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Analyse I: Correction des Travaux

Dirigés

Abdelali Gabih

Université Chouaib Doukkali, Faculté des Sciences, El Jadida


Filière Licence: SMIA, MIP, IA
2022-2024
Table des matières

I. Nombres réels : bornes supérieures et bornes inférieures 1

II. Suites des nombres réelles 6

III. Continuité des fonctions 14

IV. Fonctions dérivables 19

i
Première partie

Nombres réels : bornes supérieures et


bornes inférieures

1
................................................................................................

Exercice 1

Soit 𝑋 une partie de R et 𝑀 un majorant de 𝑋. Montrer que les propriétés suivantes sont équi-
valentes :
1) 𝑀 = sup 𝑋
2) ∀𝑎 ∈ R tq 𝑎 < 𝑀, ∃𝑥 ∈ 𝑋 tq 𝑎 < 𝑥 ≤ 𝑀
Ind : 𝑀 est le plus petit des majorants de 𝑋.

Application : Soient 𝐴 et 𝐵 deux parties non vides de R+ majorées.


soit 𝐷 = 𝐴𝐵 = {𝑧 ∈ R / ∃𝑥 ∈ 𝐴, ∃𝑦 ∈ 𝐵, 𝑡𝑞 𝑧 = 𝑥𝑦}. Déterminer sup 𝐷.

Corrigé On a 𝑀 est un majorant de 𝑋, donc


(︁ )︁
𝑀 = sup 𝑋 ⇐⇒ 𝑀 est le plus petit majorant de M
(︁ )︁
⇐⇒ ∀𝑎 ∈ R tq 𝑎 < 𝑀, 𝑎 n ’est pas majorant de 𝑋
(︁ )︁
⇐⇒ ∀𝑎 ∈ R tq 𝑎 < 𝑀, ∃𝑥 ∈ 𝑋, tel que 𝑎 < 𝑥 ≤ 𝑀

Déterminons sup 𝐷. Soit 𝜀 > 0 vérifiant 𝜀 ≤ min(𝑎, 𝑏)


{︂ {︂
𝑎 = sup 𝐴 0 ≤ 𝑎 − 𝜀 < 𝑎0 ≤ 𝑎
=⇒ =⇒ 𝑎𝑏 − 𝜀(𝑎 + 𝑏 − 𝜀) < 𝑎0 𝑏0 ≤ 𝑎𝑏
𝑏 = sup 𝐵 0 ≤ 𝑏 − 𝜀 < 𝑏0 ≤ 𝑏

Or 𝜀 ≤ min(𝑎, 𝑏) =⇒ 2𝜀 ≤ min(𝑎, 𝑏) =⇒ 𝑎 + 𝑏 > 𝜀 et par suit 𝑎 + 𝑏 − 𝜀 > 0 ce qui implique


que 𝑎𝑏 est le plus petit des majorants de 𝐷 entant que sous ensemble de R+ .

Exercice 2

Soient 𝐴 et 𝐵 deux parties bornées de R


1) on suppose que 𝐴 ⊂ 𝐵 Montrer que : sup 𝐴 ≤ sup 𝐵, et inf 𝐵 ≥ inf 𝐴.
2) Calculer en fonction de sup 𝐴, sup 𝐵, inf 𝐴 et inf 𝐵 les bornes suivantes :

sup(𝐴 + 𝐵), inf(𝐴 ∪ 𝐵), sup(𝐴 ∪ 𝐵)

3) Supposons que 𝐴 ∩ 𝐵 ̸= ∅. Comparer les nombres suivants :

inf(𝐴 ∩ 𝐵), sup(𝐴 ∩ 𝐵), inf(sup 𝐴, sup 𝐵), et sup(inf 𝐴, inf 𝐵),

les inégalités peuvent−elles être strictes ?

Corrigé

1) on a sup 𝐵 est un majorant de 𝐵 et par suite un majorant de 𝐴 ⇒ sup 𝐴 ≤ sup 𝐵 (car sup 𝐴
est le plus petit des majorants de 𝐴)

................................................................................................
2
................................................................................................

on a inf 𝐵 est un minorant de 𝐵 et par suite un minorant de 𝐴 ⇒ inf 𝐵 ≤ inf 𝐴 (car inf 𝐴 est le
plus grand des minorants de 𝐴
2) Il est clair que sup 𝐴 + sup 𝐵 est majorant de 𝐴 + 𝐵 et parsuit sup(𝐴 + 𝐵) ≤ sup 𝐴 + sup 𝐵.
Montrons que sup 𝐴 + sup 𝐵 ≤ sup(𝐴 + 𝐵). On a

∀𝑎 ∈ 𝐴, 𝑏 ∈ 𝐴, 𝑎 + 𝑏 ≤ sup(𝐴 + 𝐵) ⇒ ∀𝑎 ∈ 𝐴, 𝑏 ∈ 𝐴, 𝑎 ≤ sup(𝐴 + 𝐵) − 𝑏
⇒ sup(𝐴 + 𝐵) − 𝑏 est un majorant de 𝐴
⇒ sup 𝐴 ≤ sup(𝐴 + 𝐵) − 𝑏 ∀𝑏 ∈ 𝐵
⇒ 𝑏 ≤ sup(𝐴 + 𝐵) − sup 𝐴 ∀𝑏 ∈ 𝐵
⇒ sup 𝐵 ≤ sup(𝐴 + 𝐵) − sup 𝐴.

Fazit : sup 𝐴 + sup 𝐵 = sup(𝐴 + 𝐵).

Montrons que sup(𝐴 ∪ 𝐵) =Max(sup 𝐴, sup 𝐵) et inf(𝐴 ∪ 𝐵) =Min(inf 𝐴, inf 𝐵)


On a

{︂ {︂
𝐴⊂𝐴∪𝐵 sup 𝐴 ≤ sup(𝐴 ∪ 𝐵)
=⇒ =⇒ max(sup 𝐴, sup 𝐵) ≤ sup(𝐴 ∪ 𝐵).
𝐵 ⊂𝐴∪𝐵 sup 𝐵 ≤ sup(𝐴 ∪ 𝐵)

Montrons que sup(𝐴 ∪ 𝐵) ≤ max(sup 𝐴, sup 𝐵).


Si sup 𝐴 ≤ sup 𝐵 on aura
{︂
soit 𝑥 ∈ 𝐴 et 𝑥 ≤ sup 𝐴 ≤ sup 𝐵 = max(sup 𝐴, sup 𝐵)
𝑥 ∈ 𝐴 ∪ 𝐵 =⇒
soit 𝑥 ∈ 𝐵 et 𝑥 ≤ sup 𝐵 = max(sup 𝐴, sup 𝐵),
=⇒ ∀𝑥 ∈ 𝐴 ∪ 𝐵 sup(𝐴 ∪ 𝐵) ≤ max(sup 𝐴, sup 𝐵).

De même on montre que inf(𝐴 ∪ 𝐵) = min(inf 𝐴, inf 𝐵).

3) Si 𝐴 ∩ 𝐵 = ∅ rien à dire.
Si 𝐴 ∩ 𝐵 ̸= ∅ on montre facilement que sup(𝐴 ∩ 𝐵) ≤ min(sup 𝐴, sup 𝐵).
L’inégalité est stricte : vérification pour 𝐴 = [0, 1] ∩ Q et 𝐵 = [0, 1] ∩ (R ∖ Q* )

sup 𝐴 = sup 𝐵 = 1 et (𝐴 ∩ 𝐵) = {0}

Exercice 3

Soit 𝐴 une partie bornée non vide de R. Montrer que

sup{|𝑥 − 𝑦|, (𝑥, 𝑦)𝐴2 } = sup 𝐴 − inf 𝐴

Corrigé

................................................................................................
3
................................................................................................

On a
{︂
inf 𝐴 ≤ 𝑥 ≤ sup 𝐵
=⇒ inf 𝐴 − sup 𝐴 ≤ 𝑥 − 𝑦 ≤ sup 𝐴 − inf 𝐴. =⇒ |𝑥 − 𝑦| ≤ sup 𝐴 − inf 𝐴
inf 𝐴 ≤ 𝑦 ≤ sup 𝐵

ainsi on obtient sup 𝐴 − inf 𝐴 est un majorant de {|𝑥 − 𝑦|, (𝑥, 𝑦)𝐴2 }
Ineversement, soit 𝜀 > 0. On a
{︂ {︂
sup 𝐴 est le plus petit des majorants de A ∃𝑥0 ∈ 𝐴 tel que 𝑥0 > sup 𝐴 − 𝜀/2
=⇒
inf 𝐴 est le plus grand des minorants de A ∃𝑦0 ∈ 𝐴 tel que 𝑦0 < inf 𝐴 + 𝜀/2
=⇒ 𝑥0 − 𝑦0 > sup 𝐴 − 𝜀/2 − inf 𝐴 − 𝜀/2
=⇒ 𝑥0 − 𝑦0 > sup 𝐴 − inf 𝐴 − 𝜀
=⇒ |𝑥0 − 𝑦0 | > sup 𝐴 − inf 𝐴 − 𝜀

ceci montre que sup 𝐴 − inf 𝐴 est le plus petit des majorants de l’ensemble {|𝑥 − 𝑦|, (𝑥, 𝑦)𝐴2 }
Exercice 4

Déterminer si elles existent les bornes sup et inf des ensembles suivant

1) 𝐴 = {2−𝑛 , 𝑛 ∈ N}
2) 𝐵 = [0, 1[∪Q
3) 𝐶 = {(−1)𝑛 + 𝑛1 , 𝑛 ∈ N* }

Corrigé
1) On a 20 = 1 ∈ 𝐴 et 2−𝑛 ≤ 1, ∀𝑛 ∈ N =⇒ 1 = max 𝐴 =⇒ sup 𝐴 = max 𝐴 = 1.
inf 𝐴 =?. On a 0 est bien un minorant de 𝐴. D’après le Théorème d’Archimède on a

* ln( 1𝜀 )
∀𝜀 > 0, ∃𝑛 ∈ N tel que 𝑛 > =⇒ ∀𝜀 > 0, ∃𝑛 ∈ N* tel que 2−𝑛0 < 𝜀
ln 2
=⇒ 0 = inf 𝐴

2) 𝐵 = [0, 1[∩Q ⊂ [0, 1] =⇒ 𝐵 est borné. D’autre part on a 0 ∈ 𝐵 et 0 ≤ 𝑥, ∀𝑥 ∈ 𝐵 ce qui


implique que 0 = min 𝐵 = sup 𝐵.
sup 𝐵 =?. D’après Théorème d’Archimède on ∀𝜀 > 0, ∃𝑛 ≥ 1 tel que 1 − 𝜀 < 1 − 𝑛1 < 1. Or,
1 − 𝑛1 ∈ 𝐵 =⇒ 1 = sup 𝐵

𝐶 = {1 + 𝑝1 , 𝑛 ∈ N* } ∪ {−1 + 1
2𝑝+1
, 𝑛 ∈ N} = 𝐶1 ∪ 𝐶2 . D’après question 1) on a

1 3
inf 𝐶1 = 1 ∈
/ 𝐶1 , sup 𝐶1 = 1 + = ∈ 𝐶1 , inf 𝐶2 = −1 ∈
/ 𝐶2 , sup 𝐶2 = 0
2 2

sup 𝐶 = max(sup 𝐶1 , sup 𝐶2 ) = 23 ∈ 𝐶,


{︂
=⇒
inf 𝐶 = min(inf 𝐶1 , inf 𝐶2 ) = −1 ∈
/ 𝐶.

