Corrigé Des TDs Analyse 1 MIP.
Corrigé Des TDs Analyse 1 MIP.
Dirigés
Abdelali Gabih
i
Première partie
1
................................................................................................
Exercice 1
Soit 𝑋 une partie de R et 𝑀 un majorant de 𝑋. Montrer que les propriétés suivantes sont équi-
valentes :
1) 𝑀 = sup 𝑋
2) ∀𝑎 ∈ R tq 𝑎 < 𝑀, ∃𝑥 ∈ 𝑋 tq 𝑎 < 𝑥 ≤ 𝑀
Ind : 𝑀 est le plus petit des majorants de 𝑋.
Exercice 2
inf(𝐴 ∩ 𝐵), sup(𝐴 ∩ 𝐵), inf(sup 𝐴, sup 𝐵), et sup(inf 𝐴, inf 𝐵),
Corrigé
1) on a sup 𝐵 est un majorant de 𝐵 et par suite un majorant de 𝐴 ⇒ sup 𝐴 ≤ sup 𝐵 (car sup 𝐴
est le plus petit des majorants de 𝐴)
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2
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on a inf 𝐵 est un minorant de 𝐵 et par suite un minorant de 𝐴 ⇒ inf 𝐵 ≤ inf 𝐴 (car inf 𝐴 est le
plus grand des minorants de 𝐴
2) Il est clair que sup 𝐴 + sup 𝐵 est majorant de 𝐴 + 𝐵 et parsuit sup(𝐴 + 𝐵) ≤ sup 𝐴 + sup 𝐵.
Montrons que sup 𝐴 + sup 𝐵 ≤ sup(𝐴 + 𝐵). On a
∀𝑎 ∈ 𝐴, 𝑏 ∈ 𝐴, 𝑎 + 𝑏 ≤ sup(𝐴 + 𝐵) ⇒ ∀𝑎 ∈ 𝐴, 𝑏 ∈ 𝐴, 𝑎 ≤ sup(𝐴 + 𝐵) − 𝑏
⇒ sup(𝐴 + 𝐵) − 𝑏 est un majorant de 𝐴
⇒ sup 𝐴 ≤ sup(𝐴 + 𝐵) − 𝑏 ∀𝑏 ∈ 𝐵
⇒ 𝑏 ≤ sup(𝐴 + 𝐵) − sup 𝐴 ∀𝑏 ∈ 𝐵
⇒ sup 𝐵 ≤ sup(𝐴 + 𝐵) − sup 𝐴.
{︂ {︂
𝐴⊂𝐴∪𝐵 sup 𝐴 ≤ sup(𝐴 ∪ 𝐵)
=⇒ =⇒ max(sup 𝐴, sup 𝐵) ≤ sup(𝐴 ∪ 𝐵).
𝐵 ⊂𝐴∪𝐵 sup 𝐵 ≤ sup(𝐴 ∪ 𝐵)
3) Si 𝐴 ∩ 𝐵 = ∅ rien à dire.
Si 𝐴 ∩ 𝐵 ̸= ∅ on montre facilement que sup(𝐴 ∩ 𝐵) ≤ min(sup 𝐴, sup 𝐵).
L’inégalité est stricte : vérification pour 𝐴 = [0, 1] ∩ Q et 𝐵 = [0, 1] ∩ (R ∖ Q* )
Exercice 3
Corrigé
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3
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On a
{︂
inf 𝐴 ≤ 𝑥 ≤ sup 𝐵
=⇒ inf 𝐴 − sup 𝐴 ≤ 𝑥 − 𝑦 ≤ sup 𝐴 − inf 𝐴. =⇒ |𝑥 − 𝑦| ≤ sup 𝐴 − inf 𝐴
inf 𝐴 ≤ 𝑦 ≤ sup 𝐵
ainsi on obtient sup 𝐴 − inf 𝐴 est un majorant de {|𝑥 − 𝑦|, (𝑥, 𝑦)𝐴2 }
Ineversement, soit 𝜀 > 0. On a
{︂ {︂
sup 𝐴 est le plus petit des majorants de A ∃𝑥0 ∈ 𝐴 tel que 𝑥0 > sup 𝐴 − 𝜀/2
=⇒
inf 𝐴 est le plus grand des minorants de A ∃𝑦0 ∈ 𝐴 tel que 𝑦0 < inf 𝐴 + 𝜀/2
=⇒ 𝑥0 − 𝑦0 > sup 𝐴 − 𝜀/2 − inf 𝐴 − 𝜀/2
=⇒ 𝑥0 − 𝑦0 > sup 𝐴 − inf 𝐴 − 𝜀
=⇒ |𝑥0 − 𝑦0 | > sup 𝐴 − inf 𝐴 − 𝜀
ceci montre que sup 𝐴 − inf 𝐴 est le plus petit des majorants de l’ensemble {|𝑥 − 𝑦|, (𝑥, 𝑦)𝐴2 }
Exercice 4
Déterminer si elles existent les bornes sup et inf des ensembles suivant
1) 𝐴 = {2−𝑛 , 𝑛 ∈ N}
2) 𝐵 = [0, 1[∪Q
3) 𝐶 = {(−1)𝑛 + 𝑛1 , 𝑛 ∈ N* }
Corrigé
1) On a 20 = 1 ∈ 𝐴 et 2−𝑛 ≤ 1, ∀𝑛 ∈ N =⇒ 1 = max 𝐴 =⇒ sup 𝐴 = max 𝐴 = 1.
