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Coordination VRSP Première année Tronc Commun Parcours Ingénieur

Structures des données Sciences et Technologies

TP 1 : Représentation et Codification des Nombres


I- Introduction

L’informatique repose fondamentalement sur la manipulation de données numériques, et la


manière dont ces données sont représentées et codifiées est cruciale pour le fonctionnement des
ordinateurs. Les ordinateurs, constitués de composants électroniques tels que les processeurs, la
mémoire et les circuits logiques, n’interprètent que deux états : le passage ou l’absence de courant
électrique. Ces états sont représentés par les chiffres 0 et 1, formant ainsi le système binaire, qui
est le langage de base de tous les composants informatiques.

En plus du binaire, d’autres systèmes de numération, comme l’octal (base 8) et l’hexadécimal


(base 16), sont utilisés en informatique pour simplifier la lecture et la manipulation des longues
séquences binaires. Par exemple, un octet (8 bits) peut être facilement représenté en deux chiffres
hexadécimaux, facilitant ainsi le travail des programmeurs et des ingénieurs.

Les composants internes des ordinateurs, comme le processeur (CPU) et la mémoire RAM,
utilisent ces représentations numériques pour effectuer des opérations et stocker des informations.
Le processeur exécute des instructions en manipulant des données binaires, réalisant des opérations
arithmétiques et logiques essentielles au fonctionnement des programmes informatiques. La
mémoire, quant à elle, stocke ces informations sous forme de bits, organisés en structures comme
les octets, qui correspondent à des valeurs numériques binaires.

L'arithmétique binaire permet à ces composants d'effectuer des calculs rapides et précis, tandis que
les conversions entre systèmes (décimal-binaire, binaire-octal, binaire-hexadécimal) facilitent
l’interface entre les utilisateurs, les programmeurs, et les machines. La compréhension de ces
systèmes de numération et des processus de conversion est donc essentielle pour optimiser le
fonctionnement des composants informatiques et concevoir des algorithmes efficaces.

Ce TP vise à explorer les systèmes de numération décimale, binaire, octale et hexadécimal, ainsi
qu'à réaliser des conversions entre ces systèmes et à effectuer des opérations arithmétiques en base
binaire.

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II- Partie Théorique

II.1- Systèmes de Numérations

Un système de numération est un ensemble de règles et de symboles permettant de représenter


les nombres de manière structurée. Chaque système est basé sur une base ou un radix, qui définit
le nombre de symboles utilisés pour exprimer les valeurs numériques.

Les systèmes de numération permettent de décomposer un nombre en une somme de valeurs


pondérées selon la position de chaque chiffre. Chaque position correspond à une puissance de la
base, et le chiffre qui l’occupe indique combien de fois cette puissance est prise en compte. Ces
systèmes sont essentiels en informatique pour coder et manipuler les données numériques de
manière optimale, en particulier pour le stockage en mémoire et les opérations arithmétiques.

II.1.1- Système Décimal (N)10

C’est le système de numération le plus familier, utilisé dans la vie quotidienne. Il utilise dix chiffres
(0-9) : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, et 9. La valeur de chaque position dans un nombre décimal est une
puissance de 10.

Par exemple, dans le nombre 253, les valeurs des chiffres sont les suivantes :

• Le chiffre 3 représente 3 unités (100 ),


• Le chiffre 5 représente 50 (101 ),
• Le chiffre 2 représente 200 (102 ).

Ainsi, nous pouvons écrire :

253(10) = (2 × 102 ) + (5 × 101 ) + (3 × 100 ) = 200 + 50 + 3 = 253

À partir de cet exemple, on trouve la formule générale pour un nombre décimal :

N(10) = dn × 10n + dn–1 × 10n–1 + … + d1 × 101 + d0 × 100

Où :

• N(10) est le nombre décimal,


• d représente les chiffres (0 à 9),
• n est la position du chiffre (en partant de zéro à droite).

II.1.2. Système Binaire (N)2

Le système binaire est un système de numération fondamental en informatique. Il utilise seulement


deux chiffres : 0 et 1. Chaque position dans un nombre binaire représente une puissance de 2.

Par exemple, dans le nombre binaire 1011, les valeurs des chiffres sont les suivantes :

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• Le chiffre 1 (à la position la plus à gauche) représente 8 unités (1 x 2 3 ),


• Le chiffre 0 représente 0 unités (0 x 22 ),
• Le chiffre 1 représente 2 unités (0 x 21 ),
• Le chiffre 1 (à la position la plus à droite) représente 1 unité (1 x 2 0 ).

Ainsi, nous pouvons écrire :


1011(2) = (1 × 23 ) + (0 × 22 ) + (1 × 21 ) + (1 × 20 ) = 8 + 0 + 2 + 1 = 11(10)

À partir de cet exemple, on trouve la formule générale pour un nombre binaire :

N(2) = dn × 2n + dn−1 × 2n−1 + … + d1 × 21 + d0 × 20

Où :

• N(2) est le nombre binaire,


• d représente les chiffres (0 ou 1),
• n est la position du chiffre (en partant de zéro à droite).

