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Histoire et Concepts de Base du GSM

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Chapitre I : Principe et concept de

base des Réseaux mobiles

1. Présentation du GSM

1.1. Historique

L'histoire de la téléphonie mobile (numérique) débute réellement en 1982.


En effet, à cette date, le Groupe Spécial Mobile, appelé GSM2, est créé par
la Conférence Européenne des administrations des Postes et
télécommunications (CEPT) afin d'élaborer les normes de communications
mobiles pour l'Europe dans la bande de fréquences de 890 à 915 [MHz]
pour l'émission à partir des stations mobiles3 et 935 à 960 [MHZ] pour
l'émission à partir de stations fixes. Il y eut bien des systèmes de
mobilophonie analogique (MOB1 et MOB2, arrêté en 1999), mais le succès
de ce réseau ne fut pas au Rendez-vous.

Les années 80 voient le développement du numérique tant au niveau de la


transmission qu'au niveau du traitement des signaux, avec pour dérivés des
techniques de transmission fiables, grâce à un encodage particulier des
signaux préalablement à l'envoi dans un canal, et l'obtention de débits de
transmission raisonnables pour les signaux (par exemple 9,6 kilobits par
seconde, noté kbps, pour un signal de parole).

Ainsi, en 1987, le groupe GSM fixe les choix technologiques relatifs à


l'usage des télécommunications mobiles : transmission numérique,
multiplexage temporel des canaux radio, chiffrement des informations ainsi
qu'un nouveau codage de la parole. Il faut attendre 1991 pour que la
première communication expérimentale par GSM ait lieu. Au passage, le
sigle GSM change de signification et devient Global System for Mobile
communications et les spécifications sont adaptées pour des systèmes
fonctionnant dans la bande des 1800 [MHz].

Aujourd'hui, le nombre de numéros attribués pour des communications


GSM dépasse largement le nombre de numéros dédiés à des lignes fixes
et cette tendance se poursuit.

1.2. Évolution technologique


Tel quel, le réseau GSM est adéquat pour les communications
téléphoniques de parole. En effet, il s'agit principalement d'un réseau
commuté, à l'instar des lignes fixes et constitués de circuits, c'est-à-dire de
ressources allouées pour la totalité de la durée de la conversation. Rien ne
fut mis en place pour les services de transmission de données.

13

2. Principe et concept de base

2.1. Le concept cellulaire

Les réseaux de première génération possédaient des cellules de grande


taille (50 [km] de rayon) au centre desquelles se situait une station de base
(antenne d'émission). Au tout début, ce système allouait une bande de
fréquences de manière statique à chaque utilisateur qui se trouvait dans la
cellule qu'il en ait besoin ou non. Ce système ne permettait donc de fournir
un service qu'à un nombre d'utilisateurs égal au nombre de bandes de
fréquences disponibles. La première amélioration consista à allouer un
canal à un utilisateur uniquement à partir du moment où celui-ci en avait
besoin permettant ainsi d'augmenter .statistiquement le nombre d'abonnés,
étant entendu que tout le monde ne téléphone pas en même temps.

Mais ce système nécessitait toujours des stations mobiles de puissance


d'émission importante (8 [W]) et donc des appareils mobiles de taille et de
poids conséquents. De plus, afin d'éviter les interférences, deux cellules
adjacentes ne peuvent pas utiliser les mêmes fréquences. Cette
organisation du réseau utilise donc le spectre fréquentiel d'une manière
sous-optimale. C'est pour résoudre ces différents problèmes qu'est apparu
le concept de cellule. Le principe de ce système est de diviser le territoire
en de petites zones, appelées cellules, et de partager les fréquences radio
entre celles-ci. Ainsi, chaque cellule est constituée d'une station de base
(reliée au Réseau Téléphonique Commuté, RTC) à laquelle on associe un
certain nombre de canaux de fréquences à bande étroite, sommairement
nommés fréquences. Comme précédemment, ces fréquences ne peuvent
pas être utilisées dans les cellules adjacentes afin d'éviter les interférences.
Ainsi, on définit des motifs, aussi appelés clusters, constitués de plusieurs
cellules, dans lesquels chaque fréquence est utilisée une seule fois. La
figure ci-dessous montre un tel motif, en guise d'exemple.
6

147
3

4
3

65
5

Figure 1: motif élémentaire (à gauche) et un ensemble de motifs dans un


réseau (à droite).

14

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Graphiquement, on représente une cellule par un hexagone car cette forme


approche celle d'un cercle. Cependant, en fonction de la nature du terrain
et des constructions, les cellules n'ont pas une forme circulaire. De plus,
afin de permettre à un utilisateur passant d'une cellule à une autre de
garder sa communication, il est nécessaire que les zones de couverture se
recouvrent de 10 à 15%, ce qui renforce la contrainte de ne pas avoir une
même bande de fréquences dans deux cellules voisines.

Pour éviter les interférences à plus grande distance entre cellules utilisant
les mêmes fréquences, il est également possible d'asservir la puissance
d'émission de la station de base en fonction de la distance qui la sépare de
l'utilisateur. Le même processus du contrôle de la puissance d'émission est
également appliqué en sens inverse. En effet, pour diminuer la
consommation d'énergie des mobiles et ainsi augmenter leur autonomie,
leur puissance d'émission est calculée en fonction de leur distance à la
station de base. Grâce à des mesures permanentes entre un téléphone
mobile et une station de base, les puissances d'émission sont régulées en
permanence pour garantir une qualité adéquate pour une puissance
minimale.

En résumé, une cellule se caractérise :

> par sa puissance d'émission nominale : ce qui se traduit par une zone de
couverture à l'intérieur de laquelle le niveau du champ électrique est
supérieur à un seuil déterminé ;

> par la fréquence de porteuse utilisée pour l'émission radioélectrique et

> par le réseau auquel elle est interconnectée.

Il faut noter que la taille des cellules n'est pas la même sur tout le territoire.
En effet, celle-ci dépend :
> du nombre d'utilisateurs potentiels dans la zone,

> de la configuration du terrain (relief géographique, présence d'immeubles,


. . .),

> de la nature des constructions (maisons, buildings, immeubles en béton, .


. .) et

> de la localisation (rurale, suburbaine ou urbaine) et donc de la densité


des constructions.

Ainsi, dans une zone rurale où le nombre d'abonnés est faible et le terrain
relativement plat, les cellules seront plus grandes qu'en ville où le nombre
d'utilisateurs est très important sur une petite zone et où l'atténuation due
aux bâtiments est forte. Un opérateur devra donc tenir

15

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

compte des contraintes du relief topographique et des contraintes


urbanistiques pour dimensionner les cellules de son réseau. On distingue
pour cela quatre services principaux :

> Le service Outdoor : qui indique les conditions nécessaires pour le bon
déroulement d'une communication en extérieur.

> Le service Incar : qui tient compte des utilisateurs se trouvant dans une
voiture. On ajoute typiquement une marge supplémentaire de 6 décibel
Watt, notée 6 [dBw], dans le bilan de puissance pour en tenir compte.

> Le service Indoor : qui permet le bon déroulement des communications à


l'intérieur des bâtiments. Cette catégorie de service se subdivise à son tour
en deux :

> le Soft Indoor : lorsque l'utilisateur se trouve juste derrière la façade d'un
bâtiment et

> (b) le Deep Indoor : lorsqu'il se trouve plus à l'intérieur.

Typiquement, on considère que, lors de l'établissement du bilan de


puissance, c'est-à-dire de l'analyse du rapport de la puissance émise à la
puissance reçue au droit du récepteur, il faut tenir compte de 10 [dB]
d'atténuation supplémentaire pour le Soft Indoor et de 20 [dB] pour Deep
Indoor à 900 [MHz]. Quand on sait que 10 [dB] représente un facteur de 10
en puissance, on comprend qu'il est crucial pour un opérateur de
dimensionner au mieux son réseau, quitte à effectuer des mesures sur le
terrain

2.2. Objectifs du concept cellulaire

Le concept cellulaire se base sur deux (2) principes fondamentaux :

> Changement dynamique de fréquence de poste d'abonné pendant une


communication

en fonction du déplacement du mobile dans le réseau

> La réutilisation de fréquences (sans créer d'interférence) dans les cellules


suffisamment

éloignées l'une de l'autre pour :

V' fournir potentiellement une capacité illimitée avec des bande de


fréquences peu

importantes

V' augmenter le nombre de communications simultanées dans le réseau

V' élargir la zone de couverture.

La réutilisation des fréquences et des canaux sur les mêmes fréquences


porteuses pour couvrir

des zones différentes.

2.3. Les types de cellules

On distingue quatre (4) types de cellules suivants les rayons de couvertures


:

16

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

> La macro cellule : de rayon de quelques dizaines de kilomètres couvre


une zone rurale ou suburbaine. Les antennes de ces cellules sont placées
sur des sites élevés tels qu'une colline, des pylônes (60 ; 80 ; 100m...).
> La petite cellule : de quelques kilomètres de rayon, est réservée pour la
couverture d'un environnement urbain. Les antennes sont localisées sur les
toits d'immeubles ou mats (3 ; 6 ; 9 ; 12m).

> La microcellule : de rayon inferieur à un kilomètre, est réservé pour un


environnement urbain dense. Les antennes de station de base sont situées
au-dessus du toit ou sur des mats.

> La pico cellule : de rayon de quelques dizaines de mètres est adaptée


pour la propagation à l'intérieur des bâtiments dans lesquelles les antennes
sont placées

2.4. Le motif

On appelle motif le plus petit groupe de cellule utilisant l'ensemble de la


bande de fréquence su système. Il est appelé aussi cluster. Ce motif est
répété sur tout l'espace à couvrir. L'emplacement optimal de station de
base doit permettre un recouvrement régulier. Le choix est porté sur
l'hexagone régulier qui est une figure géométrique permettant un pavage
facile le plus proche de la forme circulaire, par contre une représentation
circulaire et

peu pratique et peut apparaitre des zones de recouvrements ou des trous


de couverture.

Un motif hexagonal permet d'avoir un nombre plus faible de cellule et donc


à moins de sites. Il peut être configuré de la façon suivante :

> Motif X/Y(X : BTS ou site ; Y : cellule dans le motif)

> Motif a Y cellules

Couverture Couverture

théorique idéale

Figure 2: schéma d'un motif

17
2.5. Concept de mobilité

La mobilité des abonnés dans un réseau cellulaire a deux conséquences :

? Pour établir une communication, il faut savoir dans quelle cellule l'abonné
se trouve. C'est la fonction de gestion de localisation.

? Il doit y avoir continuité de la communication lorsque l'abonné passe


d'une cellule à une autre (transfert intercellulaire, communément appelé
handover).