inf 𝐴 =?. On a 0 est bien un minorant de 𝐴. D’après le Théorème d’Archimède on a
* ln( 1𝜀 )
∀𝜀 > 0, ∃𝑛 ∈ N tel que 𝑛 > =⇒ ∀𝜀 > 0, ∃𝑛 ∈ N* tel que 2−𝑛0 < 𝜀
ln 2
=⇒ 0 = inf 𝐴
𝐶 = {1 + 𝑝1 , 𝑛 ∈ N* } ∪ {−1 + 1
2𝑝+1
, 𝑛 ∈ N} = 𝐶1 ∪ 𝐶2 . D’après question 1) on a
1 3
inf 𝐶1 = 1 ∈
/ 𝐶1 , sup 𝐶1 = 1 + = ∈ 𝐶1 , inf 𝐶2 = −1 ∈
/ 𝐶2 , sup 𝐶2 = 0
2 2
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4
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Exercice 5
𝐵 = { 4𝑚𝑚𝑛
2 +𝑛2 𝑚 ∈ Z, 𝑛 ∈ N* }
𝑚
𝐶 = { 𝑚+𝑛 𝑚, 𝑛 ∈ N* }
𝑚
𝐷 = { |𝑚|+𝑛 𝑚 ∈ Z, 𝑛 ∈ N* }
Corrigé
√
1) pour 𝑎, 𝑏 ∈ R* on a 𝑎𝑏 ≤ 𝑎+𝑏 2
. Appliquons ceci pour 𝑎 = 2𝑚𝑛
et 𝑏 = 8𝑛
𝑚
ce qui donne
𝑚 4𝑛
𝑛
+ 𝑚
≥ 4 avec égalité pour 𝑚 = 2, 𝑛 = 1 ce qui donne min 𝐴 = 4
2) De même on a
1 𝑚𝑛 1
− ≤ ≤
4 4𝑚2 + 𝑛2 4
avec égalité à droite pour 𝑚 = 1, 𝑛 = 2 et égalité à gauche pour 𝑚 = −1, 𝑛 = 2 ce qui donne
max 𝐵 = 14 et min 𝐵 = − 41
3)
Pour tout 𝑚, 𝑛 ∈ N* on a 0 < 𝑚+𝑛 𝑚
< 1. D’autre part, pour tout 𝜀 > 0, il existe des entiers
strictement positifs 𝑛1 et 𝑚1 tels que
1 𝑚1
< 𝜀, >1−𝜀
1 + 𝑛1 𝑚1 + 1
première inégalité implique que inf 𝐶 = 0 tandis que la deuxième implique que sup 𝐶 = 1
4)
Il est clair d’après la question 3) que inf 𝐷 = −1 et sup 𝐷 = 1.
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5
Deuxième partie
6
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Exercice 1
Montrer sans utiliser le logarithme que
√
1) lim𝑛→∞ √ 𝑛
𝑎=1
𝑛
2) lim𝑛→∞ 𝑛2 =1
Corrigé
1)
— Si 𝑎 ≥ 1
√ √ √
| 𝑛 𝑎 − 1| < 𝜀 ⇐⇒ 𝑛 𝑎 − 1 < 𝜀 ⇐⇒ 𝑛 𝑎 < 1 + 𝜀 ⇐⇒ 𝑎 < (1 + 𝜀)𝑛 . (0.1)
donne la convergence.
2) on a
√𝑛
| 𝑛2 − 1| < 𝜀 ⇐⇒ 𝑛2 < (1 + 𝜀)𝑛 . (0.2)
2 3 3
D’autre part, on a (1 + 𝜀)𝑛 = 1 + 𝑛𝜀 + 𝑛(𝑛−1)𝜀 + 𝑛(𝑛−1)(𝑛−2)𝜀 + · · · =⇒ 𝑛(𝑛−1)(𝑛−2)𝜀 < (1 + 𝜀)𝑛 ,
3 3
2
2 3
6 √ 6
et par suite si 𝑛2 < 𝑛(𝑛−1)(𝑛−2)𝜀 = (𝑛 −3𝑛6 +2𝑛)𝜀 =⇒ | 𝑛2 − 1| < 𝜀 d’après (0.2). De plus,
𝑛
6
3 2 )𝜀3 2 3 3 2 3
on a 𝑛2 < (𝑛 −3𝑛 = 𝑛 (𝑛−3)𝜀 =⇒ 𝑛2 < (𝑛 −3𝑛6 +2𝑛)𝜀 , ce qui donne 6 < (𝑛 − 3)𝜀3 =⇒
√ 6 6 √
| 𝑛2 − 1| < 𝜀, càd 𝜀63 + 3 < 𝑛 =⇒ | 𝑛2 − 1| < 𝜀. Finallement, on obtient ∀𝑛 ≥ 𝑛0 =
𝑛 𝑛
√
𝐸[ 𝜀63 + 3] + 1 =⇒ | 𝑛2 − 1| < 𝜀, ce qui donne la convergence.