................................................................................................
4
................................................................................................

Exercice 5

Déterminer la borne supérieure et la borne inférieure des ensembles suivants


𝐴 = {𝑚 𝑛
+ 4𝑛
𝑚
𝑚, 𝑛 ∈ N* }

𝐵 = { 4𝑚𝑚𝑛
2 +𝑛2 𝑚 ∈ Z, 𝑛 ∈ N* }
𝑚
𝐶 = { 𝑚+𝑛 𝑚, 𝑛 ∈ N* }
𝑚
𝐷 = { |𝑚|+𝑛 𝑚 ∈ Z, 𝑛 ∈ N* }
Corrigé

1) pour 𝑎, 𝑏 ∈ R* on a 𝑎𝑏 ≤ 𝑎+𝑏 2
. Appliquons ceci pour 𝑎 = 2𝑚𝑛
et 𝑏 = 8𝑛
𝑚
ce qui donne
𝑚 4𝑛
𝑛
+ 𝑚
≥ 4 avec égalité pour 𝑚 = 2, 𝑛 = 1 ce qui donne min 𝐴 = 4

2) De même on a
1 𝑚𝑛 1
− ≤ ≤
4 4𝑚2 + 𝑛2 4
avec égalité à droite pour 𝑚 = 1, 𝑛 = 2 et égalité à gauche pour 𝑚 = −1, 𝑛 = 2 ce qui donne
max 𝐵 = 14 et min 𝐵 = − 41

3)
Pour tout 𝑚, 𝑛 ∈ N* on a 0 < 𝑚+𝑛 𝑚
< 1. D’autre part, pour tout 𝜀 > 0, il existe des entiers
strictement positifs 𝑛1 et 𝑚1 tels que
1 𝑚1
< 𝜀, >1−𝜀
1 + 𝑛1 𝑚1 + 1
première inégalité implique que inf 𝐶 = 0 tandis que la deuxième implique que sup 𝐶 = 1

4)
Il est clair d’après la question 3) que inf 𝐷 = −1 et sup 𝐷 = 1.

................................................................................................
5
Deuxième partie

Suites des nombres réelles

6
................................................................................................

Exercice 1
Montrer sans utiliser le logarithme que

1) lim𝑛→∞ √ 𝑛
𝑎=1
𝑛
2) lim𝑛→∞ 𝑛2 =1

Corrigé
1)
— Si 𝑎 ≥ 1

√ √ √
| 𝑛 𝑎 − 1| < 𝜀 ⇐⇒ 𝑛 𝑎 − 1 < 𝜀 ⇐⇒ 𝑛 𝑎 < 1 + 𝜀 ⇐⇒ 𝑎 < (1 + 𝜀)𝑛 . (0.1)

D’autre part, ∀𝑛 ∈ N on a (1 + 𝑛𝜀) ≤ (1 + 𝜀)𝑛 , et par suite, on obtient


𝑎 < 1 + 𝑛𝜀 =⇒ 𝑎 < (1 + 𝜀)𝑛 , càd 𝑎−1 𝜀
< 𝑛 =⇒√ 𝑎 < (1 + 𝜀)𝑛 . Finallement, pour
𝑛0 = 𝐸[ 𝑎−1
𝜀
] + 1, on a ∀𝑛 ≥ 𝑛0 =⇒ 𝑎−1 𝜀
< 𝑛 =⇒ | 𝑛 𝑎 − 1| < 𝜀, d’après (0.1)
— Si 𝑎 < 1 √︁
Dans ce cas on a 𝑎 > 1 et par suite on a lim𝑛→∞ 𝑛 𝑎1 = lim𝑛→∞
1 1 √
𝑛 𝑎 = 1 d’après 1) Ce qui

donne la convergence.
2) on a
√𝑛
| 𝑛2 − 1| < 𝜀 ⇐⇒ 𝑛2 < (1 + 𝜀)𝑛 . (0.2)
2 3 3
D’autre part, on a (1 + 𝜀)𝑛 = 1 + 𝑛𝜀 + 𝑛(𝑛−1)𝜀 + 𝑛(𝑛−1)(𝑛−2)𝜀 + · · · =⇒ 𝑛(𝑛−1)(𝑛−2)𝜀 < (1 + 𝜀)𝑛 ,
3 3
2
2 3
6 √ 6
et par suite si 𝑛2 < 𝑛(𝑛−1)(𝑛−2)𝜀 = (𝑛 −3𝑛6 +2𝑛)𝜀 =⇒ | 𝑛2 − 1| < 𝜀 d’après (0.2). De plus,
𝑛
6
3 2 )𝜀3 2 3 3 2 3
on a 𝑛2 < (𝑛 −3𝑛 = 𝑛 (𝑛−3)𝜀 =⇒ 𝑛2 < (𝑛 −3𝑛6 +2𝑛)𝜀 , ce qui donne 6 < (𝑛 − 3)𝜀3 =⇒
√ 6 6 √
| 𝑛2 − 1| < 𝜀, càd 𝜀63 + 3 < 𝑛 =⇒ | 𝑛2 − 1| < 𝜀. Finallement, on obtient ∀𝑛 ≥ 𝑛0 =
𝑛 𝑛


𝐸[ 𝜀63 + 3] + 1 =⇒ | 𝑛2 − 1| < 𝜀, ce qui donne la convergence.
𝑛

Exercice 2√︂

√︁ √︀
Soit 𝑢𝑛 = 1+ 2+ ··· + 𝑛
√ √
𝑛+1
1) Montrer que ∀𝑛 ∈ N* 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≤ 2𝑛
et que 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≤ ( 2
2 𝑛
)
2) En déduire que 𝑢𝑛 est convergente.

Corrigé

................................................................................................
7
................................................................................................

1)
√︂
√ √
√︁ √︀ √︁ √︀
2 + ··· + 𝑛 + 𝑛 + 1 − 2 + ··· + 𝑛
𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 = √︂
√ √
√︁ √︀ √︁ √︀
1 + ··· + 𝑛 + 𝑛 + 1 − 1 + ··· + 𝑛
(︃√︃ √︂ √︂ )︃
√ √
√︁
1
√︁
≤ 2 + ··· + 𝑛 + 𝑛 + 1 − 2 + ··· + 𝑛
2
(︃√︃ √︂ √︂ )︃
√ √
√︁
1
√︁
≤ 3 + ··· + 𝑛 + 𝑛 + 1 − 3 + ··· + 𝑛
22
(︃√︃ √︂ √︂ )︃
√ √
√︁
1
√︁
≤ 4 + ··· + 𝑛 + 𝑛 + 1 − 4 + ··· + 𝑛
23
..
. (︃√︁ )︃
1 √ √
≤ 𝑛+ 𝑛+1− 𝑛
2𝑛−1
√ √
1 𝑛+1 𝑛+1
≤ 𝑛−1 = .
2 2 2𝑛
√ √ 𝑛 √
On montre facilement par récurrence que 𝑛 + 1 ≤ 2 , ce qui donne 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≤ ( 22 )𝑛 .

2) En écrivant la relation récurrente 𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ≤ ( 22 )𝑛 pour 𝑛 := 1 · · · 𝑛 et en sommant les
cotes gauches terme par terme on obtient
√ √ √ √ √
2 2 𝑛 2 (1 − 22 )𝑛 2
𝑢𝑛+1 − 𝑢1 ≤ + ···( ) = √ ≤ √ ,
2 2 2 (1 − 2 ) 2 − 2
2

ce qui montre que la suite est majorée, et par suite convergente puisqu’elle croissante.

Exercice 3 √
Soit (𝑎𝑛 ) définie par 𝑎0 > 0 et 𝑎𝑛+1 = 𝑎0√+ 𝑎1 + · · · √︀
+ 𝑎𝑛 √
1) Montrer que ∀𝑛 ∈ N* on a 𝑎𝑛 ≥ 𝑎0 , 𝑎𝑛 ≥ 𝑎0 + (𝑛 − 1) 𝑎0 , déduire la limite de
(𝑎𝑛 ).
2) Exprimer (𝑎𝑛+1 ) en fonction de (𝑎𝑛 ) et calculer lim(𝑎𝑛+1 − 𝑎𝑛 )
3) Trouver une valeur approximative de 𝑎𝑛 pour 𝑛 assez grand
Corrigé √ √
1) (𝑎𝑛 )𝑛 est une suite positive, de plus 𝑎𝑛+1 = 𝑎0 + 𝑎1 + · · · + 𝑎𝑛 ≥ 𝑎0 ∀𝑛 ∈ N càd

𝑎𝑛 ≥ 𝑎0 ∀𝑛 ∈ N* . Par conséquent, on obtient
√ √︁

𝑎𝑛 = 𝑎0 + 𝑎1 + · · · + 𝑎𝑛−1 ≥ 𝑎0 + (𝑛 − 1) 𝑎0 ∀𝑛 ∈ N* .

