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Entreprise Industrielle

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I- GENERALITES SUR L’ENTREPRISE

1. DEFINITION
1.1. Entreprise

L’entreprise est une organisation dont la fonction principale est de produire des biens et des
services, destinés à la vente, pour satisfaire un besoin et en tirer des bénéfices ou du profit.
C’est une unité économique structurée, qui fabrique des produits de consommation (les produits
alimentaires, le carburant, le papier), ou des biens d’équipement (les voitures, les réfrigérateurs,
les machines). Elle peut aussi fournir des services (teinturerie, banque, restaurant, transport).
Elle produit des biens ou des services dans le but de satisfaire les besoins de ses clients. Ces
produits, ces biens et ces services correspondent à un besoin. Ils constituent une offre, qui doit
répondre à la demande. La confrontation de l’offre et de la demande constitue le marché.

1.2. Marché

C’est l’ensemble des clients qui achètent ou qui sont susceptibles d’acheter les produits de
l’entreprise.

1.3. Rôle de l’entreprise


 Rôle économique : l’Entreprise crée des richesses, qui lui permettent de garantir sa
pérennité en se développant et en créant des emplois. Elle produit par exemple :
- Ce qui nous est nécessaire pour vivre (alimentation, hygiène, santé),
- Ce qui facilite nos besoins de communication (transports, télécommunications),
- Ce qui répond à nos besoins de culture (livres, disques) l’ensemble des entreprises
constitue la richesse principale d’un pays.

 Rôle social : Elle nous offre la possibilité, par le travail que nous effectuons pour elle
en tant que salariés, de faire progresser nos connaissances, nos compétences, et de
développer notre personnalité. Elle permet aussi d’obtenir les ressources financières qui
nous sont nécessaires pour vivre. Sa création est souvent due à la volonté d’une personne
qui a une idée, un concept nouveau à proposer et à développer.

2. LES DIFFERENTS TYPES D’ENTREPRISE AU BENIN

Les types d’entreprises reconnus au Bénin sont régis par les Actes Uniformes du traité de
l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) en vigueur

4
depuis le 1er janvier 1998. Ce traité a uniformisé le droit des affaires dans l’ensemble des pays
africains. On distingue en général au Bénin deux (02) formes juridiques d’entreprises
notamment l’entreprise individuelle et la société.

2.1.L’entreprise individuelle

L’Entreprise individuelle est enregistrée sous le Régime A et est communément appelée


“Etablissement”. Elle se caractérise notamment par :

 L’exercice de l’activité par l’entrepreneur de façon indépendante ;

 Elle est constituée par une seule personne ;

 La non-distinction du patrimoine de l’entreprise et des biens propres de l’entrepreneur.

L’avantage de l’entreprise individuelle est que le promoteur exploite ses affaires pour son
propre compte et n’a pas de capital à constituer.

L’inconvénient est que le patrimoine personnel de l’entrepreneur est engagé: toute perte ou
faillite est imputée à ses biens propres ou familiaux (responsabilité illimitée).

2.2. La société
Au Bénin, une société peut être constituée par une personne physique ou morale ou entre deux
ou plusieurs personnes physiques ou morales.

Les formes de société que l’OHADA distingue sont au nombre de sept (07)

 La Société à responsabilité limitée (SARL)

La société à responsabilité limitée (SARL) est constituée par un associé (SARL unipersonnelle)
ou entre deux ou plusieurs associés. Ceux-ci sont responsables des dettes sociales à concurrence
de leurs apports au capital social et leurs droits sont représentés par des parts sociales.

Le capital social doit être de un million (1.000.000) de francs CFA au moins et doit être libéré
intégralement et immédiatement. Il est divisé en parts sociales égales dont la valeur nominale
ne peut être inférieure à cinq mille (5.000) francs CFA.

La SARL est gérée par une ou plusieurs personnes physiques, associées ou non. Un
commissaire aux comptes peut être également désigné pour le contrôle de la gestion de la
société.

5
Cette désignation devient obligatoire pour la SARL dont le capital social est supérieur à dix
millions (10.000.000) de francs CFA ou qui remplit l’une des deux conditions suivantes :

- Chiffre d’affaires annuel supérieur à deux cent cinquante millions (250.000.000) de


francs CFA ;

- Effectif permanent supérieur à 50 personnes.

La Société Anonyme (SA)

La société Anonyme (SA) est une société commerciale dont les associés ou “actionnaires”
détiennent un droit représenté par un titre négociable appelé “action”. Ils ne supportent les
pertes éventuelles qu’à concurrence de leurs apports.

