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SMP3 : A NALYSE N UMÉRIQUE ET A LGORITHMIQUE

[Link] ———————S ÉRIE N 0 2——— S OLUTIONS——————-2018 - 2019

Exercice 1 : On veut calculer le zéro de la fonction f (x) = x2 − 2 dans l’intervalle [0; 2]. La fonction
f est strictement croissante et f (0)f (1) < 0.√D’après le théorème des valeurs intermédiaires, la
fonction f (x) = 0 admet une solution unique ( 2).
1. Déterminer la suite des itérés de la méthode de Lagrange dans l’intervalle [0; 2](on s’arrêtera au
plus petit k qui vérifie |f (xk )| < 10−4 ). On pourra utiliser le tableau ci-dessous :
Notons que la méthode nécessite le calcul ck = akff (b (bk )−bk f (ak )
k )−f (ak )
et si f (ak )f (ck ) > 0 on remplace
ak par ck sinon on remplace bk par ck .

Notons que la méthode de Lagrange est différente de celle de la secante : la première encadre
la solution par ak et bk alors que la deuxième définie une suite (xn )n en utilisant la relation de
recurrence :
xk−1 f (xk ) − xk f (xk−1 )
xk+1 =
f (xk ) − f (xk−1 )
Pour cette méthode, il n’y a aucun encadrement des valeurs :

2. On applique la méthode de Newton : Écrire l’algorithme et l’utiliser pour remplir le tableau (on
s’arrêtera au plus petit k qui vérifie |f (xk )| < 10−4 ). Le point de départ x0 = 1 est donné. On
pourra utiliser le tableau ci-dessous :
On a :
f (x) = x2 − 2 f 0 (x) = 2x ≥ 0 sur [0, 2] f 00 (x) = 2 > 0
Les conditions de convergence sont vérifiées (même si f (x0 ) < 0 on a f (x1 ) > 0).
La méthode : x0 donnée
Tant que que |f (xk )| > 10−4 → faire ↓ (une boucle de calcul à refaire tant que la condition est
vérifiée) :

x2k − 2 x2 + 2 xk 1
xk+1 = xk − = k = +
2xk 2xk 2 xk

k xk f (xk ) |xk − 2|
0 1 -1 0,41421
1 1,50000 0,25 0,08579
2 1,41667 0,00695 0,00245
3 1,41422 0,00002 0,00001
Exercice 2 : Soit (EF ) l’équation suivante, dite de Ferrari :
(EF ) x4 + 6x2 − 60x + 36 = 0

Utiliser la représentation graphique, ci-jointe, de la fonction


1. f (x) = x4 + 6x2 − 60x + 36 pour localiser deux racines de
(EF ) dans l’intervalle [0; 4] ;

La représentation graphique Cf permet de localiser "approximativement" les racines en lisant les


abscisses des points d’intersection de Cf avec l’axe des abscisses (OX). Nous pouvons remarquer
deux racines dans l’intervalle [0, 4] et nous pouvons aussi raffiner la localisation en disant que une
racine est dans l’intervalle [0, 2] et l’autre est l’autre est dans l’intervalle [2, 4].
2. Utiliser le théorème des valeurs intermédiaires pour localiser les deux racines x∗ et x de (EF )
respectivement dans [0; 2] et [2; 4] ; On a :
f 0 (x) = 4x3 + 12x − 60 et f 00 (x) = 12x2 + 12 > 0
Signe de f 0 (x) : On a f 0 (x) est croissante (f 00 (x) > 0) et comme f 0 (0)f 0 (4) < 0, il existe
α ∈ [0, 4] tel que f 0 (α) = 0. Donc :
f 0 (x) ≤ 0 sur [0, α] et f est décroissante sur cet intervalle ;
f 0 (x) ≥ 0 sur [α, 4] et f est croissante sur cet intervalle ;
On a sur [0, 2] :

 f et continue (pôlynome)
f (0)f (2) = 36 × (−44) < 0 ⇒ (EF ) admet une solution unique dans [0, 2]
f est décroissante sur [0, 2] ⊂ [0, α]


f et continue (pôlynome)
⇒ (EF ) admet au moins une solution dans [2, 4]
f (2)f (4) = (−44) × 148 < 0
Or : f (α) < f (2) < 0 donc (EF ) n’admet pas de racine dans [2, α] et par conséquent si une
racine existe elle est dans [α, 4].
Rappelons que f est croissante sur cet même intervalle.
En résumé :

 f admet au moins une racine dans [2, 4]
f n’admet pas de racine dans [2, α] ⇒ (EF ) admet une solution unique dans [α, 4] et dans [2, 4]
f et croissante sur [α, 4]