𝑛
Exercice 2√︂
√
√︁ √︀
Soit 𝑢𝑛 = 1+ 2+ ··· + 𝑛
√ √
𝑛+1
1) Montrer que ∀𝑛 ∈ N* 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≤ 2𝑛
et que 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≤ ( 2
2 𝑛
)
2) En déduire que 𝑢𝑛 est convergente.
Corrigé
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7
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1)
√︂
√ √
√︁ √︀ √︁ √︀
2 + ··· + 𝑛 + 𝑛 + 1 − 2 + ··· + 𝑛
𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = √︂
√ √
√︁ √︀ √︁ √︀
1 + ··· + 𝑛 + 𝑛 + 1 − 1 + ··· + 𝑛
(︃√︃ √︂ √︂ )︃
√ √
√︁
1
√︁
≤ 2 + ··· + 𝑛 + 𝑛 + 1 − 2 + ··· + 𝑛
2
(︃√︃ √︂ √︂ )︃
√ √
√︁
1
√︁
≤ 3 + ··· + 𝑛 + 𝑛 + 1 − 3 + ··· + 𝑛
22
(︃√︃ √︂ √︂ )︃
√ √
√︁
1
√︁
≤ 4 + ··· + 𝑛 + 𝑛 + 1 − 4 + ··· + 𝑛
23
..
. (︃√︁ )︃
1 √ √
≤ 𝑛+ 𝑛+1− 𝑛
2𝑛−1
√ √
1 𝑛+1 𝑛+1
≤ 𝑛−1 = .
2 2 2𝑛
√ √ 𝑛 √
On montre facilement par récurrence que 𝑛 + 1 ≤ 2 , ce qui donne 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≤ ( 22 )𝑛 .
√
2) En écrivant la relation récurrente 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≤ ( 22 )𝑛 pour 𝑛 := 1 · · · 𝑛 et en sommant les
cotes gauches terme par terme on obtient
√ √ √ √ √
2 2 𝑛 2 (1 − 22 )𝑛 2
𝑢𝑛+1 − 𝑢1 ≤ + ···( ) = √ ≤ √ ,
2 2 2 (1 − 2 ) 2 − 2
2
ce qui montre que la suite est majorée, et par suite convergente puisqu’elle croissante.
Exercice 3 √
Soit (𝑎𝑛 ) définie par 𝑎0 > 0 et 𝑎𝑛+1 = 𝑎0√+ 𝑎1 + · · · √︀
+ 𝑎𝑛 √
1) Montrer que ∀𝑛 ∈ N* on a 𝑎𝑛 ≥ 𝑎0 , 𝑎𝑛 ≥ 𝑎0 + (𝑛 − 1) 𝑎0 , déduire la limite de
(𝑎𝑛 ).
2) Exprimer (𝑎𝑛+1 ) en fonction de (𝑎𝑛 ) et calculer lim(𝑎𝑛+1 − 𝑎𝑛 )
3) Trouver une valeur approximative de 𝑎𝑛 pour 𝑛 assez grand
Corrigé √ √
1) (𝑎𝑛 )𝑛 est une suite positive, de plus 𝑎𝑛+1 = 𝑎0 + 𝑎1 + · · · + 𝑎𝑛 ≥ 𝑎0 ∀𝑛 ∈ N càd
√
𝑎𝑛 ≥ 𝑎0 ∀𝑛 ∈ N* . Par conséquent, on obtient
√ √︁
√
𝑎𝑛 = 𝑎0 + 𝑎1 + · · · + 𝑎𝑛−1 ≥ 𝑎0 + (𝑛 − 1) 𝑎0 ∀𝑛 ∈ N* .
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8
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Exercice 4
1) Soit (𝑥𝑛 ) une suite qui converge vers un r el 𝑙, montrer que la suite (𝑦𝑛 ) = 𝑥1 ···𝑥
𝑛
𝑛
est
convergente.
2) La réciproque est-elle vraie ?
3) Soit (𝑥𝑛 ) une suite monotone. Montrer que si elle converge en moyenne alors elle conver-
gente.
Corrigé
1) on a 𝑥𝑛 → 𝑙, donc ∀𝜀 > 0, ∃𝑛0 ∈ N tq 𝑛 ≥ 𝑛0 =⇒ |𝑥𝑛 − 𝑙| < 𝜀/2. Pour 𝑛 ≥ 𝑛0 on obtient
𝑛
|(𝑥1 − 𝑙) + · · · + (𝑥𝑛 − 𝑙)| |𝑥0 − 𝑙| + · · · + |𝑥𝑛0 −1 | ∑︁ |𝑥𝑘 − 𝑙|
|𝑦𝑛 − 𝑙| = | |≤ +
𝑛 𝑛 𝑘=𝑛
𝑛
0
|𝑥0 − 𝑙| + · · · + |𝑥𝑛0 −1 | 𝑛 − 𝑛0 + 1
≤ + 𝜀/2
⏟ 𝑛⏞ ⏟ 𝑛 ⏞
⎮ ⎮
⌄ ⌄
0 𝜀/2
Les deux dernières deux convergences sont valables à partir de deux ceraint rangs 𝑛1 et 𝑛2 , ce
qui implique que ∀𝜀 > 0, ∃𝑛3 = max{𝑛0 , 𝑛1 , 𝑛2 } ∈ N tq 𝑛 ≥ 𝑛3 =⇒ |𝑦𝑛 − 𝑙| < 𝜀.