Il est possible de constituer une SA ou d’en maintenir durablement l’existence avec une seule
personne physique ou morale (SA unipersonnelle)

Le capital social minimum est fixé à dix millions (10.000.000) de francs CFA et le quart libéré
immédiatement. Il est divisé en actions dont le montant nominal ne peut être inférieur à dix
mille (10.000) francs CFA. Le mode d’administration de chaque société anonyme est défini
dans ses statuts. C’est ainsi que l’on distingue:

- La société anonyme avec Conseil d’Administration : elle est dirigée soit par un
président directeur général, soit par un président du Conseil d’Administration et un
directeur général ;

- La société Anonyme avec Administrateur général : Elle est dirigée par un


administrateur général qui assume, sous sa responsabilité, les fonctions d’administration
et de direction de la société.

C’est le cas des SA dont le nombre d’actionnaires est égal ou inférieur à trois.

La Société en Nom Collectif (SNC)

Elle ne regroupe qu’un petit nombre d’associés (au moins deux) qui se connaissent et se font
mutuellement confiance. Le capital social est divisé en parts sociales de même valeur nominale.

- Le décès ou l’incapacité de l’un des associés met généralement fin à la société ;

6
- Tous sont solidairement et indéfiniment responsables des dettes sociales (comme dans
le cas de l’entreprise individuelle)

La gestion d’une société en Nom Collectif (SNC) est assurée par un gérant associé ou non.

La Société en Commandite Simple (SCS)

C’est une société dans laquelle coexistent un ou plusieurs associés indéfiniment et


solidairement responsables des dettes sociales dénommés ” associés commandités “, avec un
ou plusieurs associés qui ne sont responsables des dettes sociales que dans la limite de leurs
apports dénommés ” associés commanditaires ” ou ” associés en commandite “, et dont le
capital est divisé en parts sociales.

La SCS est gérée par tous les associés commandités, sauf stipulation contraire des statuts qui
peuvent désigner un ou plusieurs gérants, parmi les associés commandités.

La Société en participation

La société en participation est celle dans laquelle les associés conviennent qu’elle ne sera pas
immatriculée au Registre du commerce et du crédit mobilier et qu’elle n’aura pas la personnalité
morale. Elle n’est pas soumise à publicité; Son existence peut être prouvée par tous moyens.

Elle ne regroupe comme dans le cas d’une SNC, qu’un petit nombre d’associés (au moins deux)
qui se connaissent et se font mutuellement confiance:

- Le décès ou l’incapacité de l’un d’eux met généralement fin à la société ;

- Tous sont solidairement et indéfiniment responsables des dettes sociales (comme dans
le cas de l’entreprise individuelle).

La gestion d’une société en participation est assurée par un Gérant associé ou non.

La Société de fait

Il y a société de fait lorsque deux ou plusieurs personnes physiques ou morales :

- se comportent comme des associés sans avoir constitué entre elles l’une des sociétés
reconnues par les Actes uniformes ;

7
- ont constitué entre elles une société reconnue par les Actes Uniformes mais n’ont pas
accompli les formalités légales constitutives ou ont constitué entre elles une société non
reconnue par les Actes Uniformes.

L’existence d’une société de fait est prouvée par tout moyen et lorsqu’elle est reconnue par le
juge, les règles de la société en Nom Collectif (SNC) sont applicables aux associés.

Le Groupement d’Intérêt Economique (GIE)

Le GIE est constitué par deux ou plusieurs personnes physiques ou morales et met en œuvre
pour une durée déterminée, tous les moyens propres à faciliter ou à développer l’activité
économique de ses membres, à améliorer ou à accroître les résultats de cette activité.

L’activité du GIE doit se rattacher essentiellement à l’activité économique de ses membres et


ne peut avoir un caractère auxiliaire par rapport à celle-ci.

Il est administré par une personne physique ou morale (qui désigne un représentant permanent).

D’après, les résultats présentés dans le tableau ci-dessous montrent que les entreprises
industrielles au Bénin sont à 80% des Entreprises Individuelles (EI), 10 % sont des Sociétés à
Responsabilité Limité (SARL) et 6%, des Sociétés Anonymes (SA). Les Coopératives (C) et
les Sociétés en Nom Collectifs (SNC) représentent respectivement 2% et 1% des entreprises
recensées. Les Sociétés de Fait (SF), les Sociétés en Participation (SP), les Groupements
d'Intérêt Economique (GIE) et les Sociétés en Commandite Simple (SCS) sont très rares voire
inexistantes.