Si la mobilité d'un abonné s'étend à plusieurs pays, des accords de


roaming doivent alors être passés entre les différents opérateurs pour que
les communications d'un abonné étranger soient traitées et aboutissent.

2.6. Le Handover

Le handover est un mécanisme fondamental dans la communication


cellulaire (GSM ou UMTS par exemple). Globalement, c'est l'ensemble des
opérations mises en oeuvre permettant qu'une station mobile puisse
changer de cellule sans interruption de service. Ce mécanisme permet
l'itinérance entre cellules ou opérateurs.

2.6.1. Nécessité d'un handover

Il existe trois cas où un handover est nécessaire :

? Rescue Handover : la station mobile quitte la zone couverte par une


cellule pour une autre. C'est la qualité de transmission qui détermine la
nécessité du handover, qualité indiquée par le taux d'erreur, l'intensité du
signal reçu, le niveau d'interférences et le délai de propagation.

? Confinment handover : la station mobile subirait moins d'interférences si


elle changeait de cellule (les interférences sont dues en partie aux autres
stations mobiles dans la cellule). La station mobile écoute en permanence
d'autres cellules pour mesurer la qualité d'une connexion à ces dernières.
De plus, chaque station mobile est synchronisée avec plusieurs BTS pour
être prêt en cas de handover.

? Traffic Handover : le nombre de stations mobiles est trop important pour


la cellule, et des cellules voisines peuvent accueillir de nouvelles stations
mobiles. Cette décision nécessite de connaître la charge des autres BTS.

18
Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM Le handover
tient compte de la direction du mouvement.

En GSM, dans tous les cas, le handover est du ressort du MSC (Mobile
services Switching Center ou Mobile Switching Center).

2.6.2. Types d' handover

La station Mobile MS ayant déjà un canal dans une cellule donnée (gérée
par un BSC et MSC donnés), il reçoit un nouveau canal. Il existe quatre
types de handover :

? Handover Intra-BSC : le nouveau canal est attribué à la MS dans la


même cellule ou une autre cellule gérée par le même BSC.

? Handover Intra-MSC : le nouveau canal est attribué à la MS mais dans


une cellule gérée par un autre BSC, lui-même étant géré par le même
MSC.

? Handover Inter-MSC : le nouveau canal est attribué dans une cellule qui
est gérée par un autre MSC.

? Handover Inter-Système : un nouveau canal est attribué dans un autre


réseau mobile que celui qui est en charge de la MS (exemple entre un
réseau GSM et un réseau UMTS).

2.7. Le Roaming

Le roaming désigne plus généralement la capacité des clients à accéder à


leurs services de téléphonie mobile (voix ou données) depuis différents
réseaux au fur et à mesure d'un déplacement. Cette fonctionnalité est
particulièrement utile en déplacement dans un pays étranger. Cette faculté
est possible du fait que le réseau mobile GSM conserve à chaque instant
une information sur la zone de localisation de l'abonné mobile.

Par abus de langage, le terme roaming désigne aujourd'hui


le roaming international. Pour un réseau de type Wi-Fi, ce terme est utilisé
pour évoquer le fait d'un changement de cellule ou de réseau (niveaux 2 ou
3) tout en restant en communication (voix ou données). Dans ce cas il s'agit
en fait d'unhandover plutôt que d'un roaming.
2.7.1. Roaming régional

L'abonné a le droit de roamer uniquement sur une région donnée. Dans les
premiers temps du réseau GSM, certains opérateurs mobiles avaient prévu
de proposer des offres restreintes à

19

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

une région. Avec le succès du GSM et la baisse des coûts du mobile, ce


type d'offre a disparu, sauf dans les départements d'outre-mer.

Quoique dans les pays de grande extension géographique et constitués de


plusieurs États (USA, Russie, Inde, Chine, etc.), ce genre de roaming peut
exister mais est à la limite de la notion entre roaming régional et roaming
national.

2.7.2. Roaming national

En français, le « roaming national » peut se traduire par « itinérance


nationale ». L'abonné peutroamer ou se localiser d'un opérateur mobile à
un autre dans un même pays.

Une autre exception profite aux opérateurs 3G ayant une licence UMTS
(opérateurs 3G) n'ayant pas de licence d'opérateur GSM. Dans ce cas,
pour des raisons de compétition loyale imposée par le régulateur national,
un accord de roaming national limité géographiquement et dans le temps
est trouvé entre l'opérateur 3G et un des opérateurs GSM du pays.

2.7.3. Roaming international

L'abonné peut aller roamer sur un opérateur d'un pays étranger. Bien
qu'inexact, il est devenu d'usage courant de réduire le terme « roaming »
au roaming international.

Pour permettre aux abonnés d'un opérateur mobile de passer en toute


transparence d'un réseau de communication sans fil à un autre, les deux
opérateurs mobiles passent un accord à plusieurs niveaux :

? contractuel ? commercial ? financier ? technique ? etc.

Tous les opérateurs téléphoniques mobiles passent des accords de ce type


d'un pays à l'autre pour permettre à leurs clients d'être en continuité de
service où qu'ils se trouvent. L'accord est toujours bilatéral pour permettre
aux abonnés de chaque opérateur d'aller roamer sur le réseau de l'autre
opérateur.

20

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

L'accord bilatéral est alors séparable en deux parties, roaming in et roaming


out, qui n'ont pas nécessairement le même montant.

? Roaming in ou inbound roaming : consiste pour un opérateur donné à


facturer les autres opérateurs pour lesquels les abonnés auraient utilisé son
réseau (exemple pour l'opérateur français : un abonné allemand visitant la
France et utilisant son téléphone mobile).

? Roaming out ou outbound roaming : consiste pour un opérateur donné


à recevoir des justificatifs de communication et à facturer ses abonnés en
conséquence.

2.8. Mécanisme de propagation des ondes radio mobiles

L'onde électromagnétique se propageant rencontre un ou plusieurs


obstacles qui vont la réfracter, la réfléchir, la diffracter, la diffuser. Il découle
une multitude d'onde retardée, atténuée et déphasée au niveau du
récepteur. Les obstacles rencontrés par le signal lors de son trajet de
l'antenne d'émission à l'antenne réceptrice agissent différemment sur le
signal. En effet la taille des obstacles vis-à-vis de la longueur d'onde du
signal, sa nature et sa forme engendre différents phénomènes. Les trois
principaux qui perturbent le signal sont : la réflexion, la diffraction, la
diffusion.

? La réflexion/réfraction : les phénomènes de réflexion et de réfraction


interviennent lorsque l'obstacle rencontré par l'onde a une taille très
supérieure et d'une très petite irrégularité devant la longueur d'onde du
signal

? La diffraction : ces phénomènes apparaissent lorsque le chemin de


propagation est obstrué par un obstacle imperméable aux ondes
électromagnétiques

? La diffusion : ce phénomène apparait s'il existe sur un trajet de l'onde un


paquet très dense d'objets de dimension de même ordre de grandeur
supérieure à la longueur d'onde
21

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Antenne

BTS

Diffraction

Pylone

Refraction

Diffusion

Reflexion

Immeuble

Arbre

Figure 3: schéma des différents obstacles lors d'une propagation d'onde

2.9. Les propriétés du canal radio

Entre l'antenne d'émission et l'antenne de réception le signal des pertes de


grande, moyenne et petite échelle

? Les pertes à grande échelle : elles définissent les fluctuations de la


puissance moyenne mesurée sur un déplacement ou sur un intervalle de
temps suffisamment grand. Ce sont des atténuations dues à la puissance
parcourue par l'onde : on les appelle Affaiblissement de parcours (AEL
`Affaiblissement en Espace Libre') ou Pathloss

? Les pertes à moyenne échelle : ce sont des variations du canal radio


mobile ou atténuation de la puissance du signal due aux obstacles
rencontrés : on les appelle `effets de masque' (Shadowing effect)
? Les pertes à petite échelle : ces pertes sont les fluctuations observées
sur un intervalle de temps et ou un déplacement suffisamment petit pour
négliger les évanouissements à grande échelle. Ce sont des atténuations
sont liées au trajet multiple : on les appelle Evanouissements (Fading
rapide)

2.10. Les dégradations subies par l'onde radio

L'onde radioélectrique au fur et à mesure qu'elle se propage dans son


environnement. Les principales caractéristiques sont :

? Pathloss(PL)

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Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

> Shadowing effect

> Fading rapide

> Brouillage dû aux bruits ambiants

> Brouillage dû aux interférences (co-canal et canal adjacent)

Les caractéristiques de la propagation dépendent :

> Morphologie du terrain

> La hauteur, la nature, la densité des bâtiments > La densité de la


végétation

> Et les conditions météorologiques

La plus forte atténuation subie par la puissance est due aux obstacles
soient naturelles (sol, arbres), soient artificiels.

Il existe deux conditions de propagation entre émetteur et récepteur :

> la propagation avec la visibilité directe (line-of-sight : los) : il n'y a aucun


obstacle entre émetteur et récepteur

> la propagation sans vision directe (non line-of-sight : NLos) : il s'agit de la


propagation d'un ou plusieurs obstacles entre émetteur-récepteur
2.11. Les principales caractéristiques du GSM

La norme GSM prévoit que la téléphonie mobile par GSM occupe deux
bandes de fréquences aux alentours des 900MHz :

> la bande de fréquence 890-915 [MHz] pour les communications


montantes (du mobile vers la station de base) ;

> la bande de fréquence 935-960 [MHz] pour les communications


descendantes (de la station de base vers le mobile). Comme chaque canal
fréquentiel utilisé pour une communication a une largeur de bande de 200
[kHz], cela laisse la place pour 124 canaux fréquentiels à répartir entre les
différents opérateurs. Mais, le nombre d'utilisateurs augmentant, il s'est
avéré nécessaire d'attribuer une bande supplémentaire aux alentours des
1800 [MHz]. On a donc porté la technologie GSM 900 [MHz] vers une
bande ouverte à plus haute fréquence. C'est le système DCS-1800 (Digital
Communication System) dont

23

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

les caractéristiques sont quasi identiques au GSM en termes de protocoles


et de service. Les communications montantes se faisant alors entre 1710 et
1785 [MHz] et les communications descendantes entre 1805 et 1880
[MHz].

Connaissant les différents canaux disponibles, il est alors possible


d'effectuer un multiplexage fréquentiel, appelé Frequency Division Multiple
Access (FDMA), en attribuant un certain nombre de fréquences porteuses
par station de base. Un opérateur ne dédie pas pour autant une bande de
fréquences par utilisateur, car cela conduirait à un gaspillage de ressources
radio étant donné qu'un utilisateur émet par intermittence. De plus, avec un
tel système, si une source parasite émet un bruit à une fréquence bien
déterminée, le signal qui se trouve dans la bande de fréquence contenant
le parasite sera perturbé.

