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CPGE Bab Essahra-Guelmim  Année scolaire : 2024-2025

CH 4 : INTÉGRALES GÉNÉRALISÉES : RAPPELS ET COMPLÉMENTS

Classe : 2 ECS

I. Rappels sur les intégrales convergentes • La fonction t 7−→ e−t est continue sur [0, +∞[ et a pour primitive la fonc-
Z +∞
tion t 7−→ −e−t . Comme lim −e−t = 0, l’intégrale e−t dt converge et
Théorème 1 fondamental du calcul intégral Z +∞
t→+∞ 0

e−t dt = lim −e−t + e0 = 1


• Toute fonction continue sur un intervalle Zadmet une primitive. En particulier, si f est 0 t→+∞
x Z +∞
continue sur un intervalle I et a ∈ I, x 7→ f(t)dt est l’unique primitive de f sur I qui • L’intégrale sin tdt diverge, car la fonction - cos, primitive de sin n’a pas de
a 0
s’annule en a. limite en +∞.
Zb Zb Z1
• Si f est continue sur le segment [a, b] alors f(t)dt existe. De plus, f(t)dt = • Montrons que ln(t)dt converge et déterminons sa valeur.
a a 0
F(b) − F(a) où F est une primitive de f sur [a, b]. La fonction ln est continue sur ]0; 1]. L’intégrale est impropre uniquement en 0.
 Z1 Z1
1
∀x ∈]0; 1 , ln(t)dt = [t ln(t)]1x − t dt par intégration par partie car Id et ln
x t
x
Z1
I.1. Définitions sont de classe C1 sur [x; 1] Ainsi, ln(t)dt = −x ln(x) − (1 − x) → −1. Ainsi,
x→0
Z1 x
Définition 2
l’intégrale converge et ln(t)dt = −1
0
Soit f une fonction continue sur [a, b[, a ∈ R, b ∈ R ∪ {+∞}.
Zx Zb Zb
Remarque 4
Si lim f(t)dt existe, on dit que l’intégrale f(t)dt converge, et on note f(t)dt = Si b ∈ R et si f se prolonge sur [a, b] en une fonction continue f̃, alors ∀x ∈ [a, b[,
Zx
x→b− a a a
Zx Zx Zb
lim f(t)dt f(t)dt = f̃(t)dt −→− f̃(t)dt
x→b− a
x→b
Soit f une fonction continue sur ]a, b]a ∈ R ∪ {−∞}, b ∈ R. Zb Zb
a a a
Zb Zb Zb
Si lim f(t)dt existe, on dit que l’intégrale f(t)dt converge, et on note f(t)dt = Donc f(t)dt existe et vaut f̃(t)dt. On parle alors d’intégrale faussement impropre.
x→a+ x
Zb a a a a

lim f(t)dt Définition 5


x→a+ x

Soit f une fonction continue sur un intervalle ouvert de la forme ]a; b[ où −∞ ⩽ a < b ⩽ +∞.
Zb Zc Zb
On dit que l’intégrale généralisée f(t)dt est convergente lorsque f(t)dt et f(t)dt sont
L Exemple 3 a a c
Z2 convergentes où c est un réel quelconque choisi dans ] a, b[. On pose alors :
1
• Montrons que √ dt converge et calculons sa valeur : Zb Zc Zb
1 2−t
f(t)dt = f(t)dt + f(t)dt
1 a a c
La fonction t 7→ √ est continue sur [1; 2[. L’intégrale est donc impropre uni-
2−t
quement en 2.
Zx Zx Méthode : un problème à la fois ! Pour étudier une intégrale il faut :
1 −1 √ √
∀x ∈]1; 2[, √ dt = − √ dt = −[2 2 − t]x1 = 2 − 2 2 − x → 2. 1) Déterminer tous les points où elle est impropre ;
1 2 − t Z2 1 2 − t x→2
1 2) Découper l’intégrale, par relation de Chasles, en une somme d’intégrales impropres en au plus
L’intégrale converge et √ dt = 2 un point ;
1 2−t

CH 4: Intégrales généralisées: Rappels et compléments 1/5 CPGE Bab Essahra-Guelmim


3) Étudier chacune de ces intégrales séparément : l’intégrale de départ converge uniquement si I.3. Intégrale des fonctions positives
TOUTE les intégrales de la somme convergent.
Théorème 9
Zb
Soit f : [a, b[→ R continue et positive. f(t)dt converge si et seulement s’il existe M > 0 tel
Z +∞   Zx a
−|t|
L Exercice 6 Montrons que e dt converge. que : ∀x ∈ a, b , f(t)dt ⩽ M
−∞
a