3. Transformer l’équation (EF ) en problèmes de recherche de points fixes, sous les formes sui-
vantes :
(P F 1) g1 (x) = x avec g1 est un polynôme,
On a :
1 4
(EF ) x4 + 6x2 − 60x + 36 = 0 ⇒ 60x = x4 + 6x2 + 36 ⇒ x = (x + 6x2 + 36) = g1 (x)
60
(P F 2) g2 (x) = x avec g2 est une fonction rationnelle,
On a :
−36
(EF ) x4 + 6x2 − 60x + 36 = 0 ⇒ x(x3 + 6x − 60) = −36 ⇒ x = = g2 (x)
x3 + 6x − 60

(P F 3) g3 (x) = x avec g3 une autre fonction à déterminer;


On a :
1
(EF ) x4 + 6x2 − 60x + 36 = 0 ⇒ x4 = −6x2 + 60x − 36 ⇒ x = (−6x2 + 60x − 36) 4 = g3 (x)
4. Soit x∗ ∈ [0; 2] une racine de (EF ). Écrire les schémas numériques pour calculer x∗ en utilisant
(P F 1) puis (P F 2). Exécuter les calculs des quatres premieres itérations de chacun des schémas ;

x0 donnée
(P F 1) 1
xk+1 = g1 (xk ) = 60
(x4k + 6x2k + 36)

(
x0 donnée
(P F 2) −36
xk+1 = g2 (xk ) = x3k +6xk −60
5. Étudier la convergence des deux schémas relatifs à (P F 1) et à (P F 2). Évaluer l’erreur commise
lorsque le schéma converge.
Conditions suffisantes de convergence d’un schéma point fixe de fonction g définie sur [a, b] :
• g continue et contractante ;
• g([a, b]) ⊂ [a, b]
Concernant (P F 1) : g1 est continue (polynôme) sur R et on a :
1 12
g10 (x) = (4x3 + 12x) ≥ 0 et g100 (x) = (x2 + 1) > 0 sur [0, 2]
60 60
Donc :
• g1 est croissante sur [0, 2] et on a
36 76
g1 ([0, 2]) = [g1 (0), g1 (2)] = [ , ] ⊂ [0, 2]
60 60
• g10 est croissante sur [0, 2] et on a :
56
g10 (0) ≤ g10 (x) ≤ g10 (2) ⇒ 0 ≤ g10 (x) ≤⇒ g1 est contractante
60
Concernant (P F 2) : g2 est continue (rationnelle) sur son domaine. Résolution de h(x) = x3 +
6x − 60 = 0 :
On a h0 (x) = 3x2 + 6 > donc h est continue et croissante, et on a h(0) = −60 et h(2) =
8 + 12 − 60 = −40 donc x3 + 6x − 60 6= 0 sur [0, 2] et g2 est continue sur [0, 2].
On a :
108(x2 + 2)
g20 (x) = 3 >0
(x + 6x − 60)2
Donc :
• g2 est croissante sur [0, 2] et on a
36 36
g2 ([0, 2]) = [g2 (0), g2 (2)] = [ , ] ⊂ [0, 2]
60 40
• D’autre part :
0 ≤ x ≤ 2 ⇒ 216 ≤ 108(x2 + 2) ≤ 648
1 1 1
0 ≤ x ≤ 2 ⇒ 1600 ≤ (x3 + 6x − 60)2 ≤ 3600 ⇒ ≤ 3 2

3600 (x + 6x − 60) 1600
On en déduit :
216 648
≤ g20 (x) ≤ ⇒ g2 est contractante.
3600 1600

L’erreur :
|xn − x∗ | = |g(xn−1 ) − g(x∗ )| ≤ l|xn−1 − x∗ | ≤ ....... ≤ ln |x0 − x∗ | ≤ ln |b − a| ≤ 2ln
Pour (P F 1), on a :
56
|en | ≤ 2( )n
Pour (P F 2), on a :
648 n
|en | ≤ 2( )
1600
Remarques. - Pour la méthode du point fixe et si nous utilisons le test d’arrêt basé sur la majoration
de l’erreur absolue, nous pouvons déterminer le nombre d’itérations à affecter pour obtenir une pre-
cision donnée.
- Le nombre d’itérations et la "rapidité" de la convergence dépend de la valeur de l, la convergence est
"bonne" lorsque l prend des valeurs beaucoup sensiblement plus petites que 1 par contre la conver-
gence est "lente" et la suite xn à tendance à être stationnaire si l est plus proche de 1.