Pour résoudre ces problèmes, on combine le multiplexage en fréquence à


un multiplexage temporel (appelé Time Division Multiple Access ou TDMA)
consistant à diviser chaque canal de communication en trames de 8
intervalles de temps (dans le cas du GSM). Pour être complet, signalons
qu'il existe encore une autre technique de multiplexage appelé Code
Division Multiple Access (CDMA), utilisée dans la norme américaine IS-95
ou promue pour l'UMTS.
Ainsi, avec le TDMA, il est par exemple possible de faire parler huit
utilisateurs l'un après l'autre dans le même canal.

On multiplie donc le nombre de canaux disponibles par unité de temps par


huit.

Ce chapitre est une partie dite introductive pour le reste du projet en


montrant les concepts de base d'un réseau mobile GSM donc comment est
présenté un réseau GSM dans une zone, comment assure-t-il la couverture
d'un réseau et quelles sont les différentes techniques qui rentrent en
oeuvre pour son fonctionnement.

24

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Chapitre II : Architecture et
composants du GSM

1. Présentation

1.1. Architecture en bloc du GSM

Le réseau GSM peut être divisé en trois sous-systèmes ou blocs:

? Le sous-système radio contenant la station mobile, la station de base et


son contrôleur. ? Le sous-système réseau ou d'acheminement.

? Le sous-système opérationnel ou d'exploitation et de maintenance.

Les éléments de l'architecture en bloc d'un réseau GSM sont repris sur le
schéma de la figure

OSS

Um A
MS

NSS

BSS

Terminal mobile Accès Radio coeur du réseau

Réseau d'accès

Figure 4: Architecture en bloc du GSM

1.2. Architecture détaillée du GSM

L'architecture du GSM peut être détaillée en mettant en évidence les


différents éléments qui composent les blocs. Les différents composants du
GSM sont interconnectés entre eux par des interfaces normalisées pour
pouvoir assurer la fonctionnalité suivante :

? La transmission des informations usagers et de signalisation

25

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

? La gestion des communications pour l'allocation des canaux ? La gestion


de la mobilité pour garantir la localisation et la sécurité ? La gestion des
communications pour le contrôle des appels et des SMS ? L'exploitation,
l'administration et la maintenance du réseau.

L'architecture détaillée est représentée sur la figure ci-dessous


Figure 5: architecture détaillée du GSM

2. Le sous-système radio(BSS)

Le sous-système radio gère la transmission radio. Il est constitué de


plusieurs entités dont le mobile, la station de base (BTS, Base Transceiver
Station) et un contrôleur de station de base (BSC, Base Station Controller).

1.1. La Mobile Station(MS)

La station mobile permet à tout utilisateur du réseau d'accéder aux


ressources radio afin de recevoir et d'émettre des informations.

Dans les anciens réseaux de radio mobile, le numéro par lequel un abonné
pouvait être appelé était numérisé par dans l'équipement terminal et
physiquement lié à l'équipement. Actuellement dans le GSM l'abonnement
(carte SIM) est séparé du terminal. La station mobile est composée de trois
entités :

26

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM


Figure 6: le MS

1.1.1. L'équipement

C'est l'appareil téléphonique (portatif) caractérisé par son IMEI


(International Mobile

Equipment Identity) `'*#06#».

V' Cet appareil peut être embarqué (classe 1 avec une puissance de
20watt).

V' Il peut être portable (classe2 ; de 8watt)

V' Il peut être portatif (classe4 ; 2watt) c'est ce qu'on utilise souvent

La classe3 (5watt)

1.1.2. La carte SIM

La carte SIM (Subscriber Identification Module) représente la carte


contenant toutes les informations relatives aux données d'abonnement de
l'opérateur (notre numéro : MSISDN et le IMSI qui est le numéro
international)

On distingue deux types deux types de carte SIM :

_ SIM-plug-in : de format carte de crédit pour les terminaux portables


embarquées et certains portatifs

_ micro-SIM : obtenu en découpant le micro-processeur d'une carte SIM-


plug-in. Elle est utilisée exclusivement pour les terminaux portatifs

Liste partielle des informations contenues dans une carte SIM

27

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Antenne (interne ou externe)

``'Couche physique»

'Couche liaison»
Couche

Module de traitement du signal et de logique

Module
d'alimentation

Module interface usager

Module Radio

Figure 7: Structure d'une MS

Le terminal mobile est composé principalement de quatre modules :

y' Le module radio : assure l'émission et la réception des signaux, la


modulation et la démodulation et synthèse des fréquences.

y' Le module de traitement du signal et de logique : contrôle le module


radio et assure les fonctions de traitement du signal, codage-décodage des
informations, chiffrement, mécanisme de protection et de correction des
erreurs.

y' Le module d'alimentation : il est composé d'interfaces nécessaires avec


différents types debatteries.

y' Le module d'interface usager : il s'agit du clavier, l'écran, le signal


d'alerte. Il est contrôlé par un logiciel d'interface home machine
y' L'antenne (interne, externe) : permet l'interfaçage physique avec le
réseau.

28

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

1.1.3. Les différents états d'un MS

La station mobile peut se mettre sous trois (3) états différents et jamais
simultanément. Il s'agit de l'état éteint, l'état veille ou oisif et l'état actif

Eteint

Extinction du terminal ou panne de batterie

Mise en route d

MS Extinction du terminal

ou panne de batterie

IDle ou oisif

Actif

Demande Fin de connexion

de connexion

pour appeler ou être appelé

Figure 8: différents états d'un MS


1.2. La station de base BTS (Base Transceiver Station)

Une BTS est un élément d'un site radio ou d'une station de base. C'est un
bâtit dans lequel sont logés des modules électroniques appelés transceiver
(TRX)

29

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM Figure 9:


aperçu d'une BTS

Un TRX est un émetteur récepteur qui assure l'émission et la réception


d'une trame de canaux full duplex : trame TDMA

Il existe deux (2) types de BTS :

> la BTS Standard : est installé dans les locaux techniques en Indoor et
Outdoor. Elles sont caractérisées par une puissance de 20 à 30 watt

> la micro BTS : de puissance 0,25 à 5 watt, est un équipement intégré


installé dans les zones urbaines denses ou dans les stations métro,
supermarché, aéroport, etc.

Connecteur

Jumpers
Standard en Indoor

Outdoor

Pylone/mat

Connecteur

BTS

Jumpers

Toit

BTS

TRX

BTS

Micro BTS

Bâtiment BTS

BTS Standard

Figure 10: différentes BTS

Une BTS est chargée de la transmission radio : modulation, démodulation,


codage, correction d'erreurs. Elle gère toute la couche physique, c'est-à-
dire le multiplexage TDMA, le chiffrement, etc. La BTS assure également la
gestion de la couche liaison de donnée pour l'échange de signalisation
entre les mobiles et l'infrastructure, tout en réalisant l'ensemble des
mesures radio, l'augmentation du taux de réutilisation de fréquence

On distingue deux types de configuration site suivant le type d'antenne


utilisée

> Ox=Site Omni direction (une seule cellule ou un secteur) avec x-TRX

> Sxyz=Site sectoriel avec 3 secteurs ou cellules dont :

V' le premier secteur compte x-TRX

V' le second compte y-TRX

V' le troisième secteur compte z-TRX

30

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM


Un secteur est identifié par l'azimut et le tilt de l'antenne.

L'azimut est l'angle de l'axe du lobe principal de l'antenne par rapport au


nord. Donc c'est l'orientation de l'antenne par rapport au nord obtenue par
une boussole, sa valeur est comprise entre 0 et 36° nécessaire pour vérifier
qu'une communication se déroule normalement.

Le tilt est l'angle entre l'axe de l'antenne et la verticale. C'est aussi l'angle
d'inclinaison de l'antenne vers le bas et vers le haut, sa valeur est comprise
entre 0 et 10°

Uptilt Downtilit

Figure 11: antenne radio

1.2.1. Les composants d'un site radio

Chaque site radio comporte :

? Un pylône au moins sur lequel sont fixées les antennes

? Des équipements radio (TRX, TRE) sont abrités généralement au pied du


pylône. Ils assurent la communication radio

? Les antennes assurent l'interfaçage physique entre le réseau et les


utilisateurs

? La liaison entre les antennes et les TRX sont assurées par des câbles
coaxiaux appelés feeders

? Une BTS pour assurer les fonctions d'émission et de réception radio. Les
mesures radio sont transmises au BSC via l'interface A-bis

1.2.2. Les types d'antennes et configuration de site

Dans le réseau mobile GSM, deux types d'antennes sont déployés :

31

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM


? Les antennes omni directionnelles : rayonnent dans toutes les directions
de la même façon ; alors un site radio dans ces conditions-là est égal à une
cellule

? Les antennes sectorielles : sont orientées dans une direction donnée pour
une bonne couverture de cette zone ; un site radio dans ce cas est égal à
plusieurs cellules.

L'utilisation des antennes est plus avantageuse car elle permet :

? Une amélioration de la portée sans faire recours à l'augmentation de la


puissance d'émission

? Augmentation de la capacité du réseau

1.3. Le contrôleur de base : BSC (Base Station Controller)

Le contrôleur de station de base gère une ou plusieurs stations de base et


communique avec elles par le biais de l'interface A-bis. Ce contrôleur
remplit différentes fonctions tant au niveau de la communication qu'au
niveau de l'exploitation.

Pour les fonctions des communications des signaux en provenance des


stations de base, le BSC agit comme un concentrateur puisqu'il transfère
les communications provenant des différentes stations de base vers une
sortie unique.

Dans l'autre sens, le contrôleur commute les données en les dirigeant vers
la bonne station de base. Dans le même temps, le BSC remplit le rôle de
relais pour les différents signaux d'alarme destinés au centre d'exploitation
et de maintenance. Il alimente aussi la base de données des stations de
base. Enfin, une dernière fonctionnalité importante est la gestion des
ressources radio pour la zone couverte par les différentes stations de base
qui y sont connectées. En effet, le contrôleur gère les transferts
intercellulaires des utilisateurs dans sa zone de couverture, c'est-à-dire
quand une station mobile passe d'une cellule dans une autre. Il doit alors
communiquer avec la station de base qui va prendre en charge l'abonné et
lui communiquer les informations nécessaires tout en avertissant la base de
données locale VLR (Visitor Location Register) de la nouvelle localisation
de l'abonné.

