Affections Du Système Reproducteur
Affections Du Système Reproducteur
CIBLE : IDE 2
DUREE 30H
ENSEIGNNTE : Dr TCHIFAM BERTHE EPSE DJALLO
PARTIE A : SEMIOLOGIE
LEUCORRHÉES
a. Définition
Les leucorrhées ou pertes blanches, sont des pertes non sanglantes venant des voies génitales de la
femme. Elles peuvent être physiologiques ou d'origine infectieuse. De pertes malodorantes (jaunâtres,
verdâtres) sont généralement le signe d'une pathologie associée. Le diagnostic se fait par prélèvement
des pertes. Le traitement dépendra de la cause.
b. Leucorrhées physiologiques
Elles proviennent essentiellement de la glaire cervicale, de la desquamation vaginale, du
transsudat vaginal des plexus veineux, et des secrétions des glandes vulvaires (glandes de Skene et de
Bartholin). Les femmes adultes non ménopausées en produisent entre 1 ml et 4 ml par jour, avec des
variations en fonction de l'âge, de la date dans le cycle menstruel, de la prise éventuelle d'hormones.
Ces secrétions présentent naturellement des pics importants en cas d'excitation sexuelle.
Elle est blanche, inodore et empèse le linge. Elle ne provoque pas de symptôme. L'examen ne
montre pas d'inflammation, ni de rougeur.
Quand elle est d'abondance modérée, cette sécrétion ne s'extériorise pas trop, mais si elle est
importante, elle apparaît à la vulve sous forme d'un liquide muqueux filant comparable au blanc d'œuf
cru.
L'hygiène de la vulve doit être quotidienne. Il est déconseillé de pratiquer des douches vaginales
quotidiennes. L'hygiène peut être réalisée à l'eau ou en utilisant un savon doux à pH neutre ou alcalin.
1. Définition
Une métrorragie correspond à une perte de sang d'origine utérine plus ou moins importante
survenant en dehors de la période des règles chez la femme.
2. Symptômes
Le sang peut se présenter sous diverses apparences : rouge, noirâtre, avec ou sans caillot, etc. Par
ailleurs, le saignement peut survenir sur plusieurs jours.
3. Causes
Beaucoup de causes de métrorragies sont sans gravité, notamment un déséquilibre hormonal, des
fibromes, des polypes, des troubles de la coagulation ou une anomalie de l'endomètre appelé
adénomyose. Certaines causes peuvent cependant être plus graves comme les tumeurs malignes.
Les métrorragies survenant avant la puberté ou après la ménopause doivent a priori être
considérées comme anormales. Les métrorragies survenant au moment de la puberté sont
généralement associées à des règles trop abondantes, qui touchent 2 à 5% des adolescentes dans les
deux années suivant les premières règles.
4. Conséquences
Si elles ne sont pas prises en charge, les métrorragies peuvent conduire à des anémies. Mais le
problème est surtout que la pathologie sous-jacente n'est pas traitée.
5. Grossesse
Les métrorragies du premier trimestre sont relativement fréquentes puisqu'elles concernent une
femme sur quatre en début de grossesse. Dans tous les cas, et quel que soit le stade de la grossesse une
consultation est impérative car, chez la femme enceinte, une métrorragie peut être le signe d'une
fausse-couche, d'une grossesse extra-utérine ou, vers la fin de la grossesse, de deux pathologies graves
: l'hématome rétro-placentaire ou le placenta prævia.
Il existe différents troubles des règles. De nombreuses causes peuvent être à l'origine de ces
troubles. Les traitements seront proposés au cas par cas.
1. L'aménorrhée
L'aménorrhée se définit par l'absence totale de règles. Elle peut-être primaire ou secondaire. Dans
le cas d'une aménorrhée primaire, il s'agit de jeunes filles âgées de 16 ans et plus qui n'ont jamais eu
leurs règles. L'aménorrhée secondaire touche quant à elle des femmes non ménopausées, ayant déjà eu
leurs règles, et qui ne les ont plus depuis au moins trois mois.
2. Dysménorrhées
Les dysménorrhées se définissent par des douleurs qui précèdent, accompagnent ou font suite aux
règles. Elles peuvent être primaires ou secondaires. Différentes causes sont possibles : endométriose,
3. Cycles irréguliers
Les règles chez la femme surviennent habituellement tous les 28 jours. À côté de ce schéma
classique, les variantes individuelles sont fréquentes : il y a par exemple des cycles courts de 22-25
jours et des cycles longs de 30-32 jours qui sont tout à fait normaux.
De même, si l'écoulement menstruel dure en général 3 ou 4 jours, il peut s'arrêter chez certaines
femmes après 2 jours ou se prolonger chez d'autres pendant 5 ou 6 jours.
Il faut donc faire la part des choses et ne s'alarmer que lorsqu'il s'agit d'un fait nouveau
d'apparition plus ou moins récente. C'est la modification des règles par rapport à ce qu'elles sont
d'habitude qui doit faire consulter.
• Les métrorragies sont des hémorragies utérines survenant en dehors des règles ;
• Une endométriose ;
Lorsqu'une femme se plaint d'un trouble récent des règles, le premier réflexe est d'évoquer la
grossesse. Dans le cas de règles plus abondantes ou plus importantes, la hantise reste la grossesse
extra-utérine. Les menaces de fausse couche sont également causes d'hémorragies.
• Rétrécissement mitral ;
• Traumatisme génital ;
6. Syndromes prémenstruels
a. Définition
Le syndrome prémenstruel recouvre l'ensemble des troubles survenant avant les règles, qu'ils
soient d'ordre physique ou psychologique. Ils touchent environ 10 à 20 % de femmes. La cause de ces
troubles est inconnue mais semble, au moins en partie, d'origine hormonale.
b. Les symptômes
Environ une semaine (parfois un peu plus) avant les règles la femme présente différents troubles
qui disparaissent deux jours avant les règles. Ces troubles évoquent une rétention d'eau et de sel :
• Sensation de seins gonflés, tendus, douloureux rendant parfois impossible le port du soutien-
gorge ;
• Visage bouffi avec gonflement des paupières, doigts boudinés interdisant le retrait des bagues
plusieurs jours par mois, chevilles enflées conservant la marque des chaussures le soir ;
• Maux de tête.
L'apparition des règles fait disparaître ces symptômes qui ne reviennent que le mois suivant.
c. Traitement
La relaxation, le repos, un exercice physique régulier, une alimentation équilibrée peuvent
apporter une aide. Cependant, ces méthodes ne sont pas officiellement admises comme recours
thérapeutiques. La progestérone naturelle ou de synthèse du 15e au 25e jour du cycle est très efficace.
Les médicaments veinotoniques peuvent soulager les troubles veineux.
Les candidoses génitales, plus connues sous le nom de mycoses génitales touchent le plus souvent
les femmes. En cause ? Des circonstances particulières telles que les règles, la grossesse ou la prise
d'antibiotiques. La mycose génitale entraîne une rougeur et des démangeaisons. Le traitement est la
plupart du temps local.
1. Définition
C'est une infection des organes génitaux par un champignon. Elle est extrêmement fréquente et
banale notamment chez la femme. Le champignon en cause est pratiquement toujours le Candida
albicans. L'infection survient le plus souvent de façon endogène, liée au développement de Candida
déjà présents dans le vagin ou sur la peau. Elle peut également survenir de façon exogène, dans le
cadre d'une contamination par voie sexuelle, par piscine, plages... Cependant la candidose vaginale
n'est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible.
• Diabète.
3. Signes de la maladie
Chez l'homme, la candidose se manifeste par une inflammation avec démangeaisons du gland et
du prépuce. À l'extrême, ces lésions peuvent évoluer vers un phimosis avec écoulement purulent. La
plupart du temps, l'infection est inapparente chez l'homme.
Chez la femme, il s'agit d'une infection de la vulve et du vagin (vulvo-vaginite) avec pertes
blanches inodores, démangeaisons s'accompagnant de brûlures locales et de douleurs pendant les
rapports sexuels. Ces symptômes sont exacerbés dans les jours qui précèdent les règles. Les pertes
blanches sont épaisses et ont l'aspect typique dit "lait caillé".
4. Diagnostics
Le diagnostic est souvent fait dès l'interrogatoire. L'examen standard (inspection de la vulve,
examen du col et du vagin sous spéculum) permet de retrouver les lésions typiques. Cet examen peut
être pratiqué par un médecin généraliste, un gynécologue ou un dermatologue.
6. Évolution de la maladie
La plupart du temps, le traitement est efficace rapidement. Cependant, malgré un traitement bien
conduit, la candidose a tendance à récidiver chez certaines femmes prédisposées.
• Ne pas utiliser de savon à pH acide car un pH acide au niveau local favorise le développement
des candidoses ;
Le traitement est la plupart du temps local : ovules, comprimés vaginaux et crèmes ou gels sont
efficaces et ont relativement peu d'effets secondaires. Le traitement du partenaire n'est pas
systématique si celui ou celle-ci ne présente pas de symptomes (uniquement en cas de récidives
fréquentes).
• Crème ou lait antifongique à appliquer généreusement sur la vulve ou sur le gland pendant 10
jours ;
• Un traitement par comprimés est indiqué en cas de récidives fréquentes. En effet, un foyer de
Candida présent au niveau digestif peut être la cause d'infections gynécologiques à répétition.
L'éradication du champignon permet d'enrayer le phénomène ;
• Un traitement préventif peut être indiqué en cas de prise d'antibiotiques chez les femmes qui
présentent des candidoses fréquentes. En effet, lors d'un traitement antibiotique, un déséquilibre de la
flore vaginale peut survenir qui favorise le développement de candidoses.
LES MÉTRITES
Nom générique à toutes les affections inflammatoires de l’utérus. Elles sont pratiquement toujours
associées à des salpingites ou à des cervicites.
1. Signes
• Douleurs pelviennes permanentes
• Métrorragies intermittentes
2. Étiologie
Leur étiologie peut être gonococcique, colibacillaire, mais surtout apportés par les infections du
post-partum, post-abortum ou traumatique ; la tuberculose
• Synéchies
• Abcès utérins
4. Traitement
Nécessite des antibiotiques
SALPINGITE
1. Définition
La salpingite est une maladie gynécologique fréquente chez la femme jeune. C'est une infection
génitale qui touche les trompes de Fallope, qui coiffent chaque ovaire et mènent à l’utérus, à droite et à
gauche. Le germe le plus souvent responsable est Chlamydia trachomatis, suivi par le gonocoque ou le
mycoplasme, tous des germes sexuellement transmissibles.
2. signes cliniques
• Une douleur du bas ventre plus ou moins importante qui augmente au cours des rapports
sexuels.
4. Conduite à tenir
Après un interrogatoire détaillé (dont la notion de rapport non protégé qui pourrait mettre sur la piste
d'une grossesse extra-utérine), le médecin procède à un examen gynécologique.
o Il demande un prélèvement cervico vaginal , une prise de sang (avec si possible l'obtention des
résultats dans les 6 heures) comportant une numération formule sanguine et une vitesse de
sédimentation à la recherche d'un foyer infectieux et une échographie pelvienne.
o Le traitement antibiotique est commencé le plus rapidement possible, en comprimé ou par une
injection en intramusculaire ou intraveineuse (suivant la gravité de l'infection ou le choix de
l'antibiotique).
o Enfin, il vous invitera à consulter dans les 3 jours pour vous commenter les résultats des
examens et apprécier l'évolution sous traitement
Les suites
• Consultation dès le moindre problème génital (comme des pertes blanches abondantes par
exemple, des douleurs pelviennes typiques ou atypiques aussi bien en intensité que dans le temps).
6. La salpingite chronique
La salpingite aiguë peut devenir chronique si elle n'est pas détectée à temps ou insuffisamment traitée.
Le risque est alors celui d'une infertilité.
• des douleurs au cours des rapports que l'on retrouve lors du toucher vaginal,
• des saignements.
Les trompes sont "bouchées" et après un traitement antibiotique, si la femme désire une
grossesse, le chirurgien pourra envisager une reperméabilisation tubaire.
En cas d'échec de l'opération, la femme pourra avoir recours à l'assistance médicale à la procréation).
TRICHOMONAS
1. Définition
La Trichomonose uro-génitale est une infection sexuellement transmissibles (IST), bénigne,
cosmopolite et fréquente, due à Trichomonas vaginalis, protozoaire flagellé, parasite des voies uro-
génitales, mais qui peut être rencontré au niveau de la bouche, des amygdales, du rectum, en fonction
des pratiques sexuelles.
