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Agriculture et développement à Olonga

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1

0.1. Problématique

La RDC est un pays au potentiel agricole énorme avec des conditions


climatiques et pédologiques qui permettent la culture d’une gamme production
pérenne, vivrières et maraichères,…

Cependant, le secteur agricole, n’a guère réussi à se montrer à la


hauteur de son potentiel, entre temps, les vastes ressources en bois du pays
restent longuement inexploitées.

Le résultat médiocre de l’agriculture au cours de ces trois dernières


décennies peut être attribué à plusieurs facteurs parmi lesquels, l’insuffisance de
la politique gouvernementale.

Dans la première catégorie, il faut citer la réelle difficulté logistique


qui organise la distribution des intrants et des consommations aussi que la
transformation des produits agricoles étant donné la taille du pays et dispersion
d’une grande partie de la population rurale.

Dans la perspective de lutte contre la pauvreté, la carence des produits


alimentaires ainsi que dans la stratégie de lutte contre l’insécurité alimentaire, il
convient de poser la question sur la production et envisager des stratégies qui
permettent aux paysans d’améliorer leur niveau de production en vue de
répondre à la demande sans cesse de l’explosion démographique dans la
province du Sankuru, territoire de Kole, précisément dans le village OLONGA ;

En définitive, l’agriculture occupe, Ipso facto, une place capitale et


constitue le moteur de développement socio-économique du village OLONGA :

Bien que plusieurs chercheurs aient accordé un intérêt spécial à la


relation de l’agriculture et de développement socio-économique, peu d’études
sont faites en ce qui concerne la production agricole dans le territoire de Kole.

Le but de cette étude est d’apprécier la contribution de l’agriculture


dans le développement socio-économique de notre milieu cible et de
contribution des autres activités pour arriver à proposer les stratégies nécessaires
pour un développement socio-économique et durable ; apportant une
amélioration sensible au niveau de vie des ménages de la conté concernée.

Comme la cheville ouvrière de la province du Sankuru, connait


quelques obstacles liés aux facteurs institutionnels, politiques et structurels
malgré certaines réformes en vue de redonner à l’agriculture son rôle historique
2

et atteindre l’ODD.

C’est ainsi que la présente étude tourne autour des questions


suivantes :

 Quelle est la contribution de l’agriculture de l’agriculture


au développement du village OLONGA ?
 Quelles sont les difficultés rencontrées par les agriculteurs ?
 Que faire pour arriver à produire plus ?

0.2. Hypothèses

 Il semblerait que l’agriculture ne contribuerait pas efficacement au


développement socio-économique du village OLONGA ;
 Les difficultés seraient le manque d’encadrement des paysans,
insuffisance d’intrants, mauvais état des routes et moyens de transport pour
l’évacuation des produits, ou encore, l’insuffisance d’agro-industrie ;
 Cette situation s’aggrave du fait que le gouvernement provincial ne
prévoit rien pour le secteur agricole dans son budget.

0.3. Objectifs
a) Général : est d’apprécier l’efficacité de l’action publique pour non
seulement la relance du secteur agricole, mais aussi évaluer sa contribution au
PIB ou à la lutte contre l’insécurité alimentaire.

b) Objectifs spécifiques :

- Identifier la capacité productive du village OLONGA ;


- Connaitre le rôle que joue l’agriculture et son impact sur la vie
socio-économique des pays ;
- Evaluer les mesures prises pour stimuler la population paysanne à
aller vers l’agriculture ;
- Mesurer les efforts par étude des liaisons de la production agricole et
sur les revenus socio-économiques.
3

0.4. Choix et intérêt du sujet de recherche

Le choix de ce travail démontre la contribution de


l’agriculture sur la vie socio-économique voire culturelle dans les
milieux ruraux.
L’intérêt de cette recherche renforce les paysans dans les
activités champêtres et de promouvoir l’agriculture comme activité
génératrice des revenus.
0.5. Méthodes et techniques de recherche
A. Méthode
1. Méthode descriptive.

Cette méthode nous a permis de décrire la valeur ou la


contribution de l’agriculture au développement socio-économique du
Territoire de Kole.
B. Les techniques

a) Analyse documentaire

Elle est considérée comme une observation indirecte qui


consiste à recueillir les informations dans les documents écrits et
vestiges.
Cette technique nous a permis de lire certains mémoires et
d’autres documents qui cadrent mieux avec notre recherche. Cette
lecture nous a permis d’acquérir quelques connaissances
complémentaires à l’objet de notre étude.

b) Observation Participante

C’est celle qui constitue la plus importante technique utilisée


pour recueillir les données nécessaires à notre étude en sciences
sociales.
4

Elle nous a permis favorablement d’observer le fait sur le


terrain et déterminer le problème réel de la population.
CAPLOWT note à ce propos que « rien ne peut remplacer
un contact direct de l’enquêteur avec son terrain et aucune technique
n’est capable de suggérer autant d’idées nouvelles ».
C’est cette forme d’observation qui porte directement sur les
faits sociaux étudiés, qu’ils s’agissent des institutions ou des
individus.
Cette technique nous a permis d’entrer en contact avec notre
milieu d’enquête en observant la contribution de l’agriculture au
développement socio-économique des cultivateurs du village
OLONGA.
c) Interview libre

Pour BRIMO A, l’interview est une technique qui a pour but


d’organiser un rapport de communication verbale entre deux
personnes à savoir l’enquêteur et l’enquêté, afin de permettre à
l’enquêteur de recueillir certaines informations nécessaires de la part
de l’enquêté concernant un objet précis.

L’utilisation de cette technique nous a permis d’acquérir


certaines informations nécessaires auprès de nos enquêtés. Celle-ci
s’est faite au moyen d’entretien structuré.
d) Le questionnaire

Il est un ensemble des questions administrées aux enquêtés


préalablement conçu par écrit avec ou sans proposition de réponses et
permettant aussi à l’enquêté de prendre part à l’écrit.

