Comprendre les Condensateurs Électriques
Comprendre les Condensateurs Électriques
récepteur.
CIRCUITS ELECTRIQUE ET ELECTRONIQUES
2.2. Deux armatures de charges opposées :
➢ Si l’interrupteur est mis sur la position 1, alors l’intensité du courant est
LECON 1 : ANALYSE DE L’ENERGIE EMMAGASINEE DANS UN positive et les électrons (qui circulent en sens inverse du courant)
CONDENSATEUR LIBRES : LES CONDENSATEURS circulent de l’armature A, qui se charge positivement, à l’armature B qui
nécessairement (à cause des forces électrostatiques), se charge
Compétences négativement (la charge globale du condensateur est nulle).
A la fin de cette séance, je dois être capable de : On a donc :𝒒𝑨 = −𝒒𝑩 (on dit généralement que A porte q et B, -q) : On
-Décrire Un condensateur et en préciser les utilisations. dit que le condensateur se charge.
-Expliquer le phénomène de charge et décharge d’un condensateur. ➢ Si l’interrupteur est basculé en position 2, alors le condensateur se
1) Définition et Description du composant décharge : l’intensité du courant est négative, les charges sur les armatures
1.1. Définition diminuent (en valeur absolue).
Un condensateur est un ensemble de deux surfaces conductrices appelées 2.3. Relation entre la charge et l’intensité du courant
armatures placés en regard l’une de l’autre et séparées par un milieu isolant appelé L’intensité du courant électrique est un débit de charges électriques : plus le
diélectrique. La distance entre les deux armatures et très petite par rapport à nombre de charges qui traversent une section de conducteur pendant un certain
leurs dimensions. temps est grand, plus l’intensité du courant est grande.
1.2. Description et symbole Cette quantité de charge est égale à la variation 𝑑𝑞 de la charge portée par
Un condensateur est composé de deux conducteurs l’armature A pendant un certain temps 𝑑𝑡. On a donc :
métalliques, appelés armatures, séparés par un dq
i= (charge : 𝑑𝑞>0 et i>0)
matériau isolant appelé diélectrique. Son symbole dt
est indiqué ci-contre:
i : intensité du courant en Ampères (A)
2) Charges portées par les armatures q : charge de l’armature en Coulombs (C)
2.1. L’intensité du courant : une grandeur algébrique : t : temps en secondes (s)
Comme l’est le travail d’une force, 3. Charge et décharge d’un condensateur à courant constant :
l’intensité du courant électrique est une 3.1. Charge d’un condensateur
I grandeur qui peut être positive ou Fermons le circuit en mettant (k) en position (1) i.e. en M (fig. 11.3). L’aiguille de
négative : (Ga) dévie rapidement, puis revient au zéro. Même si le circuit est fermé, plus
rien ne se passe. On dit que le
Il s’agit encore d’une histoire de
condensateur est chargé.
convention :
• Les électrons ne traversent pas le
➢ On choisit un sens positif pour le
condensateur à cause de l’isolent qui
courant : ici il s’agit de celui indiqué sur le
sépare les armatures A et B de (C).
schéma (la flèche de I dans le même
• Les électrons s’accumulent sur
sens que la flèche de E).
l’armature B, qui se charge
➢ Si le courant circule comme sur le
négativement (QB = -n.e) tandis que
schéma, son intensité est comptée positive, sinon elle est comptée négative.
l’armature A se charge positivement (QA = n.e). Considérons les trois condensateurs de
• Les charge QA et QB sont telles que : |QA| = |QB| = Q. capacités C1, C2 et C3 ci-contre montés en
• Il se crée en A et B, une différence de potentiel (ddp) V A - VB et lorsque VA - VB parallèle :
= E, le condensateur est dit chargé. La quantité d’énergie totale Q est donnée
3.2. Décharge d’un condensateur par Q= Q1 + Q2 + Q3 or Q1 = C1U, Q2 = C2U,
• Le condensateur (C), débite dans le Q3 = C3U, alors Q= C1U+ C2U +C3U = U (C1+
circuit, il se comporte dont comme un C2+C3). Le condensateur équivalent de
dipôle actif. capacité C est tel que Q = CU alors
• La ddp produit un mouvement des C = (C1+ C2+C3).