8
3. LA CLASSIFICATION DES ENTREPRISES

La diversité des entreprises rend nécessaire l’établissement de typologies. Ainsi, il sera possible
de constituer des ensembles homogènes permettant de positionner une entreprise en fonction
de caractéristiques ayant des incidences en termes de gestion.

3.1. Classification selon la nature économique :


Cette classification peut se faire selon trois aspects :

 Classification par secteur.

 Classification par type d’opérations accomplies.

 Classification selon la branche d’activité.

3.1.1. Classification sectorielle :

On distingue :

- Le secteur primaire : il regroupe toutes les entreprises utilisant à titre principal le


facteur naturel. Il englobe l’agriculture, l’élevage, la pêche, etc…

- Le secteur secondaire : regroupe toutes les entreprises ayant comme activité la


transformation de matières premières en produits finis. Il englobe dont toutes les
industries.

- Le secteur tertiaire : il regroupe toutes les entreprises prestataires de services. Sa


composition est très hétérogène car il regroupe tout ce qui n’appartient pas aux deux
autres secteurs, à savoir : les activités de distribution, de transport, de loisir, de crédit,
d’assurance,...

3.1.2. Classification selon le type d’opérations accomplies :

Les opérations effectuées dans une entreprise peuvent être classées en 5 catégories :

 Les opérations agricoles : opérations dans lesquelles le facteur naturel est prédominant.
Les variations climatiques font de l’aléa le signe caractéristique de l’activité agricole.
Cet aléa porte notamment sur les quantités produites, le coût de production, le prix de
ventes. Le revenu agricole est ainsi variable selon les années. En raison de leur caractère
primaire, on parle surtout d’ « exploitation agricole ».

9
 Les entreprises industrielles : elles effectuent des opérations de transformation de la
matière en produits finis. Toutes les entreprises ont un trait commun : le produit vendu
ou produit fini étant différent des produits et matières ayant servi à son élaboration.

 Les entreprises commerciales :

Elles réalisent les opérations de distribution des biens :

 Les entreprises commerciales assurant la fonction de grossiste : c’est-à-dire achat


en grande quantité directement chez le fabricant et vente en grande quantité au
revendeur.

 Les entreprises commerciales assurant la fonction de semi-grossistes : stade


intermédiaire entre le grossiste et le détaillant.

 Les entreprises commerciales assurant la fonction de détaillant, qui vendent


directement au consommateur. Elles sont alimentées soit directement par le producteur,
le grossiste, ou le demi-grossiste, en fonction et au fur et à mesure de leurs besoins.

 Les entreprises de prestations de service :

Elles fournissent deux types de services :

 Service de production vendue à d’autres entreprises : société d’étude, agences de


publicité…

 Service de consommation : entreprises rendant des services aux consommateurs :


transport, restaurants, locations…

 Les entreprises financières : Elles réalisent les opérations financières à savoir : la


création, la collecte, la transformation et la distribution des ressources monétaires et des
ressources d’épargne.

Elles sont constituées par les banques qui font profession habituelle de recevoir des fonds
qu’elles emploient pour leur propre compte en opération d’escompte, en opérations de crédit
ou en opérations financières.

10
3.1.3. Classification selon la branche d’activité

A la différence du secteur, qui rassemble des activités variées, la branche ne regroupe que les
entreprises fabriquant, à titre principal, la même catégorie de biens, entreprises de l’industrie
pharmaceutique, industrie…

Les entreprises d’une même branche ont donc notamment pour points communs :

 L’usage d’une même technique.

 L’utilisation des mêmes matières premières.

 Des intérêts communs dans certains domaines : ce qui leur permet de regrouper certaines
de leurs activités et de créer des services communs, notamment de recherche, d’achat
ou de vente, filiales communes, groupement d’intérêts économiques par ex.

3.2.Classification selon la dimension (la taille) :


Les entreprises ont des tailles différentes, selon sa dimension, l’entreprise va du simple atelier
jusqu’à la grande entreprise.

La définition de la notion de dimension d’une entreprise n’est pas une chose simple. Il existe
différents critères pour définir la dimension d’une entreprise.

3.2.1. Effectif du personnel employé :

Selon ce critère, on distingue :

 Les petites entreprises : qui emploient un effectif compris entre 1 et 10 salariés.

 Les moyennes entreprises : employant un effectif compris entre 10 et 100 salariés


(selon certains économistes, ce nombre peut aller à 500).

 Les très grandes entreprises : celles qui emploient plus de 500 salariés. Elle emploie
plusieurs centaines de milliers de salariés. Elle est très grande par son effectif et aussi
par sa surface financière.