Exercice 3 : Méthode directe : P2 (x) = ax2 + bx + c et donc :


  
 P2 (0) = 2  c = 2,  c = 2,
P (1) = 1 =⇒ a+b+c=1 =⇒ a=1
 2
P2 (2) = 2) 4a + 2b + c = 2 b = −2
 

Soit :
P2 (x) = ax2 + bx + c = x2 − 2x + 2
Les polynômes de base de Lagrange sont donnés par :
(x − 1)(x − 2) 1
L0 (x) = = (x2 − 3x + 2)
(0 − 1)(0 − 2) 2
(x − 0)(x − 2)
L1 (x) = = 2x − x2
(1 − 0)(2 − 1)
(x − 0)(x − 1) 1
L2 (x) = = (x2 − x)
(2 − 0)(2 − 1) 2
et :
1 1
P2 (x) = 2L0 (x) + L1 (x) + 2L2 (x) = 2 (x2 − 3x + 2) + 2x − x2 + 2 (x2 − x) = x2 − 2x + 2
2 2
Méthode de Newton : Calculons d’abord les différences divisées :

0 2
1−2
1 1 1−0
= −1
2−1 1−(−1)
2 2 2−1
=1 2−0
=1
et :
P2 (x) = 2 × 1 + (−1) × (x − 0) + 1 × (x − 0)(x − 1) = 2 − x + x2 − x + 1 = x2 − 2x + 1
Déterminons es polynômes caractéristiques de Lagrange :
(x − 2)(x − 3)(x − 5) (x2 − 5x + 6)(x − 5) −1 3
x − 10x2 + 31x − 30

L0 (x) = = =
(0 − 2)(0 − 3)(0 − 5) −30 30
(x − 0)(x − 3)(x − 5) x(x2 − 8x + 15) 1 3
x − 8x2 + 15x

L1 (x) = = =
(2 − 0)(2 − 3)(2 − 5) 6 6
2
(x − 0)(x − 2)(x − 5) x(x − 7x + 10) −1 3
x − 7x2 + 10x

L2 (x) = = =
(3 − 0)(3 − 2)(3 − 5) −6 6
2
(x − 0)(x − 2)(x − 3) x(x − 5x + 6) 1
x3 − 5x2 + 6x

L3 (x) = = =
(5 − 0)(5 − 2)(5 − 3) 30 30
Donc :
i=3
X
P3 (x) = f (xi )Li (x)
i=0
1  2  −9 3  87 3
x3 − 10x2 + 31x − 30 + x3 − 8x2 + 15x + x − 7x2 + 10x + x − 5x2 + 6x

P3 (x) =
30 6 6 30
53 3 253
P3 (x) = x − 7x2 + x−1
30 30
Exercice 4 : Déterminer le polynôme d’interpolation de Lagrange satisfaisant au tableau ci-dessous
x 0 2 3 5
f (x) −1 2 9 87
Déterminons es polynômes caractéristiques de Lagrange :
(x − 2)(x − 3)(x − 5) (x2 − 5x + 6)(x − 5) −1 3
x − 10x2 + 31x − 30

L0 (x) = = =
(0 − 2)(0 − 3)(0 − 5) −30 30
(x − 0)(x − 3)(x − 5) x(x2 − 8x + 15) 1 3
x − 8x2 + 15x

L1 (x) = = =
(2 − 0)(2 − 3)(2 − 5) 6 6
2
(x − 0)(x − 2)(x − 5) x(x − 7x + 10) −1 3
x − 7x2 + 10x

L2 (x) = = =
(3 − 0)(3 − 2)(3 − 5) −6 6
2
(x − 0)(x − 2)(x − 3) x(x − 5x + 6) 1
x3 − 5x2 + 6x