II.1.3. Système Octal (N)8

Le système octal est un système de numération qui utilise huit chiffres : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, et 7.


Chaque position dans un nombre octal représente une puissance de 8.

Par exemple, dans le nombre octal 175, les valeurs des chiffres sont les suivantes :

• Le chiffre 1 représente 1 × 64 (82 ),


• Le chiffre 7 représente 7 × 8 (81 ),
• Le chiffre 5 représente 5 × 1 (80 ).

Ainsi, nous pouvons écrire :

175(8) = (1 × 82 ) + (7 × 81 ) + (5 × 80 ) = 64 + 56 + 5 = 125(10).

À partir de cet exemple, on trouve la formule générale pour un nombre octal :

N(8) = dn × 8n + dn−1 × 8n−1 + … + d1 × 81 + d0 × 80

Où :

• N(8) est le nombre octal,


• d représente les chiffres (0 à 7),
• n est la position du chiffre (en partant de zéro à droite).

II.1.4. Système hexadécimal ( (N)16 ou $N )

Le système hexadécimal est un système de numération qui utilise seize symboles (0-16) : les
chiffres de 0 à 9 et les lettres de A à F, où A représente 10, B représente 11, C représente 12, D

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représente 13, E représente 14 et F représente 15. Chaque position dans un nombre hexadécimal
représente une puissance de 16.

Par exemple, dans le nombre hexadécimal 2F3, les valeurs des chiffres sont les suivantes :

• Le chiffre 2 représente 2 × 256 (162 ),


• Le chiffre F représente 15 × 16 (161 ),
• Le chiffre 3 représente 3 × 1 (160 ).

Ainsi, nous pouvons écrire :

2F3(16) = (2 × 162 ) + (F × 161 ) + (3 × 160 ) = (2 × 256) + (15 × 16) + (3 × 1)


= 512 + 240 + 3 = 755(10).

À partir de cet exemple, on trouve la formule générale pour un nombre hexadécimal :

N (16) = dn × 16n + dn–1 × 16n−1 + … + d1 × 161 + d0 × 160

Où :

• N(16) est le nombre hexadécimal,


• d représente les chiffres (0 à 9 et A à F),
• n est la position du chiffre (en partant de zéro à droite).

II.2- Unités de Stockage et Leur Relation avec les Systèmes de Numération

Les unités de stockage jouent un rôle fondamental en informatique, permettant de conserver et de


manipuler des données numériques. Chaque unité de stockage est intrinsèquement liée aux
systèmes de numération, car elle représente des valeurs numériques en fonction des bases de ces
systèmes.

II.2.1- Unités de Stockage de Base

Les unités de stockage les plus courantes comprennent :

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• Bit : C'est l'unité de base en informatique, pouvant représenter une valeur binaire unique
(0 ou 1). Les bits sont la fondation sur laquelle toutes les autres unités de stockage sont
construites.
• Octet (Byte) : Un octet est composé de 8 bits. Il peut représenter 256 valeurs différentes
(de 0 à 255 en décimal ou 00 à FF en hexadécimal) et est la plus petite unité adressable de
mémoire dans la plupart des systèmes informatiques. L'octet est souvent utilisé pour
stocker un caractère dans un texte ou une valeur numérique dans des opérations
arithmétiques.

II.2.1- Unités Supérieures

À mesure que la quantité de données à stocker augmente, d'autres unités de mesure sont utilisées:

• Kilooctet (Ko) : 1 Ko équivaut à 1024 octets. Cette unité est couramment utilisée pour
décrire la taille des petits fichiers.

• Mégaoctet (Mo) : 1 Mo équivaut à 1024 Ko, soit 1 048 576 octets. Les mégaoctets sont
souvent utilisés pour évaluer la taille des images, des documents et des applications.

• Gigaoctet (Go) : 1 Go équivaut à 1024 Mo, soit 1 073 741 824 octets. Les disques durs et
les clés USB sont souvent mesurés en gigaoctets.

• Téraoctet (To) : 1 To équivaut à 1024 Go, soit 1 099 511 627 776 octets. Cette unité est
utilisée pour des systèmes de stockage de grande capacité, comme les serveurs de données
et les systèmes de sauvegarde.

II.2.3- Relation avec les Systèmes de Numération

Les unités de stockage sont directement liées aux systèmes de numération, en particulier le système
binaire. Chaque unité de stockage, depuis le bit jusqu'au téraoctet, peut être exprimée en puissance
de 2 :

• Bits et Octets : Les bits, qui sont les unités de base, s'agrègent en octets pour former des
représentations plus complexes. Par exemple, un octet peut être écrit en binaire sous forme
de 8 chiffres (par exemple, 11010101).

