et 85 = 89 + 95 traduit : : = 0 +
α I qui correspond à l’asymptote : = / α − 0 / α de pente 1/ α , donc parallèle à la
caractéristique en CC, I CC (J) et coupant l’axe des J au point J 0 .

Quand 5 ⟼ −∞, les points O, A et M sont également alignés mais AM = AO+OM


(segments non orientés donc somme arithmétique différente de la précédente) traduit l = J 0 +
J qui correspond à l’asymptote l = J/ α + J 0 / α de pente 1/ α Elle est donc parallèle à la
caractéristique en CC, I CC (J) et coupant l’axe des l au point J 0 / α . Cette zone est située dans
la zone instable. Pour les points de fonctionnement à puissance active nulle (fonctionnement
du moteur en compensateur synchrone), le lieu de M est la droite x’x, et la quartique se réduit
à ses 2 asymptotes et au segment qui joint leurs intersections avec les axes. L’asymptote
située dans la zone instable étant exclue, il reste bien une courbe en forme de V.

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