Budan de Russé Thomas 14/06/2023
Dusart Alexandre S5x
Le Roux Paul TP 2.1
Idrissa Amadou Ismael
Compte-rendu de Travaux Pratique
Mécanique des fluides
Thérorème d’Euler
Calcul, de l’effort exercé par un jet sur une paroi
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Table des matières
Introduction ................................................................................................................................ 2
1. Théorème d’Euler ................................................................................................................ 2
2. Protocole expérimental et mesures .................................................................................... 5
Conclusion .................................................................................................................................. 9
Introduction
Lors de ce dernier TP de mécanique des fluides, nous devons appliquer le théorème d’Euler et
calculer les efforts d’un jet sur différentes formes de paroi.
Ainsi, dans une première partie, nous commencerons par rappeler le théorème d’Euler. Cela
nous permettra de l’appliquer dans une seconde partie à notre système. Il s’agit d’un dispositif
mesurant la force exercée par un jet d’eau sur différentes formes de paroi (plane, conique, inclinée…).
Nous relèverons les données expérimentales pour les analyser
1. Théorème d’Euler
Avant tout, rappelons que le théorème d’Euler est l’égalité entre la somme des forces
extérieures et celle de flux entrants et sortants définie par la relation suivante :
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Nous l’appliquerons au système suivant :
Figure 1 : Vue d’ensemble du dispositif de mesure des efforts exercés par un jet sur une paroi.
A travers ce dispositif, un jet d’eau est projeté sur la surface de la paroi à tester. Sur le dessus
de l’appareil, nous retrouvons un balancier recevant des poids et qui est réglable, ce qui permet de
mettre à l’équilibre le système. En effet, l’objectif de la manipulation est de faire l’équilibre entre la
force du jet d’eau (d’un débit réglable) et le balancier qui va recevoir différents poids. Nous
obtiendrons ainsi le début massique. De plus, nous chronométrons la durée pour remplir 10l d’eau,
nous donnant ainsi le débit volumique.
Les forces s’appliquant dans notre système peut être représenté par les schémas suivants :
Figure 2 : Modélisation du cas de la paroi plane
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A partir de cette modélisation, nous en déduisons que les forces extérieures appliquées au
fluide sont la force du jet d’eau et la force de l’obstacle. Notre surface étant fermé, nous négligerons
la force résultante de la pression extérieure.
Toujours à l’aide de la modélisation précédente, nous pouvons y définir sur les surfaces les flux
de quantité de mouvement. Nous y appliquons le théorème d’Euler :
. Les normales des surfaces SL1, SL2 et Sc sont orthogonales à la trajectoire du jet d’eau, nous
pouvons simplifier la relation en l’appliquant à notre système. Le produit scalaire des intégrales vont
être nulle, nous obtenons donc :
Après avoir développé les intégrales et les avoir projeté dans le plan (O,z,x), nous avons :
Il faut cependant exprimer la force du jet d’eau sur la paroi et non la force de la paroi sur le
jet. Nous changeons donc le signe de . Nous avons également un système symétrique, cela
entraine que . C’est pourquoi nous obtenons :
A partir de cette relation, nous allons exprimer notre débit volumique et notre débit massique
Qm. Nous utilisons les relations : 𝑄 = 𝑉 ∗ 𝑆 et 𝑄𝑚 =𝜌 ∗ 𝑄
Finalement, nous en déduisons que :
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2. Protocole expérimental et mesures
Dans cette partie expérimentale, nous commençons par relever 8 différentes mesures de la
force du jet sur la paroi plane
Tableau 1 : Résultats expérimentaux paroi plane
Figure 3 : Tableau 1 : Résultats expérimentaux paroi plane
Après avoir tracé notre courbe expérimentale, nous l’avons comparé à la courbe. L’équation
de la courbe théorique est : 12.732x2 et l’équation de la courbe expérimentale est : 14,913x 2,2311.
