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Optimisation et Techniques des Centrales Hydroélectriques

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CENTRAL HYDRAULIQUE

Réalisée par:
Encadrée par:
Professeur LAINA EL-AMARTY BILAL
Plan de la présentation

1 Généralité

2 Bases théoriques et Aspects techniques

3 Exemples d’aménagements hydro-électriques

4 Quelques aspects environnementaux

5 Aspects réglementaires économiques

6 Perspectives

7 Conclusion
Historique :
Les barrages semblent avoir existé dès les premières civilisations (un des plus anciens
connus est celui de Saad-El-Kafara en Egypte, 2600 av. JC).

La révolution industrielle pousse les ingénieurs, dès le début du XIXème siècle, à


améliorer les rendements :

1824: apparition du terme turbine du latin turbis «qui tourne en rond»


1827: Fourneyron crée les 1ères turbines industrielles (η=70-80%)

1869: Bergès invente l’expression houille blanche, popularisée à l’expo universelle de 1889

1871: invention de la dynamo à courant continu

1880: 1ères centrales hydroélectriques

1901: 1er alternateur à courant alternatif sur les chutes du Niagara


L’hydroélectricité dans monde :
Principe d’une centrale hydroélectrique:
Centrales hydroélectriques:
Il existe trois formes principales de production d'énergie hydroélectrique :

• les centrales dites gravitaires pour lesquelles les apports d'eau dans la réserve sont
uniquement gravitaires.
• les stations de transfert d'énergie par pompage (S-T-E-P) aussi connues sous
l'appellation centrales hydrauliques à réserve pompée.
STEP à proximité du barrage d’Abdelmoumen - Agadir

NB: Cette solution de stockage représente la meilleure solution technico-économique


• Energie marémotrice
À partir des vagues
Plan de la présentation

1 Généralité

2 Bases théoriques et Aspects techniques

3 Exemples d’aménagements hydro-électriques

4 Quelques aspects environnementaux

5 Aspects réglementaires économiques

6 Perspectives

7 Conclusion
Bases théoriques

• Le débit
• La hauteur de chute
• Les pertes de charges
• La puissance et énergie hydraulique
Le débit :

C’est une donnée fondamentale du projet, il conditionne la


puissance créer par la station hydroélectriques et sa rentabilité .

Pour évaluer ce débit on peut se baser sur :


• Les stations de jaugeage à proximité du site
• établir des mesures de débit sur le terrain : mesure de la section du cours
d’eau et de la vitesse, mesure au niveau d’un seuil, méthode du moulinet…
La hauteur de chute :
La hauteur de chute c’est la différence entre
le niveau d’eau dans la retenue et le niveau à
l’entré de la turbine

On va caractériser deux hauteur de chute une


brute et l’autre nette qui tient en
considération les pertes de charges

Hauteur de chute brute :


C’est simplement la différence entre la cote
du retenue normale et la cote à l’entré du
barrage

Hauteur de chute nette :


C’est la hauteur de chute brute moins les
pertes de charges
Les pertes de charges:
les pertes de charges linéaires :
Il est provoqué par la rugosité de la conduite tout au long de la conduite, il est proportionnelle au débit au
carré et la longueur de la conduite .

les pertes de charges singuliers:


Il est provoqué par les singularités de la conduite c.à.d. les coudes ,l’élargissement ou rétrécissement ……

Généralement pour le débits max, les pertes de charges représente 5 à 10% de la hauteur de chute brute
Puissance et énergies hydrauliques :
Aspect technique

• Ouvrage de génie civil


• Equipements hydromécaniques
• Equipements électriques
Ouvrage de génie civil:
Barrages
1. Plusieurs objectifs:
Créer une retenue (stockage d’eau)
Créer une hauteur de chute
Forcer l’eau à passer par le canal / tunnel / conduite forcée
Faire décanter les matières en suspension

2. Diverse conceptions peut être pris


Barrages en béton

Barrages poids Barrages voûtes

Barrages à contreforts

Barrages en béton
Diapositive 23
Barrages en remblai
Barrages en terre homogène

Barrages zonés

Barrages à masque

Barrages en r emblai
Les ouvrages d’amenée
▪Objectif: conduire l’eau de la prise d’eau à la centrale en limitant au maximum les
pertes de charge