L’échantillon tiré au sein de la population locale a été soumis


à un questionnaire en vue de vérifier la véracité, mais aussi compléter
les informations récoltées.
5

Chaque individu ou enquêté a eu à répondre individuellement


à une série de questions en rapport avec la contribution de
l’agriculture sur la vie socio-économique du groupement.
a) L’échantillonnage

Elle nous a aidé à déterminer le nombre de la population


concernée par notre enquêté. C’est celui de 25 enquêtés comme
effectif soutiré de la population cible.

b) Technique de dépouillement

C’est une opération qui consiste à regrouper ou à classer les


données à un ensemble susceptible d’être manipulé. En d’autres
termes, c’est un groupement ou un classement des données dans les
différentes catégories ; tout en utilisant la formule ci-après : %
Légende :
% : pourcentage
F.A : fréquence observée
T : Taille de l’échantillon

0.6. Délimitation du sujet

1. Délimitation dans le temps et dans l’espace.


6

Il concerne la période allant de 2019-2023 en évaluant la


contribution de l’agriculture au développement socio-économique du
Territoire de KOLE » Cas du village OLONGA de 2019-2023, secteur
de BAKUTSHU-LOKENYE.
0.7. Subdivision du travail
Hormis l’introduction et conclusion, ce présent travail
comprend trois chapitres à savoir :
 Le premier parle des généralités sur la contribution de
l’agriculture au développement socio-économique et définit
les concepts de base ;
 Le deuxième s’articule autour du cadre méthodologique ;
 Le troisième et dernier est centré sur la présentation et
interprétation des résultats et essai d’un projet de
développement.

Chapitre premier : Généralités sur la contribution de l’agriculture


au développement socio-économique.
7

I.1. Approche conceptuelle


I.1.1. Contribution :
Est une participation, apport, concours, collaboration à une
œuvre collective, littéraire ou scientifique. (Dictionnaire Petit Robert 2013).

I.1.2. Agriculture :

Le mot agriculture tire ses origines de deux mots latins à


savoir « ager, agris » qui signifie «le champ » et de « cultura, ae » qui
signifie « la culture, le travail ». (Gariel, Dictionnaire latin-français,
1960, p.156).

L’agriculture est donc, l’ensemble des activités économiques


ayant principalement pour objet la culture de la terre. De toutes les
sources de croissance, le secteur agricole a le plus fort potentiel de
réduction de la pauvreté.
Est un processus par lequel les êtres humains aménagent leurs
écosystèmes et contrôlent le cycle biologique d’espèces domestiques
dans le but de produire des aliments et d’autres ressources utiles à leur
société.
Tout d’abord, il est intensif en main d’œuvre et en suite, les
revenus agricoles tendent à être dépensés sur de biens et services
produits localement, ce qui a un effet multiplicateur important sur
l’économie locale.
Elle désigne l’ensemble de savoir-faire et activités ayant pour
objet la culture des sols, et plus générale, l’ensemble des travaux sur le
milieu matériel.
Enfin, la croissance de la productivité agricole réduit le prix
de denrées alimentaires fournissant ainsi des transferts invisibles à
l’ensemble de la population et aux autres secteurs de l’économie, et
cela conduit généralement à une croissance économique durable et
résiliente (rapport banque mondiale 2013).
8

I.1.3. Développement

Le développement est l’ensemble des transformations


structurels (Démographique, économique, social, mental, etc.)
qui rendent possible et accompagnent la croissance
économique et élévation du niveau de vie.
Selon François PERRAUX ; « le développement est la
combinaison les changements mentaux et sociaux d’une
population qui la rendent apte à faire croitre, cumulativement et
durablement son produit réel global ».
Les changements mentaux correspondent, par
exemple ; à la valorisation de la raison, de la science contre les
croyances traditionnelles, la religion, mais aussi à la valorisation
de l’innovation contre les habitudes et la matière (capacité). (
Perreaux 1786).
Les changements sociaux correspondent, par
exemple, à l’urbanisation, au développement de la
scolarisation, à l’amélioration de la santé, à la baisse de la
fécondité, etc.

Autre définition présente le développement cause une


amélioration du bien-être l’ensemble de la population.

I.2. Contribution de l’agriculture au développement rural


L’agriculture est une richesse importante pour le
développement des communautés rurales. Il faut se réapproprier cette
richesse même si elle a perdu de son importance relative sur le plan
économique.
L’objectif global visé par la mise en œuvre de la note de
Politique Agricole est de contribuer à la réalisation de la sécurité
alimentaire et à l’amélioration des modes de vie.
L’émergence de nouvelles demandes sociales représente aussi
9

des occasions très intéressantes pour le milieu agricole qui pourrait ainsi
tirer bénéfice de la valorisation de toutes les fonctions de l’agriculture,
autant sur les plans économique, environnemental, social que culturel.
Ces nouvelles opportunités ont trait à différentes demandes
liées à la qualité du cadre de vie, à l’entretien des paysages, aux produits
de terroir et de spécialité, à l’agroforesterie, à la protection du
patrimoine naturel et bâti, au rapprochement entre urbains et ruraux
(agriculture soutenue par la communauté, tourisme rural, agrotourisme,
etc.), aux activités récréatives diverses en milieu rural (chasse, pêche,
VTT, etc.), à la valorisation de la biomasse et à la production d’énergie
renouvelable, à la contribution à la conservation de la biodiversité, etc.
Mais les mécanismes de marché ne permettent pas
nécessairement la rétribution de ces contributions.
Ces occasions de développement et bien d’autres ne peuvent
être saisies sans une cohésion et un climat favorable à l’initiative et à la
cohabitation. (Chausse et al. 2012).
L’activité agricole et le potentiel des terres agricoles doivent
être protégés, tout comme le renouvellement de la population rurale doit
être vu comme une richesse pour les territoires.

Les avenues de cohabitation sont plurielles et elles sont à


adapter en fonction des particularités des territoires.
Après des décennies d’instabilité, la RDC a renoué avec la paix.
Cette pacification a permis à l’Etat d’engager des réformes structurelles
qui ont permis au pays de renouer avec la croissance économique.
Même si la croissance de la productivité agricole n’est pas
encore au rendez-vous, force est de constater que des jalons ont été
posés en vue d’une relance prochaine du secteur agricole et rural.