 Le groupe : Ils constituent un ensemble d’entreprises ou de sociétés soumises au


contrôle stratégique, plus ou moins étroit d’une société mère. Quand la grande entreprise
diversifie ses produits, elle se transforme en un groupe qui est un ensemble de sociétés
ayant des relations financières et économiques et contrôlées soit par une société mère,
soit par une société de portefeuille.

11
Le critère de l’effectif du personnel est important :

 Du point de vue juridique, les entreprises ont des obligations légales spéciales selon
l’effectif de leur personnel.

 Du point de vue des relations humaines, dont la nature varie considérablement selon
l’effectif.

Dans tout processus de production, la gestion du personnel occupe une place primordiale du
fait de l’importance sans cesse croissante de l’individu dans le processus de production.

Ainsi, une politique de gestion du personnel est fonction de l’effectif employé, car chaque fois
que l’effectif s’accroît, elle devient une tâche administrative encore plus lourde et des procédés
de gestion spécifiquement liés à l’effectif doivent être adoptés (procédé de motivation,
d’intégration, etc…)

- Du point de vue fiscal, certains seuils et modalités d’imposition dépendent des effectifs
: le nombre et la composition (compétence) des salariés constituent un élément
important dans la valeur contributive de l’entreprise.

3.2.2. Selon le chiffre d’affaires :

Le chiffre d’affaire permet d’avoir une idée sur le volume des transactions de l’entreprise avec
ses clients. L’importance d’une entreprise peut se définir par le volume de se transactions. Ce
critère est important pour les raisons suivantes :

- Il est employé pour apprécier l’évolution des entreprises et pour les classer par ordre
d’importance selon le chiffre d’affaires.

Pour l’entreprise, il constitue :

- Un outil de gestion : la variation du chiffre d’affaires permet à l’entreprise de mesurer


la pertinence de ses méthodes de ventes. Ainsi, une baisse du chiffre d’affaires est
souvent interprétée comme indicateur important de la mauvaise santé de l’entreprise.

- Il est utilisé à des fins comparatives dans la mesure où il permet à l’entreprise de se


positionner par rapport aux autres entreprises de la même branche.

Le critère du chiffre d’affaires n’est pas utilisé pour comparer une entreprise commerciale et
une entreprise industrielle. L’inconvénient de ce critère est qu’il ne permet pas de mesurer la
contribution économique réelle de l’entreprise à la production nationale.

12
3.2.3. Classification selon la valeur ajoutée :

Les ventes d’une entreprise ne sont pas uniquement constituées par des produits fabriqués ou
des services rendus exclusivement par elle. Ceci est évident pour une entreprise commerciale
qui vend la production d’activité, c’est également vrai pour une entreprise industrielle qui, pour
produire, achète des matières premières, des demi produits (pièces par exemple) à d’autres
entreprises.

Pour apprécier la contribution économique réelle d’une entreprise à la production nationale, il


faut donc déduire de ses ventes les achats qu’elle effectue auprès d’autres entreprises.

Toutefois, il ne faut pas retenir dans les achats les acquisitions d’investissement qui ne sont pas
incorporés dans le produit fini. On appelle consommation intermédiaire les achats d’une
entreprise car ce sont des biens qu’elle détruit effectivement (consommation) mais à des fins
productives (intermédiaires) et non pour satisfaire directement les besoins humains.

La différence entre la production d’une entreprise et ses consommations intermédiaires


s’appelle la valeur ajoutée (V.A) :

V.A = PRODUCTION – CONSOMMATION INTERMEDIAIRE

Lorsqu’il n’y a pas de variation de stocks, la production correspond au chiffre d’affaires (C.A),
et la consommation intermédiaire (C.I) aux achats.

3.3. Classification juridique :


Cette classification permet de distinguer entre :

 Les entreprises du secteur public :

Elles peuvent être entre autre :

- Les entreprises publiques :

Ce sont des entreprises qui appartiennent en totalité à l’Etat ; ce dernier détient l’intégralité du
capital, le pouvoir de gestion et de décision.

- Les entreprises semi-publiques :

Ce sont des entreprises contrôlées par les pouvoirs publics : choix des investissements, niveau
des prix, politique de l’emploi, etc…, mais où des personnes privées participent au financement
et/ou à la gestion.

13
 Les entreprises privées :

Elles peuvent être une entreprise individuelle, des sociétés ou une coopérative.

- L’entreprise individuelle : appartient en totalité à une seule personne qui assure la


gestion et la direction.