La suite (𝑦𝑛 ) converge vers 0, alors que la suite (𝑥𝑛 ) n’est pas convergente. En conclusion, la
réciproque n’est pas vraire.
3) Par absurde. Supposons que la suite (𝑥𝑛 ) est croissante. Si la suite (𝑥𝑛 ) ne converge pas, alors
elle va tendre vers +∞, càd ∀𝐴 > 0, ∃ 𝑛0 ∈ N tq 𝑛 ≥ 𝑛0 =⇒ 𝑥𝑛 > 𝐴. Pour 𝑛 ≥ 𝑛0 on a
𝑛
𝑥1 + · · · + 𝑥𝑛 𝑥1 + · · · + 𝑥𝑛0 ∑︁ 𝑥𝑘
𝑦𝑛 = ≥ +
𝑛 𝑛 𝑘=𝑛 +1
𝑛
0
𝑥1 + · · · + 𝑥𝑛0 𝑛 − 𝑛0
≥ + (𝐴 + 1),
⏟ 𝑛 ⏞ 𝑛
=𝑊𝑛 →𝐴+1
Exercice 5
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9
................................................................................................
Soient 𝑎 et 𝑏 deux nombres r els tels que 1 < 𝑎 < 𝑏. On d finit les suites (𝑢𝑛 ) et (𝑣𝑛 ) par 𝑢0 = 𝑎
et 𝑣0 = 𝑏 et
1 √ 1 √
𝑢𝑛+1 = (𝑢𝑛 + 𝑣𝑛 ) 𝑣𝑛+1 = (𝑣𝑛 + 𝑢𝑛 )
2 2
1) Montrer que pour tout 𝑛, on a 𝑢𝑛 > 1 et 𝑣𝑛 > 1 et 𝑢𝑛 < 𝑣𝑛2 .
2) Montrer que la suite 𝑣𝑛 convergente.
3) Montrer que la suite (𝑢𝑛 ) converge et que lim𝑛→∞ 𝑢𝑛 = lim𝑛→∞ 𝑣𝑛 . Cacluler cette limite.
Corrigé
1) Par réccurence. Pour 𝑛 = 0 on a 𝑢0 = 𝑎 > 1 et 𝑣0 = 𝑏 > 1 et 𝑢0 = 𝑎 < 𝑏 < 𝑏2 = 𝑣02 .
H.R : Supposons que 𝑢𝑛 > 1 et 𝑣𝑛 > 1 et 𝑢𝑛 < 𝑣𝑛2
√
On a 𝑢𝑛+1 = 12 (𝑢𝑛 + 𝑣𝑛 ) > 12 (1 + 1) = 1 et de même pour 𝑣𝑛 . D’autre part on
√ √ √ √
2 𝑣𝑛2 + 𝑢𝑛 + 2𝑣𝑛 𝑢𝑛 − 2𝑢𝑛 − 2 𝑣𝑛 𝑣𝑛2 − 𝑢𝑛 + 2 𝑣𝑛 ( 𝑢𝑛 − 1)
𝑣𝑛+1 − 𝑢𝑛+1 = = ,
4 4
√
d’après H.R on a 𝑣𝑛2 − 𝑢𝑛 > 0 et 𝑢𝑛 − 1 > 0 ce qui montre que 𝑣𝑛+12
− 𝑢𝑛+1 > 0
2)
√
𝑢 −𝑣
On a 𝑣𝑛+1 −𝑣𝑛 = 𝑛2 𝑛 < 0 d’après question 1). Donc la suite 𝑣𝑛 est décroissante, et puisqu’elle
est minorée par 1 elle est donc convergente soit lim𝑛→∞ 𝑣𝑛 = 𝑙.
3)
√ √
On a 𝑣𝑛+1 = 21 (𝑣𝑛 + 𝑢𝑛 ), donc 𝑢𝑛 = 2𝑣𝑛+1 − 𝑣𝑛 . La suite 𝑣𝑛 étant convergente d’après
√
question 2), ceci implique que la suite 𝑢𝑛 est convergente, et par conséquent, la suite 𝑢𝑛 et
√
convergente avec lim 𝑢𝑛 = 𝑙2 . Or on a 𝑢𝑛+1 = 12 (𝑢𝑛 + 𝑣𝑛 ) ce qui donne par passage à la limite
que
1 √ √
𝑙2 = (𝑙2 + 𝑙) ⇐⇒ 𝑙2 = 𝑙,
2
avec les deux solution 𝑙 = 0 ou 𝑙 = 1, et par unicité de la limite on obtient 𝑙 = 1 car 𝑣𝑛 > 1 et
par suite sa limite vérifie 𝑙 ≥ 1.
Exercice 6
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10
................................................................................................
(𝑎1 = 𝑏1 , 𝑎2 = 𝑏2 ) =⇒ 𝑎3 = 𝑏3 =⇒ 𝑎4 = 𝑏4 =⇒ · · · 𝑎𝑛 = 𝑏𝑛 .