L3 (x) = = =
(5 − 0)(5 − 2)(5 − 3) 30 30
Donc :
i=3
X
P3 (x) = f (xi )Li (x)
i=0
1  2  −9 3  87 3
x3 − 10x2 + 31x − 30 + x3 − 8x2 + 15x + x − 7x2 + 10x + x − 5x2 + 6x

P3 (x) =
30 6 6 30
53 3 253
P3 (x) = x − 7x2 + x−1
30 30
1
Exercice 5 : Déterminer le polynôme d’interpolation de Lagrange P2 (x) de f (x) = par rapport
1+x
aux points 0; 34 ; 1.
Polynômes caractéristiques de Lagrange par rapport aux points 0; 34 et 1 :
(x − 34 )(x − 1)
 
4 2 7 3
L0 (x) = = x − x+
(0 − 34 )(0 − 1) 3 4 4
(x − 0)(x − 1) −16 2 
L1 (x) = 3 3 = x −x
( 4 − 0)( 4 − 1) 3
(x − 0)(x − 34 )
 
2 3
L2 (x) = =4 x − x
(1 − 0)(1 − 34 ) 4
Donc le polynômes d’interpolation par rapport aux points (0, 1), ( 43 , 47 ) et (1, 21 ) est donné par :
4 1 2 11
P2 (x) = L0 (x) + L1 (x) + L2 (x) = x2 − x + 1
7 2 7 14
1 1
Comparer, à l’aide d’une calculatrice, f ( 2 ) et P2 ( 2 );

1 2 1 19
f ( ) = ∼ 0, 666667 et P2 ( ) = ∼ 0, 678571
2 3 2 28
La différence entre les deux valeurs est d’ordre 0, 01 on peut dire qu’elles sont égales à 10−2 près ;
Pour calculer le zéro d’une fonction f (x) inversible sur un intervalle [a, b] on peut utiliser l’inter-
polation : après avoir évalué f sur une discrétisation xi de [a, b], on interpole l’ensemble (yi =
f (xi ), xi )m
i=0 et on obtient un polynôme p(y) tel que : f (x) = 0 ⇔ x = p(0).

Exercice 6 : Utiliser cette méthode pour évaluer l’unique racine r de la fonction f (x) = exp(x) − 2
dans l’intervalle [0, 1] avec trois points d’interpolation ;
Localisation de la racine : Soit f (x) = ex − 2, f est une fonction continue croissante (car f 0 (x) =
ex > 0) et f (0)f (1) = (−1)(e − 2) < 0 donc l’équation f (x) = 0 admet une racine unique x̄ ∈ [0, 1]
f est inversible (admet une fonction réciproque) car f est une bijection (continue + croissante) de
[0, 1] vers [−1, e − 2].
Discrétisation de l’intervalle en trois points (n = 2) et xi = 0 + i( 1−0
2
) = 2i donc x0 = 0, x1 = 21 et
x2 = 1. Le tableau des valeurs de f (xi ) :
1
xi 0 2
1
1
y = f (x ) −1 e 2 − 2 e − 2
Le tableau inversé (les valeurs (yi , f −1 (yi ) = xi )) :
1
yi −1 e 2 − 2 e − 2
xi = f −1 (yi ) 0 1
2
1
Le polynôme d’interpolation P2 (x) sur la base des points yi et les valeurs xi = f −1 (yi ) est une
approximation de f −1 (x) (nous pouvons le calculer par n’importe quelle méthode d’interpolation).
Par exemple, le tableau des différences divisées est donnée par :
yi xi DD1 DD2
−1 0 − −
1
1 1 −0 1
e2 − 2 2 1
2
= 1 ' 0, 345 −
e 2 −2+1 2(e 2 −1)
1 1
2 − 2
1 1 1
1− 21 1 1 2e 2 −1−e
e−2 1 1 = 1
e−e 2
e−2+1
e 2 −1
= ( 1
2(e−1) e−e 12
− 1
1
)= 1
2(e−1) e 32 −2e+e 21
e−2−(e 2 −2) 2(e−e 2 ) e 2 −1
1
1 −(e+1−2e 2 ) −1
= 2(e−1) e 12 (e−2e 12 +1)
= 1 ' −0, 176
2e 2 (e−1)
Donc le polynôme d’interpolation sur la base des (yi ) est donné par :
1 1
P2 (x) = 0 + 1 (x − y0 ) − 1 (x − y0 )(x − y1 )
2(e − 1)2 2e (e − 1)
2