................................................................................................
8
................................................................................................

La dérnière inégalité implique que 𝑙𝑖𝑚𝑛→+∞ 𝑎𝑛 = +∞

Exercice 4

1) Soit (𝑥𝑛 ) une suite qui converge vers un r el 𝑙, montrer que la suite (𝑦𝑛 ) = 𝑥1 ···𝑥
𝑛
𝑛
est
convergente.
2) La réciproque est-elle vraie ?
3) Soit (𝑥𝑛 ) une suite monotone. Montrer que si elle converge en moyenne alors elle conver-
gente.

Corrigé
1) on a 𝑥𝑛 → 𝑙, donc ∀𝜀 > 0, ∃𝑛0 ∈ N tq 𝑛 ≥ 𝑛0 =⇒ |𝑥𝑛 − 𝑙| < 𝜀/2. Pour 𝑛 ≥ 𝑛0 on obtient
𝑛
|(𝑥1 − 𝑙) + · · · + (𝑥𝑛 − 𝑙)| |𝑥0 − 𝑙| + · · · + |𝑥𝑛0 −1 | ∑︁ |𝑥𝑘 − 𝑙|
|𝑦𝑛 − 𝑙| = | |≤ +
𝑛 𝑛 𝑘=𝑛
𝑛
0

|𝑥0 − 𝑙| + · · · + |𝑥𝑛0 −1 | 𝑛 − 𝑛0 + 1
≤ + 𝜀/2
⏟ 𝑛⏞ ⏟ 𝑛 ⏞
⎮ ⎮
⌄ ⌄
0 𝜀/2

Les deux dernières deux convergences sont valables à partir de deux ceraint rangs 𝑛1 et 𝑛2 , ce
qui implique que ∀𝜀 > 0, ∃𝑛3 = max{𝑛0 , 𝑛1 , 𝑛2 } ∈ N tq 𝑛 ≥ 𝑛3 =⇒ |𝑦𝑛 − 𝑙| < 𝜀.

2) Pour la suite 𝑥𝑛 = (−1)𝑛 on a


{︂
0, si n pair
𝑦𝑛 = −1
𝑛
, si n est impair

La suite (𝑦𝑛 ) converge vers 0, alors que la suite (𝑥𝑛 ) n’est pas convergente. En conclusion, la
réciproque n’est pas vraire.

3) Par absurde. Supposons que la suite (𝑥𝑛 ) est croissante. Si la suite (𝑥𝑛 ) ne converge pas, alors
elle va tendre vers +∞, càd ∀𝐴 > 0, ∃ 𝑛0 ∈ N tq 𝑛 ≥ 𝑛0 =⇒ 𝑥𝑛 > 𝐴. Pour 𝑛 ≥ 𝑛0 on a
𝑛
𝑥1 + · · · + 𝑥𝑛 𝑥1 + · · · + 𝑥𝑛0 ∑︁ 𝑥𝑘
𝑦𝑛 = ≥ +
𝑛 𝑛 𝑘=𝑛 +1
𝑛
0

𝑥1 + · · · + 𝑥𝑛0 𝑛 − 𝑛0
≥ + (𝐴 + 1),
⏟ 𝑛 ⏞ 𝑛
=𝑊𝑛 →𝐴+1

la convergence 𝑊𝑛 → 𝐴 + 1 implique que pour 𝜀 = 1, ∃𝑛1 tel que pour 𝑛 ≥ 𝑛1 on a 𝑊𝑛 >


𝐴 + 1 − 1 = 𝐴 et par suite pour 𝑛 ≥ max{𝑛0 , 𝑛1 } on a 𝑦𝑛 ≥ 𝐴 ce qui veut dire que la suite 𝑦𝑛
converge vers +∞.

Exercice 5

................................................................................................
9
................................................................................................

Soient 𝑎 et 𝑏 deux nombres r els tels que 1 < 𝑎 < 𝑏. On d finit les suites (𝑢𝑛 ) et (𝑣𝑛 ) par 𝑢0 = 𝑎
et 𝑣0 = 𝑏 et
1 √ 1 √
𝑢𝑛+1 = (𝑢𝑛 + 𝑣𝑛 ) 𝑣𝑛+1 = (𝑣𝑛 + 𝑢𝑛 )
2 2
1) Montrer que pour tout 𝑛, on a 𝑢𝑛 > 1 et 𝑣𝑛 > 1 et 𝑢𝑛 < 𝑣𝑛2 .
2) Montrer que la suite 𝑣𝑛 convergente.
3) Montrer que la suite (𝑢𝑛 ) converge et que lim𝑛→∞ 𝑢𝑛 = lim𝑛→∞ 𝑣𝑛 . Cacluler cette limite.

Corrigé
1) Par réccurence. Pour 𝑛 = 0 on a 𝑢0 = 𝑎 > 1 et 𝑣0 = 𝑏 > 1 et 𝑢0 = 𝑎 < 𝑏 < 𝑏2 = 𝑣02 .
H.R : Supposons que 𝑢𝑛 > 1 et 𝑣𝑛 > 1 et 𝑢𝑛 < 𝑣𝑛2

On a 𝑢𝑛+1 = 12 (𝑢𝑛 + 𝑣𝑛 ) > 12 (1 + 1) = 1 et de même pour 𝑣𝑛 . D’autre part on
√ √ √ √
2 𝑣𝑛2 + 𝑢𝑛 + 2𝑣𝑛 𝑢𝑛 − 2𝑢𝑛 − 2 𝑣𝑛 𝑣𝑛2 − 𝑢𝑛 + 2 𝑣𝑛 ( 𝑢𝑛 − 1)
𝑣𝑛+1 − 𝑢𝑛+1 = = ,
4 4

d’après H.R on a 𝑣𝑛2 − 𝑢𝑛 > 0 et 𝑢𝑛 − 1 > 0 ce qui montre que 𝑣𝑛+12
− 𝑢𝑛+1 > 0

2)

𝑢 −𝑣
On a 𝑣𝑛+1 −𝑣𝑛 = 𝑛2 𝑛 < 0 d’après question 1). Donc la suite 𝑣𝑛 est décroissante, et puisqu’elle
est minorée par 1 elle est donc convergente soit lim𝑛→∞ 𝑣𝑛 = 𝑙.
3)
√ √
On a 𝑣𝑛+1 = 21 (𝑣𝑛 + 𝑢𝑛 ), donc 𝑢𝑛 = 2𝑣𝑛+1 − 𝑣𝑛 . La suite 𝑣𝑛 étant convergente d’après

question 2), ceci implique que la suite 𝑢𝑛 est convergente, et par conséquent, la suite 𝑢𝑛 et

convergente avec lim 𝑢𝑛 = 𝑙2 . Or on a 𝑢𝑛+1 = 12 (𝑢𝑛 + 𝑣𝑛 ) ce qui donne par passage à la limite
que
1 √ √
𝑙2 = (𝑙2 + 𝑙) ⇐⇒ 𝑙2 = 𝑙,
2
avec les deux solution 𝑙 = 0 ou 𝑙 = 1, et par unicité de la limite on obtient 𝑙 = 1 car 𝑣𝑛 > 1 et
par suite sa limite vérifie 𝑙 ≥ 1.

Exercice 6

Soit 𝐸 l ensemble des suites (𝑎𝑛 ) vérifiant la condition : ∀𝑛 ∈ N* , 𝑎𝑛+2 = 𝑎𝑛+1 + 𝑎𝑛 .

1) Montrer que si (𝑎𝑛 ) ∈ 𝐸 et (𝑏𝑛 ) ∈ 𝐸, alors :

(𝑎1 = 𝑏1 , 𝑎2 = 𝑏2 ) =⇒ (𝑎𝑛 ) = (𝑏𝑛 ).

2) Soit 𝑞1 et 𝑞2 (avec 𝑞1 < 0 < 𝑞2 ) les deux solutions de l’equation 𝑥2 = 𝑥 + 1.


Montrer que (𝑞1𝑛 ) et (𝑞2𝑛 ) sont deux éléments de 𝐸.
3) Montrer que : (𝑎𝑛 ) ∈ 𝐸 ⇐⇒ ∃(𝛼, 𝛽) ∈ R2 , (𝑎𝑛 ) = 𝛼(𝑞1𝑛 ) + 𝛽(𝑞2𝑛 )

................................................................................................
10
................................................................................................

4) Soit (𝑎𝑛 ) ∈ 𝐸 avec 𝑎1 = 𝑎2 = 1.



(𝐷)𝑛 −( −1 )𝑛
a) Montrer que 𝑎𝑛 = √ 𝐷
5
où 𝐷 est le nombre d’or 1+2 5 .
b) Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N* , le terme 𝑎𝑛 est un entier naturel avec
𝑝𝑔𝑐𝑑(𝑎𝑛 , 𝑎𝑛+1 ) = 1.
c) Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N* , 𝑎1 + 𝑎2 + · · · + 𝑎𝑛 = 𝑎𝑛+2 − 1.
d) Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N* , 𝑎21 + 𝑎22 + · · · + 𝑎2𝑛 = 𝑎𝑛 𝑎𝑛+1 .
e) Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N* , 𝑎2𝑛+1 = 𝑎𝑛 𝑎𝑛+2 + (−1)𝑛 .
f) Montrer que pour tout 𝑛 ∈ N* , 𝑎𝑛 ≥ 𝑛 − 1 et en déduire la limite de (𝑎𝑛 ).
𝑎𝑛
g) Soit (𝑏𝑛 ) la suire d finie par : 𝑏𝑛 = 𝑎𝑛+1 . Montrer que (𝑏𝑛+1 − 𝑏𝑛 ) −→ 0.
h) Montrer que (𝑏2𝑛 ) et (𝑏2𝑛+1 ) sont adjacentes, en déduire que (𝑏𝑛 ) est convergente et
calculer sa limite.
Corrigé
1) Par induction on a

(𝑎1 = 𝑏1 , 𝑎2 = 𝑏2 ) =⇒ 𝑎3 = 𝑏3 =⇒ 𝑎4 = 𝑏4 =⇒ · · · 𝑎𝑛 = 𝑏𝑛 .