La Note de politique Agricole et de Développement Rural se


place dans le prolongement des efforts de normalisation de la vie
politique et économique de la RDC.
10

Elle vise principalement à fournir au Gouvernement un cadre de


référence, d’orientation et de planification pour la relance et le
développement durable du secteur agricole et rural, moteur de
l’économie nationale.

Elle décrit le contexte économique et politique de la RDC,


examine la situation du secteur et sa contribution dans l’économie
nationale avant de justifier son essence et de donner la vision du
Gouvernement.
Elle définit ensuite les principaux objectifs spécifiques ainsi
que les stratégies et les actions prioritaires à mener pour atteindre ces
objectifs qui sont étroitement en phase avec les Objectifs du Millénaire
pour le Développement (OMD), puisqu’elle vise la réduction de la
pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire par la relance de la
production agricole et l’accès des populations aux services sociaux de
base. (De Schlippe 1956).
La République Démocratique du Congo dispose de plus de 80
millions d’hectares de terres arables dont moins de 10 % sont
actuellement exploités.
La diversité des climats, appuyée par un important réseau
hydrographique, permet de pratiquer une gamme variée des spéculations
agricoles.
Les étendues d’herbage et des savanes sont susceptibles de
supporter un élevage de plus ou moins 40 millions de têtes de gros
bétail. Les forêts tropicales qui occupent 135 millions d’hectares, soit 52
% du territoire, constituent une réserve importante de biodiversité et des
terres aménageables. (Kitsali 2013).

I.2.1. De l’agriculture au développement local


11

Globalement, il se dégage de ce portrait actualisé de la


contribution de l’agriculture au développement rural du village que le
secteur agricole, bien qu’appeler à jouer plusieurs fonctions dans une
optique d’occupation durable du territoire, ne les remplit pas toutes à
leur pleine mesure.
En outre, cet apport au développement territorial est très
variable selon les régions du secteur et plus globalement, il s’érode et
se concentre territorialement et économiquement.
La lutte contre la pauvreté passe essentiellement par la
relance du secteur agricole et rural, auquel on reconnaît une grande
capacité de création d’emplois. (Bisoka 2014).
Cela fait référence à l’ensemble des mutations positives
(techniques, démographiques, sociales, éducatives, sanitaires et
nutritionnelles que peut connaitre une zone géographique.

En effet, il est démontré qu’une augmentation de 10 % de la


production agricole peut se traduire par une diminution de 7 % du
nombre de personnes vivant sous le seuil de la pauvreté.

I.2.2. Secteur agricole et sa contribution dans l’économie nationale


I.2.3. Ressources naturelles
La République Démocratique du Congo dispose de plus de 80
millions d’hectares de terres arables dont moins de 10 % sont
actuellement exploités.
La diversité des climats, appuyée par un important réseau
hydrographique, permet de pratiquer une gamme variée des
spéculations agricoles. Les étendues d’herbage et des savanes sont
susceptibles de supporter un élevage de plus ou moins 40 millions de
têtes de gros bétail.
Les forêts tropicales qui occupent 135 millions d’hectares,
12

soit 52 % du territoire, constituent une réserve importante de


biodiversité et des terres aménageables.

Alors que le potentiel d’irrigation est évalué à 4 millions


d’hectares, actuellement cette pratique est encore modeste. Elle est
confinée à la production industrielle de la canne à sucre et dans une
moindre mesure à la riziculture.
Le potentiel halieutique, se trouvant dans les parties
congolaises de l’Océan Atlantique, du Fleuve Congo et l’ensemble
des lacs est estimé à 707.000 tonnes de poissons par an.
I.2.4. Production agricole, systèmes agraires, technologies des
productions alimentaires

La production vivrière en RDC est assurée par une


agriculture pluviale organisée dans des exploitations paysannes. Ces
exploitations se répartissent sur plus ou moins 5 millions d’hectares et
sont organisées par des ménages agricoles, exploitant chacun, en
moyenne, 1 hectare et demi par an.
Ces systèmes sont faibles consommateurs d’intrants et
utilisent un matériel de production rudimentaire. Toutes les opérations
sont manuelles, on dénombre, ça et là quelques initiatives de traction
animale.
La production obtenue dans ces systèmes est d’un niveau
faible. L’augmentation de la production est plus due à l’accroissement
des superficies emblavées qu’à l’amélioration des rendements.
A la différence avec d’autres systèmes sur le continent, ce
mode d’exploitation n’est pas associé à l’élevage, source de matière
organique. (FAO 2011).
Parallèlement à ces systèmes, évolue un secteur moderne
constitué par de grandes fermes agricoles. Ce secteur, jadis prospère, a
été affaibli par la politique de zaïrianisation et les actes de pillage.
13

I.2.5. Techniques de production agricole

Les techniques de production pratiquées par les agriculteurs


caractérisent les trois systèmes suivants identifiés dans le secteur
agricole congolais :
 Le système traditionnel ou itinérant sur brûlis dans lequel le
paysan ne recourt qu’à la main d’œuvre est familiale et non aux
intrants modernes ;
 Le système intermédiaire dans lequel les producteurs sont
structurés en association ; grâce à cette structuration, le
producteur accède à l’encadrement et aux infrastructures d’appui
à la production.
C’est dans ce cadre qu’il faut situer le recours à la traction
bovine observé dans certaines contrées du pays. Sur ces sites, on
observe l’accroissement des superficies emblavées, la réduction du
temps de travail et une certaine amélioration du mode de transport.

 Le système moderne qui exploite de grandes superficies,


recourt à la mécanisation, à un usage à grande échelle des
intrants agricoles et à une main d’œuvre salariée.