électrons de B → A et la tension aux
Si on à n condensateur identique de capacité C0 placé en surface, on a : C= nC0.
bornes de (C) diminue
progressivement jusqu’à s’annuler. Le 4.2 Groupement en série ou en cascade.
condensateur est dit déchargé. Considérons trois
condensateurs de capacités
C1, C2 et C3 montées en
4. Capacité d’un condensateur
série entre les bornes A et
Les observations des expériences précédentes montrent que, La tension aux
B.
bornes du condensateur augmente régulièrement
Le montage étant en série,
au cours du temps. la capacité d’un condensateur est donnée par :
𝑞 U = U1 +U2 + U3 = Q1/C1 +
𝐶=
𝑢 C : Capacité du condensateur en Farads (F) Q2/C2 + Q3/C3 car Q = CU
q : charge de l’armature positive en Coulombs (C) alors U = Q/C.
u : tension aux bornes du condensateur en Volts (V) Dans le montage en série on a Q = Q1 = Q2 = Q3 d’où, Q/C = Q1/C1 + Q2/C2 + Q3/C3,
Q/C = Q (1/C1 + 1/C2 + 1/C3) alors,
Remarque : 1/C = 1/C1 + 1/C2 + 1/C3
Dans le cas de n condensateurs identiques de capacités C0 montés en série, 1/C
➢ La capacité des condensateurs usuels s’exprime généralement en un sous-
= n/C0.
multiple du Farad, le milliFarad (10-3 F) pour les plus gros jusqu’au
5. Energie emmagasinée dans un condensateur
picofarad pour les plus petits (10-12 F).
Un condensateur de capacité C, et chargé sous une tension uC, emmagasine
➢ Un condensateur plan est un condensateur dont les armatures sont planes
l’énergie :
et parallèles. Sa capacité est donnée par 1 1 1 𝑞2
𝒌𝜺𝑺 𝐸𝐶 = 𝐶𝑢 2 𝑜𝑢 𝐸𝐶 = 𝑞𝑢 𝑜𝑢 𝐸𝐶 =
𝑪 = 2 2 2𝐶
𝒆
EC : Energie emmagasinée en Joules (J)
S : Surface d’une armature en m2.
C : Capacité du condensateur en Farad (F)
e : Distance séparant les armatures en m.
uC : tension aux bornes du condensateur en Volts (V)
ε : Constante diélectrique sans unité.
k: Permittivité du vide de valeur 1/36πx109 =8,85x10-12uSI. 6. Les applications des condensateurs
4. Groupements des condensateurs Le condensateur est utilisé dans tout genre de circuit électronique. Sa
4.1 Groupement en parallèle.
première raison d’utilisation est d’emmagasiner temporairement des charges
électriques et donc de l’énergie électrique. De plus, les condensateurs jouent un 𝑰𝒆𝒇𝒇 =
𝑰𝒎𝒂𝒙
rôle important dans les circuits de synchronisation électronique (radio, TV), dans √𝟐
les filtres électroniques de fréquences et dans les circuits de transmission de • La tension efficace est :
signaux. Outre les utilisations citées ci-dessus, on peut aussi utiliser les 𝑼𝒎𝒂𝒙
𝑼𝒆𝒇𝒇 =
condensateurs comme : √𝟐
• stockeurs d’énergie, • l’impédance est :
𝑼𝒆𝒇𝒇 𝑼𝒎𝒂𝒙
• régulateurs de tension d’une alimentation stabilisée (condensateur de filtrage), 𝒁= =
• liaisons entre deux étages d’un amplificateur en les isolant en courant continu 𝑰𝒆𝒇𝒇 𝑰𝒎𝒂𝒙
et en les mettant en communication en courant alternatif, 4. Représentation de Fresnel d’une valeur sinusoïdale
• correcteurs du facteur de puissance, permettant par exemple un transport plus Considérons un vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 de module a qui tourne dans le plan (𝑂, 𝑖, 𝑗) autour de
économique du courant alternatif son origine O avec une vitesse angulaire 𝜔 constante. Si à t=0, l’angle ( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀, 𝑖) = 𝜑
est la phase à l’origine et à un instant t quelconque la phase est l’angle 𝜔𝑡 + 𝜑 =
𝑂𝑀, 𝑖). Projetons l’extrémité du vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
( ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ 𝑂𝑀 sur l’axe 𝑗, la valeur algébrique de
LECON 2 : ETUDE DES DIPOLES EN COURANT ALTERNATIF la projection est à l’instant t
𝑦 = 𝑎𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 + 𝜑)
Compétences
A la fin de cette séance, je dois être capable de :
• déterminer le déphasage entre deux signaux sinusoïdaux
• Faire le représentation de Fresnell
• Déterminer l’impédance de la bobine, du résistor et du condensateur.