C'est donc un maillon très important de la chaîne de communication et il


est, de plus, le seul équipement de ce sous système à être directement
gérable (via l'interface X25 qui le relie au sous-système d'exploitation et de
maintenance).
Il existe différentes configurations BTS-BSC. Ils sont généralement liés en
configuration chainée ou en étoile

32

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

BTS 1

BTS 5

LS

LS

BSC

BTS

LS

LS

LS

BTS 4

BTS 3
BTS 2

Figure 12: antenne radio

BTS

FH FH

BSC

BTS

BTS

BTS

BTS

Figure 13: configuration chainée

33

34

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

1.4. Le TRAU (Transcoder Rate Adaptation Unit)


C'est un transcodeur utilisé dans le réseau GSM pour convertir un signal 13
kbps en un signal de 64 kbps et vis-versa. Le TRAU assure la liaison entre
le BSC et le MSC par deux (2) interfaces :

? L'interface A-ter en provenance du BSC ? L'interface A en provenance du


MSC

BSS

TRAU

MSC

Um

A-bis

BSC

A-ter

Figure 14: composants BSS-NSS

Le TRAU est l'élément important du BSS car c'est l'équipement qui réalise :
BTS

? La conversion entre les signaux 16 kbps échangés avec le BSC et ceux à


64 kbps reçus du MSC

? Le codage-décodage de la parole et l'adaptation du débit

? La réduction et du nombre des voies terrestres nécessaires entre le BSC


et le TRAU en effectuant le multiplexage-démultiplexage des voies 16 kbps
sur des intervalles de temps 64 kbps
TRAU

16

16 16 16 16

64

64

Figure 15: schéma d'un TRAU

Tous les signaux qui sont au niveau du NSS sont numériques

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

3. Le sous-système réseau (BSS)

Le sous-système réseau, appelé Network Switching Center (NSS), joue un


rôle essentiel dans un réseau mobile. Alors que le sous-réseau radio gère
l'accès radio, les éléments du NSS prennent en charge toutes les fonctions
de contrôle et d'analyse d'informations contenues dans des bases de
données nécessaires à l'établissement de connexions utilisant une ou
plusieurs des fonctions suivantes : chiffrement, authentification ou roaming.

Le NSS est constitué de :

? Mobile Switching Center (MSC)

? Home Location Register (HLR) / Authentication Center (AuC)

? Visitor Location Register (VLR)

? Equipment Identity Register (EIR)

3.1. Le MSC (Mobile Service Switching Center)


Le centre de commutation mobile est relié au sous-système radio via
l'interface A. Son rôle principal est d'assurer la commutation entre les
abonnés du réseau mobile et ceux du réseau commuté public (RTC) ou de
son équivalent numérique, le réseau RNIS (ISDN en anglais). D'un point de
vue fonctionnel, il est semblable à un commutateur de réseau ISDN, mis à
part quelques modifications nécessaires pour un réseau mobile. De plus, il
participe à la fourniture des différents services aux abonnés tels que la
téléphonie, les services supplémentaires et les services de messagerie. Il
permet encore de mettre à jour les différentes bases de données (HLR et
VLR) qui donnent toutes les informations concernant les abonnés et leur
localisation dans le réseau. Les commutateurs MSC d'un opérateur sont
reliés entre eux pour la commutation interne des informations. Des MSC
servant de passerelle (Gateway Mobile Switching Center, GMSC) sont
placées en périphérie du réseau d'un opérateur de manière à assurer une
interopérabilité entre réseaux d'opérateurs.

3.2. Le VLR (Visitor Location Register)

Le VLR est une base de données de localisation locale. Il mémorise les


informations concernant les abonnés présents dans une zone le plus
souvent gérés par un MSC. Il est souvent associé à un MSC. Le VLR
contient des données identiques au HLR avec le TMSI en plus. Les
informations du VLR suivent le mobile lors de ses déplacements : elles sont
dynamiques suivant la zone de localisation ou se trouve l'abonné.

35

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

3.3. Le HLR (Le Home Location Register)

C'est une base de données contenant toutes les informations


confidentielles relatives aux abonnés de localisation nominale car elle gère
les abonnés d'un réseau GSM. Il mémorise le profil de chaque abonné :

> Identité internationale de l'abonné utilisé dans le réseau (IMSI)

> Le numéro d'annuaire de l'abonné (MSISDN)

> Les informations de chiffrement (Ki, Kc)

> Le profil d'abonnement (service supplémentaire autorisé, autorisation


d'appel
international, etc.)

Ces données sont rentrées (saisies) par l'opérateur à partir de leur système
d'administration. Elle varie peu dans le temps

Le HLR mémorise pour chaque abonné le numéro du VLR ou il est


enregistré. Cette localisation est effectuée à partir des informations émises
par le terminal à travers le réseau. L'implantation du HLR peut être
centralisée ou décentralisée. Le HLR peut gérer plusieurs centaines de
milliers d'abonnés et il constitue une machine spécifique. Le HLR peut être
intégré dans le MSC et les données d'un abonné sont alors physiquement
stockées sur le MSC. Dans ce cas les échanges de signalisation sont
minimisés

3.4. L'AuC (Authentification Center)

C'est une base de données dédiée aux opérateurs d'authentification des


différents utilisateurs du réseau. Il mémorise pour chaque abonné une clé
secrète utilisée pour authentifier les demandes de service et pour chiffrer
les communications. L'AuC est en général associée à chaque HLR.
Lorsqu'un abonné passe une communication, l'opérateur doit pouvoir
s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un usurpateur : l'AuC remplit cette fonction de
protection de communauté (cryptage).Pour ce faire, les normes GSM
prévoient deux mécanismes :

> Le chiffrement des transmissions radio. Remarquons qu'il s'agit d'un


chiffrement faible, qui ne résiste pas longtemps à la crypto-analyse

> L'authentification des utilisateurs du réseau au moyen d'une clé Ki, qui est
à la fois présente dans la station mobile et dans le centre d'authentification.

L'authentification s'effectue par résolution d'un défi sur base d'un nombre
aléatoire RAND généré aléatoirement et envoyé au mobile. À partir de ce
nombre, un algorithme identique

36

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

(algorithme A3) qui se trouve à la fois dans la carte SIM et dans l'AuC
produit un résultat sur base de la clé Ki et du RAND.

Dès lors, lorsqu'un VLR obtient l'identifiant d'un abonné, il demande, au


HLR du réseau de l'abonné, le nombre RAND servant au défi et le résultat
du calcul signé SRES afin de le comparer à celui qui sera produit et envoyé
par le mobile. Si les résultats concordent, l'utilisateur est reconnu et
accepté par le réseau.

Grâce à ce mécanisme d'authentification, un VLR peut accueillir un mobile


appartenant à un autre réseau (moyennant un accord préalable entre
opérateurs de réseau !) sans qu'il ne soit nécessaire de divulguer la clé de
chiffrement du mobile.

3.5. L'EIR (Equipment Identity Register)

L'EIR est une base de données annexe contenant les identités des
terminaux (IMEI). Elle peut être consultée lors de demande de service d'un
abonné pour vérifier que le terminal utilisé est autorisé à fonctionner sur le
réseau. L'identité d'un terminal contient un numéro d'homologation commun
à tous les terminaux d'une même série. Un numéro identifiant l'usine
d'assemblage et un numéro spécifique au terminal et un numéro spécifique
au terminal

L'accès au réseau peut être refusé parce que le terminal n'est pas
homologué, parce qu'il perturbe le réseau ou bien parce qu'il a fait l'objet
d'une déclaration de vol. On distingue alors 3 listes dans EIR :

? Une liste blanche contenant l'ensemble des numéros homologués ? Une


liste noire contenant les terminaux volés et interdits d'accès ? Une liste
grise contenant des terminaux.

4. Le sous-système opérationnel(OSS)

L'administration du réseau comprend toutes les activités qui permettent de


mémoriser et de contrôler les performances et l'utilisation de ressources de
façon à offrir un certain niveau de qualité de service aux usagers.

Les différentes fonctions d'administration comprennent :

? L'administration commerciale (déclaration des abonnés, des terminaux,


facturation, statistiques);

? La gestion de la sécurité (détection d'intrusion, niveau d'habilitation),

37

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM


> l'exploitation et la gestion des performances (observations du trafic et de
la qualité, changement de configuration pour adapter la charge du réseau,
surveillance de mobile de maintenance.

> Le contrôle de la configuration du système (mise à niveau et logiciel,


introduction de nouveaux équipements et de nouvelles fonctionnalités) la
maintenance (détection des défauts, tests d'équipements)

Le système d'administration a pour but de rationaliser l'organisation des


opérations de maintenance et de définir les conditions techniques d'une
supervision efficace et économique de la qualité de service. Il est conçu
selon le concept TMN (Télécommunications Management Network). Il
existe deux niveaux d'administration:

> Les OMC (Operation and Maintenance Center -R ou S pour Radio ou


Switch) > Le NMC (Network Management center)

Le NMC permet l'administration générale de l'ensemble du réseau et un


contrôle centralisé, alors que les OMC permettent de superviser localement
les équipements.

5. Les interfaces et canaux utilisés

La bande radio représente la ressource rare et le premier choix


architectural fût le découpage du spectre alloué dans un plan temps /
fréquence pour obtenir des canaux physiques pouvant supporter une
communication téléphonique.

5.1. Les différentes interfaces

> L'interface Um : C'est l'interface entre les deux sous-systèmes MS


(Mobile Station) et le BSS (Base Station Sub-system. On la nomme
couramment « interface radio » ou « interface air »

> L'interface A : C'est l'interface entre les deux sous-systèmes BSS (Base
Station Sub System) et le NSS (Network Sub System).

> L'interface X.25 : Cette interface relie le BSC au centre d'exploitation et


de

maintenance (OMC). Elle possède la structure en 7 couches du modèle


OSI.
> L'interface A-bis : La couche physique est définie par une liaison PCM à 2
Mbps (recommandation de la série G de l'ITU) et la couche liaison de
données est composée du protocole Link Access Protocol D-channel
(LAPD). Comme le canal de liaison PCM a un débit unitaire de 64 kbps et
que le débit par canal radio GSM est de 13

38

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

kbps, il faut donc adapter le débit. Cette fonction est appelée transcodage
et elle est réalisé le TRAU. Deux solutions sont techniquement possibles et
rencontrées dans les réseaux GSM permettant de multiplexer quatre
canaux à 13 kbps pour produire un canal à 64 kbps et de faire passer le
débit de chaque canal à 64 kbps. Tout est affaire de compromis et de choix.
L'avantage de la première solution est de diminuer le débit entre la station
de base et le BSC où le trafic est fortement concentré. La seconde solution
offre par contre l'avantage de banaliser les équipements du système en
ramenant tous les équipements à 64 kbps. Souvent, la deuxième solution
est utilisée au niveau des commutateurs et la première au niveau du BSC
afin de garder l'avantage du faible débit de parole.