2. Epidémiologie
Parasite strictement humain, il n’existe que sous forme végétative et meurt rapidement dans le
milieu extérieur. Très sensible à la dessiccation, sa transmission d’un individu à un autre ne peut
s’effectuer qu’en milieu humide. Il peut survivre 1 à 2 heures sur une surface humide et jusqu'à 24
heures dans les urines ou le sperme.
Il s’agit d’une IST, mais on ne peut exclure la possibilité de contamination par du linge de toilette
humide. On peut noter la fréquente coexistence Trichomonas / Candida albicans, mais également
l'association avec d'autres microorganismes : gonocoque, Chlamydiae, mycoplasmes, VIH.
3. Diagnostic clinique
Les manifestations cliniques sont très différentes selon les sexes : manifestations bruyantes chez la
femme, a contrario l'homme est souvent porteur asymptomatique.
a. Chez la femme
La forme classique de la vulvo-vaginite aigüe à T. vaginalis (25 % des vulvo-vaginites) associe
des leucorrhées spumeuses, aérées, jaune vert, (parfois blanchâtres) continuelles et nauséabondes, un
prurit vulvaire avec sensation de brûlure, des dyspareunies et parfois une cystite (dysurie, pollakiurie,
brûlures mictionnelles).
A l'examen, la vulve est rouge vif avec un exsudat et l'introduction du spéculum est douloureuse.
La muqueuse vaginale est rouge écarlate avec un piqueté hémorragique plus foncé.
b. Chez l’homme
Le parasite se localise aux glandes urétrales, à la prostate, aux vésicules séminales. Il est difficile à
mettre en évidence.
Le patient peut présenter une urétrite subaiguë avec un écoulement urétral plus ou moins purulent.
Il peut aussi exister des signes urinaires (dysurie, pollakiurie). Les complications à type de prostatites
sont exceptionnelles.
4. Diagnostic biologique
4.1. Prélèvements
La glaire cervicale doit être prélevée avant toute toilette intime et tout traitement. La patiente
doit éviter toutes relations sexuelles 24 à 48 heures avant le prélèvement.
L’examen est difficile et douloureux, il faut donc utiliser avec précaution un spéculum sans
lubrifiant. Il permet d’observer une muqueuse inflammatoire avec un piqueté hémorragique très
évocateur. Le prélèvement s’effectue au niveau des culs de sac vaginaux et de la glande de Bartholin
avec un écouvillon stérile imbibé de sérum physiologique.
Si le prélèvement est effectué en dehors du laboratoire il faut utiliser un écouvillon avec milieu
de transport (milieu de Stuart) qui permet la conservation des parasites 24 heures à température
ambiante. On peut également trouver les Trichomonas dans les urines.
L'examen direct doit être effectué le plus rapidement possible dans de l'eau physiologique à 37°C
ou sur platine chauffante. Cet examen permet de repérer les parasites mobiles, réfringents de forme
ovalaire ou arrondie.
5. Traitement
Il repose sur la prescription de nitro-imidazolés et dans tous les cas le traitement simultané du (ou des)
partenaire(s) est indispensable.
a. Traitement "minute"
Métronidazole (FLAGYL®) 2g per os en dose unique
b. Traitement long
Le traitement long est préconisé dans les formes avec signes urinaires, en cas de rechute et chez
l'homme pour éviter les atteintes prostatiques.
- Métronidazole (FLAGYL®) 500 mg par jour en deux prises pendant 10 jours. Chez la femme, un
traitement local peut être associé : comprimé gynécologique tous les soirs pendant 10 jours.
Chez la femme enceinte bien qu'il n'y ait pas de contre-indication à l'utilisation du
métronidazole on préférera un traitement local pendant le premier trimestre de la grossesse.
Chez la femme qui allaite, on pourra prescrire le métronidazole per os en dose unique avec
arrêt de l'allaitement pendant 24 heures.
6. Prévention
Les rapports sexuels protégés et le traitement simultané du ou des partenaires lors du dépistage
d’un cas sont la base de la prévention.
Points essentiels
CHLAMYDIAE
La chlamydiose est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus courantes dans le
monde entier. On estime à près d’un million de personnes infectées par le chlamydia aux États-Unis.
Des antibiotiques sont utilisés pour le traitement de la chlamydiose.
L'infection à chlamydia est une maladie sexuellement transmissible commune chez les humains. Elle
est causée par la bactérie Chlamydia trachomatis.
La forme sexuelle de la chlamydiose infecte aussi bien les femmes que les hommes.
L'écoulement purulent observé est généralement moins visqueux et de couleur plus claire que celui
de la gonorrhée. Si elle n'est pas traitée à temps, il est possible que la chlamydiose génitale se propage
aux testicules provoquant une épididymite, qui dans de rares cas, peut provoquer la stérilité. La
chlamydia est également une cause potentielle de prostatite chez les hommes.
8. Traitement de la chlamydiose
L'infection à C. trachomatis peut être efficacement traitée avec des antibiotiques, une fois
qu'elle est détectée. Les directives actuelles recommandent l'azithromycine, la doxycycline,
l'érythromycine ou l'ofloxacine. Les antibiotiques recommandés pour les femmes enceintes incluent
l'érythromycine et l'amoxicilline.
Le personnel soignant peut recommander que le partenaire soit traité afin de prévenir la
réinfection et la propagation de la maladie. Avec le traitement, l'infection devrait se dissiper dans
environ une semaine ou deux. Il est important de finir tous les antibiotiques, même si on se sent
mieux. Les femmes atteintes d'une infection à chlamydia graves peuvent nécessiter une hospitalisation,
un traitement de la douleur et une prise d'antibiotiques par intraveineuse.
VAGINITE
1. Description
Le vagin a son propre équilibre chimique, qui peut facilement être perturbé. Lorsque la muqueuse
du vagin présente une inflammation, ce trouble est appelé vaginite. Les jeunes filles et les femmes de
tout âge peuvent en être atteintes.
2. Causes
La vaginite peut s'expliquer par un grand nombre de causes.
La vaginite non infectieuse désigne une inflammation vaginale provoquée par des produits
chimiques irritants ou une allergie. Les spermicides, les douches vaginales, les détergents, les
La vaginite atrophique peut survenir avec la ménopause. Cette vaginite est provoquée par la
baisse de la concentration d'hormones (œstrogènes) et l'amincissement de la muqueuse vaginale. Le
vagin est donc plus sujet aux irritations.
La vaginite infectieuse est provoquée par une infection causée par des bactéries ou des levures.
Le trichomonas est un type d'infection vaginale causé par un parasite appelé Trichomonas vaginalis
qui se transmet lors d'un rapport sexuel non protégé avec un partenaire infecté. D'autres types
d'infections vaginales surviennent lorsqu'une femme présente une fistule, un conduit anormal reliant
l'intestin au vagin. Ce conduit permet aux matières fécales de pénétrer dans la région vaginale, ce qui
accroît grandement les risques d'infection.
Une vaginose bactérienne peut s'expliquer par un déséquilibre entre les bactéries présentes
normalement le vagin, qui le protègent, et des bactéries potentiellement nuisibles. Il a été démontré
que le tabagisme, le port d'un dispositif intra-utérin, l'utilisation de douches vaginales ou le fait d'avoir
des partenaires sexuels multiples peuvent tous augmenter le risque d'infection. La vaginose
bactérienne n'est pas considérée comme une infection transmissible sexuellement, car elle peut se
produire chez des femmes qui n'ont jamais eu de relations sexuelles vaginales.
Les infections à levures, également connues sous le nom de candidose vaginale, sont provoquées
par la croissance excessive d'une levure appelée Candida qui fait partie de la flore vaginale normale.
Elles peuvent survenir pendant une prise d'antibiotiques, lorsque votre concentration en œstrogène est
élevée (par exemple, pendant la grossesse ou si vous prenez un contraceptif oral), en cas de diabète
non contrôlé ou si votre système immunitaire est déprimé. Tout ce qui modifie le type et la quantité de
bactéries normalement présentes dans le vagin, par exemple la douche vaginale ou l'irritation causée
par une lubrification vaginale insuffisante, peut augmenter le risque. Une infection à levure peut être
transmise sexuellement, surtout lors de rapports sexuels oro-génitaux. Par contre, l'infection à levure
n'est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible parce qu'elle se produit chez des
femmes qui ne sont pas actives sexuellement et que le champignon Candida est présent naturellement
dans le vagin.
3. Symptômes et Complications
Les symptômes généraux de la vaginite comprennent des écoulements, des odeurs, une irritation et
des démangeaisons. Dans certains cas, il n'y a aucun symptôme même si une infection bactérienne est
présente. De façon générale, la vaginite bactérienne entraîne des démangeaisons et une sensation de
brûlure au moment d'uriner ou après les rapports sexuels. Il peut également y avoir des écoulements
blanchâtres nauséabonds (odeur de poisson), parfois plus faciles à remarquer après les rapports
sexuels.
Certaines femmes qui souffrent de trichomonas présentent des symptômes assez importants, alors
que d'autres n'en ont aucun. Le trichomonas entraîne des douleurs vaginales et, parfois, des douleurs
abdominales. Des écoulements abondants jaunâtres, verdâtres ou gris nauséabonds peuvent apparaître,
et le fait d'uriner ainsi que les rapports sexuels peuvent provoquer des douleurs. S'il n'est pas traité
pendant la grossesse, le trichomonas peut entraîner un début prématuré du travail.
Les symptômes des infections à levures sont des démangeaisons vaginales et des douleurs au
moment d'uriner. Les lèvres sont souvent gonflées et assez douloureuses. Des écoulements épais
blanchâtres peuvent ressembler à du fromage cottage. Les infections à levures peuvent également
provoquer de l'inconfort au cours des relations sexuelles.
Les vaginites allergiques ou irritantes peuvent provoquer des démangeaisons légères à graves ou une
sensation de brûlure sur la vulve, laquelle gonfle et rougit souvent. Ce type de vaginite n'entraîne pas
d'écoulements.
4. Diagnostic
Le personnel soignant commencera par poser des questions sur les antécédents d'infections
vaginales ou d'infections transmissibles sexuellement puis il procédera à un examen physique ou
gynécologique. Les écoulements vaginaux sont envoyés au laboratoire afin d'être analysés et d'établir
s'il s'agit ou non d'une infection. Le médecin vérifie également le pH vaginal, ce qui peut indiquer la
cause de la vaginite.
S'il n'y a pas d'infection, le médecin posera des questions afin de déterminer s'il y a eu une
exposition vaginale à des produits chimiques ou irritants. Il peut notamment s'agir de douches
vaginales ou de condoms en latex.
Dans certains cas, la vaginite peut être diagnostiquée tout simplement en fonction de l'âge, étant
donné que les femmes ménopausées sont sujettes à une irritation de la muqueuse vaginale.
5. Traitement et Prévention
Le choix du traitement de la vaginite dépend de sa cause :
Des comprimés, des gels ou des crèmes peuvent être administrés afin de traiter la vaginite
bactérienne. Certains traitements peuvent être dangereux en cas de consommation d'alcool ou pendant
la grossesse, et certaines crèmes peuvent fragiliser les condoms en latex. Consultez pour savoir
comment utiliser sans danger le médicament prescrit.
Le traitement du trichomonas exige l'administration d'une seule dose d'antibiotique disponible sur
ordonnance, et les partenaires sexuels doivent être traités simultanément afin d'éviter les rechutes. Les
femmes enceintes devraient consulter leur médecin en ce qui concerne les éventuels risques liés au
traitement. Pour prévenir le trichomonas, limitez le nombre de vos partenaires sexuels et veillez à ce
que votre partenaire utilise toujours un condom en latex pendant les rapports.
On peut également recommander un onguent ou une crème à base de stéroïdes pour réduire la
rougeur, l'enflure et les démangeaisons qui sont causées par la vaginite irritative ou allergique. 4 ou 5
cuillères à soupe de bicarbonate de soude dans de l'eau tiède peuvent apporter un certain soulagement.
Il importe de déterminer la cause de la vaginite afin d'éviter par la suite les produits irritants.
La vaginite infectieuse peut être prévenue par l'utilisation de condoms. Aux toilettes, de
bonnes habitudes hygiéniques importent également : après être allée à la selle, s'essuyer de l'avant vers
l'arrière réduit les risques que les bactéries se propagent de l'anus au vagin.
