UNIVERSITE ALIOUNE DIOP DE BAMBEY
ELECTRICITE
Dr Lamine SANE
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Dr L. SANE – Cours Electricité – L1 SRT – UADB @UADB 2024 – 2025
PLAN
Chapitre 1 : Généralités sur l’électricité
I. Introduction
II. Les Grandeurs Electriques
III. Les dipôles électriques
IV. Notions de circuit électrique
V. Conclusion
Chapitre 2 : Techniques d’analyse des circuits électriques
I. Introduction
II. Lois de Kirchhoff
III. Théorème de Maxwell
IV. Principe diviseur de tension
V. Principe diviseur de courant
VI. Théorème de Kennely
VII. Méthode de supperposition
VIII. Méthode de Millman
IX. Théorème de Thévenin
X. Théorème de Norton
XI. Conclusion
Chapitre 3 : Le régime variable
I. Introduction
II. Propriétés
III. Réponse en tension circuit RL série, RC série et RLC série
IV. Circuit électrique en régime sinusoïdal
V. Conclusion
Chapitre 4 : Les Filtres Analogiques
I. Introduction
II. Caractéristiques et Rappels
III. Filtre passe-bas du premier ordre
IV. Filtre passe-haut du premier ordre
V. Filtre passe bande du premier ordre
VI. Filtre coupe bande
VII. Conclusion
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
I. INTRODUCTION
Les techniques d’analyse des circuits électriques sont des techniques qui permettent de simplifier des circuits afin
d’en faire une analyse rapide en vue de déterminer une grandeur électrique.
Nous présentons dans cette première partie les techniques de base telles que :
Les lois de Kirchhoff
Le théorème de Maxwell
Le principe diviseur de tension
Le principe diviseur de courant
La méthode de Kennely
Méthode de superposition
Méthode de Millman
Théorème de Thévenin
Théorème de Norton
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
II. LOIS DE KIRCHHOFF
Les deux lois de base de l’analyse des circuits électriques sont appelés lois de Kirchhoff. Ces deux lois sont la loi des
nœuds et la loi des mailles.
La loi des nœuds est relative au courant et stipule que la somme des courants qui arrivent dans un nœud est égale
à la somme des courants qui en repartent. En d’autres termes, la somme des courants à un nœud est nulle.
La loi des mailles est relative aux tensions d’une maille. Elle stipule que la somme des tensions d’une maille est
nulle. Autrement dit, la somme des tensions aux bornes des générateurs est égale à la somme des tensions aux
bornes des récepteurs.
Pour appliquer la méthode de Kirchhoff, on procède comme suit :
1. On désigne les nœuds puis on tire les relations entre les courants en appliquant la loi des nœuds
2. On place les tensions (flèches) aux bornes de tous les dipôles du circuit puis on détermine la relation entre les tensions en appliquant la loi des mailles
3. On remplace l’expression des courants communs dans les relations des tensions pour avoir un système d’équation comportant uniquement les courants
indépendants
4. On résout le système d’équation pour trouver les valeurs des intensités
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
II. LOIS DE KIRCHHOFF
Application 1 : Répondre aux questions suivantes pour le circuit ci-dessous :
1. Déterminer la loi des nœuds aux nœuds X et Y
