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Tableau Périodique

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Tableau périodique

En mettant en jeu différentes méthodes d’analyses, les chimistes du milieu du XIXème


siècle avaient pu isoler une soixantaine d’éléments. Certains de ces éléments possèdent des
propriétés chimiques analogues : on dit qu’ils constituent une famille (familles des halogènes,
des alcalins, des alcalinoterreux…).

Les chimistes ont essayé de classer ces éléments par masse atomique croissante de façon
à faire apparaître dans un tableau cette similitude de propriétés pour les éléments d’une même
famille (citons les travaux de Chancourtois, de Lothar-Meyer). Mais ce sont les travaux de
Mendeleïev, en 1869, qui sont les plus importants. En 1869, on connaissait 63 éléments.
Mendeleïev propose de les classer dans un tableau à huit colonnes, de façon à trouver dans une
même colonne les éléments ayant des propriétés voisines. Ces éléments ont été classés par
masse atomique croissante.

Figure 1 : Tableau périodique de Mendeleïev

Le génie du travail de Mendeleïev réside dans le fait d’avoir laissé des cases vacantes,
afin de satisfaire les règles de périodicité, pour les masses atomiques 45, 68 et 70. Son travail a
été pleinement et universellement reconnu après la découverte entre 1875 et 1886 du scandium,
du gallium et du germanium (les trois premiers éléments manquant au tableau de 1869).

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Tableau 1 : prédictions de l'existence des éléments manquants

Analyse du tableau périodique

Il existe 92 éléments naturels, de l’hydrogène à l’uranium plus une douzaine d’éléments


artificiels appelés transuraniens, car situés au-delà de l’uranium (c’est-à-dire Z > 92).

Les éléments sont rangés en lignes (périodes) et en colonne (familles) par numéro
atomique croissante (de gauche à droite et de haut en bas). Les éléments d’une même famille
ont des propriétés chimiques analogues. En se déplaçant dans le tableau périodique, en fonction
de Z croissant, la structure électronique s’enrichit d’un électron en passant d’un élément au
suivant. Chaque ligne du tableau correspond au remplissage d’une couche d’électrons : les trois
premières couches contiennent ainsi 2, 8 et 8 électrons. Les quatrième et cinquième couches
contiennent 18 électrons.

La structuration en couches conduit à la distinction entre électrons de valence et


électrons de cœur. Les électrons de valence sont ceux de la dernière couche occupée. Ce sont
les électrons qui gouvernent la chimie d’un élément. Les éléments ayant la même structure
électronique de leur couche de valence, auront des propriétés analogues (même famille). Les
autres électrons constituent les électrons de cœur. Exemple : pour l’aluminium (Al), on a 3
électrons de valence et 10 électrons de cœur.

A partir de la quatrième période, la distinction entre électrons de cœur et électrons de


valence est moins évidente. Exemple le gallium (Ga) est en dessous de l’aluminium, il a
appartient à la famille de l’aluminium et lui « ressemble » ; cependant par rapport à
l’aluminium, il y a 18 électrons (10 électrons de plus correspondant aux dix colonnes
intercalaires). Pour garder l’analogie entre éléments d’une même famille, pour les éléments des
colonnes IIIA et suivantes, on ne compte pas les 10 électrons supplémentaires comme électrons
de valence et le nombre d’électrons de valence est identique au numéro de la colonne. On
appelle « éléments de transition », les éléments des 10 colonnes à partir de la colonne IIIB, le
nombre d’électrons de valence est le nombre d’électrons de la dernière couche. On appelle
« éléments normaux », les autres éléments (colonne IA, IIA, IIIA et suivantes).

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Famille des gaz rares

Les gaz inertes sont les éléments de la dernière colonne du tableau périodique ; ils ont
la particularité d’avoir toutes leurs couches électroniques complètement remplies ce qui
correspond à une certaine stabilité. Les gaz inertes sont ainsi très peu réactifs. Les éléments
auront tendance à rapprocher leur structure électronique de celle du gaz rare le plus proche. Les
éléments de gauche du tableau tendent à perdre des électrons, ceux de la partie droite tendent à
en gagner.

Famille des alcalins

Elle comprend les éléments : Li, Na, K, Rb, Cs et Fr. Ce sont les éléments de la colonne
1 à l’exception de H qui a un comportement spécial.

Tous ces éléments ont un seul électron sur leur couche externe. Cette identité de
structure externe entraîne l’identité des propriétés (physiques et chimiques), mais une évolution
continue de Li à Fr. La tendance de ces éléments, qui sont des métaux vrais, est de perdre leur
électron de valence pour donner les cations correspondants : Na Na+ + e- par exemple. On
constate que ces éléments, susceptibles de perdre un électron, sont des réducteurs (à revoir dans
le chapitre oxydo-réduction). Comment évolue le caractère réducteur dans cette famille ? Le
caractère réducteur augmente du lithium vers le francium (car l’énergie d’ionisation diminue
lorsque Z augmente, l’électronégativité décroît).

Famille des halogènes

Elle comprend les éléments : F, Cl, Br, I et At (pas étudié car seulement 30 g présent
dans la croûte terrestre). Ce sont les éléments de la colonne 17.

Tous ces éléments ont 7 électrons sur leur couche externe. Cette identité de structure
externe entraîne l’identité des propriétés des halogènes, mais avec une évolution continue de F
à I. La structure saturée des gaz rares étant particulièrement stable, l’évolution des éléments de
cette famille sera tout à fait différente de celle des alcalins. La tendance de ces éléments, qui
sont des non-métaux est de fixer un électron pour donner les anions correspondant :
Cl + e- Cl- par exemple. On constate que ces éléments, susceptibles de fixer un électron, sont
des oxydants (à revoir dans le chapitre oxydo-réduction). Comment évolue le caractère oxydant
dans cette famille ? Le caractère oxydant diminue du fluor vers l’iode (car l’électronégativité
décroît).

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