Quelques conseils pour garder un tissu cutané vaginal sain et prévenir les vaginites non
infectieuses :
• éviter l'humidité prolongée et les frictions (par exemple ne pas se frotter vigoureusement à
l'aide d'une serviette);
• ne pas porter un costume de bain ou des vêtements d'exercice pendant de longues périodes;
• éviter les produits irritants comme les douches vaginales, les vaporisateurs hygiéniques
féminins, les serviettes hygiéniques ou les tampons désodorisés et le papier de toilette coloré ou
parfumé.
FISTULES VÉSICO-VAGINALES
1. Définition
La fistule vésico-vaginale (FVV) aussi appelée fistule obstétricale est une communication
anormale entre la vessie et le vagin entrainant une perte involontaire d’urine. Elle survient
généralement suite à un accouchement prolongé et difficile.
2. Symptômes
La fistule étant située entre le vagin et la vessie (vésico-vaginale), l’urine s’écoule en permanence
sans que la femme ne puisse rien contrôler. L’incontinence ne peut être stoppée que lorsque la fistule
est réparée. Sans soins, des complications (infections, insuffisance rénale) peuvent survenir.
Les femmes peuvent également souffrir d’une paralysie partielle des membres inférieurs en raison
de l’atteinte compressive des nerfs moteurs des membres inférieurs.
Au-delà de ces conséquences physiques, le traumatisme psychique peut également être important.
En raison de la gêne occasionnée par leur incontinence permanente, elles sont rejetées par leur
entourage (mari, famille…) et blâmées par leur communauté. Les femmes qui ne parviennent pas à se
faire soigner vivent souvent exclues et dans la honte.
3. Causes
Les fistules surviennent la plupart du temps pendant un accouchement dystocique (compliqué) où
la tête du bébé est venue exercer une pression trop prolongée sur le bassin, interrompant ainsi l’afflux
du sang dans tous les tissus mous ( vessie, vagin, rectum…). S’ensuit une nécrose de ces tissus.
Dans les pays en voie de développement, la précocité des grossesses chez des femmes encore
pubères, associée à une malnutrition, est bien souvent la cause première des accouchements difficiles.
Le bassin de ces jeunes filles n’est pas assez développé et ne permet donc pas un passage aisé de la
tête du nouveau-né. L'accouchement devrait alors être assisté par césarienne ou extraction
instrumentale (forceps, ventouse) mais cette assistance médicale ne peut être réalisée partout en temps
utile et de manière correcte, surtout dans des lieux isolés ou pauvres. L’accouchement est souvent fait
à domicile et peut alors durer plusieurs jours sans prise en charge médicale adaptée. Souvent, le bébé
est mort-né.
D’autres causes, moins fréquentes, peuvent être à l’origine des fistules notamment des causes
traumatiques (violences sexuelles) ou chirurgicales.
4. Diagnostic
Le diagnostic de la pathologie se fait à l’observation de symptômes en clinique mais pour
connaître le degré de lésions des tissus et l’exact trajet de la fistule, il est indispensable d'effectuer un
examen en profondeur par un expert en fistule.
5. Traitement
Les progrès de la chirurgie permettent désormais une très bonne prise en charge des fistules
vésico-vaginales. Cette chirurgie réparatrice consiste à reconstituer les tissus lésés et à refermer la
Soins post-opératoire
Au terme d’une réparation d’une fistule vésico-vaginale, on placera une sonde à demeure pour
une durée de deux semaines au moins. Cette sonde sera irriguée continuellement ou occasionnellement
avec une solution d’antiseptique ou antibiotique.Un suivi social est aussi indispensable à la totale
réhabilitation de ces femmes auprès de leur entourage.
6. Prévention
Le traitement préventif le plus efficace demeure dans l'amélioration de la prise en charge médicale
des accouchements et plus particulièrement des accouchements difficiles. Ceci passe par un
développement des structures de santé, du système de référence et de professionnels formés. Il est
essentiel en parallèle d’informer les femmes et leur famille des risques liés à l’accouchement et de la
nécessité d’aller accoucher dans une structure de soins. Le soutien des responsables locaux et
nationaux est nécessaire à toutes les activités d’éducation et de sensibilisation.
La seconde prévention consiste à poser une sonde de Foley pour toutes les femmes ayant eu des
accouchements prolongées ou à risque de développer une fistule.
FISTULE RECTO-VAGINALE
1. DEFINITION
C'est une communication anormale entre le rectum et le vagin à travers la cloison recto-vaginale.
2. CLASSIFICATION
On peut classer les fistules recto-vaginales de différentes façons en fonction de leur localisation,
de la taille de l'étiologie d'où va découler la plus ou moins grande complexité du traitement. Il ne sera
pas question ici de fistule recto-vaginale congénitale.
a. localisation :
- les fistules recto-vaginales hautes, où la communication se fait à la partie haute de l'ampoule rectale
et le tiers supérieur du vagin.
- les fistules recto-vaginales basses dont la communication se fait entre la partie basse du rectum et le
tiers inférieur du vagin et entre les deux, les fistules recto-vaginales moyennes.
b. La taille :
On distingue des fistules de petite taille, c'est-à-dire inférieure à 0,5 cm, moyenne, entre 0,5 et 2,5
cm et de grande taille supérieure à 2,5 cm de diamètre.
c. L'étiologie :
Il existe de nombreux facteurs responsables de fistules recto-vaginales :
- Obstétrical : les fistules recto-vaginales ne se voient que dans 0,12% des 20 500 accouchements dans
la série de VENKATESH.
- Inflammatoire : essentiellement dans la maladie de Crohn où elles sont présentes dans 6 à 23% des
cas ; elles peuvent se voir également dans la recto-colite ulcéro-hémorragique.
- Infectieux : plus rare car l'origine cryptique des abcès donne plutôt une fistule
ano-vulvaire.
- Traumatique : avec des causes multiples : empalement, viol, canule de lavement, fécalome, objet ou
manœuvres érotiques…
hémorroïdectomie, anopexie de Longo, cure de rectocèle, anastomose iléo-anale (de 2 à 6% des cas)
ou colo-rectale basse (inférieure à 5% des cas), pelvectomie postérieure (7.7%), résection transanale
de petits cancers du rectum (4%).
La fréquence de ces étiologies varie considérablement d'une série à une autre en fonction de
l'orientation du service d'où elle provient (chirurgie, gynécologie obstétrique, proctologie, gastro-
entérologie).
3. L'ASPECT CLINIQUE
- Le signe le plus constant et le plus évocateur est la perception du passage de gaz et parfois de selles
liquides par le vagin. Peuvent s'y associer ou exister indépendamment des écoulements plus ou moins
purulents par le vagin, des infections vaginales et/ou urinaires récidivantes.
- Un bilan complémentaire doit comporter une échographie endo-anale pour dépister une éventuelle
rupture sphinctérienne, apprécier les trajets, les logettes purulentes et les lésions périnéales associées.
- Les autres examens (I.R.M., opacification rectale, coloscopie, biopsie) sont faits à la demande.
On peut ainsi distinguer des fistules simples, basses non inflammatoires comportant peu ou pas de
rupture sphinctérienne et de petit diamètre ; les fistules complexes hautes, d'origine tumorale ou
s'accompagnant de rectite radique ou inflammatoire et de grande taille.
4. Diagnostic différentiel :
Dans les fistules hautes, il faudra éliminer une fistule entre grêle et vagin (surtout dans le cadre de
la maladie de Crohn) ou une fistule colo-vaginale (diverticule, cancer) ; dans les fistules basses, les
fistules ano-vulvaires d'origine crypto-glandulaire dont le trajet intéresse toute la musculature et dont
le traitement peut être différent.
5. TRAITEMENT
De nombreux traitements ont été proposés dans les fistules recto-vaginales et sur le plan
chirurgical il faut savoir ne pas se presser en particulier dans le cas de la maladie de Crohn où il faut
intervenir en phase quiescente, dans certaines fistules radiques pour s'assurer de l'absence de reprise du
processus néoplasique ou encore dans certaines fistules d'origine obstétricale qui peuvent s'arranger
spontanément.
a. Le traitement médical
Il est utilisé essentiellement dans le cas de la maladie de Crohn.
Il faut savoir également que les deux tiers des fistules recto-vaginales d'origine crohniennes
sont relativement bien tolérées car peu productives, sans retentissement sur la continence et qu'un
traitement médical général et local est parfois suffisant pour avoir une qualité de vie correcte.
- La colle biologique : après curetage et drainage de la fistule, on injecte par un des orifices une colle
biologique autologue ou commerciale. Les séries actuellement publiées comportent un très petit
nombre de cas, un suivi court et un succès variable de 30 à 75 %.
b. Le traitement chirurgical
Les indications dépendent pour la plus grande part de l'étiologie des fistules recto-vaginales et de
l'état anatomique de l'appareil sphinctérien. On peut utiliser la technique de Musset dans les fistules
recto-vaginales basses avec lésions musculaires ; le lambeau d'avancement nécessite une muqueuse
rectale de bonne qualité ce qui exclut les atteintes rectales de la maladie de Crohn et la plupart des
rectites radiques.
c. Soins post-opératoire
Après réparation d’une fistule recto-vaginale,certais sois serot impératifs :
Les fistules recto-vaginales sont fréquentes, d'étiologies très variées, leur traitement parfois
difficile dépend de multiples facteurs qu'il faudra apprécier avant toute démarche thérapeutique.
Kystes de l'ovaire
1. Définition
Il existe de nombreuses variétés de tumeurs ovariennes à contenu liquidien et l'on distingue
engénéral :
• les kystes fonctionnels qui doivent être respectés,
• les kystes organiques qui doivent être étudiés histologiquement car ils peuvent se compliquer,
dégénérer.
En ce qui concerne la dégénérescence, on pense, à l'heure actuelle, qu'il existe des kystes
bénins, cystadénomes bénins, des kystes à la limite de la malignité dits tumeurs "borderline".
2. Clinique
Les kystes de l'ovaire sont très souvent latents et découverts par la perception d'une masse
pelvienne ou remontant au-dessus de la symphyse ou encore lors d'un examen échographique
• une infécondité.
Une masse pelvienne d'abord qui est tendue, indolore, mais surtout indépendante de
l'utérus.Les mouvements du col, pris entre deux doigts vaginaux, n'entraînent pas le déplacement de la
main abdominale posée sur le pôle supérieur de la masse. Un doigt vaginal dans le cul-de-sac latéral
s'interpose facilement entre le corps utérin et le kyste donnant l'impression d'un sillon entre l'utérus et
la masse annexielle. Si le kyste est volumineux ou évolué, il a alors une localisation abdomino-
pelvienne voire abdominale. Il convient alors de le distinguer cliniquement de l'ascite par l’existence :
Toutefois, le diagnostic est très difficile cliniquement car il peut être gêné par des adhérences
ou encore par un kyste enclavé dans le Douglas ou inclus dans le ligament large.
2.2.1. L’échographie
L'échographie qui va permettre de préciser qu'il s'agit bien d'un kyste dont on précise les
dimensions et les caractères : uni ou multiloculaire, l'épaisseur des parois, l'existence ou non de
végétations endo ou exokystiques. Les caractéristiques échographiques font évoquer en présence d'un
kyste la possibilité d'une dégénérescence maligne.
La radiographie simple de l'abdomen peut être utilisée pour rechercher des calcifications
2.2.3. La coelioscopie
3. Les complications
3.1. Les complications dégénératives
(Boston), estiment que le caractère bénin ou malin des tumeurs ovariennes est fixé d’emblée
La torsion du kyste de l’ovaire est le plus fréquemment rencontrée. Il s’agit d’un accidentaigu,
avec de violentes douleurs abdominales constantes, vives, sans colique véritable. Un état de choc
s’installe rapidement et le ventre se météorise sans que la défense pariétale soitévidente. L’examen
échographique reconnaît la présence d’une tumeur kystique en localisation soit pelvienne, soit
abdominale.
3.2.2. L’hémorragie
L’hémorragie : elle est le plus souvent intra-kystique mais elle peut être intra-péritonéale.
3.2.3. La rupture
La rupture : la rupture du kyste ovarien, même volumineux ,se traduit cliniquement par
uneviolente abdomino-pelvienne et la disparition à l’examen clinique de la masse pelvienne. Il existe
des ruptures :
• aseptique s’accompagnant d’un syndrome abdominal aigu, rappelant à l’étage hypogastrique celui de
la perforation de l’ulcération duodénale,
L’infection subaiguë : elle évolue aussi par poussées successives qui résisteront aux traitements
médicaux.
3.2.5. Compressions
• Compression vésicale avec une pollakiurie digestive avec des constipations et un état sub-occlusif.
