0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
31 vues7 pages

Pourquoi le ciel est-il bleu ? Explications scientifiques

Electromagnétisme, puissance rayonnée

Transféré par

Mohamed Amine Saidani
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
31 vues7 pages

Pourquoi le ciel est-il bleu ? Explications scientifiques

Electromagnétisme, puissance rayonnée

Transféré par

Mohamed Amine Saidani
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Électromagnétisme et optique géométrique, Polytech

Nancy 2A, Correction du TD3 2019/2020 : Pourquoi le


ciel est-il bleu ?
J Ledig

To cite this version:


J Ledig. Électromagnétisme et optique géométrique, Polytech Nancy 2A, Correction du TD3
2019/2020 : Pourquoi le ciel est-il bleu ?. École d’ingénieur. France. 2020. �hal-02888590�

HAL Id: hal-02888590


https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02888590
Submitted on 3 Jul 2020

HAL is a multi-disciplinary open access L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est


archive for the deposit and dissemination of sci- destinée au dépôt et à la diffusion de documents
entific research documents, whether they are pub- scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,
lished or not. The documents may come from émanant des établissements d’enseignement et de
teaching and research institutions in France or recherche français ou étrangers, des laboratoires
abroad, or from public or private research centers. publics ou privés.
TD EM & Optique 2A
Correction TD 3
Année 2019-2020
[email protected]

Pourquoi le ciel est-il bleu ?


Partie A : Champ EM par un dipôle vibrant

Question 1
L’information ne se propage pas instantanément dans l’espace, mais se propage à la vitesse de la
lumière c. Ainsi, si on mesure le champ en un point à un instant t et à une distance r de la source,
alors on mesure le champ qui a été émis à l’instant t − tparcours = t − r/c.
Ici nous étudions un dipôle NP (de charge −q pour N et de charge q pour P) de centre O. On se
place en M, à une distance r de ce dipôle. Les champs feront intervenir le retard t − NM/c et t − NP/c
respectivement. Nous avons cependant :

−−→ −→ −−→ −−→


NM = ||NM|| = ||NO + OM|| ≈ ||OM|| = r

De même pour P à la place de N. En effet, la distance inter-atomique NP = a est de l’ordre de 10−10


m, et donc négligeable devant r (si on se place à grande distance du dipôle). Le potentiel vecteur
s’écrit alors :
~AN (~r,t) = − µ0 q~vN (t − r/c)



 4π r
~A(~r,t) ≈ µ0 q~v(t − r/c) ⇒

4π r  µ q
 ~AP (~r,t) = + 0 ~vP (t − r/c)


4π r
Ici, nous considérons un dipôle qui vibre, d’où les vitesses pour P et N. Cette vibration va, nous allons
le voir, générer un champ EM dans tout l’espace.

Question 2
D’après le théorème de superposition, le champ mesuré en M est la superposition du champ de P
et de celui de N. Par conséquent :

~Atot. (~r,t) = ~AP (~r,t) + ~AN (~r,t) = µ0 q (~vP (t − r/c) −~vN (t − r/c))
4π r
−→
Introduisons maintenant le moment dipolaire du dipôle en question : ~p = qNP (à ne pas confondre
avec la quantité de mouvement m~v). En utilisant le théorème de Chasles, nous avons :

−→ −→ −→ −→ −→
~p = qNP = q(NO + OP) = q(OP − ON),

1
dont la dérivée temporelle vaut :
−→ −→ !
dOP dON
~p˙ = q − ≡ q(~vP −~vN )
dt dt

Le potentiel total peut donc se réécrire simplement :

˙ 0
~Atot. (~r,t) = µ0 ~p(~r,t ) (1)
4π r

Question 3
Afin de déterminer le potentiel électrique en tout point, nous allons partir de la formule donnée
par l’équation (1) et utiliser la Jauge de Lorentz (~∇ · ~A + ∂t V /c2 = 0) :
"  #
µ
 ˙
~p µ ~
∇ · ~
p˙ 1
~∇ · ~Atot. = 0 ~∇ · 0
= ~∇ · + ~p˙ · ~∇
4π r 4π r r

Utilisons le formulaire pour calculer le premier terme du crochet. Le calcul est simplifié car le
dipôle se trouve suivant l’axe Oz et donc ~p˙ = ṗ ~ez . En coordonnées sphériques le vecteur ~ez s’écrit
cos θ ~er − sin θ ~eθ . D’après l’expression de la divergence en coordonnées sphériques