Par ailleurs, il en existe bien d'autres d'interfaces que seront illustrés dans
le tableau ci-dessous :

Nom Localisation Utilisation


Um MS-BTS Interface radio
A-bis BTS-BSC divers
A BSC-MSC divers
C GMSC-HLR Interrogation HLR appel
entrant
SM-GMSC-HLR Interrogation HLR SM sortant
VLR-HLR Gestion information abonnés
D HLR-VLR Services supplémentaires
E MSC-SM-GMSC Transport SM
MSC-MSC Exécution de Handover
G VLR-VLR Gestion information abonnés
F MSC-EIR Vérification terminal
B MSC-VLR Divers
H HLR-AuC Authentification
Tableau 1: différents interfaces

5.2. L'interface radio

L'interface radio représente le maillon faible de la chaine de transmission


qui permet de relier un utilisateur mobile au réseau. C'est sur cette interface
que le système doit faire face aux

39

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

différents problèmes que pose le medium radio. Il représente la ressource


rare et le premier choix architectural fût le découpage du spectre alloué
dans un plan temps / fréquence pour obtenir des canaux physiques
pouvant supporter une communication téléphonique.

5.2.1. Multiplexage fréquentiel

Le GSM opère dans la bande des 900 MHz, où 2 fois 25 MHz de bande ont
été alloués. Les deux parties correspondent au sens montant et au sens
descendant de la liaison (uplink et downlink). La largeur des canaux étant
de 200 kHz, on obtient 124 canaux duplex. Le GSM utilise les canaux 63 à
124. Les bandes des deux liaisons ont en outre été séparées par 20 MHz,
ce qui porte à 45 MHz l'écart duplex. Sur une bande, on émet des signaux
modulés autour d'une fréquence porteuse qui siège au centre de la bande.

Aussi, si on indique par Fu les fréquences porteuses montantes et par Fd


les fréquences porteuses descendantes, les valeurs de fréquence porteuse
valent :

Fu(n) = 890, 2+ 0, 2 X (n - 1) [MHz]

Fd(n) = 935, 2+ 0, 2 X (n - 1) [MHz]

5.2.2. Multiplexage temporel

Pour le GSM, chaque porteuse est divisée en intervalles de temps (IT)


appelés slots. La durée d'un slot a été fixée à Time-Slot = (75/130) ms =
0.5769 ms. Un slot accueille un élément de signal radioélectrique appelé
burst.
A chaque time slot, on associe un nombre connu par la station de base
(BS) et le mobile (MS). Le numérotage des slots est cyclique de durée 3,5
heures. L'accès TDMA (Time Division Multiple Access) permet de partager
entre différents utilisateurs une bande de fréquence donnée et, sur une
même porteuse, les slots sont regroupés par paquet de 8 : T-TDMA =
8.Tslot = 4,6152 ms. Chaque utilisateur utilise alors un slot de la trame
TDMA.
1212412124

Liaison montante Liaison descendante

Durée de TS
= 577us

TS: Time-Slot

Temps

4.615 ms

Figure 16: interface radio

40

5.3. Les canaux logiques

L'interface radio représente la partie délicate de la chaîne de transmission


et le système doit faire face aux différents problèmes du lien mobile-
réseau au niveau de la propagation (atténuation, évanouissements,
interférences...), mais aussi au niveau de la gestion du réseau : il est
nécessaire d'avoir des fonctions de contrôle pour que le mobile se rattache
à la station de base la plus favorable, pour établir et surveiller le
déroulement d'une communication ou encore assurer le handover.
L'utilisation de canaux logiques va permettre une utilisation efficace des
ressources radio et une qualité de service satisfaisante. Parmi ces canaux
on distingue les canaux dédiés (TCH et SDCCH), c'est à dire alloué à un
mobile. Les autres

canaux sont des canaux partagés entre mobiles.


Canaux dédiés : « Dedicated Channel ».
5.3.1. Les canaux de diffusion (BCH)

? Le FCCH : Le canal FCCH (Frequency Correction CHannel) permet aux


mobiles de se caler sur la fréquence nominale de la station de base. C'est
un signal sinusoïdal parfait de fréquence f0 permettant un calage fin de
l'oscillateur du mobile et il est émis environ 20 fois par seconde

? Le SCH : Le canal SCH (Synchronisation CHannel) fournit au mobile tous


les éléments nécessaires à une complète synchronisation avec la station
de base et il permet de caractériser la voie balise par un marquage spécial.
On peut alors distinguer

deux types de synchronisation

synchronisation fine : détermination du TA (Timing Advance). La BTS


effectue une estimation du temps de propagation aller-retour à partir du
burst RACH émis par le mobile, et le paramètre TA ainsi calculé sera
transmis de manière logique via le canal AGCH.

? Le BCCH : Le canal BCCH (Broadcast Control CHannel) permet de


diffuser des données caractéristiques de la cellule. Il comprend la diffusion
régulière d'informations systèmes de plusieurs types, et cette diffusion est
plus ou moins rapide suivant la nécessité du mobile. Ces informations
déterminent les règles d'accès à la cellule : paramètres de sélection de la
cellule, numéro de zone de localisation, les paramètres RACH donnant les
règles d'accès aléatoire, indication au mobile des slots à écouter pour
détecter les appels diffusés, description de l'organisation du canal CBCH,
connaissance des fréquences des voies balises des cellules voisines.
Canaux de contrôle communs : « Common Control Channel ».

41

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

5.3.2. Les canaux de contrôle commun(CCCH)

> Le canal RACH : Le canal RACH (Random Access CHannel) est un canal
de contrôle partagé par un ensemble de mobiles qui leur permet de se
signaler au réseau pour effectuer une opération telle que la localisation,
l'envoi de messages courts, l'appel normal, ...

> Le PCH : Le canal PCH (Paging CHannel) supporte l'ensemble des


appels en diffusion (Paging). Lorsque l'infrastructure désire communiquer
avec un mobile, pour un appel ou une authentification par exemple, elle
diffuse l'identité du mobile sur un ensemble de cellules et les messages
sont transmis sur le canal PCH. La réponse du mobile s'effectue alors de
manière aléatoire sur la cellule dans laquelle il se trouve sur le canal
RACH.

> L'AGCH : Le canal AGCH (Access Grant CHannel) permet d'allouer un


canal de signalisation lorsque l'infrastructure reçoit une requête du mobile.
On peut alors identifier, authentifier et déterminer la demande du mobile. Le
message d'allocation contient le numéro de porteuse et de slot, ainsi qu'une
description du saut de Fréquence FH.

> Le CBCH : Le canal CBCH (Cell Broadcast CHannel) diffuse aux usagers
de la cellule des messages courts comme des informations routières,
météo, ...

5.3.3. Les canaux dédiés (DCH)

> Le SDCCH (Standalone Dedicated Control Channel) : Il permet au mobile


et au réseau de négocier l'allocation d'un TCH, la mise à jour de
localisation, l'authentification de l'usager, la commande de chiffrement, ...

> Le TCH (Trafic Channel) : C'est un canal utilisé pour la transmission des
données utiles. Il effectue la transmission de la parole à 13 kbps (TCH/FS),
à 5,6 kbps en demi-débit (TCH/HS) ou des données à 12 kbps.

> Le SACCH : On ne peut pas dédier un canal à un mobile sans effectuer


un contrôle constant pour ajuster des paramètres afin de conserver une
bonne qualité de communication. Associé aux canaux SCH et SDCCH, le
canal de contrôle SACCH (Slow Associated Control CHannel) permet d'en
effectuer la supervision (contrôle de puissance, contrôle de la qualité du
lien radio, compensation du délai de propagation par le mécanisme
d'avance en temps, gestion des mesures des stations voisines).

42

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

? Le FACCH : Le canal SACCH permet d'écouler différents types de


contrôles ou de signalisation mais son débit étant trop faible, il ne convient
pas aux actions rapides comme le handover. Si le canal alloué est un TCH,
on suspend la transmission des informations usagers afin d'écouler la
signalisation. On obtient donc un autre canal de signalisation, le FACCH
(Fast Associated Control Channel), on utilise alors une partie de la
capacité. Si le canal alloué est un SDCCH, il peut écouler lui-même la
signalisation comme par exemple un handover.

Dans ce chapitre, il a été question de montrer aussi bien théoriquement que


par des représentations figurées l'architecture globale et détaillée du
réseau mobile GSM ainsi que les différents éléments le composant à
travers lesquels nous avons eu à parler des sous-systèmes, des interfaces
et des canaux étant utilisés.

43

Chapitre III : La Qualité de Service :


Principe et Caractéristiques

1. Introduction

Le terme QoS a une signification très importante dans le domaine des


télécommunications. L'objectif de ce chapitre est de rattacher le projet à
son cadre théorique à rappeler l'évaluation de la qualité de service et des
performances qui sont des notions fondamentales de la technologie GSM.
En effet l'évaluation de l'état du système et la détection des
disfonctionnements sont des tâches primordiales pour que l'opérateur
puisse avoir une maîtrise sur le réseau et mener à bien ses actions et
interventions de maintenance. Les réseaux mobiles d'une manière générale
ont une particularité par rapport aux réseaux fixes surtout lorsqu'il s'agit
d'évaluer ses performances. Le terme de qualité de service a une
signification spécifique dans le monde de communication réseaux mobiles.
Il se rapporte à la rentabilité et à la fiabilité du réseau et de ses services

2. Les principes de la QoS dans les réseaux mobiles

2.1. Définition

La Qualité de service est définie dans la recommandation E-800 de l'UIT


par « un effet global produit par la qualité de fonctionnement d'un service
qui détermine le degré de satisfaction de l'usager d'un service ».

Dans le contexte actuel, la Qualité de service est devenue un facteur


déterminant pour les opérateurs de télécommunication qui se sont donc
aperçus que la qualité de leurs services et de leurs prestations doit être
constamment contrôlée et suivie d'une part pour connaître l'état de
fonctionnement de leurs infrastructures et d'une autre part pour pouvoir
améliorer leurs compétitivités.

Pour simplifier et pour faciliter la compréhension et la mise en place d'une


approche simple de qualité de service, les principes suivants sont définis :

? La qualité de service ne concerne que l'ensemble des propriétés,


caractéristiques et paramètres pouvant être choisis, mesurés et comparés
à des valeurs limites (valeur seuil).