• Les développements monstrueux de certains kystes, atteignant plusieurs décalitres avec œdème des
membres inférieurs, compression de la veine cave, menant au faciès de Spencer Wells.
Au cours de la grossesse :
• Les kystes peuvent se compliquer : torsion, infection, voire rupture. Il faut y penser dans les suites de
couches.
• Les kystes pelviens praevia forment des obstacles irréductibles car ils n’ascensionnent pas
contrairement aux fibromes.
Les ovaires permettra d’obtenir une régression des kystes et facilitera leur exérèse endoscopique
ultérieure, après 6 à 9 mois de traitement.
4.2. La laparotomie
La laparotomie n’est indiquée que lorsqu’il existe une suspicion de malignité ou pour les
tumeurs à la limite de la malignité.
FIBROMES
1. Définition et particularités
Tumeur bénigne qui se développe aux dépens des fibres musculaires de l'utérus.
Les fibromes sont les tumeurs bénignes les plus fréquentes de la femme ; leur fréquence en Europe est
de l'ordre de 20 % des femmes à partir de 30 ans et de 40 % des femmes à 50 ans. Cette fréquence
augmente chez les femmes noires.
Ils croissent sous l'influence de plusieurs facteurs et en particulier, les œstrogènes et l'hormone de la
croissance.
Il s'agit d'une tumeur solide, très ferme de volume variable (de quelques mm à plusieurs dizaines de
cm) et d'un poids allant de quelques grammes à plus de 1000 grammes.
L'utérus peut être le siège d'un seul fibrome, mais en vérité, dans 2/3 des cas, les fibromes sont
multiples (de quelques noyaux fibromateux à plusieurs dizaines chez la même femme,)
Leurs limites sont arrondies, régulières mais sans vraie capsule et à la coupe, ils prennent l'aspect d'une
structure fasciculée de coloration beige rosée.
Le réseau sanguin vascularisant le fibrome se trouve dans le plan de clivage le spérant du myomètre
contigu, avec parfois quelques rares vaisseaux qui pénètrent au sein de sa structure léiomyomateuse.
Voir l'aspect macroscopique d'un fibrome de l'extérieur peut l'aspect de son contenu
• Synonyme
• Myome utérin
• Léiomyome
2. Localisations :
Classification des myomes : FIGO 2011
Les localisations des fibromes au niveau de l'utérus sont très variables, elles peuvent être classées en
localisations :
Interstitiel (ou intramural) quand il est localisé dans la paroi musculaire de l’utérus, (image
échographique ; IRM ; myomectomie par laparotomie) ;
Sous muqueux (endocavitaire) quand il se développe dans la cavité utérine et que l'endomètre recouvre
la partie saillante dans cette cavité, (image échographique, hystérosalpingographique et par IRM ) .
• Sur l'isthme utérin (isthmique) : le fibrome peut se développer dans la paroi utérine mais dans
certains son développement se fait dans le paramètre entraînant des phénomènes de compression
urétérale
Le fibrome cervical peut se développer soit dans la lumière du canal cervical sous forme de
fibrome sessile ou pédiculé (plypoïde), soit il se développe dans la paroi du col utérin (fibrome
intramural cervical) ; Il évolue souvent dans la portion sus-vaginale du col utérin et rarement dans sa
portion intra-vaginale, puis parfois il se développe dans les deux parties du col utérin (la portion supra
vaginale et intra vaginale) ; dans certains cas, il peut être très volumineux .
• Intra ligamentaire quand le fibrome est situé sur un ligament maintenant l'utérus comme par
exemple le ligament rond.
• Les fibromes de l'ovaire : des localisations rares par rapporte aux localisations au niveau de
l'utérus ; ils sont souvent l'élément principal et causal du syndrome de Demons-Meigs, une triade
associant : fibrome de l'ovaire (plus rarement, certaines types de tumeurs solides de l'ovaire) + ascite +
épanchement pleural.
Les fibromes peuvent restés stables en volume, mais la tendance à l'augmentation de volume
est l'événement le plus habituel.
L'augmentation de volume des fibromes se fait soit verticalement, c'est-à-dire vers la cavité
abdominale, soit horizontalement et à partir de certain volume il peut être à l'origine de phénomènes
de compression au niveau des organes avoisinants (vessie, uretères rectum, vaisseaux pelviens...).
o Transformations :
• les hydrorrhées ;
• les douleurs pelviennes : ce sont des douleurs chroniques mais dans certains cas ce sont des
douleurs aiguës (en cas torsion d'un fibrome sous séreux pédiculé, ou une nécrobiose
aseptique aiguë...) ;
• les ménorragies ;
• les métrorragies ;
• des symptômes et des signes de la compression des organes avoisinant tel que la vessie,
l'uretère et le rectum ;
• les fibromes pourraient être responsables de 2 à 10 % des problèmes de stérilité, soit parce
qu'ils compriment les trompes, soit parce qu'ils empêchent l'implantation de l'embryon ;
• en cours de la grossesse, ils peuvent provoquer des avortements à répétition et dans certains
cas particuliers des troubles dans le déroulement du travail, de l'accouchement et de la
délivrance du placenta ; puis le cas particulier de fibrome prævia (précédant la présentation
fœtale ) où l'accouchement par voie naturelle est impossible, donc la césarienne s'impose mais
l'intervention est souvent délicate et nécessite une grande expérience chirurgicale.
5. Diagnostic :
Le diagnostic des fibromes utérins et leurs localisations peut être fait :
Chez la femme jeune, et la femme désireuse d'enfants, le traitement consiste à l'ablation du fibrome
(cet acte chirurgical prend le nom de myomectomie ) et qui peut se faire : soit par hystéroscopie
opératoire pour les fibromes sous muqueux de petite taille :
• sous muqueux à grand diamètre intracavitaire (type II, ou à angle aigu) de taille inférieure ou
égale à 5 cm,
• les fibromes d'une taille de 3 à 5 cm, peuvent bénéficier d'un traitement préalable par les
analogues de GnRH car ce traitement peut réduire, après 2 à 3 mois de 20 à 50 % le volume du
fibrome ;
Syphilis
1. Généralités
La syphilis est une maladie sexuellement transmissible, très contagieuse, due à la bactérie
Treponema pallidum faisant partie de la famille des spirochètes.. La maladie se manifeste d'abord par
un chancre au niveau des organes génitaux, puis par des atteintes des nerfs et des viscères, parfois
plusieurs années après la contamination.
Maladie sexuellement transmissible (MST), la syphilis touche tout particulièrement les sujets ne se
protégeant pas lors des rapports sexuels.
a. La syphilis primaire
La première phase se caractérise par l'apparition d'un chancre : lésion rosée, indolore, non
inflammatoire, propre, bien limitée devenant dure, laissant sortir un liquide clair. Il est localisé au
niveau des organes génitaux (gland, peau des testicules, grandes lèvres, clitoris, paroi du vagin, col
utérin). Il peut aussi être également extra-génital (lèvres, langue, amygdale, anus) et peut donc passer
inaperçu.
c. La syphilis secondaire
C. La syphilis tertiaire
Elle est caractérisée par des atteintes neurologiques (on parle de neuro-syphilis), cardiaques,
hépatiques, digestives, rénales, laryngées, oculaires et des troubles psychiatriques. Pendant cette phase
de la maladie, le patient n'est plus contagieux.
La syphilis latente se définit comme l'infection par la bactérie sans manifestation clinique mais les
réactions sérologiques sanguines sont retrouvées positives. On distingue la syphilis latente précoce
(pendant la première année suivant la contamination) et la syphilis latente tardive (après la première
année).
3. Le diagnostic de syphilis
L'examen clinique
La syphilis étant une maladie sexuellement transmissible, le personnel soignant doit rechercher par
l'interrogatoire et l'examen clinique des éléments en faveur d'une autre MST (infection à VIH, hépatite
B…).
L'ultramicroscope à fond noir (microscope particulier pour la détection de cette bactérie) met
en évidence le tréponème sur les prélèvements (sérosité au niveau du chancre) qui doivent être
effectués avant l'administration d'antibiotiques. C'est le seul examen permettant de faire un diagnostic
précoce à ce stade, les réactions sérologiques devenant positives 15 jours après l'apparition du chancre.
Les réactions sérologiques visant à mettre en évidence des anticorps dirigés contre la bactérie
sont positives à ce stade. On distingue :
• Les tests ELISA qui détectent des anticorps contre le Treponema sont encore peu utilisés.
4. Evolution de la syphilis
Sans traitement, l'évolution se fait dans un tiers des cas vers la guérison spontanée, dans un autre tiers
des cas vers les formes secondaires et tertiaires et dans un dernier tiers vers une syphilis latente.
5. Traitement de la syphylis
La syphilis est une maladie à déclaration obligatoire (nominale si le patient refuse de se traiter).
Les modalités de traitement (en particulier la posologie) varient en fonction du caractère primaire,
secondaire ou tertiaire de la syphilis.
La surveillance comprend des examens sérologiques tous les 6 mois. La décroissance du taux
d'anticorps est variable après la syphilis secondaire. Sous traitement, elle décroît plus vite. Cette
surveillance permet de dépister des réinfections (réascension des anticorps).
Le personnel soignant doit dépister et traiter si nécessaire les partenaires sexuels du sujet
infecté.
1. Généralités
Maladie sexuellement transmissible dont la déclaration est obligatoire, touchant les deux sexes
mais préférentiellement l'homme chez qui elle est symptomatique le plus souvent, autrement dit
s'accompagnant de symptômes et plus particulièrement d'un écoulement purulent par l'urètre. C'est une
maladie transmise par contact sexuel due à l'infection de l'organisme par le gonocoque et se
caractérisant par des atteintes des muqueuses (couche de cellules recouvrant l'intérieur des organes
creux) de l'appareil urinaire et génital et d'autres organes. La gonococcie est quelquefois à l'origine
d'une gonococcémie correspondant à la présence du gonocoque dans le sang ou encore à une
septicémie à gonocoque.
Présent dans le pus de l'urètre le gonocoque pénètre l'intérieur d'une variété de globules blancs
: les polynucléaires et les fait éclater. La présence de germes libres caractérise habituellement les
formes chroniques. C'est la femme, comme porteuse saine, qui constitue le réservoir à l'origine de la
diffusion de l'infection.
6. Symptômes
a) Chez l'homme
En ce qui concerne la première forme c'est-à-dire la forme bruyante, les symptômes sont :
Un écoulement par l'urètre d'un liquide purulent, de coloration jaunâtre s'accompagnant de…
Quelquefois l'écoulement qui apparaît au bout de l'urètre n'est pas trouble et plus rarement on
constate aucun écoulement. Du reste environ 5 % des personnes réellement porteuses du gonocoque ne
présente pas de signe clinique.
Le plus souvent il s'agit d'une forme asymptomatique (sans signes cliniques). Dans ce cas la
gonococcie débute par une phase aiguë se caractérisant par une urétrocervicite (inflammation de
l'urètre et du col de l'utérus) avec symptômes discrets :
3.Évolution et complications
Le gonocoque n'entraîne pas d'immunité ce qui explique que les réinfections sont fréquentes.
Quand une infection par le gonocoque n'est pas diagnostiquée à temps et donc non traitée, elle
est susceptible de se compliquer et d'entraîner une orchi-épididymite. L'épididyme est un organe
cylindrique situé derrière chaque testicule et s'étalant en "embrassant " celui-ci, faisant suite aux
canaux déférents qui sont des sortes de petits tubes sortant du testicule.
L'épididyme se prolonge par le canal déférent ou canal spermatique, qui débouche dans l'urètre
et qui est destiné à évacuer à la fois les urines et le sperme. Le canal de l'épididyme est microscopique
et très long. Sa forme anatomique le maintien pelotonné sur lui-même. C'est à l'intérieur de celui-ci
que les cellules spermatiques, c'est-à-dire les précurseurs des spermatozoïdes produits dans le testicule,
progressent lentement en achevant leur maturation. L'inflammation de l'épididyme, appelée également
épididymite, est presque toujours associée à une inflammation du testicule dans le cadre d'une
orchiépididymite. Parfois les deux épididymes sont atteints, ce qui provoque une obstruction des
canaux évacuateurs et donc une hypofertilité (fertilité plus faible que la normale).