Z
Solution 1 Démonstration. On pose F : x 7→ f(t)dt.∀x ∈ [a, b [F′ (x) = f(x) ⩾ 0 donc F est croissante. D’après
−|t| −|−t| −|t| a
f : t 7→ e est paire : elle est définie sur R centré en 0 et ∀t ∈ R, f(−t) = e
= e = f(t) le théorème de la limite monotone, F admet une limite en b− qui sera finie si et seulement si F est ma-
Z +∞
(car la fonction valeur absolue est paire). Donc, sous réserve de convergence de −|t|
e dt, on a jorée. ■
Z +∞ Z +∞ Z +∞ Zx 0
x
e−|t| dt = 2 e−|t| dt = 2 e−t dt. ∀x > 0, e−t dt = −e−t 0 = 1 − e−x −→ 1 Ainsi,

x→+∞
Théorème 10Critères de comparaison
Z−∞
+∞
0 0 0
−|t|
e dt = 2 Soient f, g :]a, b[→ R deux fonctions continues sur ]a, b[, (a, b ∈ R) telles que
−∞

∀t ∈]a, b[, 0 ⩽ f(t) ⩽ g(t).

I.2. Alors :
Zb Zb
• Si g(t)dt converge, alors f(t)dt converge.
Théorème 7(Intégrales de Riemann) a a
Zb Zb
Soit α ∈ R. Alors • Si f(t)dt diverge, alors g(t)dt diverge.
Z +∞ Z∞ a a
dt dt 1
• converge si et seulement si α > 1, et on a alors : =
1 tα 1 t
α α−1
Z1 Z1 Théorème 11
dt dt 1
• α
converge si et seulement si α < 1, on a alors : α
=
0 t 0 t 1 − α • Soient f et g deux fonctions définies, continues et positives sur un intervalle de la forme
Zb Zb
[a; b[, avec −∞ < a < b ⩽ +∞ On suppose que f(x) ∼ g(x). Alors : g et f sont
x→b a a
de même nature

L Exemple 8 • Soient f et g deux fonctions définies, continues et positives sur un intervalle de la forme
Zb Zb
Z1 Z +∞ ]a; b], avec −∞ ⩽ a < b < +∞ On suppose que f(x) ∼ g(x). Alors : g et f sont
x→a
dt dt a a
• et sont toutes deux divergentes. de même nature
0 t 1 t
Z +∞  
dt 3
• √ est convergente α = > 1 .
1 t t 2 L Exemple 12
Z3 Z +∞
dt x
• √ converge, car il s’agit d’une intégrale de Riemann convergente 1) Déterminons la nature et la valeur de √ dx :
1 t − 1  x6 + x4 + x2 + 1
−∞
1
avec α = < 1 L’intégrale est impropre en −∞ et +∞. Mais on remarque que f : x 7→
2 Z +∞
x x
√ est impaire donc si √ dx converge
x6 + x4 + x2 + 1 0 x6 + x4 + x2 + 1

CH 4: Intégrales généralisées: Rappels et compléments 2/5 CPGE Bab Essahra-Guelmim


Z +∞
x L Exemple 14
alors √ dx converge et vaut 0 . Montrons donc que
Z +∞ −∞ x6 + x4 + x2 + 1 ln t
x Soit f(t) = . La fonction f est continue et positive sur [1; +∞[. De plus, on a
√ dx converge (intégrale impropre uniquement en +∞ ) : t2
0 Z x6 + x4 + x2 + 1
+∞
1 t3/2 ln t ln t
Or 2
dx converge comme intégrale d’une fonction de Riemann avec α = 2 > 1 lim = lim √ = 0
1 Z x t→+∞ t2 t→+∞ t
+∞
x
donc √ dx converge par théorèmes de comparaison sur les   Z +∞
x6 + x4 + x2 + 1 1 dt
0 Z +∞ donc f(t) = o . Mais l’intégrale est convergente (intégrale de Rie-
x t→+∞ tZ3/2 1 t3/2
intégrales de fonctions positives. Ainsi, par imparité, √ dx = +∞
−∞ x6 + x4 + x2 + 1 ln t
mann), de sorte que dt converge.
0. t2
Z +∞ 1
2
2) Déterminons la nature de e−t dt :
−∞
2 I.4. Intégrales absolument convergentes
L’intégrale est impropre en −∞ et +∞. Mais on remarque que f : t 7→ e−t est
Z +∞ Z +∞
2 2
paire donc si e−t dt converge alors e−t dt converge. Montrons donc Définition 15
Z +∞ 0 −∞
2
e−t dt converge (intégrale impropre uniquement en +∞ ) : e−t ⩾ 0
2 Soit f :]a, b[−→ R une fonction continue (−∞ ⩽ a < b ⩽ +∞). On dit que l’intégrale
que Zb Zb
0
2 f(t)dt est absolument convergente si |f(t)|dt est convergente.
e−t t2
 