▪ A surface libre : canal ou tunnel

▪ En charge: conduite forcée ou tunnel

- Acier - Revêtu en béton


- Fonte - Non revêtu
- Béton

La détermination du diamètre est l’objet


d’un optimum économique
Les ouvrages d’amenée
Chambre de mise en charge ou cheminé d’équilibré
Equipements hydromécaniques
Turbines
Le choix du type de turbine dépend principalement du débit
et de la hauteur de la chute à aménager. Les turbines les
plus connues sont la Pelton, la Banki-Michell, la Francis et
la Kaplan.
Turbines : 4 grands types en fonction de la chute et du débit

Francis: moyennes chutes

Bulbe: basses chutes

Pelton: hautes chutes


Kaplan: basses chutes
La Pelton, pour les hautes chutes

Kaplan: basses chutes


Turbines et rendements

Chaque turbine a une plage de


fonctionnement privilégiée.
Certaines turbines ont une large plage de
fonctionnement.

Le rendement dépend du ratio Q/Qmax


Quelque soit le tube de turbine, il existe
un débit minimal de fonctionnement avec
un rendement acceptable.

Ce débit est appelé débit d’armement


• Entre 5 et 10% pour les Pelton
• Plutôt 40% pour les Francis
Les vannes:
Vannes à batardeau
▪ Objectif : mise hors d’eau d’un pertuis pour inspection ou travaux, mise en sécurité

Plusieurs éléments sont


Vanne levante en place glissés à l’aide d’une grue
dans les rainures à
Manœuvre en batardeaux
« eaux mortes » Au début de la manœuvre, il
n’y a pas d’eau à l’amont
Vannes de tête de conduites forcées

▪Objectif: mise en sécurité en cas de vidange de la conduite ou en cas de rupture de la


conduite
▪ Détection d’une survitesse
▪ Généralement, vanne papillon (moins chère)

Vanne de tête de la conduite forcée


Vanne de pied de conduite
▪ Objectif: protection des turbines

Vanne papillon
Robinet sphérique
• Pour des chutes faibles et
moyennes -Pour les très grandes chutes
• Crée des pertes de charges Pas de pertes de charge
• Moins cher que les robinets - Relativement cher
sphériques
Equipements électriques

1 Alternateurs
2 Transformateurs de puissance
3 Postes électriques
4 Equipements électriques BT/MT et contrôle commande
Alternateurs

▪Accouplé à la turbine, l’alternateur transforme l’énergie mécanique de rotation de la


turbine en énergie électrique (courant alternatif
▪Constitué d’un rotor (pièce tournante) et d’un stator (pièce fixe)

Montage d’un rotor vertical de 345 MVA Pelton axe horizontale et alternateur 3 MVA
Transformateurs de puissance

▪Un transformateur élève la tension du courant généré par l’alternateur (BT/MT) pour
le faire circuler sur les lignes du réseau de transport (jusqu’à 400 kV)
Rendement global d’une centrale
▪ Turbine: 85% à 95 %
▪ Alternateur : 92 à 99 %
▪ Transformateur : 99 %

L’hydroélectricité se caractérise par un rendement énergétique global très élevé


qui peut atteindre et dépasser 90 % pour les grosses machines.
Plan de la présentation

1 Généralité

2 Bases théoriques et Aspects techniques

3 Exemples d’aménagements hydro-électriques

4 Quelques aspects environnementaux

5 Aspects réglementaires économiques

6 Perspectives

7 Conclusion
Exemples d’aménagements hydro-électriques
Les STEP (stations de transfert d’énergies par pompage )

Les micro centrales hydroélectriques (MCH)


Introduction des STEP dans la régulation de
l’exploitation de la Grande Hydraulique

• Trois projets, inaugurés fin 2011, en ce qui concerne la STEP d’Afourer, la STEP de M’Dez El
Menzel, et la STEP d’Abdelmoumen, à 70 kilomètres d’Agadir.
Principales centrales hydroélectriques au
Maroc
Puissance Production moyenne
Centrale Rivière Localité Province Mise en service Hauteur de chute
(MW) (GWh)