Enfin une septicémie gonococcique se traduit par le passage du gonocoque dans le sang
s'accompagnant d'une élévation importante de la température et qui nécessite la mise en évidence du
germe dans le sang (hémocultures). Chez la femme il est possible d'observer quelquefois des
complications locales (inflammation des glandes de Skene et de Bartholin) avec quelquefois plus
tardivement une inflammation du col de l'utérus et une salpingite (à l'origine de stérilité) aiguë ainsi
qu'une inflammation du rectum comme chez l'homosexuel (s'accompagnant quelquefois d'excoriations
avec petite perte de substance non associée à une atteinte des couches profonde de la peau) et une
atteinte abdominale basse.
a) L'arthrite gonococcique ou rhumatisme blennorragique qui est une des complications les plus
fréquentes se caractérisant par la présence dans le liquide synovial de l'articulation du gonocoque qui
est mis en évidence (dans seulement 1/4 des cas). Les patients souffrent dans ce cas de douleurs
articulaires et d'autres symptômes survenant généralement une à trois semaines après l'inflammation
de l'urètre. Quelquefois les symptômes apparaissent que quelques mois après l'urétrite. En dehors des
douleurs articulaires qui touchent les petites articulations et qui se caractérisent par des douleurs
b) La ténosynovite qui correspond à une inflammation des gaines contenant les tendons se localisant
préférentiellement au niveau du poignet et du pied. Une des caractéristiques de la ténosynovite est
d'être la seule manifestation de la maladie dans certains cas.
c) La conjonctivite gonococcique est due au contact des yeux par des mains souillées (10 % des cas).
Elle se caractérise par la présence de pus parfois l'origine de lésions graves. En effet cette pathologie
est susceptible d'entraîner la présence d'ulcères, d'abcès et quelquefois une perforation de la cornée à
l'origine d'un iritis (inflammation de l'iris) qui récidive.
d) La gonococcie cutanée est une éruption de papules (petite surélévation de la peau) de coloration
rouge généralement associée à une adénopathie (anormalité des ganglions) de l'aine.
e) La péri hépatite survient rarement et a été décrite chez la femme. Appelée également syndrome de
Fitz- Hugh et Curtis ou péritonite gonococcique, il s'agit d'une inflammation des tissus et des organes
au voisinage du foie (péri hépatite) se traduisant par une douleur vivre de l'hypochondre droit (zone
située sous les côtes à droite), chez les individus ayant des antécédents d'infections génitales dues à
certains germes. Les symptômes sont les suivants :
Casparticulier:
Des prélèvements, obtenus par deux écouvillons. Au niveau du méat, de l'urètre et du col utérus
sont nécessaires. Un écouvillon (prélèvement) de l'anus et du pharynx est systématiquement effectué
en cas de rapport par l'anus et les organes génitaux ou par la bouche et les organes génitaux.
La mise en évidence au microscope du gonocoque qui apparaît sous la forme d'une double coque
par la coloration gram-négatif est la certitude d'une gonococcie.
Il est particulièrement recommandé d'effectuer une recherche de la syphilis. Pour les spécialistes,
la culture sur milieux spéciaux (des résultats sont obtenus en 2 jours) va permettre d'effectuer un
antibiogramme (mis en évidence de l'antibiotique ou des antibiotiques efficaces contre le germe) et de
rechercher la production d'une bêtalactamase. La recherche de l'antigène spécifique est possible par la
méthode immunoenzymatique ou par la technique des sondes nucléiques. La réaction de polymérase
en chaîne (PCR) est une méthode rapide qui est quelquefois utilisée pour déceler dans un même temps
l'infection à Chlamydia.
8. Traitement et surveillance
D'autres maladies sexuellement transmissibles doivent être systématiquement recherchées il s'agit
entre autres d'un ou d'une :
• Herpès génital
• Infection par le virus de l'immunodéficience humaine
• Condylome
• Chlamydia
• Syphilis
La gonococcie réagit bien au traitement minute qui permet d'interrompre rapidement la
contagiosité. En France environ 30 % des gonocoques produisent de la bêtalactamase et 45 % résistent
à une variété d'antibiotiques : les tétracyclines.
Quand il existe une résistance aux fluoroquinolones il est nécessaire d'avoir recours aux
céphalosporines à spectre large. En cas de présence de gonocoque sensible à la pénicilline on peut
remplacer la ceftriaxone par l'amoxicilline 3 g en une prise.
En ce qui concerne les gonococcies du pharynx et du rectum il est nécessaire d'utiliser des
mêmes molécules mais pendant cinq jours.
Chez la femme le contrôle des prélèvements du col de l'utérus et du rectum doit avoir lieu 7 à
14 jours après le traitement. Dans l'ensemble des cas il est toujours nécessaire de vérifier la sérologie
de la syphilis deux semaines et deux mois après le traitement.
VIH/SIDA
Le virus du SIDA fait partie des lentivirus .Il s’agit d’un virus possédant un génome sous
forme ARN, contenu dans une capside protéique, elle-même entourée d’une enveloppe formée d’une
membrane lipidique.
1. Signes et symptômes
Les symptômes varient en fonction du stade de l’infection. Bien que les personnes vivant avec le
VIH tendent à être les plus contagieuses dans les premiers mois, nombreux sont ceux qui ignorent leur
situation jusqu’à un stade tardif. Dans les premières semaines qui suivent l’infection initiale, le sujet
peut rester asymptomatique ou présenter un syndrome grippal avec de la fièvre, des céphalées, un
érythème ou une irritation de la gorge
2. Modes de transmission
Le VIH peut se transmettre par le contact étroit et non protégé avec les liquide organiques d’un
sujet infecté : Sang, lait maternel, sperme et secrétions vaginales. Les trois principaux modes de
transmission sont :la transmission par voie sexuelle, la transmission par voie sanguine et la
transmission verticale(mère-enfant)
N.B : On ne contracte pas l’infection lors des gestes courants de la vie quotidienne : baisers, étreintes,
poignées de mains, partage d’objets personnels, ingestion d’eau ou de nourriture.
Cette phase précoce de l’infection est aussi celle où la contagiosités la plus grande, mais la
transmission peut avoir lieu à tous les stades de l’infection .En cas d’exposition récente possible au
VIH, un second test doit être fait six semaines plus tard pour confirmer les premiers résultats après
avoir laissé suffisamment de temps aux sujets infectés pour fabriquer des anticorps
5. Conseil de dépistage
Le test de dépistage doit être e volontaire et il faut reconnaitre le droit de la personne à le refuser.
Le dépistage obligatoire ou contraint par un prestataire de soins, une autorité ,un partenaire ou un
membre de la famille n’est pas acceptable, car il compromet les bonnes pratiques de la santé publique
et constitue une violation des droits de l’Homme .Tous les services de conseil et de dépistage doivent
comporter les cinq éléments préconises par l’OMS :consentement éclairé, confidentialité, conseil,
résultats corrects des tests, lien avec les soins, le traitement et d’autres service.
6. Prévention
Au niveau individuel, on peut réduire le risque d’infection à VIH en limitant l’exposition aux
facteurs de risques ; Les principales méthodes de prévention, souvent appliquées en associant plusieurs
d’entre elles, sont les suivants :
1. Utilisation du préservatif
Le dépistage du VIH et des autres IST est fortement conseillé à tous ceux qui sont exposés à
n’importe lequel des facteurs de risque, de façon à ce qu’ils connaissent leurs état infectieux et
accèdent sans retard aux services de prévention et de traitement. L’OMS préconise aussi de proposer
le dépistage aux partenaires ou aux couples.
Un essai récent a confirmé que si une personne séropositive respecte un schéma thérapeutique
antirétroviral efficace, le risque de transmission du virus au partenaire sexuel indemne peut être réduit
Des essais réalisés auprès des couples sérodiscordants ont montré que les ARV pris par le
partenaire séronégatif peuvent être efficace pour prévenir la transmission de l’infection par le
partenaire séropositif. C’est ce qu’on appelle la prophylaxie pré-exposition(PrEP)
La PPE consiste à prendre immédiatement des ARV dans les 72 heures suivant une exposition
accidentelle au VIH pour prévenir l’infection. On recommande souvent la PPE aux agents de santé
exposés à des piqures accidentelles sur le lieu de travail.
La PPE comporte le conseil, les premiers soins, le dépistage du VIH et, suivant le niveau de risque,
l’administration d’un traitement ARV pendant 28 jours avec suivi médical.
On appelle transmission verticale ou TME la transmission du VIH par une mère séropositive à son
enfant au cours de la grossesse, du travail, de l’accouchement ou de l’allaitement. En l’absence de
toute intervention, les taux de transmission se situent entre 15 à45% ; On peut prévenir totalement la
TME si on donne à la mère comme à l’enfant le traitement ARV ou une prophylaxie ARV à tous les
stades où l’infection peut se produire.
7. Traitement
On compte tous les ans 23 nouveaux cas pour 100 000 femmes.
2. Anatomie
L'anatomopathologie permet de distinguer au microscope deux cas très différents.
La partie superficielle du col de l'utérus est un épithélium. Le cancer du col de l'utérus est un
épithélioma.
Entre la partie extérieure du col (exocol) et la partie intérieure (endocol), existe une zone de
jonction qui est la zone fragile où débute en général la cancérisation.
se compose d'une couche superficielle et d'une couche profonde. Ces deux couches sont séparées
par une formation histologique appelée lame basale.
Lorsque la lame basale n'est pas touchée, seules les cellules épithéliales sont modifiées en surface ;
il s'agit d'un épithélioma intra-épithélial ou épithélioma pré-invasif ou cancer au stade 0 ou cancer in
situ.
Lorsque les cellules cancéreuses ont perforé la lame basale et envahi le tissu conjonctif sous-
jacent, il s'agit d'un cancer invasif.
• Le tabagisme ;
4. LES SYMPTÔMES
• Le premier symptôme est le saignement au contact
• Un petit cancer peut provoquer un saignement minime à l'occasion d'un rapport sexuel, il doit
entraîner une consultation médicale avec frottis de dépistage.
• Le cancer qui guérit à près de 100 % est celui que l'on dépiste avant tout symptôme.
5. Les signes de la maladie
L'épithélioma non invasif in situ est totalement muet : il n'y a aucun symptôme. C'est une
découverte d'examen systématique du col fait dans le cadre du bilan gynécologique annuel ou au cours
de la surveillance médicale d'un état inflammatoire ou d'une dysplasie cervicale (polype, ulcération
etc...)
Lorsque le cancer fait parler de lui, la patiente consulte en général pour des pertes de sang
(métrorragies ) souvent provoquées (rapports sexuels, toilette intime etc.). Des leucorrhées (pertes
blanches) indolores sont parfois associées.
De toute façon des frottis cervicovaginaux sont pratiqués, ainsi qu'une colposcopie, qui vont
permettre la biopsie.
6. Examen
L'examen au spéculum peut aussi révéler la lésion bourgeonnante ou ulcérée.
Le frottis cervico-vaginal
Le frottis cervical est un examen simple. Il consiste à prélever des cellules du col de l'utérus
par un simple grattage indolore, et d'étaler ce prélèvement sur une lame. Après fixation, les lames sont
examinées au microscope par un médecin spécialisé dans cette lecture, l'anatomo-pathologiste.
Celui-ci décrit dans son compte-rendu les cellules qu'il a vues et peut classer le frottis en
classes I à V, mais cela n'est plus absolument nécessaire, la description des cellules suffisant à
départager ce qui est normal de ce qui est suspect ou franchement pathologique.
Il est recommandé de pratiquer deux frottis à un an d'intervalle à toutes les femmes ayant des
rapports sexuels, et ce à partir de l'âge de 25 ans. Il semble suffisant ensuite de contrôler un frottis
normal tous les trois ans, jusqu'à l'âge d'environ 65 ans. Cette fréquence peut être augmentée si le
médecin le juge nécessaire.
Le compte rendu du frottis cervicovaginal va décrire les cellules épithéliales observées, l'état
hormonal, la présence éventuelle d'une inflammation, de lésions dystrophiques ou métaplasiques, de
signes d'infection virale à papillomavirus (HPV) ou de néoplasies.
Le frottis cervical est donc un examen important, car il est simple, indolore, et permet de dépister les
lésions à leur tout début, à un stade où le traitement est extrêmement efficace.
La colposcopie après application d'une solution de Lugol (test de Schiller) permet de guider la biopsie
fondamentale pour le diagnostic.
Les touchers pelviens (toucher vaginal et toucher rectal) sont complétés par les examens
complémentaires :
7. PRONOSTIC
Quand le diagnostic est fait au tout début, la guérison est complète dans la presque totalité des cas.