2) On a 𝑞1 solution de 𝑥2 = 𝑥 + 1 càd 𝑞12 = 𝑞1 + 1 et par suite on obtient 𝑞1𝑛+2 = 𝑞1𝑛 𝑞12 =


𝑞1𝑛 (𝑞1 + 1) = 𝑞1𝑛+1 + 𝑞1𝑛

3)=⇒
Soit (𝑏𝑛 ) = 𝛼(𝑞1𝑛 ) + 𝛽(𝑞2𝑛 ). On a
{︂ {︂
𝑎1 = 𝑏1 𝑎1 = 𝛼𝑞1 + 𝛽𝑞2
⇐⇒
𝑎2 = 𝑏2 𝑎2 = 𝛼𝑞12 + 𝛽𝑞22

Ce système possède une solution unique si ∆ = 𝑞1 𝑞22 − 𝑞12 𝑞2 = 𝑞1 𝑞2 (𝑞2 − 𝑞1 ) ̸= 0 ce qui est le
cas, et par suite ∃ 𝛼, 𝛽 ∈ R tels que
{︂
𝑎1 = 𝑏1 = 𝛼𝑞1 + 𝛽𝑞2
=⇒ 𝑎𝑛 = 𝑏𝑛 ,
𝑎2 = 𝑏2 = 𝛼𝑞12 + 𝛽𝑞22

d’après la question 1).


⇐= : On a 𝑎𝑛+2 = 𝛼𝑞1𝑛+2 + 𝛽𝑞2𝑛+2 = 𝛼𝑞1𝑛 𝑞12 + 𝛽𝑞2𝑛 𝑞22 = 𝛼𝑞1𝑛 (𝑞1 + 1) + 𝛽𝑞2𝑛 (𝑞2 + 1) = 𝑎𝑛+1 + 𝑎𝑛
et par suite (𝑎𝑛 ) ∈ 𝐸.
4) Soit (𝑎𝑛 ) ∈ 𝐸 avec 𝑎1 = 𝑎2 = 1.
(𝐷)𝑛 −( −1 )𝑛
a) Soit 𝑏𝑛 = √ 𝐷
5
Montrons que

𝐷−( −1 )
√𝐷 = 1
{︂
𝑎1 = 𝑏 1

5
càd 𝐷2 −( 12 )
𝑎2 = 𝑏 2 ⎩ √𝐷 =1
5

On a √

1+ 5 √
𝐷 − ( −1 ) 2
+ 1+2√5 1+5+2 5+4 10 + 2 5
√ 𝐷 = √ = √ √ = √ = 1.
5 5 2 5(1 + 5) 2 5 + 10

................................................................................................
11
................................................................................................
𝐷2 −( 12 )
De même par un calcul élémentaire on montre que √𝐷
5
= 1, et d’après la question 1) on a

(𝐷)𝑛 − ( −1 )𝑛
(𝑎1 = 𝑏1 , 𝑎2 = 𝑏2 ) =⇒ 𝑎𝑛 = √ 𝐷
5

b) Par réccurence. Pour 𝑛 = 1 on a 𝑎1 = 𝑎2 = 1 ∈ N* et 𝑎1 ∧ 𝑎2 = 1.


H.R : Supposons que 𝑎𝑛 ∈ N* et 𝑎𝑛 ∧ 𝑎𝑛+1 = 1
On a 𝑎𝑛+1 = 𝑎𝑛 + 𝑎𝑛−1 ∈ N* . De plus 𝑎𝑛 ∧ 𝑎𝑛+1 = 1 implique d’après Théorème de Bezout
∃ 𝛼, 𝛽 ∈ R tels que
𝑎𝑛 ∧ 𝑎𝑛+1 = 1 =⇒ 𝛼𝑎𝑛+1 + 𝛽𝑎𝑛 = 1 =⇒ 𝛼𝑎𝑛+1 + 𝛽(𝑎𝑛+2 − 𝑎𝑛+1 ) = 1
=⇒ (𝛼 − 𝛽)𝑎𝑛+1 + 𝛽𝑎𝑛+2 = 1 =⇒ 𝑎𝑛+1 ∧ 𝑎𝑛+2 = 1
c) Par réccurence. Pour 𝑛 = 1 on a 𝑎1 = 1 et 𝑎1+2 − 1 = 𝑎3 − 1 = 2 − 1 = 1.
H.R : Supposons que 𝑎1 + 𝑎2 + · · · + 𝑎𝑛 = 𝑎𝑛+2 − 1
𝑎1 + 𝑎2 + · · · + 𝑎𝑛 + 𝑎𝑛+1 = 𝑎𝑛+2 − 1 + 𝑎𝑛+1 = 𝑎𝑛+3 − 1
d) Par réccurence. Pour 𝑛 = 1 on a 𝑎21 = 1 et 𝑎1 𝑎2 = 1.
H.R : Supposons que 𝑎21 + 𝑎22 + · · · + 𝑎2𝑛 = 𝑎𝑛 𝑎𝑛+1
𝑎21 + 𝑎22 + · · · + 𝑎2𝑛 + 𝑎2𝑛+1 = 𝑎𝑛 𝑎𝑛+1 + 𝑎2𝑛+1 = 𝑎𝑛+1 (𝑎𝑛 + 𝑎𝑛+1 ) = 𝑎𝑛+1 𝑎𝑛+2
e) Par réccurence. Pour 𝑛 = 1 on a 𝑎22 = 1 et 𝑎1 𝑎3 − 1 = 2 − 1 = 1.
H.R : Supposons que 𝑎2𝑛+1 = 𝑎𝑛 𝑎𝑛+2 + (−1)𝑛 .
f) Par réccurence. Pour 𝑛 = 1 on a 𝑎1 = 1 ≥ 1 − 1 = 0, et pour 𝑛 = 2 on a 𝑎2 = 1 ≥ 2 − 1.
H.R : Supposons que 𝑎𝑛 ≥ 𝑛 − 1 pour 𝑛 ≥ 3
On a 𝑎𝑛+1 = 𝑎𝑛 + 𝑎𝑛−1 ≥ 𝑛 − 1 + 𝑛 − 2 = 2𝑛 − 3 ≥ 𝑛 car 𝑛 − 3 ≥ 0. Finallement, on a
𝑎𝑛 ≥ 𝑛 − 1 implique que 𝑎𝑛 −→ +∞.
g) On a
𝑎𝑛+1 𝑎𝑛 𝑎𝑛 𝑎𝑛+2 + (−1)𝑛 − 𝑎𝑛 𝑎𝑛+2 (−1)𝑛
𝑏𝑛+1 − 𝑏𝑛 = − = = −→ 0,
𝑎𝑛+2 𝑎𝑛+1 𝑎𝑛+1 𝑎𝑛+2 𝑎𝑛+1 𝑎𝑛+2
puisque nous avons 𝑎𝑛 −→ +∞ d’après la question précedente.
h) On a
𝑎2𝑛+2 𝑎2𝑛 𝑎2𝑛+1 + 𝑎2𝑛 𝑎2𝑛
𝑏2𝑛+2 − 𝑏2𝑛 = − = −
𝑎2𝑛+3 𝑎2𝑛+1 𝑎2𝑛+2 + 𝑎2𝑛+1 𝑎2𝑛+1
2
𝑎 + 𝑎2𝑛+1 𝑎2𝑛 − 𝑎2𝑛+1 𝑎2𝑛 − 𝑎2𝑛+2 𝑎2𝑛
= 2𝑛+1
𝑎2𝑛+1 (𝑎𝑛+2 + 𝑎2𝑛+1 )
(−1)2𝑛 1
= = ,
𝑎2𝑛+1 (𝑎𝑛+2 + 𝑎2𝑛+1 ) 𝑎2𝑛+1 (𝑎𝑛+2 + 𝑎2𝑛+1 )
sachant que pour la dernière égalité nous avons utilisé la question e). Donc la suite 𝑏2𝑛 est crois-
sante. Par un même raisonnement on montre que la suite 𝑏2𝑛+1 est décroissante.

𝑎2𝑛+1 𝑎2𝑛 𝑎2 − 𝑎2𝑛+2 𝑎2𝑛 (−1)2𝑛


𝑏2𝑛+1 − 𝑏2𝑛 = − = 2𝑛+1 = =−→ 0,
𝑎2𝑛+2 𝑎2𝑛+1 𝑎2𝑛+1 𝑎𝑛+2 𝑎2𝑛+1 𝑎𝑛+2

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12
................................................................................................

ceci montre que les deux suites (𝑏2𝑛+1 ) et (𝑏2𝑛 ) sont adjacentes et par suites convergent vers la
même limite 𝑙. Ceci montre quela suite (𝑏𝑛 ) est convergente comme conséquence de la conver-
gence de leur sous suites (𝑏2𝑛+1 ) et (𝑏2𝑛 ) vers la même limite 𝑙.
Calcul de 𝑙 : on a
𝑎𝑛 𝑎𝑛 𝑎𝑛 1 1
𝑏𝑛 = = = 𝑎𝑛−1 = −→= = 𝑙.
𝑎𝑛+1 𝑎𝑛 + 𝑎𝑛−1 𝑎𝑛 (1 + 𝑎𝑛 ) 1 + 𝑏𝑛−1 1+𝑙

La dernière

égalite implique

que 𝑙 est solution de l’equation 𝑥2 + 𝑥 − 1 = 0 qui a deux racines
𝑙1 = 1−2 5 et 𝑙2 = 1+2 5 . Finallement, l’unicité de la limite

et le fait que la suite (𝑏𝑛 ) est une
1+ 5
positive (donc sa limite est positive) implique que 𝑙 = 2 .

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13
Troisième partie

Continuité des fonctions

14
................................................................................................