1. Notion de synchronisme :
• Deux fonctions sinusoïdales sont dites isochrones si elles ont la même
période. (Donc même pulsation 𝜔 et même fréquence N)
Fig 1 : représentation de Fresnel
• Deux fonctions sinusoïdales isochrones sont dites synchrones si elles se
produisent en même temps.
2. Déphasage angulaire entre deux signaux sinusoïdaux.
Soient deux tensions sinusoïdales : 𝑈1 (𝑡) = 𝑈1 𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡 + 𝜑1 ) et 𝑈2 (𝑡) =
𝑈2 𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡 + 𝜑2 ). Le déphasage de la tension u1 par rapport à u2 de phase est :
2𝜋
|∆𝜑| = |𝜑2 − 𝜑1 | = 𝜔𝜃 = 𝜃; 𝑜ù 𝜃 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑑é𝑐𝑎𝑙𝑎𝑔𝑒 ℎ𝑜𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒
𝑇
Le décalage horaire 𝜽 est l’intervalle de temps qui sépare deux maximums
successifs ou deux annulations successives des deux fonctions sinusoïdales
lorsqu’elles varient dans le même sens.
3. Intensité efficace, tension efficace et impédance
• Intensité efficace est :
Séance 2 : Étude de quelques dipôles en courant alternatif : les résistors, En appliquant le théorème de Pythagore :
les bobines et les condensateurs 2
𝑈𝑚 = 𝑟 2 𝐼𝑚
2
+ 𝐿2 𝐼𝑚
2 2 ′
𝜔 𝑑 𝑜ù𝑙 𝑙 ′ 𝑖𝑚𝑝é𝑑𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑠𝑡
1. Les résistors 𝑼𝒎 𝑳𝝎
𝒁= = √𝒓𝟐 + 𝑳𝟐 𝝎𝟐 𝒆𝒕 𝒍𝒂 𝒑𝒉𝒂𝒔𝒆 𝝋 𝒆𝒔𝒕 𝒕𝒂𝒏𝝋 =
𝑖 𝑰𝒎 𝒓
𝑅
Les fonctions i et u sont déphasées et u est en avance de phase sur i. Le terme
𝑈𝑅 𝑳𝝎 est appelé réactance
d’induction.
On détermine graphiquement le
déphasage par la relation
2𝜋
𝜑= 𝜃
Fig 2 : représentation graphique 𝜃 𝑇
de l’intensité et la tension or
𝑇 𝜋
𝜃 = 𝑒𝑡 𝜑 =
4 2
On pose 𝑖 = 𝐼𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 et U=Ri=R𝑖𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 ,on obtient alors l’impédance Z=R. et
la phase 𝜑 = 0
Fig 3 : représentation graphique de l’intensité et la tension à travers une bobine.