• Conversions entre Systèmes : Les systèmes de numération (décimal, binaire, octal,


hexadécimal) facilitent la compréhension et la manipulation des unités de stockage. Par
exemple, un fichier de 1 Ko peut être facilement converti en octets (1 Ko = 1024 octets) et
en binaire (10000000000 en binaire).

• Hexadécimal en Stockage : Le système hexadécimal est couramment utilisé pour


représenter les valeurs de mémoire et les couleurs. Par exemple, la couleur RGB est
souvent représentée en hexadécimal, où chaque composant (rouge, vert, bleu) est codé sur
un octet, ce qui donne une notation comme #FF5733.

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II.3- Conversation Entre Systèmes de Numération

La conversion entre différents systèmes de numération est un processus fondamental en


informatique et en mathématiques, permettant de traduire des valeurs d'une base à une autre. Ces
systèmes de numération incluent principalement le décimal (base 10), le binaire (base 2), l'octal
(base 8) et l'hexadécimal (base 16). Chacun de ces systèmes a ses propres caractéristiques et est
utilisé dans différents contextes, notamment dans la programmation, le stockage de données et la
représentation des informations.

II.3.1- Décimal ↔ Binaire


Le processus de conversion entre le système décimal (base 10) et le système binaire (base 2)
consiste à convertir des valeurs exprimées en base 10, qui est le système de numération le plus
familier pour les humains, en base 2, qui est le système utilisé par les ordinateurs.

a- Décimal → Binaire

La conversion d'un nombre décimal (base 10) en binaire (base 2) s'effectue par un processus de
division répétée par 2 :

1. Pour commencer, on divise le nombre décimal par 2, en notant le quotient et le reste. Le


reste, qui sera soit 0 soit 1, représente le chiffre nombre binaire.
2. On continue ensuite à diviser le quotient par 2, en répétant cette opération jusqu'à ce que
le quotient atteigne 0.
3. Les restes obtenus à chaque étape sont ensuite collectés et lus en ordre inverse, du dernier
reste au premier (bas au haut), pour former le nombre binaire final.

Exemple : Convertissons le nombre décimal 13 en binaire :

• 13 ÷ 2 = 6, reste 1
• 6 ÷ 2 = 3, reste 0
• 3 ÷ 2 = 1, reste 1
• 1 ÷ 2 = 0, reste 1

En lisant les restes de bas en haut, on obtient : 1101. Ainsi, 13(10) = 1101(2).

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b- Binaire → Décimal

La conversion d'un nombre binaire (base 2) en décimal (base 10) repose sur le principe de la
position des chiffres :

1. Chaque chiffre du nombre binaire est positionné en fonction de sa place, en partant de la


droite, où la position la plus à droite correspond à 0. Chaque position représente une
puissance de 2.
2. Pour chaque chiffre binaire, on multiplie ce chiffre par 2 élevé à la puissance de sa position.
Ainsi, si le chiffre est un 1, sa valeur est ajoutée au total, tandis que si c'est un 0, sa
contribution est nulle.
3. Une fois les valeurs de chaque position calculée, on additionne ces valeurs pour obtenir le
résultat final en base 10.

Exemple : Convertissons le nombre binaire 1101 en décimal :

• Le chiffre le plus à droite est en position 0, donc 1 × 2 0 = 1


• Le chiffre suivant est en position 1, donc 0 × 2 1 = 0
• Le chiffre suivant est en position 2, donc 1 × 2 2 = 4
• Le chiffre le plus à gauche est en position 3, donc 1 × 2 3 = 8

En additionnant ces valeurs : 8 + 0 + 4 + 1 = 13. Ainsi, 1101(2) = 13(10).

II.3.2- Binaire ↔ Octal

La conversion entre les systèmes de numération binaire et octal est plus simple que celle entre
binaire et décimal, car 8 (base octale) est une puissance de 2 (2 3 ). Chaque chiffre octal correspond
donc exactement à un groupe de trois chiffres binaires (ou 3 bits).

a- Octal → Binaire

La conversion d'un nombre octal (base 8) en binaire (base 2) est un processus relativement simple,
basé sur la représentation directe des chiffres octaux en binaire :

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1. Chaque chiffre du nombre octal est séparé et traité individuellement. Puisqu’un chiffre
octal peut prendre une valeur de 0 à 7, il correspond à une valeur binaire de trois bits
(puisque 23 =8).
2. Pour chaque chiffre octal, on convertit directement en son équivalent binaire sur trois bits.
Soit avec conversation décimal → binaire de II.2.1.a ou utilisation de :

Octal Binaire Octal Binaire


0 000 4 100
1 001 5 101
2 010 6 110
3 011 7 111

3. Une fois que tous les chiffres octaux ont été convertis en leur représentation binaire, on les
assemble pour former le nombre binaire final.

Exemple : Convertissons le nombre octal 15 en binaire :

• Le chiffre 1 en octal est 001 en binaire.


• Le chiffre 5 en octal est 101 en binaire.