- La société : juridiquement la société est un contrat par lequel deux ou plusieurs


personnes conviennent de mettre en commun leurs biens ou leur travail ou les deux à la
fois en vue de partager le bénéfice qui pourra être résulté.

- La coopérative : elle réunit des personnes qui désirent mettre en commun leurs
économies ainsi que leurs compétences pour autosatisfaction des besoins spécifiques
(logement, consommation), sans chercher le profit, ils peuvent exercer une activité
lucrative (l’artisanat).

II- ENTREPRISE INDUSTRIELLE


1. DEFINITION

Une entreprise industrielle : est un système de production composé d’un ensemble de


ressources humaines et matérielles organisées au sein d’une entreprise pour produire. Les
bénéfices, et donc la prospérité de l’entreprise, dépendent en grande partie de l’efficacité de son
système de production.

Figure 1 : Définition d’une entreprise industrielle

14
2. DIFFERENTES FONCTIONS DANS UNE ENTREPRISE
INDUSTRIELLE
Le rôle d’une entreprise industrielle est d’offrir un service ou de créer des biens à partir de
matières premières dans la majorité des cas. Elles occupent un rôle de production de produits
destinés essentiellement à la vente ou à la consommation. Pour mener leurs objectifs, les
employés des entreprises industrielles se divisent en plusieurs fonctions bien distinctes :

 Les fonctions de conception

Pour produire un produit ou un service, il est important d’effectuer les recherches nécessaires
en amont de toute création. Des personnes employées dans des bureaux d’études ou des équipes
de chercheurs s’assurent de clarifier les besoins et d’identifier les problématiques auxquelles
répondre.

 Les fonctions de production

Lorsque les études sont réalisées, les équipes de production entrent en scène. Elles s’occupent
de la préparation des équipements, de l’usage des machines de production et du bon
déroulement du processus de création du produit.

 Les fonctions de commercialisation

Toute entreprise, qu’elle soit spécialisée dans la vente de produits ou de services, se doit
d’assurer un rôle commercial. Pour se faire connaître et pour vendre, les équipes de
communication, de marketing et de vente sont donc essentielles à la réussite de l’entreprise.

 Les fonctions administratives

Une entreprise fonctionnelle a besoin d’employés, de budgets et de ressources tout en veillant


à suivre des réglementations et des normes de conformité. C’est pourquoi les rôles
d’administration sont importants, de la gestion de vos ressources humaines à votre comptabilité,
ce sont ces rôles qui œuvrent pour la bonne gestion de votre entreprise.

Ainsi, les entreprises industrielles mobilisent de nombreuses ressources afin d’atteindre leurs
objectifs de production. De ce fait, il est essentiel de vous entourer d’une équipe compétente et
complémentaire.

15
Figure 2 : Organigramme simplifié d’une entreprise industrielle

3. CLASSIFICATION DES ENTREPRISES INDUSTRIELLES


 Selon la destination des produits, on distingue :

 Les industries intermédiaires : production des matières premières en produits semi-


finis, qui seront utilisés par d’autres entreprises qui les incorporent à leur production.
Les industries intermédiaires fabriquent donc des biens consommés par d’autres
entreprises à des fins productives.

 Les industries d’équipement : produisent des biens qui seront utilisés par les
entreprises comme moyens de production ou équipement (biens durables) : outillage,
machines, matériel...

 Les industries de consommation : elles produisent des biens destinés à la


consommation.

 Selon le stade d’élaboration du produit, on distingue :

 Les industries extractives qui produisent de (nombreuses) matières premières.

 Les industries énergétiques qui fournissent de l’énergie (électricité, pétrole,…).

 Les industries de base : les entreprises qui font la première transformation de matière
première.

 Les industries de transformation : les entreprises qui assurent les transformations


ultérieures jusqu’au stade final de produit fini.

N.B : une seule entreprise, peut intégrer toutes les étapes de fabrication c'est-à-dire depuis
l’extraction, jusqu’à la transformation.

 Classification selon le chiffre d’affaire au Bénin

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 La Micro Petite et Moyenne Entreprise (MPME)

Elle désigne toute personne physique ou morale, autonome, productrice de biens et/ou services,
de tout secteur d’activité légale, immatriculée au registre du commerce et du Crédit Mobilier
ou des métiers, dont l’effectif ne dépasse pas deux cents (200) employés permanents et le chiffre
d’affaires hors taxes annuel, n’excède pas deux milliards (2 000 000 000) de F CFA, avec un
niveau d’investissement net inférieur ou égal à un milliard (1 000 000 000) de FCFA.