Imfout Oum Errabiâ Settat 1947 32

Daourat Oum Errabiâ Settat Settat 1950 17

Afourer I El Abid Afourer Béni Mellal-Khénifra 1951 84 350

El Abid, affluent de l'Oum


Bin el Ouidane Azilal Béni-Mellal 1953 135 287 106
Errabiâ

Mohamed V Moulouya Zaïo Nador 1967 23 85 48

Oued Inaouen, affluent


Idriss Ier Taza Fès-Meknès 1978 40
du Sebou

Oued El Makhazine Oum Errabiâ Oued El Makhazine Kénitra 1979 36

Al Massira Oum Errabiâ Douar Oulad Aissa Settat 1980 128 221

Allal el Fassi Sebou Fes-Boulemane 1994 240 220

Al Wahda Ouargha Ouezzane Fès-Meknès 1997-98 240 400 62

STEP d'Afourer El Abid Afourer Tadla-Azilal 2004 465 700

Tanafnit El Borj Oum Errabiâ Tanafnit Khénifra 2009-10 40


La STEP d’Afourer
• 100 000 mètres cube sont turbinés chaque jour, conduisant à l’économie de 60 000 tonnes de
co2. Sa capacité pleine et totale est de 465 MW électrique.
Reportage sur la STEP D’Afourer (Anglais)
la STEP de M’Dez El Menzel
• La STEP M’Dez El Menzel d’une puissance de 170 MW. Située à 35 kilomètres au sud est de
Sefrou, elle comprend l’aménagement de deux chutes : l’une à M’Dez, chute de 120 mètres, avec
un débit de 48 mètres cube /seconde générant une puissance installée de 45 MW, l’autre, à El
Menzel, et sa chute pour une puissance installée de 125 MW.
L’aménagement de M’dez
L’aménagement de M’dez comprend les ouvrages principaux suivants :
• Une galerie d’amenée souterraine implantée en rive droite de l’Oued M’dez d’une
longueur d’environ 1 800 m;
• Une cheminée d’équilibre composée d’un puits vertical et d’un vase d’expansion ;
• Une conduite forcée souterraine de 220 m de longueur;
• Une usine composée d’un puits équipé d’un groupe de 45 MW pouvant turbiner
un débit de 48 m3/s sous une hauteur de chute de 107 m ;
• Un poste électrique 225 kV avec 2 départs lignes ;
• Les routes d’accès aux ouvrages.
L’aménagement de El Menzel
• L’aménagement de El Menzel comprend les ouvrages principaux suivants :
• Une galerie d’amenée souterraine d’une longueur de 14 000 m;
• Une cheminée d’équilibre en puits ;
• Une conduite forcée d’une longueur de 420 m;
• Une usine composée d’un puits équipé d’un groupe de 125 MW de puissance pouvant
turbiner un débit de 67 m3/s sous une hauteur de chute de 240 m ;
• Un poste 225kV d’évacuation de l’énergie ;
• Les routes d’accès.
STEP ABDELMOUMEN
• La STEP d’Abdelmoumen, à 70 kilomètres d’Agadir, dont les travaux ont commencé en 2018, pour
une mise en service en avril 2022, est un complexe hydroélectrique d’une capacité de 350 MW.
Cadre du projet :
Le projet sera développé par l’ONEE dans le cadre d’un contrat Clé en main (EPC) en un lot unique. Il
a pour objet de :
• Participer à la satisfaction de la demande en électricité en période de pointe ;
• Valoriser les énergies renouvelables via un placement optimal ;
• Améliorer la stabilité du système électrique et atténuation de l’impact de l’intermittence des EnR.
Cette STEP vient renforcer celle existante d'Afourer (460 MW).
• Région : Souss-Massa
• Puissance installée : 350 MW
• Production turbinage annuelle : 630 GWh
• Consommation pompage annuelle : 800 GWh
Aménagement hydroélectrique Ouljet Essoltane
L’aménagement d’Ouljet Essoltane comprend les ouvrages principaux suivants :
• Une prise d’eau installée dans le corps du barrage ;
• Une conduite forcée de 620 m de longueur, en majeur partie extérieure ;
• Une usine en puits équipée d’un groupe de 19 MW pouvant turbiner un débit de 25 m3/s sous
une hauteur de chute de 85 m ;
• Un poste électrique 60 kV;
• Les routes d’accès aux ouvrages;
• L’aménagement est prévu pour produire
34 GWh annuellement.
Les micro centrales hydroélectriques (MCH)
• Elles vont s’avérer particulièrement efficaces et utiles pour répondre aux besoins
en électricité de sites isolés. Leur capacité peut aller de 0,5 MW à 12 MW, ce qui
est loin d’être négligeable, sachant qu’une unité installée d’un MW produit de
3500 à 6000 kw /an. Cette technologie, de par ses objectifs, permet de répondre,
par exemple, aux besoins d’un douar ou d’un village. Douze projets, répartis sur
l’ensemble du territoire, lancés dès 2013, et opérationnels en 2018, concrétisent
cette technologie.
• Un projet d’une puissance installée de O,5 MW, à Meknès, dans la région de
Meknès ;
• Un projet d’une puissance installée de 1,5 MW, à Flilou, dans la région de
Midelt ;
• Un projet d’une puissance installée de 3 MW, à Sidi Said, dans la région de
Midelt ;
• Un projet d’une puissance installée de 3,15 MW, à Sidi Driss, dans la région de
Kelâa Lakhdar ;
• Un projet d’une puissance installée de 6,7 MW, à Oued Za, dans la région de Taourit ;
• Un projet d’une puissance installée de 8 MW, à Zelloul, dans la région de Séfrou/Sebou ;
• Un projet d’une puissance installée de 10 MW, à Asfalou dans la région de Taounate ;
• Un projet d’une puissance installée de 11,7 MW / Projet Hassan II, à Midelt ;
• Quatre projets d’une puissance installée de 12 MW à : - Boutferda, dans la région de
d’Azizal ; - Tilouguite I, dans la région de Azizal ; - Tilouguite II, dans la région de Azizal.
Caractéristiques et avantages de MCH