8. L'ÉVOLUTION
Elle est surtout locale et régionale:
Latéralement dans les ligaments qui relient l'utérus à la paroi de la ceinture osseuse pelvienne (les
paramètres)
Comme tous les cancers développés sur les muqueuses, le cancer du col utérin essaime plus ou moins
rapidement dans les ganglions régionaux
La curiethérapie utéro vaginale consiste à mettre une source radioactive dans la cavité utérine et le
vagin au contact direct de la tumeur. Le principe d'une dose homogène élevée, dans un petit volume,
est à la base de l'efficacité et de la bonne tolérance de la curiethérapie. L'applicateur est mis en place
sous anesthésie générale. Une fois en place, il est chargé dans un deuxième temps grâce à un
projecteur de sources. La dosimétrie est pratiquée par ordinateur.
Au stade de cancer in situ, l'intervention peut se limiter chez la femme jeune désirant encore des
enfants à une simple conisation ou amputation du col sous couvert d'une surveillance attentive. Chez la
femme plus âgée, l'ablation de l'utérus (hystérectomie totale simple) est réalisée.
Dans des formes plus avancées, une chirurgie plus large est pratiquée, et peut être associée à une
radiothérapie externe du petit bassin.
HYDROCÈLE
Une hydrocèle est une accumulation anormale de fluide dans l’organisme. Dans le cas de
l’hydrocèle testiculaire, la plus courante, l’épanchement de liquide se produit entre le feuillet viscéral
et le feuillet pariétal de la tunique vaginale, membrane qui enveloppe les testicules.
On distingue entre :
• Hydrocèle bilatérale
Si elle se produit de façon simultanée aux deux testicules
• Hydrocèle unilatérale
Si elle se produit à un seul testicule
Par ailleurs, il existe deux causes principales expliquant les deux types de base d’hydrocèle. En
fonction de la cause responsable de la pathologie, on sera en présence d’une hydrocèle congénitale ou
acquise.
Elle se produit lorsque la tunique vaginale du testicule ne s’est pas complètement fermée, de sorte
que la communication avec la cavité péritonéale est conservée, ce qui provoque un épanchement du
liquide vers la cavité scrotale.
L’hydrocèle congénitale est très fréquente chez le nourrisson. Elle disparaît généralement entre le
18e et le 24e mois. Si ce n’est pas le cas, le traitement prescrit sera l’opération.
b. Hydrocèle acquise
En opposition au type antérieure, elle est appelée hydrocèle non communicante. La raison
principale pour laquelle l’accumulation de liquide se produit est une inflammation causée pour
différentes raisons comme :
• Infection
• Torsion testiculaire
• Traumatisme
• Épididymite
• Tumeur
Par ailleurs, une intervention chirurgicale dans la zone testiculaire peut également être cause
de l’apparition de l’hydrocèle comme la vasectomie, une opération de la varicocèle ou de la hernie
inguinale.
L’hydrocèle acquise se produit chez les enfants et les adultes. En général, elle apparaît chez les
hommes à partir de 40 ans.
2. Symptômes et diagnostic
Les manifestations cliniques de l’hydrocèle sont l’inflammation ou gonflement indolore du
testicule concerné ou des deux testicules dans le cas de l’hydrocèle bilatérale.
Cette inflammation cause parfois des douleurs et rougeurs de la zone. Cependant, les symptômes
sont en général légers et ne sont pas un problème pour la vie quotidienne.
Le diagnostic de l’hydrocèle doit être établie par un urologue, qui va effectuer les examens suivants :
Palpation
Le liquide qui circule rend le testicule mou et peu perceptible au toucher. À la palpation du
scrotum, le personnel soignant va pouvoir sentir le gonflement mais le testicule a un volume normal à
l’intérieur du scrotum. De plus, s’il y a des variations dans la quantité de liquide, cela se doit en
principe à une hernie inguinale.
Transillumination du scrotum
C’est un examen diagnotique qui consiste à appliquer une source de lumière derrière le
scrotum pour l’illuminer. En présence d’une hydrocèle testiculaire, celui-ci s’illumine parce qu’il est
plein de liquide transparent.
Échographie
Elle est utilisée pour confirmer le diagnostic et vérifier qu’il n’y a pas de tumeur testiculaire.
En général, une hydrocèle simple disparaît sans besoin de traitement. Cependant, il y a des cas
dans lesquels il faut intervenir.
Nous vous expliquons les deux opérations utilisées actuellement pour éliminer l’hydrocèle.
a. Hydrocélectomie
Il s’agit d’une chirurgie ambulatoire de faible complexité avec d’excellents résultats. Son seul
handicap est qu’elle nécessite une anesthésie générale.
Résumée simplement, l’intervention chirurgicale consiste à pratiquer une légère incision dans le
scrotum ou dans la partie basse de l’abdomen, d’en extraire l’excès de liquide et d’éliminer une partie
des tissus pour éviter que le liquide revienne.
Les complications qui peuvent surgir après une opération d’hydrocélectomie sont les suivantes :
• Caillots de sang
• Infection
La ponction est généralement associée à une sclérothérapie, qui consiste à injecter des
médicaments sclérosants (qui durcissent ou épaississent) pour fermer l’ouverture. L’avantage de
recourir à cette technique est qu’elle aide à prévenir l’accumulation de liquide a posteriori.
• Fibrose
• Infection
• Retour de l’hydrocèle
c. Hydrocèle et fertilité
L’hydrocèle n’est pas une cause directe d’infertilité et n’affecte généralement pas la capacité
reproductive de l’homme de façon drastique.
Cependant, dans certains cas d’hydrocèle, il y a des facteurs qui, eux, peuvent compromettre la
fertilité, par exemple une infection.
Ainsi, l’hydrocèle peut indirectement compliquer l’obtention de la grossesse. Dans ce cas, il faut
envisager l’option de l’opérer.
1.1. Physiopathologie
- le syndrome infectieux variable dans son début (pseudo palustre) ou dans son évolution.
L’examen retrouve des signes d’inflammation situés au niveau de l’épididyme : nodule isolé ou
atteinte de la totalité de celui-ci.
L’atteinte épididymaire peut gagner le testicule et être responsable d’un tableau d’orchi-épididymite.
La douleur est alors très intense ; la bourse est oedématiée, rouge, douloureuse. Il est impossible de
distinguer l’épididyme du testicule.
• cancer du testicule
• Biologie :
• Prélèvements uro-génitaux :
- manœuvre urétrale,
- sondage.
- D’autre part, les infections urinaires et prostatiques en rapport avec un uropathogène type
Escherichia coli, voire Pseudomonas ou Entérocoque lors de manoeuvres ou de pathologies iatrogènes.
Selon l’étiologie :
- Ceftriaxone 500 puis Doxycycline 200 mg par jour, dans l’hypothèse d’une maladie sexuellement
transmissible.
- Le Cotrimoxazole, Bactrim peut être utilisé si une prostatite est associée, si le germe est sensible.
Dans l’hypothèse d’une prostatite, un traitement long de 4 à 6 semaines, voire 12 semaines, peut être
justifié.
- Outre le traitement antibiotique, un repos de l’organe, avec repos au lit, suspensoir et anti-
inflammatoires non stéroïdiens sont souvent indispensables.
La guérison est le plus souvent obtenue, parfois au prix d’un petit nodule résiduel.
Les complications sont rares : abcédation testiculaire, sur un terrain débilité (diabète, retard
diagnostique). Une récidive est possible si le traitement a été insuffisant.
1. Définition
La torsion testiculaire correspond à un enroulement du cordon spermatique, contenant les veines et
les artères qui permettent l'irrigation du testicule, autour de celui-ci. De ce fait, l'irrigation du testicule
(glande reproductrice mâle) est interrompue. Cela risque donc de mettre en péril la vie de cette glande.
Cette atteinte est la conséquence d'une anomalie anatomique. Celle-ci peut avoir de grandes
conséquences et venir endommager la glande génitale de façon irréversible.
Le diagnostic, la prise en charge et l'intervention chirurgicale doivent être précoces et rapides afin de
limiter tout risque de dégradation importante.
Dans la majorité des cas (entre 50% et 80%), la maladie touche les deux testicules. De plus, deux
phases sont à distinguer dans le développement de la maladie : lors du développement périnatal et
pendant la phase post-pubertaire.
2. Les causes
La torsion testiculaire est la conséquence d'une anomalie anatomique, d'une déficience mécanique.
La maladie apparaît lors du développement du fœtus et peut se traduire sous deux formes :
• une déficience dans la résistance entre la glande (testicule) et le scrotum (sac de peau situé
entre le pénis et l'anus)
3. Les symptômes
Les signes cliniques et les symptômes généraux de la torsion testiculaire se traduisent par :
Il s'agit d'une urgence thérapeutique dont la prise en charge et le traitement doivent être immédiats.
4. Traitement
• Il est urgent et toujours chirurgical.
• Il s'agit d'une exploration du testicule (ouverture des enveloppes du testicule) sous anesthésie
générale. Cette exploration doit être réalisée au moindre doute sur une torsion.
• Le patient doit être prévenu de la possibilité de nécrose et perte définitive du testicule et donc
de son ablation.
• Après une courte incision sur la bourse, le testicule est détordu. S'il reste noir (nécrosé), on
peut être amené à le retirer et à le remplacer par une prothèse. S'il reprend une coloration rosée, le
testicule est gardé et fixé dans la bourse pour prévenir les récidives.
• Lorsque la prise en charge est retardée pour une raison quelconque, il est parfois possible de
gagner un temps précieux en détordant manuellement le cordon testiculaire en attendant l'intervention.
CRYPTORCHIDIE
1. Définition
Il s’agit d’une anomalie de migration embryologique du testicule. Elle correspond à un arrêt de
migration sur le trajet normal entre l’aire lombaire et le scrotum. Le plus souvent unilatérale, elle peut
être bilatérale.
2. Signescliniques
Au cours de l’examen clinique, on note qu’il est impossible de palper le testicule dans la bourse.
Le testicule est parfois palpable à l’orifice inguinal.
3. Complications
La cryptorchidie peut se compliquer de :
• d’un cancer du testicule (risque relatif de 30 à 40), surveillance et diagnostic difficile en cas
de testicule cryptorchide. Même après abaissement testiculaire, le risque de cancer testiculaire reste
plus élevé que dans la population générale ;
• d’une infertilité, la température abdominale n’étant pas adaptée et trop élevée pour le
développement testiculaire. Le risque n’est réel qu’en cas de cryptorchidie bilatérale et est d’autant
plus élevé que les testicules sont abaissés tardivement ;
4. Examens complémentaires
Le diagnostic est clinique, les examens complémentaires servent à localiser le testicule lorsqu’il
n’est pas palpable. L’échographie et TDM abdomino-pelviennes sont les plus utilisées. En cas de
négativité, une laparoscopie abdominale exploratrice est parfois préconisée.
• soit le testicule cryptorchide est palpable et on réalise alors un abaissement testiculaire par
voie inguinale avec fixation par voie scrotale ;
• soit le testicule cryptorchide n’est pas palpable, et on commence alors l’intervention par une
laparoscopie exploratrice à la recherche du testicule. S’il s’avère que le testicule est retrouvé très
atrophique, on peut discuter une orchidectomie. Si le testicule est de taille satisfaisante et bas situé, il
est abaissé en un temps. Si le testicule est très haut situé, l’abaissement se déroule en deux temps :
ligature première des vaisseaux spermatiques puis abaissement secondaire par voie inguinale.
Puis l’abaissement chirurgical doit être réalisé afin de limiter le risque d’infertilité et de cancer
du testicule.
Le recueil du consentement parental après informations des risques de la chirurgie est obligatoire chez
les mineurs.
INFERTILITÉ/INFÉCONDITÉ
I- DEFINITION
La stérilité correspond au sens strict du terme à un état définitif et irréversible pour un couple
d’avoir un enfant. Ce terme ne peut être employé qu’à la fin de toute vie reproductive ou en cas
d’échec de toute thérapeutique. Il est souvent confondu et utilisé avec le terme infertilité.
Lorsqu’un couple consulte pour la première fois pour le désir d’un enfant qui tarde à venir, il
s’agit la plupart du temps d’une infertilité et non d’une stérilité. Au terme d'un bilan de stérilité,
souvent, la cause est retrouvée et un traitement est alors proposé.
On parle d’infécondité primaire si aucune grossesse n’a jamais eu lieu au sein du couple et
d’une infécondité secondaire si une ou plusieurs grossesses évolutives ou non est/sont intervenue/s
(enfant vivant, fausse couche spontanée, interruption volontaire de grossesse, grossesse extra-utérine).