2. Déterminer la loi des mailles pour les mailles 1 et 2
3. Déterminer les courants i1 , i2 et i3
1 2
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
II. LOIS DE KIRCHHOFF
Solution 1 :
X
1. Déterminer la loi des nœuds aux nœuds X et Y
Au nœud X, on a 𝑖1 = 𝑖2 + 𝑖3
Au nœud Y, on a 𝑖2 + 𝑖3 = 𝑖1
2. Déterminer la loi des mailles pour les mailles 1 et 2
Dans la maille 1, on a :𝑉1 − 𝑈1 − 𝑈2 = 0 1 2
Dans la maille 1, on a : 𝑈2 − 𝑈3 = 0 Y
3. Déterminer les courants i1 , i2 et i3
Déterminons le courant i1
𝑉1 − 𝑈1 − 𝑈2 = 0 𝑉1 − 𝑅1 ∗ 𝑖1 − 𝑅2 ∗ 𝑖2 = 0 𝑅1 ∗ 𝑖1 + 𝑅2 ∗ 𝑖1 − 𝑖3 = 𝑉1 𝑅1 + 𝑅2 ∗ 𝑖1 − 𝑅2 ∗ 𝑖3 = 𝑉1
𝑈2 − 𝑈3 =0 𝑅2 ∗ 𝑖2 − 𝑅3 ∗ 𝑖3 =0 𝑅2 ∗ 𝑖1 − 𝑖3 − 𝑅3 ∗ 𝑖3 =0 −𝑅2 ∗ 𝑖1 + 𝑅2 + 𝑅3 ∗ 𝑖3 = 0
𝑖3 = 0,12 𝐴
22 ∗ 𝑖1 − 10 ∗ 𝑖3 = 12
𝑖1 = 5 ∗ 𝑖3 22 ∗ (5 ∗ 𝑖3 ) − 10 ∗ 𝑖3 = 12 𝑖1 = 0,6 𝐴
−10 ∗ 𝑖1 + 50 ∗ 𝑖3 =0
𝑖2 = 0,48 𝐴
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
III. THEOREME DE MAXWELL
Le théorème de Maxwell permet de calculer plus rapidement les courants donnés par les lois de Kirchhoff. Il
s’applique à un circuit en dérivation. La procédure d’analyse consiste à déterminer, pour un circuit donné, une
relation matricielle dépendant du nombre de mailles du circuit telle que le produit de la matrice des résistances et de la
matrice des intensités est égal à la matrice des tensions :
𝑈𝑖
𝑅𝑖𝑖 −𝑅𝑖𝑗 𝐼𝑖 𝑖
Matrice des résistances = Matrice des tensions
−𝑅𝑗𝑖 𝑅𝑗𝑗 𝐼𝑗
𝑈𝑗
𝑗
Matrice des intensités
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
III. THEOREME DE MAXWELL
La matrice des résistances est composée d’éléments diagonaux (𝑅𝑖𝑖 , 𝑅𝑗𝑗 …) et d’éléments symétriques (𝑅𝑖𝑗 ,
𝑅𝑗𝑖 …).
Les éléments diagonaux correspondent à la somme des résistances d’une maille. Les éléments symétriques
correspondent à la résistance de branche commune. Une branche commune est une branche qui appartient à deux
mailles symétriques. La matrice des résistances a autant de lignes et de colonnes que le circuit a de mailles simples.
Par exemple, pour un circuit avec deux mailles simples, la matrices des résistances a deux lignes et deux colonnes et
pour un circuit composé de 3 mailles simples, elle a 3 lignes et 3 colonnes.
La matrice des intensités est composée des intensités indépendantes (𝐼𝑖 , 𝐼𝑗 …). Autrement dit, elle comporte les
courants qui parcourent les branches indépendantes. Elle a une colonne et autant de lignes que de mailles
simples que compte le circuit.
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
III. THEOREME DE MAXWELL
La matrice des tensions comporte la somme des tensions des générateurs des mailles (σ𝑖 𝑈𝑖 , σ𝑗 𝑈𝑗 …). Elle a la
même composition que la matrice des intensités.
Une fois la relation matricielle établie, les courants des branches indépendantes peuvent être déterminés tels que :
Δ𝐼𝑖 Δ𝐼𝑗
𝐼𝑖 = et 𝐼𝑗 = avec Δ𝑅 = (𝑅𝑖𝑖 ∗ 𝑅𝑗𝑗 ) − (−𝑅𝑖𝑗 ∗ −𝑅𝑗𝑖 )
ΔR ΔR
Supposons qu’on ait un circuit comportant 2 mailles simples :
Pour chercher le courant indépendant 𝐼1 de la maille 1, Δ𝐼1 est obtenu en remplaçant la première colonne de la matrice
des résistances par la matrice des tensions. Puis on effectue le calcul du déterminant de cette nouvelle matrice. Le
Δ𝐼1
rapport donne le courant 𝐼1 .