• la souplesse de ce système qui, toutes installations confondues, globalise une puissance


installée de 92 MW, à comparer aux 620 MW des grands barrages. C’est, ensuite, une
couverture de l’ensemble du territoire.
• Les microcentrales vont permettre à l’hydroélectricité de connaître un nouvel essor.
• Elles vont être le recours pour faire face à des problèmes ponctuels de manque d’énergie
électrique, où les barrages ne peuvent être la réponse.
• En 2015, la contribution des MCH à la production d’électricité était estimée à 15 % de
celle de la Grande Hydraulique. Ce qui était loin d’être négligeable.
Plan de la présentation

1 Généralité

2 Bases théoriques et Aspects techniques

3 Exemples d’aménagements hydro-électriques

4 Quelques aspects environnementaux

5 Aspects réglementaires économiques

6 Perspectives

7 Conclusion
1. Les phases du cycle de vie d’une installation

▪ Phase de Construction (phase non renouvelable)


Ressources naturelles non rendues à la nature
Transports de matériels et les engins de chantier

▪ Phase d’Exploitation (propre et renouvelable)

▪ Phase de Démantèlement (phase non renouvelable)


2- les émissions des gaz à effet de serre

CO2
CH4
3. TRANSPORT SOLIDE

• La diminution de la capacité utile du réservoir réduisant progressivement la capacité de modulation de la production


d’électricité.
• Lorsque l’accumulation atteint le niveau des prises d’eau, l’entraînement de fortes concentration de sédiments conduisant à
une érosion importante des ouvrages d’amenée et des turbines.
• le stockage de substances toxiques dans les sédiments, lesquels peuvent être distribués lors d’opération de chasse ou de
vidange.
4. Impacts sociétaux
Déplacements de la population
Modifications des modes de vie
Plan de la présentation