? Evaluation de la qualité de service peut réduire quelques caractéristiques


essentielles de qualité. Il n'est pas nécessaire de définir et mesurer chaque
propriété des dispositifs de service.

44

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Il est important de définir un ensemble commun d'outils pour fournir des


résultats comparables, non seulement pour faire face à la concurrence,
mais aussi pour fidéliser la clientèle.

2.2. Les paramètres de performance

2.2.1. Les indicateurs de qualité de service

Un indicateur est une valeur basée sur un ou plusieurs compteurs et qui est
représentatif des performances du réseau. Les indicateurs de qualité de
service BSS ont pour objectifs de : > Identifier les défauts dans les
éléments du sous-système radio et d'établir les actions correctives pour
gérer la qualité de service ;

> Détecter et identifier les problèmes radio d'une cellule et aider les équipes
d'optimisation radio à analyser la situation et à définir les actions correctives
(changement de fréquence, ajustement d'un paramètre. . .) ;

> Suivre des changements du sous-système radio :

> Modèle de trafic

> Charge du trafic

> Rendement du réseau


> Gains obtenus en changeant de version software.

> Prévoir le comportement du réseau selon l'évolution du trafic.

Les indicateurs radio sont établit à partir des compteurs de performance


fournit par le centre d'opération et d'entretien du sous-système radio
OMC_R. L'OMC_R possède différents types de compteurs qui sont
organisés sur 3 classes :

> Compteurs cumulatifs : le compteur est incrémenté à chaque fois où


l'évènement compté aura lieu. Il est réinitialisé quand une nouvelle période
est commencée. Il

indique juste le nombre d'évènements qui ont eu lieu dans une période de
temps.

> Compteurs statiques : ce sont des données statiques collectées


relativement à l'état d'une ressource spécifique.

> Evénements d'observations : ce sont des observations sur un événement


système. Par exemple, l'événement Channel seizure time for an SDCCH
est un compteur d'observation qui indique le temps et la date quand le
SDCCH est mesuré.

45

2.2.2. Les indicateurs clés de performance

La QoS dans les réseaux mobiles est évaluée par des indicateurs de
paramètre de performance (Key Performance Indicator (KPI)).Les
indicateurs clés de performance correspondent aux mesures donnant une
information sur les performances du réseau ou d'un processus. ). Les KPI
sont obtenus à l'aide de formules et par la compilation des différentes
données. Les KPI évaluent essentiellement le maintien de l'appel, le
volume de trafic, la qualité du service sur l'ensemble du réseau. Les KPI
permettent, ainsi, de détecter les cellules en faute, les heures de pointe. Un
seuil limite est déterminé pour chaque KPI, s'il est dépassé une alarme est
envoyée à la supervision pour indiquer la présence d'un problème sur la
fonction que la KPI mesure

Il s'agit aussi de la classe de QoS évaluée par ces derniers : il existe


plusieurs classes de KPI comme l'indique la figure suivante :
1

Installation

réseau

Disponibilité du réseau

Bareette sur

l `écran

duréseau

Accessibilité du réseau

Etre appelé ou

3 Accessibilité au service appeller

Continuité au service

Intégrité au service

Etre sur de la
fiabilité des
informations
(authentification
et chiffrement-
TMSI)

Eviter les

interruption de

service temporel

Figure 17: classe des KPI


2.3. Les difficultés encourues lors des procédures

Les différentes procédures (immediate assignment, normal assignment,


handover, Directed retry) ont presque le même formalisme. Le diagramme
de la figure ci-dessous décrit les problèmes intervenants lors de la
réalisation de ces procédures.

46

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

.Figure 16 : problèmes encourus lors des procédures

2.3.1. Problèmes de coupure d'appel

Ce sont les problèmes les plus gênants du côté de l'abonné. Les différentes
causes de ce problème sont les suivantes :

? Coupure pour cause BSS : Ce genre de problème nécessite l'intervention


de l'équipe OMC pour vérifier si les coupures sont causées par une
défaillance matérielle interne au BSC ou si c'est un problème de
transcoder.

? Coupure pour cause Handover : si la tentative de handover échoue et si


le mobile ne réussit pas à reprendre son ancien canal, l'appel est coupé.

. Coupure pour défaillance radio : l'appel est coupé suite à un problème de


l'interface air. Les causes peuvent être une mauvaise couverture de la
cellule si la plupart des handover se font sur qualité ou sur niveau ;

? Une ou plusieurs fréquences de la cellule sont interférées ;


? Un problème avec les aériens de la cellule (antenne, câbles feeder. . .),
surtout si le

handover se fait pour la plupart du temps sur niveau de champ du lien


montant.

2.3.2. Les problèmes d'échec de handover

Pour l'échec des handover sortant : Au cas où l'échec est lors de la phase
de préparation les causes peuvent être :

? Les cellules cibles sont congestionnées

47

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

> Connexions défectueuses sur les interfaces A au cas d'un handover inter-
BSC;

Dans le cas où l'échec se situe à la phase exécution (échec de handover


sur les canaux alloués) la cause est l'échec radio ou BSS sur la cellule
cible. Dans ce cas le mobile retourne à son ancien canal, l'appel n'est pas
coupé mais le handover a échoué.

2.3.3. Les problèmes d'échec d'établissement d'appel

Si une cellule présente un échec d'établissement d'appel on doit véri.er un


ensemble de point pour dégager les causes :

> Si la zone est bien couverte, on doit véri.er si la cellule est congestionnée
(congestion TCH ou SDCCH) ;

> Si le taux de coupure de canaux SDCCH est élevé on vérifie les causes
du handover ; > S.il n'y a pas de drop SDCCH, on vérifie le taux d'échec
d'établissement du lien TCH Les causes peuvent être un échec BSS
(panne matérielle) ou un échec radio.

2.4. Les critères de performance

Les critères qui rentrent dans l'estimation de la qualité de service d'un


réseau peuvent être classés en deux grandes catégories :
2.4.1. Les critères de performance chez l'opérateur

Il s'agit des aspects techniques en rapport avec des diverses technologies


et composants

du réseau.

Ils font référence au cout consenti par l'opérateur pour

> Déployer le réseau

> Assurer son évolution

> Maintenir son fonctionnement

L'opérateur cherche alors à minimiser ses couts tout en garantissant une


bonne qualité de

service.

2.4.2. Les critères de performance chez l'utilisateur

Les critères décrivent la performance du réseau tel qu'elle est perçue par
les utilisateurs

Ces critères sont directement mis en rapport avec les attentes des abonnés
et affectent profondément le degré de satisfaction de service.

48

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Ces attentes sont principalement liées à :

> La disponibilité du réseau (probabilité d'obtention d'un nouvel appel)

> Le maintien de la communication (probabilité de coupure d'une


communication)

> La qualité auditive de la voix (puissance du signal, brouillage). Ces


aspects sont

dépendant des mécanismes de fonctionnement du réseau (radio) tel que :

V' Couverture du réseau (RxLev)


V' Capacité du réseau (Taux de blocage)

V' Taux de congestion

V' Maintien de la communication (Taux de coupure)

V' Les interférences (qualité de la communication)

Etc.

Les opérateurs se fixent des objectifs sur la qualité de prestation de leur


service. Ces objectifs

sont importants car ils conditionnent la situation concurrentielle de


l'opérateur

3. Les mesures de performance

3.1. Structure des mesures de performance

Les mesures de performances peuvent être classées sur la base des


informations qu'elles apportent en cinq grandes classes bien que nous
verrons plus loin d'autres critères de classement. Ainsi, on relève :

> Mesures relatives à la correction et la détection des erreurs : Pendant la


phase de planification, les sources d'erreurs, comme par exemple les
phénomènes d'interférences, sont multiples mais aussi pas évident à
prévoir. Les mesures de performances permettent la détection de ces
erreurs

> Mesures relatives à la charge de trafic écoulé : Les mesures de la charge


de trafic établies dans une cellule ou dans tout le réseau offrent des
données indispensables pour améliorer l'exploitation des canaux et des
ressources radio

> Mesures relatives à la disponibilité des ressources (Resource Availability


Measurement) : Grâce à cette catégorie de mesures, il est possible de
gérer et de connaître la disponibilité des ressources radio et de connaître à
tout moment si des ressources sont actives ou inactives. Les indicateurs
relatives aux entités suivantes sont d'une grande utilité dans ce contexte :
TCH, SDCCH, BSC, BTS, TRX, SS7Links, PCM connections.

49
Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

> Mesures relatives à la qualité de service: Connaître la qualité de service


permet de fournir aux abonnées de façon instantanée une bonne qualité de
communication. Les mesures de performances permettent donc de
trancher sur la qualité des services fournis par l'opérateur. Les différentes
mesures et combinaisons de mesures mises en oeuvre dans l'appréciation
de la QoS seront traitées plus loin.

> Mesures à usage statistique : Les mesures de performances peuvent être


très utiles pour le service Marketing de l'opérateur. Ainsi, sur la base des
données fournies par les mesures, l'opérateur peut modéliser le
comportement de ses abonnées ; à titre d'exemple, si les mesures
présentent des périodes à bas trafic téléphonique, il sera intéressant de
lancer des promotions incitant les clients à communiquer pendant ces
mêmes périodes. La même procédure peut s'appliquer si on raisonne sur
les zones de couvertures au lieu des périodes.

3.2. Les compteurs OMC

Le principe des compteurs OMC se résume dans le comptage des


messages (événements) au niveau des interfaces A et A-bis. L'OMC-R
gère le BSS, il se charge de la gestion des performances, les mesures se
basent sur la collecte des compteurs calculés par les équipements du
réseau et l'OMC-S gère le NSS, s'occupe de la partie Switching

Les données sont importées depuis les compteurs OMC et analysés grâce
à des outils dits outils de traitement des compteurs. Ce sont des outils
spécifiques aux constructeurs par exemple RNO d'Alcatel et l'OTS ou le
SPOTS de Siemens.

Les mesures OMC ne donnent qu'une vue statique et globale


(temporellement et géographiquement) de l'état du réseau. Les mesures
sur la partie radio (Um) sont ignorées par les outils de traitement. Les
mesures d'OMC sont utilisées dans plusieurs domaines :

> Optimisation et planification du réseau

> Statistiques

> Investigation en cas de problème sur le réseau

> Analyse en temps réel


Les données des OMC sont sous forme de données brutes. Pour qu'elles
soient exploitables, elles sont transformées en KPI (Key Performance
Indicators

50

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Figure 18: Structure de la gestion du compteur OMC

3.3. Présentation d'outils

3.2.1. Le RNO d'Alcatel

L'outil RNO (Radio Network Optimisation) est un logiciel de gestion des


équipements ALCATEL qui permet le management en temps réel de tout le
réseau. Outre les fonctionnalités classiques à savoir la gestion des
alarmes, le suivi et la configuration des composants physiques et logiques
du réseau, ce logiciel permet :

> Une analyse totalement informatisée des mesures de performance.

