REPUBLIQUE DU BENIN
*******
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, DE LA FORMATION TECHNIQUE ET
PROFESSIONNELLE DE LA RECONVERTION ET DE L’INSERTION DES JEUNES (MESFTPRIJ)
************
Collège d’Enseignement Général : CEG Sô-AVA
Classe: 2nde AB2 Matière : SVT
EXPOSE DU GROUPE N°1
THEME :
LA TRANSPLANTATION DE LA PEAU EN CAS DE BRULURE
Membre du groupe Sous la supervision du prof
1-APKADE Boris
2- DJEMABOU Christian
3-HAGBE David M.GODONOU Wilfried
4-NOUKPO Victoire (RG)
5- SODJI Saturnin
6-ZOSSOU Sabine
ANNÉE SCOLAIRE 2024-2025
1
PLAN
INTRODUCTION
I-BRULURE
A-DEFINITION DU THEME
B- CAUSES
C-LES DEGRES DE BRUULURE
1. LES BRULURES DU PREMIER DEGRE OU SUPERFICIELLE
2. LES BRULURES DU DEUXIEME DEGRE
3. LES BRULURES DU TROISIEME DEGRE
II- TRANSPLANTATION DE PEAU SUR LE PLAN MEDICAL
A-DEFINITION
B-DIFFERENCE ENTRE GREFFE ET TRANSPLANTATION
C-TYPE DE TRANSPLANTATION
D-AVANTAGE ET INCONVENIENT DE LA TRANSPLANTATION DE LA PEAU
1. AVANTGE DE LA TRANSPLANTATION DE LA PEAU
2. INCONVENIENT DE LA TRANSPLANTATION DE LA PEAU
CONCLUSION
2
INTRODUCTION
Les brûlures sont la conséquence du contact entre les tissus et une source d’énergie calorique telle que flammes, liquides ou
solides chauds, radiation ou électricité. Certaines substances chimiques, acides ou bases fortes, peuvent provoquer des lésions
analogues. Les organes internes sont quelques fois atteints, comme c’est le cas pour le pharynx ou l’œsophage lors de l’absorption
de liquides brûlants, ou la trachée sous l’action des gaz inflammables. Cependant, dans la majorité des cas, ce sont des aires
cutanées qui sont les plus exposées et ce sont les brûlures cutanées qui sont prises pour type de description du syndrome .Les
pays industrialisés paient un tribut de l’ordre de 7 ,5 brûlés pour 1000 habitants avec une mortalité d’environ 4,3 brûlés pour
100000, dont 60 personnes, 100 pour les enfants de moins de 15 ans et les personnes de plus de 65 ans . Les nourrissons ce
brûlent surtout à l’eau bouillante, les enfants de 3 à 14 ans par le feu, les adultes par accidents professionnel, les personnes
âgées par accident domestique (vêtement, literie, appareils à flamme ou électriques mal entretenus) ; les alcooliques, les malades
neurologiques et psychiatriques y sont plus exposés.
I-BRULURES GRAVES OU ACCIDENTS
A- DEFINITION
La brûlure est une destruction partielle ou totale pouvant concerner la peau, les parties molles des tissus, ou même les os.
La gravitée de la brûlure dépend de plusieurs paramètres : sa localisation, sa topographie (une brulure circulaire sera toujours
grave), sa profondeur (le degré de brulure), l’étendue de la sa surface endommagée(en pourcentage de la surface corporelle
totale) et l’agent causal en question
B-LES CAUSES DE BRULURE
Une brûlure peut être causée :
par le contact avec une source chaude (solide, liquide ou gazeuse) ;
par le contact avec une substance dite caustique ;
par frottement ;
par l’effet d’un rayonnement (le coup de soleil-rayonnement ultraviolet rayonnement infrarouge) ;
par l’effet d’un courant électrique (électrisation) ;
par le froid (gelure).
3
C-LES DEGRES DE BRULURES
L’appréciation reste subjective et peut faire parfois objet de désaccord entre médecins. Le niveau peut évoluer avec le
temps, faisant nécessiter parfois une réappréciation une ou deux journées plus tard. La classification en degré se base
essentiellement sur l’aspect des lésions. Certaines techniques existent pour essayer de quantifier plus précisément le niveau, tel
que l’imagerie par Laser Doppler, l’imagerie infrarouge ou la vidéo microscopie. Ces techniques restent cependant expérimentales.