1 Généralité

2 Bases théoriques et Aspects techniques

3 Exemples d’aménagements hydro-électriques

4 Quelques aspects environnementaux

5 Aspects réglementaires économiques

6 Perspectives

7 Conclusion
Axe 4 : Aspects économiques et réglementaires de la production
d’hydro-électricité :
1) Evaluation de coût de l’installation d’une centrale hydro-électrique et le prix
de revient d’un KWH pour une PCH:

Le coût d’une centrale hydroélectrique dépend de sa taille, de son type et de


son accessibilité. Selon le Groupement des Producteurs Autonomes
d’Electricité hydraulique (GPAE), les coûts d’investissement peuvent s’élever
entre 1 200 euros et 3 000 euros le kilowatt installé.

Le développement des petites centrales fait face à divers obstacles, parmi


lesquels : la complexité de la réglementation, le coût de raccordement au
réseau ainsi que les questions liées à l’environnement.
• Example d’une étude de faisabilité financière d’un projet à partir de la prévision du
prix de revient « r » du kWh pour une installation d’une PCH.
Le coût global C1 d’une PCH en fonction de sa Puissance (20KW-1000KW) pour des
hauteurs de chute (5m – 600m):
le prix de revient du kWh produit:

Le terme a⋅C représente l'annuité fixe (intérêt + amortissement).


*Le coefficient d'annuité "a" est déterminé comme suit:

*R est l’intérêt bancaire et N la durée d’amortissement qui varie selon la catégorie


d’investissement:
Le paramètre e représente le coût d’entretien annuel:
Dans ce cas le prix de revient en KWH est:

D’où le graphique suivant:


2) Aspects règlementaires:
• Loi n° 13-09 relative aux énergies renouvelables, promulguée par
Dahir n° 1-10-16 du 26 Safar 1431 (11 février 2010) publiée au
Bulletin officiel n° 5822 du 1er rabii II 1431 (18 mars 2010).

• Cette loi a introduit l’assujettissement des installations de production d’énergie


hydroélectrique à un régime d’autorisation préalable en fonction de la capacité
d’installation:

❖ Une déclaration si la capacité de production d’électricité de l’installation est


comprise entre 20 KW et 2 MW (pour les installation dont la capacité est
inférieur à 20 KW, elles sont établis exploitées et modifiées librement).
❖ Une autorisation si la capacité de production d’électricité de l’installation est
supérieur ou égale à 2 MW et 12 MW.
• Cette loi introduit 4 innovations majeures :

➢ L’ouverture à la concurrence de la production d’origine d’électricité


renouvelable.

➢ L’accès au réseau électrique national MT, HT et THT pour tout producteur


d’électricité d’origine renouvelable.

➢ La possibilité d’exporter de l’électricité d’origine renouvelable par


l’utilisation du réseau national et des interconnexions.

➢ La possibilité pour un développeur de construire une ligne de transport


directe en cas d’insuffisance de capacité de réseau électrique national de
transport et des interconnexions.
• loi n° 40-19 modifiant et complétant la loi n° 13-09 relative aux énergies
renouvelables, modifiée et complétée par la loi de l’eau 58-15.
Elle est adoptée par le Parlement (à la première chambre en date du 27 octobre
2015 et à la deuxième chambre en décembre 2015). Les grands principes de cette
loi sont :
3) Comparaison de coût d’électricité entre les différentes
centrales électriques :

Les coûts de transformation en électricité dépendent du coût d’investissement


d’une centrale électrique et de son coût d’exploitation.

Combinés ils permettent d’établir le levelised cost of electricity (LCOE) qui est un
ratio de référence dans la filière électrique. Cette appellation est traduite en
français par le coût moyen actualisé de l’électricité. Il permet aux entreprises de
comparer la rentabilité de différents projets avant d’arbitrer leurs choix
d’investissements.