ΔR
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
III. THEOREME DE MAXWELL
De la même manière, pour trouver la valeur du courant 𝐼2 , on remplace la deuxième colonne de la matrice des
Δ𝐼2
résistances par la matrice des tensions puis on calcule le déterminant de cette matrice pour avoir Δ𝐼2 . Le rapport
ΔR
donne le courant 𝐼2 .
Application 2 : Reprenons l’exemple du circuit donné dans l’application 1 et cherchons les courants 𝑖1 , 𝑖2 et 𝑖3
L’expression générale de la relation matricielle est donnée par :
𝑈1
𝑅11 −𝑅12 𝐼1 1
=
−𝑅21 𝑅22 𝐼2
𝑈2
2
1 2 L’application de cette matrice au circuit ci-contre donne :
𝑅1 + 𝑅2 −𝑅2 𝑖1 𝑉
= 1
−𝑅2 𝑅2 + 𝑅3 𝑖3 0
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
III. THEOREME DE MAXWELL
Solution 2 : cherchons les courants 𝑖1 , 𝑖2 et 𝑖3
L’expresion générale de 𝜟𝑹 est donnée par la relation suivante :
Δ𝑅 = (𝑅𝑖𝑖 ∗ 𝑅𝑗𝑗 ) − (−𝑅𝑖𝑗 ∗ −𝑅𝑗𝑖 )
L’application de cette relation au circuit ci-contre donne :
1 2
Δ𝑅 = (𝑅11 ∗ 𝑅22 ) − (−𝑅12 ∗ −𝑅21 )
En remplaçant les grandeurs par leurs valeurs, on a :
En remplaçant les grandeurs par leurs valeurs, on a :
22 −10 𝑖1 12 Δ𝑅 = (22 ∗ 50) − (−10 ∗ −10)
=
−10 50 𝑖3 0
Les calculs de 𝜟𝑹 donne alors :
Cherchons maintenant 𝜟𝑹 en utilisant la matrice
des résistances ci-dessous : Δ𝑅 = 1100 − 100
Finalement on a 𝜟𝑹 :
Δ𝑅 = 1000
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
III. THEOREME DE MAXWELL
Solution 2 : cherchons les courants 𝑖1 , 𝑖2 et 𝑖3
On calcule 𝜟𝒊𝟏 comme suit :
Δ𝑖1 = (12 ∗ 50) − (0 ∗ −10) Δ𝑖1 = 600
Finalement on a 𝒊𝟏 :
1 2 Δ𝑖1 600
𝑖1 = 𝑖1 = 𝑖1 = 0.6 𝐴
ΔR 1000
Cherchons 𝚫𝒊𝟏
22 −10 𝑖1 12 Cherchons 𝚫𝒊𝟑
=
−10 50 𝑖3 0
𝒊𝟏 étant le courant indépendant de la maille 1, Δ𝑖3 = 120
remplaçons la matrice des tensions par la 1ère Δ𝑖3 = (22 ∗ 0) − (−10 ∗ 12)
colonne de la matrice des résistances comme indiqué
ci dessous : Δ𝑖3 120
𝑖3 = 𝑖3 = 𝑖3 = 0.12 𝐴
ΔR 1000
𝒊𝟐 est obtenu en passant par la loi des noeuds. 𝒊𝟐 =𝒊𝟏 - 𝒊𝟑 = 0.48 A
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
IV. PRINCIPE DIVISEUR DE TENSION
Le principe diviseur de tension permet de calculer rapidement la tension aux bornes d’un récepteur. Il s’applique
toujours dans un circuit en série.