En assemblant les résultats, nous avons 15(8) = 001101(2) = 1101(2)

b- Binaire → Octal

La conversion d'un nombre binaire (base 2) en octal (base 8) suit un processus systématique qui
implique le regroupement de bits :

1. On commence par regrouper les chiffres binaires par paquets de trois, en commençant par
la droite. Si le nombre total de bits n'est pas un multiple de trois, on peut ajouter des zéros
à gauche pour compléter le dernier groupe. Cela garantit que chaque groupe de bits
représente un chiffre octal.
2. Chaque groupe de trois bits est ensuite converti en son équivalent octal (inverse de l’étape
2 d’Octal → Binaire).

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3. Les chiffres octaux obtenus à partir de chaque groupe sont ensuite assemblés pour former
le nombre octal final

Exemple : Convertissons le nombre binaire 1101 en octal :

On regroupe les chiffres par paquets de trois, en ajoutant des zéros à gauche si nécessaire :

1101 → 001 | 101.

Ensuite, on convertit chaque groupe :

• 001 → 1
• 101 → 5

En assemblant les résultats, nous avons 1101(2) = 15(8)

II.3.3- Hexadécimal ↔ Binaire

La conversion entre les systèmes de numération binaire et hexadécimal est directe, car 16 (base
hexadécimale) est une puissance de 2 (24 ). Chaque chiffre hexadécimal correspond exactement à
un groupe de quatre chiffres binaires (ou 4 bits).

a- Hexadécimal → Binaire

La conversion d'un nombre hexadécimal (base 16) en binaire (base 2) est un processus direct et
efficace, car chaque chiffre hexadécimal correspond exactement à quatre chiffres binaires :

1. Chaque chiffre hexadécimal, qui peut être un chiffre de 0 à 9 ou une lettre de A à F (où A
= 10, B = 11, C = 12, D = 13, E = 14, F = 15), doit être converti en sa représentation
binaire équivalente. Soit avec conversation décimal → binaire de II.2.1.a ou utilisation
de :

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Hexadécimal Binaire Hexadécimal Binaire


0 0000 8 1000
1 0001 9 1001
2 0010 A (10) 1010
3 0011 B (11) 1011
4 0100 C (12) 1100
5 0101 D (13) 1101
6 0110 E (14) 1110
7 0111 F (15) 1111

2. Pour chaque chiffre hexadécimal dans le nombre donné, on remplace le chiffre par sa valeur
binaire correspondante, en veillant à utiliser toujours quatre bits pour chaque chiffre.
3. Une fois que tous les chiffres hexadécimaux ont été convertis en binaire, les valeurs
binaires sont assemblées pour former le nombre binaire final.

Exemple : Convertissons le nombre hexadécimal 2F en binaire :

• Le chiffre '2' en hexadécimal est équivalent à 0010 en binaire.


• Le chiffre 'D' en hexadécimal est équivalent à 1101 en binaire.

En assemblant les résultats, nous avons : 2D(16) = 10 1101(2).

b- Binaire → Hexadécimal

La conversion d'un nombre binaire (base 2) en hexadécimal (base 16) est un processus qui s'appuie
sur le fait que quatre chiffres binaires (bits) peuvent être regroupés pour former un chiffre
hexadécimal :

1. Pour convertir un nombre binaire en hexadécimal, commencez par regrouper les chiffres
binaires par groupes de quatre, en commençant par la droite. Si le nombre de bits n'est pas
un multiple de quatre, vous pouvez ajouter des zéros à gauche du nombre binaire pour
compléter le dernier groupe. Ces zéros n'affectent pas la valeur du nombre.

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2. Chaque groupe de quatre chiffres binaires est ensuite converti en son équivalent
hexadécimal (Inverse de l’étape 2 d’Hexadécimal → Binaire).
3. Une fois que tous les groupes de quatre bits ont été convertis en chiffres hexadécimaux,
ces chiffres sont assemblés pour former le nombre hexadécimal final.

Exemple : Convertissons le nombre binaire 11011110 en hexadécimal :

Regroupons les bits : 0010 | 1101.

Convertissons chaque groupe :

• 0010 → 2
• 1101 → D

En assemblant les résultats, nous avons : 101101 (2) = 2D(16).

II.3.4- Conversion d'un nombre réel

La conversion des nombres réels entre différents systèmes de numération est un processus qui
permet de représenter des valeurs décimales avec une partie fractionnaire en binaire, octal, ou
hexadécimal. Ce type de conversion nécessite des méthodes spécifiques pour gérer à la fois la
partie entière et la partie fractionnaire du nombre réel.

La partie entière du nombre réel est convertie en binaire en utilisant la méthode standard de
division successive par 2, comme pour les nombres entiers.

La partie fractionnaire est convertie en binaire en multipliant successivement la fraction par 2. À


chaque étape, le chiffre entier obtenu (0 ou 1) est retenu et la partie fractionnaire restante est
multipliée à nouveau par 2, jusqu'à obtenir un reste de zéro ou jusqu'à atteindre le nombre souhaité
de chiffres après la virgule.