Naturellement le degré peut varier suivant la localisation, sur un même individu.
1-Les brûlures du premier degré ou superficielle
Ce sont les brûlures les moins graves et les plus répandues. Seul l’épiderme est touché. Elles ont pour conséquence l’apparition
de rougeur et la sensibilité accrue de la région touchée. Un bon exemple est le coup de soleil. Ces brûlures ne nécessitent aucun
soin spécial car la peau garde sa capacité de régénération. Une simple compresse d’eau froide sur la brûlure peut servir à
atténuer la douleur.
Brûlure du premier degré
2-Les brûlures du deuxième degré
Une brûlure du second degré est définie par l’apparition d’une phlyctène. Les brûlures du second degré se séparent en deux
entités : le second degré superficiel et le second degré profond. Ce qui les sépare est le niveau d’atteinte du derme, qui influera
sur la capacité de la peau à se régénérer. Le diagnostic de la profondeur est difficile, même pour un professionnel : bien souvent,
la brûlure sera qualifiée de <<second degré intermédiaire>> et c’est l’évolution (sur 7 à 10 jours) qui permettra de faire un
diagnostic plus précis. Ce diagnostic est d’autant plus complexe que des zones de profondeur de brûlure variable peuvent
coexister sur la même brûlure. La brûlure profonde correspond à la destruction complète de l’épiderme et du derme superficiel,
l’intérieur de la cloque est blanchâtre et modérément sensible. Elle se cicatrise en deux à quatre semaine. Cependant elles
peuvent laisser des cicatrises, dans ce cas la greffe est nécessaire. Ainsi il est important de bien diagnostiqué la profondeur de
la brûlure afin de trancher entre brûlure superficielle ou profonde.
Brûlure superficiel du second degré Brûlure profonde du second degré
4
3-Les brûlures du troisième degré
Ils correspondent à une destruction totale de l’épiderme et du derme, elle peut toucher également les vaisseaux sanguins,
parfois les muscles, les tendons, les os ou les viscères. Elle est de couleur plus ou moins foncée (allant du noir au blanc) et se
présente comme une nécrose cutanée sans cloque. Elle est incapable de guérir toute seule car toute l’épaisseur de la peau est
concernée. Elle impose donc une hospitalisation mais aussi une greffe de peau. C’est la brûlure la plus grave
Brûlure du troisième degré
Cependant plusieurs degrés peuvent êtres associés, notamment dans le cas d’un grand brûlé. Le troisième degré au centre
de la brûlure, puis le second degré et enfin le premier degré aux alentours. Le profit du patient ; l’âge joue un rôle très
important. En effet, les nourrissons et les personnes âgées ont la peau plus fine et leurs capacités de cicatrisation et de
défense contre les infections sont limitées. Ils sont donc particulièrement défavorables. Certaines pathologies comme l’éthylisme, le
diabète, l’insuffisance rénale, le déficit immunitaire peuvent aggraver lourdement le pronostic de la brûlure
II-TRANSPLANTATION DE PEAU SUR LE PLAN MEDICALE
La transplantation d’organe est la seule issue thérapeutique pour beaucoup de pathologie qui entraine une perte de fonction
irréversible d’organes vitaux. La greffe et la transplantation d’organe est une branche de nouvelle médecine, créée au début du
XXème siècle. Cette technique médicale consiste à remplacer un organe altéré, en cas de dysfonctionnement, porté par un patient
malade, par un autre sain provenant généralement d’un être de même espèce en respectant plusieurs conditions. Dès sa création
en 1905, cette branche était considérée comme une révolution dans le domaine médical. Des milliers et des milliers de malade ont
eu la chance de mener de nouveau une vie normale et se rattacher de plus en plus à la vie. D’autre part ce sujet biologique ne
cesse de subir des nouveautés techniques, c’est un sujet qui se développe continuellement. Dans notre recherche on va présenter
les avantages et les inconvénients des différents cas de transplantation de peau ou d’organe sur la santé humaine.