2. Les bobines
Remarque
Une bobine est constituée à partir d’un enroulement très serré de fil de cuivre
✓ Lorsque la résistance interne de la bobine est négligeable, la tension
qui est gainé sur un matériau isolant de faible épaisseur.
aux bornes d’une bobine s’exprime par :
Comme un fil de cuivre possède une résistance comme tout fil électrique, la bobine 𝑑𝑖(𝑡)
présente un caractère résistif. Ce caractère est représenté par la résistance 𝑈𝐿 = 𝐿
𝑑𝑡
interne de la bobine notée r. Ainsi la représentation d’une bobine de résistance r
uL : tension aux bornes de la bobine en Volts (V)
et d’inductance L dans un schéma électrique est la suivante :
r L di/dt : dérivée par rapport au temps de l’intensité dans le
circuit en Ampère par seconde (A.s-1)
L : Inductance de la bobine exprimée en Henry (H)
𝑑𝑖
On pose 𝑖 = 𝐼𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 et 𝑈𝐿 = 𝑟𝑖 − 𝑒 avec 𝑒 = −𝐿 . On a : ✓ Si la résistance interne de la bobine n’est pas négligeable on
𝑑𝑡
𝑑𝑖 𝜋 obtient :
𝑈𝐿 = 𝑟𝑖 + 𝐿 = 𝑟𝐼𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 + 𝐿𝜔𝐼𝑚𝑎𝑥 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 + ) = 𝑈𝑚 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 + 𝜑) 𝑑𝑖(𝑡)
𝑑𝑡 2
𝑈𝐿 = 𝑟𝑖(𝑡) + 𝐿
La représentation de Fresnel de la bobine est la suivante : 𝑑𝑡
r s’exprime en Ohms (Ω) et i en Ampères (A)
3. Les condensateurs de capacité C
Hypothèses de réponses :
Fig 5 : observation à
➢ Le condensateur a pour but d’emmagasiner de l’énergie pour la l’oscilloscope
redistribuer à la demande.
➢ la bobine est de s’opposer à l’établissement du courant dans le circuit
dans lequel elle est.
b) Interprétation Entre 0 et T/2 , le générateur de basse fréquence (GBF) dq
maintient une tension UAM = E et le condensateur se charge ; pourtant,
➢ D’après i = , dq = i×dt d’où [q] = I×T
dt
entre T/2 et T, la tension UAM = 0 V et le condensateur se décharge : il ➢ D’après q = C×u, C = q/u et [C] = I×T×U-1
en est de même des autres périodes. La tension maximale atteinte par le On a donc [RC] = [R]×[C] = U×I-1×I×T×U-1 = T
condensateur est (UBN )max = E. Le régime est transitoire tant que la 1.5. Détermination de la constante de temps :
tension aux bornes du condensateur varie. Lorsqu’elle devient constante ➢ Numériquement : on peut, connaissant les paramètres R et C, on calcule
(0 ou E), le régime permanent est atteint. le produit R×C.
1.2. Étude théorique de cette réponse en tension: ➢ Graphiquement lorsque l’on
1.2.1. Établissement de l’équation différentielle : dispose de l’oscillogramme donnant
A t = 0, l’interrupteur K est fermée. Lorsque t > 0, on a d’après la loi des mailles la forme de uC(t) :
𝑈𝐶 + 𝑅𝑖 = 𝐸
✓ On calcule uC(τ) = E(1 –
dq duC exp(-1)) = 0.63E et on regarde à
Or 𝑞 = 𝐶 × 𝑈𝐶 et i = donc 𝑖 = 𝐶 × (car C est une constante)
dt dt quelle abscisse correspond cette
On obtient alors ordonnée.
𝑑𝑈𝐶 𝑑𝑈𝐶 1 𝐸
𝑈𝐶 + 𝑅𝐶 =𝐸⟺ + 𝑈𝐶 = ✓ Ou bien on trace la
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑅𝐶 𝑅𝐶
tangente à la courbe uC(t) à t = 0
C’est une équation différentielle du premier ordre avec second membre et on regarde l’abscisse du point
La solution de cette équation est sous la forme d’intersection entre cette
−𝑡
𝑈𝐶 = 𝐸 (1 − 𝑒 𝜏 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜏 = 𝑅𝐶: 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 tangente et l’asymptote uC(t) = E.