I.2.6. Production animale


I.2.7. Système de production
La production nationale provient essentiellement des
élevages du petit bétail, de volaille et de gros bétail. Leur contribution
étant respectivement de 34,5 % pour les porcins, 24 % pour les
caprins, 22,3 % pour les bovins, 15 % pour les volailles et 3,9 % pour
les ovins (source : PNSAR, 1997).
14

Deux types d’exploitation existent en RDC. Les élevages


intensifs modernes ; et les élevages traditionnels ; ceci concerne
surtout le petit bétail et la volaille.
Le petit bétail et la volaille ont l’avantage d’offrir aux
paysans des produits, de manière régulière et rapprochée, leur
permettant de maintenir un certain niveau de revenu et d’améliorer
leur régime alimentaire.
I.2.8. Techniques de production d’élevage
Les techniques de production de viande en RDC sont de 4
types à savoir :
 Techniques traditionnelles, pratiquées sur l’ensemble du
pays principalement par les paysans ;
 Techniques semi-organisées, tenues par quelques éleveurs ;
 Techniques organisées, spécialement aux mains des
missionnaires et quelques privés éparpillés à travers le pays ; et
 Techniques industrielles, très rares au pays.

Le petit bétail, présent aussi bien en milieu rural qu’en milieu


urbain, ne fait pas l’objet d’élevage à proprement parler ; ces animaux
évoluent sans abri, ni soins, ni alimentation appropriée.

La divagation des animaux est très courante dans la pratique


d’élevage, elle se justifie principalement par le problème de pâturage
aménagé et le système d’exploitation.

I.2.9. Production forestière


Les forêts congolaises regorgent de produits forestiers
ligneux (bois) et non ligneux d’une valeur inestimable qui, exploités
15

rationnellement, peuvent contribuer à la réduction de la pauvreté par la


création d’emplois rémunérateurs en milieu rural (transformation plus
poussée, artisanat rural), à la sécurité alimentaire (viande de chasse,
fruits, champignons, chenilles, escargots, etc.), à l’augmentation du
rendement agricole et la lutte contre les érosions.

Le recours à l’agroforesterie serait une bonne voie pour le


développement d’une agriculture durable.
Malheureusement, toute cette richesse de la biodiversité est menacée
de disparition à cause des mauvaises pratiques d’exploitation minière
et agricole.
Les produits forestiers non ligneux constituent une partie
importante de la biodiversité congolaise dont une bonne partie est
destinée à l’alimentation humaine.
Il s’agit notamment de la viande de chasse et de produits de
la cueillette (fruits, champignons, chenilles, escargot, etc.).
Cependant, leur apport dans la production nationale n’est ni connu ni
comptabilisé.

I.3. Contribution du secteur agricole à l’économie nationale

La RDC est un pays à vocation agricole en ce que près de 70


% de sa population vit en milieu rural et dépend essentiellement de
l’activité agricole.
Le potentiel de ce secteur, décrit plus haut, le dispose à jouer
un rôle important dans le développement socio-économique du pays.
De manière paradoxale, la RDC enregistre, depuis plusieurs
16

années, une forte régression de ses performances agricoles au point de


ne plus être en mesure de répondre ou satisfaire la demande
alimentaire intérieure.
Quand bien même sa contribution au produit intérieur brut
(PIB) ait été de 30 %, 34 %, et 52 % et 49,5 % respectivement en
1985, 1990, 1995 et 2005, le secteur agricole congolais est dans une
situation désastreuse.
Il y a lieu de noter que la part des principaux produits
agricoles dans la valeur des exportations a été de 9,4 % et 17 %
respectivement en 1990 et 1995 (Nganda Afumba, 2005).
Cette évolution ne témoigne pas d’un véritable dynamisme
du secteur agricole ni de la transformation structurelle.
Les facteurs explicatifs de l’augmentation de cette
contribution sont de deux ordres : les pillages de 1991 et 1993, qui ont
détruit de manière significative le tissu industriel du pays et la
contraction du secteur minier.

Chapitre deuxième : Cadre méthodologique

II.1. Historique du Village OLONGA


17

Le village OLONGA, aujourd’hui cellule OLONGA,


Quartier NGANDO a été créé avant la colonisation et après la
colonisation jusqu’en 1967 sous le nom de SHAMBA YA
WEMBADIYO, une campagne habitée par le Vieux WEMBADIYO
avec son clan dans le groupement TAMBWE et dans le secteur de
BATETELA/KOLE.

II.1.1. Situation géographique

Le village OLONGA se trouvant dans le quartier NGANDO,


territoire de Kole, province du Sankuru, en RD Congo, est borné ;

- A l’Est par le village SHAMBOLELA ;

- A l’Ouest par la source OPUKU ;

- Au Nord par le village ASENGE et ;

- Au Sud par le village OKOLA.

II.1.2. Situation administrative

Pendant l’époque coloniale, cette campagne SHAMBA YA


WEMBADIYO était dirigée par celui-ci étant Chef de localité sous le
pouvoir du Chef de groupement TAMWE autrement, Chef TAMBWE.

Dans cette logique de chose, voici la succession


administrative :

- En 1976, PAPA ASHA Antoine ;

- En après la mort de PAPA ASHA Antoine, il fut être


18

remplacer par son Fils ainé PAPA Albert LOKOWO ;

- De 1988 jusqu’en 2002 ;

- De 2002 à nos jours.

II.1.2. Situation socio-économique

La population dudit village ne vit que de l’agriculture, pêche,


élevage et la chasse, cueillette, ramassage et l’artisanat,… pour la
satisfaction de leurs besoins. Le secteur agricole constitue l’activité
maitresse pour le bien-être de celle-ci.

II.1.3. Hydrographie

Le village OLONGA, dans sa diversité, regorge un réseau


hydrique des sources et rivières qui concourent au bien-être de la
population.

Il s’agit de: rivières MBA, LOFELA, OPOKU, toutes ces


rivières et cour d’eau sont non navigables, mais importantes pour la
pêche artisanale et à l’approvisionnement en eau.