Exemple Convertissons 13.625(10).

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13 .625
13 ÷ 2 = 6, reste 1 0,625 × 2 = 1,25 → Retenir le 1
6 ÷ 2 = 3, reste 0 0,25 × 2 = 0,5 → Retenir le 0
3 ÷ 2 = 1, reste 1 0,5 × 2 = 1,0 → Retenir le 1
1 ÷ 2 = 0, reste 1 En lisant de haut en bas, Le résultat de la
En lisant de bas en haut, on obtient 1101 pour partie fractionnaire est donc 0,101(2).
la partie entière.
En combinant la partie entière et la partie fractionnaire, on obtient : 13.625 (10) = 1101.101(2).

Note : Pour la partie fractionnaire, on ne lit pas les résultats de bas en haut comme on le fait pour
la partie entière. Les chiffres obtenus après chaque multiplication par 2 sont pris dans l’ordre dans
lequel ils apparaissent.

La conversion d'un nombre réel binaire en décimal suit un processus inverse. La partie entière est
convertie comme d’habitude, tandis que la partie fractionnaire est convertie en multipliant chaque
chiffre après la virgule par des puissances décroissantes de 2 (2⁻¹, 2⁻², etc.).

Par exemple, pour 1101.101(2) :

• Partie entière : (1 × 2³) + (1 × 2²) + (0 × 2¹) + (1 × 2⁰) = 13


• Partie fractionnaire : (1 × 2⁻¹) + (0 × 2⁻²) + (1 × 2⁻³) = 0.625

Ainsi, 1101.101(2) = 13.625(10).

II.4- Arithmétique binaire

L'arithmétique binaire est la branche des mathématiques qui traite des opérations sur les nombres
exprimés dans le système binaire, qui utilise uniquement les chiffres 0 et 1. Contrairement à
l'arithmétique décimale, qui repose sur la base 10, l'arithmétique binaire se concentre sur les
opérations fondamentales telles que l'addition, la soustraction, la multiplication et la division, mais
adaptées à la base 2.

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II.4.1- Addition

L'addition binaire suit les mêmes principes que l'addition dans le système décimal, mais elle est
réalisée en utilisant seulement les chiffres 0 et 1, en respectant les règles spécifiques au système
binaire (base 2) :

• 0+0=0
• 0+1=1
• 1+0=1
• 1 + 1 = 10 (ce qui équivaut à 0, avec une retenue de 1)
• 1 + 1 + 1 = 11 (ce qui équivaut à 1, avec une retenue de 1)

Exemple 1100 + 1110

On procède de droite à gauche, en suivant les règles de l'addition binaire.

• 0 + 0 = 0 (Pas de retenue)
• 0 + 1 = 1 (Pas de retenue)
• 1 + 1 = 10 : On écrit 0 et on retient 1.
• 1 + 1 + 1 (retenue) = 11 : On écrit 1 et on retient 1.

Le résultat de 1100 + 1110 est donc 11010

II.4.2- Soustraction

La soustraction s’effectue de la même façon que la soustraction des nombres décimaux en


appliquant la table de soustraction :

• 0-0=0
• 0 - 1 = 1 (ce qui équivaut à 1, avec une retenue de 1)
• 1-0=1
• 1-1=0

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Exemple : Soit à calculer la différence A-B tel que : A=10110 ; B=1100

110110
- 1 01100

001010
En décimal 22-12=10

II.4.3- Multiplication

La multiplication binaire suit les mêmes principes que la multiplication décimale, mais elle est
réalisée avec les chiffres binaires 0 et 1. La méthode consiste à utiliser des décalages et des
additions, car dans le système binaire, la multiplication par 0 donne toujours 0 et la multiplication
par 1 laisse le nombre inchangé. Étapes de la multiplication binaire :

• Chaque bit du multiplicateur (le nombre en bas) est multiplié par chaque bit du
multiplicande (le nombre en haut). Cela donne des résultats partiels appelés produits
partiels.
• Les produits partiels sont décalés vers la gauche en fonction de la position du bit
correspondant dans le multiplicateur. Plus le bit est à gauche dans le multiplicateur, plus le
produit partiel est décalé à gauche.
• Tous les produits partiels sont additionnés pour obtenir le résultat final.

Exemple 1100 * 110

• Premier bit (0) : 1100 × 0= 0000 (Pas besoin de décaler)


• Deuxième bit (1) : 1100 × 1=1100 (Décalé d'un bit vers la gauche 1100*)
• Troisième bit (1) : 1100 × 1=1100 (Décalé de deux bits vers la gauche 1100**)

Additionnons les produits partiels le résultat de la multiplication 1100 × 110 en binaire est 1001000

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II.4.4- Division

La division, tout comme en décimal. Elle consiste à diviser le dividende n par le diviseur d et
obtenir un quotient q ainsi qu'un reste r. On a donc n = q × d + r. On va considérer que n>=d.