A-DEFINITIION
La transplantation de peau, greffe cutanée (ou transplantation cutanée) est l’utilisation d’un morceau de peau pour
recouvrir une plaie, soit dans un but de cicatrisation par le tissu apporté, soit comme pansement. Suivant l’origine du greffon, on
parle de prélèvement autologue (fait sur le receveur lui-même) ou de prélèvement hétérologue (fait sur une autre personne que le
receveur).
B-DIFFERENCE ENTRE GREFFE ETTRANSPLANTATION
La greffe et la transplantation sont des opérations médicales qui consistent à remplacer un organe altéré(ou partie
d’organe) par un organe sain offert par un donneur. La seule différence est que la greffe est vasculaire où l’organe prélevé sans
les vaisseaux sanguins, elle est généralement utilisée pour les organes : corné, cartilage articulaire, moelle osseuse, os… Tandis
que la transplantation est réalisée avec anastomose chirurgicale des vaisseaux sanguins nourriciers, elle est utile pour les organes
cœur, poumon, foie, pancréas, rein …
5
C-TYPES DE TRANSPLANTATION
Il existe aujourd’hui diverses catégories de transplantation cutanée. On peut citer :
Greffe en filets autologues :
Les tissus utilisés proviennent du patient lui-même. Ce sont des morceaux de peau restés intacts chez le patient qui sont
utilisés afin de soigner les zones endommagées. L’autogreffe consiste à transférer un greffon prélevé chez le receveur lui-même.
L’avantage principal de ce genre de greffe est l’absence dans la plupart des tems du risque du rejet. Il s’agit, par exemple, du
transfert, chez le même individu, d’un rein de sa situation normale dans la région lombaire, vers un emplacement plus bas dans la
région iliaque. Cette intervention est parfois utile pour sauver un rein dont l’abouchement normal dans l’aorte est menacé
obstruction. Elle est généralement pratiquée sur des personnes souffrant de maladie sanguine (leucémies lymphomes…) ou de
certains types de cancers. Des cellules sanguines ou de moelle osseuse leur sont prélevées avant traitement. Elles sont ensuite
purifiées puis congelés. Enfin, elles leurs sont réinjectées une fois la radiothérapie et/ou chimiothérapie terminée(s)
On peut parler dans ce cas de l’autogreffe de peau qui est également utilisée quant une personne présente une importante perte
cutanée : c’est par exemple le cas de grandes brûlures. La peau est alors prélevée sur différentes parties du corps comme le
ventre ou les cuisses
Greffe en filets allo génique :
Ici les tissus pour le transplantation sont prélevés sur un cadre humain. Ils permettent de pouvoir disposer de grandes
surfaces de peau rapidement et sans traumatisme supplémentaire pour le patient. L’allogreffe est une transplantation entre deux
individus génétiquement différents mais de la même espèce, par exemple d’homme à homme (jumeaux monozygotes exclus). Ce type de
greffe concerne les transplantations d’organe dans le cas de maladie chronique :
d’insuffisances rénales terminales (greffe de rein)
de diabète insulinodépendant (greffe de pancréas)
d’insuffisance cardiaque réfractaire au traitement médicamenteux (greffe de cœur)
de maladie pulmonaire grave (greffe de poumon ou poumon-cœur)
de pathologies hépatiques (greffe de foie)
les tissus, notamment pour restaurer une fonction essentielle (cornée, peau, os, tendons, valves cardiaques, vaisseaux
sanguins).
Les cellules souches, lorsque l’autogreffe n’est pas possible (cellules sanguins ou moelles osseuses)
Ce genre ne présente naturellement aucun risque de contamination car seules les trames organiques et minérales sont
concernées. C’est ce type de greffon que l’on utilise lors de reconstitutions maxillo-faciales très importantes.