II.1.4. Végétation

Le Territoire de KOLE est caractérisé par une végétation des


forêts ombrophiles. Il est aussi couvert par la forêt secondaire qui est
d’origine anthropique résultant de plusieurs actions de destruction de
la forêt primaire entreprise par la population pour leurs multiples
besoins.
19

II.1.5. Climat

Les conditions écologiques du milieu classent le Territoire de


KOLE dans un climat tropical caractérisé par l’alternance de deux
saisons : celle pluvieuse longue et saison sèche de courte durée.
II.1.6. Agriculture
Dans le secteur agricole, les cultivateurs de la dite cité pratiquent
l’agriculture traditionnelle à laquelle la plupart des méthodes et
techniques agricoles ne sont pas utilisées.
Ils pratiquent le système mixte c.à.d. l’association de plusieurs
cultures dans un même champ.
Ils cultivent le riz comme première culture et aliment de base, ils
cultivent également le maïs, manioc, tomate, etc. L’élevage est une
activité qui vient après l’agriculture.
La population élève plusieurs animaux, parmi eux on peut citer :
Les canards, les poules, les pintades, les pigeons, les chèvres,
les moutons, les lapins, les porcs, etc.
Signalons que cet élevage et extensif c.à.d. que les animaux sont
en divagation. (Anonyme ,2013)

II.1.6. Situation démographique

Il sied à noter que, en matière démographique, les chiffrés se


présentent de la manière suivante selon les estimations:

Homme Femme Total


20

832 1362 2194

II.2. Population d’étude

Le village OLONGA a une population générale de 2194


habitants soit 366 ménages ; notre population d’étude est de 166
ménages, tout âge, sexe et profession confondue.

II.2.1. Echantillonnage

La taille de notre échantillon dans ce travail est de 45


ménages avec comme technique d’aléatoire simple pour faciliter
récolte de données dont les résultats seront extrapolés à l’ensemble de
la population dans les tableaux, suivis des commentaires ; soit 27,1%
de la population mère.
II.2.2. Collecte de données

II.2.3. Matériels

Pour réaliser cette étude, nous avons utilisé deux types de


matériel à savoir :
-Biologique et
-Technique

II.2.2. Matériel biologique

Nous nous sommes servi de matériels biologiques suivants :


-les cultivateurs ;
-les ménages.
21

II.2.3. Matériel technique


Pour nous permettre à bien récolter les données fiables
pendant la recherche, nous avons utilisé le matériel technique ci-
après :
-un cahier pour noter toutes les informations récoltées;
- un stylo pour écrire ;
-un vélo pour nos différents mouvements;
-Un questionnaire d’enquête pour réaliser les interviews ;
- un téléphone pour avoir des images et communication.

CHAPITRE III : PRESENTATION, ANALYSE ET INTERPRETATION


DES RESULTATS.

III.1. Présentation et interprétation des résultats.


Dans ce chapitre nous allons présenter les résultats et les
22

interpréter sous forme des tableaux, suivis des commentaires. Nous


nous sommes intéressé au sexe et tranche d’âge des enquêtés.
Tableau N°1 : Répartition des enquêtés selon l’âge te sexe.

Sexe F0 % Tranche d'âge F0 %


Masculin 37 82,2 20 à 25 ans 4 8,8
Féminin 8 17,7 26 à 30 ans 8 17
Total 45 100 31 à 40 ans 29 64,4
Plus de 40 ans 4 8,8
Total 45 100

Source : enquête sur terrain.

En ce qui concerne ce tableau, les deux sexes ont pour les résultats, le
masculin, 37 enquêtés soit 82,2% ont été enquêté et, pour le féminin, 8 enquêtés
soit 17,7%. C’est qui veut dire qu’en termes du sexe, les hommes ont été
beaucoup plus enquêtés que les femmes, par le fait que les femmes sont souvent
absentes des ménages à causes de semis et la recherche quotidienne de
nourriture.

Pour ce qui est de la tranche, il se dégage de ce qui suit :

- De 20 à 25 ans, 4 enquêtés soit 8,8% ;


- De 26 à 30 ans, 8 enquêtés soit 17% ;
- De 31 à 40 ans, 29 enquêtés soit 64,4% ;
- Plus de 40 ans, 4 enquêtés soit 8,8%.

Tableau N° 02 Répartition des enquêtés selon leur état civil.

N° Etat civil FO %
01 Célibataire 3 6,6
02 Marié (és) 32 71,1
23

03 Divorcé (és) 2 4,4


04 Veuf (ve) 5 11,1
05 Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

Ce tableau numéro 02 s’interprète de ce qui suit :

- 3 enquêtés soit 6,6% sont des célibataires ;


- 32 enquêtés soit 71,1% pour les mariés ;
- 2 enquêtés soit 4,4% pour les divorcés ;
- Et, 5 enquêtés soit 11,1% pour les veufs.

Commentaire : ce deuxième tableau démontre que, dans cet état civil


de nos enquêtés, les mariés ont été plus enquêtés que d’autres
catégories, par le fait, les mariés sont beaucoup plus motivés pour la
survie de leurs ménages et font la concurrence.

Tableau N° 03 Répartition des enquêtés selon le niveau d’études

N° Niveau d’instruction F.O Pourcentage


01 Université 5 11,1
02 Secondaire 27 60
03 Primaire 6 13,3
04 Analphabète 7 15,5
05 Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

Il est à noter dans ce tableau ce qui suit :

- 5 enquêtés soit 11,1% sont des cadres universitaires pendant cette


période d’enquête ;
- 27 enquêtés soit 60% aussi avec le niveau de diplômés d’Etat ;
- 6 enquêtés soit 13,3% ont le niveau primaire ;
- Et, 7 enquêtés soit 15,5% des analphabètes.

Commentaire : dans ce tableau de niveau d’études de ns


enquêtés, il est démontré que dans toutes ces catégories, les enquêtés
24

du niveau secondaire ont été plus enquêtés pendant cette dite période
d’enquête.
Tableau N° 04 Avez-vous habité ce village depuis quand ?

N° Réponses F.O Pourcentag


e
01 1999 4 8,8
02 2000 4 8,8
03 1985 33 73,3
04 2002 2 4,4
05 1992 2 4,4
06 Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

A la lumière de ce tableau, il sied à interpréter de la manière


suivante : 4 enquêtés soit 8,8% ont habité ce village depuis 1999, 4
enquêtés soit 8,8% aussi depuis 2000, 33 enquêtés soit 73,3% depuis
1985, 2 enquêtés soit 4,4% depuis 2002, 2 enquêtés soit 4,4% depuis
1992.