Fig 6 : détermination de la constante de temps
1.3. Solution de l’équation :Réponse en courant
1.6. Influence de la constante temps sur l’évolution du système :
duC
Nous avons vu que i = C× lorsque nous avons établi l’équation différentielle ➢ Plus la valeur de la constante de temps est grande plus le
dt condensateur mettant du temps à se charger ou se décharger.
pour la réponse en tension.
➢ On sait que lorsque t = 5τ, le condensateur est chargé ou déchargé à
duC 99%.
Pour avoir la réponse en courant, on utilise la formule : i = C× et on obtient
dt 1.7. décharge d’u condensateur
i(t) = C×(
E
exp(-t/τ)) =
E
exp( −t / ) Lorsque l’interrupteur est ouverte, le condensateur se décharge, car il n’est plus
R soumis à une tension externe.
L’équation différentielle de la décharge est alors :
➢ L’intensité du courant dans le circuit est une fonction exponentiellement 𝑑𝑈𝐶 1
décroissante. La valeur initiale étant E/R, l’intensité décroît de façon 𝑑𝑡
+ 𝑈 =0
𝑅𝐶 𝐶
asymptotique vers 0 Et la solution est :
1.4. Propriétés de la constante de temps −𝑡
𝑈𝐶 = 𝐸𝑒 𝜏 et la soltion en courant est : 𝑖(𝑡) = 𝑒 𝜏
𝐸 −𝑡
On a τ = RC :
D’après la loi d’ohm pour un récepteur : u = R×i d’où R = u/i et [R] = U×I-1
2. Étude du dipôles RL Une bobine s’oppose aux variations d’intensité du courant dans le circuit où
Un dipôle RL est constitué de l’association en elle se trouve. On dit que la bobine lisse le courant.
série, d’un conducteur ohmique de résistance Ainsi l’intensité du courant s’établissant dans
R et d’une bobine idéale d’inductance L. (voir un circuit comportant une bobine est une fonction continue du temps.
figure ci-contre) Réponse à un échelon de 2.2.3. solution de l’équation différentielle en tension :
tension : on ferme l’interrupteur K à l’instant t la solution de l’équation différentielle réponse en tension est donnée par
= 0, soumettant le dipôle RL à la tension
𝐸 −𝑡
continue E. 𝑈𝐶 = 𝑒𝜏
𝑅
2.1. Etude expérimentale : établissement du courant dans un circuit La tension aux bornes de la bobine décroît exponentiellement de la valeur E à 0
comportant une bobine : (si r = 0).
Le Dispositif expérimental et l’ observation à l’oscilloscope Lorsque le générateur
2.3. Propriétés de la constante de temps
délivre une tension constante E, l’intensité du courant croît jusqu’à atteindre une
2.3.1. Vérification de la dimension de τ par analyse dimensionnelle ( devoir
valeur maximale (charge de la bobine) mais cette augmentation est lente. Si U NM
retrouver la dimension de la constante de temps)
= 0, le courant i décroît jusqu’à s’annuler mais aussi de façon lente (décharge de
On a τ = L/R
la bobine).
2.2. Etude théorique D’après l’expression de la tension aux bornes d’une bobine :
2.2.1. Etablissement de l’équation différentielle en intensité : di
A t = 0, l’interrupteur K est fermé. Lorsque t > 0 : uL = L× donc L = U T I −1
dt
𝑈𝐿 + 𝑅𝑖 = 𝐸 loi d’additivité des tensions : loi des mailles) D’après la loi d’ohm pour un récepteur : u = R×i d’où R = u/i et [R] = U×I-1
di di
Or 𝑈𝐿 = 𝑟𝑖 + 𝐿 ⟹ (𝑅 + 𝑟)𝑖 + 𝐿 = 𝐸. U T I −1
dt dt Finalement : τ = = T ; on a bien a la dimension d’une temps pour
On obtient alors U I −1
𝑑𝑖 𝑅 + 𝑟 𝐸 cette constante τ.