Exercice 1 Les√assertions suivantes sont-elles vraies o fausses :


1) 𝑥 = 𝑜( 𝑥)(𝑥 → 0+ ), 𝑥2 = 𝑜(𝑥2 + 1)(𝑥 → +∞), 𝑥2 = 𝑜(𝑥3 )(𝑥 → +∞), sin 𝑥 =
𝑥 + 𝑜(𝑥)(𝑥 → 0), 2 − 𝑥2 + 𝑥5 = 2 cos 𝑥 + 𝑜(𝑥2 )(𝑥 → 0)
2) 𝑜(𝑓 )+𝑜(𝑓 ) = 𝑜(𝑓 )(𝑥 → 𝑥0 ), ln(1+𝑥)−𝑥 = 𝑜(1)(𝑥 → 0), ln(1+𝑥) = 𝑥+𝑜(𝑥)(𝑥 → 0),
ln(1 + 𝑥) = 𝑥 + 𝑜(𝑥)(𝑥 → +∞)
Corrigé

√𝑥 𝑥2 𝑥2
𝑥 𝑥→0+
→ 0 vrai 𝑥2 +1 𝑥→∞
→1 faux 𝑥3 𝑥→+∞
→ 0 vrai

sin 𝑥−𝑥 2−2 cos 𝑥−𝑥2 −𝑥5 𝜃(𝑓 )+𝜃(𝑓 ) 𝜃(𝑓 ) 𝜃(𝑓 )
𝑥 𝑥→0
→ 0 vrai 𝑥2 𝑥→0
→ 0 vrai 𝑓
= 𝑓
+ 𝑓
→ 0, vrai
log(1+𝑥)−𝑥 log(1+𝑥)−𝑥
log(1 + 𝑥) − 𝑥𝑥→0 → 0 vrai 𝑥 𝑥→0
→ 0 vrai 𝑥 𝑥→+∞
→ −1 faux

Exercice 2
Soient 𝑓, 𝑔 : R ↦→ R deux fonctions vérifiant quand 𝑥 ↦→ 0

𝑓 (𝑥) = 𝑥 + sin 𝑥 + 𝑥2 + 𝑜(𝑥2 ), 𝑔(𝑥) = 1 − 𝑥 + 𝑜(𝑥)

1) Montrer que 𝑓 (𝑥) + 𝑔(𝑥) = 1 + sin 𝑥 + 𝑜(𝑥)


2) Montrer que 𝑓 (𝑥)𝑔(𝑥) = 𝑥 + sin 𝑥 − 𝑥 sin 𝑥 + 𝑜(𝑥2 )
Corrigé

𝑥2
1) On a 𝑓 (𝑥) + 𝑔(𝑥) = 1 + sin 𝑥 + 𝑥2 + 𝑜(𝑥2 ) + 𝑜(𝑥). D’autre part, on a 𝑥2 = 𝑜(𝑥) car 𝑥
→0
2 2)
quand 𝑥 → 0. On a aussi 𝑜(𝑥𝑥 ) = 𝑥 𝑜(𝑥
𝑥2
→ 0 quand 𝑥 → 0, ce qui donne le résultat.

2) On a

𝑓 (𝑥)𝑔(𝑥) = 𝑥 + sin 𝑥 − 𝑥 sin 𝑥 + 𝑥𝑜(𝑥) + sin 𝑥𝑜(𝑥) − 𝑥3 + 𝑥2 𝑜(𝑥) − 𝑥𝑜(𝑥2 ) + 𝑜(𝑥2 )𝑜(𝑥)

On a les convergences suivantes


𝑥𝑜(𝑥) 𝑜(𝑥) sin 𝑥𝑜(𝑥) sin 𝑥 𝑜(𝑥) 𝑥3
𝑥2
= 𝑥 𝑥→0
→0 𝑥2
= 𝑥 𝑥 𝑥→0
→1 𝑥2 𝑥→0
→0
𝑥2 𝑜(𝑥) 𝑥𝑜(𝑥2 ) 𝑜(𝑥)𝑜(𝑥2 )
𝑥2 𝑥→0
→0 𝑥2 𝑥→0
→0 𝑥2 𝑥→0
→0

ce qui donne le résultat.

Exercice 3 Etablir les équivalences usuelles suivantes au voisinage de 0 :


2
1) sin 𝑥 ∼ 𝑥, 1 − cos 𝑥 ∼ 𝑥2 , tan 𝑥 ∼ 𝑥, 𝑒𝑥 − 1 ∼ 𝑥 ; (1 + 𝑥)𝛼 − 1 ∼ 𝛼𝑥
2 √
2) ln(cos 𝑥) ∼ − 𝑥2 , 𝑒sin 𝑥 − 1 ∼ 𝑥, arccos(1 − 𝑥) ∼ 2𝑥(𝑥 ↦→ 0+ )

................................................................................................
15
................................................................................................

Corrigé
1) On a sin𝑥 𝑥 = sin 𝑥−sin
𝑥−0
0
−→ cos 0 = 1 quand 𝑥 → 0.
2 2 𝑥2
On sait que 1 − cos 𝑥 = 2 sin 𝑥2 , or sin 𝑥/2 ∼ 𝑥/2, donc 1 − cos 𝑥 ∼ 2 𝑥4 = 2
. Avec le même
raisonnement on montre les autres équivalences.

2) log(cos 𝑥) = log(1 + (cos 𝑥 − 1)) ∼ cos 𝑥 − 1 ∼ −𝑥2 /2 car cos 𝑥 − 1 → 0 quand 𝑥 → 0.

On a 𝑒sin 𝑥 − 1 ∼ sin 𝑥 ∼ 𝑥
arccos(1 − 𝑥)𝑥→ −→ 0 ce qui veut dire que arccos(1 − 𝑥) est infiniment petit au voisinage de 0,
et par suite on obtient
√︀ √ √
arccos(1 − 𝑥) ∼ sin(arccos(1 − 𝑥)) = 1 − (1 − 𝑥)2 = 2𝑥 − 𝑥2 ∼ 2𝑥

Exercice 4 Calculer les limites suivantes :


1−cos 𝑥 (1−𝑒𝑥 ) sin 𝑥
a) lim𝑥↦→0 𝑥(2−𝑥) tan(2𝑥)
, b)lim𝑥↦→0 𝑥2 +𝑥3
,
ln(cos 𝑎𝑥) 𝑎𝑥 −𝑏𝑥
c)lim𝑥↦→0 ln(cos 𝑏𝑥)
, d)lim𝑥↦→0 𝑥
(𝑎, 𝑏 > 0)

e) lim𝑥↦→ 1 (2𝑥2 − 3𝑥 + 1) tan(𝜋𝑥), f) lim𝑥↦→ 𝜋2 (tan 𝑥)(tan(2𝑥))


2
Corrigé
Dans cet exercice on utilise les équivalences usuelles déja démontrées dans les exercices précé-
dents.
1−cos 𝑥 𝑥2 /2
a) 𝑥(2−𝑥) tan(2𝑥)
∼ 𝑥.2.2𝑥 −→ 81
(1−𝑒𝑥 ) sin 𝑥 (−𝑥).𝑥
b) 𝑥2 +𝑥3
∼ 𝑥2
−→ −1
ln(cos 𝑎𝑥) ln(1+(cos 𝑎𝑥−1)) cos 𝑎𝑥−1 −𝑎2 𝑥2 /2 𝑎2
c) ln(cos 𝑏𝑥)
= ln(1+(cos 𝑏𝑥−1))
∼ cos 𝑏𝑥−1
∼ −𝑏2 𝑥2 /2
= 𝑏2

𝑥 log 𝑎/𝑏 −1)


𝑎𝑥 −𝑏𝑥
d) 𝑥
= 𝑏𝑥 (𝑒 𝑥
∼ 𝑏𝑥 (𝑥 log𝑥 𝑎/𝑏) ∼ 1.𝑥. log(𝑎/𝑏)
𝑥
−→ log(𝑎/𝑏)

e) On pose 𝑥 = 21 + ℎ (ℎ → 0). On obtient


ℎ−2ℎ2 ℎ 1
(2𝑥2 − 3𝑥 + 1) tan(𝜋𝑥) = (−ℎ + 2ℎ2 ) tan(𝜋/2 + 𝜋ℎ) = tan(𝜋ℎ)
∼ 𝜋ℎ
−→ 𝜋

f) On pose 𝑥 = 𝜋2 + ℎ (ℎ → 0). On obtient


− tan(2ℎ) −2ℎ
(tan 𝑥)(tan(2𝑥) = (tan 𝜋2 + ℎ)(tan(𝜋 + 2ℎ) = tan(ℎ)
∼ ℎ
−→ −2

Exercice 5

1) Soient 𝐼 un intervalle et ℎ : 𝐼 ↦→ R une fonction continue. On suppose que ℎ(𝑥) ne prend


que deux valeurs au plus −1 et 1, pour tout 𝑥 ∈ 𝐼. Montrer que ℎ est constante.
2) Soient 𝑓 et 𝑔 des fonctions continues sur 𝐼, ne s annulent pas et telles que, pour tout
𝑥 ∈ 𝐼, on ait |𝑓 (𝑥)| = |𝑔(𝑥)|. Montrer que 𝑓 = 𝑔 où 𝑓 = −𝑔. (on pourra consid rer la
fonction 𝑓𝑔 )

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16
................................................................................................

Corrigé
1) Par absurde. Soit 𝑥1 ̸= 𝑥2 avec 𝑥1 < 𝑥2 tels que ℎ(𝑥1 ) ̸= ℎ(𝑥2 ) alors ℎ(𝑥1 )ℎ(𝑥2 ) < 0. D’après
le Théorème des valeurs intermidiaires ∃𝑐 ∈]𝑥1 , 𝑥2 [ tel que ℎ(𝑐) = 0, ce qui contredit le fait que
ℎ ne prend que deux valeurs au plus −1 et 1.

2) On prend ℎ = 𝑓𝑔 , cette fonction ne prend que deux valeurs au plus −1 et 1, et parduite elle
constante d’après 1), ce qui implique que ℎ = 1 où ℎ = −1 et par suit 𝑓 = 𝑔 où 𝑓 = −𝑔.

Exercice 6
Soit 𝑓 : [𝑎, 𝑏] ↦→ [𝑎, 𝑏] une fonction continue.