Commentaire : ce tableau, face aux années d’habitation dans


ce village OLONGA, montre que, pendant notre enquête, ceux de
1985 étaient enquêtés beaucoup que les autres.

III.1.2. Connaissance sur la contribution de l’agriculture au


développement socio-économique.
Tableau N° 05 Quelle est l’activité principale pratiquée par la
25

population du village OLONGA ?

N° Réponses données F.O Pourcentage


01 L’agriculture 45 100
02 ------------------ 00 00
03 Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

Les réponses de nos enquêtés nous renseignent que, pendant cette dite
période, 45 enquêtés soit 100% s’occupent de l’agriculture. C’est ce qui
démontre favorablement notre deuxième hypothèse.

Tableau N° 06 A la question de savoir, selon vous, l’agriculture a


quelle valeur ?
Considération de l’agriculture par la population.

N° Réponses données F.O Pourcentage


01 Source de vie 38 84,4
02 Sources des revenus 07 15,5
03 Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

Les résultats donnés par les enquêtés se justifient de cette manière :

- 38 enquêtés soit 84,4% disent, l’agriculture est une source de la


vie ; quand il n’y a pas l’agriculture, il n’y a pas la vie, c’est elle
qui fournit la ration alimentaire pour la survie des ménages.
- 7 enquêtés soit 15,5% parce que l’agriculture contribue au
développement socio-économique de nos ménages, source des
revenus monétaires pour la satisfaction des besoins sociaux de
base.

Commentaire : il est éclairé dans ce tableau que, l’agriculture est


priorité de priorité parce que la majorité des gens dépendent entièrement d’elle.
C’est ce qui confirme aussi notre deuxième hypothèse.
Tableau N° 07 Selon vous, l’agriculture est-elle une source de
satisfaction pour la population OUI ou NON?

L’agriculture comme source de satisfaction des besoins de base.


26

N° Réponses données F.O Pourcentage


01 OUI 45 100
02 NON 00 00
Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

Il est éclairé dans ce tableau, 45 enquêtés soit 100% nous


confirment que l’agriculture est l’une source rentable pour la satisfaction des
besoins de la population.

Commentaire : la lumière face à ce tableau prouve en suffisance que


l’agriculture pour la population, est l’unique et principale source qui soulage tant
soit peu, les besoins quotidiens de tous les habitants du village OLONGA.

Quels sont les besoins satisfaits par l’agriculture ?

Tableau N° 08 Types de besoins

N° Réponses données F.O Pourcentage


01 Scolarisation des enfants 9 20
02 L’autoconsommation 27 60
03 Achat des produits manufacturés 5 11,1
04 Les soins médicaux 4 8,8
Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

Il se présente dans ce tableau, les explications suivantes :

9 enquêtés soit 20% nous précisent que l’agriculture nous permet de


scolariser nos enfants, 27 enquêtés soit 60% nous disent que l’agriculture nous
aide à l’auto consommation alimentaire, 5 enquêtés soit 11,1% nous témoignent
que le secteur agricole nous aide pour l’achat des produits manufacturés et, 4
enquêtés soit 8,8% expliquent que l’agriculture nous permet à accéder aux soins
médicaux. Dans ce tableau confirme aussi notre première hypothèse, parmi tant
d’autres besoins satisfaits par l’agriculture, l’autoconsommation est à la
première position pour la contribution de l’agriculture.

De quelle agriculture pratiquez-vous ?


27

Tableau N° 09 : Type d’agriculture pratiquée.

N° Réponses données F.O Pourcentage


01 L’agriculture traditionnelle 45 100
02 --- ---- --- --- --- --- 00 00
Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

Dans ce tableau, il se dégage de ce qui suit : 45 enquêtés soit 100%


pratiquent l’agriculture traditionnelle.

Commentaire : après nos enquêtes sur le terrain, il est démontré que,


100% des populations du village OLONGA pratiques l’agriculture traditionnelle
et trouvent des solutions par rapport à leurs techniques culturales aussi bien
traditionnelles.

Tableau N° 10 Comment est le rendement de cette agriculture ?


Ce dixième tableau ci-dessous nous donne la réussite de cette
agriculture.

N° Réponses données F.O Pourcentage


01 Très bien 10 22,2
02 Bon 35 77,7
Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

Dans ce tableau, il se dégage de ce qui suit : 45 enquêtés soit 100%


pratiquent l’agriculture traditionnelle.

Commentaire : face à l’agriculture traditionnelle, le rendement est


justifié d’une faible récolte par à nos pratiques traditionnelles.

Tableau N° 11 Ce faible rendement se justifie par quels facteurs?


Les difficultés dues au mauvais rendement.
N° Réponses données F.O Pourcentage
28

01 La mauvaise semence 30 67
02 Manque d’encadrement 10 22
03 Mauvaise qualité du sol 5 11
Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

Il est démontré dans ce tableau que certaines difficultés d’ordre


technique constituent un blocage sur la rentabilité agricole, 30 enquêtés soit 67%
disent d’une mauvaise semence ou variété à cultiver, 10 enquêtés soit 22% aussi
du manque d’encadrement sur les techniques culturales appropriées, 5 enquêtés
soit 11% disent de la mauvaise qualité du sol par la surexploitation.
Commentaire : les difficultés se justifient de plusieurs manières :
l’absence de semence améliorée et manque d’encadrement aux cultivateurs font
les facteurs clés du faible rendement et d’une énorme difficulté et de la
surexploitation qui met en péril certaines étendues forestières du village
OLONGA. Cela nous confirme encore notre deuxième hypothèse.

Tableau N° 12 Quelles sont les solutions efficaces pour rendre


l’agriculture plus rentable?

N° Réponses données F.O Pourcentage


01 Encadrement des cultivateurs 25 56
02 Dotation des variétés améliorées 15 33
03 Pratique de la jachère 5 11
Total 45 100
Source : enquête sur terrain.