3)=⇒
Soit (𝑏𝑛 ) = 𝛼(𝑞1𝑛 ) + 𝛽(𝑞2𝑛 ). On a
{︂ {︂
𝑎1 = 𝑏1 𝑎1 = 𝛼𝑞1 + 𝛽𝑞2
⇐⇒
𝑎2 = 𝑏2 𝑎2 = 𝛼𝑞12 + 𝛽𝑞22
Ce système possède une solution unique si ∆ = 𝑞1 𝑞22 − 𝑞12 𝑞2 = 𝑞1 𝑞2 (𝑞2 − 𝑞1 ) ̸= 0 ce qui est le
cas, et par suite ∃ 𝛼, 𝛽 ∈ R tels que
{︂
𝑎1 = 𝑏1 = 𝛼𝑞1 + 𝛽𝑞2
=⇒ 𝑎𝑛 = 𝑏𝑛 ,
𝑎2 = 𝑏2 = 𝛼𝑞12 + 𝛽𝑞22
On a √
√
1+ 5 √
𝐷 − ( −1 ) 2
+ 1+2√5 1+5+2 5+4 10 + 2 5
√ 𝐷 = √ = √ √ = √ = 1.
5 5 2 5(1 + 5) 2 5 + 10
................................................................................................
11
................................................................................................
𝐷2 −( 12 )
De même par un calcul élémentaire on montre que √𝐷
5
= 1, et d’après la question 1) on a
(𝐷)𝑛 − ( −1 )𝑛
(𝑎1 = 𝑏1 , 𝑎2 = 𝑏2 ) =⇒ 𝑎𝑛 = √ 𝐷
5
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12
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ceci montre que les deux suites (𝑏2𝑛+1 ) et (𝑏2𝑛 ) sont adjacentes et par suites convergent vers la
même limite 𝑙. Ceci montre quela suite (𝑏𝑛 ) est convergente comme conséquence de la conver-
gence de leur sous suites (𝑏2𝑛+1 ) et (𝑏2𝑛 ) vers la même limite 𝑙.
Calcul de 𝑙 : on a
𝑎𝑛 𝑎𝑛 𝑎𝑛 1 1
𝑏𝑛 = = = 𝑎𝑛−1 = −→= = 𝑙.
𝑎𝑛+1 𝑎𝑛 + 𝑎𝑛−1 𝑎𝑛 (1 + 𝑎𝑛 ) 1 + 𝑏𝑛−1 1+𝑙
La dernière
√
égalite implique
√
que 𝑙 est solution de l’equation 𝑥2 + 𝑥 − 1 = 0 qui a deux racines
𝑙1 = 1−2 5 et 𝑙2 = 1+2 5 . Finallement, l’unicité de la limite
√
et le fait que la suite (𝑏𝑛 ) est une
1+ 5
positive (donc sa limite est positive) implique que 𝑙 = 2 .
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13
Troisième partie
14
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√𝑥 𝑥2 𝑥2
𝑥 𝑥→0+
→ 0 vrai 𝑥2 +1 𝑥→∞
→1 faux 𝑥3 𝑥→+∞
→ 0 vrai
sin 𝑥−𝑥 2−2 cos 𝑥−𝑥2 −𝑥5 𝜃(𝑓 )+𝜃(𝑓 ) 𝜃(𝑓 ) 𝜃(𝑓 )
𝑥 𝑥→0
→ 0 vrai 𝑥2 𝑥→0
→ 0 vrai 𝑓
= 𝑓
+ 𝑓
→ 0, vrai
log(1+𝑥)−𝑥 log(1+𝑥)−𝑥
log(1 + 𝑥) − 𝑥𝑥→0 → 0 vrai 𝑥 𝑥→0
→ 0 vrai 𝑥 𝑥→+∞
→ −1 faux
Exercice 2
Soient 𝑓, 𝑔 : R ↦→ R deux fonctions vérifiant quand 𝑥 ↦→ 0
𝑥2
1) On a 𝑓 (𝑥) + 𝑔(𝑥) = 1 + sin 𝑥 + 𝑥2 + 𝑜(𝑥2 ) + 𝑜(𝑥). D’autre part, on a 𝑥2 = 𝑜(𝑥) car 𝑥
→0
2 2)
quand 𝑥 → 0. On a aussi 𝑜(𝑥𝑥 ) = 𝑥 𝑜(𝑥
𝑥2
→ 0 quand 𝑥 → 0, ce qui donne le résultat.
2) On a
𝑓 (𝑥)𝑔(𝑥) = 𝑥 + sin 𝑥 − 𝑥 sin 𝑥 + 𝑥𝑜(𝑥) + sin 𝑥𝑜(𝑥) − 𝑥3 + 𝑥2 𝑜(𝑥) − 𝑥𝑜(𝑥2 ) + 𝑜(𝑥2 )𝑜(𝑥)
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15
................................................................................................
Corrigé
1) On a sin𝑥 𝑥 = sin 𝑥−sin
𝑥−0
0
−→ cos 0 = 1 quand 𝑥 → 0.
2 2 𝑥2
On sait que 1 − cos 𝑥 = 2 sin 𝑥2 , or sin 𝑥/2 ∼ 𝑥/2, donc 1 − cos 𝑥 ∼ 2 𝑥4 = 2
. Avec le même
raisonnement on montre les autres équivalences.