1. Le coût d’investissement :
Il varie selon la technologie retenue pour obtenir l’électricité :
• La taille ou l’ampleur de projet:
la construction de centrales nucléaires et hydrauliques engagent parfois des
milliards d’euros. Mais leur très longue durée de vie et leurs capacités de
production sont souvent importantes, en particulier pour le nucléaire. Ainsi, la
capacité de génération de mégawatts (MW) pour une centrale nucléaire dépasse
aisément le seuil de 1000 MW contre 500 à 800 MW pour une centrale au gaz
naturel ou au charbon et quelques dizaines pour une ferme éolienne ou une
centrale solaire.
• La capacité de production d’électricité:
Les centrales ne sont pas toujours utilisées à plein temps. C’est le cas en
particulier de l’éolien (25 à 40% du temps) et du solaire (10 à 20%) qui sont des
énergies dites intermittentes. Il y a également de la perte d’énergie dans la
conversion en électricité pour les énergies fossiles : une centrale au gaz naturel ne
restitue que 60% de la valeur énergétique introduite dans le processus de
transformation en électricité et 40 % pour le charbon.
• le coût d’actualisation :

Ce coût représente le coût de l’argent (coût d’accès au financement, coût


d’opportunité lié à l’indisponibilité de cet argent pour d’autres opportunités
d’investissements) varie selon le risque du projet (pays, nouvelle
technologie…). Ainsi, un projet d’éoliennes en mer lancé pour la première
fois dans un pays connaitra certainement un coût de financement plus
élevé qu’une centrale à l’énergie fossile dont la technologie est maitrisée
depuis des décennies.

L’ensemble de ces coûts est rapporté à une unité de quantité d’énergie


MW. Il est alors possible de dresser un tableau du coût d’investissement
réel de ces différentes technologies. Sur ce seul critère, les énergies
fossiles sont aujourd’hui bien plus compétitives que les sources
renouvelables.
Coût d’investissement médian (en dollar par mégawattheure)

.
2. Les coûts d’exploitation de l’électricité :

Une fois la construction de la centrale électrique réalisée, il faut évaluer ses


coûts de fonctionnement. Mesurés également par unité de MW, elles prennent en
compte :
• Le cout d’approvisionnement en matière première:
c’est pour les centrales à gaz qu’il est le plus important mais il est bien évidement
nul pour les énergies renouvelables ce qui est leur grand point fort.
• Le coût d’émission de carbone :
il est particulièrement délicat à évaluer. Un système d’attribution de quotas
d’émission de carbone, avec mise en place d’un marché de cotation permettant
de les échanger et ainsi déterminer un prix de ce carbone, a été tenté en Europe.
Mais les résultats sont jusqu’ici peu concluants (effondrement des cours incitant
peu aux efforts de réduction d’émissions de CO2). Le passage plus traditionnel
par la fiscalité, avec une taxe carbone, est donc actuellement un outil davantage
privilégié pour limiter les émissions de CO2. Elles pénalisent les centrales au
charbon qui sont les plus polluantes.
• Le coût de la main d’œuvre et de la maintenance :
Plus la capacité de production d’électricité de la centrale est importante et plus
les charges de personnel et d’entretien du matériel sont diluées dans le coût total
de production de l’électricité. Les fermes éoliennes et solaires aux capacités plus
faibles sont donc pénalisées. A noter que les centrales au gaz naturel et au
charbon ont des coûts plus faibles que les centrales nucléaires malgré des tailles
plus modestes pour des raisons de coûts de sûreté.
• Les coûts de démantèlement :
Plus la durée de vie de la centrale est longue et plus ce coût s’amortit sur une
longue période surtout si elle génère beaucoup de mégawatts. Le nucléaire, dont
la teneur fortement radioactive de son combustible rend délicat cette opération
de démantèlement, compense par sa durée d’exploitation ce désavantage par
rapport aux autres sources d’énergie.
Plan de la présentation