> La visualisation et l'export des données sur la configuration software et


hardware du réseau

> La détection des problèmes liés à la qualité de service du réseau et la


localisation des questions les plus urgentes.

> Le choix des actions correctives à entreprendre pour améliorer la QoS.


L'optimisation de la recherche des ressources radio.

Cependant le RNO présente un ensemble de limitation qui se résume dans


les points suivants : > Une limite au niveau du nombre de licence.
> Il est Opérationnel que pour un seul constructeur à savoir Alcatel.

> Il présente un retard au niveau de l'import des données, ce qui oblige


parfois les ingénieurs à utiliser d'autres outils.

51

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

3.2.2. Le SPOTS de Siemens

L'outil SPOTS de SIEMENS permet de :

Traiter les données par famille de compteurs NSS, BSS, BTS.

> Fournir des rapports de QoS.

> Détecter les problèmes du réseau par la configuration d'alerteur de QoS à


temps réel.

Les principaux problèmes à SPOT se résument dans les points suivants :

> Une manipulation difficile de l'interface et des outputs.

> Un outil opérationnel que pour un seul constructeur à savoir SIEMENS.

> Pas de traitement par Heure de Pointe.

> Pas d'édition de zones.

3.4. Les mesures Drive Test

Les mesures Drive Test sont des campagnes de mesure effectuées par les
techniciens et ingénieurs de l'opérateur. Elles constituent le meilleur moyen
de vérifier les performances du réseau et de les ajuster aux attentes des
abonnés car elles décrivent l'état de la qualité du réseau telle qu'elle est
perçue par les abonnés.

Durant les campagnes de mesure, le technicien teste :

> L'établissement de l'appel (absence d'échec)

> Le maintien de la communication pendant une certaine période (absence


de coupure) > La qualité de la communication
Figure 19: mesure Drive Test

Les Drive Test sont sans doute une partie essentielle pour optimiser de
façon continue les
performances de réseau mobile afin de maintenir la satisfaction des
abonnés. Pour réaliser un

52

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Drive Test, une équipe se déplace dans une voiture munie d'une chaine de
mesure numérique de type Drive Test composé essentiellement de :

· Terminal Mobile et carte SIM

· GPS (Global Positionning System)

· Laptop et Software

3.2.1. Les éléments de la chaine de mesure

La chaine de mesure Drive Test est basée principalement sur des mesures
d'accessibilité et d'établissement de communication (TCH). Ses différents
sont les suivants :

· Le Mobile Station (MS) dans la chaine de mesure est appelé mobile à


trace directement rattaché au Laptop par câble avec qui il communique les
mesures effectuées. Ce MS contient plusieurs fonctionnalités. Ce mobile
renseigne sur la couverture (RxLev) sur le mode Idle ou actif

· Le Global Positionning System (GPS) : le GPS est un outil indispensable


dans la chaine de mesure car il renseigne sur la position géographique de
chaque point de mesure afin de localiser exactement le défaut sur le
réseau. Une précision du GPS est demandée. Elle est de l'ordre de
quelques mètres.
· L'ordinateur portable + Software (Tems investigation) : ils permettent
l'acquisition et le traitement des données récupérées des mobiles à trace et
des récepteurs GPS. Une fois les mesures obtenues, cet ensemble permet
de constater l'état du réseau en place

GPS MS

Ordinateur

Cable RS 232

Figure 20: Différents équipements

53

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

3.4. Les analyseurs de protocoles et optimisation

3.5.1. Les analyseurs de protocoles

L'analyseur de protocole est un moteur qui génère des indicateurs


pertinents qui permettent de comprendre l'état d'un réseau à un instant « t »
situé dans le passé, le présent ou le futur. Il permet l'obtention simple et
rapide de nombreuses statistiques qui facilite ainsi la vision de tout le
réseau. Les analyseurs de protocole peuvent être reliés aux BTS, aux BSC,
ou bien aux MSC pendant une certaine période de temps.

Les mesures faites avec les analyseurs de protocoles ont pour avantages :

? Que tous les événements capturés sont disponibles pour une analyse
postérieure et détaillée.

? Que les mesures sont faites dans les deux sens UL et DL,

? Qu'elles favorisent une finesse de l'analyse radio,

? Que les constructeurs sont indépendants,


? Qu'elles sont exhaustives.

L'inconvénient de ces analyseurs est qu'ils sont difficiles à mettre en oeuvre


et c'est coûteux de les avoir en grand nombre afin de pouvoir observer de
manière permanente le réseau GSM en entier.

Figure 21: Analyseur de protocole

3.5.2. Optimisation

Avec les données en notre possession on va pouvoir effectuer une analyse,


suivie de décisions qui seront prises dans l'optique d'améliorer le réseau et
diminuer les zones de désertes. Il est également important d'optimiser le
réseau pour maximiser la quantité de requêtes satisfaites. Pour cela,
différentes techniques d'optimisation existent

54

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

? Dimensionnement/Planification de réseau :

Les problèmes de dimensionnement de réseau se résument à l'installation


d'un ensemble de liens de capacités données, afin de pouvoir écouler un
ensemble de demandes connues. C'est un processus visant le long terme
qui rentre en compte dans le programme d'investissement et du
déploiement des équipements du réseau. Les demandes de trafic prises en
compte doivent correspondre aux prévisions de la charge du réseau.
Concrètement, dans le cas d'une détection de couverture insuffisante, on
pourra envisager d'augmenter la puissance de la cellule, avec comme
risque l'augmentation d'interférences, on préférera alors la mise en place
d'une nouvelle cellule.

? Ingénierie du réseau :

Les problèmes d'ingénierie de réseau concernent l'attribution efficace des


ressources existantes du réseau aux demandes de trafic. Les demandes de
connexions sont connues et le réseau est en place mais les ressources
doivent être configurées et affectées. Parmi toutes les configurations
possibles, on cherche celle qui maximise l'efficacité de l'utilisation des
ressources. Ce problème est généralement formulé comme un problème
d'optimisation. Plusieurs situations :

y' Interférences dues à la puissance de la cellule, il faudra re-paramétrer la


cellule pour limiter son nombre de canaux

y' Interférences dues aux cellules voisines qui la polluent, il faudra re-
paramétrer les cellules voisines pour baisser leurs puissances.

L'optimisation coeur de réseau va avoir lieu lorsque les KPI en fautes


viennent d'un équipement surchargé, l'optimisation va passer par une
répartition des charges avec un équipement moins sollicité. En résumé,
l'évaluation des performances du réseau va suivre le schéma suivant :

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Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Données bruts récupérées par les

OMC

KPI

Plaintes Abonnés

Détection des anomalies

Tests Drive
KPI

Localisation du problème

Actions de
maintenance,optimisation par
les intervenants au savoir faire
correspondant

Figure 22: Illustration d'optimisation d'analyse

Dans cette partie, nous avons parlé des éléments qui permettent d'effectuer
la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM, donc ce qui permet de
mesurer les performances du réseau : les compteurs OMC ou le RNO
d'Alcatel ; permettant de faire différents tests pour voir si le réseau est de
bonne qualité ou s'il y a des petites complications afin de pouvoir apporter
quelques solutions : c'est le cas de la chaine de mesure Drive Test.

56

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Chapitre IV : Les paramètres de qualité de service

1. Les paramètres de mesure

La chaine de mesure Drive-Test est basée principalement sur des mesures


d'accessibilité (SDCCH) et d'établissement de la communication (TCH).
Ces deux mesures sont à l'état de veille sont à l'état de veille du mobile et à
l'état dédié

1.1. Les mesures d'accessibilité au réseau

Elle consiste à réaliser de vrais appels et à tester l'obtention du retour de


sonnerie sur le mobile. La communication n'est cependant pas décrochée
et donc n'est pas établie. L'indicateur appelé Call Setup Success Rate
exprime le pourcentage d'appels établis avec succès. Est considéré comme
étant un appel, toute demande d'établissement d'une communication et qui
aboutit soit à un signal d'appel, soit à une annonce parlée ou à une tonalité
d'occupation. La norme GSM défini que tout appel doit pouvoir être établi
en 10s maximum. De plus, le taux de blocage à l'heure chargée doit être
inférieur à 2% (< 2%). Au-delà de 10s, même si l'appel est établi, il est
considéré comme échec en termes de performance du système. Les
différentes causes pouvant dégrader le Call Setup sont les suivantes :
> Mauvaise couverture radio

> Congestion radio

> Disfonctionnement d'équipement

Au niveau du canal SDCCH les opérations existantes sont les suivants :

> SDCCH_SEIZ_ATTSDCCH seizure attempts qui indique le nombre de


tentatives de

prise de canal SDCCH

> SDCCH_BLOCK: SDCCH blocked : indique la non attribution de canal


SDCCH pour cause de manque de ressources

> SUC_IMM_ASS_SDCCH_cause successful SDCCH immediate


assignment: assignation réussie d'un canal SDCCH (cause = answer to
paging, emergency call, originating call, location update, etc.)

> SDCCH_LOSS: cela indique la coupure sur le canal SDCCH

57

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Figure 23: Compteur SDCCH

1.2. Les mesures de niveau de champ (RxLev)

Elle consiste à mesurer la voie balise (BCCH), le numéro de champ RxLev


reçu par le mobile qui affiche le nombre de barrettes indiquant la puissance
du signal reçu. Un faible niveau de champ ou l'absence du champ se traduit
par la présence d'une ou deux barrettes sur l'écran du terminal ou par
l'indication d'absence du signal. L'indicateur de présence du réseau ou
RxLev renseigne en tout point de couverture, la probabilité d'établir une
communication. Ces mesures se font au même rythme que les mesures
d'accessibilité au réseau. Il existe deux unités de mesure RxLev : le RxLev
unit allant de 0 à 63 et le RxLev (dBm). La relation liant les deux unités de
mesure est la suivante :

RxLev (dBm)=-110 + [RxLev unit]

V' Si RxLev unit=0, RxLev (dBm)=-110dBm V' Si RxLev unit=63, RxLev


(dBm)=-47dBm

Le Tableau ci-dessous illustre la couverture en fonction du RxLev

58

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

RxLev (dBm) Niveau de couverture


-110 à -95 Pas de couverture
-95 à -85 Mauvaise couverture
-85 à -75 Assez bonne couverture
-75 à -65 Bonne couverture
-65 à -46 Très bonne couverture

Tableau 2: couverture réseau en fonction du RxLev

Le RxLev se mesure toujours lorsque le mobile est en mode veille ou "idle".