On a 𝑒sin 𝑥 − 1 ∼ sin 𝑥 ∼ 𝑥
arccos(1 − 𝑥)𝑥→ −→ 0 ce qui veut dire que arccos(1 − 𝑥) est infiniment petit au voisinage de 0,
et par suite on obtient
√︀ √ √
arccos(1 − 𝑥) ∼ sin(arccos(1 − 𝑥)) = 1 − (1 − 𝑥)2 = 2𝑥 − 𝑥2 ∼ 2𝑥
Exercice 5
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16
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Corrigé
1) Par absurde. Soit 𝑥1 ̸= 𝑥2 avec 𝑥1 < 𝑥2 tels que ℎ(𝑥1 ) ̸= ℎ(𝑥2 ) alors ℎ(𝑥1 )ℎ(𝑥2 ) < 0. D’après
le Théorème des valeurs intermidiaires ∃𝑐 ∈]𝑥1 , 𝑥2 [ tel que ℎ(𝑐) = 0, ce qui contredit le fait que
ℎ ne prend que deux valeurs au plus −1 et 1.
2) On prend ℎ = 𝑓𝑔 , cette fonction ne prend que deux valeurs au plus −1 et 1, et parduite elle
constante d’après 1), ce qui implique que ℎ = 1 où ℎ = −1 et par suit 𝑓 = 𝑔 où 𝑓 = −𝑔.
Exercice 6
Soit 𝑓 : [𝑎, 𝑏] ↦→ [𝑎, 𝑏] une fonction continue.
1) En considérant la fonction 𝑔(𝑥) = 𝑓 (𝑥) − 𝑥, montrer que 𝑓 a un point fixe, c est à dire
qu’ il existe un point 𝑐 ∈ [𝑎, 𝑏] tel que 𝑓 (𝑐) = 𝑐.
2) Montrer que le point fixe est unique dans chacun des deux cas suivants :
i) f est décroissante
ii) f est lipschitzienne contractante
3) On suppose que 𝑓 a la propriété suivante
pour tout 𝛼 ∈]0, 1[, pour tout 𝑥, 𝑦 ∈ [𝑎, 𝑏], on a :
𝑓 (𝛼𝑥 + (1 − 𝛼)𝑦) < 𝛼𝑓 (𝑥) + (1 − 𝛼)𝑓 (𝑦).
Montrer que 𝑓 a au plus deux points fixes. Indication : on utilise après l avoir démontrer,
le fait que, si 𝑥 < 𝑦 < 𝑧, il existe 𝛼 ∈]0, 1[ tel que l on ait 𝑧 = 𝛼𝑥 + (1 − 𝛼)𝑦, puis on
raisonne par absurde.
Corrigé
1) On a 𝑔(𝑎) = 𝑓 (𝑎) − 𝑎 ≥ 0 et 𝑔(𝑏) = 𝑓 (𝑏) − 𝑏 ≤ 0 et par suite 𝑔(𝑎)𝑔(𝑏) ≤ 0. Théorème des
valeurs intérmidiaires implique que ∃ 𝑐 ∈ [𝑎, 𝑏] tel que 𝑔(𝑐) = 𝑓 (𝑐) − 𝑐 = 0 ce qui donne un
point fixe pour 𝑓 .
2)
a) Si ∃ 𝑐1 < 𝑐2 tels que 𝑓 (𝑐1 ) = 𝑐1 et 𝑓 (𝑐2 ) = 𝑐2 , alors on obtient 𝑓 (𝑐1 ) = 𝑐1 ≥ 𝑓 (𝑐2 ) = 𝑐2 , ce
qui absurde.
b) Si ∃ 𝑐1 < 𝑐2 tels que 𝑓 (𝑐1 ) = 𝑐1 et 𝑓 (𝑐2 ) = 𝑐2 , alors on obtient |𝑓 (𝑐1 ) − 𝑓 (𝑐2 )| < |𝑐1 − 𝑐2 | càd
|𝑐1 − 𝑐2 | < |𝑐1 − 𝑐2 |, ce qui absurde.
3) Par absurde. Supposons que 𝑓 a plus de deux points fixes, càd 𝑓 a trois points fixes différents
𝑐1 ̸= 𝑐2 ̸= 𝑐3 avec 𝑓 (𝑐𝑖 ) = 𝑐𝑖 . Alors on a 𝑐1 < 𝑐2 < 𝑐3 =⇒ 𝑐2 = 𝛼𝑐1 + (1 − 𝛼)𝑐3 , et par suite on
a
𝑐2 = 𝑓 (𝑐2 ) = 𝑓 (𝛼𝑐1 + (1 − 𝛼)𝑐3 ) < 𝛼𝑓 (𝑐1 ) + (1 − 𝛼)𝑓 (𝑐3 ) = 𝛼𝑐1 + (1 − 𝛼)𝑐3 = 𝑐2 ,
Exercice 7
Soit 𝑓 : R ↦→ R une fonction telle que
|𝑓 (𝑥) − 𝑓 (𝑦)| ≤ 𝑒|𝑥−𝑦| − 1, ∀𝑥, 𝑦 ∈ R
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17
................................................................................................
................................................................................................
18
Quatrième partie
Fonctions dérivables
19
................................................................................................
Exercice 1
Corrigé
1) Formule de Leibniz donne
𝑛
∑︁
𝑓 (𝑛) (𝑥) = 𝐶𝑛𝑘 (𝑥𝑛 )(𝑘) (1 − 𝑥)𝑛 )(𝑛−𝑘) .
𝑘=0
⎧ 𝑛 (𝑝) 𝑛!
⎨ (𝑥 ) = (𝑛−𝑝)!