+ 𝑖=
𝑑𝑡 𝐿 𝐿 2.3.2. Détermination de la constante de temps :
C’est une équation différentielle d premier ordre avec second membre . Sa Les méthodes sont les mêmes que pour
i (A)
solution est alors déterminer la constante de temps lors de la
𝐸 −𝑡 𝐿
𝑖(𝑡) = (1 − 𝑒 𝜏 ) 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜏 = charge ou la décharge d’un condensateur :
𝑅 𝑅+𝑟 E/R
2.2.2. Effet d’une bobine sur l’établissement du courant dans un circuit ➢ Numériquement, par le calcul à
• Si le circuit ne comportait pas de bobine (doc a) : l’aide des paramètres R et L. 0.63×E/R
Le courant s’établirait instantanément dans le circuit et ➢ Graphiquement, en regardant à
son intensité passerait de la valeur i = 0 quand t<0 à la quelle abscisse correspond
valeur i = E/R quand t>0. l’ordonnée 0.63×E/R sur la courbe.
• Avec un circuit ayant une bobine (doc b) : ➢ Graphiquement en traçant la
La solution de l’équation différentielle nous donne une tangente en t = 0 qui coupe Fig 8 : détermination de la
fonction croissante qui débute à 0 quand t = 0 et qui tend l’asymptote i = E/R à l’abscisse τ. constante de temps
vers E/R lorsque t tend vers l’infini.
𝒅𝟐 𝑼𝑪 𝒅𝑼𝑪 𝒅𝟐 𝑼𝑪 𝑹 𝒅𝑼𝑪 𝟏 𝑬
𝑳𝑪 𝟐
+ 𝑹𝑪 + 𝑼𝑪 = 𝑬 𝑜ù 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝟐
+ + 𝑼𝑪 =
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝑳 𝒅𝒕 𝑳𝑪 𝑳𝑪
1.2.3. Régime critique : 𝑄 = 1/2
2. Résonnance d’intensité
1.1. Courbe de résonnance d’intensité
1 2 1 2 1
𝐿𝜔 − 𝐿𝜔 − 𝐿𝜔 −
𝑅 √1 + ( 𝐶𝜔 ) = √2 ⟹ ( 𝐶𝜔) = 1 ⟹ 𝐶𝜔 = ±1
𝑅 𝑅 𝑅
On obtient alors :
1 1
𝐿𝜔 − = 𝑅 (1) 𝑜𝑢 𝐿𝜔 − = −𝑅 (2)
𝐶𝜔 𝐶𝜔
1
➢ 𝐿𝜔 − = 𝑅 ⟺ 𝐿𝐶𝜔2 − 𝑅𝐶𝜔 − 1 = 𝑂 𝑙𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑟𝑖𝑚𝑖𝑛𝑎𝑡 𝑒𝑠𝑡 ∆= 𝑅2 𝐶 2 + 4𝐿𝐶 > 0
𝐶𝜔
𝑅𝐶 + √𝛥 𝑅𝐶 − √𝛥
⟹𝜔= 𝑒𝑡 𝜔′ = ( 𝜔′ 𝑒𝑠𝑡 à 𝑟𝑒𝑗𝑒𝑡𝑡𝑒𝑟 𝑐𝑎𝑟 𝑐′𝑒𝑠𝑡 𝑛𝑒𝑔𝑎𝑡𝑖𝑓)
2𝐿𝐶 2𝐿𝐶
1
➢ 𝐿𝜔 − = −𝑅 ⟺ 𝐿𝐶𝜔2 + 𝑅𝐶𝜔 − 1 = 𝑂 𝑙𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑟𝑖𝑚𝑖𝑛𝑎𝑡 𝑒𝑠𝑡 ∆= 𝑅2 𝐶 2 + 4𝐿𝐶 > 0
𝐶𝜔
−𝑅𝐶 + √𝛥 −𝑅𝐶 − √𝛥
⟹ 𝜔′′ = 𝑒𝑡 𝜔′′′ = ( 𝜔′′′ 𝑒𝑠𝑡 à 𝑟𝑒𝑗𝑒𝑡𝑡𝑒𝑟 𝑐𝑎𝑟 𝑐′𝑒𝑠𝑡 𝑛𝑒𝑔𝑎𝑡𝑖𝑓)
2𝐿𝐶 2𝐿𝐶
On obtient donc finalement les deux pulsations telles que :
−𝑅𝐶 + √𝛥 𝑅𝐶 + √𝛥
𝜔1 = 𝑒𝑡 𝜔2 =
2𝐿𝐶 2𝐿𝐶
𝑅𝐶 + √𝛥 −𝑅𝐶 + √𝛥 𝑅
∆𝜔 = 𝜔2 − 𝜔1 = −( )=
2𝐿𝐶 2𝐿𝐶 𝐿
𝑅
𝑏𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒: ∆𝜔 =
𝐿
𝑅
𝑙𝑎 𝑓𝑟é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑓0 =
2𝜋𝐿
1
𝑙𝑒 𝑓𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑎𝑙𝑖𝑡é 𝑒𝑠𝑡 𝑄 =
𝑅𝐶𝜔0
Remarque
Il y a analogie entre deux systèmes physiques s’ils sont régis par les mêmes
équations différentielles.
LECON 4: PUISSANCE MOYENNE CONSOMMÉE PAR UN CIRCUIT