Les étapes à suivre pour une division binaire :

1. Écrivez le dividende (le nombre à diviser) et le diviseur (le nombre par lequel on divise).
2. On procède comme dans la division classique en soustrayant le diviseur du dividende
autant de fois que possible, bit par bit.
3. Après chaque soustraction réussie, on "descend" le bit suivant du dividende.
4. On continue jusqu'à ce que tous les bits du dividende aient été traités.
5. A la fin, s’il reste un nombre plus petit que le diviseur, ce sera le reste.

Exemple : 1010 / 10

• On commence par les deux premiers bits du dividende : 10 2 . Cela correspond exactement
au diviseur 102 .
• Donc, on effectue la soustraction : 102 − 102 = 002
• On met un 1 dans le quotient.
• On abaisse le bit suivant du dividende (le 3e bit), ce qui donne 01 2 . Ce nombre est
inférieur au diviseur 102 .
• On écrit un 0 dans le quotient.
• On abaisse le dernier bit du dividende (le 4e bit), ce qui donne 10 2 . Cela correspond à
nouveau exactement au diviseur 102 .
• On effectue la soustraction : 102 − 102 = 002
• On met un 1 dans le quotient.
• Le quotient est 1012 .
• Le reste est 0.

La division de 10102 par 102 donne 1012

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II.5- Classification des codes binaires

II.5.1- Code Pondéré

Le BCD (Binary Coded Decimal), ou Décimal Codé Binaire, est une méthode de représentation
des nombres décimaux en utilisant un format binaire.

Dans le BCD, chaque chiffre décimal (de 0 à 9) est représenté par une séquence de 4 bits. Ainsi,
chaque chiffre d'un nombre décimal est codé individuellement.

• Le chiffre décimal 0 est représenté par 0000 2


• Le chiffre décimal 1 est représenté par 0001 2
• Le chiffre décimal 2 est représenté par 00102
• Le chiffre décimal 3 est représenté par 00112
• Le chiffre décimal 4 est représenté par 01002
• Le chiffre décimal 5 est représenté par 01012
• Le chiffre décimal 6 est représenté par 01102
• Le chiffre décimal 7 est représenté par 01112
• Le chiffre décimal 8 est représenté par 10002
• Le chiffre décimal 9 est représenté par 1001 2

Les autres combinaisons binaires (de 10102 à 11112 ) ne sont pas utilisées, car elles ne représentent
aucun chiffre décimal.

Exemple : (189)10 = (0001 1000 1001)BCD

II.5.2- Code non Pondéré

Le Code Gray, également appelé Code Réfléchi, est un système de codage binaire dans lequel
deux valeurs successives diffèrent toujours d’un seul bit. Cela permet de réduire les erreurs dans
des systèmes où une modification multiple de bits pourrait entraîner des lectures incorrectes.

Le code gray est une sorte de code binaire où chaque nombre est représenté par une séquence de
bits, comme dans le binaire classique, mais avec une particularité : en passant d’un nombre à
l’autre, un seul bit change à la fois.

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La fonction OU exclusif, souvent appelée XOR est une somme binaire utilisée pour garantir la
conversion d’un code binaire vers un code gray et vis vers ça.

Son symbole est traditionnellement un signe plus dans un cercle : « ⊕ ».

➢ Conversion Binaire ↔ Gray

• Le premier bit du code Gray est le même que le premier bit du nombre binaire.
• Pour chaque bit suivant, on applique l'opération XOR entre le bit courant du nombre binaire
et le bit précédent du nombre binaire.

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➢ Conversion Gray ↔ Binaire

• Le premier bit du nombre binaire est le même que le premier bit du code Gray.
• Pour chaque bit suivant, on applique l’opération XOR entre le bit précédent du résultat
binaire et le bit courant du code Gray.

Quelques remarques

Exemple 1:

5+3 =8 → 0101 + 0011 = 1000 (le résultat est en vraie grandeur)

Exemple 2:

12 - 6 = 6 → 1100 – 0110 = 0110 (le résultat en vraie grandeur).

Exemple 3:

12 + 9 = 21 → 1100 - 1001 = 10101

(dépassement supérieur (ou overflow): le format est insuffisant.)

Exemple 4:

7 - 10 = -3 → 0111 - 1010 = 11101 (dépassement inférieur : nombre négatif ou anomalie.)

Exemple 5: addition BCD (somme > à 9)

0101 0011 + 0010 0001 = (0111 0100)BCD = (84)10

Exemple 6: addition BCD (somme < à 9)

0100 0111 + 0011 0101 = 0111 1100

(Somme non valide pour le corriger on rajoute la valeur de (6)10 en binaire ce qui donne (0110)2 )

La correction :

0100 0111 + 0011 0101 = 0111 1100 + 0000 0110 = (1000 0011)BCD

(Somme BCD valide)

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II.6- Représentation des nombres

La représentation des nombres est un concept fondamental en informatique et en mathématiques,


particulièrement dans les systèmes numériques où les valeurs sont stockées sous forme binaire.