𝑥𝑛−𝑝
∀ 𝑝 ≤ 𝑛 on a
⎩ ((1 − 𝑥)𝑛 )(𝑝) = 𝑛!
(𝑛−𝑝)!
(−1)𝑝 (1 − 𝑥)𝑛−𝑝
Par conséquent, le coefficient du terme 𝑥𝑛 dans toute la somme est donné par
𝑛
∑︁ 𝑛
∑︁
(𝐶𝑛𝑘 )2 𝑛!(−1)𝑛 = (−1) 𝑛! 𝑛
(𝐶𝑛𝑘 )2
𝑘=0 𝑘=0
3) On sait que 𝑓 (𝑥) est un polynôme de degrée 2𝑛, ce qui implique que 𝑓 (𝑛) est un polynôme de
degrée 𝑛.
𝑓 (𝑥) = 𝑥𝑛 (1 − 𝑥)𝑛 = 𝑥𝑛 ((−𝑥)𝑛 + · · · + 1) = (−1)𝑛 𝑥2𝑛 + · · ·
................................................................................................
20
................................................................................................
ce qui donne
𝑛
(2𝑛)! ∑︁ 𝑘 2 𝑛
= (𝐶𝑛 ) = 𝐶2𝑛 .
(𝑛!)2 𝑘=0
𝑛
∑︁ 𝑛−1
∑︁
(𝑛)
𝑓 (𝑥) = 𝐶𝑛𝑘 (𝑥𝑛−1 )(𝑘) [ln(1 − 𝑥)] (𝑛−𝑘)
= 𝐶𝑛𝑘 (𝑥𝑛−1 )(𝑘) [ln(1 − 𝑥)](𝑛−𝑘)
𝑘=0 𝑘=0
𝑛−1 (︂ )︂(𝑛−𝑘−1)
∑︁ 1
= 𝐶𝑛𝑘 (𝑥𝑛−1 )(𝑘)
𝑘=0
1+𝑥
la deuxième égalité résulte du fait que pour 𝑘 = 𝑛 on a (𝑥𝑛−1 )(𝑘) = 0, tandis que pour la dernière
égalité nous avons exploité le fait que pour 𝑛 − 𝑘 ≥ 1 la fonction ln(1 + 𝑥) n’intervient qu’à
travers ses dérivées. D’autre part, on a
(𝑛−1)!
⎧
⎪
⎪ (𝑥𝑛−1 )(𝑘) = (𝑛 − 1)(𝑛 − 1) · · · (𝑛 − 𝑘)𝑥𝑛−𝑘−1 = (𝑛−𝑘−1)! 𝑥𝑛−𝑘−1
⎨
∀ 0 ≤ 𝑘 ≤ 𝑛 − 1 on a (︂ )︂(𝑛−𝑘−1) (︂ )︂𝑛−𝑘
1
(︀ −1
)︀(𝑛−𝑘−1) 𝑛−𝑘−1 1
(𝑛 − 𝑘 − 1)! 1+𝑥
⎪
⎪
⎩ 1+𝑥 = (1 + 𝑥) = (−1) ,
Finallement, on obtient
𝑛 (︂ )︂𝑛−𝑘
(𝑛)
∑︁ 1
𝑓 (𝑥) = 𝐶𝑛𝑘 (𝑛 − 1)!(−1) 𝑛−𝑘−1
𝑥𝑛−𝑘−1
𝑘=0
1+𝑥
𝑛!
Si 𝑥 = 0 on obtient 𝑓 (𝑛) (0) = 𝐶𝑛𝑛−1 (𝑛 − 1)! = (𝑛−1)!
(𝑛 − 1)! = 𝑛!
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21
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Si 𝑥 ̸= 0
𝑛 (︂ )︂𝑛−𝑘
(𝑛) 𝑛−1
∑︁ 1 )︀𝑘 1
𝐶𝑛𝑘 𝑥𝑛−𝑘−1
(︀
𝑓 (𝑥) = (𝑛 − 1)!(−𝑥) −
𝑘=0
𝑥 1+𝑥
[︂(︂ )︂𝑛 (︂ )︂𝑛 ]︂
𝑛−1 1 1 1
= (𝑛 − 1)!(−𝑥) − − −
1+𝑥 𝑥 𝑥
[︂(︂ )︂𝑛 ]︂
(𝑛 − 1)! −𝑥
= +1 −1
−𝑥 1+𝑥
[︂ (︂ )︂𝑛 ]︂
(𝑛 − 1)! 1
= 1− .
𝑥 1+𝑥
— Dérivablité sur R* : 𝑔 est dérivable sur R* entant que fraction de deux fonctions dérivables
sur R* .
— Dérivabilité en 0 :
𝑓 (𝑥)−𝑓 (0)
𝑔(𝑥) − 𝑔(0) 𝑥
− 𝑔(0) 𝑓 (𝑥) − 𝑓 (0) − 𝑥𝑓 ′ (0) 𝑓 ′′ (0)
lim = lim = lim = .
𝑥→0 𝑥 𝑥→0 𝑥 𝑥→0 𝑥2 2
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22
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3) Sur R* on a 𝑔 ′ est continue car : 𝑓 ′ est continue (𝑓 deux fois dérivable, et par suite 𝑓 ′ est
continue), 𝑓 est continue (𝑓 est derivable et par suite continue), 𝑥2 est continue.