2 1 X
sur [0; +∞ [ et e−t = ot→+∞ car 1 = t2
= X → 0 en posant X = t2 . a a
t2 e e
Z +∞ t2
1
Or 2
dt converge comme intégrale d’une fonction de Riemann avec α = 2 > 1 Théorème 16
1 Z t
+∞
donc
2
e−t dt converge par théorèmes de comparaison sur les intégrales de Zb
0 Z +∞ Soit f :]a, b [−→ R une fonction continue (−∞ ⩽ a < b ⩽ +∞). Si f(t)dt est absolument
2 a
fonctions positives. Ainsi, par parité, e−t dt converge. convergente, elle est convergente. De plus, on dispose de l’inégalité
−∞
Zb Zb
f(t)dt ⩽ |f(t)|dt.
a a
Théorème 13

• Soient f et g deux fonctions définies, continues et positives sur un intervalle de la forme


[a; b[, avec −∞ < a < b ⩽ +∞. On suppose que f(x) = ox→b (g(x)). Alors :
Zb Zb II. Techniques de calcul d’intégrales généralisées
– Si g converge alors f converge
a a II.1. Intégration par parties
Zb Zb
– Si f diverge alors g diverge Supposons que f, g : [a, b [→ R sont de classe C 1 sur [a, b[. Par intégration par parties, on obtient :
a a
  Zx Zx
• Soient f et g deux fonctions définies, continues et positives sur un intervalle de la forme ∀x ∈ a, b , f(t)g′ (t)dt = [f(t)g(t)]xa − f′ (t)g(t)dt
]a; b], avec −∞ ⩽ a < b < +∞. On suppose que f(x) = ox→a (g(x)). Alors : a a
Zb Zb Zb Zb
– Si g converge alors f converge Ainsi, si lim f(x)g(x) existe et est finie, alors f′ g et fg′ sont de même nature.
a a x→b− a a
Zb Zb Par précaution, on commencera par intégrer entre a et x pour effectuer l’intégration par parties sur un
– Si f diverge alors g diverge segment avant de passer à la limite.
a a

L Exemple 17

CH 4: Intégrales généralisées: Rappels et compléments 3/5 CPGE Bab Essahra-Guelmim


Z1
ln t même nature, et en cas de convergence sont égales. ■
Considérons l’intégrale dt, impropre en 0 , dont la suite du calcul va mon-
0 (t + 1)2
1
trer la convergence. Les fonctions u : t 7−→ − et v = ln sont de classe C1 sur ]0, 1]. Remarque 19
Zb Zβ
1+t
Pour x ∈] 0, 1], on obtient, en intégrant par parties, Dans le cas d’une bijection φ décroissante, la formule s’écrit : f(t)dt = − f(φ(u))φ′ (u)du.
Z1 Z1 1 Z1 a α
Pour un changement de variable sur un segment en plus d’être C , le changement de variable doit être
1

ln t ′ ln t 1
2
dt = u (t)v(t)dt = − + dt strictement monotone pour être licite.
x (t + 1) x t + 1 x x t(t + 1)
Z1  
ln x 1 1 ln x
= + − dt = − ln x − ln 2 + ln(1 + x)
x+1 x t t + 1 x +1 L Exemple 20
x ln x Z1
=− − ln 2 + ln(1 + x) ln t √
x+1 1) Étude de √ dt On utilise le changement de variable u = 1 − t, on est
Z1 0 1−t Z1
ln t
Comme lim x ln x = 0, on obtient lim dt = − ln 2. Ainsi, l’intégrale alors ramené à l’étude de ln 1 − u2 du

x→0 x→0 x (t + 1)2
Z1 0
ln t
dt converge et sa valeur est − ln 2. 2) On a :
0 (t + 1)2
ln 1 − u2 = ln(1 + u) + ln(1 − u)