Il existe deux types de représentation des nombres : signés et non signés.

II.6.1- Nombres Non-Signés

Les nombres non signés sont utilisés pour représenter des valeurs toujours positives ou nulles.

Formule : 0 ≤ N ≤ 2n - 1, avec n représente le nombre de bit.

Exemple : avec 8 bits :

• 28 – 1 = 255.

• Les valeurs possibles vont de 0 à 255.

II.6.2- Nombres Signés

Les nombres signés permettent de représenter des valeurs positives et négatives. Pour ce faire, un
des bits (généralement le bit de poids fort, le plus à gauche) est utilisé pour indiquer le signe du
nombre (S): 0 pour un nombre positif, 1 pour un nombre négatif.

Formule : -2n-1 ≤ N ≤ 2n-1 -1

Exemple : avec 8 bits on peut représenter des valeurs allant de −128 à 127.

II.6.3- Représentation des Nombres en Virgule Fixe

Un nombre de m éléments binaire est partagé en deux parties dont l’une correspond aux valeurs
entières et l’autre aux valeurs fractionnaires la position de la virgule fixe est fictive ; fixée par
l’utilisateur.

Par convention :

✓ Nombre > 0 : S = 0
✓ Nombre < 0 : S = 1
✓ S : Bit de signe
✓ PE : Partie entière : 5 bits.
✓ PF : Partie fractionnaire : 2 bits.

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Exemple 1 : Représenter sur PE = 4 bits :

+ 7,5 selon le format donné S=0 0 0111, 100

Exemple 2 : +17,5 impossible selon le format.

II.6.4- Les Différentes Représentations des Nombres dans les ordinateurs

Il y’a 2 représentations possibles pour réaliser les opérations de base (Arithmétique Binaire)

• Représentation en complément à « 1 » → (C1)


• Représentation en complément à « 2 » → (C2)

a- Représentation en complément à « 1 » (ou complément restreint C1)

Cette représentation concerne les nombres négatifs (son inverse)

A = an-1 an-2 ……….. a1 a0

Exemple 1 : A = -17 en C1

On écrit d’abord le nombre en Module et Signe (MS)

A = -17 → donner son complément à « 1 »

A = (1 10001)MS → (1 01110)C1

Remarque :

• En rouge : module (transforme en inverse si le nombre est négative)


• En vert : bit signe 0 (Positive) ou 1 (Négative)

Exemple 2: Représenter : +12.5 en C1

La représentation en C1 des nombres positifs c’est leur représentation en module et signe.

A = +12.5 = (0 1100,10)MS = (0 1100,10)C1

• Nombre Positive (Pas d’inversement)

b- Représentation des nombres en complément à « 2 » (C2)

Le complément vrai d’un nombre négatif est le complément à « 1 » de ce nombre auquel on ajoute
un « 1 » au bit de poids faible.

(A)c2 = (A)c1 +1

Exemple : Représenter en (C2) le nombre A = -11

(A)MS = (1 1011)MS = (1 0100)c1 = (1 0101)c2

• Le bit de signe S=1.

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II.7- Représentation et Codification des Nombres avec EXCEL

Cette section explore les différents systèmes de numération (décimal, binaire, octal, hexadécimal)
et leur conversion, en utilisant le tableur Excel.

II.7.1- Conversation Entre Systèmes de Numération avec les Fonctions d’EXCEL

Dans cette partie, nous allons explorer comment utiliser Excel pour effectuer des conversions entre
les différents systèmes de numération : décimal, binaire, octal et hexadécimal. Excel offre une
gamme de fonctions intégrées qui facilitent ces conversions, permettant d’automatiser et de
visualiser les résultats de manière simple et efficace.

Supposons que l’on souhaite convertir le nombre 25, Il suffit de saisir la formule dans une cellule
Excel pour obtenir le résultat correspondant et il s’affiche automatiquement la valeur.

• Conversions Décimal ↔ Binaire :

DEC.BIN(nombre) ou DEC2BIN(nombre) : Convertit un nombre décimal en binaire.

BIN.DEC(nombre) ou BIN2DEC(nombre) : Convertit un nombre binaire en décimal.

• Conversions Décimal ↔ Octal :

DEC.OCT(nombre) ou DEC2OCT(nombre) : Convertit un nombre décimal en octal.

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OCT.DEC(nombre) ou OCT2DEC(nombre) : Convertit un nombre octal en décimal.

• Conversions Décimal ↔ Hexadécimal :

DEC.HEX(nombre) ou DEC2HEX(nombre) : Convertit un nombre décimal en hexadécimal.

HEX.DEC(nombre) ou HEX2DEC(nombre) : Convertit un nombre hexadécimal en décimal.

Note : Pour les lettres, on utilise des guillemets (" ") pour éviter toute confusion avec des cellules.

Ces fonctions permettent d’explorer rapidement et efficacement les conversions entre systèmes de
numération, rendant l’utilisation d’Excel pratique pour visualiser les relations entre les différentes
bases et pour automatiser les calculs de manière précise.