1 1 1
P2 (x) = 0 + 1 (x + 1) − 1 (x + 1)(x − e 2 + 2)
2(e − 1)
2 2e (e − 1)
2

On a :
3 1
−1 1 1 1 e 2 + e − 4e 2 + 2
f (x̄) = 0 ⇔ x̄ = f (0) ∼ P2 (0) = 1 − 1 (−e + 2) =
2
1 1
2(e 2 − 1) 2e 2 (e − 1) 2e 2 (e 2 − 1)(e1 − 1)
Soit :
x̄ ∼ 0, 708
Comparer ensuite le résultat obtenu avec l’approximation du zéro de f obtenue par la méthode de
Newton en 3 itérations à partir de x0 = 0.
D’abord, vérifiant les conditions de convergence : f est de classe C 1 avec f 0 (x) > 0 et f 00 (x) > 0 par
contre f (x0 ) = f (0) = −2 calculons x1 : x1 = x0 − ff(x0 (x
k )−2
k)
= 0 − 1−2
1
= 1 et f (x1 ) = e − 2 > 0
00
de même signe que f (x). On en déduit que la méthode de Newton converge vers x et une valeur
approchée après trois itérations est donnée par x3 avec :
e−2 e x2 − 2
x2 = 1 − ∼ 0.736 et x3 = x2 − ∼ 0.694
e ex2
Exercice 7 : On se place sur l’intervalle [−1, +1] :  
1 1
1) Calculer les polynômes de base de degré 3 associés aux points −1, − , , 1 ;
3 3
(x + 13 )(x − 13 )(x − 1) −1
L0 (x) = 1 1 = (9x2 − 1)(x − 1)
(−1 + 3 )(−1 − 3 )(−1 − 1) 16

(x + 1)(x − 31 )(x − 1) 9
L1 (x) = −1 −1 1 −1 = (3x − 1)(x2 − 1)
( 3 + 1)( 3 − 3 )( 3 − 1) 16
(x + 1)(x + 31 )(x − 1) −9 2
L2 (x) = 1 1 1 1 = (x − 1)(3x + 1)
( 3 + 1)( 3 + 3 )( 3 − 1) 16
(x + 1)(x + 13 )(x − 31 ) 1
L3 (x) = 1 1 = (x + 1)(9x2 − 1)
(1 + 1)(1 + 3 )(1 − 3 ) 16
2) En déduire le polynôme d’interpolation, P3 , de degré inférieur ou égal à 3 d’une fonction f définie
1 1
sur [−1, +1], associé aux points {−1, − , , 1} ;
3 3
1 1
P3 (x) = f (−1)L0 (x) + f (− )L1 (x) + f ( )L2 (x) + f (1)L3 (x)
3) Décrire la méthode de quadrature sur [−1, +1] obtenue en remplaçant l’intégrale de f par celle de
P3 . Quel est l’ordre de cette méthode ?
Z 1 Z 1 Z 1 Z 1 Z 1
1 1
f (x)dx ' f (−1) L0 (x)dx + f (− ) L1 (x)dx + f ( ) L2 (x)dx + f (1) L3 (x)dx
−1 −1 3 −1 3 −1 −1
On a : Z 1
−1 1
Z
1
L0 (x)dx = (9x2 − 1)(x − 1)dx =
−1 16 −1 4
Z 1 Z 1
9 3
L1 (x)dx = (3x − 1)(x2 − 1)dx =
−1 16 −1 4
Z 1 Z 1
−9 3
L2 (x)dx = (x2 − 1)(3x + 1)dx =
−1 16 −1 4
Z 1 Z 1
1 1
L3 (x)dx = (x + 1)(9x2 − 1)dx =
−1 16 −1 4
D’ou : Z 1
1 3 −1 3 1 1
f (x)dx = 2( f (−1) + f ( ) + f ( ) + f (1))
−1 8 8 3 8 3 8
3
Cette quadrature (méthode de Simpson 8 ) est donnée sur un intervalle [a, b] :
Z b
b−a b−a b−a b−a
f (x)dx = (f (a) + f (a + ) + f (a + 2 ) + f (a + 3 ) + f (b))
a 8 3 3 3
Cette méthode est d’ordre au moins égal à 3 (si f est un polynôme de degré 3 alors f (x) = P3 (x)
et au plus égal à 4 (résultat général de la méthode de Newton-cotes).
Soit f est le polynôme de degré 4 tel que f (x) = x4 , on a :
Z 1
x5 2 14
I= f (x)dx = [ ]1−1 = =
−1 5 5 35
1 3 −1 3 1 1 1 1 1 14
Ie2 = ( f (−1) + f ( ) + f ( ) + f (1)) = (1 + + + 1) = 6= I
8 8 3 8 3 8 4 17 27 27
Donc, la méthode est d’ordre 3.
Exercice 8 : Estimer, à l’aide des théorèmes du cours, le nombre de sous-intervalles n nécessaire pour
obtenir une approximation de :
Z 1
4
I= 2
dx
0 1+x
avec une erreur moindre que 10−2 , en utilisant :
1. La méthode du point milieu combinée ;