Z1 Z2
II.2. Changement de variable ln(1 + u)du = ln vdv
0 1
Z1 Z1
Théorème 18Changement de variable ln(1 − u)du = ln vdv
0 0
Z1 Z1
Soient f une fonction continue sur ]a, b[ et φ :]α, β[→]a, b[ une bijection strictement croissante ln t
Zb Zβ Et on a ln vdv converge. L’intégrale √ dt est donc convergente et
de classe C 1 , alors les intégrales f(t)dt et f(φ(u))φ′ (u)du sont de même nature et en 0 0 1−t
a α Z1 Z2
cas de convergence, elles sont égales. ln t
√ dt = 2 ln vdv = 2[v(ln v − 1)]20 = 4(ln 2 − 1)
0 1−t 0
Démonstration. On fait la preuve dans le cas où φ est strictement croissante (la preuve est la même
Z +∞
dans le cas décroissant). On a dans ce cas lim φ(t) = α et lim φ(t) = β. Par le théorème de la 1
t→a+ t→b− 3) Étude de dt On utilise le changement de variable x = et
bijection, φ réalise une bijection de ]a, b[ dans ]α, β[. 0 et + e−t
Soit c ∈]a, b[, et soit u ∈ [c, b[. D’après le théorème de changement de variable sur un segment, on a : Soit φ(t) = et . Cette fonction est de classe C 1 sur [0, +∞[, strictement croissante,
Z φ(u) Zu et on a lim φ(t) = 1 et lim φ(t) = +∞. On a alors x = et ⇔ t = ln(x), de sorte
t→0 t→+∞
f(x)dx = f(φ(t))φ′ (t)dt. dx
φ(c) c que dt = . Et donc, par le théorème de changement de variable, les intégrales
Z φ(u) Z +∞ x Z +∞   Z +∞
1 1 dx dx
"
La fonction φ réalisant une bijection de ]a, b[ dans ]α, β , lim f(x)dx existe si et seulement si dt et = sont de même nature et en
u→b− φ(c) 0 et + e−t 1 x + x1 x 1 x2 + 1
ZA cas de convergence sont égales.
lim f(x)dx existe, et si c’est le cas : Mais pour A > 0, on a
A→β− φ(c)

Zβ ZA Z φ(u) Zu Zb ZA
1 π π π
f(x)dx = lim f(x)dx = lim f(x)dx = lim ′
f(φ(t))φ (t)dt = ′
f(φ(t))φ (t)dt. dx = [Arctan(x)]A
1 = Arctan(A) − Arctan(1) −→ − = .
A→β− u→b− u→b− 1 x2 + 1 A→+∞ 2 4 4
φ(c) φ(c) φ(c) c c
Z φ(c) Zc Z +∞ Z +∞
dx π 1
On montre de même que les intégrales généralisées f(x)dx et f(φ(t))φ (t)dt sont de même ′ On en déduit que 2
converge et vaut . Et donc dt
1 x +1 4 0 et + e−t
α Zβ a Zb π
converge également et vaut aussi .
nature, et en cas de convergence sont égales. Finalement, f(x)dx et f(φ(t))φ′ (t)dt sont de 4
α a

CH 4: Intégrales généralisées: Rappels et compléments 4/5 CPGE Bab Essahra-Guelmim


III. Reste d’une intégrale convergente Démonstration. Soit x ∈ [a, b[. Alors
Zb Zb Zx Zb Zb
Définition 21 R(x) = f(t)dt = f(t)dt − f(t)dt −→− f(t)dt − f(t)dt = 0.
x a a x→b a a
Zb
Soit f : [a, b [→ R une fonction continue telle que f(t)dt soit convergente. On appelle reste ■
a
de l’intégrale la fonction R : [a, b[→ R définie pour tout x ∈ [a, b[ par
Zb
L Exemple 23
R(x) = f(t)dt Z +∞ Z +∞
x sin t sin t
On a prouvé que √ dt est convergente. Donc lim √ dt = 0
1 t t x→+∞ x t t
Proposition 22

Zb
Si f(t)dt est convergente, alors
a
Zb
lim R(x) = lim f(t)dt = 0.
x→b− x→b− x

CH 4: Intégrales généralisées: Rappels et compléments 5/5 CPGE Bab Essahra-Guelmim

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