1 Généralité

2 Bases théoriques et Aspects techniques

3 Exemples d’aménagements hydro-électriques

4 Quelques aspects environnementaux

5 Aspects réglementaires économiques

6 Perspectives

7 Conclusion
Perspectives de L’hydroélectricité

• La technologie de l’hydroélectricité est arrivée à maturité (une


centaine d’années d’expérience).
• Peu de progrès spectaculaires à attendre en performance et coût,
mais progrès possibles :
❑ augmentation des puissances installées et des rendements
❑réhabilitation et automatisation des installations existantes
❑protection de l’environnement (élimination des fuites, huiles
biodégradables, veille technologique sur les machines)
❑utilisation de matériaux nouveaux
Hydroélectricité Mondiale
Des pays développés déjà très équipés
• Un potentiel qui reste très important,
surtout localisé en Asie, Amérique du Sud,
et en Afrique. Des estimations indiquent
que moins de 30% du potentiel est
équipé…
• L’Afrique toujours sous-équipée (moins
de 10% de son potentiel est équipé) a du
mal à décoller malgré un potentiel
considérable.
• Des pays en développement très
dynamiques: Maroc, Chine, Brésil, Inde,
Russie…
Quelles sont les perspectives mondiales
de l'hydroélectricité à l'horizon 2040?
Dans son New Policy Scenario (NPS), l'Agence Internationale de
l'Energie (AIE) anticipe une production électrique mondiale de 40 400
TWh dont 6 200 issus d'aménagements hydroélectriques, soit 15,3%
• Interprétation:

Cette quasi-stabilité sur la période 2017-2040 résulte d'un


remplacement des centrales thermoélectriques, fermées pour vétusté
ou volonté de décarbonation du bilan énergétique, par de l'éolien et du
solaire photovoltaïque plus que par de l'hydraulique. La part de cette
dernière devrait donc reculer de 16 à 15% dans le parc mondial de
production électrique mais ses capacités installées continueraient à
progresser de 1 270 GW en 2017 à 1 800 ou 2 000 GW en 2040 selon
les scénarios.
En Outre les nouveaux projets, l'AIE souligne la nécessité de moderniser les centrales
hydroélectriques existantes : d'ici à 2030, près de 127 milliards de dollars, soit presque un quart
des investissements mondiaux prévus dans cette filière durant cette période, pourraient être
consacrés à cette tâche (surtout dans les pays développés) selon les prévisions de l'AIE(3).
Perspectives en France
En France, rappelons
que l’hydroélectricité reste de
loin la principale filière
renouvelable productrice
d’électricité et la 2e filière
toutes énergies confondues
après le nucléaire (13% du
mix électrique en 2020).
Perspectives en France
• Quelques centaines de MW restants
en petite hydroélectricité sur des
projets neufs, de petite ou très petite
taille
• Appels à projets lancés par l’état
pour le développement de la petite
hydro
• Réhabilitation du parc vieillissant :
remplacement des conduites forcées,
maintenance des ouvrages existants
• Le renouvellement des concessions
hydroélectriques : très politique !
Perspective Au Maroc

• Le Maroc dispose d’un potentiel


hydroélectrique appréciable estimé à 5
000 GWh par an

• 200 sites de Micro Centrale Hydraulique


(MCH) exploitables et identifiés
• 4 centrale Hydroélectrique
• Au Maroc, les capacité hydroélectriques ont évolué d’une
manière considérable

• En 2018, La production hydroélectrique du Maroc a atteint a 2,17 TWh.


• La puissance installée des centrales hydroélectriques marocaines totalisait 1 770 MW, à fin
2018, soit 4,9 % du total africain.
• Le Maroc s'est donné l'objectif d'atteindre 2 000 MW en 2031
Contraintes du climat

• la contribution de l’électricité
d’origine hydraulique à la
consommation énergétique totale
est instable et se caractérise par
son irrégularité, car
l’hydroélectricité est tributaire des
aléas pluviométriques
Plan de la présentation

1 Généralité

2 Bases théoriques et Aspects techniques

3 Exemples d’aménagements hydro-électriques

4 Quelques aspects environnementaux

5 Aspects réglementaires économiques

6 Perspectives

7 Conclusion
• L’hydraulique est une façon de produire de l’énergie :
• dont la technologie est éprouvée
• à un prix compétitif avec d’autres techniques
• Respectueuse de l’environnement
La centrale hydraulique du XXIème siècle doit concilier défis
énergétiques et préservation de son environnement.
Le potentiel restant à équiper dans le monde est important.
La grande hydraulique est une composante importante de
l’aménagement du territoire.
MERCI pour Votre Attention

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