b − a b − a 2 00
En = ( ) |f (η)|
24 n
Donc :
1 − 0 1 − 0 2 00 1 1
En = ( ) |f (η)| = ( 2 )|f 00 (η)|
24 n 24 n
00
cherchons une majoration de |f (η)|, on a :

−8x
f 0 (x) =
(1 + x2 )2
24x2 − 8
f 00 (x) =
(1 + x2 )3
(1 − x2 )
f (3) (x) = 96x ≥ 0 sur [0, 1]
(1 + x2 )4
On en déduit : |f 00 (η)| ≤ 2 et :
1 1 1 1 1
En = ( )|f 00 (η)| ≤ 8 ( ) =
Il suffit de prendre :
r
1 106
≤ 10−6 ⇒ 3n2 ≥ 106 ⇒ n ≥ ⇒ n ≥ 577.35
3n2 3
il suffit de considérer n = 587.

2. La méthode des trapèzes combinée ;

(b − a)3 b − a 2 00
En = ( ) |f (η)|
12 n
Donc :
(1 − 0)3 1 − 0 2 00 1 1
En = ( ) |f (η)| = ( 2 )|f 00 (η)|
12 n 12 n
On en déduit :
1 1 1 1 2
En = ( 2 )|f 00 (η)| ≤ 8 ( 2 ) = 2
12 n 12 n 3n
Il suffit de prendre :
r
2 2 2
2
≤ 10−6 ⇒ n2 ≥ × 106 ⇒ n ≥ × 106 n ≥ 816.49
3n 3 3
il suffit de considérer n = 817.

3. La méthode de Simpson combinée ;

b − a b − a 4 (4)
En = ( ) |f (η)|
180 4n
1 − 0 1 − 0 4 (4) 1 1 1
En = ( ) |f (η)| = 4
|f (4) (η)| = |f (4) (η)|
180 4n 180 256n 46080n4
Il suffit donc de trouver une majoration de |f (4) (η)| sur [−1, 1].
On donne :
sup |f (4) (x)| = 96
x∈[0,1]

Donc :
96 1
En ≤ =
46080n4 480n4
Il suffit de choisir n tel que :
1
≤ 10−6
480n4
r
6
4 10
n≥ ⇒ n ≥ 6.75
480
Il suffit de prendre n = 7.
Commenter les résultats trouvés.

La méthode de Simpson combinée donne la meilleure approximation en peu d’intervalles suivie de


la méthode du rectangle au centre combinée puis la méthode des trapèzes.
Exercice 9 : 1) Il faut comparer la valeur exacte I est la valeur approchée en utilisant la quadrature
donnée (I) e successivement par f (x) = c, x, x2 , x3 ,.... jusqu’au trouver une puissance p telle que
I 6= Ie dans ce cas l’ordre ou le degré de precision est p − 1 (la plus grande puissance de polynôme
ayant les deux valeurs
R1 identiques).
f (x) = c, I = 1 cdx = 2c et Ie = 12 1
(11f ( −3
5
) + f ( −1
5
) + f ( 15 ) + 11f ( 35 ) = 2c
f (x) = x, I = 0 et Ie = 0
f (x) = x2 , I = 32 et Ie = 23
f (x) = x3 , I = 0 et Ie = 0
f (x) = x4 , I = 25 et Ie = 1875
446

Donc, l’ordre de cette quadrature est 3.