 La Micro Entreprise

La Micro Entreprise est celle qui emploie, en permanence, moins de dix (10) personnes et
réalise un chiffre d’affaires hors taxes annuel, inférieur ou égal à trente millions (30 000 000)
de FCFA.

 La Petite Entreprise

La Petite Entreprise est celle qui emploie, en permanence, moins de cinquante (50) personnes
et réalise un chiffre d’affaires hors taxes annuel, supérieur à trente millions (30 000 000) de
FCFA et inférieur ou égal à cent cinquante millions (150 000 000) de FCFA.

 La Moyenne Entreprise

La Moyenne Entreprise est celle qui emploie en permanence, moins de deux cents (200)
personnes et réalise un chiffre d’affaires hors taxes annuel, supérieur à cent cinquante millions
(150 000 000) de FCFA et inférieur ou égal à deux milliards (2 000 000 000) de FCFA.

NB : Les critères de classification sont cumulatifs. En cas de difficulté de classification dans


l’une quelconque des catégories, le critère de chiffre d’affaires est prépondérant.

4. DIFFERENTS SECTEURS D’ACTIVITE DES ENTREPRISES


INDUSTRIELLES

Si les entreprises industrielles regroupent de nombreux emplois au sein même de la société,


c’est pour atteindre des objectifs de production bien précis. Le but d’une entreprise industrielle
est de créer un produit en transformant une matière première grâce à l'exploitation des
ressources dans l’usage de machines et grâce à leur artisanat. Les entreprises industrielles
regroupent à présent un grand nombre de secteurs d’activités, en voici les principaux :

 Le secteur aéronautique ;
 L’industrie automobile ;

17
 Le secteur spatial ;
 L’industrie agroalimentaire ;
 Le marché de l’armement et de la défense ;
 La construction navale ;
 L’industrie ferroviaire ;
 La production électronique et informatique ;
 L’industrie métallurgique.

5. STRUCTURE D’UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE

Figure 3 : Structure de l’entreprise industrielle

18
III- ENTREPRISE INSDUSTRIELLE ET LA GESTION DE LA PRODUCTION
1. MODE DE PRODUCTION DANS UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE

Le mode de production caractérise le processus de réalisation d’un produit.

 Production continue

La production continue concerne des produits dont le processus de transformation des matières
ne doit pas s’interrompre entre deux postes de travail consécutifs, c’est-à-dire sans stockage
intermédiaire entre les postes. On parle souvent dans ce cas « d’industrie de process ».

Les procédés de transformation mis en œuvre dans ce type de production imposent des
investissements considérables qui ne sont rentabilisés que grâce à un taux élevé d’utilisation et
à une très forte automatisation. Dans ce type de production les postes de transformation sont
disposés en lignes de produits qui nécessitent un bon équilibrage, c’est-à-dire :

 une vitesse régulière de transformation et de transfert,


 un système d’approvisionnement efficace.

On a recours à ce type de production lorsque l’on a un volume important de production et une


bonne stabilité de la demande.

Exemple : raffineries de pétrole, cimenteries…

 Production discontinue

Dans cette production, également appelée « production discrète », chaque produit est réalisé
suivant un processus de production qui peut être fractionné pour permettre la reprise de produits
semi-finis. La production discontinue peut-être séquentielle ou non.

L’optimisation d’une telle production vise à minimiser les en-cours, les retards… et à
maximiser l’occupation des moyens de production.

Exemple : industries manufacturières…

 Production « flow-shop/job-shop »

Dans une production de type « flow-shop », les produits subissent une même séquence
d’opérations avec des temps opératoires éventuellement différents.

Dans une production de type « job-shop », l’élaboration du produit entraîne une utilisation des
postes de charge dans un ordre variable en fonction de son processus d’élaboration.

19
Généralement, ceux-ci sont regroupés en sections homogènes ou en îlots de fabrication.

 Production hybride

La plupart des systèmes de production actuels sont de plus en plus organisés autour d’une
chaîne de production fortement automatisée. Un tel système peut alors se décomposer en trois
sous-systèmes :

 un sous-système de production discontinue, en amont de la chaîne automatisée de


production, chargé de la préparation des composants nécessaires à la production de la
chaîne ;
 un sous-système de production continue représenté par la chaîne de production ;
 un sous-système de production discontinue en aval de la chaîne, chargé de la
personnalisation, du conditionnement et de l’expédition des produits finis réalisés par
la chaîne.