II.7.2- L’Arithmétique Binaire avec Excel

L’arithmétique binaire avec Excel permet de réaliser des opérations courantes comme l'addition,
la soustraction, la multiplication et la division sur des nombres binaires. Bien qu’Excel n’ait pas
de fonctions directement dédiées aux opérations arithmétiques en binaire, il dispose de fonctions
de conversion qui facilitent le calcul en utilisant les bases binaires et décimales ensemble.

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La méthode consiste à convertir les nombres binaires en décimaux, à effectuer les opérations
arithmétiques, puis à reconvertir le résultat en binaire.

Exemple : Addition binaire avec Excel : peut être effectuée en trois étapes.

Tout d’abord, les nombres binaires sont convertis en décimaux à l’aide de la fonction BIN2DEC.
Par exemple, pour additionner 1010 (qui équivaut à 10 en base 10) et 1101 (qui équivaut à 13 en
base 10), on utilise BIN2DEC("1010") et BIN2DEC("1101"). Ensuite, on additionne les deux
résultats décimaux, ce qui donne 23. Enfin, le résultat est reconverti en binaire avec la fonction
DEC2BIN, donnant 10111 comme résultat final en binaire.

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III- Exercices

Note : le travail théorique sera remis le jour du TP individuellement

Exercice 1

a) Pourquoi le système numérique ?


b) Quels sont les chiffres du système de base douze ?
c) Dites combien de bit faut-il pour compter jusqu’un 511 ?

Exercice 2

Déterminer la valeur de n

• (n1)4 =(23)3

Exercice 3

a). Convertir les nombres suivants en décimal :

• $F23 = ( ? )10
• (745)8 = ( ? )10
• (101101.1001)2 = ( ? )10

b). Convertir les nombres décimaux suivants en nombres des bases indiquées :

• (54)10 = ( ? )2
• (564)10 = ( ? )8
• (564)10 = ( ? )16
• (234)5 = ( ? )7
• (15,6)10 = ( ? )2
• (49)10 = ( ? )BCD
• (0111)2 = ( ? )Gray

c). Calculer les opérations suivantes:

10110111, 1001 11010101 11001 11 1001 11

+ -

10101011, 0110 01010110


= =

d). Calculer les opérations des nombres signés en complément à 2 suivants :

• +9 – 4 =
• -9 + 4 =
• -9 + 9 =

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Table des Matières


I- Introduction ................................................................................................................................. 1
II- Partie Théorique ......................................................................................................................... 2
II.1- Systèmes de Numérations ................................................................................................... 2
II.1.1- Système Décimal (N)10 ................................................................................................ 2
II.1.2. Système Binaire (N)2 .................................................................................................... 2
II.1.3. Système Octal (N)8 ....................................................................................................... 3
II.1.4. Système hexadécimal ( (N)16 ou $N ).......................................................................... 3
II.2- Unités de Stockage et Leur Relation avec les Systèmes de Numération ............................ 4
II.2.1- Unités de Stockage de Base ......................................................................................... 4
II.2.1- Unités Supérieures ....................................................................................................... 5
II.2.3- Relation avec les Systèmes de Numération ................................................................. 5
II.3- Conversation Entre Systèmes de Numération..................................................................... 6
II.3.1- Décimal ↔ Binaire ...................................................................................................... 6
II.3.2- Binaire ↔ Octal ........................................................................................................... 7
II.3.3- Hexadécimal ↔ Binaire............................................................................................... 9
II.3.4- Conversion d'un nombre réel ......................................................................................11
II.4- Arithmétique binaire ......................................................................................................... 12
II.4.1- Addition...................................................................................................................... 13
II.4.2- Soustraction................................................................................................................ 13
II.4.3- Multiplication............................................................................................................. 14
II.4.4- Division ...................................................................................................................... 15
II.5- Classification des codes binaires....................................................................................... 16
II.5.1- Code Pondéré ............................................................................................................. 16
II.5.2- Code non Pondéré ...................................................................................................... 16
II.6- Représentation des nombres.............................................................................................. 19
II.6.1- Nombres Non-Signés ................................................................................................. 19
II.6.2- Nombres Signés ......................................................................................................... 19
II.6.3- Représentation des Nombres en Virgule Fixe ............................................................ 19
II.6.4- Les Différentes Représentations des Nombres dans les ordinateurs.......................... 20
II.7- Représentation et Codification des Nombres avec EXCEL ............................................. 21

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II.7.1- Conversation Entre Systèmes de Numération avec les Fonctions d’EXCEL ............ 21
II.7.2- L’Arithmétique Binaire avec Excel............................................................................ 22
III- Exercices................................................................................................................................. 24
Exercice 1.............................................................................................................................. 24
Exercice 2.............................................................................................................................. 24
Exercice 3.............................................................................................................................. 24

BOUCHABOU K. et GENFOUD N. 26

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