1) En considérant la fonction 𝑔(𝑥) = 𝑓 (𝑥) − 𝑥, montrer que 𝑓 a un point fixe, c est à dire
qu’ il existe un point 𝑐 ∈ [𝑎, 𝑏] tel que 𝑓 (𝑐) = 𝑐.
2) Montrer que le point fixe est unique dans chacun des deux cas suivants :
i) f est décroissante
ii) f est lipschitzienne contractante
3) On suppose que 𝑓 a la propriété suivante
pour tout 𝛼 ∈]0, 1[, pour tout 𝑥, 𝑦 ∈ [𝑎, 𝑏], on a :
𝑓 (𝛼𝑥 + (1 − 𝛼)𝑦) < 𝛼𝑓 (𝑥) + (1 − 𝛼)𝑓 (𝑦).
Montrer que 𝑓 a au plus deux points fixes. Indication : on utilise après l avoir démontrer,
le fait que, si 𝑥 < 𝑦 < 𝑧, il existe 𝛼 ∈]0, 1[ tel que l on ait 𝑧 = 𝛼𝑥 + (1 − 𝛼)𝑦, puis on
raisonne par absurde.

Corrigé
1) On a 𝑔(𝑎) = 𝑓 (𝑎) − 𝑎 ≥ 0 et 𝑔(𝑏) = 𝑓 (𝑏) − 𝑏 ≤ 0 et par suite 𝑔(𝑎)𝑔(𝑏) ≤ 0. Théorème des
valeurs intérmidiaires implique que ∃ 𝑐 ∈ [𝑎, 𝑏] tel que 𝑔(𝑐) = 𝑓 (𝑐) − 𝑐 = 0 ce qui donne un
point fixe pour 𝑓 .

2)
a) Si ∃ 𝑐1 < 𝑐2 tels que 𝑓 (𝑐1 ) = 𝑐1 et 𝑓 (𝑐2 ) = 𝑐2 , alors on obtient 𝑓 (𝑐1 ) = 𝑐1 ≥ 𝑓 (𝑐2 ) = 𝑐2 , ce
qui absurde.
b) Si ∃ 𝑐1 < 𝑐2 tels que 𝑓 (𝑐1 ) = 𝑐1 et 𝑓 (𝑐2 ) = 𝑐2 , alors on obtient |𝑓 (𝑐1 ) − 𝑓 (𝑐2 )| < |𝑐1 − 𝑐2 | càd
|𝑐1 − 𝑐2 | < |𝑐1 − 𝑐2 |, ce qui absurde.

3) Par absurde. Supposons que 𝑓 a plus de deux points fixes, càd 𝑓 a trois points fixes différents
𝑐1 ̸= 𝑐2 ̸= 𝑐3 avec 𝑓 (𝑐𝑖 ) = 𝑐𝑖 . Alors on a 𝑐1 < 𝑐2 < 𝑐3 =⇒ 𝑐2 = 𝛼𝑐1 + (1 − 𝛼)𝑐3 , et par suite on
a
𝑐2 = 𝑓 (𝑐2 ) = 𝑓 (𝛼𝑐1 + (1 − 𝛼)𝑐3 ) < 𝛼𝑓 (𝑐1 ) + (1 − 𝛼)𝑓 (𝑐3 ) = 𝛼𝑐1 + (1 − 𝛼)𝑐3 = 𝑐2 ,

Exercice 7
Soit 𝑓 : R ↦→ R une fonction telle que
|𝑓 (𝑥) − 𝑓 (𝑦)| ≤ 𝑒|𝑥−𝑦| − 1, ∀𝑥, 𝑦 ∈ R

................................................................................................
17
................................................................................................

Montrer que 𝑓 est uniformement continue.


Corrigé

Soit 𝑥𝑛 et 𝑦𝑛 deux suites telles que |𝑥𝑛 − 𝑦𝑛 | −→ 0 quand 𝑛 → 0. On a

|𝑓 (𝑥𝑛 ) − 𝑓 (𝑦𝑛 )| ≤ 𝑒|𝑥𝑛 −𝑦𝑛 | − 1 −→ 0 𝑛 → +∞,

ce qui donne le résultat d’après la caractérisation des fonctions uniformément continues.

................................................................................................
18
Quatrième partie

Fonctions dérivables

19
................................................................................................

Exercice 1

1) Déterminer la dérivée nième de la fonction 𝑓 (𝑥) = 𝑥𝑛 (1 − 𝑥)𝑛


2) Calculer le coefficient de 𝑥𝑛 dans 𝑓 𝑛 (𝑥)
3) Retrouver ce coefficient directement et en déduire la valeur de

(𝐶𝑛0 )2 + (𝐶𝑛1 )2 + · · · + (𝐶𝑛0 )𝑛

4) Déterminer la dérivée nième de la fonction 𝑓 (𝑥) = 𝑥𝑛−1 ln(1 + 𝑥) pour 𝑥 > −1 en


précisant 𝑓 𝑛 (0)

Corrigé
1) Formule de Leibniz donne
𝑛
∑︁
𝑓 (𝑛) (𝑥) = 𝐶𝑛𝑘 (𝑥𝑛 )(𝑘) (1 − 𝑥)𝑛 )(𝑛−𝑘) .
𝑘=0

⎧ 𝑛 (𝑝) 𝑛!
⎨ (𝑥 ) = (𝑛−𝑝)!
𝑥𝑛−𝑝
∀ 𝑝 ≤ 𝑛 on a
⎩ ((1 − 𝑥)𝑛 )(𝑝) = 𝑛!
(𝑛−𝑝)!
(−1)𝑝 (1 − 𝑥)𝑛−𝑝

En remplacant dans la formule de Leibniz on obtient


𝑛
(𝑛)
∑︁ 𝑛! 𝑛!
𝑓 (𝑥) = 𝐶𝑛𝑘 𝑥𝑛−𝑘 (−1)𝑘 (1 − 𝑥)𝑛−𝑘
𝑘=0
(𝑛 − 𝑘)! (𝑛 − 𝑘)!
𝑛
∑︁ 𝑛! 𝑛!
= 𝐶𝑛𝑘 𝑥𝑛−𝑘 (−1)(𝑛−𝑘) (1 − 𝑥)𝑘
𝑘=0
(𝑛 − 𝑘)! 𝑘!
𝑛
∑︁
= (𝐶𝑛𝑘 )2 (−1)𝑛−𝑘 𝑛!𝑥𝑛−𝑘 (1 − 𝑥)𝑘
𝑘=0

2) On a 𝑥𝑛−𝑘 (1 − 𝑥)𝑘 = 𝑥𝑛−𝑘 [(−𝑥)𝑘 + (−𝑥)𝑘−1 + · · · ] = (−1)𝑘 𝑥𝑛 + (−1)𝑘−1 𝑥𝑛−1 + · · · ] ceci


implique pour chaque 𝑘 = 0, · · · 𝑛 le coefficient du terme 𝑥𝑛 est donné par

(𝐶𝑛𝑘 )2 (−1)𝑛−𝑘 𝑛!(−1)𝑘 = (𝐶𝑛𝑘 )2 𝑛!(−1)𝑛 .

Par conséquent, le coefficient du terme 𝑥𝑛 dans toute la somme est donné par
𝑛
∑︁ 𝑛
∑︁
(𝐶𝑛𝑘 )2 𝑛!(−1)𝑛 = (−1) 𝑛! 𝑛
(𝐶𝑛𝑘 )2
𝑘=0 𝑘=0

3) On sait que 𝑓 (𝑥) est un polynôme de degrée 2𝑛, ce qui implique que 𝑓 (𝑛) est un polynôme de
degrée 𝑛.
𝑓 (𝑥) = 𝑥𝑛 (1 − 𝑥)𝑛 = 𝑥𝑛 ((−𝑥)𝑛 + · · · + 1) = (−1)𝑛 𝑥2𝑛 + · · ·

................................................................................................
20
................................................................................................

En dérivant 𝑛 fois on obtient


(2𝑛)! 𝑛
𝑓 (𝑛) = (−1)𝑛 (2𝑛)(2𝑛 − 1) · · · (2𝑛 − 𝑛 + 1)𝑥𝑛 + · · · = (−1)𝑛 𝑥 + ···
𝑛!

Ainsi, on retrouve directement le coefficient de 𝑥𝑛 qui est (−1)𝑛 (2𝑛)!


𝑛!
. En identifiant le dérivée
nieme obtenu par la formule de Leibniz avec la dérivée nieme obtenu par dérivation directe on
obtient 𝑛
𝑛 (2𝑛)!
∑︁
𝑛
(−1) = (−1) 𝑛! (𝐶𝑛𝑘 )2 ,
𝑛! 𝑘=0

ce qui donne
𝑛
(2𝑛)! ∑︁ 𝑘 2 𝑛
= (𝐶𝑛 ) = 𝐶2𝑛 .
(𝑛!)2 𝑘=0

4) Soit 𝑥 > −1. La Formule de Leibniz donne

𝑛
∑︁ 𝑛−1
∑︁
(𝑛)
𝑓 (𝑥) = 𝐶𝑛𝑘 (𝑥𝑛−1 )(𝑘) [ln(1 − 𝑥)] (𝑛−𝑘)
= 𝐶𝑛𝑘 (𝑥𝑛−1 )(𝑘) [ln(1 − 𝑥)](𝑛−𝑘)
𝑘=0 𝑘=0
𝑛−1 (︂ )︂(𝑛−𝑘−1)
∑︁ 1
= 𝐶𝑛𝑘 (𝑥𝑛−1 )(𝑘)
𝑘=0
1+𝑥

la deuxième égalité résulte du fait que pour 𝑘 = 𝑛 on a (𝑥𝑛−1 )(𝑘) = 0, tandis que pour la dernière
égalité nous avons exploité le fait que pour 𝑛 − 𝑘 ≥ 1 la fonction ln(1 + 𝑥) n’intervient qu’à
travers ses dérivées. D’autre part, on a
(𝑛−1)!