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23
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𝑓 (1), on peut appliquer le théorème de Rolle, il existe 𝑐 ∈]0, 1[ tel que 𝑓 ′ (𝑐) = 0.
√
1) La fonction 𝑓 est bien définie sur [−1, 1], puisque −1 ≤ 𝑥 ≤ 1 ⇒ 1 − 𝑥2 ≥ 0 ⇒ 1 − 𝑥2 est
bien définie sur [−1, 1].
Pour 𝑥 ̸= 0 la fonction 𝑓 est continue.
Pour 𝑥 = 0 on trouve en utlisant l’expression conjugée
1 √ √ 2𝑥
( 1 + 𝑥2 − 1 − 𝑥2 ) = √ √ ,
𝑥 1 + 𝑥 + 1 − 𝑥2
2
ce qui donne
2𝑥
lim 𝑓 (𝑥) = lim √ √ = 0 = 𝑓 (0),
𝑥→0,𝑥̸=0 𝑥→0,𝑥̸=0 1+ 𝑥2 + 1 − 𝑥2
ce qui donne la continuité en 𝑥 = 0 et par suite la continuité sur [−1, 1].
2) Soit 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑥 ̸= 𝑎. On a 𝑓 est continue sur [𝑎, 𝑥] et dérivable sur ]𝑎, 𝑥[, et par application du
Thme des accroissements finis, il existe 𝑐𝑥 ∈]𝑎, 𝑥[ tel que
𝑓 (𝑥) − 𝑓 (𝑎)
= 𝑓 ′ (𝑐𝑥 ).
𝑥−𝑎
Maintenant, si 𝑥 → 𝑎 on a 𝑐𝑥 → 𝑎 et par suite 𝑓 ′ (𝑐𝑥 ) → 𝑙
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24
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3) La fonction 𝑓 est clairement dérivable sur ] − 1, 0[∪]0, 1 en tant que fraction de deux fonctions
dérivable sur ce domaine.
Pour la dérivabilité en 𝑥 = 0 le taux de variation donne
𝑓 (𝑥) − 𝑓 (0) 2
lim = lim √ √ = 1,
𝑥→0,𝑥̸=0 𝑥−0 𝑥→0,𝑥̸=0 1 + 𝑥 + 1 − 𝑥2
2
√ 2 , si 𝑥 ̸= 0
{︂
√ √
′ 1−𝑥4 ( 1+𝑥2 + 1−𝑥2 )
𝑓 (𝑥) =
1, si 𝑥 = 0
5)Tableau de variation
𝑥 -1 1
𝑓′
√
2
𝑓 √
− 2
√ √
6) On a 𝑓˜ : [−1, 1] → 𝑓 ([−1, 1]) = [− 2, 2] est une bijection. Puisque 𝑓˜′ (0) = 1 ̸= 0 la
bijection réciproque est dérivable en 0 avec (𝑓˜−1 )′ (0) = 𝑓˜′ (𝑓˜−1
1
(0))
= 𝑓˜′1(0) = 11 = 1.
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25
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Exercice 5
Montrer que 𝑓 vérifie les hypothèses du 2 (En particulier on vérifiera que 𝑓 est bien
définie sur [0, 1]. Puis que pour tout 𝑥 ∈]0, 1[
2.1. On 𝑓 (0) = 𝑓 (1) et 𝑓 est 𝐶 1 sur [0, 1] d’après le théorème de Rolle il existe 𝛼 ∈]0.1[ tel
que 𝑓 ′ (𝛼) = 0, la fonction 𝑓 ′ étant strictement décroissante, pour tout 𝑥 tel que 0 < 𝑥 < 𝛼, on
obtient 𝑓 ′ (0) > 𝑓 ′ (𝑥) > 𝑓 ′ (𝛼) = 0.
2.2. Appliquons le théorème des accroissements finis entre 0 et 𝛼. Les hypothèses sont évidem-
ment vérifiées, il existe 𝑐 ∈]0, 𝛼[ tel que 𝑓 (𝛼) − 𝑓 (0) = 𝛼𝑓 ′ (𝑐) Comme 𝑓 (0) = 0 et 𝑓 ′ (𝑐) > 0,
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26
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2.3. S’il existe 𝛽 ∈]0, 1[ tel que 𝑓 (𝛽) = 0, les hypothèses du théorème de Rolle sont véri-
fiées entre 0 et 𝛽 et entre 𝛽 et 1 donc il existe 𝑐1 ∈]0, 𝛽[ et 𝑐2 ∈]𝛽, 1[ tel que 𝑓 ′ (𝑐1 ) = 0 et
𝑓 ′ (𝑐2 ) = 0, comme 𝑓 ′′ (𝑥) < 0 entraine que 𝑓 ′ étant strictement décroissante ce qui implique que
𝑓 ′ (𝑐1 ) ̸= 𝑓 ′ (𝑐2 ), d’où la contradiction.
2.4. D’après 2.2. il existe une valeur 𝛼 ∈]0, 1[ telle que 𝑓 (𝛼) > 0, d’après 2.3. 𝑓 ne s’annule pas
sur ]0, 1[ et 𝑓 est continue, par conséquent pour tout 𝑥 ∈]0, 1[, 𝑓 (𝑥) > 0.
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