Ces trois sous-systèmes communiquent, entre eux, par un stock suivant le principe suivant :

Figure 4 : Modèle d’une production hybride

Exemple : industries agroalimentaires, production manufacturière grande série…

 Production en flux poussé//flux tiré

Dans une production à flux poussé, on fabrique les produits à partir de prévisions de ventes, ou
de commandes fermes, et les ordres concernant la fabrication sont transmis de façon à réaliser
progressivement les produits.

Dans une production à flux tiré, on fabrique les produits pour remplacer les produits qui ont été
vendus. Les ordres concernant la fabrication sont transmis de façon à terminer les produits ou
les sous-ensembles déjà en cours de fabrication en fonction de la demande réelle.

2. TYPES DE PRODUCTION DANS UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE

Le type de production d’un produit se caractérise par la quantité de produits à fabriquer lancée
en une fois et s’applique uniquement dans le cas de production discontinue.

20
 Production par lot

Dans ce type de production, le même outil de production est utilisé pour fabriquer une grande
variété de produits analogues mais non identiques. Le lot de fabrication peut-être composé de
quelques unités à quelques centaines d’unités. Chaque changement de lot de fabrication
nécessite un nouveau réglage qui peut aller jusqu’à une reconfiguration complète du poste. Ceci
se traduit par un abaissement du taux d’occupation des postes entraînant inéluctablement une
augmentation du prix de revient des produits fabriqués.

Malgré ces inconvénients, ce mode de production est utilisé par le plus grand nombre
d’entreprises, déterminé en termes de main-d’œuvre directe ou en termes de capital investi, car
il offre une plus grande souplesse de réaction face aux demandes des clients.

Exemple : équipements industriels…

 Production unitaire

C’est un cas particulier de la fabrication par lot. Dans ce type de production, le produit est
fabriqué à l’unité, ou en très petite série, conformément à un besoin spécifique. La réalisation
de tels produits nécessite généralement beaucoup de main-d’œuvre impliquant un cycle de
production relativement long.

Exemple : bâtiments, construction navale, aéronautique…

 Production de masse

Dans un tel mode, les produits sont fabriqués en très grande quantité. Ce sont des produits
standards ou similaires qui nécessitent l’utilisation d’un outil de production spécialisé constitué
de machines « transfert ». Ce sont des machines très onéreuses qui, du fait de leur spécificité,
doivent être amorties sur la durée de la fabrication.

Exemple : électroménager, automobiles…

3. TYPES DE FABRICATION

Le type de fabrication d’un produit permet de définir la relation client/entreprise. Il caractérise


le type de disponibilité et de spécifications des produits fabriqués.

21
 Fabrication à la commande

Elle concerne les produits coûteux, spéciaux ou prototypes. Dans ce cas, le produit n’est pas
disponible au moment de la commande et nécessite un délai de réalisation. De plus, le prix n’est
pas standard et il se négocie, en même temps que les délais, à la commande.

Exemple : immeubles, navires, ouvrages d’art…

 Fabrication pour stockage

Elle concerne des produits peu coûteux ou d’usage général qui sont fabriqués en grande
quantité. Le produit est disponible immédiatement à la vente à un prix standard fixé par
catalogue. La production est souvent une production de masse ou une production par lot
économique.

Exemple : électroménager, matériel hi-fi…

 Fabrication mixte

Cette fabrication est un dérivé de la fabrication à la commande. Afin de diminuer les délais de
réalisation, les produits sont conçus de telle sorte qu’il est possible de fabriquer des sous-
ensembles suivant une politique de fabrication sur stock et ne conserver la personnalisation du
produit final par assemblage de ces sous-ensembles qu’au moment de la commande.

Toutes les entreprises qui souhaitent améliorer leurs performances vis-à-vis de leurs clients
tendent à choisir, de plus en plus, ce type de fabrication.

Exemple : lotisseurs, navigation de plaisance…

IV- ETUDE DE CAS

 Cas de la SOBEBRA

 Généralité sur la SO.BE.BRA

La société béninoise de Brasserie (SOBEBRA) est le résultant d'un long processus marqué par
un mouvement alterné de nationalisation et de privatisation. En effet, avant 1960, le Bénin (Ex-
Dahomey) ne disposait d'aucune brasserie.

Au lendemain des indépendances, la première société de brasserie d'outre-mer (SOBRADO),


entièrement constituée de capitaux étrangers fut créée. Jusqu'en 1957, elle fut une succursale
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de la Brasserie de la Côte d'Ivoire (BRACODI) qui importait des boissons de la Côte d'Ivoire
pour les revendre au Dahomey. Elle devint par la suite la Société de Brasserie de Dahomey
(SOBRADA), avant de prendre le nom de SOBRADO en 1960 suite à l'accession à
l'indépendance.