⎪ (𝑥𝑛−1 )(𝑘) = (𝑛 − 1)(𝑛 − 1) · · · (𝑛 − 𝑘)𝑥𝑛−𝑘−1 = (𝑛−𝑘−1)! 𝑥𝑛−𝑘−1

∀ 0 ≤ 𝑘 ≤ 𝑛 − 1 on a (︂ )︂(𝑛−𝑘−1) (︂ )︂𝑛−𝑘
1
(︀ −1
)︀(𝑛−𝑘−1) 𝑛−𝑘−1 1
(𝑛 − 𝑘 − 1)! 1+𝑥


⎩ 1+𝑥 = (1 + 𝑥) = (−1) ,

Finallement, on obtient
𝑛 (︂ )︂𝑛−𝑘
(𝑛)
∑︁ 1
𝑓 (𝑥) = 𝐶𝑛𝑘 (𝑛 − 1)!(−1) 𝑛−𝑘−1
𝑥𝑛−𝑘−1
𝑘=0
1+𝑥

𝑛!
Si 𝑥 = 0 on obtient 𝑓 (𝑛) (0) = 𝐶𝑛𝑛−1 (𝑛 − 1)! = (𝑛−1)!
(𝑛 − 1)! = 𝑛!

................................................................................................
21
................................................................................................

Si 𝑥 ̸= 0
𝑛 (︂ )︂𝑛−𝑘
(𝑛) 𝑛−1
∑︁ 1 )︀𝑘 1
𝐶𝑛𝑘 𝑥𝑛−𝑘−1
(︀
𝑓 (𝑥) = (𝑛 − 1)!(−𝑥) −
𝑘=0
𝑥 1+𝑥
[︂(︂ )︂𝑛 (︂ )︂𝑛 ]︂
𝑛−1 1 1 1
= (𝑛 − 1)!(−𝑥) − − −
1+𝑥 𝑥 𝑥
[︂(︂ )︂𝑛 ]︂
(𝑛 − 1)! −𝑥
= +1 −1
−𝑥 1+𝑥
[︂ (︂ )︂𝑛 ]︂
(𝑛 − 1)! 1
= 1− .
𝑥 1+𝑥

Exercice 2 Soit 𝑓 : R → R une fonction ′ (0)


deux fois dérivable.
1) Déterminer lim𝑥→0 𝑓 (𝑥)−𝑓 (0)−𝑥𝑓
𝑥 2

(On peut appliquer la règle de L’Hôpital).


2) Soit 𝑓 : R → R la fonction définie par
{︂ 𝑓 (𝑥)−𝑓 (0)
, si 𝑥 ̸= 0
𝑔(𝑥) = ′
𝑥
𝑓 (0), si 𝑥 = 0

i) Montrer que 𝑔 est dérivable sur R et calculer 𝑔 ′ (𝑥), ∀𝑥 ∈ R.


ii) Montrer que 𝑔 est de classe 𝐶 1 .
Corrigé
Méthode 1. : Par la règle de L’Hôpital qui permis de lever des formes indéterminées, on obtient
𝑓 (𝑥) − 𝑓 (0) − 𝑥𝑓 ′ (0) 𝑓 ′ (𝑥) − 𝑓 ′ (0) 1
lim 2
= lim = 𝑓 ′′ (0),
𝑥→0 𝑥 𝑥→0 2𝑥 2
puise que 𝑓 est deux fois dérivable.

Méthode 2. On applique la formule de Taylor Young : 𝑓 ′′ (0) existe, donc


𝑥2 ′′ 𝑓 (𝑥) − 𝑓 (0) + 𝑥𝑓 ′ (𝑥) 𝑓 ′′ (0)
𝑓 (𝑥) = 𝑓 (0) + 𝑥𝑓 ′ (𝑥) + 𝑓 (0) + 𝑥2 𝜀(𝑥) =⇒ = + 𝜀(𝑥),
2! 𝑥2 2
𝑓 (𝑥)−𝑓 (0)−𝑥𝑓 ′ (0) 𝑓 ′′ (0)
et par passage à la limite quand 𝑥 → 0 on obtient lim𝑥→0 𝑥2
= 2
puisque
lim𝑥→0 𝜀(𝑥) = 0
2)

— Dérivablité sur R* : 𝑔 est dérivable sur R* entant que fraction de deux fonctions dérivables
sur R* .
— Dérivabilité en 0 :
𝑓 (𝑥)−𝑓 (0)
𝑔(𝑥) − 𝑔(0) 𝑥
− 𝑔(0) 𝑓 (𝑥) − 𝑓 (0) − 𝑥𝑓 ′ (0) 𝑓 ′′ (0)
lim = lim = lim = .
𝑥→0 𝑥 𝑥→0 𝑥 𝑥→0 𝑥2 2

................................................................................................
22
................................................................................................

Donc 𝑔 est dérivable sur R avec


{︃
𝑥𝑓 ′ (𝑥)−𝑓 (𝑥)+𝑓 (0)
′ 𝑥2
, si 𝑥 ̸= 0
𝑔 (𝑥) = 𝑓 ′′ (0)
2
, si 𝑥 = 0

3) Sur R* on a 𝑔 ′ est continue car : 𝑓 ′ est continue (𝑓 deux fois dérivable, et par suite 𝑓 ′ est
continue), 𝑓 est continue (𝑓 est derivable et par suite continue), 𝑥2 est continue.

𝑥𝑓 ′ (𝑥) − 𝑓 (𝑥) + 𝑓 (0) 𝑥𝑓 ′ (𝑥) − 𝑓 (𝑥) + 𝑓 (0) + 𝑥𝑓 ′ (0) − 𝑥𝑓 ′ (0)


lim 𝑔 ′ (𝑥) = lim = lim
𝑥→0 𝑥→0 𝑥2 𝑥→0 𝑥2
′ ′ ′
𝑥(𝑓 (𝑥) − 𝑓 (0)) 𝑓 (𝑥) − 𝑓 (0) − 𝑥𝑓 (0) 𝑓 ′ (𝑥) − 𝑓 ′ (0) 𝑓 ′′ (0)
= lim − lim = lim −
𝑥→0 𝑥2 𝑥→0 𝑥2 𝑥→0 𝑥 2
′′ ′′
𝑓 (0) 𝑓 (0)
= 𝑓 ′′ (0) − =− = 𝑔 ′ (0).
2 2
Donc 𝑔 ′ est continue sur R est par suite la suite 𝑔 est de classe 𝐶 1 sur R.

Exercice 3 Soit 𝑓 la fonction définie sur [0, 1] par



⎨ 0, si 𝑥 = 0
𝑓 (𝑥) = 𝑥 + 𝑥1−𝑥
ln(𝑥)
, si 0 < 𝑥 < 1
0, si 𝑥 = 1

1) Montrer que 𝑓 est continue sur [0, 1].


2) Montrer qu’il existe 𝑐 ∈]0, 1[ tel que 𝑓 ′ (𝑐) = 0. (on demande pas la valeur de 𝑐)
Corrigé

1) Sur ]0, 1[ f est manfistement continue.


En 𝑥 = 0 : on a lim𝑥→0+ 𝑥 ln(𝑥) = − lim𝑋→+∞ ln(𝑋) 𝑋
= 0 (ici on fait le changement de variable
1
𝑥 = 𝑋 ), ce qui implique que lim + (︀ 𝑥 ln(𝑥)
)︀ = 0, et par suite on prolonge 𝑓 en 𝑥 = 0 par
𝑥→0 𝑥+ 1−𝑥
𝑓 (0) = 0.
En 𝑥 = 1 on pose ℎ = 1 − 𝑥 ce qui donne
ln(1 − ℎ)
𝑓 (𝑥) = 𝑓 (1 − ℎ) = 1 − ℎ + (1 − ℎ) .

ln(1−ℎ)
La Règle de Hopital donne que limℎ→0+ ℎ
= −1, ainsi on obtient
(︁ ln(1 − ℎ) )︁
lim− 𝑓 (𝑥) = lim+ (1 − ℎ + (1 − ℎ) = 1 − 1 = 0,
𝑥→1 ℎ→0 ℎ
Par conséquent, on prolonge 𝑓 en 𝑥 = 1 par 𝑓 (1) = 0.
2) 𝑓 ainsi prolongée est continue sur [0, 1] et manifestement dérivable sur ]0, 1[, de plus 𝑓 (0) =

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23
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𝑓 (1), on peut appliquer le théorème de Rolle, il existe 𝑐 ∈]0, 1[ tel que 𝑓 ′ (𝑐) = 0.

Exercice 4 On considère l’application 𝑓 : [−1, 1] → R, définie par :


{︂ 1 √ √
𝑥
( 1 + 𝑥2 − 1 − 𝑥2 ), si 𝑥 ̸= 0
𝑓 (𝑥) =
0, si 𝑥 = 0

1) Montrer que 𝑓 est continue sur [−1, 1].


2) Théorème du prolongement d’une dérivée :
Soit 𝐼 un intervalle, 𝑎 ∈ 𝐼, 𝑓 : 𝐼 → R une fonction dérivable sur 𝐼 et dérivable sur 𝐼 ∖{𝑎}.
On suppose que 𝑓 ′ admet une limite 𝑙 ∈ R. En utilisant le Théorème des accroissements
finis, montrer que 𝑓 est dérivable en 𝑎 et que 𝑓 ′ est continue en 𝑎 avec 𝑓 ′ (𝑎) = 𝑙.
3) Montrer que 𝑓 est dérivable sur ] − 1, 1[ et déterminer 𝑓 ′ (𝑥) sur ] − 1, 1[.
4) Montrer que l’application dérivée 𝑓 ′ :] − 1, 1[→ R est continue sur ] − 1, 1[. Quel est
l’ensemble des 𝑥 ∈] − 1, 1[ pour lesquels 𝑓 ′ (𝑥) = 0.
5) Dresser le tableau de variation de 𝑓 et tracer son graphe. En déduire que 𝑓 est injective.
6) On désigne par 𝑓˜ la bijection de [−1, 1] sur 𝑓 ([−1, 1]) définie par 𝑓˜(𝑥) = 𝑓 (𝑥), pour
tout 𝑥 ∈ [−1, 1] et on désigne par 𝑓˜−1 sa bijection réciproque. Justifier l’existence et
déterminer (𝑓˜−1 )′ (0).
Corrigé


1) La fonction 𝑓 est bien définie sur [−1, 1], puisque −1 ≤ 𝑥 ≤ 1 ⇒ 1 − 𝑥2 ≥ 0 ⇒ 1 − 𝑥2 est
bien définie sur [−1, 1].
Pour 𝑥 ̸= 0 la fonction 𝑓 est continue.
Pour 𝑥 = 0 on trouve en utlisant l’expression conjugée
1 √ √ 2𝑥
( 1 + 𝑥2 − 1 − 𝑥2 ) = √ √ ,
𝑥 1 + 𝑥 + 1 − 𝑥2
2

ce qui donne
2𝑥
lim 𝑓 (𝑥) = lim √ √ = 0 = 𝑓 (0),
𝑥→0,𝑥̸=0 𝑥→0,𝑥̸=0 1+ 𝑥2 + 1 − 𝑥2
ce qui donne la continuité en 𝑥 = 0 et par suite la continuité sur [−1, 1].