2) Remarquons d’abord que nous ne pouvons pas appliquer directement la quadrature car l’intégrale
est définie sur [xi , xi+1 ] et non pas sur [−1, 1]. Le changement de variable affine prend la forme
x = αu + β et permet de remplacer l’intervalle [xi , xi+1 ] par son image [−1, 1] (géométriquement,


il s’agit d’effectuer une homothétie de rapport α suivie d’une translation de vecteur β i ) Si x = xi
alors u = −1 et si x = xi+1 alors u = 1 donc α et β vérifient le système suivant :

xi = −α + β
xi+1 = α + β
Donc : α = xi+12−xi = h2 et β = xi +x2 i+1 = a+iha+(i+1)h
2
= a + ih h2 Par conséquent, le changement
de variable est donné par :
xi+1 − xi xi + xi+1 h h
x= u+ = u + a + ih
2 2 2 2
et :
xi+1 − xi h
dx = du = du
2 2
D’ou :
Z xi+1 Z 1 Z 1
xi+1 − xi xi + xi+1 xi+1 − xi h h h
f (x)dx = f( u+ ) du = f ( u + a + ih + ) du
xi −1 2 2 2 −1 2 2 2
Z xi+1
h 1 h h 1
Z Z
h h h
f (x)dx = f ( u + a + ih + )du = g(u)du avec g(u) = f ( u + a + ih + )
xi 2 −1 2 2 2 −1 2 2
Z xi+1  
h 1 −3 −1 1 3
f (x)dx = 11g( ) + g( ) + g( ) + 11g(
xi 2 12 5 5 5 5
R xi+1
xi
f (x)dx
 
h −3h h −h h h h 3h h
= 11f ( + a + ih + ) + f ( + a + ih + ) + f ( + a + ih + ) + 11f ( + a + ih + )
24 10 2 10 2 10 2 10 2
 
h h 2h 3h 4h
= 11f ( + a + ih) + f ( + a + ih) + f ( + a + ih) + 11f ( + a + ih)
24 5 5 5 5
h
= (11f (c1 + ih) + f (c2 + ih) + f (c3 + ih) + 11f (c4 + ih))
24
avec : c1 = h5 + a, c2 = 2h 5
+ a, c3 = 3h 5
+ a et c4 = 4h5
+a

Remarquons que les constantes c1 , c2 , c3 et c4 dépendent seulement de a et de h ou autrement de


l’intervalle et du nombre de points.

En particulier, sur l’intervalle [−1, 1] on a x0 = a = −1, x1 = 1 et h = 2 donc :

2 −3 −1 1 3
c1 = −1= , c2 = , c3 = , c4 =
5 5 5 5 5
h 1
et comme 24
= 12
et i = 0, on retrouve exactement la quadrature initiale.
La méthode composite :
Z b Z x1 Z x2 Z xn i=n−1
X Z xi+1
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx + ... + f (x)dx = f (x)dx
a x0 x1 xn−1 i=0 xi

Z b i=n−1
X h
f (x)dx = (11f (c1 + ih) + f (c2 + ih) + f (c3 + ih) + 11f (c4 + ih))
a i=0
24
i=n−1
h X
= (11f (c1 + ih) + f (c2 + ih) + f (c3 + ih) + 11f (c4 + ih))
24 i=0
Algorithme :
Initialisation :
a= ,b= ,n= ,
Calcul de h = b−an
, c1 = h5 + a, c2 = 2h 5
+ a, c3 = 3h
5
+ a et c4 = 4h
5
+a
h
I = 24 (11f (c1 ) + f (c2 ) + f (c3 ) + 11f (c4 ))
e
For (de) i = 1 to (à) i = n − 1 do (faire) :
h
Ie := Ie + (11f (c1 + ih) + f (c2 + ih) + f (c3 + ih) + 11f (c4 + ih))
24

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Les documents relatifs à ce cours sont disponibles sur : [Link]
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Faculté des Sciences de Tétouan, BP. 2121 M’Hannech II, 93030 Tétouan Maroc.
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