~∇ · ~p˙ = 1 ∂ r2 × ṗ cos θ + 1 ∂ [sin θ × (− ṗ sin θ )]


 
r2 ∂ r r sin θ
 ∂θ
1 ∂ ṗ 1
= 2 2r ṗ cos θ + r2 cos θ + × [−2 ṗ sin θ cos θ ]
r ∂r r sin θ
ṗ ∂ ṗ ṗ
= 2 cos θ + cos θ − 2 cos θ
r ∂r r
0
∂ ṗ(t ) ∂ ṗ ∂t 0
= cos θ = 0 cos θ
∂r ∂t ∂ r
~p¨ ·~er
 
1
= p̈ − cos θ = −
c c

Et le second terme du crochet est simplement ~∇(1/r) = ∂r (1/r)~er = −~er /r2 . Donc :
 ¨
~p ·~er ~p˙ ·~er µ0 ~p¨ ~p˙
  
1 ∂V ~ ~ µ0
− 2 = ∇ · Atot. = − − 2 =− + ·~er
c ∂t 4π rc r 4πr c r

en utilisant le fait que µ0 ε0 = 1/c2 on trouve :


 ˙   
1 ~p ~p 1 ṗ p
Vtot. (~r,t) = + ·~er = + · cos θ (2)
4πε0 rc r2 4πε0 rc r2

2
Question 4
Nous allons maintenant utiliser le fait que ~B = ~∇ ∧ ~A pour déterminer le champ magnétique généré
par le dipôle vibrant. Repartons de l’équation (1) :
 
~∇ ∧ ~Atot. = µ0 ~ ṗ ~ez
∇∧
4π r
 
µ0 ∂ ṗ
= ~er ∧~ez
4π ∂ r r
µ0 1 ∂ ṗ ∂t 0 ṗ
 
= − ~er ∧ (cos θ ~er − sin θ ~eθ )
4π r ∂t 0 ∂ r r2
 
µ0 p̈ ṗ
= − − 2 (− sin θ ~eϕ )
4π rc r

Par conséquent, le champ magnétique total est :


 
~Btot. (~r,t) = µ0 p̈ + ṗ sin θ ~eϕ (3)
4π rc r2

Le calcul de ~Etot. (~r,t) est laissé en exercice au lecteur. Il suffit d’utiliser la définition ~E = −~∇V − ∂t ~A
avec les équations (1) et (2), et de vérifier que l’expression trouvée correspond bien à ce qui est donné
dans l’énoncé du TD.

Partie B : Analyse harmonique du rayonnement


On considère une OEM venant du soleil, de pulsation ω et de vecteur d’onde ~k. Nous prenons
l’approximation en onde plane :

~E 0 = ~E0 e j(~k·~r−ωt) où j est l’unité complexe j2 = −1

Le dipôle vibre à sa fréquence propre, régie par les lois de la mécanique quantique. Sous l’effet d’une
excitation extérieure (ici l’OEM) le dipôle finit par adopter la fréquence de l’onde incidente. Comme
pour une balançoire : dans le régime stationnaire, la balançoire oscille à la fréquence que nous lui
imposons avec la fréquence de balancement de nos jambes. Par conséquent, nous pouvons écrire :

~p(t) = ~p0 e− jωt

Cependant, pour qu’une onde puisse interagir avec un corps, il faut que la longueur d’onde soit du
même ordre de grandeur que le corps en question. Dans notre cas, il faut donc que λ = 2π/k ≈ a.

3
Question 1
Puisque nous utilisons une approche en onde plane, ṗ = − jω p et p̈ = −ω 2 p. Par conséquent le
champ magnétique de l’équation (3) se réécrit :

µ0 p ω2
 
~Btot. (~r,t) = − ω
+ j 2 sin θ ~eϕ
4π rc r

Comme nous travaillons dans la limite r  a, nous pouvons écrire :

⇒rλ pour qu’il y ait interaction


2π 2πc
⇔r =
k ω

⇔ 1
c

Ainsi,
µ0 p c h ωr i2 µ0 p 2
 h ωr i
~Btot. (~r,t) = − × 2 +j sin θ ~eϕ ≈ − ω sin θ ~eϕ ,
4πr r c c 4πrc
en effet, le premier crochet est un terme d’ordre 2, alors que le second n’est que d’ordre 1 en rω/c.