6
La xénogreffe (HETEROGREFFE)
La technique des xénogreffes consiste à prélever les greffons nécessaires chez des animaux. Le porc est particulièrement
intéressant car sa peau présente une structure similaire à celle d’un être humain. Son avantage est comme dans le cas des
greffes allo géniques la possibilité d’obtenir de grandes surfaces rapidement. De plus, ce type de greffe un coût de production
moindre que les filets allo géniques. Le phénomène de rejet est en revanche plus agressif du fait de la force immunogénicité de
ces greffons.
Greffe de feuillets épidermique autologue :
Ce type de greffe utilise des techniques de culture cellulaire afin d’obtenir une surface de peau suffisante à partir d’un petit
échantillon prélevé chez le patient lui-même. Cette technique est utilisée pour les brûlures du deuxième degré profond et les
brûlures du troisième degré recouvrant plus de 50% de la surface corporelle. Cette technique présente l’avantage de créer un
remplacement permanent de la peau. Une surface de plusieurs mètres carrés peut être obtenue, après culture, à partir seulement
de quelques centimètre carrés de tissus. Point négatif, seul l’épiderme est reproduit dans ce cas. Cela a pour conséquence de ne
pas redonner à la peau toutes ses propriétés mécaniques d’origine. Ainsi la nouvelle structure engendrée est moins résistant aux
chocs et aux expositions solaires. De plus, son élasticité est moindre et il est observé l’apparition de cicatrise hypertrophique.
C’est seulement quatre ou cinq ans après la greffe que la formation d’une nouvelle structure dermique apparait. Enfin, le principal
inconvénient de cette technique réside en la durée nécessaire à l’obtention d’un nouveau feuillet. Cela est de l’ordre de trois à
cinq semaines, laissant le patient sans protection.
D-AVANTAGE ET INCONVENIENT DE LA TRANSPLANTATION DE LA PEAU
1-Avantage de la transplantation de la peau
Chaque type de transplantation cutanée présente plusieurs avantages pouvant êtres énumérées comme suit :
L’avantage de la greffe de peau surtout celle en filets autologues est qu’elle permet de réaliser une greffe
permanente sans risque de rejet puisque c’est la propre peau du patient.
Celle de la greffe en filets allo génique est de pouvoir disposer de grandes surfaces de peau rapidement et sans
traumatisme en supplément pour le patient.
La xénogreffe quant à elle offre aussi la possibilité d’obtenir de grandes surfaces rapidement tout comme le cas
des greffes allo géniques. De plus, il présente un coût de production moindre que les filets allo géniques.
La technique de transplantation de feuillet épidermique autologue présente l’avantage de créer un remplacement
permanent de la peau. Une surface de plusieurs mètres carrés peut être obtenue après culture à partir de juste
quelques centimètres carrés de tissus
7
2-Inconvénient de la transplantation de la peau
Outre les multiples avantages, ces transplantations présentent plusieurs inconvenants. Il y a :
Le problème de manque de donneurs faces aux sites endommagés, le patient n’ayant pas de zone de peau
suffisamment saine permettant le prélèvement. Cet inconvénient est retrouvé régulier au niveau de la
transplantation autologue.
Le phénomène de rejet. Notre organisme ne supporte pas (ou très peu ) les corps étrangers. Il se défend
naturellement contre eux. Lorsque ceux-ci sont détectés, le système immunitaire est chargé de s’en débarrasser,
comme pour les virus ou les bactéries. Le rejet a lieu lorsque les globules blancs ont attaqué puis détruits le
greffon. C’est un phénomène naturel. Sachant que le greffon ne sera jamais reconnu comme faisant parti de
l’organisme, le rejet peut avoir lieu quelques heures ou des années après la greffe ; on ne peut jamais savoir.
CONCLUSIONS
La greffe de peau sur le visage, qui appartient au domaine de la chirurgie réparatrice, est une avancée révolutionnaire et
très prometteuse dans le domaine médical. En effet, ce genre de greffe est de plus en pus nécessaire ; face à de grandes
brûlures faciales, ou accident comportant une déformation de la face les chirurgiens sont désormais en mesure d’opérer le patient.
Des limites apparaissent tout de même au niveau éthique. Ces opérations ne sont pas anodines ; chaque opération comporte des
risques pour le patient mais celles-ci sont considérées comme majoritairement dangereuses car elles touchent au visage des
personnes opérées.