Un couple sur sept (16%) consultera au cours de sa vie reproductive pour des difficultés à
concevoir. Dans 35 % des cas l’infertilité est d’origine féminine, dans 25 % des cas d’origine
masculine, dans 35 % des cas d’origine mixte. Dans les 8 % restants, le bilan d’infertilité du couple
est normal. On parle alors d’une stérilité inexpliquée ou stérilité idiopathique.
Il s’agit d’une cause fréquente d’infertilité d’origine féminine (32%). Ce diagnostic est évoqué
devant l’existence d’une aménorrhée (absence de règles) ou de spanioménorrhée (irrégularités
menstruelles).
• Hyperprolactinémie (4%)
o Ménopause précoce
• Tumeurs ovariennes
• Pseudohermaphrodisme masculin
Il s’agit d’une cause fréquente d’infertilité féminine (26%). Ce diagnostic est évoqué devant
l’existence d’antécédents d’infection sexuellement transmissible ou de chirurgie pelvienne.
3- Endométriose (4%)
• Infection (endométrite)
• Fibromes ou polypes
• Infection (cervicite)
• Hyperacidité de la glaire cervicale (la glaire cervicale devient imperméable au passage des
spermatozoïdes).
1- Hypogonadismes hypogonadotropes
Il s’agit d’une insuffisance de fonctionnement des testicules, due à un trouble de leur contrôle
hormonal.
• Syndromes polymalformatifs
• Orchite (infection du testicule par des virus, celui des oreillons par exemple)
• Syndromes polymalformatifs.
Les canaux qui acheminent les spermatozoïdes des testicules vers l'urètre peuvent être obstrués
(bouchés) ou absents.
• Malformations congénitales de la voie séminale : absence des canaux déférents associée à des
anomalies rénales
• Anomalies génétiques avec agénésie des canaux déférents (gène de la mucoviscidose CFTR)
• Tumeurs.
4- Pathologie prostato-vésiculaire
• Malformations congénitales
8- Causes idiopathiques
Une cause à l'infertilité masculine est retrouvée dans 50 à 60 % des cas à la suite de tous les
examens pratiqués. Lorsqu'aucune cause n'est retrouvée on parle d'infertilité masculine « idiopathique
». Dans ces cas, les causes de l'anomalie spermatique restent inconnues.
- Pour résoudre le problème, il faut poser le diagnostic : notre démarche est donc une démarche
diagnostique
- Toujours amener l’époux à consulter et faire son bilan car il s’agit d’un problème de couple.
Première consultation :
- Identification
- Anamnèse
- Examen physique
- Premier bilan
- NFS
- VDRL/TPHA
- Chlamydia
- Mycoplasme
-PCV
Deuxième consultation :
- Investigations :
- HSG
- Spermogramme
Troisième consultation
- Technique de PMA :
• La micro-injection (ICSI)
• Insémination artificielle (IAC)
• Fécondation in vitro (FIV)
PATHOLOGIES MAMMAIRES
ABCÈS DU SEIN
Introduction
Les abcès du sein se définissent par la formation d’une collection purulente dans la glande
mammaire ou le tissu périglandulaire. On les diagnostique plus fréquemment chez les femmes allaitant
que chez les femmes n’allaitant pas. Ils sont donc soit puerpéraux , soit non puerpéraux. Les abcès
puerpéraux peuvent compliquer une mastite. Ils sont favorisés par des rhagades et des blessures du
complexe aréolo-mammelonnaire. La prescription précoce d’une antibiothérapie en cas de mastite a
grandement diminué leur fréquence. Les abcès non puerpéraux sont favorisés par une anomalie
anatomique (inversion du mamelon, ectasie des canaux galactophores, métaplasie malpighienne des
sinus lactifères ou piercing) ou par des facteurs généraux (diabète, obésité, immunodépression ou
tabagisme).Ils peuvent aussi toucher l’homme, sans âge de prédilection.
1. Clinique
Les signes cliniques associent la douleur, la rougeur et la tuméfaction. Les abcès puerpéraux sont
généralement unilatéraux et profonds. Les abcès non puerpéraux sont souvent superficiels et para-
aréolaires.
2. Étiologie
Les germes impliqués dans les abcès du sein sont aérobis et anaérobes. Le Staphylocoque aureus
est le germe aérobe le plus fréquemment isolé dans les abcès puerpéraux. Le peptostreptocoque et le
propionibacterium sont des germes anaérobes isolés dans les infections aiguës, chroniques ou
récidivantes ; on les trouve souvent associés à d’autres germes anaérobes ou aérobes.
3. Diagnostic
L’échographie est l’examen de choix pour confirmer le diagnostic, réaliser des prélèvements
bactériologiques et biopsiques et surveiller l’évolution des lésions.L’échodoppler n’apporte rien au
diagnostic. La mammographie n’a pas non plus de place en phase aiguë ; on y recourt si la
symptomatologie ne cède pas aux traitements de première intention. Le diagnostic différentiel se pose
parfois avec les cancers inflammatoires. La fréquence d’une association entre un abcès et un cancer
varie de 2 à 20%. Enfin, toute infection récidivante inexpliquée ne doit pas faire oublier la tuberculose
mammaire.
4. Traitement
Le traitement de première intention des abcès du sein associe une antibiothérapie par voie générale
(amoxicilline et acide clavulanique 2 x 1 g/j ; érythromycine 3-4 x 250 mg/j ; clindamycine 3 x 300
mg/j) à une ponction-aspiration échoguidée à l’aiguille 14 G et à une irrigation d’une solution
isotonique. Il est souvent nécessaire de répéter plusieurs fois cette ponction. Lorsque l’abcès mesure
plus de 3 cm, il est conseillé d’insérer un drain percutané de 6-8 F avant de procéder à des rinçages
quotidiens, car ponctionner fait mal ! Ce traitement ne nécessite pas d’hospitalisation. Le taux de
succès varie de 82 à 91%. Le cloisonnement d’un abcès est une cause d’échec. L’acide hyaluronique,
La chirurgie trouve sa place en cas d’échec des drainages percutanés. Elle consiste à inciser le
sein en anesthésie générale, à effondrer les logettes au doigt, à prélever et à évacuer le pus,puis à
laisser en place un drain souple. Les abcès non puerpéraux récidivent plus souvent que les abcès
puerpéraux. Ils peuvent fistuliser, imposant alors une exérèse chirurgicale (figure 5).
Conclusion
Mammite
1. Description
La mastite, également connue sous l'appellation infection du sein, est une infection du tissu
mammaire. Elle est causée par des bactéries qui pénètrent habituellement dans le sein par de petites
fissures dans le mamelon et qui se multiplient ensuite dans le tissu graisseux du sein.
2. Causes
La mastite peut se produire lorsque les bactéries retrouvées communément à la surface du sein
pénètrent dans le mamelon par de petites fissures. Les bactéries se multiplient ensuite dans le tissu
graisseux du sein qui entoure les canaux lactifères (par lesquels le lait s'écoule), ce qui provoque de
l'enflure, de la chaleur ou de la douleur. L'enflure peut exercer une pression sur les canaux lactifères et
les bloquer.
Une mastite apparaît plus communément chez les femmes qui allaitent au sein. Elle peut toutefois
également se produire chez des femmes qui n'allaitent pas. Staphylococcus aureus est la bactérie
associée le plus souvent à ce type d'infection.
L'infection peut également se produire après que du lait bloque l'un des nombreux canaux
lactifères du sein, emprisonnant ainsi les bactéries dans le tissu mammaire. De cette façon, le blocage
d'un canal lactifère est également susceptible de provoquer une infection du sein.
3. Symptômes et Complications
Les femmes qui ont contracté une mastite peuvent ressentir de la douleur au sein et peuvent
présenter de la fièvre ou une sensation de malaise. La douleur est provoquée par l'enflure du tissu
mammaire. Les autres symptômes incluent :
• des démangeaisons,
• une fièvre;
• une enflure des ganglions lymphatiques du même côté que le sein atteint,
Les infections importantes peuvent évoluer en kystes remplis de pus à l'intérieur du tissu
mammaire; c'est ce que l'on appelle des abcès. Dans certains cas semblables, il peut s'avérer nécessaire
Cours proposé par Dr. TCHIFAM DJALLO BERTHE Page 48
qu'une femme arrête temporairement d'allaiter son bébé et même qu'elle subisse une intervention
chirurgicale.
4. Diagnostic
Pour déterminer si vous avez une mastite, le personnel soignant vous fera subir un examen
physique et vous posera certaines questions sur vos symptômes. Il n'est pas habituellement nécessaire
de recourir à des tests chez les femmes qui allaitent.
Toutefois, si vous n'allaitez pas, il se peut que le personnel soignant demande certaines analyses
pour mieux comprendre votre affection. Parmi celles-ci, il pourrait y avoir une mammographie ou une
biopsie (prélèvement d'un échantillon de tissu).
5. Traitement et Prévention
Les femmes qui allaitent et sont atteintes d'une mastite devraient :
• beaucoup se reposer;
• appliquer une étoffe chaude et humide sur la région affectée plusieurs fois par jour;
• allaiter leur bébé fréquemment et utiliser différentes positions d'allaitement pour aider à ouvrir
le canal lactifère qui est bloqué.
On peut également utiliser des antibiotiques pour soigner la mastite lorsque les symptômes
durent plus de 24 heures malgré le repos, la chaleur et l'allaitement fréquent. Si on prescrit des
antibiotiques, il est essentiel de terminer le traitement d'antibiotiques pour prévenir la récidive de
l'infection. Prenez toujours le médicament conformément aux directives de votre médecin.
On encourage typiquement les mères qui allaitent à continuer à donner le sein à leur bébé
pendant qu'elles reçoivent le traitement pour la mastite. L'allaitement maternel peut aider à ouvrir les
canaux lactifères qui sont bloqués, ce qui réduira l'accumulation de lait et aidera le nourrisson à
conserver de bonnes techniques d'allaitement. En général, les mères n'ont pas à s'inquiéter de faire du
tort à leur bébé, car les antibiotiques utilisés pour traiter ces infections sont habituellement sans danger
pour l'allaitement.
Beaucoup de mères atteintes d'une mastite craignent de passer l'infection à leur nourrisson. Il
importe de comprendre que le lait maternel contient plusieurs composantes antibactériennes qui
protègent le nourrisson de l'infection.
CANCER DU SEIN
Le cancer du sein prend naissance dans les cellules du sein. La tumeur cancéreuse (maligne)
est un groupe de cellules cancéreuses qui peuvent envahir et détruire le tissu voisin. Elle peut aussi se
propager (métastases) à d’autres parties du corps.
Les cellules du sein subissent parfois des changements qui rendent leur mode de croissance ou leur
comportement anormal. Ces changements peuvent engendrer des affections non cancéreuses
(bénignes) du sein, comme l’hyperplasie atypique et des kystes. Ils peuvent aussi entraîner la
formation de tumeurs non cancéreuses, dont les papillomes intracanalaires.
Les seins sont divisés par une ligne invisible qui va de haut en bas et de gauche à droite en passant
par le mamelon. Chacune de ces 4 régions est appelée quadrant. La plupart des cancers du sein
apparaissent dans le quadrant externe supérieur, près de l’aisselle puisque cette région comprend
beaucoup de tissu glandulaire.
a. Structure
Chaque sein repose sur un large muscle du thorax appelé muscle grand pectoral. Le sein couvre
une région assez grande : en hauteur jusqu'à la clavicule et en largeur, de l'aisselle (creux axillaire)
jusqu'au milieu du sternum environ.
b. Parties du sein
Le sein est fait de graisse, de tissu conjonctif, de glandes et de canaux.
Les ligaments sont des bandes serrées de tissu conjonctif qui soutiennent les seins. Ils
traversent le sein de la peau jusqu'aux muscles où ils se fixent au thorax.
Les lobules sont des groupes de glandes qui produisent le lait. Chaque sein comporte de 15 à
25 lobules. Les glandes produisent du lait quand elles sont stimulées par les hormones de la femme en
cours de grossesse.
Les canaux sont des tubes qui transportent le lait des lobules au mamelon.
Le mamelon est la région située au centre de l’aréole et d’où sort le lait à une extrémité. Le
mamelon est fait de fibres musculaires. Quand ces fibres se contractent, le mamelon durcit, ou pointe
vers l’extérieur.
L’aréole est la surface ronde, rosée ou brunâtre qui entoure le mamelon. Elle contient de petites
glandes qui libèrent, ou sécrètent, une substance huileuse qui agit comme lubrifiant pour le mamelon
et l’aréole.
• Les ganglions de niveau I (région axillaire inférieure) longent le bord externe du muscle situé
sous le grand pectoral appelé petit pectoral.
