THEME 1 – LA DYNAMIQUE INTERNE DE LA TERRE
Chapitre 3 : Les zones de divergence et les zones de convergence
Les plaques lithosphériques sont des grandes structures composées de la croûte (continentale ou océanique) et du manteau
lithosphérique. Elles sont en mouvement sur le manteau asthénosphérique. Les zones de rencontres de plaques sont de divers sortes :
zone de divergence, sone de convergence (subduction ou collision).
I. Les zones de divergences : les dorsales océaniques
1. La limite lithosphère / asthénosphère
La lithosphère comprend la croûte et le manteau lithosphérique. Le manteau est constitué de péridotites (contenant pyroxène et
olivine). Le manteau lithosphérique (toute la lithosphère en fait) est solide et le manteau asthénosphérique est ductile (soumis à
une contrainte, il se déforme sans se casser, tel de la pâte à modeler). Or, des études ont montré que, vers 1300°C, une péridotite
du manteau a un comportement qui devient.
L’isotherme 1300°C constitue donc la limite entre la lithosphère et l’asthénosphère.
2. Le fonctionnement des dorsales
BO : La divergence des plaques de part et d’autre des dorsales permet la mise en place d’une nouvelle lithosphère. Celle-ci se met
en place par apport de magmas mantelliques à l’origine d’une nouvelle croûte océanique. Ce magmatisme à l’aplomb des
dorsales s’explique par la décompression du manteau. Dans certaines dorsales (dorsales lentes) l’activité magmatique est
plus réduite et la divergence met directement à l’affleurement des zones du manteau.
A13 – MEP de la nouvelle lithosphère au niveau des dorsales / Dorsales lentes et dorsales rapides
Les dorsales sont le lieu d’une activité sismique, tectonique, volcanique et hydrothermale importante. Le relief est bien marqué
(contour par l’isobathe – 4 000 m et sommet à – 2 500 m environ), avec présence de manteau anormalement chaud à l’affleurement.
Il y a une correspondance entre l’allure générale des profils bathymétriques transversaux des dorsales à très grande échelle (milliers
de km) et les vitesses d’ouverture. Les dorsales rapides présentent un approfondissement moins marqué que les dorsales lentes, ce
qui traduit la relation entre l’âge de la lithosphère et sa profondeur.
Dans les zones de divergence, une nouvelle lithosphère est créée, issue de la fusion partielle de la péridotite mantellique. On trouve
2 types de dorsales différentes : les dorsales rapides (comme la dorsale Pacifique) et les dorsales lentes (comme la dorsale
Atlantique).
Au niveau des dorsales rapides, la mise en place de la lithosphère océanique est gouvernée par des processus magmatiques. Au
niveau des dorsales lentes, ce sont les processus tectoniques qui sont les plus importants, avec exhumation et hydratation du
manteau profond.
Schéma de la mise en place de la lithosphère océanique au niveau d’une dorsale.
3. L’évolution de la lithosphère océanique dans le temps et l’espace
BO : La nouvelle lithosphère formée se refroidit en s’éloignant de l’axe et s’épaissit. Cet épaississement induit une augmentation
progressive de la densité de la lithosphère. La croûte océanique et les niveaux superficiels du manteau sont le siège d’une
circulation d’eau qui modifie les minéraux.
A14 – Evolution de la lithosphère en fonction de la distance à la dorsale (épaisseur/densité – métamorphisme des gabbros)
Plus on s’éloigne de la dorsale, plus la lithosphère océanique se transforme : elle s’épaissit et s’hydrate, transformant ainsi les
minéraux (gabbros et péridotite = métamorphisme par hydratation [BP-HT]). La densité de la lithosphère augmente, jusqu’à devenir
tellement importante que la lithosphère va plonger dans l’asthénosphère.
Schéma de l’évolution de la lithosphère océanique lors de l’éloignement à la dorsale (épaisseur, densité, roches et
minéraux).
http://svt.ac-rouen.fr/tice/rift/rift4.htm
II. Caractéristiques des zones de convergence
1. Les fosses océaniques : des zones de subduction
a) Caractéristiques des zones de subduction
BO : La lithosphère océanique plonge en profondeur au niveau d’une zone de subduction. La fusion partielle des péridotites est
favorisée par l’hydratation du coin de manteau. L’augmentation de la densité de la lithosphère constitue un facteur important
contrôlant la subduction et, par suite, les mouvements descendants de la convection. Ceux-ci participent à leur tour à la mise
en place des mouvements ascendants.
A15 – Etude des zones de subduction
Au niveau des zones de subduction, une lithosphère océanique plonge sous une autre lithosphère et disparait dans
l’asthénosphère. La tomographie sismique montre que la lithosphère plongeante est « froide » et ne se réchauffe que très
lentement dans le manteau. Une zone de subduction est caractérisée par une fosse parfois très profonde et une répartition des
foyers sismiques jusqu’à 700 km de profondeur, le long du plan de Wadati-Benioff.
b) Le magmatisme des zones de subduction
BO : Les fluides hydratant le coin de manteau sont apportés par des transformations minéralogiques affectant le panneau en
subduction, dont une partie a été hydratée au niveau des zones de dorsales. Les zones de subduction sont le siège d’un
magmatisme sur la plaque chevauchante. Le volcanisme est de type explosif : les roches mises en place montrent une diversité
pétrologique mais leur minéralogie atteste toujours de magmas riches en eau. Ces magmas sont issus de la fusion partielle
du coin de manteau situé sous la plaque chevauchante ; ils peuvent s'exprimer en surface ou peuvent cristalliser en
profondeur, sous forme de massifs plutoniques. Ils peuvent subir des modifications lors de leur ascension, ce qui explique la
diversité des roches.
A12 – Le magmatisme des zones de subduction
En s’enfonçant dans le manteau, la lithosphère océanique hydratée est placée dans des conditions de pression et de température
telles que les associations minérales changent et libèrent de l’eau. Cette eau migre dans le manteau de la plaque chevauchante et
l’hydrate. Cette hydratation rend possible la fusion partielle des péridotites.
Les zones de subduction sont donc le siège d’un important magmatisme de type explosif. Il s’accompagne de la formation de roches
magmatiques volcaniques (andésite, rhyolite) ou plutoniques (diorite, granodiorite, granite). À l'échelle du globe, plus de 85 % du
magma produit dans les zones de subduction cristallise en profondeur, formant des granites et des granitoïdes, et produisant ainsi
de nouveaux matériaux continentaux. Les zones de subduction sont donc le contexte géologique privilégié de fabrication de la
croûte continentale. On parle d’accrétion continentale. Actuellement, cette production de la croûte continentale et compensée
par sa disparition par érosion puis subduction. La croissance des continents est donc nulle.
2. Les zones de collision
BO : L’affrontement de lithosphères de même densité conduit à un épaississement crustal. L’épaisseur de la croûte résulte d’un
raccourcissement et d’un empilement des matériaux lithosphériques. Raccourcissement et empilement sont attestés par un
ensemble de structures tectoniques déformant les roches (plis, failles, chevauchements, nappes de charriage)
A13 – Les caractéristiques des zones de collision
Lorsqu’on réalise des observations de terrain en montagne, on trouve des preuves de l’affrontement de 2 lithosphères
continentales : plis, failles, chevauchements. La succession des évènements aboutissant à de telles structure est :
Convergence / Raccourcissement / Empilement / Epaississement