Le principe diviseur de tension est donné par la relation suivante :
𝑼𝒈 est la tension du circuit
𝑅𝑖 ∗ 𝑈𝑔 𝑹𝒊 est la résistance aux bornes de laquelle
Exemple : 𝑈𝑖 =
σ𝑅 on cherche ta tension
σ 𝑹est la somme des résistances de la
𝑖1 𝑅1
maille
𝑈1
𝑉1 𝑈2 𝑅2 𝑅1 ∗ 𝑉1 𝑅2 ∗ 𝑉1
𝑈1 = et 𝑈2 =
𝑅1 + 𝑅2 𝑅1 + 𝑅2
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
V. PRINCIPE DIVISEUR DE COURANT
Le principe diviseur de courant est une méthode qui permet d’accélérer le calcul des courants dans un circuit simple.
Il s’applique à des résistances en parallèle.
Le principe diviseur de courant est donné par la relation suivante :
𝑅𝑏𝑟𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒 𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠é𝑒 ∗ 𝐼𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒
𝐼𝑅𝑖 =
σ 𝑅𝑒𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑙𝑙è𝑙𝑒
Exemple :
𝑖𝑒
𝑖1 𝑖2
𝑅2 ∗ 𝑖𝑒
𝑖1 =
𝑅1 + 𝑅2
𝑉1 𝑅1 𝑅2
𝑅1 ∗ 𝑖𝑒
𝑖2 =
𝑅1 + 𝑅2
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
VI. THEOREME DE KENNELY
Le théorème de Kennely permet de trouver facilement la résistance équivalente d’un ensemble de résistance monté en
triangle.
𝑅𝑎𝑏 ∗ 𝑅𝑎𝑐 𝑅𝑏𝑎 ∗ 𝑅𝑏𝑐 𝑅𝑐𝑎 ∗ 𝑅𝑐𝑏
𝑅𝑎 = 𝑅𝑏 = 𝑅𝑐 =
𝑅𝑎𝑏 + 𝑅𝑎𝑐 + 𝑅𝑏𝑐 𝑅𝑎𝑏 + 𝑅𝑎𝑐 + 𝑅𝑏𝑐 𝑅𝑎𝑏 + 𝑅𝑎𝑐 + 𝑅𝑏𝑐
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VI. THEOREME DE KENNELY
Application 3 : Déterminer la résistance équivalente entre A et B puis calculer le courant i
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
VII.METHODE DE SUPERPOSITION
Dans un circuit électrique linéaire comprenant plusieurs sources indépendantes, l'intensité du courant électrique
dans une branche est égale à la somme algébrique des intensités produites dans cette branche par chacune des
sources considérées isolement, les autres sources étant court-circuités.
Pour appliquer la méthode de superposition, on procède comme suit :
1. On divise le circuit principal (système) en autant de sous systèmes que de branches avec au moins un générateur de tension.
2. On calcule ensuite le courant dans les différentes branches secondaires de chaque sous système
3. On superpose enfin les courants de chaque branche secondaire pour trouver les courants des branches principales correspondantes
Application 1 :
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
VII.METHODE DE SUPERPOSITION
Résolution 1 :
Le circuit principal (𝑺) contient 2 branches avec générateur de tension (la branche contenant 𝑽𝟏 et la branche contenant 𝑽𝟐 ). Par
conséquent, le circuit principal est divisé en 2 sous systèmes (𝑺′ ) et (𝑺′′ ).
Les branches des sous systèmes encore appelés circuits secondaires sont les branches secondaires.