• Les ganglions de niveau II (région axillaire centrale) se trouvent sous le muscle petit pectoral.
• Les ganglions de niveau III (région axillaire supérieure) longent le bord interne du petit
pectoral.
Les jeunes femmes ont tendance à avoir des seins plus denses avec plus de tissu glandulaire que
les femmes plus âgées. Au cours du vieillissement, la plus grande partie des tissus glandulaire et
canalaire est remplacée par de la graisse, ce qui rend les seins moins denses. Les ligaments perdent
également de leur élasticité lorsqu'une femme vieillit, faisant ainsi que les seins changent de forme et
perdent un peu de volume.
Les seins des femmes varient en taille et en forme. La taille dépend de la quantité de graisse dans
le sein. Les seins d’une femme sont rarement de la même taille. Habituellement, un sein est légèrement
plus gros ou plus petit, plus haut ou plus bas que l'autre ou qu'il n'ait pas tout à fait la même forme.
Après la ménopause, les ovaires ne fabriquent plus d’œstrogène et de progestérone, donc les seins
ne subissent plus ces changements mensuels.
Les seins de la femme qui n’est pas enceinte ou qui n’allaite pas contiennent surtout de la graisse
et des canaux. Il y a une petite quantité de tissu glandulaire, mais les glandes mammaires ne se
développent pas complètement avant le 6e mois de la grossesse chez la plupart des femmes.
Les seins de la femme qui est enceinte et qui allaite contient surtout du tissu glandulaire qui
produit du lait. C’est pourquoi les seins ont tendance à grossir lors de la grossesse et de l’allaitement.
La progestérone est l’autre hormone sexuelle femelle produite par les ovaires. Son rôle est de
préparer l’utérus (matrice) à la grossesse à chaque cycle menstruel. La progestérone joue également un
rôle dans le développement des glandes mammaires en cours de grossesse afin qu’elles produisent du
lait après l’accouchement.
• carcinome canalaire, dont le carcinome canalaire in situ (CCIS), qui prend naissance dans les
canaux galactophores
• carcinome lobulaire, qui prend naissance dans les groupes de glandes qui produisent le lait
(lobules)
Les médecins classent ces tumeurs dans les catégories « non infiltrante » ou « infiltrante ». Non
infiltrante signifie que les cellules cancéreuses ne se sont pas propagées au-delà du canal ou de la
glande où elles ont pris naissance. Infiltrante signifie que les cellules cancéreuses ont commencé à se
propager dans le tissu voisin.
Les tumeurs cancéreuses du sein qui suivent représentent moins de 1 % de tous les cancers du sein :
• lymphome diffus à grandes cellules B, qui est un type de lymphome non hodgkinien
• mélanome
• tumeurs métaplasiques
• tumeur phyllode
• carcinosarcome
Le carcinome canalaire prend naissance dans les cellules glandulaires des canaux mammaires.
C’est le type le plus fréquent de cancer du sein. Il peut être non infiltrant (carcinome canalaire in situ)
ou infiltrant.
Le CCIS peut aussi être appelé carcinome intracanalaire ou carcinome canalaire non infiltrant.
C’est le type le plus courant de cancer du sein non infiltrant. Les cellules cancéreuses ne sont présentes
que dans le revêtement du canal mammaire. Elles ne se sont pas propagées hors du canal jusqu’aux
tissus mammaires voisins ou à d’autres organes.
Le CCIS est généralement trop petit pour être senti au toucher, alors on le détecte le plus
souvent à la mammographie de dépistage.
On donne un grade au CCIS qui décrit l’apparence de ses cellules et la rapidité à laquelle elles
se développent comparativement aux cellules normales. Les 3 grades du CCIS sont bas, intermédiaire
et haut. Il est important de connaître le grade puisque cela peut aider les médecins à prévoir la
probabilité de réapparition du CCIS après le traitement ou d’évolution en cancer du sein infiltrant.
Le CCIS de type comédocarcinome est fait de cellules dont le centre semble être obstrué de
tissus morts. Ce type de CCIS est de haut grade, ce qui signifie que les cellules se développent
rapidement et qu’il risque davantage de réapparaître après le traitement. Le CCIS de type
comédocarcinome est également plus susceptible d’évoluer en cancer du sein infiltrant.
Le CCIS de type non comédocarcinome est de bas grade ou de grade intermédiaire, c’est-à-
dire qu’il se développe lentement et qu’il est moins susceptible d’évoluer en cancer du sein infiltrant.
Le carcinome canalaire infiltrant prend naissance dans les canaux mammaires, il traverse leurs
parois et envahit le tissu mammaire voisin. Les cellules peuvent continuer à se développer et ainsi
former une masse ou un épaississement dans le sein. Les cellules du cancer du sein peuvent également
se propager (métastases) aux ganglions lymphatiques et à d’autres parties du corps.
Les médecins peuvent classer le carcinome canalaire infiltrant en fonction de l’apparence des
cellules cancéreuses observées au microscope :
• mucineux, ou colloïde
• papillaire
• tubulaire
• médullaire
On traite tous ces types différents de carcinome canalaire infiltrant de la même manière. Les
types mucineux, papillaire et médullaire sont généralement d’évolution lente et ne se propagent
habituellement pas aux ganglions lymphatiques. Le carcinome canalaire infiltrant tubulaire est moins
susceptible de réapparaître après le traitement. Quant au carcinome canalaire infiltrant squirrheux, il se
développe plus rapidement que les autres types.
Le carcinome lobulaire infiltrant prend naissance dans les lobules du sein puis traverse ces
lobules et envahit le tissu mammaire voisin. Il peut aussi se propager (métastases) aux ganglions
lymphatiques et à d’autres parties du corps.
Le carcinome lobulaire infiltrant peut apparaître dans plus d’une région du sein (maladie
multifocale, ou multicentrique). Il est plus susceptible d'affecter les deux seins que d'autres types de
cancer du sein.
Cellules du carcinome lobulaire infiltrant ne forment pas de masse. Elles forment plutôt une
seule bande dans les tissus graisseux du sein, créant ainsi une zone épaisse de tissu mammaire. Il peut
alors y avoir des changements de la peau du sein, comme une texture différente ou des capitons.
Le cancer inflammatoire du sein apparaît quand les cellules cancéreuses bloquent les vaisseaux
lymphatiques de la peau du sein. On dit qu’il est inflammatoire puisque le sein devient rouge et enflé.
Le cancer inflammatoire du sein affecte plus souvent les jeunes femmes et les femmes d’origine
africaine.
Le cancer inflammatoire du sein est rare et agressif, ce qui signifie qu’il se développe et se
propage rapidement. Dans la plupart des cas, le cancer inflammatoire du sein s’est déjà propagé aux
ganglions lymphatiques ou à d’autres organes quand on le diagnostique.
2. Symptômes
Le cancer inflammatoire du sein commence à causer des symptômes peu après être apparu. De
nombreux symptômes se manifestent en même temps.
• sein enflé
Les symptômes du cancer inflammatoire du sein ressemblent beaucoup aux symptômes d’une
infection du tissu mammaire appelée mastite, qui est plus fréquente chez les femmes qui allaitent. Les
médecins peuvent prescrire des antibiotiques pour traiter la mastite, mais attendre que les antibiotiques
fassent effet peut retarder le diagnostic de cancer inflammatoire du sein. Il est donc souvent
diagnostiqué à un stade avancé. On considère que le cancer inflammatoire du sein est un cancer du
sein de stade 3B, ou localement avancé, ce qui signifie qu’il a commencé à envahir les tissus voisins.
3. Diagnostic
Le cancer inflammatoire du sein peut être difficile à diagnostiquer puisque ce type de cancer ne
forme habituellement pas de masse au sein qui peut être palpée par le médecin ou révélée à la
mammographie. Le diagnostic de cancer inflammatoire du sein repose beaucoup sur la présence de
signes et de symptômes et la rapidité à laquelle ils se manifestent.
On a habituellement recours aux tests qui suivent pour diagnostiquer le cancer du sein, dont le
cancer inflammatoire du sein. Bien des tests permettant de poser le diagnostic de cancer sont
également employés pour en déterminer le stade, c’est-à-dire jusqu'où la maladie a progressé. Votre
médecin pourrait aussi vous faire passer d'autres examens afin de vérifier votre état général de santé et
d’aider à planifier votre traitement :
• examen physique
• mammographie diagnostique
• biopsie
4. Traitements
Si vous êtes atteinte d’un cancer inflammatoire du sein, votre équipe de soins élaborera un plan de
traitement juste pour vous. Il se basera sur votre santé et des renseignements spécifiques sur le cancer.
a. Chimiothérapie
La chimiothérapie est le premier traitement administré pour un cancer inflammatoire du sein. On y
a recours pour détruire les cellules cancéreuses présentes dans le sein et partout ailleurs dans le corps
s’il y en a. On l’administre avant la chirurgie, ce qu’on appelle traitement néoadjuvant. On
l’administre également pendant un certain temps à la suite de la chirurgie (traitement adjuvant).
Après plusieurs cycles de chimiothérapie, vous passerez une mammographie afin qu’on connaisse
le degré d’efficacité du traitement. Si la première association d’agents chimiothérapeutiques n’a pas
été efficace, on pourrait vous en administrer d’autres.
b. Traitement ciblé
Le trastuzumab (Herceptin) est un type de médicament ciblé. On l’administre avec une
chimiothérapie si le cancer est HER2 positif. Jusqu’à 60 % des cancers inflammatoires du sein sont
HER2 positifs..
c. Chirurgie
On propose une chirurgie si la chimiothérapie réduit la taille de la tumeur. On a recours aux types
suivants de chirurgie pour le cancer inflammatoire du sein.
La mastectomie radicale modifiée permet de traiter un cancer inflammatoire du sein qui ne s’est
pas propagé à d’autres parties du corps. Les médecins doivent enlever tout le sein puisque le risque de
réapparition (récidive) du cancer est élevé. C’est pourquoi on ne propose pas de chirurgie mammaire
conservatrice en présence d’un cancer inflammatoire du sein.
d. Radiothérapie
On administre habituellement une radiothérapie après une chirurgie du cancer inflammatoire du
sein. Elle permet de réduire le risque de réapparition du cancer dans la région où le sein a été enlevé.
On dirige la radiothérapie vers les muscles et les ganglions lymphatiques du thorax, l’épaule et
l’aisselle.
e. Hormonothérapie
On peut offrir une hormonothérapie aux femmes atteintes d’un cancer inflammatoire du sein qui
présente certains récepteurs hormonaux (tumeur à récepteurs hormonaux positifs). Le type
d’hormonothérapie proposé variera selon que vous êtes ménopausée ou non.
Le tamoxifène (Nolvadex, Tamofen) est offert aux femmes qui ne sont pas encore ménopausées
(préménopausées).
Pronostic et survie
Si vous êtes atteinte d’un cancer inflammatoire du sein, vous vous posez peut-être des
questions sur votre pronostic. Un pronostic est l’acte par lequel le médecin évalue le mieux comment
le cancer affectera une personne et comment il réagira au traitement. Le pronostic et la survie
dépendent de nombreux facteurs. Seul un médecin qui connaît bien vos antécédents de santé, le type
de cancer dont vous êtes atteinte, le stade et les caractéristiques de la maladie, les traitements choisis et
la réaction au traitement peut examiner toutes ces données de concert avec les statistiques de survie
pour en arriver à un pronostic.
La maladie de Paget du sein est un type rare de cancer du sein. Elle apparaît sous la forme
d’une éruption cutanée ou d’autres changements sur la peau du mamelon, habituellement sur un seul
sein.
La maladie de Paget du sein affecte davantage les femmes âgées de plus de 50 ans.
La plupart des femmes atteintes de la maladie de Paget ont également un carcinome canalaire
infiltrant ou un carcinome canalaire in situ (CCIS). Le cancer peut ensuite se propager à la peau de
couleur foncée qui entoure le mamelon (aréole).
1. Symptômes
La maladie de Paget du sein cause habituellement des changements au mamelon dont ceux-ci :
• brûlure ou démangeaisons
• saignement ou écoulement
• mamelon aplati
2. Traitements
Si vous êtes atteinte de la maladie de Paget du sein, votre équipe de soins élaborera un plan de
traitement juste pour vous. La chirurgie en est habituellement le traitement principal. On peut vous
proposer d’autres traitements selon que vous avez un carcinome canalaire infiltrant ou un CCIS et que
le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques. Ce sont entre autres la radiothérapie,
l’hormonothérapie, la chimiothérapie ou le traitement ciblé.