Ce tableau nous présente les résultats suivants :

- 25 enquêtés soit 56% nous parlent d’un bon encadrement pour les
cultivateurs ;
- 15 enquêtés soit 33% aussi nous orientent à doter les paysans des
variétés améliorées ;
- 5 enquêtés soit 11% nous propose la pratique axée sur la jachère.
C’est aussi la troisième hypothèse.

DEUXIEME PARTIE : ANNEXE D’UN PROJET DE DEVELOPPEMENT


29

IV.1. Fiche d’identification du projet.

- Titre du projet : Appui en intrants agricoles pour les paysans du village.


- Bénéficiaires :
 Directs : la population du village OLONGA.
 Indirects : la communauté environnante.
- Localisation du projet : notre projet sera probablement exécuté dans le
village OLONGA, Secteur des Bakutshu-Lokenye, Territoire de Kole,
Province du Sankuru, en RDC.
- Organisation requérante : Association des Paysans pour la
Rentabilité Agricole, en sigle « A.P.R.A ».
- Personnalité Juridique Responsable : Chargé de l’association, Prosper
DISASHI LODIHA, +243 817 956 060.
- Organisme de financement : FAO
- Durée du projet : 6 mois dès la remise de fonds
- Nature du projet : Communautaire.
- Coût total du projet : 182.161$
- Apport Local : 18216,1.
- Subvention : 163 944,9

Iv.2. Description du projet

- Titre du projet : Appui en intrants agricoles pour les paysans du village.


1. Bénéficiaires :
30

 Directs : la population du village OLONGA.


 Indirects : la communauté environnante.
2. Localisation du projet : notre projet sera probablement exécuté
dans le village OLONGA, Secteur des Bakutshu-Lokenye,
Territoire de Kole, Province du Sankuru, en RDC.
3. Justification du projet : ce projet se justifie par des contraintes qui
déstabilisent les paysans dans leur vie socio-économique dont, l’agriculture est
une activité principale et source de satisfaction des besoins qui résultent à nos
jours, d’un faible rendement caractérisé par la mauvaise semence, absence
d’encadrement des paysans du village OLONGA.
Les conditions socio-économiques deviennent très précaires et met en
péril la vie de la communauté rurale d’OLONGA.
4. Les acteurs du projet :
Les principaux acteurs de la réalisation de notre projet sont les suivants :
 Les cultivateurs du village OLONGA ;
 Les autorités locales ;
 Les Agronomes ;
 Le concepteur du projet ;
 Les techniciens en développement rural.

5. Objectif global du projet : promouvoir l’agriculture, priorité de


priorité dans la productivité favorable.

6. Les objectifs spécifiques :


▪ Sensibiliser les cultivateurs sur les techniques culturales
appropriées et de bonnes semences améliorées;
▪ Doter les paysans des semences améliorées pour rendre efficace la
production agricole ;
▪ Outiller la population en matière de la gestion forestière et de la
lutte contre le feu de brousse ;
▪ Former les paysans sur la sélection des semences améliorées et de
la productivité agricole.

7. Le but du projet :
 Sensibiliser, animer, conscientiser la population en matière de la
participation et information à la production agricole et lutte
contre le faible rendement.
31

8. Les stratégies du projet :


Ce présent projet adopte autour de lui, les approches suivantes :
 Formatives ;
 Informatives ;
 Participatives.
A l’aide de ces approches, les bénéficiaires recevront des informations
utiles sur les pratiques de promotion de l’agriculture moderne par le canal des
supports prédestinés dans notre programme de ce projet.
9. Les activités :
 Sensibilisation, conscientisation et animation ;
 Recherche de financement ;
 Location du bâtiment et équipement ;
 Recrutement du personnel ;
 Formation des formateurs ;
 Formation de toute catégorie du projet ;
 Suivi ;
 Evaluation.
10. Résultats attendus
 Plus au moins 500 paysans sensibilisés et formés en matière de
l’agriculture moderne ;
 Meilleure production ;
 Les bénéficiaires formés et informés s’approprient aux actions
agricoles efficaces.

IV.3. LE PLANNING DES ACTIVITES

Activités
Périodes
32

1èr MOIS 2ème MOIS 3ème MOIS 4ème MOIS 5ème MOIS 6Ième MOI

- Réunion des
autorités et les
paysans ;

- Sensibilisation des
paysans sur la
productivité
agricole ;

- Contact avec les


bailleurs achat des
semences
améliorées ;

- Suivi et évaluation
des activités ;

- Rapport.

IV.4. Cadre logique


Logique IOV Source et Hypothèse
d’intervention moyen de de
vérification réalisation
Objectif promouvoir 500 cultivateurs Document de Rendement
l’agriculture,
global ou sensibilisés et formation sur agricole ou
priorité de
résultat à priorité dans la formés. le rendement meilleure
productivité
long terme agricole. production.
favorable.

Résultats à Dans 6 mois, 500 Bonne Témoignage Sécurité


33

moyen paysans formés. production des paysans, alimentaire


terme ou agricole. application et
sur les
objectif amélioration
techniques
spécifique culturales. des
conditions
de vie.
Résultats Bonne application Multiplication Appréciation Quantité
attendus sur les techniques des semences des suffisante de
modernes dans le améliorées. cultivateurs semences.
village OLONGA. et de la
communauté
environnante
.
Activités - Identification Les ressources Coût : Budget
des humaines : 18.000$. disponible.
cultivateurs ;
- 10 Agronomes
- Planification
des activités ; chargés de
- Contact avec le formation ;
bailleur de
- Un
fonds ;
- Recrutement coordonnateur
des agronomes de la
et TDR ; structure ;
- Formation
- Un Secrétaire
proprement
dite ; comptable
- Elaboration de chargé de
module de
l’administratio
formation ;
- Suivi et n.
évaluation ;
- Rédaction du
34

rapport final.