EN RÉGIME SINUSOÏDALE
LEÇON 5 : ASSOCIATION DES DIPÔLES (ANALYSE DES • sa sensibilité ;
• sa résolution ;
CIRCUITS ÉLECTRONIQUES SIMPLES)
• sa précision ;
Compétences :
• sa reproductibilité ;
• Interpréter le réseau de caractéristique d’un circuit électronique • sa linéarité ;
• Donner le schéma d’une chaine électronique • son temps de réponse ;
1. Étude de quelques dipôles commandés et capteurs • sa bande passante ;
1.1. Définition • son hystérésis ;
• Un capteur est un dispositif transformant l'état d'une grandeur • sa gamme de température d'utilisation.
physique observée en une grandeur utilisable. Exemple : capteur à Pour utiliser un capteur dans les meilleures conditions, il est souvent utile de
thermistance et photorésistance. pratiquer un étalonnage et de connaître les incertitudes de mesure relatives à
Les deux capteurs précédents (thermistance et photorésistance) vont être celui-ci.
intégrés dans un circuit électrique. Le signal électrique est envoyé en entrée du
On distingue les capteurs actifs et les capteurs passifs.
micro-contrôleur, qui le traite par l’intermédiaire du codage et envoie un signal
électrique de sortie. Ce signal de sortie permet de piloter un autre dispositif (ici • Les capteurs actifs : ils fonctionnent comme des générateur, un capteur
représenté par un actionneur) qui permettra par exemple de déclencher une actif est généralement fondé dans son principe sur un effet physique qui
alarme ou de commander un système d’éclairage. assure la conversion en énergie électrique de la forme d’énergie propre à la
Remarque grandeur physique à prélever, énergie thermique, mécanique ou de
Quel que soit le domaine d’utilisation, un capteur n’intervient pas seul, il intervient rayonnement. En d’autre termes, un capteur est dit actif, lorsqu’il n’a pas
dans une chaîne dite chaîne de mesure. besoin d’une source extérieure pour fonctionner. Exemple : le thermocouple ;
Un dipôle commandé est un dipôle à deux bornes qui permet d’actionner un circuit la photopile ; le teslamètre.
un circuit à partir d’un organe.
• Les capteurs passifs : Un capteur passif est un capteur qui nécessite une
Un dipôle est dit commandé, lorsque celui-ci a des comportements similaires à
source extérieure pour son fonctionnement.
ceux d’un interrupteur (rhéostat, relais électromagnétique, diode, transistor,
etc.). C’est donc un dipôle pouvant présenter deux états : ouvert ou fermé dans
un circuit (0 ou 1).
1.2. Principe de captage d’une grandeur physique