Suite à la révolution de 1972, l'Etat béninois décida de nationaliser toutes les sociétés opérant
sur le territoire national. La SOBRADO n'échappa pas à ce vent de changement. Elle fut
nationalisée en 1975 et pris le nom de la BENINOISE », avec un personnel évalué à plus de
1.200 agents. Mais les nombreuses difficultés financières des années quatre-vingt ont contraint
l'Etat à se dégager de la plupart des entreprises publiques. Ainsi, la décision de la privatisation
de la BENINOISE fut prise. La société fut acquise par le groupe français CASTEL-BGI
(Brasserie et Glacières International) le 06 Janvier 1992, et devint SOBEBRA».

Installée à Cotonou à PK 2.5 route de Porto-Novo, cette entité donna naissance au «


GROUPE SOBEBRA», divise en trois (03) sociétés gérées par CASTEL-BGI,
actionnaire majoritaire à 90%. Les 10% restants sont partagés entre l'Etat et quelques
privés nationaux. Il s'agit de :
 la Société Béninoise de Brasserie (SOBEBRA) créée le 06 Janvier 1992
 la société de Négoce de Boisson (SONEBO) créée le 06 Mai 1994
 la POSSOTOMEENNE des Eaux (POSSO SA) créée le 06 Octobre 1994.

Suite à une décision des actionnaires, il a été procédé à la fusion de ces trois entités en une seule
de taille plus grande, que représente la SOBEBRA SA, sous sa forme actuelle.

Les différents sectoriels basés à Cotonou, avec le concours des différents responsables d'unités,
gèrent aussi bien le personnel de Parakou que de Possotome.

 ORGANIGRAMME DE LA SOCIETE BENINOISE DE BRASSERIE

La SO.BE BRA a à sa tête un Directeur Général, et sa structure organisationnelle se présente


comme suit:

 une Direction Générale, chargée de l'administration générale, qui définit les politiques
stratégiques et tactiques, et coordonne les actions de la société
 une Direction Administrative et Financière qui s'occupe de la gestion administrative et
financière de la société;
 une Direction des Ressources Humaines qui s'occupe de la gestion du personnel de la
société
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 une Direction Commerciale qui représente la première vitrine de la société et est en
contact permanent avec les consommateurs; une Direction des Relations Extérieures qui
s'occupe des affaires juridiques et externes de la société
 une Direction Technique qui a pour rôle d'assurer la transformation des matières
premières en produits finis par le biais des différents services de production à savoir le
service achat de matières premières et consommables, le service fabrication, le service
conditionnement, le service contrôle qualité et le service de contrôle technique.

Figure 5 : Organigramme de la SOBEBRA

 PROCESSUS DE FABRICATION DES BOISSONS A LA SOBEBRA

La SO.BE.BRA s'occupe essentiellement de la production des bières et des boissons gazeuses.


S’enquérir des efforts d’investissement au groupe Castel ainsi que des difficultés auxquelles la
société est confrontée. Bien qu'elle laisse derrière elle plus de vingt années d'activités depuis la
privatisation de La Béninoise, au début des années 1990, la SOBEBRA demeure constamment
dans le pari de la modernisation de ses équipements pour être toujours à la pointe de la
technologie. <<Nous sommes en perpétuelle amélioration technologique. Nous investissons
chaque année 8 à 9 milliards francs CFA pour améliorer l'outil de production et garantir à tout
le monde la qualité de nos produits », souligne Vincent Brouard, directeur général adjoint de la
société. Il annonce pour l'année prochaine de nouveaux investissements pour moderniser l'unité
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de Parakou afin de donner à toute la population les mêmes produits d'une même qualité. Mieux,
dans quelques mois, ajoute-t-il, sera installée une usine de traitement des eaux usées pour un
investissement estimé à 2 milliards francs CFA. « On bouge beaucoup et on essaye d'être
dynamique et surtout d'investir »>, insiste le directeur général adjoint de la SOBEBRA dont le
chiffre d'affaires annuel tutoie les 96 milliards francs CFA. La société reste également l'un des
gros contributeurs aux recettes fiscales avec environ 25 milliards francs CFA d'impôts et autres
taxes versés chaque année à l'Etat béninois. Environ 250 000 personnes tournent autour de la
SOBEBRA qui génère une grosse activité économique dans le pays, à travers les sous-traitants,
les distributeurs et les tenanciers de buvettes.

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