Iv.5. Budgétisation

N° Dépenses Unité Quantité P.U P. Total Obs.


d’investissement
01 Motos DT 2 5000 10.000 FAO
Charrues Nbre 10 1000 10.000 FAO
Tracteurs Nbre 5 4.000 20.000 FAO
Bêches Nbre 200 4 800 FAO
Machettes Nbre 200 7 1.400 FAO
Bottes Paires 100 15 1.500 FAO
ST ST1 43.700 FAO
02 Dépense de FAO
fonctionnement
Salaire du personnel FAO
Coordonnateur Nbre 1 1500x6 9.000 FAO
Animateurs Nbre 4 500x4x6 12.000 FAO
Superviseurs Nbre 3 1000x3x6 18.000 FAO
Formateurs Nbre 2 1000x2x6 12.000 FAO
Secrétaire Nbre 1 800x6 4.800 FAO
Caissière Nbre 1 800x6 4.800 FAO
Chef du Projet Nbre 1 2000x6 12.000 FAO
Chauffeurs Nbre 5 300x5x6 9.000 FAO
Aide Chauffeurs Nbre 10 150x10x6 9.000 FAO
Huissiers Nbre 1 100x6 600 FAO
Sentinelle Nbre 1 50x6 300 FAO
ST ST2 91.500 FAO
Fournitures
Photocopieuse canon Nbre 2 450 9.000 FAO
728
Achat semences qté 2 Tonnes 20.000
Imprimante Laser Nbre 2 1500 3.000 FAO
Jet
Cartouche Laser Jet Nbre 2 85 170 FAO
35

85A
Cartouche Canon Nbre 2 100 200 FAO
728
Allonge simple de 4m Nbre 5 4 20 FAO
Fils électrique Nbre 4 10 40 FAO
d’installation rouleau
Table simple Nbre 3 40 1.200 FAO
Etagères Nbre 3 35 105 FAO
Agrafeuses Nbre 4 5 20 FAO
Boite d’agrafe Nbre 60 1 60 FAO
Rame de papier Nbre 30 8 240 FAO
Armoires Nbre 3 40 120 FAO
Chaises plastiques Nbre 30 15 450 FAO
Ordinateurs Lap Top Nbre 2 500 1.000 FAO
Tampons Nbre 4 2 8 FAO
Sceau Nbre 1 35 35 FAO
Classeurs Nbre 20 5 100 FAO
Calculatrices Nbre 3 3 9 FAO
Stylos Boite 20 3 60 FAO
Enveloppe ordinaire Boite 100 0,2 2 FAO
Encre correctrices Nbre 10 2 20 FAO
Appareils Nbre 3 100 300 FAO
numériques Kodak
Ampoules électriques Nbre 20 2 40 FAO
Livres pour les Nbre 10 5 50 FAO
formateurs
Modules de Nbre 100 4 400 FAO
formation
Carburant Litt. 25 2 20.000 FAO
SAE 90 Litt. 1 4 312 FAO
Pièce d’échange F.F F.F F.F 2.000 FAO
Sensibilisation F.F. F.F F.F 1.500 FAO
Formation F.F. F.F F.F 3.000 FAO
Suivi et évaluation F.F. F.F F.F 2.000 FAO
Frais divers F.F F.F F.F 1.500 FAO
ST ST3 46.961 FAO
36

Total 182.161

Le cout total du projet s’élève à 182.161$, cent quatre-vingt-deux


milles, cent soixante et un dollars Américains.

CONCLUSION GENERALE
L’agriculture est un secteur qui concoure véritablement aux
besoins multiples de la population rurale et constitue une principale
activité de production et du revenu des ménages. Les conditions socio-
économiques sont par ailleurs, des besoins fondamentaux de la
population.

Nos recherches et plusieurs ouvrages ont démontré que, 90%


de la population mondiale dépendent entièrement de l’agriculture
37

comme secteur clé du développement.

Après toutes nos recherches menées durant la rédaction de


cette œuvre, les résultats se présentent de la manière suivante :

- 45 enquêtés soit 100% pratiquent de l’agriculture pour la survie


quotidienne ;
- 27 enquêtés soit 60% ont démontré que l’agriculture nous aide
à l’autoconsommation. Cela confirme notre première hypothèse ;
- 45 enquêtés soit 100% du village pratiquent l’agriculture
traditionnelle ;
- 35 enquêtés soit 77,7% déclarent d’un résultat moyen ;
- 30 enquêtés soit 67% nous parlent à la fois « pas d’encadrement
et absence des semences améliorées », cela confirme aussi notre
deuxième hypothèse ;
- 25 enquêtés soit 56% nous orientent pour certaines solutions à
améliorer la productivité agricole, l’encadrement des cultivateurs
sur les techniques modernes est la principale solution. C’est ce
qui confirme notre troisième hypothèse.

Le cout total du projet s’élève à 182.161$, cent quatre-vingt-


deux milles, cent soixante et un dollars Américains. La formule
exacte pour trouver l’apport locale c’est « le coût total multiplié
par 10x100.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. Butault, J.-P. (2004). Les soutiens à l’agriculture : théorie, histoire,


mesure. France : Éditions de l’Institut national de la recherche
agronomique-INRA.
2. Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire de la
RDC (2007). Agriculture et agroalimentaire : choisir l’avenir. Document de
consultation.
3. De Bailleul, G. (1991). Régulation agricole et déstruct uration du
38

milieu rural : le rôle des mesures agricoles. In B. Vachon (dir). Le Québec


rural dans tous ses états. Montréal : Les Éditions du Boréal.
4. FAO, Programme de la FAO en République Démocratique du Congo :
Contribution à la sécurité alimentaire, 2007
5. Organisation de coopération et de développement économiques-
OCDE (2006). Coherence of Agricultural and Rural Development Policies .
Paris : Publications de l’OCDE.

6. Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Statistiques


agricoles, 2006 ;
7. PNUD, Programme National de relance du Secteur Agricole et Rural,
volume 1, Kinshasa, 1997.
8. UE, Appui à la relance de la production agricole (
[Link]
9. UE, Développement des zones rurales (
[Link]
10. Tshingombe, M. 2009. La Sécurité alimentaire en RDC.

11. Table ronde 2009 : lutter contre la pauvreté en RDC. Bilan et


perspective. Institute of Development Policy and Management (IOB),
Université d’Anvers.
12. République démocratique du Congo. 2012 (septembre). Programme
national d’investissement agricole (PNIA), 2013-2020. Ministère de
l’Agriculture et du Développement rural.

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