Cherchons les courants 𝑰′𝟏 , 𝑰′𝟐 et 𝑰′𝟑 des différentes branches secondaires du sous système (𝑺′ )
𝑰′𝟏 est obtenu en appliquant la loi d’ohm sur la résistance équivalente du circuit contenant le courant principal. Il est donné
par la relation suivante : 𝑉1
𝐼1′ =
𝑅 × 𝑅3
𝑅1 + 2
𝑅2 + 𝑅3
𝑰′𝟐 est obtenu en appliquant le principe diviseur de courant au nœud A. Il est donné par :
𝑅3
𝐼2′ = × 𝐼1′
𝑅2 + 𝑅3
𝑰′𝟑 est obtenu en appliquant le principe diviseur de courant au nœud A. Il est donné par :
𝑅2
𝐼3′ = × 𝐼1′
𝑅2 + 𝑅3
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VII.METHODE DE SUPERPOSITION
Résolution 1 :
Cherchons les courants 𝑰′′ ′′ ′′ ′′
𝟏 , 𝑰𝟐 et 𝑰𝟑 des différentes branches secondaires du sous système (𝑺 )
𝑰′′
𝟐 est obtenu en appliquant la loi d’ohm sur la résistance équivalente du circuit contenant le courant principal. Il est donné
par la relation suivante :
𝑉2
𝐼2′′ =
𝑅 ×𝑅
𝑅2 + 𝑅1 + 𝑅3
1 3
𝑰′′
𝟏 est obtenu en appliquant le principe diviseur de courant au nœud A. Il est donné par :
𝑅3
𝐼1′′ = × 𝐼2′′
𝑅1 + 𝑅3
𝑰′𝟑 est obtenu en appliquant le principe diviseur de courant au nœud A. Il est donné par :
𝑅1
𝐼3′′ = × 𝐼2′′
𝑅1 + 𝑅3
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
VII.METHODE DE SUPERPOSITION
Résolution 1 :
Cherchons les courants 𝑰𝟏 , 𝑰𝟐 et 𝑰𝟑 des différentes branches principales du système (𝑺)
Le courant principal de chaque branche est la somme algébrique des courants secondaires des branches des sous systèmes
correspondants. Ainsi on a :
𝑰𝟏 = 𝐼1′ − 𝐼1′′
𝑰𝟐 = 𝐼2′′ − 𝐼1′
𝑰𝟑 = 𝐼3′ + 𝐼3′′
NB : Si le courant d’une branche secondaire circule dans le même sens que le courant principal, on lui affecte la valeur positive (+)
et s’il circule dans le sens contraire, la valeur négative (–).
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Chapitre 2 : TECHNIQUES D’ANALYSE DES CIRCUITS ELECTRIQUES
VIII.METHODE DE MILLMAN
Le théorème de Millman permet de déterminer la différence de potentiel aux bornes de plusieurs branches en
parallèle. Il est très pratique et est très utilisé surtout pour l’analyse des AOP. Si dans une branche, il n'y a pas de
générateur, on considère que la f.é.m. correspondante est nulle.
A
𝑉𝑖
𝑅1 𝑅2 𝑅2 𝑅𝑛 σ𝑛𝑖=1 𝑛
𝑅𝑖 σ𝑖=1 𝑉𝑖 ∗ 𝑌𝑖
𝑉𝐴𝐵 𝑉𝐴𝐵 = = 𝑛
𝑛 1 σ 𝑖=1 𝑌𝑖
𝑉1 𝑉2 𝑉3 𝑉𝑛 σ𝑖=1
𝑅𝑖
B
Application 2 : Déterminer 𝑉𝐴𝐵 en appliquant Millman
A Solution 2
𝑅1 𝑅2
𝑉1 𝑉2 0
𝑅3 𝑉𝐴𝐵 + +
𝑅 𝑅2 𝑅3
𝑉𝐴𝐵 = 1
𝑉1 𝑉2 1 1 1
+ +
𝑅1 𝑅2 𝑅3
B
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IX. METHODE DE THEVENIN
La méthode de Thévenin est très pratique dans le calcul de courant parcourant une branche donnée du circuit. En
effet, quelque soit la complexité d’un circuit, ce dernier peut toujours être transformé en un circuit simple en série
composé de la branche considérée, d’une résistance équivalente 𝑅𝑇𝐻 et d’un générateur de tension équivalent 𝑉𝑇𝐻 tels
que :
Pour chercher le courant dans une branche par la méthode de Thévenin, on procède comme suit :
On cherche d’abord la résistance de Thévenin. Elle correspond à la résistance équivalente, vue aux bornes du dipôle coupé, lorsque les
générateurs de tension et de courant sont annulés.
On cherche ensuite la tension de Thévenin qui correspond à la différence de potentiel aux bornes du dipôle coupé.