2) Soit 𝑥 ∈ 𝐼, 𝑥 ̸= 𝑎. On a 𝑓 est continue sur [𝑎, 𝑥] et dérivable sur ]𝑎, 𝑥[, et par application du
Thme des accroissements finis, il existe 𝑐𝑥 ∈]𝑎, 𝑥[ tel que

𝑓 (𝑥) − 𝑓 (𝑎)
= 𝑓 ′ (𝑐𝑥 ).
𝑥−𝑎
Maintenant, si 𝑥 → 𝑎 on a 𝑐𝑥 → 𝑎 et par suite 𝑓 ′ (𝑐𝑥 ) → 𝑙

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24
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3) La fonction 𝑓 est clairement dérivable sur ] − 1, 0[∪]0, 1 en tant que fraction de deux fonctions
dérivable sur ce domaine.
Pour la dérivabilité en 𝑥 = 0 le taux de variation donne
𝑓 (𝑥) − 𝑓 (0) 2
lim = lim √ √ = 1,
𝑥→0,𝑥̸=0 𝑥−0 𝑥→0,𝑥̸=0 1 + 𝑥 + 1 − 𝑥2
2

ainsi 𝑓 est dérivable en 0 et 𝑓 ′ (0) = 1.


Autre méthode : Pour 𝑥 ̸= 0 on dérive directement pour obtenir
√ √
′ 1 + 𝑥2 − 1 − 𝑥2 2
𝑓 (𝑥) = √ =√ √ √ ,
𝑥2 1 − 𝑥4 1 − 𝑥4 ( 1 + 𝑥2 + 1 − 𝑥 2 )
ce qui donne
2
lim 𝑓 ′ (𝑥) = lim √ √ √ = 1.
𝑥→0,𝑥̸=0 𝑥→0,𝑥̸=0 1− 𝑥4 ( 1 + 𝑥2 + 1 − 𝑥2 )

Par la question 2) on conclut que 𝑓 est dérivable en 0 avec 𝑓 ′ (0) = 1.

4) Pour 𝑥 ̸= 0; 𝑓 ′ est clairement continue. Pour 𝑥 = 0 la deuxième méthode de la question


précédente montre que lim𝑥→0,𝑥̸=0 𝑓 ′ (𝑥) = 𝑓 ′ (0). ON a donc

√ 2 , si 𝑥 ̸= 0
{︂
√ √
′ 1−𝑥4 ( 1+𝑥2 + 1−𝑥2 )
𝑓 (𝑥) =
1, si 𝑥 = 0

et on voit que 𝑓 ′ > 0 pour tout 𝑥 ∈] − 1, 1[.

5)Tableau de variation

𝑥 -1 1

𝑓′

2
𝑓 √
− 2

On a 𝑓 est strictement monotone et parsuite injective.

√ √
6) On a 𝑓˜ : [−1, 1] → 𝑓 ([−1, 1]) = [− 2, 2] est une bijection. Puisque 𝑓˜′ (0) = 1 ̸= 0 la
bijection réciproque est dérivable en 0 avec (𝑓˜−1 )′ (0) = 𝑓˜′ (𝑓˜−1
1
(0))
= 𝑓˜′1(0) = 11 = 1.

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25
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Exercice 5

Soient 𝑎 et 𝑏 des réels tels que 0 < 𝑎 < 𝑏.


1) A l’aide du théorème des accroissements finis montrer que
𝑏−𝑎 𝑏−𝑎
< ln(𝑏) − ln(𝑎) <
𝑏 𝑎
2) Soit 𝑓 : [0, 1] → R, de classe 𝐶 1 sur [0, 1] et deux fois dérivable sur ]0, 1[ telle que

𝑓 (0) = 0; 𝑓 (1) = 0, 𝑓 ′ (0) > 0 et 𝑓 ′ (1) < 0

De plus on supposera que ∀𝑥 ∈]0, 1[ 𝑓 ′′ (𝑥) < 0.


2.1. Montrer qu’il existe 𝛼 > 0 tel que pour tout 𝑥 ∈ [0, 𝛼], 𝑓 ′ (𝑥) > 0.
2.2. Montrer que 𝑓 (𝛼) > 0
2.3. On suppose qu’il existe 𝛽 ∈]0, 1[ tel que 𝑓 (𝛽) = 0, montrer qu’il existe 𝑐1 ∈]0, 𝛽[ et
𝑐2 ∈]𝛽, 1[ tel que 𝑓 ′ (𝑐1 ) = 𝑓 ′ (𝑐2 ) = 0, en déduire une contradiction.
2.4. Déterminer le signe de 𝑓 (𝑥) pour tout 𝑥 ∈]0, 1[.
3. On considère la fonction 𝑓 définie par :

𝑓 (𝑥) = ln(𝑥𝑎 + (1 − 𝑥)𝑏) − 𝑥 ln(𝑎) − (1 − 𝑥) ln(𝑏)

Montrer que 𝑓 vérifie les hypothèses du 2 (En particulier on vérifiera que 𝑓 est bien
définie sur [0, 1]. Puis que pour tout 𝑥 ∈]0, 1[

ln(𝑥𝑎 + (1 − 𝑥)𝑏) > 𝑥 ln(𝑎) + (1 − 𝑥) ln(𝑏)


Corrigé
𝑔 : 𝑥 → ln(𝑥), 𝑔 est de classe 𝐶 1 sur ]0, +∞[, on peut appliquer le théorème des accroissements
finis à la fonction 𝑔 entre 𝑎 et 𝑏. 𝑔(𝑥) = 𝑥1 donc il existe 𝑐 ∈]𝑎, 𝑏[ tel que :
1
ln(𝑏) − ln(𝑎) = (𝑏 − 𝑎) .
𝑐
D’autre part on
1 1 1 𝑏−𝑎 𝑏−𝑎 𝑏−𝑎
0<𝑎<𝑐<𝑏⇒ < < ⇒ < < ,
𝑏 𝑐 𝑎 𝑏 𝑐 𝑎
ce qui donne le résultat.

2.1. On 𝑓 (0) = 𝑓 (1) et 𝑓 est 𝐶 1 sur [0, 1] d’après le théorème de Rolle il existe 𝛼 ∈]0.1[ tel
que 𝑓 ′ (𝛼) = 0, la fonction 𝑓 ′ étant strictement décroissante, pour tout 𝑥 tel que 0 < 𝑥 < 𝛼, on
obtient 𝑓 ′ (0) > 𝑓 ′ (𝑥) > 𝑓 ′ (𝛼) = 0.

2.2. Appliquons le théorème des accroissements finis entre 0 et 𝛼. Les hypothèses sont évidem-
ment vérifiées, il existe 𝑐 ∈]0, 𝛼[ tel que 𝑓 (𝛼) − 𝑓 (0) = 𝛼𝑓 ′ (𝑐) Comme 𝑓 (0) = 0 et 𝑓 ′ (𝑐) > 0,

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26
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on obtient 𝑓 (𝛼) > 0.

2.3. S’il existe 𝛽 ∈]0, 1[ tel que 𝑓 (𝛽) = 0, les hypothèses du théorème de Rolle sont véri-
fiées entre 0 et 𝛽 et entre 𝛽 et 1 donc il existe 𝑐1 ∈]0, 𝛽[ et 𝑐2 ∈]𝛽, 1[ tel que 𝑓 ′ (𝑐1 ) = 0 et
𝑓 ′ (𝑐2 ) = 0, comme 𝑓 ′′ (𝑥) < 0 entraine que 𝑓 ′ étant strictement décroissante ce qui implique que
𝑓 ′ (𝑐1 ) ̸= 𝑓 ′ (𝑐2 ), d’où la contradiction.

2.4. D’après 2.2. il existe une valeur 𝛼 ∈]0, 1[ telle que 𝑓 (𝛼) > 0, d’après 2.3. 𝑓 ne s’annule pas
sur ]0, 1[ et 𝑓 est continue, par conséquent pour tout 𝑥 ∈]0, 1[, 𝑓 (𝑥) > 0.

3. On considère la fonction 𝑔 : [0, 1] → R définie par 𝑔(𝑥) = 𝑎𝑥+(1−𝑥)𝑏. On vérifie facilement


que 𝑔 est une bijection décroissante de [0, 1] vers [𝑎, 𝑏], et parsuite 𝑔(𝑥) > 𝑎 > 0. Ainsi, nous
avons démontré que la fonction 𝑓 = ln ∘𝑔 est bien définie.
(𝑎−𝑏)2
𝑓 (0) = ln(𝑏) − ln(𝑏), 𝑓 (1) = ln(𝑎) − ln(𝑎) et ∀𝑥 ∈ [0, 1] on a 𝑓 ′′ (𝑥) = − (𝑥𝑎+(1−𝑥)𝑏)2 < 0

𝑎−𝑏 𝑎−𝑏 𝑏−𝑎


𝑓 ′ (0) = + ln(𝑏) − ln(𝑎) > + = 0 d’après question 1
𝑏 𝑏 𝑏

𝑎−𝑏 𝑎−𝑏 𝑏−𝑎


𝑓 ′ (1) = + ln(𝑏) − ln(𝑎) < + = 0 d’après question 1.
𝑎 𝑎 𝑎
Finallement, d’après question 2.4 la fonction 𝑓 est strictement positive sur ]0, 1[ et donc

ln(𝑥𝑎 + (1 − 𝑥)𝑏) − 𝑥 ln(𝑎) − (1 − 𝑥) ln(𝑏) > 0,

ce qui implique que

∀𝑥 ∈]0, 1[, ln(𝑥𝑎 + (1 − 𝑥)𝑏) > 𝑥 ln(𝑎) + (1 − 𝑥) ln(𝑏).

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