Question 2
Avec le champ électrique, nous avons :

p ω 2 jω
    
~Etot. (~r,t) = 2 jω 2 1
− 2 + 3 cos θ ~er + − 2 − 2 + 3 sin θ ~eθ
4πε0 r c r rc r c r
p

ω 2 
≈ × − 2 sin θ ~eθ
4πε0 rc
µ0 p 2
⇔ ~Etot. (~r,t) ≈ − ω sin θ ~eθ
4πr

(le terme en ω 2 est dominant).


Le champ à grande distance ne dépend que de θ et pas de ϕ (symétrie par rotation autour de
l’axe du dipôle). Le champ est nul pour θ = 0 + nπ (le dipôle ne rayonne rien selon son axe) et est
maximum pour θ = π/2.

θ Eθ

Figure 1 – Variation de Eθ avec θ à r = Cte.

4
Question 3
Utilisons les expressions trouvées pour ~Etot. et ~Btot. pour calculer le vecteur de Poynting moyen :
!
1 ~Etot. ∧ ~B∗tot. µ0 p20
h~Πit = Re = ω 4 sin2 θ ~er
2 µ0 32π 2 r2 c

Ce calcul n’est valable que pour des charges suffisamment lentes (pas d’effets relativistes) et des
particules de faibles dimensions (dans le cas contraire, on a de la diffusion de Mie, non sélective en
fréquence, à l’origine du blanc des nuages).

Question 4
L’énergie rayonnée a une dépendance en ω 4 . Pour comprendre ce que cela implique, rappelons
nous que le rouge est à 800 nm, et le bleu à 400 nm. Nous avons donc :

λrouge = 2λbleu
1 2
⇔ =
ωrouge ωbleu
4 4
⇔ ωbleu = 16ωrouge
⇔ hΠibleu = 16hΠirouge

Les molécules de O2 et de N2 qui composent l’atmosphère terrestre (et qui sont des dipôles)
rayonnent/diffusent 16 fois plus le bleu que le rouge. C’est pour cela que le ciel est bleu. De plus,
les rayons du soir semblent plus rouge, car hΠi ∝ ω 4 /r2 : les rayons rasants du soir ont parcouru une
plus grande distance dans l’atmosphère terrestre (r plus grand pour le soir), de ce fait la lumière est
"appauvrie" en bleu, et il ne reste que le rouge dans le spectre.

Rayon du Soleil le jour (au zénith)

djour

dsoir  djour

dsoir

Rayon du Soleil le soir

Figure 2 – Schéma explicatif de la diffusion de Rayleigh dans l’atmosphère terrestre.

5
Appendice
Je fournis ici le calcul rapide de ~Etot. (~r,t). Rappelons que µ0 ε0 = 1/c2 par définition, et que
∂r p(t 0 ) = − ṗ/c. Ainsi :
~
~Etot. (~r,t) = −~∇Vtot. (~r,t) − ∂ Atot. (~r,t)
∂t
D’après l’équation (2),
   
~∇Vtot. (~r,t) = ~∇ 1 ṗ p
+ cos θ
4πε0 rc r2
     
1 ∂ ṗ p 1 ∂ ṗ p
= + cos θ ~er + [cos θ ] + ~eθ
4πε0 ∂ r rc r2 r ∂θ rc r2
    
1 p̈ 2 ṗ 2p ṗ p
=− + + cos θ ~er + 2 + 3 sin θ ~eθ ,
4πε0 rc2 r2 c r3 r c r

de même avec l’équation (1) on trouve :

∂ ~Atot. (~r,t)
 
∂ µ0 ṗ
= (cos θ ~er − sin θ ~eθ )
∂t ∂t 4π r
 
µ0 p̈ p̈
= cos θ ~er − sin θ ~eθ
4π r r
 
1 p̈ p̈
= cos θ ~er − 2 sin θ ~eθ
4πε0 rc2 rc

Et donc nous trouvons bien :


     
~Etot. (~r,t) = 1 ṗ p p̈ ṗ p
2 2 + 3 cos θ ~er + + + sin θ ~eθ
4πε0 r c r rc2 r2 c r3

Vous aimerez peut-être aussi