Les principales causes susceptibles d'affecter la qualité de la couverture
radio sont :

? nombre insuffisant de BTS,

? mauvais paramétrage physique et logique des BTS (tilts, azimuts,


puissances, etc.), types d'antennes et qualité d'installation (pertes dans les
câbles) ou défaut de maintenance (humidité des feeders, dégradation des
câbles, etc.),

? qualité du terminal de l'usager (sensibilité) ou détérioration de la partie


émission /réception RF.
1.3. Mesure de qualité de communication (RxQual)

Ces mesures consistent à évaluer la valeur RxQual enregistré par le


mobile. La qualité de communication ou Voice Quality désigne l'audibilité, la
netteté et la clarté observées dans une communication. C'est un indicateur
très important pour l'abonné. Il est souvent indiqué par le taux d'erreurs
binaires BER (Bits Errors Rate) et le taux de trames erronées FER (Frames
Erasures Rate) chez l'opérateur. Le BER est le taux de bits erronés reçus
sur le total des bits transmis sur l'interface air. Si ce taux est inférieur à un
seuil déterminé pendant toute la communication, l'usager perçoit une
communication de bonne qualité. Le taux de trames erronées renvoie à la
notion de collisions destructives sur l'interface A-bis. Une collision
destructive se produit lorsque plus de trois burst GSM consécutifs
présentent un niveau d'interférence supérieur au seuil acceptable. Dans ce
cas, la trame de parole GSM (transmise sur 8 burst consécutifs) sera mal
reçue par l'usager et la qualité du signal de parole sera dégradée. Les
pertes de trames peuvent également se traduire par des microcoupures
pendant l'appel provoquant une mauvaise qualité de communication.

59

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Le RxQual est mesuré uniquement à l'état dédié et sur la cellule serveuse,


elle est codée sur 3 bits et prend les mesures de 0 jusqu'à 7. Le tableau ci-
dessous illustre l'appréciation de la qualité.

RxQual Bit Error Rate (BER) Qualité de communication


0 BER < 0.2% Excellente
1 BER= [0.2% à 0.4%] Bonne
2 BER= [0.4% à 0.8%]
3 BER= [0.8% à 1.6%] Assez bonne
4 BER= [1.6% à 3.2%]
5 BER= [3.2% à 6.4%] Mauvaise
6 BER= [6.4% à 12.8%]
7 BER>12.8% Très mauvaise

Tableau 3: correspondance entre la qualité de communication et le BER


Les facteurs de dégradation de la qualité vocale sont :
? niveau d'interférences externes trop élevées (interférences dues à des
émissions par des équipements autres que ceux du réseau),

? interférence co-canal ou sur canal adjacent trop élevée (mauvais plan de


fréquences), - mauvaise couverture radio,

? mauvaise installation des équipements radio,

? problème de transmission (annuleurs d'écho ou mauvaise


synchronisation se traduisant par des pertes d'informations, du grésillement
dans les communications vocales et des "communications blanches"),

? Paramétrage inadéquat du handover.

2. L'outil TEMS investigation

TEMS Investigation est un excellent outil pour la vérification, l'optimisation


et la maintenance de réseaux sans fil. Offrant la collecte de données, une
analyse en temps réel et un post-traitement tout en un, TEMS Investigation
est une solution complète pour l'ensemble des tâches d'un opérateur de
réseau sans fil quotidiennes d'optimisation du réseau. Cette

60

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

solution élimine le besoin d'outils multiples, réduction des coûts et un gain


de temps et d'efforts pour le personnel d'exploitation. Il supporte les
principales technologies - GSM / GPRS, EDGE, WCDMA, HSPA / HSPA +,
LTE (y compris TD-LTE), CDMA, EVDO, WiMAX et TD-SCDMA - et des
combinés fournisseurs importants, ce qui en fait une bonne solution à la
fois pour le matériel de nouveaux réseaux et pour veiller à une intégration
transparente avec les réseaux existants. Utilisation d'enquête TEMS, les
opérateurs peuvent atteindre une qualité de voix améliorée, une plus
grande accessibilité, conservation améliorée et une meilleure performance
de service. Un large éventail de puissantes et faciles à utiliser,
caractéristiques font des enquêtes TEMS essentiel tout au long du cycle de
vie du réseau. Le TEMS est utilisé pour :

? Régler et optimiser les réseaux

? Effectuer détection des pannes et de dépannage des réseaux sans fil

? Vérifier le comportement véritable d'un terminal avec des mesures


fondées sur le téléphone
? Vérifier la couverture et la capacité de la cellule, ainsi que l'accessibilité,
et de l'intégrité

4. Etude des paramètres Drive Test avec le TEMS

3.1. Niveau de couverture

La carte suivante indique par simulation le niveau de couverture d'un


réseau et les cellules pouvant être représentées

Figure 24: Schéma d'un RxLev

61

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

Le niveau Downlink est représenté par une échelle à quatre couleurs (bleu,
vert, orange et rouge). Les cellules sont représentées selon trois couleurs :

? Rouge : qui représente la cellule serveuse

? Vert : représente les cellules voisines à la cellule serveuse

? Gris : marque les autres cellules de la zone

En sus de cela, certains évènements sont positionnés sur la carte. Il faut


aussi noter qu'on utilise généralement scannée en fond.

3.2. Qualité de communication et messages échangés

? La carte suivante indique par simulation la qualité de la communication


d'un réseau et les cellules pouvant être représentées
Figure 25: Schéma d'un RxQual

En dehors de la qualité qui dans cette carte est représentée selon une
échelle de trois couleurs, les cellules sont représentées similairement par
rapport à la carte du niveau de couverture ainsi que certains événements
qui sont indiqués dans cette carte à l'instar du Handover.

62

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM ? Dans la


carte ci-dessous sont représentés les messages échangés

Figure 26: Représentation des messages

En effet, dans cette carte tous les messages ainsi que leur contenu peuvent
être visualisés. Ainsi, on peut en particulier examiner la séquence
d'établissement posant problème

3.3. Replay d'une trace


Figure 27: Replay d'une trace

Dans cette carte le niveau de couverture RxLev et la qualité de


communication sont représentés par deux graphes

63

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM

? Graphe du haut : Dans lequel les barres en rouge indiquent le niveau de


la cellule serveuse et la courbe multi couleur est caractérisée par le niveau
de la première cellule voisine, le changement de couleur indique que la
première cellule voisine est changée

? Graphe du bas : Dans lequel la courbe en rouge est synonyme du


RxQual de la cellule serveuse et les barres en vert représentent le SQI
(Speech Quality Indicator), qui est l'appréciation de la qualité audio. C'est
Algorithme qui est propre à la maison Ericsson.

L'on doit noter que ces différentes visualisations dont la carte, les
messages et les courbes sont synchronisées et sont hautement
paramétrables, c'est-à-dire qu'on peut visualiser toute information GSM de
toutes les façons.

Cette partie du chapitre a fait ressortir les paramètres de qualité de service


qui favorisent l'optimisation des services du réseau mobile GSM. On a eu à
parler des paramètres mesurés par le Drive Test prenant en compte le
niveau de couverture RxLev et la qualité de communication RxQual, tout
cela réalisé par l'outil Tems investigation de la maison Ericsson.

64

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM


Conclusion générale
En guise de conclusion nous pouvons dire que l'objectif phare de ce travail
était l'étude de la qualité de service dans le réseau mobile GSM, dans
lequel nous avons eu à des éléments pouvant rentrer en compte dans cette
étude.

En effet cette tâche a nécessité un approfondissement de nos


connaissances et d'une subtilité dans nos recherches en matière du
réseau GSM et des divers éléments de la qualité de service dans ce réseau
ainsi que certains problèmes que nous pouvons rencontrer.

D'abord, dans la première partie nous avons eu à parler de la généralité du


GSM, des différents concepts dont il est question dans ce type de réseau et
des principes que nous pouvons avoir ainsi que des perturbations
auxquelles les ondes peuvent se confronter lors de la transmission de
l'information dans un milieu.

Ensuite nous avons abordé la deuxième partie dans laquelle nous avons
parlé de l'architecture globale du réseau GSM et nous sommes rentrés en
profondeur de sa structure dans laquelle nous avons parlé des différents
sous-systèmes, des interfaces par lesquelles ces sous-systèmes sont liés
et des canaux utilisés lors pour la mise en communication dans le réseau.

Par ailleurs la troisième est marqué par les principes et les caractéristiques
de qualité de service et de dans lesquelles sont énumérées les mesures de
performance, les critères pour une meilleure performance du réseau, les
éléments qui permettent de mesurer les performances à savoir les
compteurs OMC et les mesures Drive Test. En sus de cela ont été ajoutés
les différents problèmes que l'on peut rencontrer dans le réseau.

Enfin le tout a été bouclé par une étude de cas des mesures Drive Test
dans lesquelles nous avons mentionné les niveaux de couverture, les
messages échangés et la qualité de la communication, tout cela par l'outil
Tems investigation qui est l'un des outils appropriés pour la détection des
anomalies dans un réseau favorisant ainsi les dispositions à prendre pour
les opérateurs afin de permettre une amélioration et une optimisation des
services offerts aux usagers.

65

Etude de la qualité de service dans les réseaux mobiles GSM


Bibliographie/ Webographie
1. HAMMADI Saida : « développement d'un outil de traitement et d'analyse
de trace de l'interface A »
: essec.etudionet.com/communaute/xuser/.../HAMMAMI_Saida.pdf

2. « principe et fonctionnement des réseaux mobiles », SUPCOM Tunis

3. HAJ TAIEB Mohammed « suivi de la performance du réseau GSM à


partir des messages captés au niveau de l'interface A, SUPCOM Tunis
:fr.scribd.com/doc/38899173/HAJ-TAIEB-Mohamed

4. « principe de base du fonctionnement du réseau GSM »


:http://www.ulg.ac.be/telecom/publi/publications/mvd/Demoulin2004Principe
s

5. AERNOUTS Ludovic « le réseau GSM »


: http://www.vipe.tn/documents/1054/57/le-reseau-gsm-par-aernouts-
ludov?mobile=0

6. www.commencamarche.net

7. www.korben-info.com

8. Emmanuel TONYE « planification et ingénierie des réseaux télécom »


: www.enspy-telecom.org

9. www.fichiers-pdf.com

10. « Réseaux mobiles » cours LPRT école ISI année 2011-2012

11. « QoS dans les réseaux mobiles » cours LPRT école ISI année 2011-
2012

12. www.netprof.fr/informatique

66

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