Le courant de la branche sera finalement donné par la relation suivante : 𝑉𝑇ℎ
𝐼=
𝑅𝑇ℎ + 𝑅𝑢
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IX. METHODE DE THEVENIN
Application 3 : Déterminer le courant 𝒊𝟎 parcourant R3 dans le circuit ci-dessous :
Solution 3 : Déterminons le courant 𝒊𝟎 parcourant R3 dans le circuit ci-dessous :
Cherchons la résistance équivalente aux Cherchons la tension équivalente aux Le circuit final simplifié est représenté
bornes de R3 (entre A et B) appelée 𝑹𝑻𝒉 bornes de R3 (entre A et B) appelée 𝑽𝑻𝒉 ci-dessous :
𝑅2 ∗ 𝑅1 𝑅2 ∗ 𝑉1 𝑉𝑇ℎ
𝑅𝑇ℎ = 𝑅𝐴𝐵 = 𝑉𝑇ℎ = 𝑉𝐴𝐵 = 𝒊𝟎 =
𝑅2 + 𝑅1 𝑅2 + 𝑅1 𝑅𝑇ℎ + 𝑅3
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IX. METHODE DE THEVENIN
Application 4 : Déterminer le courant 𝒊𝟏 parcourant R2 dans le circuit ci-dessous :
A
𝑅3 𝒊𝟏
𝑉1 𝑅1 𝑅2
𝑉2
B
Solution 4 :
A
𝒊𝒙 𝒊𝟏
𝑅3
𝑅2
𝑅1
𝑅2 ∗ 𝑅1 𝑉𝑇ℎ = 𝑉𝑅1 − 𝑉2
𝑅𝑇ℎ = 𝑅𝐴𝐵 = 𝑉𝑇ℎ
𝑅2 + 𝑅1 𝑉1
avec 𝑖𝑥 = 𝒊𝟏 =
𝑉𝑇ℎ = 𝑅1 ∗ 𝑖𝑥 − 𝑉2 𝑅3 + 𝑅1 𝑅𝑇ℎ + 𝑅2
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X. METHODE DE NORTON
Le théorème de Norton permet de réduire un circuit complexe en générateur de courant réel. Ce générateur possède
une source de courant 𝐼𝑁 en parallèle avec une résistance 𝑅𝑁
A A
I I
Circuit
𝑅𝑁 ∗ 𝐼𝑁
𝑅𝑎 𝐼𝑁 𝑅𝑁 𝑅𝑎
𝐼=
électrique 𝑅𝑁 + 𝑅𝑎
B B
Pour déterminer le courant dans une branche en utilisant la méthode de Norton, on procède comme suit :
• On détermine la résistance interne 𝑅𝑁 qui est obtenue de la même façon que dans le théorème de Thevenin
• Le courant de Norton 𝐼𝑁 est obtenu en court-circuitant les bornes A et B.
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X. METHODE DE NORTON
Application 5 : Déterminer le courant I A
circulant dans un courant 𝑅3 par Norton 𝑅1 I
𝑅2 𝑅3
𝑉1
Solution 5 :
A A A
I
𝑅1 𝑅1 𝐼𝑁
𝑅2 𝑅2 𝐼𝑁 𝑅𝑁 𝑅3
𝑉1
B B B
𝑅2 ∗ 𝑅1 𝑉1 𝑅𝑁 ∗ 𝐼𝑁
𝑅𝑁 = 𝑅𝐴𝐵 = 𝐼𝑁 = 𝐼=
𝑅2 + 𝑅1 𝑅1 𝑅𝑁 + 𝑅3
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XI. CONCLUSION
Dans ce chapitre, nous avons présenté les techniques d’analyse de base des circuits électriques telles que les lois de
Kirchhoff, le théorème de Maxwell, le principe diviseur de tension, le principe diviseur de courant et le théorème de
Kennely, la méthode de superposition, le théorème de Thévenin et le théorème de Norton
Lorsqu’un peuple cesse d’être maitre de son système éducationnel, il régresse.
Cheikh Anta Diop
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