Si nous calculons l’écart relatif à partir de la formule suivante :
Nous obtenons 17,1%, ce qui est nettement supérieur à notre tolérance de 5%, nous en
déduisons que nos résultats expérimentaux ne sont pas très concluants. De plus, nous avons comparé
la puissance de l’équation de nos courbes entre l’expérimental et la théorique et avons obtenu un
écart relatif de 6,4%, ce qui est correct.
A partir des résultats obtenus, nous avons pu calculer le diamètre du jet :
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Diamètre jet d’eau : √ = 9,24 mm
𝜋.1000.14,91
Or le diamètre réel du jet d’eau est de 10mm, nous obtenons donc un écart relatif de 8,2%, ce
qui est correct.
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A la suite de cette première manipulation, nous avons relevé 8 autres mesures de la force
exercée par le jet sur la paroi hémisphérique, voici les résultats obtenus :
Tableau 2 : Résultats expérimentaux paroi hémisphérique
Figure 4 : Résultats expérimentaux paroi hémisphérique
En comparant notre équation de courbe expérimentale (y=24,938x2,1264) de notre paroi
hémisphérique avec l’équation théorique de la paroi plane, nous obtenons un écart relatif de 96,6%.
Cela s’explique par le fait que les deux parois ne réagissent pas de la même façon à la force du jet
d’eau. Nous avons comparé la puissance de la courbe expérimentale à celle de la courbe théorique et
avons eu un écart relatif de 10,4%, ce qui passable.
Réalisons une analyse de notre paroi hémisphérique.
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Figure 5 : Schéma du cas de la paroi hémisphérique
Notre paroi est ici hémisphérique et est donc symétrique, cela nous permet une simplification
de son étude sur une demie-partie. Si nous y appliquons le théorème d’Euler, nous obtenons la relation
suivante :
Or, si nous la projetons sur l’axe z, nous avons :
Nous considérons une paroi symétrique tel que ainsi :
Nous avons continué ce TP en relevant également les mêmes relevés pour la paroi conique et la paroi
inclinée de 45°. Toutes ces données nous ont permis d’obtenir les courbes ci-dessous. Elles
représentent l’évolution de la force F en fonction du débit massique Qm pour toutes nos parois.
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Au vu de ce que nous venons d’observer sur les deux premières surfaces, nous intuitons l’ordre
de force sur la plaque en fonction du débit par ordre croissant comme suit : 45 ° − plane − cônoque −
hémisphérique.
En effet, plus la surface s’oppose au mouvement du fluide, plus la force exercée par ce dernier est
importante. Pour la surface hémisphérique, il est moins simple de deviner au vu des phénomènes de
reflux de fluide sur les extrémités de surfaces comme nous l’avons observé lors du premier test.
Néanmoins, il semble plus raisonnable d’imaginer la force plus faible pour une surface conique qui
permet une meilleure évacuation du fluide et un rejet plus rapide.
Figure 6 : Evolution de la force expérimentale en fonctions des débit massiques pour les différentes parois
Nous constatons que plus le débit massique est important, plus la force exercée est grande. De plus,
nous remarquons que les courbes obtenues sont bien distinctes les unes des autres et nous
comprenons ainsi que nous pouvons ranger dans un ordre croissant les forces de chaque paroi. La
paroi hémisphérique a besoin d’un débit plus faible pour recevoir une certaine force, ensuite la paroi
conique puis la paroi plane. Pour finir, la paroi inclinée est celle qui demandera le plus de débit
massique pour recevoir une même force que les autres parois. Cela nous semble à première vue
logique puisque plus la paroi va contenir la force du jet d’eau, moins elle aura besoin de débit massique
pour avoir une certaine force. Par exemple, la paroi inclinée va dissiper beaucoup plus le jet d’eau que
la paroi hémisphérique.
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Conclusion
Pour conclure, nous pouvons retenir de l’étude de ce TP que le théorème d’Euler peut permettre
d’avoir un ordre de grandeur de la force exercée sur une paroi par un jet d’eau. Pour avoir une mesure
précise, il faudrait prendre en compte l’ensemble des forces extérieures s’exerçant sur le fluide. Nous
pouvons également retenir que les parois peuvent selon leurs formes, être des accélérateurs ou des
obstacles.